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Risques naturels et gestion durable au Maroc

Cours

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Risques naturels et gestion durable au Maroc

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Risques et Ressources

Naturels
Le Maroc est exposé, vu sa position géographique et spécifications géologiques, à la production
d’éventuelle catastrophes naturelles, en particulier les séismes, les inondations, les crus
torrentielle, le risque hydrique, etc.
c’est devenu un sujet de préoccupation en raison de l’impact de ces phénomènes sur le plan
socioéconomique.
A cet effet, le Maroc a adopté le plan d’action national pour la gestion des risques de catastrophes
naturelles couvrant essentiellement 4 types de catastrophes : les tsunamis, l’érosion des sols, les
séismes, et les inondations. Sans oublier que la menace de ces catastrophes croit avec le
changement climatique et le développement démographique.
Ces derniers, influent également sur les réserves des ressources naturelles du pays d’une manière
flagrante, les exposant ainsi au risque d’épuisement.

Ainsi, pour faire face à cette menace, et dans une optique de la mise en œuvre des ODD pour l’horizon
2030, le Maroc adopte la Charte Nationale de l’Environnement et du Développement Durable qui
a été concrétisée entre autres grâce à la Stratégie nationale de la protection de l’environnement
(SNPE) et la Stratégie nationale de développement durable (SNDD). Cette dernière a entrainé la
prise en compte de divers stratégie et plans mis en place comme le Plan Maroc Vert, Stratégie
énergétique, Plan Halieutis, etc.

Les 17 objectifs du développement durable


de l'ONU, aussi appelés les ODD, sont
devenus des indicateurs de référence pour
construire un monde plus durable.

Ils permettent de répondre aux enjeux clés


de notre époque tels que le climat, la
biodiversité, l'éducation ou l'égalité des
genres - pour n'en citer que quelques-uns.

C’est un appel mondial à agir pour


éradiquer la pauvreté, protéger la planète et
faire en sorte que tous les êtres humains
vivent dans la paix et la prospérité.
Objectif 7
ÉNERGIE PROPRE ET D'UN COÛT ABORDABLE :

Investir dans les énergies solaire, éolienne et thermique, améliorer la productivité énergétique et
assurer l’accès à l’énergie pour tous est essentiel si nous voulons atteindre l'ODD 7 d'ici 2030.
Objectif 12
CONSOMMATION ET PRODUCTION RESPONSABLES :
La gestion efficace de nos ressources naturelles communes et la manière dont nous éliminons les
déchets toxiques et polluants sont des cibles clés pour atteindre cet objectif. Encourager les
industries, les entreprises et les consommateurs à recycler et à réduire les déchets est tout aussi
important que d’aider les pays en développement à adopter des modes de consommation plus
durables d’ici 2030.

Objectif 13
MESURES RELATIVES À LA LUTTE CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES
Les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter provoquant ainsi, des modifications
durables de notre système climatique.
Les dommages annuels moyens causés par les séismes, tsunamis, tempêtes tropicales et inondations
se chiffrent en centaines de milliards de dollars.
L’objectif vise est de se mobiliser pour s’adapter au changement climatique et investir pour un
développement à faible émission de carbone.

Objectif 14
VIE AQUATIQUE
Les stocks mondiaux de poisson sont à plus de 30% surexploités, bien en-dessus des niveaux
permettant d’obtenir un rendement constant.
Les océans absorbent également environ 30 % du dioxyde de carbone émis par les humains, et on
assiste à une hausse de 26 % de l’acidification des océans depuis le début de la révolution
industrielle. La pollution marine, résultant essentiellement de sources terrestres, atteint des niveaux
alarmants, avec une moyenne de 13 000 morceaux de déchets plastiques présents sous chaque
kilomètre carré d’océan.

Objectif 15
VIE TERRESTRE
Chaque année, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent tandis que la dégradation persistante des
zones sèches entraine la désertification de milliards d'hectares.
Il est urgent de prendre des mesures pour réduire la perte d'habitats naturels et de biodiversité pour la
sécurité mondiale alimentaire et de l’eau et à l'atténuation du changement climatique

Charte Nationale de l’Environnement et du développement durable

= stratégie de développement durable qui favorise l'équilibre entre les dimensions


environnementales, économiques et sociales, avec pour objectifs le renforcement de la gestion
durable des ressources naturelles et la promotion des activités économiques respectueuses
de l'environnement :

La SNPE vise à prendre en considération l’environnement dans l’ensemble des secteurs et


introduire l’évaluation environnementale stratégique des politiques.

La SNDD vise à fixer les grandes orientations et le cadre stratégique au sein duquel
les politiques et les programmes sectoriels, seront définis dans une perspective d’amélioration
continue, en plus de la mise à niveau environnementale.

Ainsi, la SNDD procède à l’analyse des principales stratégies en considérant le développement


durable », comme :
* Le plan Maroc Vert et son objectif d’augmentation significative des rendements agricoles et la
préservation de son impact social visant la Protection des ressources naturelles, notamment
par la promotion des énergies propres en agriculture.
* Stratégie énergétique et ses objectifs d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et de
protection des ressources naturelles, notamment par la substitution du bois de feu et par les
économies d’énergie.
* Plan Halieutis pour la pêche maritime et ses objectifs de protection de la biodiversité marine et
de la régénération des ressources halieutiques

* Vision 2010 & 2020 du Tourisme et ses objectifs environnementaux, en particulier dans
le déploiement de la charte marocaine du tourisme responsable, la promotion des écolabels
du tourisme
* Plan Emergence pour l’industrie et ses contributions environnementales comme le déploiement
de zones industrielles à « management vert », et comme la promotion de la certification
environnementale ISO 14001 auprès des entreprises.
* Plan Rawaj de développement du secteur commercial, qui accorde une place toute particulière
au commerce de proximité et à sa protection, et qui limite les impacts environnementaux des
lieux commerciaux modernes, en optimisant l’eau, l’énergie et la gestion des déchets.
* INDH et objectifs de réduction de la pauvreté et d’amélioration du niveau de vie, permettant de
limiter la pression sur les ressources naturelles.

Cette formation vient alors pour répondre à un besoin important en compétences


maitrisant :
* d’une part les différentes techniques de diagnostic des risques et d’identification
de leurs aléas et enjeux, etc ; et
* d’autre part, cette filière vise à fournir aux acteurs socioéconomiques des
compétences en matière d’évaluation des ressources naturelles, estimation des gisements,
méthodes d’exploitation avec une gestion rationale et durable.

Ce module vise à fournir aux étudiants une compréhension approfondie des


ressources naturelles telles que :
*l'eau, les sols, les minéraux et les combustibles fossiles, ainsi que des
risques naturels liés à ces ressources en s'appuyant sur une approche interdisciplinaire. Tout en
leur offrant des outils pour contribuer activement à la protection de ces ressources ; et
*d’acquérir des connaissances scientifiques et techniques propres.
Ainsi il est structuré en 2 éléments :
Elément 1: Ressources Naturelles
Elément 2: Vulnérabilité et risques

Elément de module 1 : Ressources naturelles


Cours 1 :
- Introduction aux ressources naturelles
- Différents types de ressources naturelles
1 - Ressources naturelles non renouvelables
* Matières premières minérales
* Ressources énergétiques fossiles
* Géochimie organique
- Les hydrocarbures
- Les schistes bitumineux et charbons
2 - Ressources naturelles renouvelables
* Ressources en eau
* Ressources énergétiques ; énergies solaires et énergies éoliennes
* Sols
* Ressources biologiques (forêts et ressources halieutiques)

Travaux dirigés :
TD1 : Géochimie organique pétrolière (évaluation du potentiel pétrolier,
détermination de l’origine et du degré d’évolution de la matière organique)
TD2 : analyse des statistiques des pêches en recherche halieutique (exemple
Méditerranée marocaine)

- Cours 2 :
- Cycle de l’eau : composante et bilan hydrique
* Définition ; bilan hydrologique et facteurs du cycle de l’eau
* Les précipitations (Mesures et Traitement des données pluviométriques)
* L’eau dans le sol (Types d’eau dans les sol et profil d’humidité)
* L’évapotranspiration
* L’infiltration et recharge des nappes d’eau souterraines
* Les ruissellements

– Les bassins versants :


* Définition
* Caractéristiques géométriques des bassins versants
* Caractéristiques topographiques des bassins hydrologiques
* Caractéristiques du réseau hydrographique
* Caractéristiques géologiques, pédologiques et du couvert végétal dans le bassin
versant
* La réponse hydrologique du bassin versant

- Les eaux souterraines :


* Définition
* Identification géologique de l’aquifère
* Les types d’aquifères
* Caractéristiques physiques et Identification hydrodynamique des aquifères
* La porosité
* La porosité efficace et la capacité de rétention
* La loi de Darcy et ses conditions de validité
* La conductivité hydraulique
* La transmissivité
* Le coefficient d'emmagasinement
Travaux dirigés
TD : Exercices d’application sur les bassins versants, le bilan hydrologique et
les caractéristiques hydrodynamiques des aquifères.

Elément de module 2 : Vulnérabilité et risques


Cours 1 :
*Notion ou concept de vulnérabilité et l’aléa
*Notion du risque
*Techniques d’évaluation de la vulnérabilité
*Techniques d’évaluation du risque
*Cartographie de la vulnérabilité et du risque (apport des SIG)
*Applications de ces notions dans le domaine de l’environnement : vulnérabilité
à la pollution des eaux souterraine ou aux inondations, risque de pollution et risque de
glissement
Travaux dirigés :
TD : exercices sur une problématique en relation avec l’environnement : cartographier
la vulnérabilité et risque
Que sont les ressources naturelles ?
= Sources de matière et d’énergie accessibles économiquement dans l’environnement
naturel sous forme primaire. Elles permettent de couvrir certains besoins pour le bien-être ou pour
leur développement.
Ce sont principalement le pétrole brut, les schistes bitumineux, le gaz naturel, les
combustibles minéraux solides, la biomasse, le rayonnement solaire, l'énergie hydraulique,
l'énergie du vent, la géothermie et l'énergie tirée de la fission de l'uranium ». Elle sert à produire
des énergies secondaires comme de la chaleur ou de l’électricité.
Ces ressources sont recherchées et lorsqu’elles sont découvertes, elles sont évaluées
économiquement, et dont l'exploitation doit être rentable aux conditions économiques et
techniques actuelles.
L’exploitation des ressources naturelles est intensive, il doit donc y avoir des
réglementations dans les différents territoires pour contrôler et prévenir leur surexploitation.
Ex. La surexploitation et la surpêche peut transformer les ressources halieutiques
de ressources naturelles renouvelables en ressources naturelles qui ne peuvent pas se renouveler.

Types de ressources naturelles :


Il existe deux types de ressources naturelles :
• Ressources renouvelables : ce sont les matières qui se régénèrent ou se
renouvellent au cours du temps. Par exemple : rayonnement solaire, vent, biomasse animale ou
végétale, eau. De même, il faut en prendre soin car leur utilisation excessive peut entraîner leur
extinction.
Les ressources naturelles renouvelables désignent les ressources biotiques, ressources
dont les cycles de régénération sont supérieurs à leur niveau d'extraction.

• Ressources non renouvelables : ce sont généralement des gisements limités ou


des cycles de régénération bien inférieurs aux taux d'extraction ou d'exploitation (exploitation
minière, pétrolière, uranium, etc.).
Un autre phénomène peut être que la ressource existe, mais ne peut pas être utilisée,
comme c'est le cas avec de l'eau contaminée, etc.
Importance des ressources naturelles :
Les ressources naturelles sont des éléments clés au sein des écosystèmes puisque
nombre d’entre elles, comme l’eau ou l’énergie solaire, remplissent des fonctions vitales pour
les êtres vivants .
Définition de l’écosystème :
Un écosystème est un ensemble dynamique d'organismes vivants (plantes, animaux et
micro-organismes) qui interagissent entre eux et avec le milieu dans lequel ils vivent.

C’est un milieu dans lequel les conditions physicochimiques sont relativement


homogènes et permettent le développement d'un ensemble d'organismes vivants.

Il est formé de deux composantes : La biocènose et le biotope :

• La biocènose : ensemble des êtres vivants composé d’animaux (faune) et de végétaux


(flore). Aussi appelée communauté, elle correspond à l’ensemble des êtres vivants
(animaux, végétaux, champignons, bactéries, etc.) établis dans un même milieu
(biotope).
• Le biotope : correspond à un milieu de vie délimité géographiquement dans lequel les
conditions écologiques (température, humidité, etc.) sont homogènes, bien définies, et
suffisent à l’épanouissement des êtres vivants qui y résident (biocénose).

La biocènose :
Est l’ensemble des organismes qui vivent ensemble (zoocénose, phytocénose,
microbiocénose, mycocénose…).
Elle est composée de trois catégories d’êtres vivants :
* Les producteurs, qui sont généralement des espèces végétales (phytocénose) :
Ils sont au début de la chaine alimentaire (végétaux et algues) . ce sont les acteurs de la production
primaire
* Les consommateurs qui sont des espèces animales (Zoocénose) : Ce sont les
animaux et quelques protistes
* Les décomposeurs (des microorganismes fongiques et bactériens) : ce sont les
champignons et certaines bactéries
Les biotopes se caractérisent par :
un ensemble de paramètres hydrologiques, géologiques, chimiques, climatiques
et géographiques offrant un environnement parfois particulier, duquel certaines espèces peuvent
dépendre totalement.
RQ1 : un biotope particulier, bien qu'autonome, est en interrelation avec les
milieux voisins, avec lesquels il échange :
* de la matière organique
* et matière minérale
* ou de l’énergie (énergie solaire par exemple).

Facteurs physiques :
* Facteurs climatiques :
Précipitations ; température ; luminosité ; Vents ; Humidité
* Facteurs géographiques :
L’altitude ; Latitude ; La végétation ; L’étendue d’eau ; L’urbanisation
Facteurs chimiques :
Teneur en oxygène ;
Teneur en sels minéraux ;
pH, de 5 à 9, mais le pH normal est de 8,5

Facteurs abiotiques non climatiques : En milieu aquatique : l'eau va intervenir par


plusieurs caractères :
- Par sa tension superficielle qui va permettre le déplacement de certains
animaux ;
- Par son pH près de la neutralité, mais on trouve des endroits où le pH varie
de 5 à 9 ;
- Par ses gaz dissous : CO2, O2, H2S qui peut empoisonner certaines espèces
animales ;
- Par les sels minéraux : dans l’eau de mer, la moyenne des sels minéraux est
de 34,48 g/kg d’eau (33 pour mille à 37 pour mille). La Mer Rouge en
contient 41 pour mille, la Mer Baltique 12 pour mille ;

La salinité est due essentiellement à NaCl pour 72% et au MgCl2 pour 12%, les autres
sels sont beaucoup moins importants.

Préservation des ressources naturelles :


La consommation de ressources est associée à la production de déchets. La production
annuelle de déchets ménagers au Maroc est estimée à 7 433 045 tonnes par an, ce qui représente
un ratio de 0,78 kg par habitant et par jour en milieu urbain, ce qui représente plus de 285 kg de
déchets par an.
L’utilisation responsable des ressources naturelles garantit un environnement sain et
équilibré. L’activité industrielle est la principale responsable de l’extinction et de la consommation
des éléments de la nature, il est nécessaire d’adopter des nouvelles technologies qui permettent de
remplacer les ressources non renouvelables (énergie éolienne ou solaire).
La pollution du milieu aquatique pourrait avoir deux origines principales : naturelle et
anthropogénique.
La pollution naturelle : introduction dans l'environnement de substances polluantes sans
l’intervention de l´homme, tel que celles produites par :
* les activités volcaniques
* les produits de l’altération et de l'érosion du continent et qui sont
finalement introduits par les rivières ou l'atmosphère.

La pollution anthropogénique : introduction dans les écosystèmes naturels de substances


d’origine humaine.

les rejets urbains selon l’origine :

origine industrielle et aussi variées que les activités elles-


mêmes (hydrocarbures, métaux lourds, substance chimiques,
radionucléides..)

La plupart des pollutions marines origine agricole (nutriments, engrais chimiques ou naturels,
sont d'origine terrestre et pesticides...)
anthropique.
Origine domestique: produites par les habitants ou usagers du
bassin versant (déchets solides ou liquides, résidus d'
installations de Traitement des eaux usées, polluants contenus
dans les eaux de ruissellement...)

Les eaux de ruissellement (ruissellement des zones


urbanisées). C’est une source importante de pollution

les rejets urbains selon le type :

La pollution mécanique : c'est une pollution due aux décharges


des déchets et des particules solides : les solides flottants (chute ou arrêt
de la luminosité) et les ordures ménagères.

La pollution thermique : la pollution thermique est engendrée


La pollution
par les usines utilisant un circuit d’eau de mer pour le refroidissement de
physique peut être
certaines installations (centrales thermiques, nucléaires, raffineries,
de trois sortes
aciéries).

La pollution radioactive : Le rejet des éléments radioactifs dans


le milieu aquatique (les essais d’armes nucléaires et les accidents des
installations nucléaires)

La pollution chimique est Pollution chimique organique :


engendrée par des rejets de
Ils sont représentés essentiellement par les
produits chimiques à la fois
hydrocarbures, les pesticides, les détergents ainsi que les déchets
d’origine industrielle et
organiques domestiques
domestique.

Pollution chimique inorganique : représenté par les


métaux lourds et les « oligo-éléments » qui deviennent polluantes
à concentration élevée (Fer, Manganèse, Zinc…).

La pollution biologique : Elle regroupe la pollution bactérienne, virale et par


phycotoxines. Les matières fécales contaminent, par des apports massifs, les eaux usées
domestiques, agricoles et industrielles
1 - Ressources naturelles non renouvelables
1-1 Ressources énergétiques fossiles
1-1-1 Les hydrocarbures
L’étape organique de l’écosystème se déroule lorsque la matière minérale est prélevée
et intégrée dans le réservoir des êtres vivants (biosphère). Elle implique 3 groupes d'organismes :
Producteurs —Consommateurs — Détrivores

Les étapes organiques du fonctionnement de l’écosystème


Cycle du carbone
Le cycle du carbone débute par l'arrivée du CO2 à la surface de la Terre qui provient
des éruptions volcaniques, par un phénomène de dégazage continue (flux faible : 0,1 Gt/an).
Il se poursuit par les échanges qui s’effectuent entre les différents réservoirs de carbone :
l'hydrosphère, la lithosphère , la biosphère et l'atmosphère :

* Echanges atmosphère-biosphère :
Les êtres vivants échangent du carbone avec l'atmosphère (via l’hydrosphère) dans les
deux sens par des processus de photosynthèse, de respiration et de fermentation.
Photosynthèse :
6 H2O + 6 CO2 + énergie solaire ====> C6H12O6 + 6 O2
eau + dioxyde de carbone glucose + dioxygène gazeux

Rq : Les végétaux chlorophylliens fixent le carbone du CO2 pour produire de la matière


organique dont l’évolution (dégradation ou préservation) est fonction des conditions d’oxydo-
réduction
Respiration cellulaire :
C6H12O6 + 6 O2 =====> 6 H20 + 6 CO2 + hv
glucose dioxygène gazeux eau dioxyde de carbone énergie
Fermentation :
C6H12O6 =====> 6 CO2 + hv + déchets
glucose dioxyde de carbone énergie (méthane, éthanol etc.)

* Echanges atmosphère-hydrosphère : Les échanges se font par des processus


de dissolution et de dégazage

Du fait de la forte solubilité du dioxyde de carbone (CO2) dans l'eau et de l'importance


du volume des océans, la capacité de stockage des couches supérieures (jusqu'à 100 mètres),
est impressionnante, grâce à la diversité des formes du carbone dans les océans (63 fois plus
que l’atmosphère) (1% de CO2, 90% de HCO3- et 9% de CO32-).
CO2 HCO3- CO32-.
dioxyde de carbone hydrogénocarbonate ion carbonate
L’évolution de la matière organique en &
pétrole et en gaz est caractérisée
chronologiquement par trois étapes : la
diagenèse, la catagenèse et la métagenèse

L'ensemble de ces transformations


complexes va aboutir à un édifice
macromoléculaire dans lequel les
molécules qui constituaient les êtres vivants
sont liées les unes aux autres par de
nouvelles liaisons chimiques.

entre 60° et 120°C : (2000 à 3000 m), le


kérogène produit principalement du pétrole
et une faible quantité de gaz ;

à partir de 120°C : (3000 m), les HC


liquides présents dans la roche-mère sont
transformés en molécules de gaz sous
l’effet de la température et de la pression ;

au-delà de 150°C : (à 4 000 m et plus), la


matière organique restante ne forme plus
que du gaz.

1-1-2 Le charbon
Le charbon est un combustible fossile d’origine organique. Il est le résultat de la
transformation de biomasse (résidus de forêts notamment) enfouie dans le sol au cours des temps
géologiques.
Avec le pétrole et le gaz naturel, ils fournissent plus de 80% de l'énergie utilisée, loin
devant l'énergie nucléaire et les autres formes d'énergie (hydraulique, éolienne, solaire...).
Par enfouissement, sous l’effet des pressions et des températures croissantes avec la
profondeur (gravité, gradient thermique), les végétaux sont en effet décomposés puis transformés
en une matière solide et combustible à haute teneur en carbone : le charbon.

La diversité de ses utilisations assure au charbon une place prépondérante dans le mix
énergétique. Le charbon extrait est principalement utilisé pour produire de l’électricité, mais aussi
pour la cimenterie, la sidérurgie, le chauffage et les industries de carbochimie.
Les mines de charbon - Canada

Le charbon est une variété particulière de


kérogène, formé à partir de végétaux
supérieurs, dominant dans le sédiment. Le
premier stade de sédimentation conduit à
la tourbe.

Lors de l’enfouissement, la pyrolyse


conduit ensuite à de la lignite, puis de la
houille, puis de l’anthracite ( stade ultime
de pyrolyse).

Comme les autres kérogènes, le charbon


produit du gaz et peu de pétrole et au
cours de son enfouissement.

La formation de pétrole à partir du


charbon a lieu au stade houille, et le
méthane formé qui sera resté adsorbé dans
le charbon est le grisou.
Types de charbon :
Il est composé d'hydrogène, de souffre, d'oxygène et surtout de carbone. Chaque type de charbon est
classé en fonction de sa teneur en carbone.
Lentement, avec l’empilement et l’enfouissement sous les sédiments, les corps volatiles (oxygène,
hydrogène et azote) sont libérés et le carbone se concentre :

-Tourbe : c'est celui qui se forme le plus


rapidement, à la phase où le dépôt contient
50 % de C ;
-Lignite : Avec la poursuite de
l’enfouissement, les gaz s’échappent et le
carbone se concentre de plus en plus pour
atteindre environ 72 % de C ;
-Houille : de 70 à 90 % de C, on a le
charbon butimineux. il est de très bonne
qualité ; et
-Anthracite : Entre 90 et 97% de carbone,
le charbon est de meilleure qualité et est
débarrassé de l’essentiel des autres
éléments, par conséquent

1-1-3 Les schistes bitumineux

Les schistes bitumineux (également schistes A


pétrolifères) ou « oil shale » sont des roches
sédimentaires au grain fin, contenant assez
de matière organique pour pouvoir fournir
du pétrole et du gaz combustible.
les réserves mondiales de schistes
bitumineux sont estimés à plus de 1000
milliards de barils de pétrole potentiellement
exploitables.
Le Maroc dispose de ressources importantes
de schistes bitumineux. Il est classé au 6ème
avec un potentiel de 53 milliards de barils
d'huile en place dont plus de 37 milliards de
barils dans les deux principaux gisements :
Timahdit et Tarfaya.
1-2 Les Ressources minérales
Les ressources minérales sont des concentrations de matériau présent naturellement
dans des mines, sous une forme et une quantité telles que son extraction à des fins économiques
est rentable.
Elles sont d'une grande importance pour le développement économique, car elles sont
utilisées pour d'innombrables processus industriels (or, agent, cuivre, zinc, etc...).
Elles servent à élaborer les matériaux comme les métaux, le ciment et le plâtre, les tuiles
et les briques, les papiers, les verres, etc., pour les bâtiments et travaux publics, moyens de
transport, technologies de la communication, informatique et électronique, etc.
Différents types de mines
Les matériaux extraits des milieux naturels sont issus de quatre types de mines : les
placers, les mines de surface (open-pit), les mines souterraines et les sites en mer (offshore)

1-2-1 Les placers


Les placers sont des mines de surface particulières qui correspondent à des gisements
secondaires de roches sédimentaires, le plus souvent d’origine alluvionnaire, produisant des
métaux et des minéraux lourds, notamment de l’or et des pierres précieuse. Les placers
représentent de 4 à 5% des mines métallifères.

Gisement d’étain sous forme


de cassitérite
(un oxyde d’étain : SnO2)
provenant de l’altération et
du transport.

1-2-2 Les mines de surface


Ce sont des exploitations à ciel ouvert. Ils représentent 52% des mines produisant des
métaux et 83% des minerais métalliques extraits. les minéraux se retrouvent naturellement près de
la surface de la Terre. Dans ce type de mine, on extrait le minerai en creusant un grand puits à ciel
ouvert.
une mine d’étainà ciel ouvert dans
la région d’Oulmès au Maroc de5
millions de tonnes

1-2-3 Les mines souterraines


Ce sont des exploitations qui s’effectue dans de la roche dure enfouie. 43% des mines
métallifères mondiales sont souterraines et génèrent 17% des minerais métalliques extraits
contenant de l’or, de l’argent, du fer, du cuivre, du zinc, du nickel, de l’étain et du plomb.

Mine de potasse (Sondershausen) en


Allemagne

1-2-4 Les sites en mer


L'envolée du cours des matières premières et des métaux (près de 350 % en 3 ans pour
le cuivre et le zinc) est à l'origine de la recherche de nouveaux gisements terrestres dans le domaine
marin. Les explorations scientifiques ont identifié plusieurs processus géochimiques conduisant à
la concentration des métaux dans les grands fonds :
les minéralisations hydrothermales
fortement concentrées en cuivre,
zinc, or, argent, cobalt, plomb,
baryum (cadmium, indium,
sélénium, antimoine, mercure) ; et

Les encroûtements cobaltifères et


les nodules polymétalliques,
majoritairement composés d'oxyde
de fer et de manganèse (nickel,
cobalt, cuivre, platine, titane, cérium,
Figure : Concentrations (% en poids) en éléments zirconium, molybdène…)
majeurs dans les minéralisations des grands fonds
océaniques.

Classification des ressources minérales


A côté des ressources énergétiques et alimentaires, des richesses biologiques, dont la
biodiversité, et des ressources que constituent les milieux physiques : sols, eau, atmosphère. Les
ressources minérales sont un enjeu majeur du développement durable :
1 - Métalliques : elles contiennent des éléments métalliques qui leurs confèrent des
propriétés comme la conduction électrique, le magnétisme ou la brillance.
les ressources métalliques, qui se déclinent en trois catégories :
1- les métaux ferreux avec le fer et les métaux utilisés en alliage avec lui
(chrome, cobalt, manganèse, molybdène, titane, tungstène et vanadium), tel que la Magnétite ;
2- les métaux non ferreux (aluminium, antimoine, arsenic, bismuth, cadmium, cuivre, gallium,
germanium, plomb, lithium, mercure, terres rares, tellure, zinc…), la Bauxite ; et
3- les métaux précieux (or, argent, platinoïdes).
2 - Non métalliques : Ils se divisent en trois catégories :
1 - les matériaux de construction : utilisés de manière brute (sable, calcaire, marbre…), ou
broyée (granulats), ou encore après des transformation (argiles, plâtre à partir du gypse chauffé,
ciment à partir des calcaires et argiles ...) ;
2 - les minéraux industriels (bentonite, feldspath, fluorite, graphite, gypse magnésite,
phosphates, soufre, vermiculite, zircon) ; et
3 - les gemmes, qui comprennent les pierres précieuses (diamant et émeraude) et les pierres fines
(améthyste, opale, tourmaline…).
3 - Ressources minérales et énergétiques : ce sont les ressources minérales à partir desquelles
l'énergie peut être produite et consommée, le soufre, les minéraux radioactifs, etc

Importance et actualité des matières premières minérales


Il existe une relation inverse entre la concentration géochimique des éléments
métalliques et leur valeur : lorsque les concentrations diminuent, les coûts augmentent en raison
de l’importance des volumes à extraire et à traiter. On peut ainsi opposer des métaux les plus
abondants (aluminium, fer), qui sont des constituants majeurs de la croûte terrestre, aux métaux
précieux (or ou les platinoïdes), qui ne se trouvent qu’à l’état de traces dans la croûte terrestre.

Relation entre la concentration de quelques éléments, exprimée en ppm, et (a) les cours des métaux
correspondants ou (b) les quantités de métal extraites
Principales mines du Maroc par type d’activité

1-2-3 Les phosphates sédimentaires


Elles Les phosphates sédimentaires représentent 85 % de la production et plus de 95 %
des réserves en phosphates. Ce sont des roches sédimentaires majoritairement formées de
minéraux phosphatés du groupe de l’apatite (Ca5 (F,Cl,OH) [PO4]3) et sont parfois fortement
enrichis en fluor (3 %), en uranium (de 60 à 200 ppm) et en terres rares lourdes.
Ils forment les plus importants gisements du monde. Intensément exploités aux États-
Unis, en Chine et au Maroc, ces phosphorites sont à la base de l’industrie des engrais.
Les gisements sédimentaires de phosphates sont d’origine marine, formés dans un
paysage de bassin en communication avec une mer ouverte. Sur des hauts-fonds, à moins de 400
m de profondeur, les upwellings remontent localement des eaux froides riches en phosphore
favorisant la précipitation de carbonates et la conservation de l’apatite.

Figure - Modèle de formation des


gisements de phosphates sur une
marge continentale avec
intervention d’un courant de type
upwelling.
Ce milieu phosphaté favorise le développement d’une vie algaire et micro-organique
(dinoflagellés) qui attire une faune abondante riches en phosphore. Une fois morts, ces organismes
participent à l’enrichissement des vases à la base de la zone d’oxydation de la matière organique
et des bioturbations. Dans ce contexte, les eaux interstitielles sont saturées en phosphore du fait de
l’oxydation ménagée qui libère cet élément de la matière organique.

Le Maroc est le troisième producteur mondial


de phosphates après la Chine (35 Mt) et les
États-Unis (30 Mt), mais détient 75 % des
réserves mondiales, avec plus de 80 milliards
de m3 .). Les phosphates marocains qui se
distinguent par une pureté exceptionnelle sont
exploités dans quatre bassins principaux

figure - Localisation des gisements de


phosphates du Maroc avec les ressources
(production + réserves)
(d’après Salvan, 1986; Gharbi, 1998).
2 - Les Ressources renouvelables :

2-1 Énergie solaire :

L'énergie solaire est l'énergie transmise


par le Soleil sous la forme de lumière
et de chaleur. Cette énergie est inépuisable
ce qui lui vaut d'être classée parmi les
énergies renouvelables.

L'énergie solaire est aussi la source de la plupart des énergies renouvelables et


des hydrocarbures fossiles. Elle est en effet responsable de la mise
en mouvement des masses d'eau (énergies marines et d'air (énergie éolienne), du cycle de l'eau
(énergie hydraulique) et de la photosynthèse (biomasse et hydrocarbures).

Le cycle de l’eau correspond à


l'ensemble des transferts
d'eau (liquide, solide ou gazeuse) entre
les réservoirs d'eau sur Terre (océans,
atmosphère, lacs, cours d'eau, nappes
d'eau souterraine et glaciers). Le
« moteur » de ce cycle est l'énergie
solaire qui, en favorisant
l'évaporation de l'eau, entraîne tous les
autres échanges.

L’énergie solaire est généré à partir du soleil. Les rayons de ce dernier sont collectés grâce à
des capteurs et sont transformés en une énergie qui peut servir à des fins domestiques, dans le
secteur agricole ou dans les entreprises.
L’énergie solaire représente plus de 10% de la production d'électricité mondiale en 2021. Elle peut
être convertie en l’électricité, via le photovoltaïque ou en la chaleur, via le thermique.

Avantage de l’énergie solaire :


Les avantages de l’énergie solaire comprennent :
 disponibilité : le Soleil est une source d’énergie quasiment inépuisable et ne risque
pas d’être surexploité, contrairement aux ressources renouvelables ;
 faible impact écologique : l’énergie solaire ne pollue pas et ne nécessite pas
de processus d’extraction de matières premières compliqués qui nuisent à
l’ environnement ;
 des économies : l’installation des appareils nécessaires nécessite une dépense initiale,
l’investissement est récupéré à moyen terme ; et
 sécurité : l’énergie solaire ne présente pas de risques pour la santé.

Inconvénients de l’énergie solaire :


Malgré ses grands avantages, l’énergie solaire présente certains inconvénients, comme toute source
d’énergie :
 Variabilité : dépendant de la météorologie, l’énergie solaire n’est ni uniforme ni
constante : Son utilisation n’est donc pas une option viable ; et
 Emplacement : De grandes surfaces sont nécessaires pour obtenir des rendements
énergétiques solaires élevés. Les zones désertiques reçoivent du soleil et disposent de
vastes plaines, mais en même temps elles sont très éloignées de tout établissement
humain.

2-2 Énergie éolienne :

L’énergie éolienne est


l’énergie obtenue en exploitant la
force du vent. Le vent contient des
taux plus ou moins élevés d’ énergie
cinétique , qui, grâce à un système de
pales et de turbines, peut être
convertie en énergie électrique.

L’énergie offre un rendement relativement important, sûr et écologique et alimente des villes, et des
complexes industriels.
Les parcs éoliens sont souvent construits en bord de mer, où leurs performances sont plus élevées,
ainsi que dans les plaines où le vent est constant et considérable. Environ 5 % de la production
mondiale d’électricité provient de ces sites (Danemark : l’énergie éolienne constitue 25 % des
besoins énergétiques).
2-2-1 Production de l’énergie éolienne :
Le réchauffement inégal de la surface de la terre par la lumière solaire génère des changements
de pression et de température des masses d’air qui produisent naturellement les vents. Ces
masses d’air mobilisent les pales des éoliennes, qui transforme l’énergie cinétique du vent en
énergie mécanique puis en énergie électrique.
Les pales de l’hélice se déplacent et font tourner le rotor d’un générateur qui, avec un alternateur,
produit une charge électrique utile pour : éclairage, chauffage, alimentation de différents appareils.
Avantages : C’est un moyen modérément écologique d’obtenir de l’énergie qui ne présente pas de
risques à l’exception de bruit. La technologie éolienne est très bon marché par rapport aux autres
moyens d’obtenir de l’électricité
Inconvénients : Les inconvénients de l’énergie éolienne sont l’irrégularité et doit donc combiné avec
une autre méthode. Elle est peu rentable et nécessite de grandes vastes étendues de terrain pour
l’implantation de nombreuses hélices.
2-3 Les ressources halieutiques :

La production halieutique est l'exploitation des ressources vivantes aquatiques. Elle regroupe les
différents modes d'exploitation et de gestion (pêche, aquaculture) des espèces vivantes (végétales
ou animales) exercés dans tous les milieux aquatiques (mer et eau douce) : merlu, sardine...
coquillages : bigorneau, coque... céphalopodes : calamar, seiche...
2-3-1 Répartition des espèces dans le domaine pélagique, démersal, benthique
A- Les espèces pélagiques

Espèces pélagiques : Elles vivent en haute


mer (pélagos en grec). En font partie les
« poissons bleus », qui passent leur vie en
pleine mer, à proximité de la surface et sont
essentiellement planctophages. La
production de pélagiques représente 45 %
des productions halieutiques mondiales,

On y trouve les petits pélagiques tels que les


sardines, anchois, lançons, harengs, … et
les grands pélagiques comme les thonidés,
les espadons, les requins.
exemples des espèces pélagiques

B- les espèces démersales

Espèces démersales : C’est l'ensemble des


espèces qui vivent sur le fond ou à proximité
du fond :

Sur fond sableux comme les merluchons, les


crevettes, les pageots, les soles, le turbot et
les mulets ;

sur fond vaseux et sablo-vaseux telles que


les merlus, les crevettes, la langoustine, les
raies et le merlan bleu ;

sur fonds durs et rocheux telles que les


grands merlus, les ombrines, le congre, les
pagres, les sars, les dentés et les homards.
exemples des espèces démersales

C-les espèces benthiques

Espèces benthiques : sont fixés au substrat


(roches, sable, vase, galets…) ou mobiles au
fond de l’eau. Ces organismes sont très
dépendants des sédiments pour se nourrir ou
se cacher. Certaines espèces benthiques
comme la raie ou les crabes s’enfouissent par
exemple dans le sable pour échapper aux
prédateurs.

La macrofaune benthique marocaine est


dominée essentiellement par les Mollusques
: Moule commune, Huître, palourde, suivis
de Crustacées comme le poulpe commun, le
calamar. puis des soles des sables, rai marbré
et des Annélides Polychètes.
exemples des espèces benthiques

2-3-2 Les ressources d’algues

Il y a des milliers d’espèces d’algues dans


les océans. En fonction des profondeurs de
la mer et de la luminosité, elles peuvent être
bleues, brunes, rouges ou vertes.

La Plus de 500 espèces d’algues peuplent les


côtes marocaines. La principale espèce
d’algue exploitable au Maroc se nomme
Gelidium sesquipedale ou Algue rouge d’où
son nom « Or rouge ». Cette dernière se
développe le long de la côte atlantique
marocaine.
2-3-3 Productions halieutiques et aquacoles

La production mondiale de produits


aquatiques augmente de manière
constante depuis le milieu du XXe siècle.
Les captures par pêche stagnent depuis
les années 1990 aux alentours de 90
millions de tonnes alors que la production
aquacole est quant à elle en croissance
permanente.

L’aquaculture devient donc majoritaire et devrait atteindre 57% des volumes mondiaux en 2025
selon la FAO. 56 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture
en 2014, pour 4,6 millions de navires de pêche, dont 75% sous pavillon asiatique.

2-3-4 Pêche de capture marine: principaux pays et territoires producteurs


3 Conséquences d’une mauvaise gestion
Avec l’augmentation de la population, les besoins en ressources naturelles croissent
fortement. Or, une exploitation excessive des ressources naturelles conduit à l’épuisement de
certaines ressources :

- L’irrigation irraisonnée des cultures peut faire de l’eau une ressource menacée
d’épuisement ;
- La biodiversité des écosystèmes et des espèces est diminuée par des exploitations
excessifs (surpêche, déforestation, etc.) ;
- L’utilisation massive des combustibles fossiles conduit à un épuisement progressif
des réserves disponibles ; et
- L’utilisation de certains minerais (exemples : aluminium, lithium, etc.) pour la
fabrication des smartphones, de composants électroniques et d’autres objets entraîne leur
raréfaction.
En outre, les activités humaines, notamment l’industrie et l’agriculture, induisent des
rejets dans l’environnement de produits polluants. Ces rejets dégradent certaines ressources
naturelles, comme l’eau, ou entraînent indirectement une diminution de la biodiversité.

4- Vers une exploitation équilibrée des ressources naturelles.


Face à ce constat, il y’a une prise de conscience des enjeux d’une mauvaise gestion des
ressources naturelles :
 en réduisant la consommation en ressources naturelles (instauration de quotas de pêche,
préservation des espèces, valorisation des déchets par recyclage, économies d’énergie….).

 en optant pour des solutions alternatives avec le développement des énergies


renouvelables.
 en mettant en place des systèmes permettant de dépolluer les eaux usées (exemple :
station d’épuration) et adopte des techniques agricoles permettant de limiter les impacts sur le sol
et les nappes phréatiques.

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