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1 Introduction (1 minute 30 secondes)
Mesdames et messieurs, bonjour. Je suis EL GHACHI Mohamed, et je suis ravi de vous présenter aujourd’hui
mon travail de TIPE sur l’optimisation de la trajectoire du ballon de football. Le football, sport le plus
populaire au monde, fascine non seulement les millions de fans, mais aussi les scientifiques, en particulier les
physiciens. Pourquoi ? Parce que derrière chaque tir parfait, chaque courbe improbable, se cachent des principes
physiques complexes et fascinants. Imaginez un instant Cristiano Ronaldo s’apprêtant à tirer un coup franc.
Dans les quelques secondes qui précèdent son tir, son cerveau effectue instinctivement des calculs dignes d’un
superordinateur. Angle, force, rotation - tout doit être parfait. C’est précisément ce processus que nous allons
décortiquer aujourd’hui, en utilisant les outils de la physique pour comprendre et potentiellement améliorer ce
qui semble être de la pure magie sur le terrain.
2 Problématique (1 minute)
La question centrale qui guidera notre étude est la suivante : Comment pouvons-nous optimiser la trajectoire
du ballon de football pour maximiser les chances de marquer un but ? Cette question, en apparence simple,
ouvre la porte à une analyse complexe. Nous devrons prendre en compte plusieurs paramètres cruciaux :
• Les forces appliquées sur le ballon, qui déterminent son comportement dans l’air
• L’angle de tir, qui influence la hauteur et la distance parcourue
• La vitesse initiale, qui définit l’énergie donnée au ballon
• Et, comme nous le verrons plus tard, la rotation du ballon, qui peut créer des effets spectaculaires
Notre objectif est d’utiliser ces paramètres pour créer un modèle physique qui nous permettra de prédire et
d’optimiser la trajectoire du ballon.
3 Paramétrage du terrain et référentiel (1 minute 30 secondes)
Avant de plonger dans les équations, il est essentiel de définir clairement notre cadre d’étude. Observez ce
schéma du terrain de football. Pour notre analyse, nous utiliserons un référentiel cartésien en trois dimensions :
• L’axe x représente la longueur du terrain, avec l’origine au centre
• L’axe y représente la largeur
• L’axe z représente la hauteur
Ce choix de référentiel nous permettra de décrire précisément la position du ballon à tout moment de sa
trajectoire. Notez également les dimensions du but : 7,32 mètres de large sur 2,44 mètres de haut. Ces
dimensions seront cruciales pour déterminer si un tir aboutit à un but ou non dans nos simulations.
4 Données initiales (1 minute)
Avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous présenter quelques données essentielles qui serviront
de base à nos calculs :
• Le ballon de football standard a un rayon de 11 centimètres. Cette donnée sera importante pour calculer
la surface exposée aux forces aérodynamiques.
• Sa masse est de 450 grammes, soit 0,45 kg. Cette masse intervient dans tous les calculs de force et
d’accélération.
• La masse volumique de l’air, à température et pression normales, est d’environ 1,2 kg par mètre cube.
Cette valeur interviendra dans nos calculs de forces aérodynamiques.
• Enfin, l’accélération due à la gravité terrestre est d’environ 9,81 mètres par seconde carrée. C’est cette
force qui ramène invariablement le ballon vers le sol.
Ces valeurs peuvent sembler anodines, mais elles sont la base de toute notre modélisation physique.
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5 Mouvement sans rotation (3 minutes)
Commençons par le cas le plus simple : le mouvement du ballon sans rotation. Dans cette situation, deux forces
principales agissent sur le ballon :
Le poids : C’est la force la plus évidente, donnée par la formule bien connue P⃗ = m⃗g . Elle tire constamment le
ballon vers le bas. La force de frottement quadratique, aussi appelée traı̂née : Cette force s’oppose au mouvement
du ballon dans l’air. Elle est modélisée par l’équation f⃗ = −αv⃗v , où α est le coefficient de frottement.
Nous avons calculé ce coefficient α en utilisant la formule α = 12 CρS, où :
• C est le coefficient de traı̂née, environ 0,45 pour un ballon de football
• ρ est la masse volumique de l’air
• S est la surface de section du ballon
⃗ ⃗
Après calcul, nous obtenons α ≈ 0, 02 kg/m. L’équation du mouvement s’écrit alors : m ddtV = m⃗g − αV V
2
d x α dx d2 z
En projetant sur les axes x et z, nous obtenons deux équations différentielles couplées : dt2 = − m V dt dt2 =
α
−m V dz
dt − g Ces équations ne peuvent pas être résolues analytiquement, nous avons donc utilisé des méthodes
numériques pour les résoudre.
6 Résultats pour le mouvement sans rotation (2 minutes 30 secon-
des)
Examinons maintenant les résultats de notre simulation pour le mouvement sans rotation. Ce premier graphique
montre la trajectoire typique d’un ballon de football frappé sans effet. Comme vous pouvez le constater, la
courbe ressemble à une parabole, mais elle n’en est pas tout à fait une. Les frottements de l’air modifient
légèrement la forme parabolique qu’aurait la trajectoire dans le vide. Pour aller plus loin, nous avons réalisé
une simulation massive avec des milliers de positions et de vitesses initiales différentes. Ce deuxième graphique
représente une carte de chaleur des zones de tir. Les couleurs chaudes indiquent les positions depuis lesquelles
il est plus probable de marquer un but. Quelques observations intéressantes :
• Les zones rouges, indiquant la plus haute probabilité de marquer, sont concentrées relativement près du
but. Cela confirme l’intuition qu’il est plus facile de marquer de près.
• Il existe cependant des zones ”chaudes” plus éloignées, correspondant à des tirs en cloche qui peuvent
surprendre le gardien.
• Les zones bleues, où il est presque impossible de marquer, sont principalement situées très loin du but ou
dans des angles très fermés.
Enfin, voici un exemple spécifique de tir réussi. Dans ce cas, le ballon est frappé depuis la position (11,58m,
2,42m) avec une vitesse initiale de 50 m/s horizontalement et 12 m/s verticalement. Comme vous pouvez le
voir, le ballon suit une trajectoire qui le fait entrer dans le but, démontrant la précision de notre modèle.
7 Mouvement avec rotation (3 minutes 30 secondes)
Passons maintenant au cas plus réaliste et plus intéressant d’un ballon en rotation. Ici, nous devons introduire
un nouveau phénomène physique : l’effet Magnus. L’effet Magnus se produit lorsqu’un objet en rotation se
déplace dans un fluide. La rotation crée une différence de pression entre les deux côtés de l’objet, ce qui génère
une force perpendiculaire à la direction du mouvement et à l’axe de rotation. Dans le cas du football, c’est cet
effet qui permet aux joueurs de donner des effets spectaculaires au ballon, le faisant courber dans les airs d’une
manière qui semble défier la physique. Mathématiquement, nous modélisons la force de Magnus par l’équation
: F⃗ = β V
⃗ ×Ω⃗ Où :
• β est un coefficient que nous avons calculé à environ 0,41 kg/m
• V
⃗ est le vecteur vitesse du ballon
• Ω
⃗ est le vecteur de rotation du ballon
⃗ ⃗ + βω( dy ⃗x − dx ⃗y )
En ajoutant cette force à notre équation du mouvement, nous obtenons : m ddtV = m⃗g − αV V dt dt
2
En projetant sur les trois axes, nous obtenons un système de trois équations différentielles couplées : ddt2x =
2 2
α βω dy d y dy βω dx d z
−m V dx α α dz
dt + m dt dt2 = − m V dt − m dt dt2 = −g − m V dt Ce système d’équations, bien que plus complexe,
nous permet de modéliser avec précision le mouvement d’un ballon de football en rotation.
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8 Résultats pour le mouvement avec rotation (2 minutes)
Examinons maintenant les résultats de notre simulation pour un ballon en rotation. Pour cette simulation, nous
avons utilisé les paramètres suivants :
• Une vitesse angulaire initiale de 1 radian par seconde
• Une vitesse initiale de 38 mètres par seconde
• Un angle de tir de 12 degrés
Ce graphique en 3D montre la trajectoire résultante. Comme vous pouvez le constater, la courbe est bien
plus complexe que dans le cas sans rotation. Le ballon ne se contente pas de monter puis de redescendre, il
dévie également latéralement en raison de l’effet Magnus. Nous avons identifié deux exemples particulièrement
intéressants de tirs réussis :
• Un tir court, qui atteint le but aux coordonnées (12,3m, -0,9m, 1,19m). Ce type de tir pourrait représenter
un coup franc proche du but.
• Un tir long, qui atteint le but aux coordonnées (35m, 4,8m, 2,25m). Ceci pourrait correspondre à un
centre lobé ou un tir de loin avec beaucoup d’effet.
Ces résultats démontrent comment la rotation du ballon peut être utilisée stratégiquement pour contrôler sa
trajectoire et augmenter les chances de marquer, même depuis des positions qui sembleraient défavorables sans
l’effet Magnus.
9 Conclusion (1 minute)
Pour conclure, notre étude sur l’optimisation de la trajectoire du ballon de football nous a permis de mettre en
lumière la complexité physique derrière ce qui semble être un simple coup de pied. Nous avons vu que même
sans rotation, la trajectoire du ballon est influencée par des forces subtiles comme les frottements de l’air. Avec
la rotation, l’effet Magnus entre en jeu, permettant des courbes complexes et offrant aux joueurs un contrôle
accru sur la trajectoire du ballon. Cette compréhension approfondie de la physique du football pourrait avoir
des applications pratiques variées :
• Pour l’entraı̂nement des joueurs, en leur permettant de visualiser et de comprendre l’impact de leurs gestes
• Pour le développement de nouveaux ballons aux propriétés aérodynamiques optimisées
• Pour la création de simulations de jeux vidéo plus réalistes
En fin de compte, cette étude nous rappelle que même dans un sport aussi populaire et apparemment simple
que le football, la science a encore beaucoup à nous apprendre. Je vous remercie de votre attention. Y a-t-il
des questions ?
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