2.1.
Evolution du droit comptable dans
l’espace OHADA
L’Acte Uniforme portant organisation et
harmonisation des comptabilités des
entreprises adopté le 24 mars 2000 à
Yaoundé, est entré en vigueur en deux
temps. Pour les comptes sociaux et
personnels des entreprises, le 1er janvier
2001 et pour les comptes consolidés et
combinés, le 1er janvier 2002.
L’adoption de cet acte s’explique par
différents constats qui caractérisaient
l’espace OHADA à la signature du traité.
2.1.2. Esquisse historique de la naissance du SYSCOHADA
Avant l’entré en vigueur du SYSCOHADA, les Etats parties utilisaient d’autres référentiels
comptables.
C’est à la faveur de la dévaluation du FCFA intervenue au cours de l’année 1994 que sept (7) pays
membres fondateurs de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont décidé,
dans le cadre de l’intégration économique qu’ils entendaient réaliser d’abandonner leurs plans
comptables respectifs pour adopter le 20 décembre 1996 un référentiel comptable commun appelé
« Système Comptable Ouest Africain » (SYSCOA).
Ce projet a été, d’une part, soutenu par l’idée de la réalisation d’une centrale des bilans au niveau de
la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) afin de renforcer les analyses de
performances et des perspectives financières des entreprises pour éclairer les décisions de gestion,
d’investissement et d’octroi de crédits et, d’autre part, améliorer le fonctionnement du marché
financier régional en lui fournissant des données comptables et financières fiables.
Malgré l’adoption de l’Acte Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités des
entreprises, le Conseil des Ministres de l’UEMOA a décidé, le 20 septembre 2001, à Dakar, de
maintenir le SYSCOA en application dans cet espace depuis le 1er janvier 1998, tout en procédant à
des aménagements concernant le dispositif juridique et technique, afin de le mettre en harmonie
avec l’Acte Uniforme. Ainsi, le SYSCOA révisé et harmonisé a donné naissance au SYSCOHADA pour
renforcer l’OHADA qui regroupe non seulement les Etats membres de l’UEMOA mais aussi ceux de la
CEMAC et des pays indépendants.
Le SYSCOHADA est donc un référentiel comptable conçu pour l’espace concerné et qui intègre les
caractéristiques fondamentales qui ont prévalu dans l’élaboration des référentiels comptables
jusqu’alors utilisés dans les Etats parties.
Les raisons qui ont milité en faveur de cette reforme sont principalement :
Alignement du modèle comptable des états membres du traité OHADA aux normes
internationales de l’information financière ;
Harmonisation du droit comptable en prévision d'une union économique et monétaire de
l'espace OHADA ;
Mettre en place des règles communes de collecte, tenue, de contrôle et de publication des
comptes individuels et consolides;
Faciliter les comparaisons, dans le temps et dans l'espace ou entre groupe d'entreprise du
même secteur d'activité;
Faciliter le reporting (consolidation) et les combinaisons au niveau local (national) et au
niveau de tout l'espace OHADA voire international;
Inciter les opérateurs de tout secteur et de toute taille à la tenue d'une comptabilité;
Donner une image fidèle des activités au regard des lois et réglementations en vigueur;
2.6. Organisation du plan des comptes dans le SYSCOHADA
2.6.1 : Classement et codification des comptes
Le Système Comptable OHADA retient une codification décimale des comptes, et comprend neuf
classes de comptes codifiés de 1 à 9, les comptes sont identifiés pour un numéro auquel se rattache
un intitulé correspondant à une classe.
Les comptes sont identifiés par un numéro auquel est rattaché un intitulé. Ces deux
Identifiants sont nécessaires pour enregistrer et suivre les opérations en comptabilité.
Cette codification des comptes est comprise dans le champ de la normalisation comptable
impérative, à l’exception de la classe 9 qui est d’application facultative.
RÉPARTITION DES OPÉRATIONS DANS LES CLASSES DE COMPTES
Le Système comptable OHADA retient une codification décimale des comptes avec neuf classes ayant
les codes 1 à 9. Les huit premières classes sont réservées à la comptabilité générale tandis que la
comptabilité des engagements et la comptabilité analytique de gestion (CAGE) se partagent la
dernière classe.
1. Comptabilité générale
Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :
Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations
incorporelles, corporelles et financières) ;
Classe 3 : comptes de stocks ;
Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) ;
Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires et
caisse).
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres charges
et des autres produits ;
Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges financières) ;
Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits
financiers) ;
Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs,
subventions d’équilibre, etc.).
La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la comptabilité
analytique de gestion.
[Link]. Classe 2 : Comptes d’actif immobilisé
L’actif immobilisé comprend : les charges immobilisées et les immobilisations.
Les charges immobilisées se composent des : Fais d’établissement et des charges à repartir sur
plusieurs exercices.
Les immobilisations par contre représentent les biens et valeurs destinés à rester durablement dans
l’entreprise. Il s’agit des :
Immobilisations incorporelles ;
Immobilisations corporelles ;
Immobilisations financières.
[Link]. Classe 3 : Comptes de stocks
Le compte 30 n’existe pas dans le plan comptable OHADA. Le compte de stocks de marchandises
devient 31 tandis que les stocks de matières et fournitures sont désormais enregistrés dans le
compte 32 qui était destiné aux emballages commerciaux dans le PCGC.
Le compte 35 « Services en cours » enregistre les opérations liées aux services et études. La notion
de prestations de services intellectuels et diverses prestations autres que les travaux est nouvelle.
Le compte 39 utilisé dans le PCGC dans le cas du système d’inventaire intermittent n’existe pas dans
OHADA dans la mesure où la méthode d’inventaire permanent est la seule autorisée.
Dans ce système, le compte 39 enregistre les dépréciations des stocks.
[Link]. Classe 4 : Comptes de tiers
Le compte 43 « Etat » du PCGC est éclaté en deux comptes dans le plan comptable OHADA : le
compte 43 « Organismes sociaux », le compte 44 « Etat et collectivités publiques ». Un compte a
également été prévu pour les organismes internationaux. Le compte 45 « Organismes
internationaux ».
Le compte 46 « Associés et groupes » du plan comptable OHADA regroupe les opérations qui étaient
enregistrées séparément dans les comptes 44 et 45 du plan comptable congolais.
Les opérations en attente ou à régulariser enregistrées dans le compte 49 du plan comptable général
congolais sont enregistrées dans un sous-compte 47 « Débiteurs et créditeurs divers ». Deux sous-
comptes sont prévus à cet effet : 47 « débiteurs divers » et 4712 « créditeurs divers ».
Classe 5 : Comptes de trésorerie
Le compte 51 « Valeurs à encaisser » du SYSCOHADA regroupe les opérations qui étaient
enregistrées dans les comptes 53, 54 et 55 du PCGC.
Ce compte n’enregistre pas :
Les effets à payer à plus d’un an d’échéance (compte 16) ;
Les effets remis à l’escompte (qui sont actés dans le compte 56 Banques, crédits de
trésorerie et d’escompte).
Le compte 56 Banques, crédits de trésorerie et d’escompte enregistre, d’une part, le montant des
crédits de trésorerie inscrits au compte courant de l’établissement dispensateur de ces concours
avec lequel l’entreprise est en relation d’affaires, et d’autre part, le montant nominal des effets
escomptés.
Le compte 56 ne doit pas servir à enregistrer :
Les prêts bancaires à plus d’un an. Dans ce cas, il convient d’utiliser Il convient dans ce cas
d’espèce d’utiliser le compte 16 Emprunts et dettes assimilées.
Les découverts bancaires autorisés, tant qu’ils n’ont qu’un caractère d’engagement de la
banque vis-à-vis de l’entreprise et qu’ils s’ajustent donc sur le montant du solde débiteur
chez le banquier. Dans ce cas, il convient d’utiliser les comptes d’engagements hors bilan.
Les effets remis à l’encaissement à leur échéance normale. Dans ce cas, il est nécessaire
d’utiliser le compte 51 Valeurs à encaisser.
Le compte 56 comprend :
Les crédits de trésorerie (56.1) ;
L’escompte de crédit de campagne (56.4) ;
L’escompte de crédits ordinaires (56.5) ;
Les crédits de trésorerie, intérêts courus (56.6).
Le compte 58 appelé Régies d’avances accréditifs et virements internes, enregistre les montants des
avances aux régisseurs, le montant des accréditifs et les régularisations de ces avances et règlement
des accréditifs.
Il est subdivisé en :
58.1. Régies d’avances ;
58.2 Accréditifs ;
58.5 Virements de fonds.
58.8 Autres virements internes.
Les comptes 581 et 582 enregistrent le cas échéant, les opérations relatives aux régies d’avance
(exemple fonds gérés par les régisseurs ou les comptables subordonnés sur un chantier forestier ou
de travaux publics) et celles relatives aux accréditifs, c’est-à-dire les crédits ouverts par un
établissement de crédit, en relation d’affaires avec l’entreprise, dans sa succursale d’une ville, d’une
province, d’une localité, afin de permettre au tiers concerné de couvrir ses besoins de trésorerie. Par
contre les comptes 585 et 588 sont utilisés pour des raisons techniques dans les comptabilités
organisées sur base des journaux auxiliaires. Ce sont des comptes de passage.
[Link]. Classe 6 : Comptes de charges des activités ordinaires
Les principaux changements dans cette classe portent sur les aspects suivants :
Le compte 60 enregistre les achats et les variations des stocks, la méthode d’inventaire
permanent étant celle adoptée désormais ;
Le système OHADA crée pour les services extérieurs deux comptes, dont le compte 62
« Services extérieurs A », et le compte 63 « Services extérieurs B ». Dans le PCGC, ils étaient
enregistrés dans le seul compte 63 ;
Les autres changements tiennent aux numéros de comptes.
[Link]. Classe 7 : Comptes de produits des activités ordinaires
Pour les comptes de produits, il y a lieu de noter les considérations suivantes :
Les comptes de la classe 7 enregistrent les produits liés à l’activité ordinaire de l’entreprise. Ils
résultent en principe de la vente de biens ou de services, de la production de biens ou de services
non encore vendus ou livrés à soi-même.
Doivent être rattachés à l’exercice, tous les produits le concernant effectivement et ceux-là
seulement. A la clôture de l’exercice, ces produits donnent éventuellement lieu à régularisation.
70 Ventes
Ce compte enregistre les ressources de l’entreprise provenant de la vente des marchandises, des
travaux effectués et des services rendus à des tiers, des produits finis, produits intermédiaires, des
produits résiduels ainsi que des produits accessoires.
Le Compte 701 est ouvert par les entreprises commerciales tandis que celles qui ont seulement une
activité individuelle utilisent les comptes 702 à 705.
71 Subventions d’exploitation
72 Production immobilisée
Ce compte enregistre les travaux effectués par l’entreprise pour elle-même au coût de production
déterminée par la Comptabilité Analytique de gestion ou à défaut, par des calculs extracomptables.
Les calculs extracomptables doivent néanmoins cerner le coût de production des biens concernés en
intégrant tous les intrants notamment :
le coût des matières ou matériaux consommés pour la production des biens ;
les coûts exposés en terme de charges directes et indirectes de production (électricité, main-
d’œuvre, amortissement…) ;
les frais financiers supportés sur les emprunts exclusivement affectés au financement de la
production des biens concernant la période de production.
73 Variations des stocks de biens et services produits
Ce compte enregistre les variations de stocks de biens et de services produits en retraçant les
opérations relatives aux entrées en stocks, aux sorties de stocks et aux différences constatées à la
clôture de l’exercice entre l’inventaire comptable permanent et l’inventaire physique et dans le cas
de l’inventaire intermittent, le stock initial et le stock final ou leur différence.
Le compte 73 donne, par son solde, la variation des stocks de produits fabriqués, pour l’exercice
considéré. Si son solde est créditeur, il y a stockage (∆+).
Par contre, s’il est débiteur, il y a destockage, (diminution des stocks). Dans ce cas, ce compte est
porté en négatif du côté des produits dans le compte de résultat.
75 Autres produits
Ce compte enregistre tous les produits divers qui ne proviennent pas directement de l’activité
productive ou commerciale de l’entreprise, ni de son activité financière ou de ses relations avec l’Etat
(Subventions) mais qui relèvent néanmoins de ses activités ordinaires.
Il s’agit notamment :
du Compte 754 Produits de cessions courantes d’immobilisations qui enregistre le prix de cession des
immobilisations lorsque ces cessions présentent un caractère ordinaire en raison des politiques de
désinvestissement et de renouvellement des immobilisations ;
du Compte 758 Produits divers qui enregistre les autres produits non imputables aux autres
subdivisions du Compte 75 ;
du Compte 752 Quote-part de résultats sur opérations faites en commun qui enregistre :
pour l’entreprise non gérante, sa participation aux bénéfices ;
pour l’entreprise gérante, le montant des pertes mises à la charge des associés non gérants.
Le Compte 759 Reprise de charges provisionnées d’exploitation, enregistre les annulations ou les
régularisations à la baisse des provisions à court terme sur éléments de l’actif circulant et des risques
provisionnés.
Systématiquement aux charges provisionnées correspondant à des décaissements probables à brève
échéance, les reprises doivent être traitées comme des encaissements probables. Il est crédité par
le débit des Comptes 39 et/ou 49 Dépréciations et risques provisionnés.
77 Revenus financiers et produits assimilés
78 Transferts de charges
Ce compte sert à l’imputation de charges d’exploitation ou financières qui doivent être, en raison de
leur nature, affectées à un compte de bilan, à l’exception des immobilisations pour lesquelles le
Compte 72 Production immobilisée est utilisé.
Le transfert peut concerner les charges immobilisées, les stocks, les comptes de tiers. Il sert aussi
exceptionnellement, à des transferts de charges à charges.
79 Reprises de provisions
Ce compte enregistre les annulations et les rajustements en baisse des provisions financières pour
risques et charges, ainsi que des provisions pour dépréciation des éléments de l’actif immobilisé.
Dans le cas exceptionnel d’une révision rétroactive du plan d’amortissement initial, la réduction du
cumul des amortissements est opérée par le crédit du Compte 798 Reprises d’amortissements.
Ce compte est crédité par le débit des Comptes 19 et 29 pour des diminutions des provisions ou
d’annulation.
Classe 8 : Comptes des autres charges et des autres produits
L’utilisation de la Classe 8 permet d’enregistrer les charges et les produits correspondant à des
opérations qui ne se rapportent pas à l’activité ordinaire de l’entreprise.
Figurent également dans cette classe, la participation des travailleurs aux bénéfices et l’impôt sur le
résultat.
Les comptes à terminaison paire correspondent à des produits hors activités ordinaires tandis que
ceux dont le code comptable est à terminaison impaire, représentent des charges H.A.O.
81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations
Ce compte enregistre la sortie des immobilisations à leur valeur nette comptable sous forme d’une
double écriture :
au débit pour la valeur d’entrée ;
au crédit pour le montant total des amortissements pratiqués sur le bien cédé.
Par cession, il faut comprendre : Vente, échange, destruction, mise au rebut.
Ce compte est débité de la valeur d’entrée des éléments sortis sous déduction des amortissements
pratiqués par le crédit du compte d’immobilisation concerné.
Le Compte 81 est crédité pour solde, à la clôture de l’exercice par le débit du Compte 13 Résultat net
de l’exercice.
Compte 82 : Produits des cessions d’immobilisations
Ce compte enregistre le produit net de la cession : dans le cas de vente, prix résultent de l’accord
entre les cocontractants et figurant sur l’acte de vente diminué des commissions et des frais de
vente.
L’indemnité d’assurance perçue au cas où le bien est détruit, est assimilée au prix de cession. Le
produit des cessions considérées comme courantes est enregistré au crédit du Compte 754.
Le Compte 82 Produits des cessions d’immobilisations est crédité des produits de cession d’actif, nets
de commissions et des frais de vente par le débit du Compte de tiers 485 Créances sur cessions
d’immobilisations ou par le débit d’un compte de trésorerie.
Compte 83 : Charges hors activités ordinaires
Ce sont des charges qui ne sont pas liées à l’activité ordinaire de l’entité et qui, de ce fait, n’ont
généralement pas de caractère récurrent. Elles comprennent des charges constatées et des charges
provisionnées.
Ce compte se subdivise comme suit :
831Charges H.A.O constatées ;
834Pertes sur créances H.A.O ;
835Dons et libéralités accordés ;
836Abandons de créances consentis
839Charges provisionnées H.A.O.
Seuls les charges liées à la restructuration de l’entreprise ou à des événements extraordinaires (tels
les phénomènes naturels : tempêtes, raz-de-marée, tremblements de terre, éruptions volcaniques…)
doivent être considérées comme relevant des activités autres que ordinaires.
Toute autre charge est ordinaire, y compris, par exemple, les amendes fiscales ou pénales. Il en est
de même des charges sur exercices antérieurs liées aux activités courantes de l’entreprise.
Lorsque la réalisation de la charge H.A.O, bien qu’incertaine, est envisagée à court terme, elle
constitue une charge provisionnée.
Par contre, lorsque cette charge probable est envisagée à plus d’un an, elle doit faire l’objet d’une
dotation aux provisions.
Le Compte 83 est débité des charges hors activités ordinaires non encore engagées, mais dont la
survenance à moins d’un an est mesurable et probable, par le crédit du Compte 48 Créances et
Dettes H.A.O.
Il est également débité des charges constatées ne relevant pas de l’activité ordinaire par le crédit
d’un compte de tiers ou de trésorerie.
Compte 84 : Produits hors activités ordinaires
Ce sont des produits qui ne sont pas liés à l’activité ordinaire de l’entreprise et sont dépourvus de
caractère récurrent. Ils comprennent des produits constatés, des reprises de charges provisionnées
et des transferts de charges.
Ce compte se subdivise comme suit :
840 Produits H.A.O constatés ;
845 Dons et libéralités obtenus ;
846 Abandons de créances obtenus ;
847 Transferts de charges H.A.O ;
848 Reprises de charges provisionnées H.A.O.
Le Compte 84 est crédit des produits constatés par le débit d’un compte de tiers ou de trésorerie.
Il est également crédit des reprises de charges provisionnées par le débit du Compte 4998 Risques
provisionnés sur opérations H.A.O.
Compte 85 : Dotations hors activités ordinaires
Ce compte enregistre les dotations aux amortissements et aux provisions qui ne concernent pas
l’activité ordinaire de l’entreprise.
La notion « Hors Activités Ordinaires » doit être appréhendée de façon restrictive (restructuration
d’entreprise, catastrophes naturelles), par essence non prévisible, et dépourvue de caractère
récurrent.
Ce compte est aussi utilisé pour enregistrer les opérations liées à l’application de disposition fiscales
(Provisions réglementées).
Il se subdivise comme suit :
851 Dotation aux provisions réglementées ;
852 Dotations aux amortissements H.A.O ;
853 Dotations aux provisions pour dépréciations H.A.O ;
854 Dotations aux provisions pour risques et charges H.A.O ;
858 Autres dotations H.A.O.
Le Compte 85 est débité du montant de la provision pour risques ou charges H.A.O ou de
l’amortissement :
crédit du Compte 28 Amortissements.
Par contre, il est crédité pour solde, par le débit du Compte 13 Résultat net de l’exercice.
Compte 86 : Reprises hors activités ordinaires
Ce compte enregistre les annulations et réajustements à la baisse des provisions, amortissements et
subventions qui ne sont pas liées à l’activité ordinaire de l’entreprise.
Toute provision constituée par l’intermédiaire du Compte 85 Dotations hors activités ordinaires doit
être reprise au cours de l’un des exercices suivants par le crédit du Compte 86.
Les comptes divisionnaires de 86 sont :
861 Reprises de provisions réglementées ;
8612 Reprises d’amortissements H.A.O ;
8613 Reprises de provisions pour dépréciation H.A.O ;
8614 Reprises de provisions pour risques et charges H.A.O ;
8615
Reprises de subventions.
Le Compte 86 est crédité de l’annulation ou de la réduction de la provision concernée par le débit
des Comptes :
19 Provisions financières pour risques et charges ;
29 Provisions pour dépréciation.
Il est également crédité du montant de la subvention d’investissement reprise au résultat par le débit
du Compte 14 Subventions d’investissement.
87 Participation des travailleurs
La participation n’est pas considérée comme une charge de personnel mais comme un élément de
répartition du résultat.
Le Compte 87 est débité de la part de bénéfices affectés aux salariés au titre de la participation par le
crédit du Compte 426 Personne, participation aux bénéfices.
Ce compte 87 est crédité, pour solde à la clôture de l’exercice, par le débit du Compte 13.
N.B. : - La participation des travailleurs au capital de l’entreprise est enregistrée au crédit du
Compte 10 Capital ;
- Les rémunérations diverses versées au personnel est à acter au débit du Compte 66 Charges
de personnel.