Marchés financiers : acteurs et fonctionnement
Marchés financiers : acteurs et fonctionnement
1- LE MARCHE FINANCIER
1-1 Notion
Les marchés financiers sont des lieux d’échange des différents produits financiers tels que les
actions, les obligations et les produits dérivés. Les produits s’échangent sur deux marchés : les
marchés réglementés et les marchés de gré à gré. Quatre acteurs principaux interviennent sur le
marché financier :
– les investisseurs, qui placent leur argent en bourse : entreprises, personnes physiques, clubs
d’investissements, investisseurs institutionnels (fonds de pension) ;
– les émetteurs, qui financent leurs projet en levant des capitaux (actions) ou en empruntant
(obligations) : entreprises, État, institutions financières ;
– les intermédiaires : entreprises de marché (BRVM), prestataires de services d’investissement
(PSI) ;
– les régulateurs : Autorité des marchés financiers (CREPMF).
1-2-1 Notion
Un marché réglementé est un lieu d’échange sur lequel les négociations obéissent à un certain
nombre de règles ; le respect de ces règles est contrôlé par un régulateur qui surveille en
particulier les conditions d’accès au marché et d’admission à la cotation, l’organisation des
transactions, les modalités d’enregistrement des négociations.
Les structures du marché financier régional sont classées en deux grands ensembles, à savoir :
- Un pôle public, constitué du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés
Financiers qui représentent l’intérêt général et garantit la sécurité du marché ;
- Un pôle privé, composé de la BRVM et du DC/BR qui sont statutairement des sociétés
à privées, mais qui sont investies d’une mission de service public. Le pôle privé comprend également les
intervenants commerciaux, notamment les Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (S.G.I), les Sociétés de
Gestion de Patrimoine (S.G. P.), les apporteurs d’affaires, les sociétés de conseil en valeurs mobilières et
les démarcheurs.
1
1-2- 3 Marché de gré à gré
Un marché de gré à gré représente une plateforme privée où aucun engagement contractuel
n’existe. Les transactions sont conclues directement entre le vendeur et l’acheteur (par exemple
entre deux banques). Il n’y a aucun intermédiaire entre les deux parties.
Le marché de gré à gré le plus important est celui des devises
Le marché financier est le marché des capitaux à long terme. Il est composé de plusieurs marchés
complémentaires :
- Le marché primaire concerne seulement les émissions de titres par exemple des actions
et des obligations. Il assure en effet la rencontre entre les demandeurs de fonds qui
émettent les valeurs mobilières (une entreprise qui souhaite se développer va émettre des
actions, l’Etat pour financer le déficit budgétaire émet des obligations) et les épargnants
qui souhaitent placer leur épargne et qui achètent alors les nouvelles actions et obligations.
La notion de marché financier correspond alors à ce marché des émissions de nouveaux
titres. C’est un marché du "neuf", un marché du financement.
- Le marché secondaire, qui correspond au terme de Bourse, ne concerne que l’échange des
valeurs mobilières déjà émises. Ainsi, un épargnant ayant souscrit à une émission
d’obligations d’Etat peut souhaiter revendre ce titre contre de l’argent liquide. C’est donc
sur ce marché que varient les prix des valeurs mobilières, appelés cours. C’est un marché
de l’occasion, un marché sur lequel les porteurs peuvent retrouver du liquide contre la
vente de leurs titres.
- Le marché dérivé qui a pour objectif de permettre aux opérateurs de gérer les risques. Ce
marché est constitué d’un marché règlementé (marché organisé par des autorités de tutelle
qui définissent des produits financiers standarts en assurant les transactions et en assurant
via une chambre de compensation le risque de défaillance des acteurs du marché) et d’un
marché de gré à gré qui met en relation directement 2 acteurs privés.( Il n’y a pas
d’organisme centralisateur).Sur ces marchés , les transactions portent sur les valeurs
mobilières ou sur les nouveaux instruments financiers.
Le marché des actions est le lieu de négociation d’actions (titre qui confère à son détenteur
un droit de propriété sur une entreprise).
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b- Critère de risque
- La liquidité
Un marché est liquide quand tous les ordres d’achats et de vente qui s’y expriment peuvent
être satisfaits sans difficultés.
- La volatilité (V)
La volatilité mesure l'amplitude du risque de variation des cours d'une action (ou d'un
marché d'actions ou d'un autre instrument financier). Plus la volatilité est élevée, plus le
risque est élevé.
𝑪𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕5𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒂𝒔
V=
𝑪𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒃𝒂𝒔
- Le risque du rendement d’une action
Il est évalué par l’écart type de la rentabilité d’une action : σ(Rentabilité du titre). Il est
déterminé à partir des rentabilités passées ou prévisionnelles
CAS RENTABILITE ET RISQUE PASSE
Le directeur financier de OMEGA S’interroge sur la rentabilité et le risque d’une entreprise
nouvellement cotée ALPHA dont les cours mensuels ont été les suivants depuis sa première
cotation à la BRVM :
Mois 1 2 3 4 5 6 7
Cours 4 800 5 200 5 500 6 000 6 600 7 000 7 500
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PROBABILITES Rentabilités de l’action Rentabilités de l’action
BOLLORE SERVAIR
30% 15 % 10%
20% -5 % 30%
25% 10 % 15%
25% 20 % 5%
6
notions de diversification et d’efficience et décrit la relation, existant entre la rentabilité espérée
des actifs financiers et leur risque. Il met en évidence qu’un marché efficient ne permet pas de
prévoir l’évolution des prix dans le futur à partir des prix réalisés dans le passé, car les
investisseurs sont rationnels et toutes les informations pertinentes sont intégrées dans les prix des
actifs. Les fluctuations de prix ne peuvent dues qu’à l’apparition d’événements imprévisibles.
Toute nouvelle information conduit à un ajustement instantané du cours
vers sa valeur fondamentale.
- Les théories de Fama et de Jensen
Eugène Fama (1970) suppose que les cours sont imprévisibles dans la mesure où ils évoluent en
fonction des informations nouvelles qui surviennent de manière aléatoire. On dit que les cours
suivent un processus de « marche au hasard » (Random Walk). Il montre que ces informations
nouvelles sont immédiatement exploitées et intégrées dans le prix de chacun des actifs financier
E. Fama a développé trois formes d’efficience informationnelle, traduisant la capacité des prix à
refléter, à tout instant, l’ensemble des informations disponibles :
La forme faible de la théorie de l'efficience peut être traduite par l'absence de dépendance
entre le prix actuel d'un titre et son historique de cours, c'est-à-dire l'ensemble des informations
relatives à ce titre diffusée dans le passé. Comme les cours suivent une marche aléatoire, la
rentabilité d'une séance ne peut être corrélée avec celle de la veille.
La forme semi-forte de l'efficience repose sur l'idée que les informations concernant
un titre sont répercutées sur son cours dès qu'elles sont rendues publiques. Aucun investisseur
ne peut profiter d'une information car les autres intervenants réagissent de manière
immédiate. Selon cette forme d'efficience, il n'est donc pas possible de réaliser durablement des
profits anormaux à partir des informations publiques.
La forme forte de la théorie de l'efficience affirme qu'aucune information, qu'elle soit
privée ou publique, ne peut permettre à un investisseur d'en tirer un avantage pour déterminer
l'évolution des cours d'un titre. Selon la forme forte de la théorie de l'efficience, une information
ne peut rester confidentielle. L'intervention d'un investisseur initié permet d'informer les
marchés avant que ceux-ci ne les apprennent par des canaux plus traditionnels.
- Les modèles d’évaluation des options de Black et Sholes
Les modèles d’options ont été développés par Black et Scholes (1973), puis par Cox, Ross et
Rubinstein (1979) ; ils s’appuient sur des hypothèses simplificatrices, telles que la loi normale
des probabilités d’occurrence pour mettre en évidence la rémunération du risque d’un investisseur.
1-5-3 Les reproches adressés à la théorie de l’efficience des marchés
À partir des années 1980, de nombreuses études, en particulier aux États-Unis, présentent des
résultats contraires à la théorie de l’efficience des marchés.
- La remise en cause de la rationalité du comportement des investisseurs
et de la technique de l’arbitrage
- Les anomalies de marché (Les effets calendaires (ou effets de date), Les effets de taille et
Les effets météorologiques)
- Les bulles spéculatives (Le phénomène de tendance boursière (à la hausse ou à la baisse)
peut s’expliquer par une suite de sous-réactions ou de sur-réactions collectives aux
informations. Les tendances peuvent aboutir, par effet d’entraînement et d’exacerbation, à
des niveaux de prix extrêmes disproportionnés par rapport aux valeurs fondamentale)
2- La Finance comportementale
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Face aux insuffisances de la théorie de l’efficience des marchés financiers, la finance
comportementale s’est développée, en offrant la place principale aux aspects psychologiques et
humains à prendre en compte dans les choix et les prises de décisions, remettant ainsi en cause les
hypothèses fondamentales de la théorie classique : l’efficience des marchés et l’absence
d’opportunité d’arbitrage.
La finance comportementale (Behavioral Finance) est l’application de la psychologie individuelle
et collective à la finance.
La finance comportementale découle de deux grands courants d’analyse : l’identification des
biais comportementaux et la théorie des perspectives.
Ce modèle permet de formuler le taux de rentabilité sur le marché . Sharpe, Linter et Mossin ont
apporté une réponse théorique à la l’évaluation de la prime de risque sur le marché. Ce qui a
aboutit à la relation suivante :
Rentabilité = Taux sans risque + Prime de risque spécifique
Rentabilité = tsr + β(E(Rm) – Rsr)
β=COV (RA ; Rm)/ VAR(Rm)
Avec Rsr = Taux sans risque ; E(Rm)= Espérance de la rentabilité du marché ;
β=Coefficient de risque spécifique
Prime de risque du marché = E(Rm) – tsr
Le MEDAF comporte un certain nombre de limites :
– il repose sur des hypothèses simplistes : investissement au taux sans risque ;
– il s’appuie sur des observations passées (prime de risque, coefficient bêta) alors qu’il se veut
prévisionnel ;
– il implique que la rentabilité attendue d’un titre ne dépende que du risque de marché (risque
systématique) et non pas du risque spécifique. Or d’autres facteurs peuvent influencer la rentabilité
des titres
CAS 1: Rendement annuel – Coût des capitaux propres par la méthode du MEDAF
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Vous disposez des informations suivantes relatives au titre A :
– le bêta du titre est de 1,3 ;
– le taux de rendement moyen mensuel du BRVM 10 est de 0,92 % ;
– le taux de rentabilité des actifs sans risque est de 4 %.
1. Déterminer le rendement annuel de l’indice de marché.
2. Déterminer le coût des capitaux propres.
CAS 2
Un particulier envisage d'investir dans un titre, mais aimerait connaître le risque
inhérent à cette action.
Le titre était coté en début d'exercice: 700 et le BRVM 10 cotait 2750 points.
Au cours des 6 derniers mois, le particulier a retenu les informations suivantes:
Mois Action Indice
1 750 3 000
2 780 3100
3 800 3150
4 900 3250
Déterminer la rentabilité de l’action selon MEDAF
2-2 Le modèle d’évaluation par arbitrage (MEA) ou Arbitrage Pricing Theory (APT)
Ce modèle, développé par [Link], considère d’autres facteurs que le portefeuille de marché. La
rentabilité
La rentabilité attendue d’un titre (Rt) dépend :
– du risque de marché (comme pour le MEDAF) ;
– de facteurs macroéconomiques (variation du PIB, variation du taux de change, variation de
l’inflation,
etc.) ;
– de facteurs spécifiques à l’entreprise ; ces différents facteurs ne sont toutefois pas précisés par
le modèle.
La prime de risque correspond à la somme des primes de risques afférentes aux différents facteurs
pondérées par les sensibilités du titre à chaque facteur.
La rentabilité attendue d’un titre est déterminée par le calcul suivant :
Rt = Rs + (βt× Prime de risque de marché) + (βa× Prime de risque du facteur a) + …
+ (βz× Prime de risque du facteur z)
Avec βa, …, βz correspondant à la sensibilité du titre aux facteurs a, …, z.
Ce modèle est plus complexe à mettre en œuvre que le MEDAF (détermination empirique des
facteurs non évoqués dans le modèle, estimation d’un bêta par facteur) et est donc moins utilisé
dans le monde de finance.
3- LA MESURE DE LA RENTABILITE ET DU RISQUE D’UN PORTEFEUILLE
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3-2 La diversification
La diversification consiste à répartir les investissements entre plusieurs actions plutôt que de les
concentrer sur une seule action, permettant ainsi de réduire le risque sans diminuer la rentabilité.
L’élimination du risque dépend de la corrélation des taux de rentabilité des titres :
– si les taux de rentabilité des titres sont corrélés négativement, la diversification élimine le risque
sans pour autant réduire la rentabilité ;
– si les titres sont corrélés positivement, la diversification n’apporte rien. Elle ne modifie pas le
risque
Le risque de portefeuille peut être mesuré par son écart type (racine carrée de la variance).
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Exemple:
Rentabilité et risque d’un portefeuille composé de plusieurs actions en avenir aléatoire
Le tableau suivant donne la densité des probabilités (pi) des rentabilités annuelles (Ra et Rb) de
deux actions A et B :
Probabilité Ra Rb
0,5 10% 15%
0,2 40% 30%
0,3 20% 25%
La proportion des titres a et b est respectivement de 60 % et 40 %.
Calculer la rentabilité du portefeuille des titres et le risque associé.
Exemple :
b = 0,84 , V(Rx) = 25,62 , V (Rm) = 29,82
Calculez le risque spécifique et commentez le résultat obtenu
Principe général
La valeur totale ainsi que la valeur cotée d’une obligation varient en sens contraire de la
variation du taux d’intérêt. Quand le taux d’intérêt diminue le cours augmente et inversement.
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3-3 Calcul de la valeur théorique d’une obligation
La valeur théorique d’une obligation est égale à la valeur actuelle des annuités
restant à percevoir calculée au taux du marché et divisée par le nombre
d’obligations encore en vie.
C = ∑ak (1 + r )-k
15
Avec : C = cours de l’obligation ;
a = montant de l’annuité ;
r = taux du marché ;
k = durée restante.
Cette fonction est une fonction décroissante du taux du marché. En effet, lorsque :
- r (taux du marché) augmente, C (valeur de l’obligation) diminue ;
- r (taux du marché) diminue, C (valeur de l’obligation) augmente.
Exemple :
Considérons un emprunt obligataire dont les caractéristiques sont les suivantes :
- date d’émission : 15 septembre N ;
- prix d’émission : 995 ;
- valeur nominale : 1 000 ;
- prix de remboursement : 1 020 ;
- modalité de remboursement : « in fine » ;
- taux d’intérêt : 10 % ;
- durée de l’emprunt : cinq ans.
Deux ans plus tard, le taux d’intérêt sur le marché financier est :
1. 12 % ;
2. 9 %.
Travail à faire
Calculer la valeur d’une obligation en envisageant les deux hypothèses de taux.
Date de paiement
du dernier coupon Date du jour (J)
(d)
La date du jour (J) correspond au jour de l’observation ou de négociation de l’obligation. La
période (d), qui s’écoule entre la date du paiement du dernier coupon et la date du jour (J),
servira de base au calcul du paiement du coupon couru (C/C), selon la méthode des intérêts
simples :
V xi% x d
C / C en (F) =
365
16
Avec:
Coupon couru
C/C (%) =
Valeur nominale
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Le calcul du coupon couru est nécessaire en particulier lorsque son détenteur
revend son obligation. La revente de l’obligation comprend le coupon et l’obligation (ou créance)
elle-même et la fraction des intérêts courus, jusqu'a la date de revente.
EXEMPLE
Un emprunt obligataire a été émis le 1er septembre N au taux de 6 %,Valeur nominale :
700 000 [Link] opérateur souhaite acheter une obligation le 15 novembre N.
Quel sera le montant du coupon couru à cette date?
3-5 Valeur au pied du coupon de L’obligation
La cotation au pied du coupon d'une obligation signifie que le cours de l’obligation sera exprimé
hors prise en compte du coupon couru. Le cours de l’obligation est exprimé en pourcentage de sa
valeur nominale.
3-6 Cote boursière d'une obligation classique
Contrairement aux actions, les obligations autres que celles convertibles (ou échangeables) en
actions sont cotées en pourcentage de la valeur nominale et au pied du coupon (coupon couru
non inclus).
Exemple :
Une obligation de valeur nominale de 500 000 cote 99 % (495 000 ). La cote de l’obligation
indique à coté du cours la proportion du coupon couru en % de la valeur nominale
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Illustration de la cotation d'une obligation
Les obligations sont cotées en % de la valeur Mode de
nominale, montant du coupon remboursement
exclu
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3-7 Taux actuariel brut ou taux de rendement actuariel
CAS D'APPLICATION
Un emprunt obligataire a été émis au pair, le 1er janvier N-2 au taux facial de 9 % à
la valeur nominale de 5 000 000. Cet emprunt est remboursable in fine sur 5 ans. La valeur de
remboursement est fixée à 5 200 000. Le 1er janvier N, cette obligation cote 120 %.
Calculer le taux actuariel brut de l’obligation.
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Mathématiquement, la duration d'une obligation s'écrit :
n
∑t j x Fj x (1 + i) - tj
D= 1
∑Fj x (1 + i) - tj
1
La duration est une meilleure mesure de la durée d’une obligation que la maturité
car elle tient compte des flux monétaires intermédiaires. Pour l’obligation à coupon
0, la duration est égale à la durée de vie.
Une duration de 5,3 signifie qu'un investisseur récupère son investissement initial au bout
de 5,3 années.
EXERCICE D'APPLICATION
Un emprunt obligataire a été émis le 1er janvier N au taux facial de 8 % à la valeur nominale
de 1 000 000 . Cet emprunt est remboursable in fine au terme des 5 ans et à la valeur nominale.
Calculer sa duration.
Sensibilité
La sensibilité peut se définir comme la variation du cours d'une obligation, entraînée par la
variation d'un point du taux d'intérêt sur le marché obligataire.
La sensibilité est exprimée en pourcentage, et elle est en principe négative, puisque la hausse
de taux entraîne une baisse des cours des obligations à taux fixe.
DC
S= C
Dt
Avec :
∆C = variation du cours de l’obligation ; C
= cours de l’obligation ;
∆t = variation du taux d’intérêt = 1.
21
Ou encore C'-
S=
C
Avec: C
-
C: cours de l’obligation à la date considérée,
-
C’: dérivée première de la fonction mathématique exprimant le cours (C) de
l’obligation par rapport à un taux (t).
Une autre expression de la sensibilité est mise en évidence par le biais de la duration
(D) :
S= -D/(1+t)
3- GESTION DE PORTEFEUILLE
22
L’investisseur qui fait le choix de le la gestion passive ne recherche pas la surperformance de son
portefeuille ; il attend uniquement une « juste » rémunération des risques encourus
La constitution du portefeuille peut s'effectuer par :
- Tirage au sort des actions ;
- Optimisation << espérance -variance >> (modèle de Markowitz) ;
- Réplication d'un indice boursier (gestion indicielle).
v le ratio de Treynor,
Il définit comme le rapport de la rentabilité en excès du portefeuille W sur son bêta par rapport an
portefeuille de marché.
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APPLICATION
Le portefeuille investi en actions Treynas géré par Monsieur POUPAS a rapporté ces trois
dernières
années une rentabilité annuelle de 5,66 % pour un bêta de 0,92. Sur la même période, les bons du
Trésor ont rapporté en moyenne 2,87 % par an.
@Mission :
Calculer le ratio de Treynor
v L'alpha de Jensen.
L'alpha de Jensen est dérivé du MEDAF.
Rentabilité en excès de W = Alpha + (Bêta de W x Rentabilité en excès de M).
Le portefeuille W superforme le portefeuille de marché M si l'alpha de Jensen du portefeuille W
est supérieur à zéro.
Le portefeuille W sous-performe le portefeuille de marché M si l'alpha de Jensen du portefeuille
W est inférieur à zéro.
APPLICATION Le portefeuille géré par la société NDC Asset Management a obtenu à une
rentabilité de 3 % sur la dernière année écoulée ;
sur la même période la rentabilité du portefeuille de marché est de 2 %.
Le bêta du portefeuille est de 1,25 et que le taux sans risque s'établit a 4 %,
Mission :
Calculer 1'alpha du fond géré par NDC Asset Management
24
APPLICATION : Duration et sensibilité à une date quelconque
La SA OBI a émis un emprunt obligataire le 15/06/N–3 dont les caractéristiques sont les
suivantes :
– Valeur nominale : 10
– Remboursement in fine
– Valeur de remboursement : 13
– Taux nominal : 3 %
– Échéance : 15/06/N+4
– TRAB = 5 %
Calculer la duration et la sensibilité de cette obligation au 20/09/N
– risque systématique. Il est lié aux conditions du marché immobilier, aux conditions
économiques internationales et nationales, aux facilités d'accès au crédit (taux d'intérêt), à la
fiscalité, à l'inflation ; un changement législatif émanant de la loi de finances, un programme de
défiscalisation désavantageux peuvent défavoriser un investisseur immobilier ; un investisseur
endetté peut ne pas pouvoir honorer ses échéances (risque financier), notamment dans le cas
d'impayés d'un locataire ; les rendements d'un investissement immobilier international hors de la
zone euro peuvent être affectés par les fluctuations des monnaies, etc.
25
Un investissement immobilier doit donc s’intégrer dans une politique de diversification cohérente,
au même titre qu’un investissement en actions, afin de limiter le risque total au risque
systématique.
Des modèles factoriels se sont développés afin de mettre en évidence les mouvements du marché
immobilier. Ces modèles intègrent divers facteurs, spécifiques au secteur immobilier, ayant une
influence sur la
valeur des actifs immobiliers (capacité d’acquisition des investisseurs, endettement, croissance du
PIB, taux d’intérêt, etc.).
Différents critères sont retenus pour identifier les facteurs de risque systématique :
– les variables économiques et financières, déterminées à partir d’une série d’indicateurs
susceptibles d’expliquer les variations de prix (indice des prix à la consommation, taux d’intérêt,
taux de chômage, indice démographique, etc.) ;
– l’indice de l’immobilier coté ;
– l’indice Notaires / INSEE.
Tout écart de l’indice factoriel met en évidence une bulle spéculative dans l’immobilier. Comme
pour les krachs boursiers, l’écart s’entretient et s’alimente dans le temps jusqu’à ce que la bulle
éclate, provoquant une forte baisse des prix du marché, qualifiée de krach immobilier, entraînant
une grosse perte pour un Investisseur, lors de la revente d’un bien immobilier.
DEVOIR 1 UE VALEUR
CAS 1
Le groupe LVMH est spécialisé dans les produits hauts de gamme à destination de la clientèle retail.
Leader mondial du luxe, le groupe LVMH Moët Hennessy-Louis Vuitton possède un portefeuille
de plus de 60 marques prestigieuses et plus de 2 500 magasins dans le monde.
Il est présent dans 5 secteurs d’activités :
- Vins et Spiritueux : Moët et Chandon, Dom Pérignon, Veuve Clicquot, Krug... ;
- Mode et Maroquinerie : Louis Vuitton, Céline, Kenzo, Givenchy... ;
- Parfums et Cosmétiques : Dior, Guerlain, Kenzo, Givenchy... ;
- Montres et Joaillerie : Tag Heuer, Zenith, Fred, Chaumet, De Beers... ;
- Distribution sélective : Sephora, Au bon marché...
Confrontée aux variations de la conjoncture économique, cette entreprise a adopté une stratégie
d’internationalisation à destination des marchés émergents. Les valeurs de marché retenues sont
celles du portefeuille MSCI ACWI. Cet indice est composé de 2 490 entreprises (moyennes et
grandes capitalisations) de 23 pays développés et 24 pays émergents, ce qui couvre 85% des
opportunités d’investissement sur le marché des actions.
Dans le présent dossier, il vous est demandé d’analyser l’exposition de cette entreprise au risque de
marché en N, de faire le diagnostic de ses comptes consolidés et de procéder à une évaluation de sa
valeur.
Travail à faire
26
3. Sachant que la covariance entre la rentabilité du titre et celle du marché est de 25,05
calculez le coefficient béta.
4. Analysez le couple rentabilité-risque de ce titre au prisme des différents indicateurs
calculés dans les questions précédentes.
5. Décomposez la variance du titre en risque spécifique et en risque systématique en deux
temps :
5.1. Définissez le risque spécifique et le risque systématique d’un titre.
5.2. Calculez le risque spécifique et commentez le résultat obtenu, sachant qu’il est
une des deux composantes de la variance du titre (du risque total).
6. Après avoir défini le concept de diversification,
6.1. Que se passe-t-il quand un investisseur décide d’acheter des titres d’une
entreprise concurrente du même secteur d’activité ?
6.2. Calculez la rentabilité et le risque d’un portefeuille composé, dans une proportion
équivalente, de titres LVMH et de titres de l’entreprise (Y) sachant que la
rentabilité moyenne de ces derniers est de 3,5%, que leur écart-type est de 4,34%
et que le coefficient de corrélation entre les deux titres est de 0,9 ?
27
Annexe 1 : cours boursier de LVMH et rentabilité du marché en N
Rentabilité
Cours du titre en mensuelle du
Date F marché
Mois 13 124,50 1,496%
Mois 12 117,45 7,217%
Mois 11 113,40 -2,395%
Mois 10 107,50 3,534%
Mois 9 92,00 9,353%
Mois 8 93,92 -3,688%
Mois 7 88,73 8,016%
Mois 6 85,59 -3,220%
Mois 5 86,17 -9,818%
Mois 4 87,10 -0,018%
Mois 3 80,00 6,186%
Mois 2 78,03 1,107%
Mois 1 78,61
CAS 2
Valeur actuelle d’une obligation – Coût des capitaux propres par la méthode du MEDAF –
Coût du capital
La société EDI présente les caractéristiques suivantes :
– le bêta du titre (βt) est de 1,1 ;
– son capital est composé de 500 000 actions ;
– le cours actuel de l’action est de 20;
Un emprunt obligataire figure au bilan; il est caractérisé par 100000 obligations dont les
caractéristiques sont les suivantes :
– Nominal : 50;
– Remboursement au pair in fine dans 2 ans ;
– Taux nominal 5 % ;
– TRAB 6 %.
Le taux des actifs sans risque est de 1%. La prime de risque du marche est de 4 %.
Au 31/12/N, la société pourrait s’endetter au taux de 3 % pour un emprunt obligataire.
Le taux d’Impôt sur les Sociétés est de 25 %.
Calculer le coût des capitaux propres, en vous appuyant sur le modèle MEDAF, et le coût du
capital
28
CAS 3 Bêta spécifique à un projet – Coût des capitaux propres par la méthode du MEDAF –
Coût du capital
La structure financière de la société MED est la suivante : 30% de dettes et 70% de capitaux
[Link] société peut s’endetter au taux de 2,2 %.Le bêta du titre est de 1,1 ; le bêta de sa
dette de 0,30.
La société MED envisage de réaliser un nouvel investissement pour 100MF qui serait financé à
hauteur de 70 % par endettement. Le bêta du projet est de 1,3. La réalisation du projet ne
modifiera pas de façon significative la structure financière.
Le taux sans risque est de 1 %, la prime de risque du marché de 4 %.
Le taux de rentabilité interne (TRI) est de 5 %.
Le taux d’Impôt BIC est de 25 %.
Calculer le coût des capitaux propres, en vous appuyant sur le modèle MEDAF, et le coût du
capital
Cas 4
Minimisation du risque associé à un portefeuille de plusieurs actions
Vous détenez des actions A et vous souhaitez acquérir des actions B.
L’espérance de rentabilité annuelle des actions A est de 10% et la variance de 12 %.
L’espérance de rentabilité annuelle des actions B est de 15% et la variance de 18 %.
Le coefficient de corrélation entre les titres A et B est de 0,8.
Déterminer la proportion d’actions A et B permettant de minimiser le risque.
Cas 5
Devant la baisse des marchés financiers consécutive à la remontée des taux à long terme, M.
Bambino émet le vœu de transférer une partie des valeurs mobilières de placement de son
entreprise du marché des actions au marché obligataire car il le considère comme moins risqué. Il
a particulièrement remarqué sur le marché obligataire de la BRVM un emprunt à remboursement
in fine et « au pair ». Il vous pose certaines questions à son sujet.
Travail à faire
À partir de l’ANNEXE 1 :
1. Vérifier le montant du coupon couru. Pour le calcul du coupon couru, il convient de
rajouter 3 jours ouvrés.
2. Que signifie remboursement « au pair» ?
3. Indiquer le prix payé pour une obligation ce jour.
À la date du 1er avril N + 2, immédiatement après le versement du coupon, le cours de
l'obligation s'élève à 97,06.
4. Comment peut-on expliquer la variation du cours?
CAS 6
Le directeur financier ayant repéré l’action QUINUX dans des revues spécialisées, désire analyser
les caractéristiques de cette action. Au cours des trois derniers mois, la rentabilité de l’action
ROCCA a évolué de la façon suivante :
ELEMENTS Octobre Novembre Décembre
Rentabilité 15 % 10% 11 %
MISSION :
1. Calculer la rentabilité moyenne et le risque associés à l’action ROCCA.
2. Définir le PER (Price Earning Ratio), le cours de l’action. Quel est l’intérêt du PER ?
3. Déterminer la rentabilité et le risque du portefeuille si l’entreprise a 20% d’obligations et
80% d’actions ROCCA
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