Démarrage des moteurs asynchrones triphasés
Démarrage des moteurs asynchrones triphasés
1. Introduction :
Lors de la mise sous tension d’un moteur, l’appel de courant sur le réseau est important
et peut, surtout si la section de la ligne d’alimentation est insuffisante, provoquer une chute
de tension susceptible d’affecter le fonctionnement des récepteurs. Parfois, cette chute de
tension est telle qu’elle est perceptible sur les appareils d’éclairage. Pour remédier à ces
inconvénients, les règlements de quelques secteurs interdisent, au-dessus d’une certaine
puissance, l’emploi de moteurs démarrant en direct.
En fonction des caractéristiques du moteur et de la charge, plusieurs méthodes de
démarrages sont utilisées. Le choix sera dicté par des impératifs électriques, mécaniques et
économiques.
La nature de la charge entraînée aura également une grande incidence sur le mode de
démarrage à retenir.
2. les problèmes de démarrage des moteurs asynchrone triphasés :
Au moment du démarrage, le moteur asynchrone 3∼ fonctionne comme un
transformateur, dont lequel le primaire (stator) est sous une tension et le secondaire
(rotor) est en court-circuit, l’intensité appelée est alors très simple. Suivant le type et la
puissance du moteur, le courant de démarrage peut atteindre 4 à 10 fois le courant
nominale de pleine charge. Cet appel de courant très important de courte durée que le
moteur pourrait le supporter sans risque d’échauffement dangereux, par ailleurs il est
un gène pour la distribution d’énergie électrique et pour les utilisateurs en voisinage sur
la même ligne, en provoquant des chutes de tension excessives, il est alors nécessaire de
réduire ce courant de démarrage.
Figure II.1 : Schéma de démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé. [5]
L1, L2, L3 : alimentation triphasée F : contact auxiliaire du relais thermique
Q : fusible sectionneur S0: bouton poussoir arrêt
KM1 : contacteur principal 1 S1: bouton poussoir marche
F : relais thermique KM1 : bobine du contacteur
M : moteur triphasé KM1 : contact auxiliaire du contacteur
Ce mode de démarrage ne peut être utilisé qu'avec un moteur sur lequel les deux
extrémités de chacun des trois enroulements statoriques sont ramenées sur la plaque à bornes.
Par ailleurs, le bobinage doit être réalisé de telle sorte que le couplage triangle corresponde à
la tension du réseau : par exemple, pour un réseau triphasé 380 V, il faut un moteur bobiné en
380 V triangle et 660 V étoile. [14]
A/Couplage et procédure de commutation :
Le principe consiste à démarrer le moteur en couplant les enroulements en étoile sous la
tension réseau, ce qui revient à diviser la tension nominale du moteur en étoile par √3. La
pointe de courant de démarrage est divisée par 3 : Id = 1.5 à 2.6 In
En effet, un moteur 380 V/660 V couplé en étoile sous sa tension nominale 660 V absorbe
un courant √3 fois plus faible qu'en couplage triangle sous 380 V. Le couplage étoile étant
effectué sous 380 V, le courant est divisé une nouvelle fois par √3 donc au total par 3.
Le couple de démarrage étant proportionnel au carré de la tension d'alimentation, il est lui
aussi divisé par 3 : Cd = 0.2 à 0.5 Cn.
La vitesse du moteur se stabilise quand les couples moteur et résistant s'équilibrent,
généralement entre 75 et 85 % de la vitesse nominale. Les enroulements sont alors couplés en
triangle et le moteur rejoint ses caractéristiques naturelles. Le passage du couplage étoile au
couplage triangle est commandé par un temporisateur. La fermeture du contacteur triangle
s'effectue avec un retard de 30 à 50 millisecondes après l'ouverture du contacteur étoile, ce
qui évite un court-circuit entre phases, les deux contacteurs ne pouvant être fermés
simultanément.
Le démarrage étoile-triangle convient aux machines qui ont un faible couple résistant ou qui
démarrent à vide (ex : machine à bois). Pour limiter ces phénomènes transitoires, des variantes
peuvent être nécessaire, au-delà d'une certaine puissance. L’une consiste en une temporisation
de 1 à 2 secondes au passage étoile-triangle. [5] [14]
B/Avantages et inconvénients :
Avantages
- Appel de courant en étoile réduit au tiers de sa valeur en direct.
- Faible complication d’appareillage.
Inconvénients
- Couple réduit au tiers de sa valeur en direct.
- Coupure entre les positions étoile et triangle d’ou apparition de
transitoires.
Le couple étant proportionnel au carré de la tension aux bornes du moteur, il augmente plus
rapidement que dans le démarrage étoile-triangle où la tension reste fixe pendant tout le temps
du couplage étoile.
Ce mode de démarrage convient donc bien aux machines ayant un couple résistant
croissant avec la vitesse, comme par exemple les ventilateurs ou les pompes centrifuges.
Il présente l'inconvénient d'une pointe de courant relativement importante au démarrage. Cette
pointe pourrait être réduite en augmentant la valeur de la résistance, mais cela entraînerait une
chute de tension supplémentaire aux bornes du moteur, et par conséquent une diminution
importante du couple de démarrage.
- avant de passer au couplage plein tension, l'étoilage est ouvert. La fraction de bobinage
raccordée au réseau constitue alors une inductance en série avec le moteur. Cette opération est
effectuée lorsque la vitesse d'équilibre est atteinte à la fin du premier temps.
- le couplage plein tension intervient après le deuxième temps généralement très court (de
l’ordre d’une fraction de seconde). La portion de bobinage de l'autotransformateur en série
avec le moteur est court-circuitée, puis l'autotransformateur est mis hors circuit.
10
Figure II-9 : Schéma fonctionnel d’un Démarreur progressif d’un moteur asynchrone
triphasé. [5]
B/Schéma de puissance et de commande :
Le schéma de puissance et de commande du démarrage électronique semi automatique
Figure II-10 : Schéma de démarrage et arrêt progressif d’un moteur asynchrone triphasé. [5]
C/ Principe de fonctionnement :
La tension du réseau d’alimentation est appliquée progressivement au stator du
moteur. La variation de la tension statoriques est obtenue par la variation continue de l’angle
α de retard à l’amorçage des thyristors du gradateur. La consigne de démarrage permet de
régler la pente d’un signal en forme de « rampe » cette consigne est étalonnée en secondes. A
la fin du démarrage, le stator du moteur est sous tension nominale, les thyristors sont alors en
pleine conduction. Pour une charge donnée, le réglage de la pente permet de faire varier la
durée de démarrage, donc le temps de mise en vitesse progressive de l’association
moteur+charge. Le phénomène inverse se produit lors d’un arrêt progressif contrôlé. La
consigne de décélération permet de faire évoluer l’angle α des thyristors de 0° à 180° donc
11
-Peu encombrant.
-Du point de vue économique, ce mode de démarrage satisfaisant car son rendement est
excellent.
Inconvénients :
-Génère les perturbations. –
-Ce procède est utilisé que pour l’entrainement de machines démarrant à vide
-Utiliser des capteurs.
4.2. Démarrage par variateur de vitesse (Convertisseur de fréquence)
pour moteur asynchrone :
Le variateur de vitesse pour moteur asynchrone reprend les mêmes principes de base que le
variateur pour moteur à courant continu. L’apparition sur le marché de variateurs de vitesse
économiques pour moteur asynchrone est assez récente. En France, Télémécanique a été une
des compagnies pionnières en la matière. L’évolution des technologies a permis la réalisation
de variateurs économiques fiables et performants.
A/ Principe général :
Le convertisseur de fréquence, alimenté à tension et fréquence fixes par le réseau, assure
au moteur, en fonction des exigences de vitesse, son alimentation en courant alternatif à
tension et fréquence variables. Pour alimenter convenablement un moteur asynchrone à couple
constant quelle que soit la vitesse, il est nécessaire de maintenir le flux constant. Ceci nécessite
que la tension et la fréquence évoluent simultanément et dans les mêmes proportions.
14
Couple 0.6à 1.5 Cn 0.2 à 0.5 Cn 0.6 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn 0.4 à 0.85 Cn <2.5 Cn
initiale
au
démarrage
Inconvénients -pointe de -couple de -faible réduction -nécessite une -moteur à -prix très cher
courant très démarrage de la pointe de auto bague plus
importante. faible. courant au transformatrice onéreux
-démarrage -coupure démarrage onéreuse
brutal d’alimentation -présente des
au changement de risques de
-nécessite des
couplage. réseau perturbé
résistances
volumineuses
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EST – MEKNES Cours : Etude D’équipements option : ET Semestre :3
-Solution 4 produits :
*Sectionneur porte-fusibles.
*Fusibles type aM.
*Contacteur.
*Relais thermique.
-Solution 3 produits.
Solution 2 produits.
3
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-Solution 1 produit.
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Pour effectuer le choix des composants, il faut connaître l’intensité nominale et la tension d’alimentation
du moteur, ou la puissance. Si on ne connaît pas les caractéristiques du moteur, il faut regarder sur la plaque
signalétique.
Prenons l’exemple d’un moteur asynchrone triphasé d’une puissance de 4 KW sous une tension de 400V.
Si on lit l’intersection de la colonne tension 400V et la ligne puissance 4KW, on obtient l’intensité nominale du
moteur qui est de 8,1 A.
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Le choix se fera donc pour que la valeur de l’intensité à régler se situe si possible vers le milieu de la plage de
réglage.
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On se situe tout d’abord à l’endroit des dimensions correspondantes et on lit la référence des fusibles.
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-Nous savons que nous devons prendre des fusibles de 12 ampères aM d’une dimension 10/38.
(Rappel : 10/38 veut dire que le corps du fusible a un diamètre de 10 mm et une longueur de 38mm).
- le sectionneur est conçu pour supporter une intensité maximum de 25A, ce qui est largement suffisant pour
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Puissance = 4KW.
On cherche la colonne 400V et la ligne ou il y a 4KW, ce qui nous donne une première référence incomplète
qui est : LC1 D09.. . (Cela correspont à l’indication du tableau du relais thermique)
Les deux points à la fin de cette référence correspondent à la tension d’alimentation de la bobine qui dans
notre exemple est de 24 V 50/60 Hertz.
La vitesse d'un moteur asynchrone est fonction du nombre de paire de pôles (p) du moteur et
de la fréquence (f) de la tension d'alimentation du moteur.
60 x f (Hz)
N (tr/min) =
p (nombre de paire de pôles)
Pour faire varier la vitesse, on peut donc agir sur la fréquence à l'aide d'un variateur de
fréquence, ou sur le nombre de paire de pôles par deux procédés particuliers de bobinage du
moteur dont nous allons traiter dans cette NT.
Deux enroulements séparés totalement indépendants sont bobinés sur le même stator.
Le nombre de pôles est différent, on obtient de ce fait deux vitesses fixes, mais pas
progressives.
Ex : 2/6 pôles : 3000 / 1000 tr/min / 2/8 pôles : 3000 / 750 tr/min / 4/6 pôles : 1500 / 1000
tr/min.
1.2 / repérage/couplage
Deux
enroulements
séparés couplés
en étoile
1
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2
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2.2 / repérage/couplage
3
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1. Contacts permanents
Les contacts permanents sont destinés à relier électriquement de façon permanente de parties
d’un circuit électrique. On peut les classer en deux grandes catégories :
La première est celle des contacts non démontables (embrochés, soudé…etc.)
La seconde est celle des contacts démontables (boulonnés ou par coincement…etc.).
2. Bornes de connexion
Sont des dispositifs exécutés aux niveaux des appareils électriques (machines électriques,
transformateurs, appareils de mesure…) pour réaliser des contacts permanents simples et
démontables.
4. Les sectionneurs
a. Rôle
Le sectionneur est un appareil mécanique de connexion capable d’ouvrir et de fermer un circuit
lorsque le courant est nul ou pratiquement nul, afin d’isoler la partie de l’installation en aval
du sectionneur.
Fig.6 : Sectionneur
b. Principe de fonctionnement
Mettre hors tension une installation électrique ou une partie de cette installation en toute sécurité
électrique. (Pas de pouvoir de coupure, quand le sectionneur est manœuvré, le courant doit être
nul. Cela permet, par exemple, de condamner un circuit électrique (avec cadenas le cas échéant)
afin de travailler en toute sécurité.
c. Caractéristiques principales :
Intensité maximum supportée par les pôles de puissance
Tension maximum d'isolement entre les pôles de puissance
nombre de pôles de puissance (tripolaire ou tétra-polaire)
nombre de contact de pré-coupure
Peut être avec ou sans manette
Peut être avec ou sans système de détection de fusion de fusible
S’installe majoritairement en tête d’une installation électrique ;
Permet d’isoler un circuit électrique du réseau d’alimentation;
Est un organe de sécurité lors d’une intervention de maintenance: cadenassé en position
ouverte par un agent de maintenance, il interdit la remise en route du système
Peut être manipulé depuis l’extérieur de l’armoire électrique grâce à une poignée.
Contrairement à l’interrupteur sectionneur, le sectionneur porte fusible n’a pas de pouvoir
de coupure : il ne permet pas de couper un circuit électrique en charge (moteur électrique
en rotation, résistances de chauffage alimentées,…) ;
A la différence du sectionneur porte-fusibles, l’interrupteur sectionneur n’a pas de fusible associé,
il faudra donc rajouter dans le circuit un système de protection contre les courts- circuits.
a. Différentes organes
1. Les contacts principaux (1-2), (3-4) et (5-6) :
Permettent d’assurer le sectionnement de l’installation.
2. Les contacts auxiliaires (13-14), (23-24) :
Permettent de couper le circuit de commande des contacteurs avant l’ouverture des contacts principaux. L’ouverture
du circuit de commande de l’équipement entraînant l’ouverture de son circuit de puissance, celui-ci n’est donc jamais
ouvert en charge.
2
Inversement, à la mise sous tension, le contact auxiliaire est fermé après la fermeture des contacts principaux.
3. La poignée de commande :
Elle peut être verrouillée en position ouverte par un cadenas (sécurité). Les fusibles :
Assurant la protection contre les surcharges et les courts-circuits dans l’installation ou
l’équipement électrique.
d. Choix de composant :
Le choix d’un sectionneur porte-fusibles dépend de la taille des fusibles qui lui sont
associés, donc par conséquent, de la puissance absorbée par la partie puissance du circuit.
Le choix de l’interrupteur sectionneur dépendra de la puissance absorbée par
l’ensemble de l’installation.
e. Symbole : Q
Plusieurs types de configurations peuvent être utilisées en fonction du besoin du système. Voici
quelques exemples :
2. Sectionneur porte-fusibles tripolaire avec contact de neutre et de pré-coupure avec poigné extérieure :
A utiliser dans un circuit triphasé avec neutre; le neutre du sectionneur ne doit pas contenir de
Contacts Contacts de
puissance de pré-coupure
Le sectionneur ouvert, il n'y a plus de tension nulle part dans l'installation qui en dépend, sauf sur
les bornes 1 , 3 , 5
1. Sectionneurs BT domestique
La fonction sectionneur est obligatoire au départ de chaque circuit est réalisée par des
sectionneurs à fusibles incorporés.
2. Sectionneurs BT industriels
Ces appareils assurent la fonction de sectionnement au départ des équipements. En général des
derniers comportent des fusibles et des contacts auxiliaires.
3. Sectionneurs MT et HT
B. Sont très employés dans les réseaux de moyenne et haute tension pour garantir l’isolement
des lignes et des installations avec coupure visible. APPAREILLAGES
D’INTERRUPTION
1. Les interrupteurs
a. Rôle
Appareil mécanique de connexion capable d’établir, de supporter et d’interrompre des courants dans
des conditions normales du circuit.
b. Symbole
L1 L2 L3 N
1 3 5 7
Interrupteur tétrapolaire
2 4 6 8
2. Les interrupteurs-sectionneurs
a. Rôle
Les interrupteurs-sectionneurs satisfont les applications d’interrupteurs par la fermeture et
la coupure en charge de circuits résistifs ou mixtes, résistifs et inductifs, ceci pour des
manœuvres fréquentes.
b. Exemples d’application
Manœuvres ;
Arrêt d’urgence.
2. Les contacteurs
a. Rôle
Appareil électromagnétique de connexion ayant une seule position de repos, commandé
électriquement et capable d’établir, de supporter et d’interrompre des courants dans des
conditions normales du circuit. C’est essentiellement un appareil de commande et de contrôle
capable d’effectuer un grand nombre de manœuvres sous des courants de charges normaux.
b. Symbole
c. Construction générale
Ils peuvent être unipolaires, bipolaires, tripolaires ou encore tétrapolaires, en d’autres termes ils
possèdent un, deux, trois ou quatre contacts de puissance. Sur les contacteurs de puissance
élevée les bobines sont souvent interchangeables, permettant de commander le contacteur avec
différentes tensions (24V, 48V, 110V, 230V, 400V).
Les contacteurs tripolaires comportent la plupart du temps un contact auxiliaire, tandis que les
contacteurs tétrapolaires n'en ont en général pas (la place du contact auxiliaire étant occupée
par le quatrième contact de puissance 7-8 non représenté sur le schéma ci dessous). La
différence entre contact de puissance et contact auxiliaire réside dans le fait que le contact de
puissance est prévu pour résister lors de l'apparition d'un arc électrique, lorsqu'il ouvre
ou ferme le circuit; de ce fait, c'est ce contact qui possède un pouvoir de coupure. Le contact
auxiliaire n'est doté que d'un très faible pouvoir de coupure; il est assimilé à la partie commande
du circuit dont les courant
s
restent faibles face à la partie puissance
c.1. Les contacts principaux
Sont les éléments de contacts qui permettent d’établir et d’interrompre le courant dans le circuit
de puissance
Bagues de déphasage (spires de Frager) sont des éléments d’un circuit magnétique fonctionnant
en alternatif. Le rôle de la spire conductrice (en court-circuit) en alliage cuivreux est de créer
un flux magnétique secondaire à partir d’un flux principal créé par un bobinage inducteur
parcouru par un courant alternatif sinusoïdal.
La spire embrasse un flux principal variant en permanence. Elle est le siège d’une force
électromotrice induite (fem), donc une tension interne à la spire. La spire étant en court-
circuit, elle est parcourue par un courant induit. Ce courant induit créé alors lui-même un flux secondaire au niveau
de la spire. De par les lois de l’électromagnétisme, ce flux secondaire est déphasé par rapport au flux principal, ce
qui signifie que les deux flux alternatifs ne passent pas par zéro au même moment. Ainsi, dans le circuit magnétique
les deux flux se composent en un flux résultant ayant d’autres propriétés que le flux principal (évitent les vibrations
dues à l’alimentation en courant alternatif de la bobine du contacteur).
a. Accessoires
a. Contacts temporisés
Le contact temporisé permet d’établir ou d’ouvrir un contact après certains temps préréglé de
façon à permettre à notre équipement de fonctionner convenablement.
Catégorie d’emploi
Les catégories d’emploi normalisées fixent les valeurs de courant que le contacteur doit établir
et couper. Elles dépendent :
De la nature du récepteur.
Des conditions dans lesquelles s’effectuent fermetures et ouvertures.
Courant d’emploi Ie
Il est défini suivant la tension assignée d’emploi, la fréquence et le service assignés, la catégorie
d’emploi et la température de l’air au voisinage de l’appareil.
Tension d’emploi Ue
C’est la valeur de tension qui, combinée avec un courant assigné d’emploi, détermine l’emploi
du contacteur. Pour les circuits triphasés, elle s'exprime par la tension entre phases. Pouvoir de
coupure
C’est la valeur efficace du courant maximal que le contacteur peut couper, sans usure exagérée
des contacts, ni émission excessive de flammes. Le pouvoir de coupure dépend de la tension du
réseau. Plus cette tension est faible, plus le pouvoir de coupure est grand.
Pouvoir de fermeture
C'est la valeur efficace du courant maximal que le contacteur peut établir, sans soudure
des contacts.
Facteur de marche
C'est le rapport entre la durée de passage du courant et la durée d'un cycle de manœuvre.
Puissance
C’est la puissance du moteur normalisé pour lequel le contacteur est prévu à la tension assignée
d’emploi.
Tension de commande Uc
C’est la valeur assignée de la tension de commande sur laquelle sont basées les caractéristiques
de fonctionnement de (12V à 400V) alternatif ou continu.
Exemples :
C. APPAREILLAGES DE PROTECTION
1. Fusible
Le fusible est un élément de faiblesse dans un circuit électrique. S'il y a surintensité c'est là que
le circuit doit se couper. Actuellement les fusibles sont en cartouche.
a. Rôle
La fonction du fusible est d’assurer la protection des circuits électriques contre les courts-
circuits et les surcharges par la fusion d’un élément calibré lorsque le courant qui le traverse
dépasse la valeur de son calibre. La fusion est crée par un point faible dans le circuit grâce à un
conducteur dont la nature, la section et le point de fusion sont prédéterminés par le conducteur.
En général, le fusible est associé à un porte fusible permet d’avoir la fonction sectionneur.
10
a. Symbole
11
b. Constitution
c. Caractéristiques principales
12
Courant de fusion If
C’est la valeur spécifiée du courant qui provoque la fusion de la cartouche avant la fin du temps
conventionnel.
Courant de non fusion Inf
C’est la valeur du courant qui peut être supporté par le fusible pendant un temps conventionnel
sans fondre.
Pouvoir de coupure d’une cartouche fusible
C’est le courant maximal qu’un fusible peut couper sans que la tension de rétablissement
ne provoque un réamorçage de l’arc. Les fusibles possèdent de très hauts pouvoirs de coupure
(de 80 à 170 kA).
Contraintes thermiques d’une cartouche fusible (I2t)
C’est l’énergie par unité de résistance nécessaire à la fusion du fusible. Cette contrainte
thermique doit être inférieure à celle de l’installation à protéger.
13
14
a. Les fusibles gG
Les fusibles gG sont des fusibles dit « protection générale », protègent les
circuits contre les faibles et fortes surcharges ainsi que les courts-circuits.
Les inscriptions sont écrites en noir. L’image montre un fusible cylindrique.
15
b. Les fusibles aM
Les fusibles aM sont des fusibles dit « accompagnement moteur », protègent les
circuitscontre les fortes surcharges ainsi que les couts-circuits.
Ils sont conçus pour résister à une surcharge de courte durée tel le démarrage
d’un moteur. Ils seront associés à un système de protection thermique contre les
faibles surcharges.
Les inscriptions sont écrites en vert. L’image montre un fusible à couteaux.
Remarque : Les fusibles aM n’étant pas prévus pour une protection contre les
faibles surcharges, les courants conventionnels de fusion ou de non fusion ne sont
pas fixés. Ils fonctionnent à partir de [Link] environ.
c. Les fusibles AD
d. Les fusibles UR
Désignation :
diamètre ( mm ), longueur ( mm ), calibre ( A )et type ( g1 , gf ou Am )
Exemple : fusible 10.3 x 38 20 A Am
f. Choix d’un fusible
Pour choisir un fusible, il faut connaître les caractéristiques du circuit à protéger :
circuit de distribution, fusibles gG;
circuit d’utilisation moteur, fusible aM.
Une protection par fusible peut s’appliquer à un départ (ligne) ou à un récepteur.
16
Par ailleurs, il faut vérifier que la contrainte thermique du fusible est bien inférieure à celle de
la ligne à protéger : I2.t du fusible < I2.t de la ligne.
Avantages
Coût peu élevé ;
Facilité d’installation ;
Pas d’entretien ;
Très haut pouvoir de coupure ;
Très bonne fiabilité ;
Possibilité de coupure très rapide (UR).
Inconvénients
Nécessite un remplacement après fonctionnement ;
Pas de réglage possible ;
Déséquilibre en cas de fusion d’un seul fusible sur une installation triphasée ;
Surtension lors de la coupure.
2. Relais thermique
a. Rôle
Le relais thermique est un appareil qui protège le récepteur placé
en aval contre les surcharges et les coupures de phase. Pour
cela, il surveille en permanence le courant dans le récepteur.
En cas de surcharge, le relais thermique n’agit pas directement
sur le circuit de puissance. Un contact du relais thermique ouvre
le circuit de commande d’un contacteur est le contacteur qui
coupe le courant dans le récepteur.
b. Symbole
c. Constitution
7 6 17
1 Arrivé du courant
2 Système de déclenchement
3 Réglage du calibre de déclenchement
4 Départ courant
5 Elément bimétallique
6 Contact auxiliaire
7 Bouton de réarmement
1 Bouton de réglage Ir
2 Bouton Test : L'action sur le bouton Test permet:
- le contrôle du câblage du circuit de commande
- lasimulation du déclenchement du relais (action sur les 2 contacts "O" et "F").
3 Bouton Stop. Il agit sur le contact "O" et est sans effet sur le contact "F
4 Bouton de réarmement et sélecteur de choix entre réarmement manuel et auto.
5 Visualisation du déclenchement
6 Verrouillage par plombage du capot
18
d. Principe de fonctionnement
Le relais thermique utilise un bilame formé de deux lames minces de métaux ayant des
coefficients de dilatation différents. Le bilame s’incurve lorsque sa température augmente. Pour
ce bilame, on utilise un alliage de Ferronickel et de l’lnvar (un alliage de Fer (64 %) et de Nickel
(36 %) avec un peu de Carbone et de Chrome).
Si le moteur est en surcharge, l’intensité I qui traverse le relais thermique augmente, ce qui a
pour effet de déformer davantage les trois bilames.
Un système mécanique, lié aux bilames, assure l’ouverture du contact auxiliaire (NC 95-96).
Conducteur pour le
Première Lame passage du courant
Support
Lame déformable
Ensemble bimétal après échauffement
19
e. Courbe de déclenchement
C’est la courbe qui représente le temps de déclenchement du relais thermique en fonction des
multiples de l’intensité de réglage.
f. Classes de déclenchement
Il existe quatre classes de relais thermique : 10 A, 10A, 20A, 30A.
Ces classes sont fonctions du temps de déclenchement à partir de l’état froid (pas de passage
préalable de courant).
20
Remarques :
21
Exemple 1 :
Exemple 2 :
22
a. Rôle
Le relais magnétique, encore appelé relais de
protection à maximum de courant, est un
relais unipolaire (un pour chaque phase
d’alimentation) dont le rôle est de détecter
l’apparition d’un court-circuit. Il s’ensuit qu’il
na pas de pouvoir de coupure et que ce sont
ses contacts à ouverture (91-92) et à
fermeture (93-94) qui vont être utilisés dans
le circuit de commande pour assurer
l’ouverture du circuit de puissance du
récepteur et signaler le défaut.
Ce relais est recommandé pour la protection des circuits sans pointe de courant ou au contrôle
des pointes de démarrage des moteurs asynchrones à bagues.
b. Principe de fonctionnement
En fonctionnement normal, le bobinage du relais magnétique est parcouru par le courant
du court-circuit. En cas de forte surcharge ou de court-circuit, la force engendrée par le champ
magnétique de la bobine devient supérieure à la force du rappel du ressort et le relais
magnétique déclenche.
La raideur du ressort permet de régler pour quelle valeur du courant se produira la coupure.
Le déclenchement est instantané avec un temps de réponse de l’ordre de milliseconde.
23
c. Symbole
d. Réglage
Le réglage de l’intensité de déclenchement s’obtient en faisant varier l’entrefer du relais à l’aide
d’une vis (ou une molette) graduée directement en Ampères. Le choix du réglage doit tenir
compte :
De l’intensité du réglage en service permanent ;
De la valeur du réglage qui do it être supérieure au courant et aux pointes normales.
4. Relais magnéto-thermique
C’est un déclencheur ou relais à maximum de courant qui fonctionne à la fois sous l’action d’un
électro-aimant et sous l’effet thermique provoqué par le courant qui le parcourt.
C’est l’association d’un relais magnétique et d’un relais thermique, le premier assurant la
protection contre les surintensités brutales (déclenchement instantané), éventuellement les
courts- circuits, le second contre les surcharges lentes (déclenchement retardé).
5. Discontacteurs
Le discontacteur est un contacteur équipé d’un relais thermique destiné à assurer la protection
contre les surcharges.
Le discontacteur :
Permet la commande à distance ;
Réalise des systèmes automatiques ;
Détecte toute coupure de l’alimentation ;
Assure des verrouillages électriques ;
Sépare le circuit de commande du circuit de puissance ;
Protège les récepteurs contre les surcharges.
24
6. Le Disjoncteur Magnéto-thermique
a. Rôle
Un disjoncteur est un appareil de connexion électrique capable d'établir,
de supporter et d'interrompre des courants dans les conditions normales
du circuit, ainsi que d'établir, de supporter pendant une durée spécifiée et
d'interrompre des courants dans des conditions anormales spécifiées telles
que celles du court- circuit ou de la surcharge.
C’est un organe électromécanique, de protection, dont la fonction est
d'interrompre le courant électrique en cas d'incident sur un circuit électrique.
Il est capable d'interrompre un courant de surcharge ou un courant de court-
circuit dans une installation. Suivant sa conception, il peut surveiller un ou
plusieurs paramètres d'une ligne électrique. Sa principale caractéristique par
rapport au fusible est qu'il est réarmable.
b. Principe
Le disjoncteur assure la protection des canalisations selon 2 principes:
Thermique
Magnétique
a. Principe thermique
Une lame bimétallique (bilame) est parcourue par le courant. Le bilame est calibré de telle
manière qu'avec un courant nominal In, elle ne subisse aucune déformation.
Par contre si des surcharges sont provoquées par les récepteurs, en fonction du temps, la lame
va se déformer et entraîner l'ouverture du contact en 0,1sec au minimum.
25
b. Principe magnétique
En service normal, le courant nominal circulant dans la bobine, n'a pas assez d'influence
magnétique (induction magnétique) pour pouvoir attirer l'armature mobile fixée sur le contact
mobile. Le circuit est fermé.
Si un défaut apparaît dans le circuit aval du disjoncteur de canalisation, l'impédance du circuit
diminue et le courant augmente jusqu'à atteindre la valeur du courant de court-circuit.
Dès cet instant, le courant de court-circuit provoque une violente aimantation de l'armature
mobile. Cela a comme conséquence d'ouvrir le circuit aval du disjoncteur en 0,1sec au
maximum.
Courbe D
Protection des circuits à fort
courant d’appel (primaires
transformateurs BT/BT,
moteurs,... ).
Réglage de Im : 10 à 14 In.
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c. Constitution
1. Thermique
Le courant traverse le disjoncteur où des spires de fil chauffent par effet Joule un bilame, si
l'échauffement devient suffisamment important, le bilame se déclenche interrompant ainsi le
courant.
Ce système électromécanique est assez simple et robuste.
Par contre, il n'est pas très précis et son temps de réaction est relativement lent.
C'est l'une des fonctions classiquement remplie par un fusible gG (anciennement gl -
usage général)
La protection thermique a pour principale fonction la protection des conducteurs contre
les échauffements dus aux surcharges prolongées de l'installation.
2. Magnétique
Un bobinage détecte le champ électromagnétique généré par le courant traversant le
disjoncteur, lorsqu'il détecte une pointe de courant supérieur à la consigne, l'interruption
est "instantanée" dans le cas d'une bobine rapide ou "contrôlée" par un fluide dans la bobine qui
permet des déclenchements retardés. Il est généralement associé à un interrupteur de très haute
qualité qui autorise des milliers de manœuvres.
Ce fonctionnement peut remplacer le fusible sur les courts-circuits ;
Suivant le type de disjoncteur, la valeur d'intensité de consigne va de 3 à 15 fois l'intensité
nominale (pour les modèles courants) ;
Nombreuses courbes de déclenchement pour CC, CA 50/60 Hz et 400 Hz
C'est la fonction remplie par un fusible aM (protection des moteurs). La protection magnétique a pour principale
fonction la protection des équipements contre les défauts (surcharge de l'équipement, court-circuit, panne, ...). Il est
choisi par l'ingénieur qui a le souci de protéger son équipement avec très grande précision.
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3. Différentielle
Dans une installation monophasée, si le courant dans le conducteur de phase au départ d'un
circuit électrique est différent de celui du conducteur neutre, c'est qu'il y a une fuite. La différence
d'intensité du courant à laquelle réagit un disjoncteur est appelée la "sensibilité différentielle du
disjoncteur" (obligatoirement 30 mA sur les circuits terminaux do mestiques), notée IΔn ("i
delta n").
Son fonctionnement est très simple : chaque conducteur passe dans un tore magnétique, formant
ainsi des champs électromagnétiques de force identique et en opposition qui s'annulent. En cas
de différence, d'où son nom de différentiel, le champ électromagnétique résultant actionne un
dispositif qui coupe immédiatement le courant.
On doit avoir donc :
Monophasé, triphasé sans neutre, triphasé avec neutre.
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2. Disjoncteur industriel BT
Pour la commande de la protection des circuits de moteurs et de distribution, il existe deux
types de construction de disjoncteurs.
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1. Normalisation
Le schéma électrique est un moyen de représentation des circuits et des installations électriques,
c’est donc un langage qui doit être compris par tous les électriciens. Pour cette raison, il faut
respecter des règles de représentation. Elles sont classifiées dans des normes internationales.
L’objectif de telle normalisation internationale est d’arriver à un langage commun entre
les électriciens qui facilite l’écriture, la lecture et la compréhension des schémas électriques. La
commission électrotechnique internationale (CEI), appelée aussi IEC (International
Electrotechnical Commission). Créée en 1906, prépare des normes applicables à l’électricité
et l’électronique.
2. Schéma électrique
Un schéma électrique représente, à l’aide de symboles graphiques, les différentes parties d’un
réseau, d’une installation ou d’un équipement qui sont reliées et connectées fonctionnellement.
Un schéma électrique a pour but :
d’expliquer le fonctionnement de l’équipement (il peut être accompagné de tableaux
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et de diagrammes) ;
de fournir les bases d’établissement des schémas de réalisation ;
de faciliter les essais et la maintenance.
a. Schéma fonctionnel :
C’est un schéma explicatif relativement simple, destiné à faire comprendre le fonctionnement
d’une installation ou une partie d’installation, par des symboles ou par des figures simples.
c. Schéma d’équivalence :
Schéma explicatif particulier nécessaire à l’analyse et aux calculs des caractéristiques d’un
élément de circuit ou d’un circuit.
d. Schéma de réalisation :
1. Le nombre de conducteurs ;
2. L’emplacement des symboles ;
3. La représentation topographique.
Nombre de conducteurs :
Selon le nombre de conducteurs, d’appareils ou éléments représentés par un symbole, on
distingue :
a) La représentation unifilaire :
Deux ou plus de deux conducteurs sont représentés par un trait unique.
On indique sur ce trait le nombre de conducteurs en parallèle. Cette
représentation est surtout utilisée en triphasé.
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b) Représentation multifilaire :
Chaque conducteur est représenté par un trait.
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b) La représentation rangée
Les symboles des différents éléments d’un même appareil, ou d’une même installation sont
séparés et disposés de façons que l’on puisse tracé facilement les symboles des liaisons
mécaniques entre différents éléments qui manœuvre ensemble.
c) La représentation développée
Les symboles des différents éléments d'un même appareil ou d'une même installation sont
séparés et disposés de manière que le tracé de chaque circuit puisse être facilement suivi. C'est
la tendance actuelle dans tous les schémas de commandes.
des caractéristiques
sont présentées
25 Hz 50 Hz 62,5 Hz N
1
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Cette technique assure une rotation des moteurs régulières et sans à-coups, même à basse vitesse.
Avec les variateurs de dernière génération, on peut fonctionner dans des gammes de fréquence
(si le moteur et la charge le permettent…) de 0,1Hz à 500Hz. Fonctionnalités des variateurs
Pour sélectionner le variateur à utiliser en fonction de l’application, il faudra prendre en compte
un certain nombre de paramètres :
Nombre de quadrants de fonctionnement,
Gamme de fréquence (directement liée à la gamme de vitesse),
2
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1 et 3 : quadrants moteur
2 1
2 et 4 : quadrants génératrice
N
3 4
Exemple d’application 4 quadrants : Une application de positionnement dans les 2 sens de rotation
nécessitant un contrôle dynamique des décélérations et des accélérations.
III. Ensemble moteur-variateur
On commence par dimensionner le moteur en tenant compte d’un éventuel déclassement.
En boucle ouverte
4 : régime de survitesse.
3
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Exemple:
Soit un Moteur standard, auto-ventilé tétrapolaire entrainant une charge de couple résistant 10 Nm.
Si on le fait fonctionner jusqu'à 75 Hz, le coefficient C/Cn vaut environ 0,6.
Le couple nominal du moteur est donc:
Cn = 10 / 0,6 = 16,7 Nm.
Soit une puissance utile voisine de :
Remarque :
En survitesse la tension ne peut plus évoluer avec la fréquence, le couple chute
rapidement. De plus il faut vérifier que le moteur peut fonctionner en survitesse.
IV. Choix d’un variateur
On choisit la gamme de variateurs suivant les fonctionnalités recherchées, par exemple
l’ALTIVAR ATV61 permettra de fonctionner dans les 4 quadrants, avec des fonctions de
dialogue évoluées et une protection thermique intégrée.
Le choix du variateur se fait principalement en fonction de la tension réseau et de la puissance
(utile) du moteur.
4
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Disjoncteur
magnétique
Câble blindé
VI. Applications
VII.1 Introduction
On se propose de mettre en œuvre un variateur de vitesse (ATV32 de Schneider) pour des applications
simples.
Remarque
Schneider livre les variateurs pré-paramétrés de façon identique. Ce jeu de paramètre est appelé
‘Réglage usine’. Il est possible de retourner au réglage usine à tout moment :
Menu : 1.3 CONFIGURATION (CONF) Réglages usine (FCS) Config .source (FCSI) = Macro-config (InI)
Retour aux réglages usine (GFS) = OUI (Yes) (le paramètre repasse à No à la fin)
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Dès que LI1 sera reliée, le variateur va démarrer immédiatement le moteur dans le sens Avant et lui
faire atteindre la vitesse écrite dans le paramètre HSP (High Speed) soit : 50 Hz ~ 1500 tr/mn pour un
moteur classique.
Quelque soit le sens, le variateur respectera les rampes d’accélération et de décélération des paramètres
ACC et DEC préalablement réglées.
Menu 1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL=> SIMPLY START (SIM-) => modifier les paramètres :
Petite vitesse (LSP), Grande vitesse (HSP), Accélération (ACC), Décélération (DEC).
Menu 1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL=> SIMPLY START (SIM-) => Grande vitesse (HSP) = 40
(si la vitesse souhaitée est 40 Hz).
Marche arrière :
Remarque : Au lieu de lier LI1 et la polarité, on peut utiliser le contact d’un bouton poussoir ou d’une
sortie automate.
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- Connecter le potentiomètre de la façon suivante : résistance complète entre les bornes 10V et COM et
le point milieu sur la borne AI1.
c- Fonctionnement
Dès que LI1 sera lié, le variateur va démarrer immédiatement le moteur dans le sens Avant et lui faire
atteindre la vitesse définie par l’entrée analogique 0-10 V correspondant à 0-50 Hz.
Le variateur démarre suit les rampes d’accélération et atteint sa consigne de vitesse déterminée par le
potentiomètre, L’opérateur peut alors faire évoluer très aisément la consigne vitesse.
Remarque : Au lieu de lier LI1 et la polarité, utiliser le contact d’un bouton poussoir ou d’une sortie
automate.
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VII.2.3 Faire varier la vitesse avec un signal analogique courant 0-20mA ou 4-20 mA
Menu 1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL => ENTREES / SORTIES (I-O) => CONFIGURATION AI3
Menu 1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL => ENTREES / SORTIES (I-O) => CONFIGURATION AI3
Menu 1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL => ENTREES / SORTIES (I-O) => CONFIGURATION AI3
b- Câblage
- Connecter l’entrée analogique 4-20 mA ou 0-20 mA entre les bornes COM et AI3.
c- Fonctionnement
- Lier la borne LI1 (Marche avant) du bornier à la borne + 24V
Le variateur démarre suit les rampes d’accélération et atteint la consigne de vitesse déterminée par
l’entrée courant.
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Quelque soit la vitesse choisie, il est nécessaire que l’ordre de Marche Sens Avant LI1 ou l’ordre de
Marche sens arrière LI2 soient activées.
a- Cahier des charges
LI4
LI3
b- Paramétrage
Vérifier que les paramètres LSP = 0 et HSP = 50 (réglages usine), dans :
1.3 CONFIGURATION (CONF) => FULL=> FONCTIONS D’APPLI. (FUN) => VITESSES PRESELECT. (PSS)
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EST DE MEKNES Option : GE-ET Matière : ETUDE INSTALLATION
Semestre: 3 TD Thème : Motorisation d’un broyeur
Mise en situation :
Un des composants entrant dans la composition des carreaux de sol est la ‘ BARBOTINE ’. Cette
matière est préparée dans des broyeurs. Les broyeurs étudiés sont des cylindres dans lesquels 24
tonnes de galets vont malaxer la matière d’œuvre pendant un cycle de 6000 tours en une durée de
10 heures.
Description de l’installation :
Synoptique de l’installation :
Afin de limiter les contraintes mécaniques et électriques au niveau de cette installation, le moteur du broyeur est
piloté par l’intermédiaire d’un démarreur progressif à angle de phase. Pour satisfaire à cette condition, un
déclassement du moteur a été nécessaire.
Le nouveau moteur asynchrone associé au démarreur est référencé dans le synoptique ci-dessous.
Synoptique de l’installation :
Choix du démarreur
2.1 Donner le nom et le symbole du type de constituant qui compose la structure interne de la partie puissance
du démarreur progressif. Symbole :
2.2 Donnez, à l’aide des caractéristiques du moteur type LS315ST et du document DT2, la référence du
démarreur progressif en régime standard. Adéquation de l’ensemble démarreur progressif – moteur
LS315ST avec le broyeur en régime transitoire
2.3 Indiquez, à l’aide du document DT2, la valeur du courant de démarrage noté Id’ exprimé en % de In,
préconisée par le constructeur pour ce type d’application. Précisez la valeur du rapport Id’/ In.
2.4 Calculez, à l’aide de du document DT1, le couple nominal du moteur Cn (sans le démarreur progressif
associé).
2.5 Calculez, à l’aide de du document DT1, le couple de démarrage moteur Cd (moteur) (sans le démarreur
progressif associé).
2.6 Indiquez, à l’aide de du document DT1, la valeur du rapport Id / In du moteur (sans le démarreur
progressif).
2.7 Calculez le couple de démarrage de l’association démarreur progressif – moteur Cd’ sachant que :
2.8 Vérifiez, à l’aide de la caractéristique Cb (Nb), que le couple de démarrage Cd’ de l’ensemble démarreur
progressif – moteur est supérieur au couple de démarrage nécessaire à l’entraînement du broyeur Cdb et
précisez si le démarrage est possible.
TROISIÈME PARTIE : Schémas et appareillages de puissance et de commande du démarreur
3. Analyse du schéma de puissance du démarreur ci-dessous
3 .Désignation, rôle et référence de l’appareillage de puissance du moteur commandé par le démarreur
.1 Compléter le tableau ci-dessous en indiquant le rôle, les caractéristiques et la référence de l’appareillage
Caractéristiques
Désignation Rôle Référence
voir DT2 à DT3
Disjoncteur magnéto-thermique :
Q1 Protection contre les surcharges et les courts-
circuits
Contacteur Tripolaire :
KM1 Permet l’alimentation du moteur par le
démarreur
Contacteur Tripolaire :
KM3 Permet l’alimentation du moteur sur le réseau
après le démarrage
A1 Démarreur progressif
On donne : - Les contacteurs KM1 et KM3 ont une puissance de maintien de 40 VA et une puissance d’appel de
320 VA. Ils ne fonctionnent jamais simultanément en appel !
- La température ambiante dans le coffret électrique où se situe T1, est de l’ordre = 50 ° C
Les deux valeurs de puissance qui doivent être prises en compte pour déterminer le calibre de transformateur
à utiliser sont donc : - d’une part, la puissance permanente que le transformateur devra délivrer
- et d’autre part, la puissance d’appel maximale qu’il sera amené à fournir.
320 VA
Impédance
de la ligne
Z = 10 M
Tension limite du local
UL = 50 V
Résistance du
piquet de terre Tension de
Rn = 30 contact Uc
Résistance
de la terre
Ru = 10
5.1 Identifier le type de schéma des liaisons à la terre utilisé pour notre application :
5.3 Cas d’un premier défaut sur une phase. Calculer la valeur de ce courant de défaut (Id 1) ainsi que celle de la
tension de contact Uc1. Ce défaut est-il dangereux ? La protection des personnes est-elle assurée ?
5.4 Cas d’un deuxième défaut sur une autre phase (premier défaut toujours présent !). Calculer la valeur de ce
courant de défaut (Id2) ainsi que celle de la tension de contact Uc2. Ce défaut est-il dangereux ? La protection des
personnes est-elle assurée ?
Valeur de la tension de contact Uc2 : Uc2 = 0 V Uc2 = 110 V Uc2 = 230 V Uc2 = 400 V
La protection des personnes est-elle assurée ? Oui Non ; Quel organe de Q1 a détecté Id2 :
Avantage de ce schéma de liaison à la terre :
5.5 Rappeler la référence du disjoncteur Q1 & conclure sur l’avantage à utiliser ce schéma de liaison à terre :
Référence disjoncteur Q1 :
Disjoncteur magnétothermique
Sans dispositif différentiel
Moteur choisi
Moteur déclassé
Un des composants entrant dans la composition des carreaux de sol est la ‘ BARBOTINE ’. Cette matière est
préparée dans des broyeurs. Les broyeurs étudiés sont des cylindres dans lesquels 24 tonnes de galets vont
malaxer la matière d’œuvre pendant un cycle de 6000 tours en une durée de 10 heures.
Description de l’installation :
Synoptique de l’installation :
La première partie de l’étude concerne la motorisation permettant d'entraîner les broyeurs qui fabriquent
la "barbotine". La seconde partie s'intéressera plus particulièrement au phénomène de balourd qui impose
des contraintes au niveau du dimensionnement des appareils. La troisième partie traite des protections des
biens et des personnes, de l’appareillage électrique des schémas de puissance et de commande de
l’alimentation du moteur entraînée par le démarreur progressif.
PREMIÈRE PARTIE : Motorisation et procédés d’entraînement des broyeurs
Afin de limiter les contraintes mécaniques et électriques au niveau de cette installation, le moteur du broyeur
est piloté par l’intermédiaire d’un démarreur progressif à angle de phase. Pour satisfaire à cette condition, un
déclassement du moteur a été nécessaire.
Le nouveau moteur asynchrone associé au démarreur est référencé dans le synoptique ci-dessous.
Synoptique de l’installation :
Choix du démarreur
2.1 Donner le nom et le symbole du type de constituant qui compose la structure interne de la partie
puissance du démarreur progressif. Symbole :
400 V / 24 V
320 VA
4.3 Déterminer les calibres en courants des protections primaires (disjoncteur de chez MERLIN GERIN)
et secondaires (disjoncteur de chez MERLIN GERIN), voir tableau ci-dessous :
Disjoncteur côté primaire type : Unipolaire bipolaire Calibre en courant : 250 VA = 0,625 A
400 V
Disjoncteur côté secondaire type : Unipolaire bipolaire Calibre en courant : 250 VA = 10,41 A
24 V
4.4 Regrouper vos résultats dans le tableau ci-dessous :
Tension Référence Tension Référence Référence
Puissance
d’alimentation Transformateur usuelle du disjoncteur côté disjoncteur côté
normalisée
primaire T1 secondaire primaire secondaire
Impédance
de la ligne
Z = 10 M
Tension limite du local
UL = 50 V
Résistance du
piquet de terre
Résistance Tension de
Rn = 30 de la terre contact Uc
Ru = 10
5.1 Identifier le type de schéma des liaisons à la terre utiliser pour notre application :
SLT TT SLT TNS SLT IT SLT TNC
5.2 La signification des 2 lettres de ce régime de neutre :
Première lettre : Neutre Isolé ou Impédant ; Deuxième lettre : Masses métalliques reliées à la terre
Troisième lettre (si besoin) : pas de troisième lettre
5.5 Rappeler la référence du disjoncteur Q1 & conclure sur l’avantage à utiliser ce schéma de liaison à terre :
Référence disjoncteur Q1 :
NS250MA
Disjoncteur magnétothermique