Rapport ECAM II : Enquête sur les ménages
Rapport ECAM II : Enquête sur les ménages
LA STATISTIQUE
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I S
Rapport d’exécution
Mars 2003
SOMMAIRE
Pages
02. INTRODUCTION 3
04. CARTHOGRAPHIE 5
06. SENSIBILISATION 9
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1. SIGLES ET ABREVIATIONS
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2. INTRODUCTION
La deuxième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages en abrégé ECAM II est une
enquête sur les conditions de vie des ménages dont l’objectif majeur est de servir de base
au système de suivi et d’évaluation du programme de réduction de la pauvreté du
Gouvernement camerounais.
Des extraits du manuel de contrôleur et les principaux supports de collecte sont les deux
annexes qui complètent ce document.
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Ce rapport se veut un document bilan de toutes les phases de l’enquête, sans pour autant
se substituer aux publications particulières dont la plupart sont aujourd’hui disponibles.
L’expérience d’une enquête sur un échantillon de près de 12 000 ménages a été mise à
profit pour renforcer les capacités des cadres de l’Institut National de la Statistique. Ce
rapport et toute la documentation disponible sur l’opération vise à pérenniser cette
expérience.
3. ORGANISATION DE L’ENQUETE
Sur le plan des objectifs fixés par le Gouvernement, celui qui a le plus contraint
l’organisation de l’enquête est la fourniture des profils de pauvreté au niveau des
provinces en distinguant les comportements en fonction des milieux de résidence. Cet
objectif qui prépare entre autres la décentralisation, a permis de saisir lors des analyses,
les spécificités régionales du phénomène de la pauvreté. Ces spécificités sont à même
d’orienter les politiques et actions ciblées devant être mises en place dans les différentes
régions du Cameroun. Le profil de pauvreté spécifique réalisé pour la province de
l’Extrême-Nord à l’issue de l’enquête pour appuyer les actions du Projet de Réduction de
la Pauvreté et Actions en Faveur des Femmes dans la Province de l’Extrême-Nord
(PREPAFEN) en est une parfaite illustration.
Cette partition en trois milieux lors des opérations de collecte a induit deux principaux
types de support de collecte. Le questionnaire urbain (pour les milieux urbain et semi
urbain) se compose d’un module principal comprenant 13 sections traitant chacune d’un
thème particulier, d’un module pour les dépenses rétrospectives, d’un module pour les
dépenses et acquisitions quotidiennes et d’un carnet de comptes à faire remplir
quotidiennement par le ménage. Dans le questionnaire rural, les modules dépenses
rétrospectives et quotidiennes sont réunis compte tenu du volume moins important des
dépenses quotidiennes dans ce milieu ; le module principal est commun aux milieux
urbain et rural.
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Malgré cette partition en trois milieux, la plupart des analyses déjà réalisées tiennent
compte uniquement du milieu urbain et rural. Comme en 1996 au cours de l’ECAM I, le
milieu urbain concerne les villes de 50.000 habitants ou plus, et le milieu semi urbain est
considéré comme faisant partie du milieu rural.
L’enquête a duré trois mois sur le terrain, de septembre à décembre 2001. A défaut de
réaliser une enquête à plusieurs passages sur toute une année pour mieux saisir les effets
saisonniers annuels, l’organisation de la collecte a permis d’enquêter pendant trois mois
dans chaque milieu des 12 régions d’enquête, afin de saisir effectivement les phénomènes
de saisonnalité dans chacun des milieux durant les trois mois.
L’exploitation des données a été réalisée par une équipe opérationnelle composée d’une
dizaine de cadres et d’une cinquantaine d’agents temporaires. Les responsables de
l’exploitation ont pris part à toutes les phases préparatoires de l’enquête afin de mieux
préparer les activités d’exploitation.
4. CARTOGRAPHIE
La base de sondage utilisée est celle du 2ème RGPH d’avril 1987. Compte tenu de son
caractère vétuste, un effort de mise à jour a été fait à deux niveaux à savoir :
• la remise à niveau des zones de dénombrement (ZD) selon leur taille de 1987 et
• l’actualisation de certaines unités primaires (UP) au niveau des arrondissements en
nombre de ZD.
S’agissant de la remise à niveau de certaines ZD selon leur taille de 1987, il s’est agi de
les rendre toutes comparables en segmentant les ZD de très grande taille en 1987, afin
qu’elles aient une taille moyenne de 200 ménages ; ceci permet d’ailleurs de justifier le
tirage à probabilités égales qui a été utilisé. Dans ce cadre, la segmentation s’est faite de
la manière suivante :
Le second aspect de cette mise à jour s’est intéressé aux villes de plus de 200 000
habitants. La prise en compte de la densification et des extensions du périmètre urbain a
permis d’isoler de nouvelles ZD. Ce travail a eu lieu pour les villes de Douala, Yaoundé,
Maroua, Bamenda et Bafoussam.
Ces travaux cartographiques ont permis un élargissement de la base de sondage qui a été
utilisée par la suite au cours de la mise en œuvre du plan de sondage qui, comme
l’indique le document de la méthodologie générale, était différent selon les milieux. Le
tableau ci-après présente la configuration de la base de sondage par région et par milieu
après cette mise à jour.
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Tableau 4.1 Evolution de la base de sondage en nombre de ZD
REGIONS en 1987 2001 après mise à jour
Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total
urbain urbain
Douala 678 0 0 678 870 0 0 870
Yaoundé 654 0 0 654 809 0 0 809
Adamaoua 110 74 351 535 116 75 379 570
Centre 59 110 1 015 1 184 65 116 1 029 1 210
Est 38 62 406 506 39 92 417 548
Extême-Nord 187 67 1 328 1 582 229 69 1 543 1 841
Littoral 145 69 283 497 238 75 307 620
Nord 153 31 530 714 184 36 606 826
Nord-ouest 125 86 905 1 116 145 98 1 111 1 354
Ouest 181 90 890 1 161 218 100 944 1 262
Sud 36 36 356 428 38 42 334 414
Sud-ouest 137 74 519 730 180 85 524 789
ENSEMBLE 2 503 699 6 583 9 785 3 131 788 7 194 11 113
5. ENQUETE PILOTE
Elle s’est déroulée du 14 mai au 02 juin 2001 dans cinq arrondissements du pays et a eu
pour objectifs de :
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Tableau 5.1 Liste des zones de l’enquête pilote
Milieu Arrondisse Localités Durée de l’enquête Nombre de
ment ménages
Urbain YAOUNDE 2 NKOMKANA I 14 au 31 mai 2001 12
YAOUNDE 5 ESSOS CENTRE I 15 mai au 02 juin 2001 12
ESSOS CENTRE II 15 mai au 02 juin 2001
Semi urbain OBALA ELIG BESSALA 15 mai au 02 juin 2001 18
EKOK ASI 15 mai au 02 juin 2001
Rural BAMENDA NKEM 23 au 29 mai 2001 27
MBALMAYO MBEDOUMOU 15 au 21 mai 2001 36
OVANGOUL 15 au 21 mai 2001
v rencontrer les Sous Préfets des arrondissements concernés afin qu’ils mettent à la
disposition des équipes leurs collaborateurs (chefs de villages, de quartiers ou
autres auxiliaires d’administration) pour aider à choisir les ménages à enquêter et
à s’y introduire ;
v interviewer les ménages choisis en respectant le schéma de collecte et de manière
à remplir toutes les sections du type de questionnaire selon le milieu où l’on se
trouve ;
v codifier les questionnaires remplis en même temps qu’on vérifie les cohérences et
les difficultés à les assurer ;
v saisir les données collectées pour tester les masques de saisie et les programmes de
contrôles de cohérence.
Sur la base des résultats de cette opération, plusieurs observations ont été formulées
parmi lesquelles on peut retenir :
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v une estimation du nombre moyen de carnets de comptes à déposer par ménage
compte tenu du nombre moyen de personnes éligibles par ménage,
v une approche de la gestion des rapports entre enquêteurs et enquêtés qui a consisté
à leur expliquer à quoi ont servi les résultats de l’ECAM I1 et à éviter toute
promesse quant à d’éventuelles contreparties individuelles à tirer de l’enquête
ECAM II.
Les leçons tirées sur le plan de la collecte proprement dite ont concerné :
C’est dans le cadre de la capitalisation de cette expérience qu’un suivi rigoureux des
premiers questionnaires s’est trouvé facilité au début de la collecte en mi-septembre
2001.
1
Les populations veulent de plus en plus savoir à quoi servent les opérations d’enquête et certaines conditionnent
leur coopération à l’usage fait des précédentes opérations. Dans le plan de sensibilisation de l’ECAM II, il avait été
prévu de présenter les grands résultats de l’ECAM I ainsi que quelques utilisations des résultats. Dans ce cadre, le
projet PREPAFEN et l’instauration de la gratuité de la scolarité pour les écoles primaires publiques ont été présentés
comme des actions prises par le Gouvernement au vu des résultats de l’ECAM I.
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6. SENSIBILISATION
Les populations visées par la campagne de sensibilisation ont été atteintes à travers un
certain nombre d’intervenants incluant :
• Autorités administratives,
• Autorités traditionnelles,
• Autorités religieuses,
• Hommes de média,
• Guides locaux.
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Sur cette base, le Gouverneur a saisi les préfets, les sous-préfets, les chefs de brigade de
gendarmerie, les commissaires de sécurité publique, les responsables de la station CRTV,
les chefs traditionnels et dans certaines provinces les chefs religieux pour leur demander,
chacun en ce qui le concerne, d’aider à la mobilisation des populations dans les
différentes zones d’enquête et à la bonne organisation des travaux.
Dans ce maillon, le sous-préfet a été l’interlocuteur direct sur le terrain, en établissant les
contacts avec les chefs de canton ou de groupement, les chefs de village et des quartiers,
et en fournissant parfois des guides ou des interprètes.
Les lieux d’office religieux ont offert de canaux précieux pour véhiculer les messages
publicitaires de l’ECAM II. Les responsables de terrain (superviseurs et contrôleurs) ont
rencontré les différents responsables religieux (Curés, Aumôniers, Pasteurs, Catéchistes,
Imams et autres) pour solliciter leur concours afin qu’ils soient des amplificateurs de la
lettre de sensibilisation provenant du Sous préfet ou de toute autre autorité.
6.4 Media
Les médias concernés par les actions de sensibilisation sont essentiellement la CRTV et
ses antennes provinciales, les radios rurales et la SOPECAM. Un plan média a été
élaboré avec la collaboration de la CRTV et de la Cellule de Communication du MINEFI.
Ce plan a organisé un ensemble cohérent d’activités pendant toute la durée de l’enquête,
axé autour :
v de l’animation nationale, et
v de l’animation régionale.
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Au niveau national, les activités réalisées ont concerné :
Les guides locaux ont constitué sur le terrain une véritable courroie de transmission entre
les ménages et les enquêteurs. Ils ont joué un rôle important dans :
Ils ont aussi eu à expliquer aux ménages la technique de l’échantillonnage afin d’apaiser
l’inquiétude de ceux qui, choisis au hasard, pouvaient se sentir particulièrement visés.
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7. RESULTATS DE LA COLLECTE
Les équipes de collecte sont descendues sur le terrain dans toutes les provinces le 10
septembre 2001. Au terme d’une grande campagne de sensibilisation régionale qui s’est
achevée dans certaines provinces par une réunion officielle de lancement présidée par le
Gouverneur de la province ou son représentant. Le démarrage effectif de la collecte a eu
lieu entre le 12 et le 15 septembre 2001. La dernière équipe a terminé son travail le 17
décembre dans la province du Centre.
Le suivi de la collecte était assuré par trois responsables qui avaient chacun quatre
régions à superviser. La première mission de suivi des opérations de collecte a donné lieu
à une évaluation minutieuse au terme de laquelle une note technique intitulée “liste
minimale de contrôles de cohérence à effectuer sur chaque questionnaire avant son envoi
à Yaoundé ” a été rédigée par l’équipe technique et diffusée auprès des douze
superviseurs régionaux.
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La lecture de ce tableau suscite quelques questions relatives au faible taux de non-
réponses, auxquelles on peut apporter les éléments de réponse suivants :
v dans une ZD de la région du Nord, 36 ménages ont été tirés et enquêtés au lieu de
18 initialement prévus ;
Ces bons résultats sont donc provisoires dans la mesure où ils ne tiennent pas encore
compte des enquêtes incomplètes qui seront par la suite exclues pour calculer les taux
définitifs de non-réponses sur la base des questionnaires validés (voir tableau 9.2).
8. VOLET PRIX
Le volet prix de l’ECAM II tient son importance de l’utilisation que l’on fait de ses
résultats. Mais avant d’en venir à ceux-ci, les objectifs de départ de ce volet étaient de
préparer :
En principe, l’apport calorifique est fourni pour 100 grammes de produit. Selon qu’il
s’agit d’un produit cru ou préparé, le volet prix a permis de reconstituer le prix de 100
grammes ou de 100 grammes augmentés du poids que le produit perd lors de la
transformation. Le document technique sur le calcul du seuil de pauvreté revient plus en
détails sur ces questions.
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Pour comparer les dépenses des différentes régions, un indice de parité de pouvoir
d’achat a été calculé à partir des indices régionaux fournis par le volet prix. Pour cet
exercice, les prix ont été relevés sur un panier national d’environ 150 produits. Les biens
et services retenus dans ce panier respectent les conditions suivantes :
v ne pas représenter une part trop faible des dépenses de consommation au niveau
national ;
v avoir une variété définie avec une très grande précision ;
v être facile à observer sur le terrain.
Au terme de ces relevés qui ont duré trois mois dans les différentes régions d’enquête, un
indice de prix de FISHER a été calculé pour chaque région en distinguant le milieu
urbain du milieu rural. Le tableau 8.2 ci-après présente les résultats obtenus.
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Tableau 8.2 Indices spatiaux de prix par milieu
URBAIN RURAL ENSEMBLE
Régions Laspey Paasche Fisher Laspey Paasche Fisher Laspey Paasche Fisher
res res res
Douala 103,3 99,3 101,2 //////// //////// //////// 103,3 99,3 101,2
Yaoundé 100,0 100,0 100,0 ////////// ////////// ////////// 100,0 100,0 100,0
Adamaoua 103,7 93,7 98,6 104,3 91,3 97,6 103,9 92,7 98,2
Centre 91,8 83,7 87,7 95,7 87,5 91,5 95,1 86,8 90,9
Est 93,7 82,8 88,1 101,2 84,5 92,4 99,3 84,1 91,4
Extrême-Nord 102,1 86,5 94,0 98,5 58,4 75,9 99,2 62,2 78,7
Littoral 95,0 87,7 91,3 93,6 68,5 80,1 94,4 78,4 86,2
Nord 95,2 85,3 90,1 88,6 68,5 77,9 91,3 74,7 82,6
Nor-Ouest 91,2 77,0 83,8 88,2 72,3 79,9 89,3 74,0 81,3
Ouest 92,5 86,6 89,5 86,4 76,8 81,5 88,4 80,0 84,1
Sud 96,7 90,3 93,4 97,2 90,9 94,0 97,2 90,8 93,9
Sud-Ouest 89,9 77,7 83,6 93,6 81,0 87,1 91,9 79,5 85,5
Ensemble 96,3 92,9 94,6 95,5 87,8 91,6 96,0 90,8 93,3
Source : ECAM II / INS
Les indices de parité de pouvoir d’achat ont été calculés en choisissant Yaoundé comme
région de référence. Ces indices ont servi à harmoniser les dépenses de consommation
finale (indicateur de niveau de vie) afin de pouvoir les comparer au niveau national.
Le volet prix de l’ECAM II a constitué une première expérience de relevés des prix à la
fois en milieu urbain et en milieu rural. Les résultas obtenus montrent que le niveau des
prix est bas en zone rurale par rapport au milieu urbain et leur évolution un peu plus
rapide dans ce dernier milieu. Cette expérience sera mise à profit lors de l’extension de
l’indice des prix du Cameroun au milieu rural. Eu égard aux résultats ci-dessus,
l’extension de l’indice des prix au milieu rural est susceptible de ralentir le rythme
d’accroissement des prix tel que présenté jusqu’ici au Cameroun.
La saisie des premiers questionnaires a eu lieu après d’importants contrôles ayant fait
l’objet d’une note d’observations à l’endroit des superviseurs de terrain. L’organisation
de cette activité avec un effectif de 42 agents de saisie travaillant en trois équipes a
permis d’achever la saisie des 11.501 questionnaires en trois mois. Commencée le 8
octobre, cette saisie contrôlée (le masque de saisie a intégré des contrôles de cohérence et
de vraisemblance) s’est achevée le 3 janvier 2002.
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Au cours de cette opération, les questionnaires faisant l’objet d’une enquête incomplète
ont été mis de côté. A cet effet, un ménage est considéré comme faisant partie de
l’enquête complète lorsque toutes les sections 00 à 15 sont fournies et que la section 15
contient les dépenses quotidiennes pour au moins 10 jours sur les 15 requis en milieux
urbain et semi urbain.
Par rapport aux questionnaires saisis, le taux de non-réponses est de 2.4 % ; ce qui reste
très faible par rapport aux prévisions qui le situait entre 5 et 10 %. La phase apurement
qui a servi de validation définitive a encore permis d’exclure quelques ménages saisis.
La phase apurement à travers un contrôle de cohérence très serré a quant à elle permis de
mettre de côté 286 ménages dont les données posaient des problèmes de cohérence dans
les sections 7, 13, 14 et 15 relatives à l’habitat, aux activités agropastorales et aux
dépenses.
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Tableau 9.2 Répartition du nombre de questionnaires validés après saisie et apurement
Ménages échantillon Ménages validés après apurement
Régions Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total Taux de
urbain urbain réponse
DOUALA 1 200 0 0 1 200 1 118 0 0 1 118 93,2
YAOUNDE 1 200 0 0 1 200 1 095 0 0 1 095 91,3
ADAMAOUA 270 180 324 774 262 176 319 757 97,8
CENTRE 216 270 396 882 213 264 390 867 98,3
EST 270 180 324 774 252 177 318 747 96,5
EXTREME-Nord 468 288 594 1 350 450 280 592 1 322 97,9
LITTORAL 270 180 324 774 257 164 312 733 94,7
NORD 216 270 396 882 183 257 426 866 98,2
NORD-OUEST 324 216 432 972 302 220 391 882 90,7
OUEST 414 216 459 1 089 406 215 455 1 076 98,8
SUD 270 180 324 774 264 174 323 761 98,3
SUD-OUEST 216 270 396 882 181 220 367 768 87,1
CAMEROUN 5 334 2 250 3 969 11 553 4 983 2 147 3 893 10 992 95,1
Source : ECAM II / INS
Le tableau 9.2 ci-dessus présente l’échantillon définitif obtenu. Il révèle un taux définitif
de non-réponses de 4,9% et sa bonne répartition d’une part entre les différentes régions et
d’autre part entre les différents milieux de chaque région.
Dans ce cadre, on a fait appel aux données de différentes sources notamment le RGPH de
1987, l’EDS et l’ECAM I. La comparaison porte sur les indicateurs socio
démographiques et les structures de consommation.
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Tableau 10.1 Comparaison de quelques indicateurs sociodémographiques de structure
Sources RGPH ECAM EDS Projections ECAM
1987 1996 1998 DSCN 1999 2001
Indicateurs
Population totale en milliers 10 494 13 052 14 859 15 473
Taille moyenne des ménages 5,20 5,94 5,5 5,0
Rapport de masculinité (en %) 97,0 96,3 97,2 96,1
Age moyen 22,0 22,0 22,3
Structure par âge (en %)
v moins de 15 ans 46,4 44,9 45,3 44,0 43,0
v 15 à 64 ans 50,2 51,8 50,3 52,7 53,5
v 65 ans et plus 3,4 3,3 4,4 3,3 3,5
Sources : RGPH 1987 ; ECAM 1996 ; EDS 1998 et ECAM 2001
La population totale estimée à 15 473 000 personnes reste cohérente par rapport aux
autres sources retenues. Elle est au même niveau que celle que donneraient les
projections en mi 2001 en appliquant aux résultats du 2ème RGPH un taux de croissance
annuel moyen de 2,9% (15 659 000). Par rapport à la structure par sexe et par âge, les
différentes sources sont également concordantes.
S’agissant de la taille moyenne des ménages estimée à 5,0 personnes, elle révèle une
tendance à la baisse observée depuis l’EDS de 1998. En effet, après une augmentation
déjà observée à Yaoundé en 1993 lors de l’enquête 1-2-3 sur l’emploi et le secteur
informel et confirmée à l’ECAM I en 1996 comme résultant des regroupements de
familles imputables à des mesures d’ajustement face à la crise, la tendance s’inverserait
depuis 1998 eu égard aux résultats de l’EDS II. Sur un plan plus technique, il peut aussi
se faire que le poids très important des ménages à faible taille dans l’échantillon soit
incriminé. C’est le prochain RGPH qui permettra de vérifier cette hypothèse.
La consommation finale annuelle des ménages évaluée suivant l’optique SCN 93 à 4 677
milliards de francs courants à partir de l’enquête ECAM II en 2001 est tout à fait
comparable aux estimations de la consommation finale privée chiffrée par les comptes
nationaux du Cameroun à 4 565 milliards de francs courants pour l’exercice 2000/2001.
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Tableau 10.2 Comparaison de la structure de consommation entre 1996 et 2001
POSTES DE CAMEROUN DOUALA YAOUNDE
DEPENSES ECAM ECAM ECAM EDM ECAM ECAM EDM ECAM
1996 2001 1996 2000 2001 1996 2000 2001
Alimentation, 47,7 34,3 36,0 34,0 28,3 38,4 32,6 28,3
Boissons et tabacs
Habillement et 7,1 7,4 7,3 6,7 6,3 6,3 7,4 7,5
chaussures
Logement 17,2 15,0 21,0 18,4 19,2 18,8 17,5 14,3
Santé 4,6 11,4 7,6 7,8 7,8 7,1 5,8 12,2
Equipement et 7,5 5,7 5,4 5,4 5,5 4,4 6,0 5,1
entretien maison
Soins personnels 2,6 2,7 3,2 6,5 2,9 3,1 6,3 2,9
Transports et 8,0 8,4 12,1 14,0 12,4 13,8 15,8 11,1
communication
Education 4,3 11,7 5,7 4,4 13,6 6,8 5,8 14,7
Loisirs 1,0 1,9 1,7 2,8 2,6 1,3 2,8 2,7
Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ECAM 1996 ; EDM 2000 et ECAM 2001 / INS
Pour les villes de Douala et de Yaoundé qui en 2001 représentent à elles seules 40,3% de
dépenses de consommation, la même tendance s’observe entre 1996 et 2000. Entre 2000
et 2001, les structures sont comparables dans la mesure où la différence observée dans les
postes alimentation et éducation relèverait en partie du transfert en 2001 des dépenses de
cantine scolaire du poste alimentation vers le poste éducation. Les nomenclatures plus
fines en 2001 auraient également permis une collecte plus exhaustive de certaines
dépenses.
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Tableau 11.1 Domaines d’analyse retenus
Domaine d’analyse Contenu des analyses
Démographie des populations pauvres
Pauvreté monétaire Pauvreté et caractéristiques des ménages
Pauvreté et Inégalités
Pauvreté des conditions de vie Pauvreté et caractéristiques des ménages
Accès aux services sociaux de base
Pauvreté subjective Pauvreté et caractéristiques des ménages
Le point de vue des pauvres
Malnutrition et caractéristiques des enfants
Pauvreté et malnutrition Malnutrition et caractéristiques des chefs de ménage et
des ménages
Malnutrition et caractéristiques des mères
Corrélations entre les différentes Liens entre pauvreté monétaire, de conditions de vie et
formes de pauvreté subjective
Dynamique de la pauvreté Evolution de la pauvreté entre 1996 et 2001
Impacts des politiques macroéconomiques sur les
conditions de vie
Pauvreté régionale Profils de pauvreté dans les régions ou provinces du
Cameroun
La mise en œuvre de ce plan d’analyse a bénéficié de l’appui des bailleurs qui ont financé
l’opération. Les premiers résultats sortis en avril 2002, soit cinq mois seulement après la
fin de la collecte, ont été produits par une équipe de la DSCN appuyée par deux experts
d’AFRISTAT. Sur financement de la Banque Mondiale, un atelier de rédaction des
rapports thématiques a eu lieu au mois d’août 2002. Deux autres ateliers de même nature
ont eu lieu respectivement à Maroua en janvier 2003 et à Bandjoun en février 2003.
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Tableau 11.2 Situation des documents d’analyse de l’ECAM II
Titre du document Situation au 31
mars 2003
CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS ET PROFIL DE PAUVRETE AU Disponible
CAMEROUN EN 2001
La publication de ces documents est attendue au mois de juin 2003. Il est prévu de faire
graver les plus importants sur CD-ROM et d’afficher certaines sur le site Internet de la
Banque Mondiale. Les bases de données feront aussi l’objet d’une diffusion auprès des
utilisateurs qui en exprimeront la demande. Pour cela, les fichiers documentés vont être
communiqués sur demande et sous certaines conditions à tout utilisateur qui s’engage à
ne pas les communiquer à autrui, à citer systématiquement la source et à respecter le
secret statistique.
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12. FINANCEMENT DE L’OPERATION
L’opération a bénéficié des ressources de trois bailleurs de fonds à savoir, la Banque
Mondiale, l’Union Européenne et l’Etat du Cameroun. L’enveloppe globale de
[Link] francs CFA était répartie à raison de 65,0 % pour la Banque mondiale,
18,4 % pour l’Union Européenne et 16,6 % pour l’Etat du Cameroun.
Tableau 12.1 Budget prévisionnel adopté par les différents bailleurs de fonds (en FCFA)
ETAT DU
RUBRIQUES Coût total IDA UE CAMEROUN
3. Travaux préparatoires 97 926 000 36 400 000 16 436 000 45 090 000
4. Logistique 459 460 000 322 000 000 128 600 000 8 860 000
5. Collecte et exploitation 327 340 000 245 410 000 24 000 000 57 930 000
8. Analyses thématiques 33 300 000 5 000 000 13 864 000 14 436 000
TOTAL GENERAL 1 062 171 000 690 645 000 195 500 000 176 026 000
Part par bailleur (%) 100.0 65.0 18.4 16.6
La Banque Mondiale a pris en charge essentiellement le matériel roulant, les frais des
personnels temporaires de collecte et d’exploitation, l’impression des supports de collecte
et les missions d’études. Le financement de l’Union Européenne a surtout servi à acquérir
les équipements informatiques, le matériel d’enquête et à prendre en charge les frais des
relevés des prix. Le Gouvernement camerounais a supporté les charges relatives à
l’implication des agents de l’Etat et des autorités administratives aux différentes phases
de l’enquête. Une première dotation budgétaire de 136 516 000 FCFA s’est avérée
insuffisante et a été complétée par une seconde d’un montant de 39 510 000 FCFA.
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Au moment où ce rapport s’élabore, l’évaluation de l’exécution du budget n’est pas
définitive. Les premières estimations montrent selon les bailleurs que l’enveloppe de
l’IDA sera mobilisée à près de 85% et celle de l’Union Européenne à près de 95% ;
l’Union Européenne a, à la fin des activités pour lesquelles son financement était prévu,
accepté de faire redéployer le solde pour appuyer l’Institut National de la Statistique en
matériels et fournitures et en équipements informatiques supplémentaires. Le
financement de l’Etat camerounais doit être révisé à la hausse dans la mesure où cette
contrepartie n’avait pas pris en compte les taxes (TVA et droits de douane) qui ont
cependant été supportées sur les différents marchés passés avec les fournisseurs, ainsi que
certains voyages d’études. Si l’on s’en tient à ce qui a été budgétisé, le taux de
consommation évalué actuellement à 71% devrait se situer au niveau de celui de
l’enveloppe de l’Union Européenne, compte tenu des activités en cours et relatives aux
travaux d’analyse, à l’impression des documents et aux séminaires et ateliers de
dissémination des résultats.
Sur ce plan, les douze mois de préparation ont permis d’améliorer bon nombre d’aspects
(cartographie, plan de sondage, questionnaires, etc.) par rapport à l’ECAM I de 1996,
même si sur le terrain ces améliorations n’ont pas réglé tous les problèmes.
Concernant les nomenclatures, celle des produits s’est avérée par endroit inadaptée par
rapport à l’environnement local ; c’est ainsi que le pagne, vêtement très répandu dans
certaines provinces se retrouve noyé dans la rubrique “ autres vêtements ”. La
nomenclature des emplois utilisée était une version très ramassée dans laquelle on ne
distinguait pas facilement : le peintre artiste du peintre en BTP, ni l’exploitant agricole de
l’ouvrier agricole. L’analyse qui sera faite avec cette dernière nomenclature devra rester
prudente sur son utilisation au niveau détaillé.
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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 23
Le support de collecte dans sa section 14 sur les dépenses rétrospectives a connu
quelques problèmes liés à la période de référence des dépenses concernées, en rapport
avec la taille des ménages. Les périodes retenues (trois, six et douze derniers mois)
correspondent au rythme présumé de renouvellement des achats ou acquisitions des
produits concernés. Dans certains cas, certaines dépenses ont failli être sous-estimées à
cause du rythme lent de renouvellement de ces achats ou acquisitions. C’est le cas par
exemple des ménages à une personne où les dépenses de gaz des trois derniers mois sont
nulles tout simplement parce que la bouteille de gaz dure 4 à 5 mois dans ce cas. Des
consignes ont été données pour que de telles dépenses soient relevées sur la période
effective au sein de ces ménages et ramenées par la suite à la période prévue dans le
questionnaire.
Toujours s’agissant des dépenses, celles dites exceptionnelles ont été relevées à part, afin
de ne pas surestimer le niveau de consommation des ménages. Elles concernent en
général les fêtes, les funérailles, les mariages, les baptêmes et les autres grandes
cérémonies (réception d’association, de tontine, etc.) pendant lesquelles le ménage
dépense beaucoup, mais surtout pour les non membres du ménage. Il s’est cependant
avéré que, pour les ménages qui n’achètent de vêtements qu’à l’occasion des fêtes, on ne
peut pas véritablement considérer ces dépenses d’achat de vêtements comme
exceptionnelles.
Les retards enregistrés dans les procédures de passation de marché pour acquérir le
matériel d’enquête et le matériel roulant ont été à l’origine de plusieurs reports du début
des opérations de collecte. Les marchés financés par l’Union Européenne pour lesquels
les premiers appels d’offres ont dû être déclarés infructueux pour dépassement des
enveloppes ont davantage retardé le calendrier.
Sur le plan des quantités, une voiture pour desservir une province s’est avérée
insuffisante, ce qui a obligé les superviseurs à privilégier le transport des équipes des
zones rurales et à payer le transport interurbain aux autres équipes dans les enveloppes
budgétaires qui leur étaient allouées. Les boîtes à pharmacie se sont vidées presque
partout en moins d’un mois.
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Sur le plan de la sécurité, les superviseurs de terrain qui étaient gestionnaires des fonds
de leur équipe se sont exposés à des risques énormes lors du transport de ceux-ci vers les
zones d’enquête. Le paiement s’est effectué par quinzaine afin de permettre aux services
compétents de l’INS de réunir les pièces justificatives à envoyer à l’UAF du PPPCRP
pour justifier les dépenses et faire de nouveaux appels de fonds. A la fin de l’enquête, une
double cabine MITSUBISHI a été volée à Douala.
L’approche méthodologique de la collecte qui a prescrit trois mois dans chacun des
milieux a conduit à recruter suffisamment d’agents pour former des équipes travaillant
simultanément dans ces différents milieux. Les difficultés de terrain sur le plan
organisationnel ont par conséquent été relatives à :
v la gestion d’importants effectifs de temporaires par des cadres qui n’avaient pas
l’habitude, d’où quelques cas d’indiscipline et d’insubordination observés dans
deux régions sur douze ;
v de nombreux déplacements pour sensibiliser les populations, superviser les
travaux dans les différentes équipes qui n’étaient regroupées dans un rayon
acceptable qu’au début de l’opération ou dans les provinces peu étendues ;
v des conditions difficiles d’hébergement dans certaines localités où les structures
d’accueil étaient manifestement rares ;
v quelques cas de réticence collective où des groupes de ménages voulaient soit être
tous enquêtés, soit ne laisser aucun des leurs répondre aux interviews ;
v quelques revendications intempestives de la part de certains agents temporaires qui
voulaient une rémunération plus importante que celle prévue dans leur contrat ;
v l’enclavement et l’éloignement de plusieurs zones d’enquête rendant difficile la
gestion du temps et les déplacements pour la supervision.
L’enquête a été réalisée dans une organisation de type apprenante où le travail en équipe
a prédominé dans toutes les phases. Elle a été l’occasion de renforcement des capacités
des jeunes cadres dont certains étaient à leur première expérience d’enquête.
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14. PERSONNEL DE L’ENQUETE
Le personnel responsable de l’opération essentiellement composé des cadres de l’Institut
National de la Statistique s’est occupé de la conception, de la supervision des travaux de
collecte et d’exploitation, ainsi que de l’analyse des résultats. Outre quelques personnels
d’appui recrutés pour la circonstance, l’opération a également employé des personnels
temporaires pour la collecte, la saisie des données et l’apurement des fichiers. Ces
derniers étaient chaque fois recrutés pour la période de la tâche concernée.
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Tableau 14.2 Liste des personnels d’appui
Fonction Noms et prénoms
Secrétaire JEUKE Juliette Aimée
Chauffeurs TATSINGOUM Bertrand
BENGA Basile
Gardien NGOTTOU Marc
Planton ATANGANA Lazare
Tableau 14.3 Effectifs des enquêteurs et des contrôleurs par région d’enquête
REGIONS Urbain Semi urbain Rural ENSEMBLE
Enquê Contrô Enquê Contrô Enquê Contrô Enquê Contrô
teurs leurs teurs leurs teurs leurs teurs leurs
Douala 50 13 0 0 0 0 50 13
Yaoundé 50 12 0 0 0 0 50 12
Adamaoua 8 2 5 1 4 1 17 4
Centre 6 2 8 2 5 1 19 5
Est 8 2 5 1 4 1 17 4
Extrême-Nord 13 4 8 2 8 2 29 8
Littoral 8 2 5 1 4 1 17 4
Nord 6 2 8 2 5 1 19 5
Nord-Ouest 9 4 6 2 5 1 20 7
Ouest 12 3 6 2 6 2 24 7
Sud 8 2 5 1 4 1 17 4
Sud-Ouest 6 2 8 2 5 1 19 5
Ensemble 184 50 64 16 50 12 298 78
Pour recruter les 376 agents temporaires de collecte sur le terrain, un appel à candidatures
à été lancé dans les chefs-lieux des provinces. Au terme de cet appel près de 8 000
manifestations de candidatures ont été reçues. Un test de présélection a permis de retenir
les plus aptes en fonction de leurs aptitudes intellectuelles, de leur connaissance du
milieu et de leur disponibilité. Dans chaque chef-lieu de province, une formation de deux
semaines s’est achevée par un test de recrutement final. Les meilleurs ont été retenus
comme contrôleurs et ont subi deux journées de formation supplémentaire. Chaque fois,
5% des effectifs à recruter ont été retenus sur une liste d’attente.
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La saisie des données quant à elle s’est déroulée avec 45 agents dont 3 moniteurs et 42
agents de saisie. Parmi les 45 agents temporaires, 74% étaient de sexe féminin. En effet,
en matière de saisie de données, l’expérience a montré que le personnel féminin commet
un taux d’erreurs moins élevé que le personnel masculin.
Les trois équipes formées ont travaillé suivant les horaires journaliers de 6 h 30 mn – 11
h 30 mn ; 12 h 00 mn – 17 h 00 et 17 h 30 mn – 22 h 30 mn. Chaque équipe était placée
sous la responsabilité d’un superviseur d’exploitation qui à la fin de chaque session de
saisie procède à la copie des fichiers partiels. Ces fichiers partiels sont mis ensemble le
lendemain à la première heure.
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ANNEXE 1 : EXTRAITS DU MANUEL DU CONTROLEUR
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I. INTRODUCTION
La deuxième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM II) est une
opération nationale exécutée par la Direction de la Statistique et de la Comptabilité
Nationale du Ministère de l’Economie et des Finances et ayant pour objectif principal de
mettre en place les bases d’un dispositif permanent de suivi/évaluation des conditions de
vie des ménages en général et du programme de réduction de la pauvreté en particulier.
Parmi les personnels chargés de son exécution, les contrôleurs occupent une place
centrale. Leur mission est de jouer un rôle d’intermédiaire entre les concepteurs de
l’opération et les exécutants. A ce titre ils doivent maîtriser les différentes phases du
projet, les principaux documents méthodologiques, les aspects pratiques et
organisationnels afin de pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes.
Ils alertent les organisateurs sur les problèmes de terrain et veillent au respect des
consignes sur le terrain, ce qui les oblige à plus d’effort et de constance au travail. Le
présent manuel a pour principal objet de préciser sur six points les tâches qui sont les
leurs tout au long de l’opération, à savoir :
• La sensibilisation ;
• Le dénombrement ;
• Le tirage de l’échantillon ;
• Le suivi et l’encadrement des enquêteurs ;
• La vérification et la codification des questionnaires ;
• La garde du matériel et des équipements.
Compte tenu du rôle important que le contrôleur joue auprès des agents enquêteurs dont
il est en réalité le chef d’équipe, il doit non seulement maîtriser ce guide, mais maîtriser
également le manuel d’instructions aux agents enquêteurs.
Enfin, sa disponibilité doit être entière dans la mesure où il est appelé à suppléer toute
défaillance d’un enquêteur de son équipe.
Le tirage de l'échantillon s'effectue suivant une méthodologie qui dépend du milieu dans
lequel on se trouve et du degré de tirage. Le contrôleur doit chercher à comprendre le
tirage effectué par les organisateurs de l’enquête au niveau des arrondissements et des
ZD. Il doit maîtriser le tirage au dernier degré, c’est-à-dire celui des ménages sur lesquels
porteront les interviews. Sur le terrain, il sera seul (surtout en zone rurale) à effectuer ce
tirage et à rendre compte au superviseur.
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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 30
2.1 Mécanisme du tirage
Quel que soit le milieu de résidence, le tirage des ménages au dernier degré suit
exactement la même procédure. Dans chaque ZD tirée, on connaît après dénombrement,
le nombre total de ménages M, numérotés séquentiellement de 1 à M. On connaît
également le nombre de ménages à enquêter dans la ZD concernée, soit m.
• calculer dans un premier temps le pas de tirage qui est donné par la formule
p=[ M/m] (partie entière de la division de M par m) ;
Dans le cas où on tire 12 ménages par ZD (grandes villes ) la liste complète est alors la
suivante :
x, ; x + p ; x + 2p ; x + 3p ; x + 4p ; x + 5p ; x + 6p ; x + 7p ; x + 8p ; x + 9p ; x + 10p ; x+11p.
Après le tirage, la fiche de l’échantillon doit être remplie pour la ZD concernée, et les
numéros des ménages à enquêter communiqués aux agents enquêteurs.
2.2.2 Le choix d’un nombre au hasard entre 1 et p peut se faire de plusieurs manières :
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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 31
Les différentes méthodes ainsi que leurs avantages vous seront expliqués par les
superviseurs qui prescriront celle à utiliser compte tenu de la facilité de sa mise en œuvre.
Pour obtenir la liste des ménages tirés à l’issue du processus, on prend comme premier
ménage celui portant le même numéro que le nombre au hasard tiré. On obtient les
ménages suivant en ajoutant chaque fois le pas du tirage.
2.3 Exemple de tirage dans une ZD urbaine de Buéa qui a 200 ménages dénombrés
• organisationnel,
• technique, et
• pratique.
• maîtriser l’environnement de ses zones d’enquête en vue de fournir à son équipe les
éléments nécessaires pour bien remplir certaines sections du questionnaire à travers le
contrôle des réponses ou l’aide à fournir aux enquêtés pour qu’ils répondent mieux
(sections 9, 12, 13, etc.) ;
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• rappeler toutes les dispositions techniques indispensables au bon remplissage des
questionnaires (il continue la formation de son équipe sur le terrain) ;
• s’assurer que ces dispositions sont systématiquement respectées, et renvoyer
éventuellement sur le terrain les questionnaires mal remplis pour correction ou
complément d’information ;
• vérifier et codifier les questionnaires, et informer son superviseur quotidiennement si
possible du déroulement des opérations dans sa zone d’enquête.
Sur le plan pratique, l’harmonie au sein d’une équipe peut entretenir un climat de
confiance susceptible de favoriser la bonne marche du travail. Il appartient au contrôleur
d’instaurer un tel climat dans son équipe tout au long de l’opération. En tant que
responsable de ce climat, tout clivage qui naîtrait dans son équipe serait la preuve de son
incapacité à gérer le groupe.
Ces deux tâches constituent une partie importante du travail du contrôleur pendant
l’enquête. Elles demandent beaucoup de concentration. Il faut rappeler que le contrôleur
est très souvent jugé sur cette partie de son travail. Les principales consignes à respecter
et les différents contrôles de cohérence à effectuer doivent être maîtrisés.
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4.2 Quelques cas de cohérence à effectuer
1. Le contrôle des identifiants du ménage consiste à s’assurer que les codes affectés aux
variables : province, département, arrondissement, milieu et ZD sont bien appropriés
au ménage enquêté. De plus, pour un même ménage, il faut ve iller à ce que les codes
soient les mêmes sur le questionnaire principal, le livret des dépenses rétrospectives,
le carnet des dépenses et acquisitions quotidiennes et la fiche échantillon ;
4. Le fait pour un ménage donné de remplir certaines sections signifie que ce dernier
doit fournir un certain nombre d’informations dans d’autres sections. C’est le cas par
exemple d’un ménage qui à la section 13 déclare faire de la pisciculture. On s’attend
normalement que ce ménage prélève une partie de son élevage pour sa propre
consommation.
5. La vraisemblance des réponses doit également faire l’objet d’une attention particulière
pendant la vérification des questionnaires. Quelques exemples :
Section 15 ; la fréquence d’une dépense sera mise en rapport avec la taille du ménage
Section 14.7 ; les frais de scolarité seront confrontés au nombre d’enfants en cours de
scolarisation, au cycle d’enseignement fréquenté et au secteur (privé/public) de
l’établissement fréquenté.
Les superviseurs lors de la formation vous indiqueront les autres contrôles et vérifications
à faire pour vous assurer qu’il y a une cohérence globale dans le travail que vous remet
votre agent enquêteur.
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V. GARDE DES MATERIELS ET EQUIPEMENTS
• questionnaires ;
• carnets de compte ;
• balances ;
• toises ;
• décamètres ;
• cantines ;
• boîtes à pharmacie ;
• calculatrices.
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ANNEXE 2 : PRINCIPAUX SUPPORTS DE COLLECTE
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