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Jauges d'Extensométrie en Pratique

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TRAVAUX PRATIQUES EN RESISTANCE DES MATERIAUX

EXTENSOMETRIE

1 – INTRODUCTION

La plupart des ingénieurs utilisent un moment ou un autre des jauges de déformations pour
leur travail ou leur étude. Les ingénieurs en génie civil les utilisent pour déterminer les
contraintes dans des supports de constructions ou de ponts sous charge. Les ingénieurs en
mécanique ou en aéronautique les utilisent pour déterminer les contraintes dans des pièces
de machines sous pression ou charge. Les jauges peuvent aussi être utilisées comme
élément de mesure pour des cellules de charge ou des capteurs de couples pour mesurer
directement une force, une pression ou une position.

2 – DESCRIPTION

Figure 1 : L’appareil SM1009 et ses différents composants

2.1 – LE MONTAGE EN TRACTION

Une fixation maintient le haut de l’éprouvette à tester sur le panneau. Une charge peut alors
être appliquée à l’éprouvette en ajoutant des masses sur le crochet suspendu à la partie
basse de l’éprouvette. Les masses appliquent alors à l’éprouvette une traction. Deux jeux de
jauges de déformation en rosettes en T mesure la déformation de l’éprouvette dans deux
directions et des deux côtés de l’éprouvette.

Le montage en traction est composé de plusieurs éprouvettes de différents matériaux : acier,


aluminium, laiton et cuivre.
Figure 2 – Le montage pour l’étude en traction

2.3 – LE MONTAGE EN TORSION

Le montage en torsion permet de réaliser des essais en torsion sur une poutre pleine et de
section circulaire. La poutre d’essai est une barre maintenue par deux mors à chaque
extrémité. Un des deux mors peut tourner ou se déformer en rotation par rapport à l’autre
d’un petit angle. Autrement dit, un des côtés de la poutre est encastré alors que l’autre peut
tourner un peu.

Un mors fixe maintient la poutre à une de ses extrémités. La seconde extrémité est fixée
dans un palier permettant la rotation de la poutre, tout en empêchant sa flexion. Ce système
est similaire aux barres de suspension utilisées dans les voitures.

Un bras vient se fixer dans le palier afin de créer un couple par ajout de poids à l’extrémité
de cet arbre et ainsi de tordre la poutre. La poutre est équipée de deux jeux de jauges de
déformation spéciales pour la torsion qui mesurent la déformation du cisaillement en torsion
à la surface de la poutre selon un angle de 45° par rapport à l’axe de la poutre.
Figure 3 – Le montage en torsion

2.4 – LE MONTAGE EN FLEXION

Le montage en flexion utilise une poutre console, pleine, de section rectangulaire. Cette
poutre est ainsi encastrée à son extrémité gauche. Ce type de montage est courant dans la
réalité et correspond notamment à

- Aux ailes des avions


- Au plongeoir des piscines
- Aux ponts
- Aux balcons des maisons ou des immeubles
- Aux supports des étagères…

Un mors de fixation permet de maintenir fixe l’extrémité gauche de la poutre (encastrement).


La poutre console peut alors fléchir vers en bas ou vers en haut. Les expériences proposées
dans ce manuel ne seront que pour une flexion vers en bas. La poutre est équipée de quatre
jauges de déformation standard qui mesurent les déformations en traction ou en
compression dans l’axe de la poutre. Deux jauges mesurent les déformations en traction sur
le dessus de la poutre et deux autres jauges mesurent les déformations en compression sur
le dessous de la poutre.
Figure 4 – Le montage en flexion

2.5 - LE PONT D’EXTENSOMETRIE

Figure 5 – Le pont d’extensométrie du banc SM1009

Le pont d’extensométrie est un boitier avec un afficheur numérique, des boutons de réglages
et des bornes de connexions des jauges des différents montages, repérées par des codes
de couleur. L’afficheur numérique multi ligne permet de voir la mesure de la tension et la
mesure de la déformation déduite automatiquement par le pont de jauges.

Vous devez régler le pont d’extensométrie selon la connexion des jauges choisie et le
facteur de jauge du montage. Avec le banc sont fournis des connecteurs spéciaux contenant
une résistance de précision et permettant de compléter le pont de jauges quand vous faites
une mesure en quart ou demi-pont.

L’utilisateur du système doit aussi régler le facteur de jauge du montage utilisé, facteur de
jauge indiqué sur le panneau pour chaque montage. Un bouton permet de faire la mise à
zéro des voies avant chaque expérience. Le pont utilise la mesure de la tension provenant
des jauges pour déterminer la déformation. Un bouton vous permet finalement de choisir la
configuration du pont du montage et ainsi le mode de calcul de la déformation à partir de la
mesure de la tension.

Le pont d’extensométrie possède quatre bornes afin de raccorder les jauges de déformations
équipant les poutres des différents montages. La figure ci-dessous présente le schéma de
câblage du pont de jauges :

Figure 6 – Circuit du pont d’extensométrie

5. INFORMATION SUR L’UTILISATION DES JAUGES DE CONTRAINTES ET SUR LES MONTAGES.

5.1 LES JAUGES DE DEFORMATIONS STANDARDS

Les jauges de déformations sont des capteurs électriques qui mesurent des déformations.
Leur résistance électrique change légèrement lors qu’une force extérieure les étire ou les
comprime. Ce changement de résistance est directement proportionnel au déplacement
(déformation).

Figure 7 : Schéma simplifié d’une jauge de déformation


Les jauges de déformations sont constituées par une grille conductrice en métal laminé très
fin en forme de zigzag. La figure 7 présente un diagramme simplifié et agrandi d’une jauge.
La figure ci-dessous est une représentation plus réaliste d’une jauge de déformation
moderne. Leur épaisseur est seulement de quelques microns et elles sont solidaires d’un
support isolant assurant une stabilité mécanique et une isolation électrique. Les utilisateurs
collent les jauges à la surface d’une pièce mécanique où ils veulent déterminer les
contraintes lorsque la pièce est sous charge. La jauge de déformation va s’allonger ou se
compresser avec la surface de la pièce sur laquelle elle est collée. Une valeur négative de la
déformation correspond à une déformation en compression alors qu’une valeur positive
correspond à une déformation en traction.

Figure 8 : Vue agrandie mais réaliste d’une jauge de déformation standard

Pour fournir directement une valeur de la déformation, la valeur mesurée par la jauge de
déformation doit être multipliée par une constante appelée facteur de jauge. Le facteur de
jauge correspond à la sensibilité de la jauge et peut varier très légèrement d’une série de
grilles à une autre utilisée pour fabriquer les jauges. Le facteur de jauge pour les jauges de
déformation à résistance électrique communes est compris généralement entre 1,9 et 2,3.

5.2 – LES ROSETTES DE JAUGES DE DEFORMATION

Figure 9 – Deux jauges placées à 90° et une rosette en T


Quand vous devez mesurer les déformations dans deux ou plus directions différentes, vous
pouvez simplement ajouter des jauges de déformation supplémentaires à côté les unes des
autres. Cependant, les jauges de déformation étant généralement très petites, leur
positionnement avec un angle précis est délicat. Il est alors préférable d’utiliser des
« rosettes ». Une rosette est un ensemble de deux jauges ou plus déjà fixées sur le même
support. Chaque jauge est positionnée avec précision par une machine. L’utilisation de
rosette vous permet ainsi de gagner du temps et d’obtenir des résultats plus justes et précis.

5.3 – LES JAUGES DE DEFORMATION POUR MESURE DE COUPLE ET CISAILLEMENT

Figure 10 – La rosette pour mesure de couple et cisaillement

Comme indiqué, les jauges de déformation fonctionnent mieux quand elles sont alignées
avec la déformation qu’elles mesurent. Le montage en torsion a une barre qui se tord. Ainsi
la contrainte et la déformation sont à 45° par rapport à l’axe de la barre. Des rosettes
spéciales à deux jauges placées à 45° permettent de mesurer cette déformation. La figure ci-
dessous présente ainsi une vue agrandie des rosettes utilisées sur le montage en torsion.

5.4 – LE PONT DE W HEATSTONE

Figure 11 : Le pont de Wheatstone

La base de la plupart des mesures de déformation est l’utilisation du pont de Wheatstone,


présenté à la figure 5, car il est le circuit le mieux adapté pour la mesure de petites variations
électriques. Il est constitué de quatre résistances identiques connectées entre elles selon
une forme en losange. Une tension Vi est appliquée en entrée entre deux connexions
opposées. La tension Vo en sortie est mesurée entre les deux autres connexions.

La tension en sortie Vo dépend du rapport des résistances selon la formule :

𝑅2 𝑅4 𝑅2 𝑅4
𝑉𝑜 = 𝑉𝑖 − 𝑉𝑖 = 𝑉𝑖 ( − )
𝑅1 + 𝑅2 𝑅3 + 𝑅4 𝑅1 + 𝑅2 𝑅3 + 𝑅4
Comme cette équation le montre, si les résistances R1, R2, R3 et R4 sont toutes égales,
alors la tension en sortie Vo est nulle, quelle que soit la tension en entrée. Cependant, si une
des résistances est différente des autres (par exemple R1), alors la tension V o changera en
fonction du changement de la résistance.

Figure 12 : Tension en fonction de la résistance pour un pont de Wheatstone


La figure 12 présente quatre courbes :

- La courbe 1 présente les variations de la tension en sortie d’un pont de Wheatstone


quand la résistance R1 varie. La variation n’est pas linéaire, mais elle donnera de
bons résultats pour de faibles variations de résistance.
- La courbe 2 présente les variations de la tension en sortie d’un pont de Wheatstone
quand la résistance R1 et la résistance opposé R4 varient de la même valeur. La
tension en sortie est deux fois plus importante que dans le cas d’une seule
résistance, mais la courbe n’est toujours pas linéaire.
- La courbe 3 présente les variations de la tension en sortie d’un pont de Wheatstone
quand la résistance R1 et la résistance adjacente R3 varient de la même valeur. La
tension en sortie est alors doublée et la courbe devient presque linéaire.
- La courbe 4 présente les variations de la tension en sortie d’u pont de Wheatstone
quand la résistance R1 et la résistance adjacente R3 varient de la même valeur et
que les résistances opposées R2 et R4 varient de la même valeur. La tension en
sortie est quatre fois plus importante que pour une seule jauge et la courbe est
linéaire.

La figure 12 est un graphique simplifié permettant une comparaison des sorties du pont.
La figure 13 présente les courbes rapportées à chaque cas en termes de différence
potentielle en sortie. Un agrandissement présente les variations normales de résistance
pour des jauges de déformations réelles. Cet agrandissement permet de valider
l’hypothèse que même pour un quart de pont, la tension en sortie est presque linéaire.
Figure 13 : Tension réelle (différence potentielle) en fonction de la résistance
5.5 – MONTAGE EN QUART DE PONT

Figure 14 - Montage en quart de pont – une seule jauge est active

Quand une seule jauge de déformation remplace une des résistances du pont de
Wheatstone, la tension en sortie Vo est proportionnelle à la déformation de la jauge. C’est le
montage en Quart de pont (voir la figure 14). Quand toutes les résistances sont égales et
que la tension en entrée est de 5V, la différence potentielle en sortie est nulle. Plus la
résistance de la jauge de déformation augmente, plus la différence potentielle en sortie
devient positive. Plus la résistance de la jauge de déformation décroit, plus la différence
potentielle en sortie devient négative. Noter que les résistances R2, R3 et R4 sont des
résistances complémentaires permettant de compléter le pont de Wheatstone et dont les
valeurs doivent être identiques à celle de la jauge de déformation. Ce type de montage est
un circuit simple sans compensation de température. La valeur en sortie du pont n’est pas
parfaitement linéaire, mais pour la gamme de variation des jauges utilisées, cette valeur peut
être considérée proportionnelle à la déformation.

Figure 15 - Exemple de montage en quart de pont


5.6 – MONTAGE EN DEMI-PONT (BRAS OPPOSES)

Figure 16 : Montage en demi-pont (bras opposé)

Si la résistance R1 et la résistance opposée R4 varie de la même façon, la tension en sortie


du pont de Wheatstone variera deux fois plus que si une seule résistance variait. Ceci
permet une valeur en sortie plus importante et ainsi une sensibilité plus grande si vous
utilisez deux jauges de déformation identiques ensemble. Ce montage est appelé le demi-
pont et est montré sur la figure 16 ci-dessus. Les deux jauges sont en opposition dans le
pont de Wheatstone, permettant aux deux jauges de mesurer la même déformation et ainsi
d’obtenir deux fois plus de variation de résistance sur la même voie. Une telle situation peut
arriver avec deux jauges mesurant la même déformation (en traction ou en compression) sur
la même zone d’une pièce en charge.

Pour ce montage, il est nécessaire de compléter le pont de Wheatstone avec deux


résistances qui doivent avoir la même valeur que les jauges. La tension en sortie du pont de
Wheatstone n’est pas parfaitement linéaire, mais dans la gamme de variation des
résistances des jauges de déformation normalement utilisées, la tension peut être
considérée comme proportionnelle à la déformation.

Figure 17 : Exemple d’application d’un


montage en demi-pont avec jauges sur bras
opposés.
5.7 – MONTAGE EN PONT COMPLET

Figure 18 : Montage en pont complet.

La figure 18 présente le montage en pont complet, où les quatre jauges forment le pont de
Wheatstone. Ce pont fournit deux fois plus de tension et de sensibilité qu’un montage en
demi-pont et quatre fois plus qu’un montage en quart de pont. Comme pour un montage en
demi-pont, les jauges dans des bras opposés du pont mesurent la même déformation et les
deux autres jauges en opposition doivent mesurer le contraire de la déformation de la même
zone de la pièce en charge. Par exemple, les jauges 3 et 4 mesurent la déformation en
traction, tandis que les jauges 2 et 3 mesurent la déformation en compression et
inversement. Quand toutes les jauges sont égales en valeur, la tension fournit par le pont est
proportionnelle à la déformation.

D’une autre façon, les deux jauges adjacentes (par exemple 2 et 4) peuvent être placées
proche des autres jauges dans sur une zone où il n’y a pas de déformation. Toutes les
jauges sont ainsi à la même température. Ces jauges ne mesurent aucune déformation, ainsi
la tension en sortie est similaire à celle d’un montage en demi-pont, mais elles permettent
d’annuler les variations de résistance liées à la température. Nous avons alors une
compensation en température.

Figure 19 : Exemple d’application d’un


montage d’un pont complet.
5.8 – L’EQUATION DU PONT DE JAUGES

Pour calculer la déformation à partir de la tension en sortie en courant continue, le pont


d’extensométrie utilise l’équation standard suivante :

𝑽𝑶
𝜺 = 𝟒. (𝟏)
𝒌. 𝑽𝒊 . 𝑵

Avec :

𝜀 : la déformation

𝑉0 : la tension mesurée à travers le pont (V)

k : le facteur de jauge

𝑉𝑖 : la tension imposée au pont (V)

N : le nombre de bras actifs (nombre de jauges connectées)

La tension est alors multipliée par 106 pour donner un résultat en 𝜇𝜀 (micro déformation)
(déformation x 10-6)

5.9 – CONNEXION D’UN QUART DE PONT TYPE

Figure 20 – Connexion type d’un quart de pont

Pour vous aider dans le raccordement des jauges sur le pont d’extensométrie, la figure 26
vous montre les connexions type d’un montage en quart de pont. Une simple jauge de
déformation est raccordée à une borne. Sur les trois autres bornes sont raccordés des
connecteurs factices avec des résistances. Le pont de jauges n’a alors qu’un bras actif et
vous devez alors choisir la configuration (ACT) n°1.

5.10 INFLUENCE DE LA TEMPERATURE

Une jauge de déformation est une résistance. Elle s’échauffe légèrement quand vous la
raccorder dans un circuit électrique. Sa résistance change légèrement si sa température
augmente. Ceci signifie que la mesure ne sera pas correcte tant que sa température ne sera
pas stabilisée. Il faut donc toujours laisser au minimum une minute aux jauges de l’appareil
pour s’échauffer avant de faire le zéro.

6 – PREPARATION MAISON

1. À quoi servent les jauges d’extensométrie et le pont de Wheatsone ?


2. Pour l’expérience n°1 (flexion), on utilise une poutre encastrée-libre de longueur L,
d’axe 𝑥⃗. Une force 𝐹⃗ = −𝐹𝑦⃗ est appliquée à son extrémité libre.
a. Quel est le moment d’inertie d’une poutre de section rectangulaire ?
b. Calculer les expressions du moment fléchissant (Mfz), de la contrainte
normale (𝜎𝑥𝑥 ) et de la déformation normale (𝜀𝑥𝑥 ).
7 – TRAVAUX PRATIQUES EN SEANCE

7.1 – EXPERIENCE N°1 – LE MONTAGE EN FLEXION

Objectif :

- Montrer comment réaliser des mesures de déformation sur un objet en flexion et


comparer les résultats avec les valeurs théoriques

Procédure :

1. Créez un tableau de résultats vierge similaire au tableau ci-dessous.

Dimensions de la poutre : Configuration du pont : pont complet


Module d’Young E : Facteur de jauge :
Moment d’inertie I : Position de la charge : 420 mm
Moment Contrainte
Charge Force Déformation Tension Déformation
fléchissant calculée
(g) (N) (𝝁𝜺) (𝝁𝑽) calculée (𝝁𝜺)
(Nm) (MN/m²)
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500

Tableau 1 – Exemple de tableau de résultats

2. Utilisez un pied à coulisse pour mesurer avec précision les dimensions de la poutre.
Notez ces valeurs dans le tableau ci-dessus.
3. Raccordez le montage en flexion au pont d’extensométrie en pont complet.
4. Faite glisser avec précaution un support à couteau sur la poutre et placez le à la
position de 420 mm.
5. Allumez le pont d’extensométrie et laissez-le se stabiliser pendant environ une
minute, puis appuyez et maintenez enfoncer le bouton de remise à zéro des voies
jusqu’à ce que les valeurs mesurées affichent zéro.
6. Notez la valeur de la déformation dans votre tableau.
7. Accrochez le petit support de poids au support à couteau.
8. Ce support de poids à une masse de 10g. Ajoutez 4 masses de 10g pour obtenir une
charge totale de 50g. Notez la valeur de la déformation dans votre tableau.
9. Par incrément de 50g, ajoutez des masses sur le support de poids jusqu’à atteindre
la masse de 500g. Pour chaque incrément, Notez la valeur de la déformation dans
votre tableau.
10. Éteignez le pont d’extensométrie et enlevez les connecteurs des jauges du montage
des bornes du pont.
Analyse des résultats :

Convertissez les charges appliquées en force en multipliant par la constante de la gravité g


(9,81 m²/s).

Notez les valeurs calculées théoriques (à partir des calculs préparatoires) de la contrainte et
de la déformation pour chaque charge dans votre tableau de résultats.

Est-ce que les déformations mesurées et les déformations calculées sont similaires ?

Créez un graphique de la contrainte calculée (théorique) en fonction de la déformation


mesurée. Déterminez la pente de la courbe et comparez-la au module d’Young du matériau
de votre poutre.
7.2 – EXPERIENCE N°2 – LE MONTAGE EN TORSION

Objectifs :

- Démontrer comment raccorder et utiliser des jauges de déformation de torsion et


cisaillement afin de mesurer des déformations sur un objet subissant une torsion.
- Démontrer comment comparer les déformations mesurées avec la théorie sur les
barres en torsion.

Procédure (utilisation de jauge de déformation de torsion et de cisaillement) :

1. Étudiez le schéma des jauges de déformation du montage en torsion. Remarquez


que les jauges placées au-dessous de la poutre sont identiques à celles placées au-
dessus. Cependant, remarquez que ce sont chacune deux rosettes de deux jauges.
Chaque jauge de la rosette mesure la même déformation mais leur polarité est
inversée de façon à ce qu’une mesure la déformation de torsion en compression et
que l’autre mesure la déformation de torsion en traction.
2. Créez un tableau de résultats vierge similaire au tableau ci-dessous.

Facteur de jauge :
Jauge de Déformation Type de déformation (en
Polarité (+/-)
déformation mesurée (𝝁𝜺) compression/en traction
Bleue
Rouge
Jaune
Verte

Tableau 2 – Exemple de tableau de résultats

3. Raccordez la jauge de déformation bleue sur le pont d’extensométrie en quart de


pont. Allumez le pont et paramétrez le pont d’extensométrie avec le facteur de jauge
indiqué sur le montage en torsion et avec la configuration du pont à 1 (ACT =1).
4. Visez le bras de levier dans le trou fileté situé à l’extrémité de la barre (voir la figure
21).
5. Laissez le pont d’extensométrie se stabiliser pendant environ une minute, puis
appuyez et maintenez la pression sur le bouton de remise à zéro jusqu’à ce que les
valeurs mesurées affichent sur l’écran une valeur nulle.
6. Ajoutez un petit support de poids à l’extrémité du bras de levier au niveau de la
rainure (voir la figure 21).
7. Le petit support de poids ayant une masse de 10g, ajoutez 49 masses de 10g de
façon à ce que la charge totale soit de 500g. Laissez le pont se stabiliser pendant
environ une minute, puis notez la valeur de déformation mesurée dans le tableau et
sa polarité (+ ou -).
8. Enlevez les poids, éteignez le pont d’extensométrie.
9. Recommencez l’expérience en utilisant les jauges rouge, jaune et vertes.
Figure 21 – Mise en place du bras de levier

Analyses des résultats :

Remarquez la polarité de chaque jauge et déterminer avec les informations données dans ce
manuel si elle mesure une déformation en compression ou en traction. Complétez le tableau
avec vos déductions.

Comparez les valeurs des déformations mesurées par chaque jauge. Sont-elles similaires ou
différentes ?
7.3 – EXPERIENCE N°3 – MONTAGE EN TRACTION

Objectifs :

- Montrer comment connecter et utiliser des jauges de déformation pour mesurer des
déformations dans deux dimensions
- Comparaison des valeurs mesurées avec les jauges avec les valeurs théoriques et
validation du coefficient de Poisson.

Procédure (déformations en traction seules (jauges rouge et jaune)) :


1. Créez un tableau de résultats vierge similaire au tableau ci-dessous.

Jauges rouge et jaune


Facteur de jauge :
Dimensions de la poutre (largeur et épaisseur) :
Matériau de la poutre :
Section de la poutre :
Module d’Young E :
Contrainte
Charge Force Déformation Déformation
calculée
(kg) (N) mesurée (𝝁𝜺) calculée (𝝁𝜺)
(MN/m²)
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

Tableau 3 – Exemple de tableau de résultats

2. Utilisez un pied à coulisse pour mesurer avec précision les dimensions de la poutre
(sa largeur et son épaisseur). Notez vos valeurs ainsi que le type de matériau de la
poutre dans le tableau de résultat.
3. Raccordez les jauges rouge et jaune du montage en traction au pont d’extensométrie
en demi-pont (bras opposés). Complétez le pont de jauges avec deux connecteurs
factices. Allumez le pont d’extensométrie et réglez la configuration du pont sur 2
(ACT = 2) et le facteur de jauge sur la valeur indiquée sur le support de la poutre.
Notez bien que ces jauges ne mesurent que la déformation dans la direction de la
force appliquée.
4. Laissez le pont se stabiliser pendant environ une minute, puis appuyez et maintenez
le bouton de remise à zéro des voies de mesure jusqu’à ce que ces voies indiquent
une valeur nulle.
5. Notez la valeur de la déformation dans le tableau.
6. Mettre en place le grand support de poids sur l’attache placée en bas de la poutre.
Ce support de poids à une masse de 500g. Ajoutez 500g sur ce support de façon à
avoir une charge totale de 1 kg.
7. Notez la valeur mesurée de la déformation dans votre tableau.
8. Par incrément de 1 kg, ajoutez des masses sur le support de poids jusqu’à atteindre
la valeur de 10 kg. À chaque incrément, notez la valeur de la déformation mesurée
dans votre tableau.

9. Retirez les masses et le support de poids. Éteindre le pont d’extensométrie et retirez


les connecteurs des jauges et factices des bornes du pont d’extensométrie.

Analyses des résultats :

À partir des dimensions de l’éprouvette de traction, déterminez sa section.

À partir des valeurs des masses, calculez la force appliquée pour chaque ligne du tableau.

À partir des valeurs de la section et de la force appliquée, déterminez la contrainte dans


l’éprouvette pour chaque ligne du tableau.

À partir des valeurs du module d’Young et de la contrainte, déterminez la déformation


théorique de l’éprouvette pour chaque ligne du tableau.

Comparez les valeurs théoriques avec les valeurs mesurées et concluez.

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