Performance du SI chez CAMTEL
Performance du SI chez CAMTEL
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UNIVERSITE DE DOUALA CAMEROON TELECOMMUNICATIONS
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FACULTE DES SCIENCES MOBILE COMMUNICATIONS
********** NETWORK PROGRAM
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Rédigé par :
M. NGUIMO Y. Hermann
Licencié en Génie Logiciel
Matricule : 14S33164
Sous la supervision :
Académique de : Professionnelle de :
A ma mère :
Pour son soutien, son amour et son sacrifice.
A mon père :
Puisque rien au monde ne pourrait compenser les sacrifices
démesurés qu’il a déployés pour guider mes pas, et ses encouragements
continus, qui m’ont motivé à entreprendre ce mémoire avec sévérité et
confiance en moi.
I
REMERCIEMENTS
A
vant toute lecture et perception de ce travail de recherche que j'ai eu le plaisir de
réaliser, il me semble opportun d'être reconnaissant envers les personnes qui ont
contribué à son bon accomplissement.
Je souhaite tout d'abord remercier le Recteur de l'Université de Douala, Pr François Xavier ETOA,
pour le travail énorme qu’il effectue afin de nous créer les conditions les plus favorables pour le
déroulement de nos études.
J’exprime toute ma gratitude à mon encadreur académique, Pr. BOWONG Samuel, professeur
titulaire à l’Université de Douala, pour ses conseils théoriques et méthodologiques avisés tout au
long de cette belle aventure que fut la rédaction de ce mémoire.
Mes plus vifs remerciements s’adressent aux membres du jury pour l’attention qu’ils porteront à
cette recherche.
Je n’oserais oublier de remercier tout le corps professoral de Master MIAGE, pour la qualité de
leur enseignement et l’intérêt incontestable qu’il porte à tous les étudiants.
Je dois également souligner la contribution de ma famille, qui a fait tout ce qui était en son pouvoir
pour m'appuyer dans ce projet, autant d'un point de vue financier que du point de vue moral. Elle
a su être à l'écoute et me faire confiance du début à la fin de ce chapitre de ma vie.
Je remercie aussi du fond du cœur les amis que j'ai pu me faire en Master MIAGE et à CAMTEL,
qui ont aussi eu un impact de près ou de loin dans ce processus de rédaction. J'espère que ces belles
amitiés que nous avons développées sont là pour rester.
Merci !
II
« Votre travail va remplir une grande partie de votre vie, et la seule façon d'être
vraiment satisfait est de faire ce que vous croyez être un bon travail. Et la seule
façon de faire un bon travail, c'est d'aimer ce que vous faites. »
III
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ......................................................................................................................................I
REMERCIEMENTS ...................................................................................................................... II
RESUME..................................................................................................................................... VII
XI
LISTE DES TABLEAUX ...............................................................................................................
INTRODUCTION GENERALE..................................................................................................... 1
IV
PARTIE II : ANALYSE DU PROBLEME DE PERFORMANCE DU SI ET MISE EN ŒUVRE
DE LA SOLUTION D’AMELIORATION .................................................................................. 19
V
IV.4. EXIGENCES DE MISE EN ŒUVRE DE LA SOLUTION : iTOP............................. 55
IV.4.1. Configuration minimale ........................................................................................ 55
IV.4.2. Evaluation des ressources...................................................................................... 56
REFERENCES ................................................................................................................................. i
ANNEXES ...................................................................................................................................... v
VI
RESUME
Malgré les efforts déployés par les chercheurs pour mesurer l'impact de ces nouvelles technologies
sur la performance de l'organisation, les résultats trouvés sont loin d'atteindre un consensus. De ce
fait, le but de ce travail est de présenter une recherche dont l'objectif est d'évaluer le niveau de
capacité des processus des TI de la CAMTEL à atteindre les objectifs stratégiques d'entreprise,
son impact sur la performance de l'organisation et comment améliorer la qualité du niveau de
service pour répondre aux besoins des parties prenantes.
La démarche proposée s'appuie sur les référentiels de bonnes pratiques, COBIT 5 pour formaliser
les relations primaires et secondaires qui existent entre : les exigences des parties prenantes de
l'entreprise, les objectifs d'entreprise, les objectifs TI et les processus implémentés pour soutenir
le métier, le PAM de COBIT 5 sera utilisé pour procéder à l'autoévaluation avec pour échelle de
notation l'ISO/IEC 15504-2, ITIL V3 pour l'amélioration de la qualité de service avec le
déploiement de la solution open source iTOP et le guide PMBOK 5 sera notre méthodologie
globale à suivre pour piloter les différentes phases des travaux du mémoire.
VII
ABSTRACT
Despite the researchers' efforts to measure the impact of these new technologies on the
performance of the organization, the results are far from reaching consensus. Therefore, the aim
of this work is to present a research whose objective is to evaluate the level of capacity of the
CAMTEL IT processes to achieve the strategic objectives of the company, its impact on the
performance of the company, Organization and how to improve the quality of the level of service
to meet the needs of stakeholders.
The proposed approach is based on best practice guidelines, COBIT 5 to formalize the primary
and secondary relationships that exist between: the requirements of the company's stakeholders,
business objectives, IT objectives and processes implemented for COBIT 5 will be used to carry
out the self-assessment with the ISO / IEC 15504-2, ITIL V3 rating scale for the improvement of
the quality of service with the deployment of the open source solution ITOP and the PMBOK 5
guide will be our overall methodology to follow to guide the various phases of the work of the
dissertation.
VIII
LISTE DE FIGURES
IX
Figure 30: LSS01 - Gérer les opérations ......................................................................................viii
Figure 31: LSS02 - Gérer les demandes de services et les incidents ...........................................viii
Figure 32: LSS03 - Gérer les problèmes ........................................................................................ ix
Figure 33: LSS04 - Gérer la continuité .......................................................................................... ix
. igure 34: SEM01 - Surveiller, évaluer et mesurer la performance et la conformité..................ix
F
Figure 35: Configuration des préférences.....................................................................................xiv
Figur e 36: Modèle de support pour la gestion des services..........................................................xiv
X
LISTE DE TABLEAUX
XI
GLOSSAIRE
A
AP Application Protocol
B
BSS Basic Service Set
C
CDMA Code Division Multiple Access
E
EDGE Enhanced Data Rates for GSM Evolution
H
HSS Home Subscriber Server
I
IBSS Independent Basic Service Set
XII
ISO Organisation Internationale de Normalisation
IP Internet Protocol
L
LTE Long Term Evolution
M
MCN Mobile Communications Network
O
OCS Online Charging System
P
PDN Packet Data Network
S
S-GW Serving Gateway
SI Système d’information
T
TI / IT Technologie de l’Information
U
UE User Equipment
XIII
UTRAN UMTS Terrestrial Radio Access Network
W
WAP Wireless Application Protocol
TERMES DEFINITION
Dans COBIT, c’est l’action principale entreprise pour faire
fonctionner le processus. Il s’agit des orientations destinées à mettre
Activité
en œuvre des pratiques de gestion en matière de bonne gouvernance
et de gestion des TI de l’entreprise.
Un état où les facilitateurs de la gouvernance et de la gestion des TI
Alignement de l’entreprise soutiennent les objectifs et les stratégies de
l’entreprise.
Une fonctionnalité électronique qui fait partie du processus
Application de TI
d’entreprise réalisé par les TI ou avec leur concours.
Aptitude La capacité apprise à obtenir des résultats prédéterminés.
La description du regroupement logique des capacités qui gèrent les
Architecture d’application objets nécessaires au traitement de l’information et qui soutiennent
les objectifs d’entreprise.
Attribut de processus ISO/CEI 15504 : Une caractéristique mesurable de la capacité du
(capacité) processus applicable à tout processus.
L’acte de vérifier l’identité d’un utilisateur et son admissibilité à
Authentification
accéder à l’information.
Une activité ou un processus éprouvé qui a été utilisé avec succès
Bonne pratique par plusieurs entreprises et a démontré qu’il produit des résultats
fiables.
ISO/CEI 15504 : La caractérisation de la capacité d’un processus à
Capacité de processus
atteindre les objectifs d’affaires actuels ou projetés.
Information structurée à propos de tous les services des TI offerts
Catalogue de services
aux clients.
XIV
Bénéficiaire final du service, comptable des résultats de ses
collaborateurs qui sont les utilisateurs des services informatiques.
C’est aussi une personne autorisée à négocier avec un fournisseur
Client
de services informatiques au nom de l’organisation d’affaires pour
mettre en place la fourniture de services (contenu, niveaux de
service, budgets).
« Control Objectives for Information and related Technology », est
un référentiel complet internationalement accepté pour la
gouvernance et la gestion de l’information de l’entreprise et de la
COBIT
technologie (TI) qui soutient les dirigeants d’entreprise dans la
définition et la réalisation des objectifs d’affaires et des objectifs
liés aux TI.
La capacité d’effectuer avec succès une tâche particulière, une
Compétence
action ou une fonction.
L’ensemble des facteurs internes et externes qui pourraient
Contexte influencer ou déterminer les agissements d’une entreprise, d’une
entité, d’un processus ou d’un individu.
Les moyens de gérer les risques, y compris les politiques, les
procédures, les directives, les pratiques ou les structures
Contrôle organisationnelles, qui peuvent être d’ordre administratif,
technique, de gestion ou juridique. Également utilisé comme
synonyme de sauvegarde ou de contre-mesure.
Les politiques, les procédures, les pratiques et les structures
Contrôle des processus
organisationnelles destinées à fournir une assurance raisonnable que
d’affaires
le processus d’affaires atteindra ses objectifs.
L’objectif principal de la gouvernance d’une entreprise; il est atteint
lorsque les trois objectifs sous-jacents (réalisation des bénéfices,
Création de valeur
optimisation des risques et optimisation des ressources) sont
équilibrés.
La gestion planifie, bâtit, exécute et surveille les activités
Gestion conformément à l’orientation fixée par le groupe de gouvernance
afin d’atteindre les objectifs d’entreprise.
La gouvernance assure que les besoins, règles et options des parties
prenantes sont évalués dans le but de déterminer des objectifs
d’entreprise équilibrés et qui font consensus; elle fixe l’orientation
Gouvernance
grâce à l’établissement de priorités et à la prise de décisions; et elle
assure un contrôle de la performance et de la conformité en ce qui
concerne les orientations et objectifs convenus.
XV
Une vue de la gouvernance qui garantit que l’information et les
technologies connexes soutiennent et induisent la stratégie
Gouvernance des TI de d’entreprise ainsi que la réalisation des objectifs de l’entreprise. Cet
l’entreprise élément comprend également la gouvernance fonctionnelle des TI,
c’est-à-dire faire en sorte que les capacités des TI soient fournies
avec efficacité et efficience.
Facilitateurs de la Un élément (tangible ou intangible) qui aide à obtenir une
gouvernance gouvernance efficace.
Un élément quantifiable qui permet de mesurer la réalisation de
l’objectif d’un processus. Les indicateurs doivent être de type
SMART : spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et
Indicateur temporelles. Un indicateur complet définit l’unité utilisée, la
fréquence de mesure, la valeur cible idéale (le cas échéant) ainsi
que la procédure à utiliser pour prendre la mesure et pour
interpréter l’évaluation.
Une façon de décrire un ensemble d’éléments ainsi que la façon
dont ces éléments sont liés les uns aux autres pour décrire les
Modèle
principaux modes de fonctionnement d’un objet, d’un système ou
d’un concept.
La traduction de la mission de l’entreprise à partir d’une déclaration
Objectif d’affaires
d’intention en objectifs de performance et en résultats.
Une déclaration décrivant le résultat souhaité des TI de l’entreprise
en soutien aux objectifs de l’entreprise. Un résultat peut être un
Objectif des TI
objet, un changement significatif d’un état ou une amélioration
significative des capacités.
Il s’agit généralement d’un ensemble de pratiques influencées par
les politiques et les procédures de l’entreprise; il obtient des intrants
Processus à partir d’un certain nombre de sources (y compris d’autres
processus), utilise les intrants et produit des extrants (par exemple :
produits, services).
Qualité Être adapté à son objectif (la réalisation de la valeur prévue).
L’un des objectifs de la gouvernance. L’introduction de nouveaux
bénéfices pour l’entreprise, le maintien et l’extension des formes de
Réalisation des bénéfices
bénéfices existants, ainsi que l’élimination des initiatives et actifs
qui ne créent pas suffisamment de valeur.
La mise à la disposition au quotidien pour les clients de
Service de TI l’infrastructure et des applications TI ainsi que le soutien pour leur
utilisation.
XVI
Les politiques, les normes, les plans, les procédures et les structures
organisationnelles destinés à offrir l’assurance raisonnable que les
Système de contrôle interne
objectifs d’entreprise seront atteints et que les événements
indésirables seront évités ou détectés et corrigés.
Source : COBIT 5 - référentiel orienté affaire pour la gouvernance et la gestion des TI de l’entreprise,
Glossaire ITIL France 2011
XVII
INTRODUCTION GENERALE
L’histoire des réseaux mobiles est jalonnée par quatre étapes principales, auxquelles on donne
couramment le nom de génération. On parle de première, deuxième, troisième et quatrième
générations de réseaux mobiles, généralement abrégées respectivement en 1G, 2G, 3G et 4G.
À l'instar de chaque nouvelle génération de réseau d'accès, le LTE (Long Term Evolution)
envisagé dès Novembre 2004 lors d'un atelier organisé par le 3GPP (Future Evolution Workshop),
a pour objectif majeur l'amélioration du support des services de données via une capacité accrue,
une augmentation des débits et une réduction de la latence. En complément des exigences de
performance, le 3GPP a défini des prérequis fonctionnels tels que la flexibilité spectrale et la
mobilité avec les autres technologies 3GPP2.
1
Source : UIT – Base de données de l’UIT sur les indicateurs des télécommunications/TIC dans le monde 1
2
Y. BOUGUEN, E. HARDOUIN, François-Xavier WOLFF, « LTE et les réseaux 4G », [2012], Groupe Eyrolles, p.
2 ; p.12
Sur le plan opérationnel, CAMTEL ne nie pas l'existence d'une relation étroite entre les TI et la
performance de son entreprise. Cependant le manque de modèles de valorisation simples, fiables
et pertinents rend l'exercice de la mesure de la valeur ou de la performance des TI difficile. Ceci
risquerait de freiner la volonté de certains managers des SI de l'entreprise à se lancer dans une
démarche de justification de la création de valeur pour le métier et leur capacité à aligner les
investissements TI sur les besoins d’affaires.
Le présent travail de recherche se propose de mettre en exergue les référentiels de bonnes pratiques
dans le domaine des TI afin de les adopter et les adapter non seulement dans la réalisation des
bénéfices à un coût optimal des ressources, tout en optimisant les risques, mais aussi dans la
mesure des performances du SI de l'entreprise CAMTEL. Mais avant d'élaborer sur l'objet de ce
travail, sur son étendue et sa structure, il nous semble important de présenter succinctement ce qui
fait l'intérêt des pratiques existantes dans la recherche académique de l’impact du SI dans la
performance d'une organisation.
2
PARTIE I : CONTEXTE ET PROBLEMATIQUE
3
CHAPITRE I : MISE EN CONTEXTE
La position stratégique de leader de la CAMTEL et son souci de rester le plus compétitif sur le
marché des télécommunications au Cameroun, lui ont permis de signer avec le gouvernement une
convention de concession pour l'établissement et l'exploitation de réseaux de communications
électroniques à couverture nationale ouverts au public en vue de la fourniture des services fixes et
mobiles le 26 Septembre 2014. En vue de cela, le Directeur Général de la CAMTEL crée un
Programme « Mobile Communications Network) pour gérer le cycle de vie de ce réseau mobile
dont l’architecture se présente comme le décrit la figure ci-dessous :
En plus des activités métiers cités plus haut, la CAMTEL fournit un accès internet (FAI) à très
haut débit à travers la fibre optique.
Sous l’autorité du Directeur Général de CAMTEL, le Programme porte sur la réalisation des
études, la mise en œuvre, l’exploitation, la maintenance et l’optimisation du réseau mobile sur
4
toute l’étendue du territoire national. A ce titre, il a pour principale mission l’atteinte de ses résultats
en soulignant l’importance de rester aligné sur les activités d’affaires de l’entreprise tout au long
de l’exécution des différents projets du programme.
La structure du programme est présentée dans la figure ci-dessous avec ses différents projets parmi
lesquels, le projet en charge des déploiements des infrastructures techniques et les activités métiers
qui le constituent, fera l’objet d’une analyse approfondie dans la portée de notre étude.
Direction Générale
Administration
Services Rattachés Services Extérieurs
Centrale
Programme "MCN"
Sécrétariat technique
5
I.3. MISSIONS DE LA « DSI »
Placée sous l’autorité d’un Directeur assisté d’un Directeur Délégué, elle définit et met en œuvre
la politique d'exploitation, de maintenance et de supervision des réseaux IP, des plateformes de
services et des systèmes d’information, en accord avec la stratégie de l’entreprise et de ses objectifs
de performance. A cet effet, elle est chargée :
De la mise en place des entrepôts des données et des outils de Business Intelligence ;
6
I.4. POLITIQUES ET SYSTEME DE MANAGEMENT DES SI
la norme ISO 9001 consacrée aux systèmes de management de la qualité et aux exigences
associées ;
la norme ISO 14001 consacrée aux systèmes de management de l’environnement ;
la norme ISO 20000 consacrée aux services informatiques ;
la norme ISO 27001 consacrée aux systèmes de management de la sécurité de
l’information.
Pour couronner cet édifice remarquable, la norme ISO 19001 formule les directives à respecter
pour la conduite de l’évaluation d’un système de management.
7
management, ISO 27001 repose sur une approche par processus, et plus précisément sur le modèle
de processus formulé par W.E. Deming, du MIT, et nommé roue de Deming, ou PDCA, comme
Plan, Do, Check, Act :
phase Plan : définir le champ du SMSI, identifier et évaluer les risques, produire le
document (Statement of Applicability, SOA) qui énumère les mesures de sécurité à
appliquer ;
phase Do : affecter les ressources nécessaires, rédiger la documentation, former le
personnel, appliquer les mesures décidées, identifier les risques résiduels ;
phase Check : évaluation et revue périodiques du SMSI, qui produisent des constats et
permettent d’imaginer des corrections et des améliorations ;
phase Act : prendre les mesures qui permettent de réaliser les corrections et les
améliorations dont l’opportunité a été mise en lumière par la phase Check, préparer une
nouvelle itération de la phase Plan.
Le SMSI a pour but de maintenir et d’améliorer la position de l’entreprise, qui le met en œuvre du
point de vue, selon les cas, de la compétitivité, de la profitabilité, de la conformité aux lois et aux
règlements, et de l’image de marque. Pour cela il doit contribuer à protéger les actifs (assets) de
l’organisme, définis au sens large comme tout ce qui compte pour lui. Pour déterminer les mesures
de sécurité dont la phase Plan devra fournir une énumération, la norme ISO 27001 s’appuie sur le
catalogue de mesures et de bonnes pratiques proposé par la norme ISO 27002, plus volumineuse
et au contenu plus technique. Afin de mieux appréhender le concept, le SMSI est accompagné
d’une norme qui en définit le vocabulaire : ISO 27000.
ISO 27001 impose une analyse des risques, mais ne propose aucune méthode pour la réaliser :
l’auteur du SMSI est libre de choisir la méthode qui lui convient, à condition qu’elle soit
documentée et qu’elle garantisse que les évaluations réalisées avec son aide, produisent des
résultats comparables et reproductibles. Et l’une des raisons principales de ce travail de recherche
initié par la DSI de CAMTEL, est de s’assurer que la disponibilité, la confidentialité, l’intégrité,
l’authenticité et la non-répudiation des informations et des données que manipule le SI sont
garanties.
Aussi, Bien que le SMSI soit conformément mis en place, il n’existe pas de risque « zéro », celui-
ci peut être accepté, transféré à un tiers (assurance, prestataire), ou réduit à un niveau accepté. Le
corpus ISO propose néanmoins sa méthode d’analyse : ISO 27005.
8
I.4.2. Référentiels / Bonnes Pratiques
L’informatique, face à ce contexte mouvant depuis quelques années, va apporter des réponses.
Pour cela, elle doit comprendre les réels besoins des métiers en passant par son ouverture vers ses
clients, les métiers d’entreprise, et il va donc falloir organiser cette relation vers les clients. En
d’autres termes, focaliser sur la valeur ajoutée métier en fournissant des services disponibles et de
qualité. Tout cela passe obligatoirement par un maintien de la motivation des équipes
informatiques.
Pour faire face à ce challenge, la DSI de CAMTEL va être dirigée par la satisfaction de ses
clients, mesurer cette satisfaction régulièrement, et essayer de l’améliorer en permanence ; en
s’appuyant sur les bonnes pratiques du marché pour se forger une approche professionnelle.
Ainsi, c’est la démarche ITIL V3 (Information Technology Infrastructure Library) qui a été
adoptée pour l’adapter dans la gestion de services informatiques. L’amélioration continue du
cycle de vie des services entrepris dans le cadre de ce stage, nous oblige à respecter les trois
règles de base définies dans cette démarche ITIL3 qui sont les suivantes :
En effet, sans objectifs clairs et sans systèmes de mesure, les résultats ne seront pas au rendez-
vous et il ne sera pas possible de lancer des améliorations.
3
Pascal DELBRAYELLE, « ITIL V3 Amélioration continue des services : Introduction », [Août 2009], ITIL France,
p. 2
9
4
J. W. Ross, P. Weill (MIT) et D. C. Robertson (IMD) “Enterprise Architecture as Strategy”, HBS Press, 2006
technologies de l’entreprise afin que les projets individuels puissent construire des capacités et non
pas simplement répondre à des besoins immédiats.
Elle s’appuie sur les domaines fonctionnels métier, les ressources et les compétences pour
urbaniser le SI de l’entreprise. Par conséquent, l’urbanisation du SI est définie comme un moyen
pour sauvegarder la cohérence et l’amélioration de l’efficacité du SI par la mise en œuvre des
activités définies dans la figure ci-après :
10
CAMTEL
X-TremNet
Dans notre travail, il ne s’agit pas de savoir si l’architecture d’entreprise participe ou non à la
définition de la stratégie de l’entreprise. Mais de faire en sorte qu’elle en tienne compte
convenablement.
11
CHAPITRE II : PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE DE
TRAVAIL
En partant de nos observations dans l'entreprise CAMTEL, nous constatons que la plus grande
difficulté pour la DSI n’est pas tant de définir une stratégie des TI, mais bien de parvenir à
l’exécuter et à contrôler les résultats pour accroître son efficacité. Et l'un des problèmes
fondamentaux réside dans la capacité des acteurs à conceptualiser et à mesurer la valeur des TI
pour s'assurer que les investissements TI sont sources de plus-value pour les activités métiers et le
business.
La question qui se pose dans ce travail de recherche est de savoir : comment évaluer, surveiller
et communiquer la performance des processus du SI du réseau mobile de CAMTEL, afin
d’accroître son utilité ainsi que l’efficience et l’efficacité de ses activités métiers ?
Dès lors que la DSI se mesure, elle saura non seulement en quoi elle est la meilleure mais aussi si
elle continue de s’améliorer pour mieux servir le métier par conséquent si elle génère de la valeur.
Ce qui signifie, que l’entreprise garantit l'existence d’un système d’information adapté à ses
besoins qui pourra répondre aux exigences actuelles du marché et donc mettre à la
disposition des dirigeants de l’information de diagnostic pour une bonne prise de décision.
Sur la base de l'énoncé du problème défini dans la section précédente, l'objectif principal de la
recherche est d’avoir un outil aligné sur des normes et référentiels adéquats permettant :
De mettre sur pied un cadre général pour l'évaluation de ces processus TI;
12
D'élaborer un plan d’amélioration de la qualité des processus sur le long terme ;
D'optimiser le coût de fourniture des services sans sacrifier la satisfaction des clients tout
en minimisant le niveau de risque.
Pour atteindre ces différents objectifs ici définis, nous avons formulé des hypothèses.
Au départ de la définition des hypothèses, nous nous intéressons sur ce qui est important pour
l’entreprise CAMTEL et tous les points importants sur la stratégie TI, définis dans les modèles
d’affaires (business model).
Aujourd’hui, dans un monde qui bouge de plus en plus vite, le fournisseur de services doit intégrer
l’agilité et l’évolutivité dans ces modèles et stratégies clients, obéissant aux exigences des marchés
de l’organisation dans leur ensemble.
Les résultats de cette évaluation nous permettront au préalable de définir les écarts entre le niveau
de capacité des processus en exécution et celui exigé. Ils devraient impacter sur les objectifs
d’affaires de l’entreprise si un niveau de capacité indiqué n’était pas réalisé. Ensuite, intégrer une
solution open source de gestion de services TI, alignée sur les bonnes pratiques du référentiel
ITIL V3 pour l’amélioration continue.
13
II.4. METHODOLOGIE
Pour atteindre nos objectifs de recherche, nous avons organisé notre travail en utilisant les grands
groupes de processus du référentiel PMBOK, d’abord pour rédiger la charte, ensuite pour définir
le plan de management du projet. Cependant, nous utiliserons l’approche descendante « Top –
Down » du premier principe de COBIT 5, qui nous permettra de traduire les besoins des parties
prenantes de CAMTEL en objectifs d’entreprise précis, réalisables et personnalisés, puis en
objectifs liés aux TI et enfin en objectifs facilitants, particulièrement le facilitateur processus.
La méthode du QQOQCP (Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Pourquoi), qui s’inscrit parmi les
méthodes de traitement de problèmes, nous a permis de cerner de façon relativement complète le
problème à résoudre. Dans la situation qui nous intéresse, en occurrence la mesure du niveau de
capacité des processus TI, toutes les questions pouvant avoir trait à l’objet de notre recherche, ont
été analysées attentivement dans l’optique d’implémenter une solution qui répond aux besoins
métiers.
Pour ce qui est de l’évaluation proprement dite, la définition détaillée des exigences du modèle
est récapitulée dans le tableau ci-dessous :
Intitulés Exigences
14
- Fixer les ressources nécessaires pour
exécuter l'évaluation.
15
- Des mesures sont prises pour s'assurer que
05- Validation des données les données sont précises et couvrent
suffisamment la portée de l'évaluation.
La figure ci-dessous présente la structure des jalons spécifiques relatifs à l’ensemble du contenu
de travail.
Cycle de vie de
l'évaluation
Auto-
évaluation
Exécution et
Planification de clôture du
Démarrage surveillance de
l'évaluation projet
l'évaluation
Identification
Assurance
des parties Validation des qualité
prenantes données
charte du
Elaboration du Gestion des
projet
diagramme risques
d'évaluation
RACI
Validation de la
charte Méthode
d'évaluation
16
II.4.2. Diagramme de GANTT
L’ensemble des activités du projet et leurs échéanciers sont définis dans le diagramme de Gantt
suivant :
II.5. CONTRIBUTION
En effet, évaluer l’impact des TI sur la performance des entreprises est une question centrale dans
le management des SI. En partant d’observations empiriques5, nous constatons que les DSI se
posent de manières récurrentes des questions relatives à l’alignement stratégique et les processus
de création de valeur par les SI, des effets de la mise en œuvre de l’évaluation des SI dans
l’organisation, de l’existence ou non d’approches pertinentes pour avancer sur le sujet. Au niveau
académique, plusieurs recherches ont porté sur le thème de l’évaluation de la performance et des
impacts sur le SI dans les organisations.
5
Démarche qui s’appuie exclusivement sur l’expérience et l’observation, sans suivre les méthodes, les principes
scientifiques.
17
Depuis le paradoxe de Solow R. (1987) : « On voit les ordinateurs partout sauf dans les statistiques
de la productivité », des travaux se sont succédés pour établir la relation entre les investissements
en TI et la performance des entreprises.6
Ces travaux antérieurs sur la mesure de la performance des TI, se sont appesantis majoritairement
sur les modèles d’évaluations des SI et l’effet des TI sur les indicateurs de performance
organisationnelle, afin d'examiner la relation entre les systèmes de mesures de performance et la
performance d’entreprise. Les résultats de ces études ont abouti à des résultats mitigés et parfois
contradictoires. Reix (2002) a souligné que la question de l’impact des technologies sur la
performance reste encore posée. Il a mentionné également que si la littérature est pleine de
tentatives de réponse, les résultats produits sont peu concluants à différents niveaux et ne
débouchent que sur peu de résultats incontestés.
En revanche, notre travail consiste à examiner les différents modèles d’évaluations des TI déjà
étudiés avec celui proposé par le PAM7 du référentiel COBIT 5, fondé sur l’ISO/CEI 15504 pour
fournir une analyse des écarts ou des lacunes des processus qui exigent une amélioration
justifiable. Ainsi, notre contribution est résumée sous deux concepts : « Faire les bonnes choses
», en donnant un cadre global à l’ensemble des processus TI pour atteindre les résultats (efficacité)
et « Faire bien les choses », pour garnir le cadre avec des pratiques internes ou des meilleures
pratiques afin d’optimiser les ressources (efficience).
6
I. MISSAOUI, « valeur et performance des systèmes d’information », CIGREF, p. 3.
7
PAM (Process Assessment Model) de COBIT 5, Publication de l’ISACA qui définit l’approche de l’évaluation des
18
processus de COBIT 5.
PARTIE II : ANALYSE DU PROBLEME DE PERFORMANCE
DU SI ET MISE EN ŒUVRE DE LA SOLUTION
D’AMELIORATION
19
CHAPITRE III : ANALYSE DU PROBLEME DE MESURE DE
LA PERFORMANCE DU SI
Le terme de système d'information apparait dans les années 1950. Cette expression est devenue
aujourd’hui un concept clé de 1'analyse managériale, organisationnelle et cognitive. L'influence
de la cybernétique8 et de 1'approche systémique dans la conception des systèmes d'information est
très importante.
III.1.1.1. Définition
La définition des systèmes d'information la plus fréquemment rencontrée, tant dans les ouvrages
que dans le milieu professionnel de l'informatique, est sans doute celle de Jean-Louis Le Moigne
(1973) qui a été reprise par les informaticiens concepteurs de systèmes. Le système d'information
y est vu comme un sous-système de 1'entreprise, lié au système opérant, qui réalise les activités et
au système de décision, qui fixe les objectifs pour piloter la stratégie.
Système de
pilotage
Système d’information
Système opérant
Flux entrants Flux sortants
8
Science des systèmes complexes qui s’intéresse aux interactions entre les parties, leurs relations fonctionnelles et
leurs mécanismes de contrôle, pour développer une méthode d’analyse et de synthèse, applicable en informatique,
20
économie, biologie, etc.
Christiane Dumoulin (1986) propose la définition suivante : "le système d'information peut être
défini comme l'ensemble des informations formelles circulant dans 1'entreprise ainsi que les
procédures et les moyens nécessaires pour les définir, rechercher, formaliser, conserver et
distribuer."9 Le système d'information y est également vu, d'une part comme les informations, et
d'autre part les moyens qui conditionnent la qualité des informations obtenues.
Une approche plus classique consiste à définir le système d'information comme un ensemble
organisé de ressources (matérielles, logicielles, personnelles, procédures, politiques, etc.) qui
permet de collecter, traiter, stocker et diffuser de l’information dans l’organisation.
Toutes les définitions, comme le note J.L. Le Moigne (1986) font référence à 1'analyse système et
s'appuient sur le modèle cybernétique10 (N. Wiener) comme mode de fonctionnement des
organisations. "Prendre pour référence, 1'analyse systémique permet de faire apparaitre la relation
constitutive qui existe entre le système que constitue 1'organisation et ce que l'on peut appeler son
système d'information. Au sein de 1'organisation, chacune des entités en accomplissant son travail,
participe de la production commune."11
Les outils de base dans 1'approche systémique sont les modèles et la simulation. J. de Rosnay dans
Le Macroscope (1975), propose de définir ainsi les trois étapes de 1'approche systémique :
9
C. Dumoulin, Management des systèmes d'information, Ed. d’organisation, Paris, 1986, p.39 21
10
Ibid. p.28
11
M.C. Monnover-Longe, "Le système d'information, socle de développement de 1'entreprise", Colloque "Les
organisations au risque de 1'information", Lerass, Université de Toulouse, 14 déc. 1994, p. 2.
– L'analyse des systèmes qui consiste à définir les limites du système à modéliser, à identifier
les éléments importants et les types d'interactions entre ces éléments. Puis à déterminer les
liaisons qui les intègrent en un tout organisé. Les éléments et les types de liaisons sont
classés et hiérarchisés.
– La modélisation consiste à construire un modèle à partir des données de 1'analyse des
systèmes. On établit tout d'abord un schéma complet des relations causales entre les
éléments des différents sous-systèmes. Puis on exprime en un langage de programmation
approprié, les équations décrivant les interactions et les liaisons entre les différents éléments
du système.
– Enfin, la simulation étudie le comportement dans le temps du système complexe.
Le système d'information constitue le langage de 1'entreprise (Peaucelle, 1981), car il reflète son
activité et ses relations avec les acteurs de son environnement. Chaque entreprise, selon sa culture
et ses stratégies, élabore son propre langage, et sans lui, elle n'existerait pas. De ce fait, la
12
A. Carlier, Stratégie appliquée à l'audit des systèmes d'information, Hermes, Paris, 1994, p.25
22
technologie de l’information est l'un des moyens privilégiés qui permet d'apporter au système
d'information un accroissement des performances de traitement, de mémorisation, de recherche
d'informations et de restitution de celles-ci sous différentes formes (écran, fichier, papier...).
L'évaluation des systèmes d'information inclut, bien entendu, 1'evaluation de 1'efficience de ces
actifs, et par conséquent, des outils qui le servent. L'ordinateur (macro, mini ou micro) en constitue
la composante essentielle.
Pendant de nombreuses années, les chercheurs en SI ont débattu du rôle croissant des TI au sein
des organisations et de son impact sur la performance des entreprises. Pour traiter cette question à
la fois récurrente et fondamentale pour notre étude, nous proposons de mettre en avant une revue
de littérature théorique, empirique et méthodologique.
Il est question ici de présenter les approches de mesure : quantitative et qualitative, ainsi que le
cadre d’évaluation : causaliste et processuel de la performance, mais, au préalable, on rappelle
quelques définitions de la performance.
Le concept de performance véhicule une variété de définitions qui sont souvent relatives à
l'orientation choisie qu’elle soit économique, sociologique ou organisationnelle, etc.
En sciences de gestion, Lorino (1997) considère que la performance fait référence à tout ce qui
contribue à améliorer le couple valeur-coût. Quant à eux, Carter et al. (1994) assimilent la
performance à la notion de capacité en considérant que la performance peut être définie comme la
capacité d’une entreprise à renouveler sur une longue période des réalisations satisfaisantes en
termes de croissance et de profitabilité.
23
un « résultat exceptionnel » (Bourguignon, 1995). En d’autres termes, la performance renvoie à
un processus de formation de la perfection (Aubert, 2006). Elle peut être aussi comprise comme
une évaluation des résultats obtenus (Bouquin, 1998) ou comme une évaluation des processus
d'action (Bourguignon, 1995).
Toutefois, cette mesure ne devrait en aucun cas se limiter à la connaissance d’un résultat, mais doit
pouvoir expliquer le processus de sa réalisation. Pour cela, les praticiens et les académiciens
développent des instruments et des indicateurs qui rendent mesurables les résultats atteints en
comparaison des résultats souhaités.
L’approche objective se réfère aux données (rentabilité, chiffre d’affaires, évolution des ventes,
etc.). D’un point de vue historique, cette approche a occupé une place prédominante dans la
recherche en science de gestion, notamment lorsque le concept de la performance se confondait
avec l’évaluation économique et financière ou l’aspect « résultat »13 directement observable avait
été largement utilisé.
Bien que les dimensions économique et financière soient largement reconnues, des indicateurs
plutôt qualitatifs ont été introduits dans la mesure de la performance. Ces mesures perçoivent
différemment la maximisation de la richesse en s’attachant aux conditions de la réussite des
processus et des activités d’affaires de l’entreprise, mais aussi à la satisfaction des parties
13
En comptabilité, le résultat net définit les bénéfices ou les pertes calculés par la différence entre les produits et les
charges, auxquelles s’ajoutent l’impôt sur les sociétés et le résultat financier réalisé par une entreprise en raison de sa
24
situation financière et des choix qu’elle a effectués en matière de financement. Source : Larousse
prenantes. En fait, la perspective qualitative reconnaît la performance comme un processus
intégrant des facteurs qui ne peuvent être chiffrés telles que l’innovation du service, la création
d’actifs intellectuels, la flexibilité stratégique, etc.
Eu égard à ces deux perspectives de mesures, plusieurs recherches montrent une corrélation
significative entre les mesures fournies par les deux approches (Gauzente, 2000; Dess et
Robinson, 1984). Dans ce sens, Claire Gauzente (2000) a étudié minutieusement cette question en
analysant l’hypothèse de recherche suivante : « Indicateurs objectifs et indicateurs subjectifs de
performance sont significativement liés ». La recherche montre une convergence entre les
indicateurs subjectifs et les indicateurs objectifs de la performance du système d’information.
Le cadre d’évaluation de la relation entre les investissements dans les TI et la performance demeure
un domaine peu exploré. Cependant, la littérature qui traite ce point montre l’existence de deux
modèles : le modèle causal et le modèle processuel (Seddon, 1997) « De multiples méthodes
d’évaluation cohabitent aujourd’hui dans le champ du système d’information, qu’elles soient
causalistes ou plus rarement, processuelles. Certaines sont tournées vers des valeurs ajoutées
stratégiques, d’autres vers des valeurs plus opérationnelles » (De Vaujany, 2007.p.31).
Les recherches appartenant au cadre d’évaluation causalistes scrutent la relation de cause à effet
entre une série de variables indépendantes (telles que les investissements en TI ou encore le budget
informatique) et d’autres dépendantes (la performance). Cette démarche tente d’établir un lien
entre les déploiements des TI et la performance de l’organisation. Soh et Markus (1995) mettent
en avant les limites des théories et modèles testés ou développés dans les études causalistes en ce
qui a trait à leur capacité de décrire, prédire, expliquer et accroître notre compréhension de l’impact
des SI sur la performance, d’où la prise de conscience de l’intérêt, voire de la nécessité, d’utiliser
des approches d’analyse de type processuel. Plutôt temporelles, ces dernières s’intéressent aux
cycles de transformation des investissements dans les TI en performance.
25
processus vont permettre à l’entreprise de transformer les investissements en TI en performance
(Raymond, 2002).
Il s’agit d’un modèle normé et composé de conventions partagées à l’échelle mondiale, qui permet
ainsi d’opérer une comparaison se voulant objective entre toutes les organisations. Asseyant
officiellement l’actionnaire, propriétaire de la firme, comme destinataire privilégié de l’activité de
l’organisation. Ce modèle permet également de décliner l’objectif stratégique de maximisation du
profit en objectifs plus opérationnels, appréhensibles, et maîtrisables à une échelle managériale.
Associés à ces objectifs, les indicateurs transposés dans une dimension opérationnelle, constituent
le « système de pilotage ». Celui-ci doit refléter la stratégie choisie par l’entreprise pour parvenir
à son objectif de retour sur investissement. Quels que soient les indicateurs suivis, le modèle
comptable vise toujours à mesurer le résultat net14.
Par ailleurs, la suspicion porte souvent sur l’évaluation de la performance financière dans la mesure
où les chiffres sont assez facilement manipulables en fonction des objectifs fixés. On perçoit dès
lors dans quelle mesure l’approche financière est faussée, non seulement insuffisante pour
14
[Link]. p.24
26
appréhender l’ensemble des enjeux auxquels fait face l’organisation, mais en plus conçue dans la
seule perspective de s’adresser avant tout à l’actionnaire.
L’approche non financière, en fait une approche mixte, doit pallier les insuffisances de l’approche
exclusivement financière. Notamment, grâce à des systèmes intégrant des indicateurs autres
qu’intermédiaires à un calcul du retour sur investissement, elle doit permettre de déployer la
stratégie de l’organisation à moyen et à long terme.
Avec cette approche, les gestionnaires seraient plus aptes à comprendre les relations qui existent
entre divers objectifs stratégiques et ainsi à allouer de manière optimale les ressources nécessaires
selon les priorités.
15
J. CANDELIER, « les systèmes de mesure de la performance », [2004], HARHARD BUSINESS REVIEW, p. 4-
5
27
III.2. PRESENTATION DES INDICATEURS DE PERFORMANCE
Les études comparatives effectuées dans la section précédente entre les différentes approches
d’évaluation, nous ont permis de mettre en exergue les limites de piloter une entreprise à l’aide de
seuls indicateurs financiers, n’est plus possible dans l’environnement actuel des affaires. Ainsi
Kaplan et Norton proposent une vision multidimensionnelle de la performance. Plus précisément,
ils définissent quatre axes ou indicateurs privilégiés (Financier, Client, Processus internes,
Apprentissage et croissance) d’analyse de la performance. L’objectif est, au travers de ces
perspectives, de cerner la création de la valeur ajoutée passée, mais aussi d’apprécier les
déterminants de la performance future.
Ces quatre indicateurs visent à concentrer l’attention du management des SI sur les questions
fondamentales d’une organisation à savoir :
Pour réussir financièrement, comment devrions-nous être perçus par nos actionnaires ?
Pour obtenir notre vision, comment devrions-nous être perçus par nos clients ?
Pour satisfaire nos actionnaires et nos clients, sur quels processus devrions-nous nous
appuyer et exceller ?
Pour atteindre notre vision, comment garderons-nous notre capacité de nous adapter et
de nous améliorer ?
Le BSC est donc, un nouvel outil de pilotage et de suivi des performances. Il se présente comme
un ensemble d’indicateurs, directement liés à la stratégie développée par l’entreprise comme le
décrit la figure suivante :
16
A. BAAZIZ, M. KHELIL, [2006], « Balanced Scorecard de la Performance : Cas division forage», Oran, Algérie,
p.3.
28
III.3. MODELES D’EVALUATION DES PROCESSUS DU SI ET
CRITERES DE CHOIX
III.3.1.1. ITIL V3
ITIL V3, acronyme d’Information Technology Infrastructure Library version 3, propose une
sélection de bonnes pratiques très opérationnelles en matière de gestion des services informatiques.
C’est un cadre de travail, des recommandations et non un standard et encore moins une norme.
L'utilisation des TI est devenue indispensable aux organisations d'affaires. Disposer des meilleures
technologies ne va pas leur assurer de disposer de la fiabilité attendue d'un service indispensable.
Il leur est nécessaire de pouvoir disposer d'un service complet autour de ces technologies. Tout
cela va passer obligatoirement par la mesure régulière de la satisfaction de ses clients, sa capacité
à répondre aux réels besoins métiers de l’entreprise et sa contribution à améliorer globalement la
profitabilité de l’entreprise.
Pour y parvenir, ITIL propose un modèle de maturité17 et un service complet d'auto-évaluation qui
est une méthode précise et facile à utiliser pour aider les DSI à comprendre la maturité actuelle de
tout ou partie de leurs processus et fonctions (séparément par site si elles le souhaitent) et comment
atteindre des niveaux de maturité plus élevés. Cela implique implicitement une plus grande
harmonisation avec les processus et les objectifs de l'entreprise18. L'outil d'analyse comparative
permet de montrer comment la maturité d’une entreprise se compare à celle d'autres organisations
de même taille, échelle, type ou région.
III.3.1.2. COBIT 5
Acronyme de Control OBjectives for Information and Related Technologies version 5, en français
Contrôler les Objectifs pour l’Informatique et les Technologies de l’Information, COBIT 5 n’est
17
Mesure de la fiabilité, de l’efficience et de l’efficacité d’un processus, d’une fonction, d’une organisation, etc. Les
processus et fonctions les plus matures sont formellement alignés sur les objectifs et les stratégies business;
29
18
Colin Rudd, Phil Hearsum, « ITIL Maturity Model and Self-assessment Service: user guide », [Oct. 2013], AXELOS
Global Best Practice, p. 3.
pas une méthode ni une bibliothèque de processus mais un référentiel de bonnes pratiques
(framework en anglais) qui traite de la Gouvernance et du Management des TI.
COBIT 5 fournit un référentiel complet qui aide les entreprises à atteindre leurs objectifs en
matière de gouvernance et de gestion des TI. En bref, il aide les entreprises à tirer le maximum des
TI en maintenant l’équilibre entre la réalisation de bénéfices, l’optimisation des niveaux de risque
et l’utilisation des ressources. Il offre une approche holistique de la gouvernance et de la gestion
des TI appliquée à l’ensemble de l’entreprise en tenant compte de toutes les activités de l’entreprise
et des domaines fonctionnels des TI et prend également en considération les intérêts des parties
prenantes tant internes qu’externes en matière de TI. COBIT 5 est générique et utile pour les
entreprises de toutes tailles, qu’il s’agisse d’organisations commerciales, d’organismes sans but
lucratif ou du secteur public.19.
Pour mesurer la performance d’une organisation, COBIT 5 propose un modèle d’évaluation dans
son guide COBIT 5 : Process Assessment Model (PAM) et une approche simplifiée pour exécuter
une autoévaluation pour identifier les lacunes des processus qui exigent des améliorations à
l'avance d'une évaluation formelle.
Le tableau ci-dessous présente une analyse détaillée des modèles d’évaluation des TI définis plus
haut :
19
COBIT 5 : un référentiel orienté affaires pour la gouvernance et la gestion des TI de l’entreprise, ISACA
FRAMEWORK, p. 15 30
20
Source : P. DELBRAYELLE, « Introduction à ITIL V3 au cycle de vie des services », ITIL France, p.4
21
Source : D. MOISAND, F. GARNIER, « COBIT, Pour une meilleure gouvernance des SI », [2010], EYROLLES,
2e édition, p. 3.
Langues Anglais – Français Anglais – Français – Arabe
31
score de maturité précis à Effectué par un assesseur
une décimale accrédité
service payant
Autoévaluation
Nous permet de :
Autoévaluation : 5 étapes
32
Niveau 3: défini (proactif) Niveau 2 : géré
Niveau 4: géré (préemptif) Niveau 3 : établit
Niveau 5: optimisé Niveau 4 : prévisible
Niveau 5 : en optimisation
Les utilisateurs du modèle de maturité ITIL et du service d'autoévaluation doivent être conscients
de ses limites car la valeur de maturité générée par le service d'auto-évaluation provient
uniquement des réponses fournies aux questionnaires et l'exactitude du résultat dépend entièrement
de la qualité des réponses aux questions. Une autre limitation de l'auto-évaluation à considérer est
celle des relations de processus. Tous les processus d'ITIL interfèrent les uns avec les autres. La
mesure dans laquelle ces interfaces fonctionnent avec succès pour une organisation donnée ne peut
être que partiellement testée dans un questionnaire, en particulier si une organisation n'évalue
qu'un sous-ensemble des processus. C’est à cet effet que l’approche d’évaluation de COBIT 5,
fondée sur ISO/CEI 15504, continue de favoriser les objectifs suivants qui ont été des éléments
clés dans le cadre de notre étude à savoir :
- Permettre à la DSI de CAMTEL d’établir des jalons quant à la capacité des processus.
33
- Permettre des vérifications de l’état actuel du SI et désiré, afin d’appuyer la prise de
décisions quant aux investissements TI consentis par le top management pour améliorer
les processus.
- Fournir une analyse des écarts et l’information de planification des améliorations afin
d’appuyer la définition de projets d’amélioration justifiables.
- Fournir au groupe de gouvernance et à la direction des notes d’évaluation permettant de
mesurer et de contrôler les capacités actuelles.
III.5. JUSTIFICATION
Méta référentiel qui intègre les bonnes pratiques des référentiels et des normes les plus pertinents
dans le domaine des TI, COBIT nous propose un modèle d’autoévaluation du niveau de capacité
des attributs des processus des TI adapté à tout type d’organisation particulièrement celle de la
CAMTEL. Etant donné qu’il est une caisse à outils permettant de mettre en œuvre une
gouvernance et un management informatique efficaces et efficients, il fournit :
Une description des objectifs d’entreprise, de gouvernance et de management des TI, dans
des tableaux de bord prospectifs ;
Une description détaillée des rôles et responsabilités des parties prenantes pour chaque
processus dans un diagramme RACI (Responsable, Approuve, Consulté, Informé);
Une description des indicateurs pour surveiller et contrôler l’efficacité des processus ;
Le rôle de chaque entreprise en occurrence CAMTEL, c’est de créer de la valeur pour ses parties
prenantes, autrement dit réaliser des bénéfices à un coût optimal des ressources, tout en optimisant
les risques. (Voir la fig.9)
34
Figure 9: Objectifs de la gouvernance : créer de la valeur
Pour garantir cette valeur, la DSI de CAMTEL doit évaluer les besoins, les règles et les options
des parties prenantes dans le but de déterminer des objectifs d’entreprise équilibrés qui font
consensus. Ceci dit, elle devra planifier, bâtir, exécuter et surveiller les activités conformément à
l’orientation fixée par le conseil d’administration afin d’atteindre les objectifs d’entreprise. Cela
permet de contrôler la performance et la conformité des SI de l’entreprise au regard des
orientations et des objectifs stratégiques convenus. De ce fait, COBIT s’appuie sur cinq principes :
Les besoins des parties prenantes doivent être traduits en actions stratégiques pouvant être mises
en place dans l’entreprise. La cascade d’objectifs de COBIT 5 représente le mécanisme de
traduction des besoins des parties prenantes en objectifs d’entreprise précis, réalisables et
personnalisés, en objectifs liés aux TI et en objectifs facilitants. Cette traduction permet de fixer
des objectifs précis à tous les niveaux et dans tous les domaines de l’entreprise, en appui aux
objectifs généraux et aux exigences des parties prenantes, afin de soutenir efficacement
l’alignement entre les besoins d’entreprise, les solutions et services des TI.
COBIT 5 traite de la gouvernance ainsi que de la gestion bout en bout de l’information et des
technologies connexes de l’entreprise. Cela signifie qu’il :
35
Intègre la gouvernance des TI dans la gouvernance d’entreprise. Autrement dit, le système
de gouvernance des TI proposé par COBIT 5 s’intègre parfaitement à tout système de
gouvernance.
Couvre toutes les fonctions et les processus nécessaires pour gouverner et gérer
l’information et les technologies liées à l’entreprise, quel que soit l’endroit où cette
information est traitée. Compte tenu de l’étendue de sa portée, COBIT 5 aborde tous les
services pertinents fournis par les TI et les processus d’affaires, internes comme externes.
Il s’aligne avec les normes et référentiels d’importance les plus récents, permettant ainsi à
l’entreprise d’utiliser COBIT 5 comme intégrateur global du référentiel de gouvernance et
de gestion.
Il couvre complètement l’entreprise, fournissant une base pour intégrer efficacement
d’autres référentiels, normes et pratiques. Un référentiel global unique constitue une source
cohérente et intégrée d’orientations dans un langage commun, non technique et
indépendant des technologies.
Il fournit une architecture simple pour structurer les documents d’orientation et générer un
ensemble cohérent de documents.
Il intègre toutes les connaissances précédemment réparties dans les différents référentiels
élaborés par l’ISACA.
Les facilitateurs (enablers en anglais), sont des leviers dans l’organisation qui soutiennent la
gouvernance et s’influencent mutuellement. Mis en place ensemble, ils garantissent une
gouvernance et un management efficaces des TI. Le référentiel de COBIT 5 décrit sept catégories
de facilitateurs :
36
Les structures organisationnelles sont les principales entités de décision dans
l’entreprise.
L’information est omniprésente dans toute organisation. Elle est la richesse à exploiter
donc nécessaire pour maintenir l’organisation fonctionnelle et pour bien gouverner,
mais au niveau opérationnel, elle est souvent le produit phare de l’entreprise elle-même.
Le personnel, les aptitudes et les compétences sont liées aux individus et sont nécessaires
pour la réussite de toutes les activités ainsi que pour la prise de décisions éclairées et de
mesures correctives.
Le référentiel de COBIT 5 établit une distinction claire entre la gouvernance et la gestion. Ces
deux fonctions englobent différents types d’activités, nécessitent différentes structures
organisationnelles et répondent à des besoins différents. Étant donné le rôle de la gouvernance
(évaluer, diriger et surveiller), un ensemble d’interactions est nécessaire entre la gouvernance et la
gestion afin d’obtenir un système de gouvernance efficace. En se servant de la structure des
facilitateurs.
37
CHAPITRE IV : EVALUATION DES PROCESSUS DU SI ET
MISE EN ŒUVRE DE LA SOLUTION
D’AMELIORATION
Les matériels utilisés pour la collecte, l’analyse et le traitement de données dans notre étude sont
recensés dans le tableau ici présent :
Tableau 3: Liste des matériels utilisés pour le projet d'évaluation de la performance des TI
Fabriquant : DELL
CPU : 4,8 X 4 GHz core i7
Laptops 03
RAM : 8 Go
DD : 1 To
Fabriquant : TOSHIBA
Clés USB 02
Capacité : 16 Go
Le tableau ci-dessous récapitule les logiciels exploités pour la réalisation du projet afin de
respecter les contraintes de qualité, de coût et de délais :
38
Tableau 4: Les logiciels utilisés pour la réalisation du projet
Logiciels Fonctionnalités
Le tableau ci-après présente les rôles et les responsabilités des acteurs du projet.
39
Approuve le plan développement de la
charte du projet
40
IV.1.4. Outils et documents utilisés
PAM-Using-COBIT5-Tool-Kit
Kit du modèle d’évaluation de COBIT, constitué de 3 fichiers, est mis à la disposition des DSI
pour l’autoévaluation des processus TI basé sur le modèle de référence des processus de
COBIT 5.
Les TBP, définit par COBIT 5, présentent les objectifs d’entreprise, les objectifs liés aux TI et
les relations primaires (P) ou secondaires (S) qui existent avec les objectifs de gouvernance
selon 4 dimensions (financière, client, interne, apprentissage et croissance).
Documents de CAMTEL
La liste des procédures exécutées pour répondre aux besoins métiers de
l’entreprise.
L’organigramme et le rapport du projet de déploiement du réseau LTE au
Cameroun « CAMTEL LTE 30 sites project »
L'autoévaluation de COBIT, est une approche simplifiée du PAM, pour exécuter une évaluation
qui n'est pas basée sur l'évidence. N'exigeant pas un assesseur accrédité, elle peut être effectuée
par les IT manager de CAMTEL en affectant des notes aux attributs des processus selon un
certain nombre de critères.
Le processus d'évaluation de COBIT, mesure le point auquel un processus donné réalise ses
attributs spécifiques. Le PAM de COBIT 5 définit neuf attributs de processus (basé sur ISO/IEC
15504-2) sur la figure ci-dessous.
41
Tableau 6: Attributs de capacité du processus générique de COBIT 5
L’évaluation fait la distinction entre le niveau de capacité 1 et les niveaux supérieurs. Le niveau
de capacité 1 indique si un processus atteint l’objectif désiré. Il s’agit donc d’un niveau crucial à
atteindre, car il établit les bases pour atteindre les niveaux supérieurs. La vérification de la
réalisation des objectifs ou l’atteinte du niveau 1, peut se faire selon les critères suivants :
42
de déterminer à quel point un attribut d’évaluation G (Grandement réalisé)/Large achieved (L) – Il
donné a été réalisé. existe des preuves d’une approche systématique
quant à l’attribut défini dans le processus évalué
ainsi que de la réalisation significative de cet
attribut. Certaines faiblesses liées à l’attribut
peuvent exister dans le processus évalué. (50 % à
85 % de réalisation)
Le niveau de capacité d'un processus est déterminé si les attributs du processus à ce niveau ont été
en grande partie ou entièrement réalisés et si les attributs du processus pour les niveaux plus
bas ont été entièrement réalisés. Cf. fig. 10 ci-dessous.
1 2 3 4 5
AP 5.1 Innovation du processus L
Niveau 5 : En Optimisation /
AP 5.2 Optimisation du processus F
AP 4.1 Gestion du processus L F
Niveau 4 : Prévisible /
AP 4.2 Contrôle du processus F
AP 3.1 Définition du processus L F F
Niveau 3 : Etabli /
AP 3.2 Déploiement du processus F
AP 2.1 Gestion de la performance L F F F
Niveau 2 : Géré /
AP 2.2 Gestion des résultats de l’activité F
L F F F F
Niveau 1 : Exécuté AP1.1 Performance du processus /
F
Niveau 0 : Incomplet L/F = Largely (Grandement) or Fully (Complètement)
Figure 10: Echelle de notation des attributs des niveaux de capacité des processus
43
IV.2. EVALUATION DES PROCESSUS DU SI ET PRESENTATION DES
RESULTATS
Une autoévaluation peut s’adresser à tous les processus ou sur un certain nombre de processus qui
préoccupent les TI de l'entreprise CAMTEL ou sur ceux concernant des buts spécifiques d'affaires
pour le SI. La première étape , est de décider quels processus doivent être évalués. Pour cela, nous
avons utilisé l’approche « Top – Down » de la cascade des objectifs de COBIT en fonction des
priorités stratégiques de CAMTEL, de son secteur d’activité et ses attentes vis-à-vis des TI. La
démarche est la suivante :
a. Identifier à partir des besoins des parties prenantes, les objectifs propres de CAMTEL basé
sur les 17 objectifs génériques de COBIT, qui comprennent les renseignements suivants :
La dimension du TBP sous laquelle l’objectif de l’entreprise s’inscrit ;
Les objectifs d’entreprise ;
La relation avec les trois principaux objectifs de la gouvernance : la réalisation de
bénéfices, l’optimisation des risques et l’optimisation des ressources (« P » représente les
relations primaires et « S » les relations secondaires, c’est-à-dire les relations moins fortes).
Figure 11: Les objectifs de CAMTEL qui découlent des besoins des parties prenantes et sa relation
avec les objectifs de gouvernance
44
b. Les objectifs d’entreprise de CAMTEL, se déclinent en objectifs liés aux TI selon les
dimensions du tableau de bord prospectif des TI ci-dessous, et la table de correspondance
est fournie à l’annexe 3 :
La vue d’ensemble de cette cascade des objectifs de CAMTEL pour avoir les processus TI à
évaluer, est représentée suivant la démarche ci-dessous :
Annexe 3
Figure 13: Vue d'ensemble de la cascade des objectifs de CAMTEL en utilisant COBIT 5
45
La liste des processus ci-dessous est le résultat de cet exercice :
À ce stade, le niveau de capacité du processus cible peut être enregistré. Ceci établira le niveau de
capacité exigé du processus (Voir le tableau 7). En plaçant les niveaux de capacités des processus
cibles, ils devraient impacter sur les objectifs d'affaires de l'entreprise si un niveau des capacités
indiqué n'est pas réalisé.
46
Tableau 7: Liste des processus à évaluer avec leur niveau de capacité cible
Le processus permet de gérer et de coordonner tous les programmes et projets (en particulier le
MCN) du portefeuille d'investissement sur les TI en accord avec la stratégie d'entreprise
CAMTEL. Autrement dit, Initier, planifier, contrôler le déroulement des programmes et des projets
par la DSI de CAMTEL, associés à des métriques pour évaluer leur performance dans la réalisation
des livrables.
Figure 15: L'évaluation montrant que le programme "MCN" et les projets sont exécutés
En prenant toujours le processus BAI01, comme illustration de l’évaluation des autres processus,
nous allons mesurer les objectifs des attributs de ce dernier pour les niveaux supérieurs :
48
BAI01 : gérer les programmes et les projets de CAMTEL
- Le processus BAI01 exécuté, est maintenant mis en œuvre et bien géré (planifié, surveillé et
ajusté), et ses résultats sont adéquatement établis, contrôlés et maintenus.
- Les programmes et les projets associés au déploiement du réseau mobile, étant gérés, sont
maintenant mis en œuvre selon des procédures définies qui permettent l’atteinte des objectifs
souhaités donc quelques-unes sont citées en-dessous :
Le processus BAI01 est largement établi, mais ne fonctionne pas encore selon des limites définies
pour assurer l’atteinte des résultats souhaités et présente encore quelques faiblesses sur les attributs
du niveau cible. Nous pouvons dire grâce à cette analyse que les attributs des niveaux de capacité
2 et 3 sont satisfaits.
La note récapitulative de l’évaluation du processus BAI01, est enregistrée dans la table de résultats
d'évaluation ci-dessous :
49
Figure 16: Table de résultats d'évaluation du processus BAI01
En appliquant le même principe de mesure présenté plus haut aux autres processus à évaluer, qui
soutiennent la vision de l’entreprise CAMTEL, nous avons abouti aux différents résultats
enregistrés dans la figure ci-après :
50
Niveau cible Niveau atteint
1
LSS02 Gérer les demandes de
0 APO12 Gérer le risque
services et les incidents
Figure 18: Présentation graphique des écarts entre le niveau cible et celui atteint par les processus
TI évalués
Nous constatons que les processus TI évalués atteignent en grande partie (50 % à 85 % de
réalisation), non seulement leur but, mais sont planifiés, pilotés et adaptés aux activités métiers et
ses livrables sont conformes à ceux prévus, contrôlés et maintenus par la DSI. Ainsi, nous pouvons
affirmer que le SI de CAMTEL répond efficacement aux besoins des parties prenantes et son
impact dans la performance de l’entreprise est plutôt justifié par les résultats de l’évaluation.
Par contre, nous remarquons que, bien que ces processus répondent aux exigences des activités
métiers, certains n’atteignent pas le niveau de capacité attendu. Pour ceux-là, des actions
d’amélioration seront définies de manière à répondre aux objectifs actuels et cibles.
1. Une première option est un plan d'amélioration basé sur ITIL V3 en utilisant la solution
iTOP qui nous permettra de :
51
Atteindre les niveaux de services définis par la DSI de CAMTEL
2. Une deuxième option devrait entreprendre une évaluation indépendante plus formelle,
basée sur le PAM de COBIT et le guide d'assesseur. Ceci fournira une évaluation plus
fiable et plus de conseils aux domaines des améliorations exigées.
L’évaluation précédente nous a permis de mettre en évidence les difficultés que rencontre la DSI,
en priorité l’altération ou la dégradation du service rendu aux métiers. Ce qui justifie les écarts
entre les niveaux de capacités cibles et ceux atteints par les processus.
Pour résoudre ladite détérioration du service rendu aux métiers, dans le but de garantir le niveau
de qualité de service du SI de CAMTEL, nous avons utilisé une démarche agile c.-à-d. étape par
étape. A savoir préalablement, ce qui est vraiment important pour l’entreprise CAMTEL, ensuite
ce dont a besoin la DSI pour performer continuellement et qu’est-ce qu’ITIL nous aidera à
faire ?
Pour cela, ITIL nous propose la mise en place du processus de gestion des évènements, donc
l’objectif principal est de minimiser le nombre d’incidents. Car plus on sera efficace dans la gestion
des évènements, moins on aura d’incidents. Autrement dit, surveiller les évènements, les
comprendre et positionner des seuils qui donneront des alarmes, permettra à la DSI de CAMTEL
d’anticiper et de réagir avant que la situation soit suffisamment dégradée et donc impacte le
service.
52
Nous avons de ce fait, une solution open source que nous devons déployer, qui est alignée sur les
bonnes pratiques d’ITIL dans la fourniture de service TI.
Description
iTOP est un portail web multi-clients conçu pour les fournisseurs de services dans les
entreprises. Simple et facile d’utilisation il permet de gérer dans une CMDB (Base de Données de
Gestion des Configurations) flexible, l’ensemble des éléments de configuration et leurs relations.
Son objectif est d’augmenter la productivité en gérant les demandes utilisateurs, les incidents,
les problèmes, les changements et le catalogue des services. Aligné au référentiel ITIL, il s’adapte
aux besoins de l’entreprise.
Caractéristiques Générales
o Multi-organisation avec cloisonnement des données
o Recherche multi critères
o Export des données au format CSV, HTML, XML
o Import de données au format CSV
o Multi langue (par utilisateur)
o Recherche globale type Google
o Notification email automatisée synchrone ou asynchrone
o Gestion des profils utilisateurs
o Lien direct vers les Cis (éléments de configuration) et les listes
o Authentification locale / LDAP / JA-SIG CAS / Externe
o Historique complet des modifications
o Tableaux de bord paramétrables
o API REST/JSON complète d’accès aux données
Bénéfices
Adopte les meilleures pratiques ITIL,
Accès rapide aux informations clés de l’IT,
Contrôle les engagements de service,
53
Améliore la performance des équipes IT,
Améliore la satisfaction utilisateur,
Réduit les coûts de gestion du SI (OpenSource).
Augmente l’autonomie de la DSI et la flexibilité du SI
Liberté de la démarche (mise en œuvre, intégration, test, formation)
Indépendance vis-à-vis de l’éditeur
54
• Typologie des requêtes
• Suspension d’une requête en attente d’une action
• Processus d’approbation
• Portail utilisateur pour soumettre et suivre des requêtes
• Création et mise à jour par mail
• Enquêtes de satisfaction
• Modèles de requête
• Analyse automatique d’impact
Gestion des incidents • Liens avec les CIs et contacts impactés
• Création et mise à jour par mail
• Documentation des incidents récurrents
• Liens avec les incidents et changements
• Base d’erreurs connues et FAQ
Gestion des problèmes
• Documentation d’une solution de contournement
• Documentation de la solution
• Liens entre problème et CIs concernés
• Gestion des changements avec processus d’approbation
et rôle (manager, superviseur, …)
• Analyse automatique d’impact
Gestion des changements • Liens avec les incidents et problèmes
• Liens entre changement et CIs concernés
• Documentation des actions mises en œuvre
• Documentation d’un plan de retour en arrière
• Gestion du Catalogue de service et SLA
• Définition des mesures d’engagements (GTO, GTR …)
• Définition des fenêtres de couverture
Catalogue de Service & SLA • Gestion des contrats clients et fournisseurs
• Relations contrats et CIs
• Relation contrats et contacts
• Ajout de documents
• Service en ligne pour la personnalisation d’iTop
• Edition interactive des objets et des champs
ITSM Designer • Edition interactive des menus
• Redéfinition du logo de l’application
• Gestion automatique des révisions
• Test et mise en production assistés
55
Base de données : MySQL 5.0+
Matériel (serveur) : 2 processeurs, 4Gb mémoire, 50Gb
Les résultats estimés dans la figure suivante, prend en compte l'évaluation de la capacité actuelle,
la prévision des besoins futurs basée sur les exigences métiers, l'analyse des impacts métiers et
les objectifs du processus de gestion des évènements pour planifier et mettre en œuvre les
56
actions visant à répondre aux exigences identifiées. Ainsi, nous pouvons constater que les
processus qui impactent la qualité de service, sont améliorés et la majorité atteignent leur niveau
cible.
5
5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5
4
4 4 4 44 4 4 4 4 4 4 4 44 4 4
3
3 3 3 33 333 3 3 3 3 3 3 3
2
22 2 2
1
0
Gérer la sécurité
Gérer la continuité
Assurer la livraison des
Gérer la disponibilité et la
Gérer la connaissance
Gérer l’innovation
Surveiller, évaluer et
bénéfices
capacité
projets
TI
EDS02 APO01 APO04 APO11 APO12 APO13 BAI01 BAI03 BAI04 BAI08 BAI09 LSS01 LSS02 LSS03 LSS04 SEM01
Figure 19: Résultats estimatifs du niveau de capacité des processus après l'installation de la
solution iTOP
57
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Il est souvent reproché aux DSI des organisations, d’être un centre de coûts sans contribuer de
façon mesurable à la production de valeur pour l’entreprise ; Dans le même temps, une
augmentation de la demande de service et du niveau d’exigence des métiers, confirment la
complexité de justification des investissements dans les TI et la faiblesse de l’outillage de mesure
de la performance.
Bien que les entreprises soient libres de décider des niveaux de capacité à atteindre, la plupart
voudront voir tous leurs processus atteindre au moins une capacité de niveau 1. Autrement dit,
quelle serait l’utilité de tous ces processus non exécutés ? Ce qui permet grâce à l’analyse des
résultats obtenus de l’évaluation de la performance du SI de CAMTEL, de montrer son
importance dans sa capacité à s’aligner sur la stratégie de l’entreprise.
L’évaluation des processus, peut-elle donner à coup sûr l’état de santé du SI ? Sachant qu’il n’est
qu’un des sept facilitateurs de COBIT 5 qui garantissent une gouvernance et un management
efficaces des SI.
58
REFERENCES
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iv
ANNEXES
Annexe 1 : Les résultats de l’évaluation des processus
v
Figure 23: APO11 - Gérer la qualité
vi
Figure 26: BAI03 – Gérer l’identification et la conception des solutions
vii
Figure 29: BAI09 - Gérer la configuration
viii
Figure 32: LSS03 - Gérer les problèmes
ix
Annexe 2 : Organigramme de CAMTEL
Directeur Général
Direction de la
Cellule de Planification et des
Traduction Projets
Attaché de
Direction Direction des
Infrastructures
Division des
Services Spéciaux
Direction des
Réseaux IP, du
Multimédia et des
Division des
Services (DSI)
Affaires Juridiques
et du Contentieux
Direction des
Finances et du
Division de l’Audit
Budget
et du Contrôle
Direction des
Division de la
Ressources
Norme et de la
Humaines
Qualité
Direction des
Programmes Achats et du
Patrimoine
x
Annexe 3 : Cascade des objectifs de l’entreprise CAMTEL basée sur COBIT 5
xi
2. CORRESPONDANCE ENTRE LES OBJECTIFS DE CAMTEL ET LES OBJECTIFS LIES AUX TI
xii
3. CORRESPONDANCE ENTRE LES OBJECTIFS LIES AUX TI DE CAMTEL ET LES PROCESSUS SI
xiii
Annexe 4 : Présentation de la solution iTOP déployée à CAMTEL
xiv