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DURR 11/2009 1
Besoins - ressources - rareté 2 pages
BESOINS - RESSOURCES - RARETE
1 - BESOINS
• Définition : on peut définir le besoin comme le constat d’un manque ou d’une carence qui exige une réponse par une
activité appropriée. Ce manque à combler est la finalité fondamentale de l’activité économique.
NB. Il ne faut pas confondre la finalité de l’activité économique avec ses motivations. La finalité de la production d’un
bien est de satisfaire un besoin, sa motivation peut être la recherche d’un bénéfice.
• Comment s’expriment les besoins ? Comme le suggère la définition ci-dessus, un besoin n’existe que s’il se manifeste.
- Un besoin peut être ressenti par une personne : désir et/ou sentiment de manque. Renvoie à des mécanismes
psychologiques.
- Collectivement les besoins peuvent se manifestent sur les marchés. Ils s’expriment à travers une demande. On
remarquera que cette demande se rapporte souvent à un produit déjà mis sur le marché par les entreprises. C’est alors
l’offre qui suscite la demande. La publicité peut renforcer le phénomène. C’est ce que J. K. GALBRAITH appelle la
filière inversée. La politique mercatique joue un grand rôle ici : les entreprises créent-elles des besoins ou les détectent-
elles ?
- Les besoins d’une population peuvent aussi être évalués par la voie politique. A travers l’expression des suffrages
par rapport à un programme politique. Ou par enquêtes, sondages commandés notamment par les acteurs politiques ou
par la presse, etc. Enfin, les carences peuvent aussi se révéler par la mobilisation collective (rôle des associations, de la
rue, etc.)
• Problématique de la hiérarchisation des besoins. Classer et hiérarchiser les besoins est une tendance naturelle, qui
traduit une attitude normative qui oppose le nécessaire et le superflu.
Peut-on construire une échelle universelle des besoins ? Non. Le vital n’est jamais vital (en-dehors de cas extrêmes) et il
en est de même du superflu. Les hiérarchies relèvent de la subjectivité et/ou de la culture. En ce sens elles sont
porteuses de sens. Mais point d’objectivité en la matière.
Il en résulte la relativité de la notion de minimum vital.
• Un bien ne répond jamais à un seul besoin. Etudier le cas de l’alimentation - de l’habillement - des moyens de
transport.
De nombreuses aspirations plus ou moins conscientes s’impliquent dans la consommation d’un bien. Elles relèvent
souvent de l’imaginaire. Les entreprises « surfent sur des vagues socioculturelles » (J. SEGUELA) pour vendre.
NB. Problème des besoins non révélés. Un besoin n’existe que révélé. Donc cette problématique porte sur les
mécanismes de dégagement des besoins. Deux questions essentielles :
- les limites du marché comme révélateur. Notamment la question de la demande non solvable.
- les limites de la détermination politique des besoins de la population. Pose la question des limites de la démocratie.
2 - RESSOURCES
• Ce sont les moyens de la satisfaction des besoins. Un bien économique est ce qui est apte à satisfaire un besoin révélé
par un système économique. Seules les ressources rares sont généralement qualifiées de « biens ». [cf. infra]
• On peut opposer les ressources premières et les ressources élaborées - càd produites :
- ressources premières :
- matières premières (produits bruts) ex.
- énergies primaires ex.
- ressources produites :
- biens de production
- produits semis finis ex.
- énergie secondaire ex.
- biens d’équipement
- biens de consommation finale
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• On peut aussi opposer les biens finals aux biens intermédiaires :
- biens finals
- biens de consommation (finale)
- biens d’équipement
- biens intermédiaires
- ressources premières
- matières premières
- énergies primaires
- biens élaborés
- produits semis finis
- énergies secondaires ex.
• Enfin, on peut distinguer les biens de consommation des biens de production :
- biens de consommation (finale)
- biens de production :
- biens intermédiaires
- biens d’équipement
3 - RARETE
• Qu’est-ce que la rareté ? C’est une insuffisance des ressources par rapport aux besoins à satisfaire.
NB. Ne pas confondre la rareté d’une ressource et sa limitation quantitative: un bien rare est en quantité limité, mais la
réciproque n’est pas forcément vraie : un bien en quantité limitée n’est pas forcément rare. Ex. l’air, qui est en quantité
limitée, n’est pas rare (du moins pour le moment).
• La rareté d’une ressource implique son rationnement.
• Ce rationnement implique la nécessité de faire des choix. Sous la contrainte de ce rationnement.
• Le choix des ressources à employer pose le problème de sa rationalité économique : Il faut maximiser la satisfaction
obtenue par le choix sous la contrainte de la rareté. On ne peut pas tout avoir. Comment ?
Exemple de la valise (malle) (W. EUCKEN 1891 - 1950) : problème de gestion d’un espace rare qui apparaît comme
une contrainte.
- Emporter ce qui maximise la satisfaction, donc arbitrer entre les biens à emporter. Le maximum de satisfaction est
subjectif.
- Faire sa valise le mieux possible, en maximisant ce que l’on peut emporter.
• Dans le cadre du marché, la rationalité de l’acheteur (par ex.) consiste à :
- arbitrer au mieux son budget entre différentes dépenses. On remarque que le budget est un contrainte similaire à
celle de l’espace de la valise (contrainte budgétaire) et que les prix des biens sont l’équivalent de l’espace que prennent
les objets dans la valise.
- acheter au meilleur rapport qualité prix.
• D’une manière générale, la rationalité économique d’un acteur se décline sur deux plans :
- le choix des ressources pour satisfaire au mieux les besoins (problème d’arbitrage entre les fins)
- l’utilisation d’une ressource pour en tirer le maximum (problème d’arbitrage entre les moyens)
• Sur le plan collectif la rationalité implique :
- la rationalité des acteurs
- la rationalité du système économique qui oriente les acteurs. Dans l’économie de marché c’est le problème de la
génération des prix par le marché. Tout dépend de la qualité de la concurrence.