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Rapport ECAM II : Enquête sur les ménages

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INSTITUT NATIONAL DE REPUBLIQUE DU CAMEROUN

LA STATISTIQUE
------------------------

N Paix – Travail – Patrie

I S

DEUXIEME ENQUETE CAMEROUNAISE AUPRES DES MENAGES

Rapport d’exécution

Mars 2003
SOMMAIRE
Pages

01. SIGLES ET ABREVIATIONS 2

02. INTRODUCTION 3

03. ORGANISATION DE L’ENQUETE 4

04. CARTHOGRAPHIE 5

05. ENQUETE PILOTE 6

06. SENSIBILISATION 9

07. RESULTATS DE LA COLECTE 12

08. VOLET PRIX 13

09. EXPLOITATION DES DONNEES 15

10. VALIDATION DES DONNEES 17

11. PLAN DE PUBLICATION 19

12. ASPECTS FINANCIERS DE L’OPERATION 22

13. DIFFICULTES RENCONTREES 23

14. PERSONNEL DE L’ENQUETE 26

ANNEXE 1 : EXTRAITS DU MANUEL DU CONTROLEUR 29

ANNEXE 2 : PRINCIPAUX SUPPORTS DE COLLECTE 36

2.1 Questionnaire principal 37

2.2 Dépenses rétrospectives du ménage 60

2.3 Dépenses et acquisitions quotidiennes du ménage 85

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 1
1. SIGLES ET ABREVIATIONS

AFRISTAT Observatoire Economique et Statistique d’Afrique Subsaharienne


BTP Bâtiments et Travaux Publics
BUCREP Bureau Central de Recensements et des Etudes de Population
CAAS Cellule d’Appui à l’Ajustement Structurel
CRTV Cameroon Radio and Television
CFA Communauté Financière Africaine
CTS Comité Technique de Suivi des Programmes Economiques
DCE Délégation de la Commission Européenne
DSCN Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale
DSRP Document de Stratégies de Réduction de la Pauvreté
ECAM Enquête Camerounaise Auprès des Ménages
EDS Enquête Démographique et de Santé
EDM Enquête sur les Dépenses des Ménages
IDA International Development Association
INS Institut National de la Statistique
MINEFI Ministère de l’Economie et des Finances
MINEPAT Ministère des Affaires Economiques, de la Programmation et de
l’Aménagement du Territoire
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
PPPCRP Projet de Partenariat entre les secteurs Privé et Public pour la
Croissance et la Réduction de la Pauvreté
PREPAFEN Projet de Réduction de la Pauvreté et Actions en faveur des Femmes
dans la province de l’Extrême-Nord
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
SCN Système de Comptabilité Nationale
SOPECAM Société de Presse et d’Edition du Cameroun
TVA Taxe sur la Valeur Ajoutée
UAF Unité Administrative et Financière
UE Union Européenne
UP Unité Primaire
ZD Zone de Dénombrement

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 2
2. INTRODUCTION
La deuxième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages en abrégé ECAM II est une
enquête sur les conditions de vie des ménages dont l’objectif majeur est de servir de base
au système de suivi et d’évaluation du programme de réduction de la pauvreté du
Gouvernement camerounais.

ECAM II comme projet de collecte de données fait partie de la composante information


du Projet de Partenariat entre les secteurs Public et Privé pour la Croissance et la
Réduction de la Pauvreté (PPPCRP) conclu entre le Cameroun et la Banque Mondiale en
octobre 2000. Les résultats de l’opération ont servi à la finalisation du DSRP du
Cameroun dont la version intérimaire a été approuvée par les institutions de Breton Wood
en août 2000.

Sa réalisation a nécessité la mobilisation d’importantes ressources financières mises en


place par trois bailleurs de fonds : la Banque Mondiale, l’Etat du Cameroun et l’Union
Européenne. Sa préparation commencée en octobre 2000 a duré près d’un an avant la
descente des enquêteurs sur le terrain. La forte mobilisation des moyens humains et
financiers en sa faveur a été à la hauteur de l’importance que tous les partenaires au
développement lui ont accordé. Six missions d’experts dont deux d’AFRISTAT et quatre
de la Banque Mondiale ont appuyé l’équipe technique de l’Institut National de la
Statistique (INS) du Cameroun lors de l’ensemble des travaux. Au plan national, il y a eu
beaucoup de concertations avec les partenaires du système national d’informations
statistiques, en vue de prendre en compte les besoins des services sectoriels et de la
société civile. Cette approche participative répondait surtout au souci de réaliser une
opération qui permette d’élaborer des indicateurs de suivi évaluation pour tous les
secteurs.

Le présent rapport d’exécution entend présenter le déroulement de l’opération en insistant


sur :
• L’organisation de l’enquête,
• La cartographie,
• L’enquête pilote,
• La sensibilisation,
• Les résultats de la collecte,
• Le volet prix,
• L’exploitation des données,
• La validation des données,
• Le plan de publication, et
• Les aspects financiers de l’opération.

Des extraits du manuel de contrôleur et les principaux supports de collecte sont les deux
annexes qui complètent ce document.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 3
Ce rapport se veut un document bilan de toutes les phases de l’enquête, sans pour autant
se substituer aux publications particulières dont la plupart sont aujourd’hui disponibles.
L’expérience d’une enquête sur un échantillon de près de 12 000 ménages a été mise à
profit pour renforcer les capacités des cadres de l’Institut National de la Statistique. Ce
rapport et toute la documentation disponible sur l’opération vise à pérenniser cette
expérience.

Au-delà de la pérennisation des expériences acquises, le caractère d’opération de


référence exige que tous les choix techniques soient explicitement connus pour que les
opérations futures permettent de faire des comparaisons fiables sur des bases communes.

3. ORGANISATION DE L’ENQUETE
Sur le plan des objectifs fixés par le Gouvernement, celui qui a le plus contraint
l’organisation de l’enquête est la fourniture des profils de pauvreté au niveau des
provinces en distinguant les comportements en fonction des milieux de résidence. Cet
objectif qui prépare entre autres la décentralisation, a permis de saisir lors des analyses,
les spécificités régionales du phénomène de la pauvreté. Ces spécificités sont à même
d’orienter les politiques et actions ciblées devant être mises en place dans les différentes
régions du Cameroun. Le profil de pauvreté spécifique réalisé pour la province de
l’Extrême-Nord à l’issue de l’enquête pour appuyer les actions du Projet de Réduction de
la Pauvreté et Actions en Faveur des Femmes dans la Province de l’Extrême-Nord
(PREPAFEN) en est une parfaite illustration.

Le pays a été divisé en 12 régions correspondant aux 10 provinces auxquelles on a ajouté


les deux plus grandes métropoles à savoir Douala et Yaoundé. En ce qui concerne les
zones de résidence, trois milieux ont été isolés à savoir les milieux urbain, semi urbain et
rural. Les caractéristiques de ces trois milieux figurent dans le tableau ci-après.

Tableau 3.1 Caractéristiques des différents milieux


Milieux Caractéristiques
Urbain Villes de 50.000 habitants ou plus
Semi urbain Villes de 10.000 à 49.999 habitants
Rural Reste du territoire

Cette partition en trois milieux lors des opérations de collecte a induit deux principaux
types de support de collecte. Le questionnaire urbain (pour les milieux urbain et semi
urbain) se compose d’un module principal comprenant 13 sections traitant chacune d’un
thème particulier, d’un module pour les dépenses rétrospectives, d’un module pour les
dépenses et acquisitions quotidiennes et d’un carnet de comptes à faire remplir
quotidiennement par le ménage. Dans le questionnaire rural, les modules dépenses
rétrospectives et quotidiennes sont réunis compte tenu du volume moins important des
dépenses quotidiennes dans ce milieu ; le module principal est commun aux milieux
urbain et rural.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 4
Malgré cette partition en trois milieux, la plupart des analyses déjà réalisées tiennent
compte uniquement du milieu urbain et rural. Comme en 1996 au cours de l’ECAM I, le
milieu urbain concerne les villes de 50.000 habitants ou plus, et le milieu semi urbain est
considéré comme faisant partie du milieu rural.

L’enquête a duré trois mois sur le terrain, de septembre à décembre 2001. A défaut de
réaliser une enquête à plusieurs passages sur toute une année pour mieux saisir les effets
saisonniers annuels, l’organisation de la collecte a permis d’enquêter pendant trois mois
dans chaque milieu des 12 régions d’enquête, afin de saisir effectivement les phénomènes
de saisonnalité dans chacun des milieux durant les trois mois.

L’exploitation des données a été réalisée par une équipe opérationnelle composée d’une
dizaine de cadres et d’une cinquantaine d’agents temporaires. Les responsables de
l’exploitation ont pris part à toutes les phases préparatoires de l’enquête afin de mieux
préparer les activités d’exploitation.

4. CARTOGRAPHIE
La base de sondage utilisée est celle du 2ème RGPH d’avril 1987. Compte tenu de son
caractère vétuste, un effort de mise à jour a été fait à deux niveaux à savoir :

• la remise à niveau des zones de dénombrement (ZD) selon leur taille de 1987 et
• l’actualisation de certaines unités primaires (UP) au niveau des arrondissements en
nombre de ZD.

S’agissant de la remise à niveau de certaines ZD selon leur taille de 1987, il s’est agi de
les rendre toutes comparables en segmentant les ZD de très grande taille en 1987, afin
qu’elles aient une taille moyenne de 200 ménages ; ceci permet d’ailleurs de justifier le
tirage à probabilités égales qui a été utilisé. Dans ce cadre, la segmentation s’est faite de
la manière suivante :

300 < Taille ≤ 600 ⇒ segmentation en 2 ZD ;


600 < Taille ≤ 900 ⇒ segmentation en 3 ZD ;
900 < Taille ≤ 1200 ⇒ segmentation en 4 ZD ;
ainsi de suite.

Le second aspect de cette mise à jour s’est intéressé aux villes de plus de 200 000
habitants. La prise en compte de la densification et des extensions du périmètre urbain a
permis d’isoler de nouvelles ZD. Ce travail a eu lieu pour les villes de Douala, Yaoundé,
Maroua, Bamenda et Bafoussam.

Ces travaux cartographiques ont permis un élargissement de la base de sondage qui a été
utilisée par la suite au cours de la mise en œuvre du plan de sondage qui, comme
l’indique le document de la méthodologie générale, était différent selon les milieux. Le
tableau ci-après présente la configuration de la base de sondage par région et par milieu
après cette mise à jour.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 5
Tableau 4.1 Evolution de la base de sondage en nombre de ZD
REGIONS en 1987 2001 après mise à jour
Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total
urbain urbain
Douala 678 0 0 678 870 0 0 870
Yaoundé 654 0 0 654 809 0 0 809
Adamaoua 110 74 351 535 116 75 379 570
Centre 59 110 1 015 1 184 65 116 1 029 1 210
Est 38 62 406 506 39 92 417 548
Extême-Nord 187 67 1 328 1 582 229 69 1 543 1 841
Littoral 145 69 283 497 238 75 307 620
Nord 153 31 530 714 184 36 606 826
Nord-ouest 125 86 905 1 116 145 98 1 111 1 354
Ouest 181 90 890 1 161 218 100 944 1 262
Sud 36 36 356 428 38 42 334 414
Sud-ouest 137 74 519 730 180 85 524 789
ENSEMBLE 2 503 699 6 583 9 785 3 131 788 7 194 11 113

Le résultat de ces travaux cartographiques a été l’augmentation de 13,6 % du nombre de


ZD sur tout le territoire national. Ces augmentations sont de 28,3 % et 23,7 %
respectivement pour Douala et Yaoundé. C’est de cette manière qu’on a préparé une
bonne estimation des indicateurs en général et des effectifs de la population en
particulier.

5. ENQUETE PILOTE
Elle s’est déroulée du 14 mai au 02 juin 2001 dans cinq arrondissements du pays et a eu
pour objectifs de :

• tester les outils de collecte : méthodologie de collecte et questionnaires ;


• évaluer la charge de travail des agents enquêteurs (durée des interviews) et des
contrôleurs ;
• cerner les réactions et attitudes des enquêtés face aux différentes questions ;
• se rendre compte des difficultés éventuelles par rapport à l’administration des
questionnaires ;
• se servir des questionnaires remplis pour tester le masque de saisie et les autres
programmes de contrôle de cohérence.

Sur la supervision de la Direction Technique de l’enquête, trois équipes se sont déployées


dans les arrondissements choisis pour réaliser cette opération. Le choix des
arrondissements a permis d’enquêter dans les trois différents milieux (urbain, semi urbain
et rural) de manière à tester les différents types de questionnaire et de schéma de collecte.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 6
Tableau 5.1 Liste des zones de l’enquête pilote
Milieu Arrondisse Localités Durée de l’enquête Nombre de
ment ménages
Urbain YAOUNDE 2 NKOMKANA I 14 au 31 mai 2001 12
YAOUNDE 5 ESSOS CENTRE I 15 mai au 02 juin 2001 12
ESSOS CENTRE II 15 mai au 02 juin 2001
Semi urbain OBALA ELIG BESSALA 15 mai au 02 juin 2001 18
EKOK ASI 15 mai au 02 juin 2001
Rural BAMENDA NKEM 23 au 29 mai 2001 27
MBALMAYO MBEDOUMOU 15 au 21 mai 2001 36
OVANGOUL 15 au 21 mai 2001

Le choix de l’arrondissement de Bamenda dans la province du Nord-Ouest a permis entre


autres de tester les outils de collecte de langue anglaise ; ce qui a produit un important
résultat secondaire à savoir l’amélioration de la traduction des documents.

Les activités réalisées au cours de l’opération ont consisté à :

v rencontrer les Sous Préfets des arrondissements concernés afin qu’ils mettent à la
disposition des équipes leurs collaborateurs (chefs de villages, de quartiers ou
autres auxiliaires d’administration) pour aider à choisir les ménages à enquêter et
à s’y introduire ;
v interviewer les ménages choisis en respectant le schéma de collecte et de manière
à remplir toutes les sections du type de questionnaire selon le milieu où l’on se
trouve ;
v codifier les questionnaires remplis en même temps qu’on vérifie les cohérences et
les difficultés à les assurer ;
v saisir les données collectées pour tester les masques de saisie et les programmes de
contrôles de cohérence.

Sur la base des résultats de cette opération, plusieurs observations ont été formulées
parmi lesquelles on peut retenir :

v d’importantes corrections et améliorations apportées aux différents types de


questionnaires et aux manuels d’enquête,
v une évaluation du temps moyen d’enquête par ménage qui s’est trouvé surestimé
du fait du manque d’expérience des enquêteurs,
v une bonne préparation de la sensibilisation par la prise en compte de l’exigence de
la part de certains ménages d’une contrepartie à la fourniture des informations et
au temps passé avec les enquêteurs,

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 7
v une estimation du nombre moyen de carnets de comptes à déposer par ménage
compte tenu du nombre moyen de personnes éligibles par ménage,

v une approche de la gestion des rapports entre enquêteurs et enquêtés qui a consisté
à leur expliquer à quoi ont servi les résultats de l’ECAM I1 et à éviter toute
promesse quant à d’éventuelles contreparties individuelles à tirer de l’enquête
ECAM II.

Les leçons tirées sur le plan de la collecte proprement dite ont concerné :

v l’appréciation des difficultés réelles de la phase de cartographie (limites des ZD et


leur dénombrement) ;
v la saisine de la fréquence des acquisitions quotidiennes qui varie pour le même
produit selon les différents passages dans le même ménage ;
v la difficulté d’assurer la cohérence entre la possession de certains équipements et
la déclaration des dépenses pour leur fonctionnement.

C’est dans le cadre de la capitalisation de cette expérience qu’un suivi rigoureux des
premiers questionnaires s’est trouvé facilité au début de la collecte en mi-septembre
2001.

1
Les populations veulent de plus en plus savoir à quoi servent les opérations d’enquête et certaines conditionnent
leur coopération à l’usage fait des précédentes opérations. Dans le plan de sensibilisation de l’ECAM II, il avait été
prévu de présenter les grands résultats de l’ECAM I ainsi que quelques utilisations des résultats. Dans ce cadre, le
projet PREPAFEN et l’instauration de la gratuité de la scolarité pour les écoles primaires publiques ont été présentés
comme des actions prises par le Gouvernement au vu des résultats de l’ECAM I.
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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 8
6. SENSIBILISATION
Les populations visées par la campagne de sensibilisation ont été atteintes à travers un
certain nombre d’intervenants incluant :

• Autorités administratives,
• Autorités traditionnelles,
• Autorités religieuses,
• Hommes de média,
• Guides locaux.

A ces différents acteurs, il faudrait ajouter le personnel de la Direction de la Statistique et


de la Comptabilité Nationale (DSCN) et le personnel de terrain qui ont mené des actions
de grande envergure dans ce domaine, à l’instar :

v des points de presse de lancement,


v de la grande campagne d’affichage des banderoles, et
v de la grande campagne de distribution des affiches publicitaires.

6.1 Autorités administratives

Au niveau de chaque province, le Gouverneur saisi directement par le Ministre de


l’Economie et des Finances a aussitôt organisé des réunions d’information avec ses
collaborateurs pour lancer l’opération dans son unité de commandement. L’entourage du
Gouverneur était composé pour la circonstance de :

v Secrétaire Général de la Province,


v Conseiller aux Affaires Economiques,
v Comandant de la Légion de Gendarmerie,
v Commissaire de la Sécurité Publique,
v Chef de la Division Economique Provinciale,
v Délégués Provinciaux des services publics,
v Députés résidant dans le chef-lieu de la province,
v Préfets et Sous-préfets des départements abritant le chef-lieu de la province,
v Maires
v Responsables des principaux médias dont le Chef de la station provinciale CRTV.

La mission de lancement et de sensibilisation venue de Yaoundé et appuyée par la


Division Economique Provinciale a rappelé au cours de ses réunions de lancement, les
objectifs de l’enquête, le calendrier du déroulement de l’opération dans la province et les
appuis attendus de l’ensemble des autorités administratives, traditionnelles et de maintien
de l’ordre.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 9
Sur cette base, le Gouverneur a saisi les préfets, les sous-préfets, les chefs de brigade de
gendarmerie, les commissaires de sécurité publique, les responsables de la station CRTV,
les chefs traditionnels et dans certaines provinces les chefs religieux pour leur demander,
chacun en ce qui le concerne, d’aider à la mobilisation des populations dans les
différentes zones d’enquête et à la bonne organisation des travaux.

Dans ce maillon, le sous-préfet a été l’interlocuteur direct sur le terrain, en établissant les
contacts avec les chefs de canton ou de groupement, les chefs de village et des quartiers,
et en fournissant parfois des guides ou des interprètes.

6.2 Les autorités traditionnelles et auxiliaires de l’administration

Les autorités traditionnelles et auxiliaires de l’administration concernées ici sont les


Chefs de village, les Lamibé, les Djaoro, les Chefs de canton ou groupement, les Chefs
de quartier et les Chefs de bloc. Une fois saisis aux fins de l’exécution de l’enquête, ces
différents auxiliaires de l’administration se sont chargés de sensibiliser leurs différentes
populations. Compte tenu du faible degré d’alphabétisation de certaines populations
rurales, on a eu parfois à faire appel à des guides pouvant jouer le rôle d’interprètes.

6.3 Autorités religieuses

Les lieux d’office religieux ont offert de canaux précieux pour véhiculer les messages
publicitaires de l’ECAM II. Les responsables de terrain (superviseurs et contrôleurs) ont
rencontré les différents responsables religieux (Curés, Aumôniers, Pasteurs, Catéchistes,
Imams et autres) pour solliciter leur concours afin qu’ils soient des amplificateurs de la
lettre de sensibilisation provenant du Sous préfet ou de toute autre autorité.

6.4 Media

Les médias concernés par les actions de sensibilisation sont essentiellement la CRTV et
ses antennes provinciales, les radios rurales et la SOPECAM. Un plan média a été
élaboré avec la collaboration de la CRTV et de la Cellule de Communication du MINEFI.
Ce plan a organisé un ensemble cohérent d’activités pendant toute la durée de l’enquête,
axé autour :

v de l’animation nationale, et
v de l’animation régionale.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 10
Au niveau national, les activités réalisées ont concerné :

v la distribution des affiches publicitaires bilingues sur l’opération ECAM II,


v la diffusion du spot publicitaire radio et télé en français et en anglais,
v le passage aux différentes émissions de grande écoute à la CRTV,
v les reportages sur le déroulement de l’enquête,
v la diffusion de communiqués et interviews sur le déroulement de l’opération,
v l’affichage des banderoles sur l’opération ECAM II.

Au niveau régional, chaque station provinciale de la CRTV était un point focal de


sensibilisation animé par le superviseur provincial de l’enquête, le chef de la Division
Economique Provinciale et les responsables locaux de la CRTV. Les activités de chaque
point focal ont consisté à :

v diffuser régulièrement le spot publicitaire en le traduisant éventuellement en


langues nationales de la province concernée ;
v sensibiliser à travers des communiqués, des reportages et des interviews les
populations sur les objectifs de l’enquête, les résultats attendus et la nécessité de
répondre de manière adéquate aux interviews des enquêteurs ;
v informer le public local en général et les populations des zones d’enquête en
particulier du calendrier du déroulement de l’opération.

6.5 Guides locaux

Les guides locaux ont constitué sur le terrain une véritable courroie de transmission entre
les ménages et les enquêteurs. Ils ont joué un rôle important dans :

v la reconnaissance et la délimitation des zones d’enquête ;


v l’introduction des équipes dans les ménages des zones rurales surtout ;
v l’intermédiation entre enquêteurs et enquêtés comme interprètes.

Ils ont aussi eu à expliquer aux ménages la technique de l’échantillonnage afin d’apaiser
l’inquiétude de ceux qui, choisis au hasard, pouvaient se sentir particulièrement visés.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 11
7. RESULTATS DE LA COLLECTE
Les équipes de collecte sont descendues sur le terrain dans toutes les provinces le 10
septembre 2001. Au terme d’une grande campagne de sensibilisation régionale qui s’est
achevée dans certaines provinces par une réunion officielle de lancement présidée par le
Gouverneur de la province ou son représentant. Le démarrage effectif de la collecte a eu
lieu entre le 12 et le 15 septembre 2001. La dernière équipe a terminé son travail le 17
décembre dans la province du Centre.

Le suivi de la collecte était assuré par trois responsables qui avaient chacun quatre
régions à superviser. La première mission de suivi des opérations de collecte a donné lieu
à une évaluation minutieuse au terme de laquelle une note technique intitulée “liste
minimale de contrôles de cohérence à effectuer sur chaque questionnaire avant son envoi
à Yaoundé ” a été rédigée par l’équipe technique et diffusée auprès des douze
superviseurs régionaux.

La mission de supervision de la Banque Mondiale sur le déroulement de l’enquête


conduite par Madame Ghislaine Délaine du 10 au 27 novembre 2001 a, sur la base de
cette note, évalué le déroulement de l’enquête auprès de quelques équipes de collecte à
Yaoundé, Douala, Nkongsamba, Bafoussam et Bafia. Cette évaluation consistait à
présenter les insuffisances que la note voulait faire corriger et à discuter avec les
contrôleurs et enquêteurs pour trouver des solutions appropriées aux autres problèmes
techniques qu’ils rencontrent et qui ne figurent pas dans la note suscitée.

Le tableau ci-après résume l’état de la collecte par rapport à la répartition initiale de


l’échantillon.

Tableau 7.1 Résultats de la collecte à la fin de l’enquête.


Régions Ménages échantillon Ménages enquêtés
Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total
urbain urbain
DOUALA 1 200 0 0 1 200 1 186 0 0 1 186
YAOUNDE 1 200 0 0 1 200 1 179 0 0 1 179
ADAMAOUA 270 180 324 774 270 180 324 774
CENTRE 216 270 396 882 215 267 396 878
EST 270 180 324 774 268 179 324 771
EXTREME-Nord 468 288 594 1 350 463 286 594 1 343
LITTORAL 270 180 324 774 269 179 324 772
NORD 216 270 396 882 196 268 432 896
NORD-OUEST 324 216 432 972 324 234 405 963
OUEST 414 216 459 1 089 414 216 458 1 088
SUD 270 180 324 774 269 178 324 771
SUD-OUEST 216 270 396 882 215 269 396 880
CAMEROUN 5 334 2 250 3 969 11 553 5 268 2 256 3 977 11 501
Source : ECAM II / INS

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 12
La lecture de ce tableau suscite quelques questions relatives au faible taux de non-
réponses, auxquelles on peut apporter les éléments de réponse suivants :

v le taux de non-réponses est faible d’abord en raison du succès de la campagne de


sensibilisation menée auprès des ménages ; ensuite, les enquêteurs ont tout fait
pour remplacer les cas à problèmes selon le schéma retenu dans la méthodologie ;
cette situation s’explique par le fait que chaque enquêteur souhaitait terminer
l’enquête avec un bon rendement pour bénéficier de la totalité de sa prime de fin
de contrat ;

v dans une ZD de la région du Nord, 36 ménages ont été tirés et enquêtés au lieu de
18 initialement prévus ;

v de plus, il s’agit des taux bruts avant saisie et validation.

Ces bons résultats sont donc provisoires dans la mesure où ils ne tiennent pas encore
compte des enquêtes incomplètes qui seront par la suite exclues pour calculer les taux
définitifs de non-réponses sur la base des questionnaires validés (voir tableau 9.2).

8. VOLET PRIX
Le volet prix de l’ECAM II tient son importance de l’utilisation que l’on fait de ses
résultats. Mais avant d’en venir à ceux-ci, les objectifs de départ de ce volet étaient de
préparer :

v la construction du seuil de pauvreté ;


v la valorisation de l’autoconsommation ;
v les indices de prix régionaux pour la comparaison des dépenses de consommation.

La construction du seuil alimentaire absolu de pauvreté a nécessité la prise en compte


d’un panier de consommation alimentaire issu des relevés de dépenses de consommation
des ménages pour prendre en compte les choix de ces derniers. Le seuil retenu a consisté
globalement à valoriser les quantités pour lesquelles on dispose des apports calorifiques
tels que recommandés par les nutritionnistes.

En principe, l’apport calorifique est fourni pour 100 grammes de produit. Selon qu’il
s’agit d’un produit cru ou préparé, le volet prix a permis de reconstituer le prix de 100
grammes ou de 100 grammes augmentés du poids que le produit perd lors de la
transformation. Le document technique sur le calcul du seuil de pauvreté revient plus en
détails sur ces questions.

L’autoconsommation était relevé e en même temps que les dépenses et acquisitions


quotidiennes des ménages ; mais il y a eu quelques omissions que l’on a rattrapées en
utilisant les données sur l’auto production non vendue et les prix des biens concernés
selon la région d’enquête.

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 13
Pour comparer les dépenses des différentes régions, un indice de parité de pouvoir
d’achat a été calculé à partir des indices régionaux fournis par le volet prix. Pour cet
exercice, les prix ont été relevés sur un panier national d’environ 150 produits. Les biens
et services retenus dans ce panier respectent les conditions suivantes :

v ne pas représenter une part trop faible des dépenses de consommation au niveau
national ;
v avoir une variété définie avec une très grande précision ;
v être facile à observer sur le terrain.

Le nombre de centres d’observation et de relevés par région d’enquête figurent dans le


tableau ci-après.

Tableau 8.1 Nombre de centres d’observation et de relevés par région


Régions Nombre de centres d’observation Nombre de relevés
Urbain Semi urbain Total
et rural
Douala 5 ////////////////// 5 10 100
Yaoundé 6 ////////////////// 6 16 599
Adamaoua 2 1 3 3 315
Centre 2 1 3 4 185
Est 2 1 3 6 189
Extrême-Nord 3 2 5 19 054
Littoral 2 1 3 4 952
Nord 2 1 3 3 387
Nord-Ouest 2 2 4 12 502
Ouest 2 2 4 12 701
Sud 2 1 3 5 579
Sud-Ouest 2 1 3 4 930
Ensemble 32 13 45 103 493
Source : ECAM II / INS

Au terme de ces relevés qui ont duré trois mois dans les différentes régions d’enquête, un
indice de prix de FISHER a été calculé pour chaque région en distinguant le milieu
urbain du milieu rural. Le tableau 8.2 ci-après présente les résultats obtenus.

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 14
Tableau 8.2 Indices spatiaux de prix par milieu
URBAIN RURAL ENSEMBLE
Régions Laspey Paasche Fisher Laspey Paasche Fisher Laspey Paasche Fisher
res res res
Douala 103,3 99,3 101,2 //////// //////// //////// 103,3 99,3 101,2
Yaoundé 100,0 100,0 100,0 ////////// ////////// ////////// 100,0 100,0 100,0
Adamaoua 103,7 93,7 98,6 104,3 91,3 97,6 103,9 92,7 98,2
Centre 91,8 83,7 87,7 95,7 87,5 91,5 95,1 86,8 90,9
Est 93,7 82,8 88,1 101,2 84,5 92,4 99,3 84,1 91,4
Extrême-Nord 102,1 86,5 94,0 98,5 58,4 75,9 99,2 62,2 78,7
Littoral 95,0 87,7 91,3 93,6 68,5 80,1 94,4 78,4 86,2
Nord 95,2 85,3 90,1 88,6 68,5 77,9 91,3 74,7 82,6
Nor-Ouest 91,2 77,0 83,8 88,2 72,3 79,9 89,3 74,0 81,3
Ouest 92,5 86,6 89,5 86,4 76,8 81,5 88,4 80,0 84,1
Sud 96,7 90,3 93,4 97,2 90,9 94,0 97,2 90,8 93,9
Sud-Ouest 89,9 77,7 83,6 93,6 81,0 87,1 91,9 79,5 85,5
Ensemble 96,3 92,9 94,6 95,5 87,8 91,6 96,0 90,8 93,3
Source : ECAM II / INS

Les indices de parité de pouvoir d’achat ont été calculés en choisissant Yaoundé comme
région de référence. Ces indices ont servi à harmoniser les dépenses de consommation
finale (indicateur de niveau de vie) afin de pouvoir les comparer au niveau national.

Le volet prix de l’ECAM II a constitué une première expérience de relevés des prix à la
fois en milieu urbain et en milieu rural. Les résultas obtenus montrent que le niveau des
prix est bas en zone rurale par rapport au milieu urbain et leur évolution un peu plus
rapide dans ce dernier milieu. Cette expérience sera mise à profit lors de l’extension de
l’indice des prix du Cameroun au milieu rural. Eu égard aux résultats ci-dessus,
l’extension de l’indice des prix au milieu rural est susceptible de ralentir le rythme
d’accroissement des prix tel que présenté jusqu’ici au Cameroun.

9. EXPLOITATION DES DONNEES


L’organisation des travaux a permis de commencer la saisie des données trois semaines
après le début de la collecte. C’est pourquoi les agents de saisie ont été formés juste une
semaine après le lancement de la phase de collecte.

La saisie des premiers questionnaires a eu lieu après d’importants contrôles ayant fait
l’objet d’une note d’observations à l’endroit des superviseurs de terrain. L’organisation
de cette activité avec un effectif de 42 agents de saisie travaillant en trois équipes a
permis d’achever la saisie des 11.501 questionnaires en trois mois. Commencée le 8
octobre, cette saisie contrôlée (le masque de saisie a intégré des contrôles de cohérence et
de vraisemblance) s’est achevée le 3 janvier 2002.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 15
Au cours de cette opération, les questionnaires faisant l’objet d’une enquête incomplète
ont été mis de côté. A cet effet, un ménage est considéré comme faisant partie de
l’enquête complète lorsque toutes les sections 00 à 15 sont fournies et que la section 15
contient les dépenses quotidiennes pour au moins 10 jours sur les 15 requis en milieux
urbain et semi urbain.

Tableau 9.1 Résultats de la saisie des données des questionnaires complets.


Régions Ménages de l’échantillon Ménages validés et saisis
Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total
urbain urbain
DOUALA 1 200 0 0 1 200 1149 0 0 1 149
YAOUNDE 1 200 0 0 1 200 1159 0 0 1 159
ADAMAOUA 270 180 324 774 266 178 324 768
CENTRE 216 270 396 882 213 265 390 868
EST 270 180 324 774 256 178 323 757
EXTREME-Nord 468 288 594 1 350 450 281 592 1 323
LITTORAL 270 180 324 774 267 171 322 760
NORD 216 270 396 882 191 267 432 890
NORD-OUEST 324 216 432 972 317 230 404 951
OUEST 414 216 459 1 089 406 215 455 1 076
SUD 270 180 324 774 264 174 323 761
SUD-OUEST 216 270 396 882 193 231 392 816
CAMEROUN 5 334 2 250 3 969 11 553 5 131 2 190 3 957 11 278
Source : ECAM II / INS

Par rapport aux questionnaires saisis, le taux de non-réponses est de 2.4 % ; ce qui reste
très faible par rapport aux prévisions qui le situait entre 5 et 10 %. La phase apurement
qui a servi de validation définitive a encore permis d’exclure quelques ménages saisis.

La phase apurement à travers un contrôle de cohérence très serré a quant à elle permis de
mettre de côté 286 ménages dont les données posaient des problèmes de cohérence dans
les sections 7, 13, 14 et 15 relatives à l’habitat, aux activités agropastorales et aux
dépenses.

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 16
Tableau 9.2 Répartition du nombre de questionnaires validés après saisie et apurement
Ménages échantillon Ménages validés après apurement
Régions Urbain Semi Rural Total Urbain Semi Rural Total Taux de
urbain urbain réponse
DOUALA 1 200 0 0 1 200 1 118 0 0 1 118 93,2
YAOUNDE 1 200 0 0 1 200 1 095 0 0 1 095 91,3
ADAMAOUA 270 180 324 774 262 176 319 757 97,8
CENTRE 216 270 396 882 213 264 390 867 98,3
EST 270 180 324 774 252 177 318 747 96,5
EXTREME-Nord 468 288 594 1 350 450 280 592 1 322 97,9
LITTORAL 270 180 324 774 257 164 312 733 94,7
NORD 216 270 396 882 183 257 426 866 98,2
NORD-OUEST 324 216 432 972 302 220 391 882 90,7
OUEST 414 216 459 1 089 406 215 455 1 076 98,8
SUD 270 180 324 774 264 174 323 761 98,3
SUD-OUEST 216 270 396 882 181 220 367 768 87,1
CAMEROUN 5 334 2 250 3 969 11 553 4 983 2 147 3 893 10 992 95,1
Source : ECAM II / INS

Le tableau 9.2 ci-dessus présente l’échantillon définitif obtenu. Il révèle un taux définitif
de non-réponses de 4,9% et sa bonne répartition d’une part entre les différentes régions et
d’autre part entre les différents milieux de chaque région.

10. VALIDATION DES DONNEES


Au terme de la saisie, la phase apurement de l’exploitation a commencé le 7 janvier 2002
et a duré deux mois et demi. Elle a consisté à passer des programmes informatiques pour
détecter et corriger les erreurs de collecte, de saisie et de cohérence dans le fichier de
données. L’apurement s’est terminée par la validation des données au cours de laquelle
quelques indicateurs de structure de l’ECAM II ont été comparés à des données d’autres
sources pour juger globalement de la vraisemblance du contenu du fichier des données de
cette enquête.

Dans ce cadre, on a fait appel aux données de différentes sources notamment le RGPH de
1987, l’EDS et l’ECAM I. La comparaison porte sur les indicateurs socio
démographiques et les structures de consommation.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 17
Tableau 10.1 Comparaison de quelques indicateurs sociodémographiques de structure
Sources RGPH ECAM EDS Projections ECAM
1987 1996 1998 DSCN 1999 2001
Indicateurs
Population totale en milliers 10 494 13 052 14 859 15 473
Taille moyenne des ménages 5,20 5,94 5,5 5,0
Rapport de masculinité (en %) 97,0 96,3 97,2 96,1
Age moyen 22,0 22,0 22,3
Structure par âge (en %)
v moins de 15 ans 46,4 44,9 45,3 44,0 43,0
v 15 à 64 ans 50,2 51,8 50,3 52,7 53,5
v 65 ans et plus 3,4 3,3 4,4 3,3 3,5
Sources : RGPH 1987 ; ECAM 1996 ; EDS 1998 et ECAM 2001

La population totale estimée à 15 473 000 personnes reste cohérente par rapport aux
autres sources retenues. Elle est au même niveau que celle que donneraient les
projections en mi 2001 en appliquant aux résultats du 2ème RGPH un taux de croissance
annuel moyen de 2,9% (15 659 000). Par rapport à la structure par sexe et par âge, les
différentes sources sont également concordantes.

S’agissant de la taille moyenne des ménages estimée à 5,0 personnes, elle révèle une
tendance à la baisse observée depuis l’EDS de 1998. En effet, après une augmentation
déjà observée à Yaoundé en 1993 lors de l’enquête 1-2-3 sur l’emploi et le secteur
informel et confirmée à l’ECAM I en 1996 comme résultant des regroupements de
familles imputables à des mesures d’ajustement face à la crise, la tendance s’inverserait
depuis 1998 eu égard aux résultats de l’EDS II. Sur un plan plus technique, il peut aussi
se faire que le poids très important des ménages à faible taille dans l’échantillon soit
incriminé. C’est le prochain RGPH qui permettra de vérifier cette hypothèse.

La consommation finale annuelle des ménages évaluée suivant l’optique SCN 93 à 4 677
milliards de francs courants à partir de l’enquête ECAM II en 2001 est tout à fait
comparable aux estimations de la consommation finale privée chiffrée par les comptes
nationaux du Cameroun à 4 565 milliards de francs courants pour l’exercice 2000/2001.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 18
Tableau 10.2 Comparaison de la structure de consommation entre 1996 et 2001
POSTES DE CAMEROUN DOUALA YAOUNDE
DEPENSES ECAM ECAM ECAM EDM ECAM ECAM EDM ECAM
1996 2001 1996 2000 2001 1996 2000 2001
Alimentation, 47,7 34,3 36,0 34,0 28,3 38,4 32,6 28,3
Boissons et tabacs
Habillement et 7,1 7,4 7,3 6,7 6,3 6,3 7,4 7,5
chaussures
Logement 17,2 15,0 21,0 18,4 19,2 18,8 17,5 14,3
Santé 4,6 11,4 7,6 7,8 7,8 7,1 5,8 12,2
Equipement et 7,5 5,7 5,4 5,4 5,5 4,4 6,0 5,1
entretien maison
Soins personnels 2,6 2,7 3,2 6,5 2,9 3,1 6,3 2,9
Transports et 8,0 8,4 12,1 14,0 12,4 13,8 15,8 11,1
communication
Education 4,3 11,7 5,7 4,4 13,6 6,8 5,8 14,7
Loisirs 1,0 1,9 1,7 2,8 2,6 1,3 2,8 2,7
Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ECAM 1996 ; EDM 2000 et ECAM 2001 / INS

Au niveau national, entre 1996 et 2001, la structure de consommation s’est modifiée


essentiellement sur trois postes à savoir, l’alimentation, la santé et l’éducation. D’emblée,
on peut penser qu’une augmentation des revenus a permis d’accroître les parts de budget
allouées à la santé et à l’éducation au détriment de l’alimentation. L’analyse de cette
structure suivant le niveau de vie des ménages permettra de revenir sur cette hypothèse ;
il convient déjà de signaler qu’en 2001, il y a eu un élargissement des dépenses
d’éducation en y incluant les dépenses relatives aux uniformes et à la cantine scolaire.

Pour les villes de Douala et de Yaoundé qui en 2001 représentent à elles seules 40,3% de
dépenses de consommation, la même tendance s’observe entre 1996 et 2000. Entre 2000
et 2001, les structures sont comparables dans la mesure où la différence observée dans les
postes alimentation et éducation relèverait en partie du transfert en 2001 des dépenses de
cantine scolaire du poste alimentation vers le poste éducation. Les nomenclatures plus
fines en 2001 auraient également permis une collecte plus exhaustive de certaines
dépenses.

11. PLAN DE PUBLICATION


Le plan de publication des résultats de l’ECAM II est sous-tendu par un plan d’analyse
des données susceptible de fournir le maximum d’informations aux utilisateurs sous des
formes et des supports les plus variés. L’objectif affiché pendant la préparation de
l’enquête vise une très grande valorisation des bases de données obtenues. Le plan
d’analyse pré établi a prévu une analyse des données suivant les domaines ci-après :

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 19
Tableau 11.1 Domaines d’analyse retenus
Domaine d’analyse Contenu des analyses
Démographie des populations pauvres
Pauvreté monétaire Pauvreté et caractéristiques des ménages
Pauvreté et Inégalités
Pauvreté des conditions de vie Pauvreté et caractéristiques des ménages
Accès aux services sociaux de base
Pauvreté subjective Pauvreté et caractéristiques des ménages
Le point de vue des pauvres
Malnutrition et caractéristiques des enfants
Pauvreté et malnutrition Malnutrition et caractéristiques des chefs de ménage et
des ménages
Malnutrition et caractéristiques des mères
Corrélations entre les différentes Liens entre pauvreté monétaire, de conditions de vie et
formes de pauvreté subjective
Dynamique de la pauvreté Evolution de la pauvreté entre 1996 et 2001
Impacts des politiques macroéconomiques sur les
conditions de vie
Pauvreté régionale Profils de pauvreté dans les régions ou provinces du
Cameroun

La mise en œuvre de ce plan d’analyse a bénéficié de l’appui des bailleurs qui ont financé
l’opération. Les premiers résultats sortis en avril 2002, soit cinq mois seulement après la
fin de la collecte, ont été produits par une équipe de la DSCN appuyée par deux experts
d’AFRISTAT. Sur financement de la Banque Mondiale, un atelier de rédaction des
rapports thématiques a eu lieu au mois d’août 2002. Deux autres ateliers de même nature
ont eu lieu respectivement à Maroua en janvier 2003 et à Bandjoun en février 2003.

La situation des documents à publier au terme de ces travaux d’analyse se présente


comme l’indique le tableau ci-dessous.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 20
Tableau 11.2 Situation des documents d’analyse de l’ECAM II
Titre du document Situation au 31
mars 2003
CONDITIONS DE VIE DES POPULATIONS ET PROFIL DE PAUVRETE AU Disponible
CAMEROUN EN 2001

ECAM II : DOCUMENT DE METHODOLOGIES ( 4 tomes) Disponible

ECAM II : RAPPORT D’EXECUTION DE L’ENQUETE Disponible

ECAM II : PRESENTATION DES BASES DE DONNEES DE L’ENQUETE Disponible

CONDITIONS DE VIE DES MENAGES ET PROFIL DE PAUVRETE A Disponible


L’EXTREME-NORD CAMEROUN EN 2001

PROFIL DE PAUVRETE EN MILIEU RURAL AU CAMEROUN EN 2001 Disponible

EVOLUTION DE LA PAUVRETE AU CAMEROUN ENTRE 1996 ET 2001 Disponible

PAUVRETE ET GENRE AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE ET MARCHE DE TRAVAIL AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PROFIL DE PAUVRETE EN MILIEU URBAIN AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE ET SANTE AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE ET EDUCATION AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE ET NUTRITION AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE, FEMMES ET GROUPES VULNERABLES AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE, HABITAT ET CADRE DE VIE AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE SUBJECTIVE ET GOUVERNANCE AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

PAUVRETE DES POTENTIALITES AU CAMEROUN EN 2001 En cours de relecture

VARIABILITE DES PRIX ET PAUVRETE AU CAMEROUN EN 2001 Premier draft

PAUVRETE DES OPERATEURS DU SECTEUR AGRICOLE EN 2001 Premier draft

La publication de ces documents est attendue au mois de juin 2003. Il est prévu de faire
graver les plus importants sur CD-ROM et d’afficher certaines sur le site Internet de la
Banque Mondiale. Les bases de données feront aussi l’objet d’une diffusion auprès des
utilisateurs qui en exprimeront la demande. Pour cela, les fichiers documentés vont être
communiqués sur demande et sous certaines conditions à tout utilisateur qui s’engage à
ne pas les communiquer à autrui, à citer systématiquement la source et à respecter le
secret statistique.

_________________________________________________________________________________________
Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 21
12. FINANCEMENT DE L’OPERATION
L’opération a bénéficié des ressources de trois bailleurs de fonds à savoir, la Banque
Mondiale, l’Union Européenne et l’Etat du Cameroun. L’enveloppe globale de
[Link] francs CFA était répartie à raison de 65,0 % pour la Banque mondiale,
18,4 % pour l’Union Européenne et 16,6 % pour l’Etat du Cameroun.

Tableau 12.1 Budget prévisionnel adopté par les différents bailleurs de fonds (en FCFA)
ETAT DU
RUBRIQUES Coût total IDA UE CAMEROUN

1- Coordination 51 260 000 3 240 000 4 200 000 43 820 000

2- Documents techniques 30 060 000 27 500 000 0 2 560 000

3. Travaux préparatoires 97 926 000 36 400 000 16 436 000 45 090 000

4. Logistique 459 460 000 322 000 000 128 600 000 8 860 000

5. Collecte et exploitation 327 340 000 245 410 000 24 000 000 57 930 000

6. Missions d'études 29 250 000 29 250 000 0 0

7. Validation et publication 13 400 000 5 000 000 8 400 000 0

8. Analyses thématiques 33 300 000 5 000 000 13 864 000 14 436 000

9. Divers et imprévus 20 175 000 16 845 000 0 3 330 000

TOTAL GENERAL 1 062 171 000 690 645 000 195 500 000 176 026 000
Part par bailleur (%) 100.0 65.0 18.4 16.6

L’analyse de ce budget révèle bien le caractère lourd de l’opération, avec un échantillon


de près de 12 000 ménages répartis sur le territoire national. Il est également
caractéristique du renforcement de l’appareil statistique dans la mesure où la logistique
acquise va servir pendant plusieurs années encore à la réalisation des autres opérations
statistiques. Cette logistique constituée essentiellement du matériel roulant, des
équipements informatiques et du matériel durable de la pesée pour les relevés des prix
représente 40% de l’enveloppe budgétaire globale.

La Banque Mondiale a pris en charge essentiellement le matériel roulant, les frais des
personnels temporaires de collecte et d’exploitation, l’impression des supports de collecte
et les missions d’études. Le financement de l’Union Européenne a surtout servi à acquérir
les équipements informatiques, le matériel d’enquête et à prendre en charge les frais des
relevés des prix. Le Gouvernement camerounais a supporté les charges relatives à
l’implication des agents de l’Etat et des autorités administratives aux différentes phases
de l’enquête. Une première dotation budgétaire de 136 516 000 FCFA s’est avérée
insuffisante et a été complétée par une seconde d’un montant de 39 510 000 FCFA.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 22
Au moment où ce rapport s’élabore, l’évaluation de l’exécution du budget n’est pas
définitive. Les premières estimations montrent selon les bailleurs que l’enveloppe de
l’IDA sera mobilisée à près de 85% et celle de l’Union Européenne à près de 95% ;
l’Union Européenne a, à la fin des activités pour lesquelles son financement était prévu,
accepté de faire redéployer le solde pour appuyer l’Institut National de la Statistique en
matériels et fournitures et en équipements informatiques supplémentaires. Le
financement de l’Etat camerounais doit être révisé à la hausse dans la mesure où cette
contrepartie n’avait pas pris en compte les taxes (TVA et droits de douane) qui ont
cependant été supportées sur les différents marchés passés avec les fournisseurs, ainsi que
certains voyages d’études. Si l’on s’en tient à ce qui a été budgétisé, le taux de
consommation évalué actuellement à 71% devrait se situer au niveau de celui de
l’enveloppe de l’Union Européenne, compte tenu des activités en cours et relatives aux
travaux d’analyse, à l’impression des documents et aux séminaires et ateliers de
dissémination des résultats.

13. DIFFICULTES RENCONTREES


S’agissant d’une opération de grande envergure comme l’ECAM II qui a touché 11 553
ménages, mobilisé 400 agents temporaires sur le terrain pendant trois mois et nécessité
beaucoup de moyens logistiques, les difficultés ont été d’ordre technique, logistique et
organisationnel.

13. 1 Difficultés techniques

Sur ce plan, les douze mois de préparation ont permis d’améliorer bon nombre d’aspects
(cartographie, plan de sondage, questionnaires, etc.) par rapport à l’ECAM I de 1996,
même si sur le terrain ces améliorations n’ont pas réglé tous les problèmes.

Concernant les nomenclatures, celle des produits s’est avérée par endroit inadaptée par
rapport à l’environnement local ; c’est ainsi que le pagne, vêtement très répandu dans
certaines provinces se retrouve noyé dans la rubrique “ autres vêtements ”. La
nomenclature des emplois utilisée était une version très ramassée dans laquelle on ne
distinguait pas facilement : le peintre artiste du peintre en BTP, ni l’exploitant agricole de
l’ouvrier agricole. L’analyse qui sera faite avec cette dernière nomenclature devra rester
prudente sur son utilisation au niveau détaillé.

Au niveau de la cartographie, les cartes obtenues du BUCREP ne fournissent pas assez de


repères pour l’identification et la délimitation des zones d’enquête. Dans certains
arrondissements, il y avait plus de ZD présentées sur les cartes que dans la base de
sondage, justifiant probablement l’intention d’une segmentation initiale sur le terrain en
1987, mais qui n’a pas été confirmée au bureau. Lorsqu’une ZD tirée et dénombrée
donnait une taille inférieure à celle de 1987, on lui ajoutait éventuellement la ZD voisine
présente sur la carte, mais absente de la base de sondage.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 23
Le support de collecte dans sa section 14 sur les dépenses rétrospectives a connu
quelques problèmes liés à la période de référence des dépenses concernées, en rapport
avec la taille des ménages. Les périodes retenues (trois, six et douze derniers mois)
correspondent au rythme présumé de renouvellement des achats ou acquisitions des
produits concernés. Dans certains cas, certaines dépenses ont failli être sous-estimées à
cause du rythme lent de renouvellement de ces achats ou acquisitions. C’est le cas par
exemple des ménages à une personne où les dépenses de gaz des trois derniers mois sont
nulles tout simplement parce que la bouteille de gaz dure 4 à 5 mois dans ce cas. Des
consignes ont été données pour que de telles dépenses soient relevées sur la période
effective au sein de ces ménages et ramenées par la suite à la période prévue dans le
questionnaire.

Toujours s’agissant des dépenses, celles dites exceptionnelles ont été relevées à part, afin
de ne pas surestimer le niveau de consommation des ménages. Elles concernent en
général les fêtes, les funérailles, les mariages, les baptêmes et les autres grandes
cérémonies (réception d’association, de tontine, etc.) pendant lesquelles le ménage
dépense beaucoup, mais surtout pour les non membres du ménage. Il s’est cependant
avéré que, pour les ménages qui n’achètent de vêtements qu’à l’occasion des fêtes, on ne
peut pas véritablement considérer ces dépenses d’achat de vêtements comme
exceptionnelles.

13.2 Difficultés logistiques

Les retards enregistrés dans les procédures de passation de marché pour acquérir le
matériel d’enquête et le matériel roulant ont été à l’origine de plusieurs reports du début
des opérations de collecte. Les marchés financés par l’Union Européenne pour lesquels
les premiers appels d’offres ont dû être déclarés infructueux pour dépassement des
enveloppes ont davantage retardé le calendrier.

Le choix des prestataires à l’issue du dépouillement et de l’analyse des offres basé


essentiellement sur l’offre la moins disante a conduit dans quelques cas à la réception des
matériels de qualité très moyenne. Au terme de trois mois d’utilisation, le quart des
calculatrices livrées n’était plus fonctionnel.

La date du 10 septembre pour lancer les opérations de collecte en l’absence de la


logistique complète s’est imposée dans la mesure où la collecte devait s’achever
impérativement avant le 15 décembre pour éviter les effets saisonniers des achats et
acquisitions de fin d’année. Ce faisant, beaucoup de dépenses ont été faites par les
superviseurs de terrain au lancement de l’opération pour acquérir le même matériel qu’ils
ont reçu quelques semaines après.

Sur le plan des quantités, une voiture pour desservir une province s’est avérée
insuffisante, ce qui a obligé les superviseurs à privilégier le transport des équipes des
zones rurales et à payer le transport interurbain aux autres équipes dans les enveloppes
budgétaires qui leur étaient allouées. Les boîtes à pharmacie se sont vidées presque
partout en moins d’un mois.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 24
Sur le plan de la sécurité, les superviseurs de terrain qui étaient gestionnaires des fonds
de leur équipe se sont exposés à des risques énormes lors du transport de ceux-ci vers les
zones d’enquête. Le paiement s’est effectué par quinzaine afin de permettre aux services
compétents de l’INS de réunir les pièces justificatives à envoyer à l’UAF du PPPCRP
pour justifier les dépenses et faire de nouveaux appels de fonds. A la fin de l’enquête, une
double cabine MITSUBISHI a été volée à Douala.

13.3 Difficultés organisationnelles

La taille de l’échantillon et sa répartition dans les différentes provinces du Cameroun ont


nécessité une organisation avec une coordination nationale et des responsables au niveau
de chaque province. Une formation des formateurs avait été faite en avril 2001, c’est-à-
dire cinq mois avant le début de la collecte pour préparer certains cadres aux tâches
d’encadrement provincial.

L’approche méthodologique de la collecte qui a prescrit trois mois dans chacun des
milieux a conduit à recruter suffisamment d’agents pour former des équipes travaillant
simultanément dans ces différents milieux. Les difficultés de terrain sur le plan
organisationnel ont par conséquent été relatives à :

v la gestion d’importants effectifs de temporaires par des cadres qui n’avaient pas
l’habitude, d’où quelques cas d’indiscipline et d’insubordination observés dans
deux régions sur douze ;
v de nombreux déplacements pour sensibiliser les populations, superviser les
travaux dans les différentes équipes qui n’étaient regroupées dans un rayon
acceptable qu’au début de l’opération ou dans les provinces peu étendues ;
v des conditions difficiles d’hébergement dans certaines localités où les structures
d’accueil étaient manifestement rares ;
v quelques cas de réticence collective où des groupes de ménages voulaient soit être
tous enquêtés, soit ne laisser aucun des leurs répondre aux interviews ;
v quelques revendications intempestives de la part de certains agents temporaires qui
voulaient une rémunération plus importante que celle prévue dans leur contrat ;
v l’enclavement et l’éloignement de plusieurs zones d’enquête rendant difficile la
gestion du temps et les déplacements pour la supervision.

L’enquête a été réalisée dans une organisation de type apprenante où le travail en équipe
a prédominé dans toutes les phases. Elle a été l’occasion de renforcement des capacités
des jeunes cadres dont certains étaient à leur première expérience d’enquête.

Il reste à souhaiter que la valorisation des résultats dépasse largement le cadre de la


finalisation du DSRP et que son caractère d’opération de référence pour le suivi et
l’évaluation du programme de réduction de la pauvreté fasse d’elle une source
d’informations véritablement privilégiée.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 25
14. PERSONNEL DE L’ENQUETE
Le personnel responsable de l’opération essentiellement composé des cadres de l’Institut
National de la Statistique s’est occupé de la conception, de la supervision des travaux de
collecte et d’exploitation, ainsi que de l’analyse des résultats. Outre quelques personnels
d’appui recrutés pour la circonstance, l’opération a également employé des personnels
temporaires pour la collecte, la saisie des données et l’apurement des fichiers. Ces
derniers étaient chaque fois recrutés pour la période de la tâche concernée.

Tableau 14.1 Liste des personnels responsables


Fonction Noms et prénoms
Directeur national TEDOU Joseph, Directeur de la Statistique et de la
Comptabilité Nationale.
Directeur technique KINGNE Apollinaire, Chef de la Division des Enquêtes et
Etudes Statistiques auprès des ménages.
Responsable du volet prix TCHAMDA Claude, Chef de service des indices des prix à
la consommation.
Responsable financier NDJIWOUA KOMBOE Joseph, Chef de service des
affaires générales
Superviseurs de la collecte TAMCHE Joseph
ODI Dieudonné
NYELE ABANDA Marie
JAZET KENGAP Eric
TCHOUANGTE Robert
AHANDA Jean Marie
TAPTUE André Marie
ABANDA Ambroise
KUATE Paul
PEGOUE Achille
ZAFACK Martin
DZOSSA Anaclet Désiré
MATENE SOB Angélique Lucie
TEBON TENDOH Peter
Superviseurs d’exploitation MBA Martin
TSIMPO NKENGNE Clarence
HAKOUA Ambroise
Contrôleurs d’exploitation TCHAKOTE née WADO Alice Rosine
DJOUMBISSI David
TCHAMAGO KOUEDEU Olivier

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 26
Tableau 14.2 Liste des personnels d’appui
Fonction Noms et prénoms
Secrétaire JEUKE Juliette Aimée
Chauffeurs TATSINGOUM Bertrand
BENGA Basile
Gardien NGOTTOU Marc
Planton ATANGANA Lazare

Tableau 14.3 Effectifs des enquêteurs et des contrôleurs par région d’enquête
REGIONS Urbain Semi urbain Rural ENSEMBLE
Enquê Contrô Enquê Contrô Enquê Contrô Enquê Contrô
teurs leurs teurs leurs teurs leurs teurs leurs
Douala 50 13 0 0 0 0 50 13
Yaoundé 50 12 0 0 0 0 50 12
Adamaoua 8 2 5 1 4 1 17 4
Centre 6 2 8 2 5 1 19 5
Est 8 2 5 1 4 1 17 4
Extrême-Nord 13 4 8 2 8 2 29 8
Littoral 8 2 5 1 4 1 17 4
Nord 6 2 8 2 5 1 19 5
Nord-Ouest 9 4 6 2 5 1 20 7
Ouest 12 3 6 2 6 2 24 7
Sud 8 2 5 1 4 1 17 4
Sud-Ouest 6 2 8 2 5 1 19 5
Ensemble 184 50 64 16 50 12 298 78

Pour recruter les 376 agents temporaires de collecte sur le terrain, un appel à candidatures
à été lancé dans les chefs-lieux des provinces. Au terme de cet appel près de 8 000
manifestations de candidatures ont été reçues. Un test de présélection a permis de retenir
les plus aptes en fonction de leurs aptitudes intellectuelles, de leur connaissance du
milieu et de leur disponibilité. Dans chaque chef-lieu de province, une formation de deux
semaines s’est achevée par un test de recrutement final. Les meilleurs ont été retenus
comme contrôleurs et ont subi deux journées de formation supplémentaire. Chaque fois,
5% des effectifs à recruter ont été retenus sur une liste d’attente.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 27
La saisie des données quant à elle s’est déroulée avec 45 agents dont 3 moniteurs et 42
agents de saisie. Parmi les 45 agents temporaires, 74% étaient de sexe féminin. En effet,
en matière de saisie de données, l’expérience a montré que le personnel féminin commet
un taux d’erreurs moins élevé que le personnel masculin.

Tableau 14.4 Liste des agents de saisie

N° d'ordre NOM ET PRENOMS N° d'ordre NOM ET PRENOMS

EQUIPE 1 6 AJAB Victorine AYIATEH


Moniteur : EBODE ONANA Aloys 7 ATANGANA Chantale
8 MBOLONG Monique
Agents de saisie
9 FOTEPONG Née FEUFACK Georgette
1 NGO NEMY Rose 10 ABONGNWEN Angelika
2 FONKOU Narcisse 11 MBEUTCHA Née NZIMI
3 YIMTHI Solange 12 YOUMBI LEUGUEM Julienne
4 TAGNE OUABO Calvin 13 DJONGUE née MEFOWO Honorine
5 GUIMATSIA Benjamin
6 DONGMO Ernestine EQUIPE 3
7 MBECK Georges Patrice Moniteur : KAMGA Michel
8 Mme NGONGANG
Agents de saisie
9 NGONGA Derrick Aimé
10 NTSIMI Carole 1 MESSOMO ATEBA Philomène
11 CHOUMTA ELOMO Thierry 2 KOUMBO Aline
12 OUMATE née NTSEYEP 3 SOSSI NDOM Marthe Hortense
13 EBOLO Martin 4 SAMOBO EKOSSO Christiane
5 NGO TONDJE Pauline
EQUIPE 2 6 TIAMO DJIOGO Sylvie
Moniteur : FOAM NTOUDE Beaujely 7 TIKY Emilienne
8 BIYAYA Denis
Agents de saisie
9 TIMENE Elise
1 TCHUITIO Roslane Laure 10 DZOU NKODO Linus
2 TCHUIGWA NGOUDJOU 11 ZANGUE TCHINDA Hortense
3 ONANA EBODE Clément 12 KAMDEM Gustave
4 KAMENI Laurence 13 NGO MOND Genevieve
5 SIMO KAMSU Baudouin

Les trois équipes formées ont travaillé suivant les horaires journaliers de 6 h 30 mn – 11
h 30 mn ; 12 h 00 mn – 17 h 00 et 17 h 30 mn – 22 h 30 mn. Chaque équipe était placée
sous la responsabilité d’un superviseur d’exploitation qui à la fin de chaque session de
saisie procède à la copie des fichiers partiels. Ces fichiers partiels sont mis ensemble le
lendemain à la première heure.

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ANNEXE 1 : EXTRAITS DU MANUEL DU CONTROLEUR

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I. INTRODUCTION

La deuxième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM II) est une
opération nationale exécutée par la Direction de la Statistique et de la Comptabilité
Nationale du Ministère de l’Economie et des Finances et ayant pour objectif principal de
mettre en place les bases d’un dispositif permanent de suivi/évaluation des conditions de
vie des ménages en général et du programme de réduction de la pauvreté en particulier.

Parmi les personnels chargés de son exécution, les contrôleurs occupent une place
centrale. Leur mission est de jouer un rôle d’intermédiaire entre les concepteurs de
l’opération et les exécutants. A ce titre ils doivent maîtriser les différentes phases du
projet, les principaux documents méthodologiques, les aspects pratiques et
organisationnels afin de pouvoir donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ils alertent les organisateurs sur les problèmes de terrain et veillent au respect des
consignes sur le terrain, ce qui les oblige à plus d’effort et de constance au travail. Le
présent manuel a pour principal objet de préciser sur six points les tâches qui sont les
leurs tout au long de l’opération, à savoir :

• La sensibilisation ;
• Le dénombrement ;
• Le tirage de l’échantillon ;
• Le suivi et l’encadrement des enquêteurs ;
• La vérification et la codification des questionnaires ;
• La garde du matériel et des équipements.

Compte tenu du rôle important que le contrôleur joue auprès des agents enquêteurs dont
il est en réalité le chef d’équipe, il doit non seulement maîtriser ce guide, mais maîtriser
également le manuel d’instructions aux agents enquêteurs.

Enfin, sa disponibilité doit être entière dans la mesure où il est appelé à suppléer toute
défaillance d’un enquêteur de son équipe.

II. TIRAGE DE L’ECHANTILLON

Le tirage de l'échantillon s'effectue suivant une méthodologie qui dépend du milieu dans
lequel on se trouve et du degré de tirage. Le contrôleur doit chercher à comprendre le
tirage effectué par les organisateurs de l’enquête au niveau des arrondissements et des
ZD. Il doit maîtriser le tirage au dernier degré, c’est-à-dire celui des ménages sur lesquels
porteront les interviews. Sur le terrain, il sera seul (surtout en zone rurale) à effectuer ce
tirage et à rendre compte au superviseur.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 30
2.1 Mécanisme du tirage

Quel que soit le milieu de résidence, le tirage des ménages au dernier degré suit
exactement la même procédure. Dans chaque ZD tirée, on connaît après dénombrement,
le nombre total de ménages M, numérotés séquentiellement de 1 à M. On connaît
également le nombre de ménages à enquêter dans la ZD concernée, soit m.

Pour tirer les m ménages de cette ZD, on doit :

• calculer dans un premier temps le pas de tirage qui est donné par la formule
p=[ M/m] (partie entière de la division de M par m) ;

• choisir ensuite un nombre au hasard compris entre 1 et p, soit x ce nombre ;

• prendre les ménages portant les numéros x ; x + p ; x + 2p ; x + 3p ; …..… ; jusqu’à x


+ (m - 1)p comme échantillon.

Dans le cas où on tire 12 ménages par ZD (grandes villes ) la liste complète est alors la
suivante :

x, ; x + p ; x + 2p ; x + 3p ; x + 4p ; x + 5p ; x + 6p ; x + 7p ; x + 8p ; x + 9p ; x + 10p ; x+11p.

Après le tirage, la fiche de l’échantillon doit être remplie pour la ZD concernée, et les
numéros des ménages à enquêter communiqués aux agents enquêteurs.

2.2 Mise en œuvre du tirage

2.2.1 Calcul de la partie entière

La notion de partie entière se réfère tout simplement à l’abandon de la partie décimale de


la division de M par m. Ainsi, le résultat de la division de 52 par 5 est 10,4 et la partie
entière de cette division est égale à 10. Si le résultat de la division est de 10,9, la partie
entière qui ne dépend pas de la partie décimale est toujours égale à 10.

2.2.2 Le choix d’un nombre au hasard entre 1 et p peut se faire de plusieurs manières :

• jeter un dé et lire le résultat ;


• demander à un enfant de choisir un nombre dans l’intervalle concerné ;
• utiliser un tirage sur des papiers où l’on a préinscri les nombres de 1 à p ;
• utiliser un tirage en pointant les yeux fermés sur un support où sont inscrits les
nombres de 1 à p ;
• utiliser une table des nombres au hasard ;
• etc.

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 31
Les différentes méthodes ainsi que leurs avantages vous seront expliqués par les
superviseurs qui prescriront celle à utiliser compte tenu de la facilité de sa mise en œuvre.

2.2.3 Obtention des ménages échantillon

Pour obtenir la liste des ménages tirés à l’issue du processus, on prend comme premier
ménage celui portant le même numéro que le nombre au hasard tiré. On obtient les
ménages suivant en ajoutant chaque fois le pas du tirage.

2.3 Exemple de tirage dans une ZD urbaine de Buéa qui a 200 ménages dénombrés

• pas de tirage P=E[200/18]=11 ;


• nombre au hasard entre 1 et 11 = 8 ;
• liste des ménages tirés : 8 ; 19 ; 30 ; 41 ; 52 ; 63 ; 74 ; 85 ; 96 ; 107 ; 118 ; 129 ; 140 ;
151 ; 162 ; 173 ; 184 ; 195.

III. SUIVI ET ENCADREMENT DES ENQUETEURS

Le suivi et l’encadrement des enquêteurs sont de la responsabilité du contrôleur qui doit


assurer cette tâche sur trois aspects à savoir :

• organisationnel,
• technique, et
• pratique.

Sur le plan organisationnel :

• il est responsable de la sensibilisation dans sa zone d’enquête et doit de ce fait


prolonger le travail commencé par son superviseur ;
• pour chaque ZD, il communique la liste des ménages à enquêter à chacun de ses
enquêteurs et veille au respect de ce choix ;
• il introduit l’enquêteur dans les ménages ou s’assure que cette introduction se passe
bien ;
• il s’assure que chaque membre de son équipe dispose du matériel nécessaire au bon
déroulement des interviews ;
• il doit indiquer à son superviseur tout changement intervenu dans son calendrier de
travail ou de déplacement.

Sur le plan technique le contrôleur doit :

• maîtriser l’environnement de ses zones d’enquête en vue de fournir à son équipe les
éléments nécessaires pour bien remplir certaines sections du questionnaire à travers le
contrôle des réponses ou l’aide à fournir aux enquêtés pour qu’ils répondent mieux
(sections 9, 12, 13, etc.) ;

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Rapport d’exécution de l’enquête ECAM II Page 32
• rappeler toutes les dispositions techniques indispensables au bon remplissage des
questionnaires (il continue la formation de son équipe sur le terrain) ;
• s’assurer que ces dispositions sont systématiquement respectées, et renvoyer
éventuellement sur le terrain les questionnaires mal remplis pour correction ou
complément d’information ;
• vérifier et codifier les questionnaires, et informer son superviseur quotidiennement si
possible du déroulement des opérations dans sa zone d’enquête.

Sur le plan pratique, l’harmonie au sein d’une équipe peut entretenir un climat de
confiance susceptible de favoriser la bonne marche du travail. Il appartient au contrôleur
d’instaurer un tel climat dans son équipe tout au long de l’opération. En tant que
responsable de ce climat, tout clivage qui naîtrait dans son équipe serait la preuve de son
incapacité à gérer le groupe.

IV. VERIFICATION ET CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES

Ces deux tâches constituent une partie importante du travail du contrôleur pendant
l’enquête. Elles demandent beaucoup de concentration. Il faut rappeler que le contrôleur
est très souvent jugé sur cette partie de son travail. Les principales consignes à respecter
et les différents contrôles de cohérence à effectuer doivent être maîtrisés.

4.1 Quelques consignes générales

• Assurez-vous de l’effectivité des interviews dans les ménages sélectionnés (visites


inopinées) ;
• Vérifiez très scrupuleusement et au plus tard avant la fin de la deuxième journée que
les premiers questionnaires (milieu rural) ou sections de questionnaire (milieu urbain)
sont bien remplis par chacun de vos enquêteurs ;
• Codifiez éventuellement dans le cadre de ces vérifications des questionnaires ou
sections du questionnaire sans attendre la fin d’une vague ;
• A la fin d’une vague vérifiez systématiquement tous les questionnaires en prenant
soin de revoir la cohérence de toutes les sections ;
• Trois jours au maximum après la fin d’une vague, les questionnaires et carnets
codifiés et vérifiés doivent être expédiés à votre superviseur.

Ce qu’il convient absolument d’éviter :

• N’accumulez jamais des questionnaires sans vérifier ;


• Ne faîtes pas aveuglement confiance à vos enquêteurs (allez vérifier dans le ménage
toute information douteuse) ;
• Ne dissimulez jamais le mauvais comportement d’un membre de votre équipe, avec
laquelle vous devez tenir régulièrement des réunions ;

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4.2 Quelques cas de cohérence à effectuer

1. Le contrôle des identifiants du ménage consiste à s’assurer que les codes affectés aux
variables : province, département, arrondissement, milieu et ZD sont bien appropriés
au ménage enquêté. De plus, pour un même ménage, il faut ve iller à ce que les codes
soient les mêmes sur le questionnaire principal, le livret des dépenses rétrospectives,
le carnet des dépenses et acquisitions quotidiennes et la fiche échantillon ;

2. Le questionnaire comporte un certain nombre de sauts qu’il convi ent de respecter


scrupuleusement. Le contrôleur doit les identifier dans chaque section.

3. Certaines sections du questionnaire ne concernent qu’une partie des membres d’un


ménage. Citons en exemple la section 03 sur “ l’instruction des membres du ménage ”
qui ne s’intéresse qu’aux personnes de 5 ans ou plus. Dans ces cas le contrôleur doit
se référer à la section 01 pour s’assurer que les informations sur toutes les personnes
éligibles à cette section ont été fournies.

4. Le fait pour un ménage donné de remplir certaines sections signifie que ce dernier
doit fournir un certain nombre d’informations dans d’autres sections. C’est le cas par
exemple d’un ménage qui à la section 13 déclare faire de la pisciculture. On s’attend
normalement que ce ménage prélève une partie de son élevage pour sa propre
consommation.

Les autres exemples de ce type sont :

Possession de véhicule ; section 07 => suppose des dépenses de carburant ;section


14.52
Possession de climatiseur ; section 07 => suppose des dépenses d’électricité ; section
14.2
Avoir des enfants inscrits à l’école ; section 03 => suppose dépenses d’éducation ;
section 14.7

5. La vraisemblance des réponses doit également faire l’objet d’une attention particulière
pendant la vérification des questionnaires. Quelques exemples :

Section 15 ; la fréquence d’une dépense sera mise en rapport avec la taille du ménage
Section 14.7 ; les frais de scolarité seront confrontés au nombre d’enfants en cours de
scolarisation, au cycle d’enseignement fréquenté et au secteur (privé/public) de
l’établissement fréquenté.

Les superviseurs lors de la formation vous indiqueront les autres contrôles et vérifications
à faire pour vous assurer qu’il y a une cohérence globale dans le travail que vous remet
votre agent enquêteur.

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V. GARDE DES MATERIELS ET EQUIPEMENTS

Le matériel de l’enquête est mis à la disposition du contrôleur qui en assure la


distribution. Les questionnaires, les carnets de comptes et le matériel durable restent la
propriété de la Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale. Le contrôleur
doit veiller à leur bon entretien et leur bonne conservation.

La responsabilité de ceux qui les abîmeraient est personnellement engagée, et il


appartient au contrôleur de porter cette information à la connaissance de son superviseur.

Ce matériel se compose des :

• questionnaires ;
• carnets de compte ;
• balances ;
• toises ;
• décamètres ;
• cantines ;
• boîtes à pharmacie ;
• calculatrices.

Les conditions générales d’utilisation et de conservation sont édictées par la Direction de


la Statistique et de la Comptabilité Nationale. Le contrôleur en rapport avec le
superviseur définissent les conditions nécessaires aux respects des règles de sécurité et
d’entretien.

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ANNEXE 2 : PRINCIPAUX SUPPORTS DE COLLECTE

2.1 Questionnaire principal


2.2 Dépenses rétrospectives du ménage
2.3 Dépenses et acquisitions quotidiennes du ménage

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