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Généralités sur le Bassin Côtier RDC

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Généralités sur le Bassin Côtier RDC

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CHAPITRE 1.

GENERALITES SUR LE BASSIN COTIER

1.1. Introduction

Le présent chapitre fait un bref aperçu des contextes géographique et géologique


du bassin côtier. Pour le constituer, nous avons procédé par une analyse
documentaire des documents existants sur ce bassin pétrolier.

Cette synthèse théorique nous sert comme référentiel théorique dans le


traitement et l’interprétation de données géopétrolières de la Formation
cénomanienne supérieure du champ Muanda.

1.2. Situation géographique


1.2.1. Localisation, délimitation et étendue
La République Démocratique du Congo renferme trois grands bassins
sédimentaires, à savoir :

 le Bassin côtier ;
 le Bassin de la Cuvette centrale et ;
 les Bassins de la branche Ouest du Rift Est Africain.

Le bassin côtier (Fig.1.1) est situé dans la province du Kongo Central entre 11°15’ et
12°40’ de longitude Est et 05° 00’ et 06° 05’de latitude Sud. Avec une superficie de
5.992 Km2, dont environ 1.012 Km2 en Offshore et 4.980 Km 2 en Onshore, le bassin
Côtier est localisé à la bordure de la côte atlantique, large de 42 Km. Il est limité
(Cahen et Snelling, 1996) :

 au Nord par l’enclave de CABINDA ;


 au Sud par le fleuve Congo ;
 à l’Est par le socle cristallin ;
 à l’Ouest par l’Océan Atlantique.
Figure 1.1 : Carte de localisation du Bassin côtier (Source : Ministère des hydrocarbures).

I.2.2. Climat et végétation


Selon le système de classification des climats de Koppen, le climat sur l’Hinterland
côtier (littoral) de la province du Kongo Central est celui tendant vers le type de
climat steppique avec une variabilité très élevée des précipitations (Lays. P., 1984).

C’est donc un climat du type tropical humide. Il est caractérisé par deux saisons, à
savoir : une saison sèche ayant une durée de 5 mois et une saison de pluies ayant
une durée de 7 mois. Le courant marin froid de BENGUELA détermine une forte
inflexion des isothermes de telle sorte que la température moyenne annuelle
(TMA) est comprise entre 22° et 28°C et les écarts mensuels ou amplitudes
thermiques ne dépassent pas 10°C. La hauteur mensuelle moyenne des
précipitations est de 130 mm avec un maximum pouvant dépasser 200 mm en
Janvier. La végétation se présente de la manière suivante (Lays P., 1984) :
 Sur un sol sec sont développés des îlots de forêts claires entourés de
savanes herbeuses ;
 Sur le sol humide des estuaires et des lagunes saumâtres, on rencontre des
forêts galeries et arbustives à prédominance des Mangroves.

La faune est prédominée par des herbivores et des reptiles.

1.2.3. Relief et Hydrographie


Depuis la péninsule de BANANA à la frontière de l’enclave de CABINDA, la côte a
une direction sensiblement orientée SE-NW et offre des aspects divers.

Au Nord de BANANA, sur environ 7 Km, la côte se présente sous forme d’une
étroite bande sableuse, séparant l’estuaire d’un cirque à lagune envahie par des «
palétuviers » et se rattachant à la « Mangrove ».

La physiographie simple de ce bassin est celle que l’on attend d’une marge
océanique passive : au talus continental régulier succédant, vers l’amont, d’abord
un plateau continental large en moyenne de 50 Km puis des plaines ou des
plateaux peu élevés de largeur très variable.

La zone littorale coïncide avec les embouchures des rivières Budubudu, Zenze,
Yondika, Tonde, Ndudji, Mamputu, Kitombe, Lunga, Mibale, Kumbi et du fleuve
Congo. Sa morphologie est dominée par de vastes plages et des plateaux étagés
s’échelonnent de 30 à 250 m d’altitude (Cahen.L, 1954).

1.3. Cadre géologique du Bassin côtier


1.3.1. Considérations historiques
L’histoire des bassins Ouest Africains remonte au début du crétacé, lorsque
s’ébauche un rift qui est à la base de la séparation du continent africain et du
continent américain. A cette époque le précambrien pénéplaine est découpé par
des failles qui créent des zones d’effondrement et de horst. Le rajeunissement du
relief qui en résulte, entraine une reprise de l’érosion et le dépôt de conglomérats
et du sable (formation de ZENZE et LUCULA) dans les zones basses (piedmonts,
remplissage des vallées et des chenaux, etc.) (Baumgartner T.R, 1974).

L’activité tectonique se poursuivra et peu à peu se dessine un véritable rift jalonné


de bassins lacustres dans lesquels se déposent soit des sédiments fins et riches en
matières organiques (BUCOMAZI) soit des dépôts plus sableux à proximité des
zones d’apports détritiques des rivières (formation INFRA CHELA). Ces sédiments
fluviaux-lacustres sont parfois recoupés d’intrusions volcaniques qui témoignent
d’une tectonique profonde d’effondrement qui va agrandir peu à peu le rift qui
devient finalement un bras de mer.

Les premières couches à influence marine (argiles et dolomies) se situent dans la


formation CHELA qui est discordante et qui repose tantôt sur le socle, tantôt sur
les formations précitées. Ces couches marquent la base de la grande transgression
aptienne, elles sont surmontées d’un important dépôt salin (LOEME) qui traduit
des apports réguliers d’eaux océaniques dans ce bras de mer encore soumis à des
conditions restreintes.

A la fin de l’Aptien et durant l’Albien, la séparation de deux continents s’accentue


et un véritable bassin marin se crée sur les bords duquel sont réunis des conditions
favorables à des dépôts carbonatés (formation MAVUMA et PINDA) qui subissent
rapidement vers la périphérie du bassin une influence continentale (formation
VERMELHA). Le bassin s’élargit et s’approfondit au cénomanien. On voit
apparaitre des dépôts plus argileux et dans la région qui nous concerne, ces
dépôts cénomaniens sont tantôt plus épais et marneux, tantôt plus minces et
nettement plus carbonatés (Formation de KINKASI).

Durant le dépôt de la formation Vermelha-Pinda, les effets combinés du poids des


sédiments et du basculement vers l’ouest ont entrainé des fluages dans le sel sous-
jacent ainsi que des failles de croissance dans les sédiments post- salifères.
Simultanément les dépôts augmentaient dans les panneaux surbaissés à
proximité des failles. Ceci impliquait une subsidence accrue dont la conséquence
fut un phénomène de failles de croissance quasi continue (Baumgrtner, T.R, 1974).

A la fin du Cénomanien, l’halocinèse se ralentit dans la région côtière actuelle et les


dépôts marneux de la mer turonienne transgressive (IABE) recouvrent la plupart
des failles de croissance et les compartiments du KINKASI qu’elles délimitent.
L’halocinèse se poursuit néanmoins plus tard à l’Est où les failles de croissance
affectent l’Iabe. Au Crétacé supérieur et à l’Eocène, les sédiments marneux silteux
prédominent, et le bassin confiné devient un bassin océanique ouvert. Il semble
que ce ne soit qu’après l’Eocène que se constitue vraiment un bassin océanique.
En effet, c’est au Miocène que se traduit une importante subsidence entrainant
une épaisse sédimentation qui avait environ 4000 Km² de puissance au large des
côtes gabonaises et angolaises. Au Congo, la formation MALEMBO appartient au
Miocène et elle marque un retour de la sédimentation sableuse (Baumgrtner, T.R,
1974).

1.3.2. Géologie du bassin côtier de la RDC


[Link]. Stratigraphie du bassin côtier
Le Bassin côtier s’inscrit dans le contexte des bassins de la marge passive de
l’Ouest de l’Afrique. Son architecture est apparentée à celles des pays voisins dont
l’Angola (le Nord de l’Angola et la province de Cabinda) et le Congo (Cahen et
Lepersonne, 1966).

L’histoire géologique du bassin côtier est marquée par deux grandes périodes
séparées par l’épisode salifère qui marque le début de l’ouverture de l’Atlantique
Sud. On y distingue, comme couches de bas en haut (Logar et al, 1989) :

 Des formations anté-salifères : dans un environnement lacustre ;


 Des dépôts salifères : avec le dépôt du sel de Loeme dans un environnement
confiné ;
 Des formations post-salifères ; avec les dépôts marins du Vermelha, Pinda,
Kinkasi, Liawenda, Iabe et Malembo.

a. Formations ante-salifères
L’Ante-salifère correspond dans sa première phase à des dépôts en milieux
lacustres, calmes, de profondeurs variables. Ils comprennent des épisodes
détritiques en relation avec la morphogénèse due à la forte distension liée au
rifting.

Les premiers dépôts sédimentaires mésozoïques se sont effectués sur le socle


précambrien ; leur épaisseur est très variable et fonction du paléorélief du socle.
De bas en haut, on rencontre les formations suivantes (Logar et al, 1989) :

 Formation NZENZE, d’âge Jurassique ; elle est grossièrement


conglomératique et repose sur le socle. sa puissance est d’environ 100m ;
 Formation LUCULA, d’âge Néocomien, elle est constituée de grès à
intercalations de dolomies et d’argiles d’environ 100m de puissance ;
 Formation BUCUMAZI, d’âge Barrhémien ; elle est constituée d’argiles et de
shales, riches en matières organiques se serait la roche mère avec
intercalations de roches arrachées du socle ;
 Formation TOCA, d’âge Barrhémien ; formée de calcaires et dolomies à
anhydrite(CaSO4), comprenant de grès gris verdâtres ;
 Formation CHELA, d’âge Barrhémien ; constituée de siltites à la base on
trouve de carbonates et de shales verdâtres 10 à 40 m de puissance.

Notons que les formations TOCA et CHELA sont des réservoirs inférieurs et
BUCOMAZI dans sa partie supérieure peut constituer un autre réservoir inférieur.

b. Dépôt salifère
Ces couches se sont déposées entre 120 et 80 ma. En effet, durant cette période,
l’Océan sud Atlantique s’ouvre en entonnoir tourné vers le sud. En direction nord,
par contre, cet Océan est séparé de l’atlantique Nord par la fermeture due à la
juxtaposition de deux continents et vers le sud, l’Océan initial est plus ou moins
totalement coupé de l’Océan méridional par la ride de Walvis (Logar et al, 1989).

Entre ces deux fermetures, la circulation d’eau marine, très limitée, favorise les
dépôts d’évaporites sur toute l’étendue de l’océan initial. Ces dépôts salifères
appartiennent à la formation de Loeme et sont utilisés comme couche repère
entre les formations anté-post salifères. Recoupés par la majorité des puits de la
concession, ces couches salifères que l’on appelle localement « le sel massif » sont
formées de bancs d’halite et d’évaporite de potassium avec des intercalations de
dolomies, de siltites et grés carbonatés (Logar et al, 1989).

Le phénomène de fluage que « le sel massif » subira lors du dépôt des formations
post-saliferes influencera sensiblement son épaisseur qui est de l’ordre de 85m. On
lui attribue à l’âge Aptien.

c. Formations post-salifères
La fin du cycle évaporitique est marquée par des dépôts purement marins
témoignant de l’ouverture franche de l’atlantique sud.

De bas en haut on distingue les Formations suivantes (Logar et al, 1989):

 Formation MAVUMA, d’âge Aptien supérieur, constituant un ensemble


comprenant l’anhydrite avec intercalation de grès, calcaires, dolomies et
des argiles noires ;
 Formation VERMELHA, d’âge Albien, composée de grès, calcaires, dolomies
massives à base oolithique et au sommet ;
 Formation KINKASI, d’âge Cénomanien, où on remarque des argiles et
marnes, Calcaires et grès silteux de 250 à 450 m de puissance ;
 Horizon LIAWENDA, d’âge Turonien-Coniacien, constitué de sables fins
dolomitiques et argiles de 30-40 m de puissance ;
 Formation IABE :
 Le Néocrétacique : sable, argiles, marnes, grès carbonatés et phosphorites
du Maestrichtien (300-400 m) ;
 Le Tertiaire : sable, grès argileux, marneux et silteux, localement
asphaltique d’âge Eocène-oligocène (0-200 m).
 Formation MALEMBO, d’âge Miocène ; sable, gravier et argiles (300-500
m) ;
 Formation des CIRQUES, d’âge Plio-Pleistocène constituée de sables,
graviers et argiles asphaltiques 0 à 120 m de puissance.

La figure 1.2 montre les différentes lithostratigraphies du bassin côtier.

Figure 1.2 : Colonne stratigraphique du Bassin Côtier.

I.3.2.2. Aspects Tectonique et structural du bassin côtier


Le Bassin côtier congolais est typique d’une marge océanique passive. Il est
encadré par les accidents transversaux de N’komi (Gabon) au Nord et de la
République Démocratique du Congo au Sud (à la hauteur de l’embouchure du
fleuve Congo). Sa formation est liée à l’ouverture de l’Atlantique Sud entre
l’Afrique et l’Amérique du Sud. L’évolution de ce bassin est passée par les stades
suivants (Reyre, 1984):

 Le stade pré-rift à l’extrême fin du Jurassique ;


 Le stade syn-rift au Néocomien-Barrémien ;
 Le stade post-rift de l’Aptien à l’Actuel.

Les traits structuraux après la disjonction mécanique totale de l’Afrique et de


l’Amérique du Sud et donc l’ouverture définitive de l’Atlantique Sud se résument
comme suit (Reyre, 1984; Vernet et al,. 1996):

A l’Albien, l’effet combiné de l’accroissement de la pente, lié à la subsidence


thermique et du rejet des contraintes régionales, déstabilisant localement les
évaporites aisées à mobiliser conduit aux phénomènes halocinétiques intenses
(intumescences et diapirs) donnant un paysage complexe de blocs en « toit d’usine
» de carapaces plus ou moins symétriques, voire de blocs détachés.

A la fin du Cénomanien sous l’action d’une halocinèse tardive de faible ampleur


(Vernet et al. 1996) les dépôts des séries cénomaniennes se déforment.

Le Turonien est une période relativement calme tectonique bien que vers la fin, les
prémices d’un bouleversement de la marge fassent leur apparition (Teisserenc et
Villemin, 1990).

Le Sénonien : Après la phase de quiescence turonienne, le crétacé terminal est


régionalement une période de reprise tectonique liée à l’épirogenèse
mayombienne (Reyre, 1984).

Son existence au Congo au-delà des affleurements côtiers n’est prouvée que près
du Mayombe, le long d’une étroite bande (à grès phosphatés), à la faveur
probablement d’un effondrement précoce (Vernet et al, 1996).
Cette phase est localement marquée dans le Bassin côtier congolais, par des
évidences d’environnements plus restreints au Coniacien (dépôts radioactifs)
(Vernet et al. 1996).

Par ailleurs, sur l’ensemble du Segment Nord-Congo, souligne l’existence des


phénomènes halocinétiques locaux. A noter aussi que les phénomènes de
subsidence très ralentie se manifestent au niveau de la flexure atlantique au cours
du Crétacé terminal au niveau du Bassin côtier congolais (Vernet et al. 1996).

Au Gabon (Segment de l’Ogooué), une discordance majeure prend place au


Coniacien-Santonien, et d’après Teisserenc et Villemin (1990), elle témoignerait de
cette activation épirogénique mayombienne.

En somme, l’intervalle Turonien supérieur - Maastrichtien du Bassin côtier


congolais est typique d’une tectonique d’une marge océanique passive.
L’illustration sismique de l’évolution structurale de ce bassin allant de l’Aptien au
Mio-Pliocène atteste l’absence d’une tectonique cassante (qui aurait pu être liée
par exemple au rejet des failles antérieures) et l’absence des phénomènes
halocinétiques au Turonien-Maastrichtien.

Dans la mesure où selon Vernet et al. (1996), la subsidence est très ralentie dans le
Bassin côtier congolais. Il apparaît donc que les seuls mouvements verticaux
importants ayant affecté le bassin durant l’intervalle Turonien supérieur-
Maastrichtien seraient ceux inhérents à l’épirogenèse de la bordure
Mayombienne.

Cependant, les preuves d’un tel mouvement épirogénique dans la zone congolaise
semblent faibles, voire insuffisantes puisqu’elles se résument en l’existence d’une
bande étroite gréseuse phosphatée presque parallèle au Mayombien et par des
environnements considérés par Vernet et al. (1996) plus restreints dans le bassin
au Coniacien, en raison de la présence des dépôts radioactifs.
Enfin, la chronologie de la manifestation épirogénique mayombienne n'est pas
assez précise ou très claire au niveau régional. En effet, dans l’ensemble du
Segment Nord-Congo, Reyre(1984) suggère un rejet de la bordure mayombienne
dès la base du Coniacien sur la foi d’un changement de la nature de l’apport
clastique. Tandis que dans le Segment Ogooué (Gabon), Teisserenc et Villemin
(1990) suggèrent une activation épirogénique mayombienne au Coniacien-
Santonien, en s’appuyant sur l’existence d’une discordance majeure dans cet
intervalle de temps. Mais cette discordance n’est pas, curieusement, enregistrée
dans la zone congolaise, ce qui peut nous amener à penser à une absence de cette
phase épirogénique Coniacien-Santonien dans ce bassin.

I.3.2.3. Système pétrolier

a. Les Roches mères


Ce sont des roches sédimentaires d’origine marine ou continentale à éléments fins
susceptibles de régénérer le pétrole par la transformation de la matière organique
qui est incorporée au moment de dépôt.

Les conditions thermodynamiques donc l’augmentation de la température et de la


pression favorisent le cracking naturel transformant ainsi le kérogène de ces
roches en hydrocarbures. Aussitôt formé dans la catagenèse et, les hydrocarbures
sous l’effet de la compaction se mettent en mouvement migrant vers les roches
magasins ou réservoirs.

Les roches mères sont constituées par des dépôts d’argiles noires riches en
matières organiques appelées « BUCOMAZI » et dont le T.O.C est supérieur ou égal
à 10%. Les argiles de « IABE » sont aussi des roches mères potentielles mais
immatures en RDC dans ce bassin (Rapport COHYDRO, 2003).

Les Roches réservoirs

Les réservoirs sont des roches sédimentaires ou non présentant des vides, des
pores ou fissures, reliés ou non entre eux et dans lesquels peuvent circuler et se
rassembler les fluides (roches à porosité suffisante).
Les caractéristiques physiques d’un magasin, résultant de toute l’histoire
géologique de ces dépôts et en particulier des conditions de sédimentation et de
diagenèse qui leur succèdent, conditionnent l’existence même du gisement
d’hydrocarbures et de son exploitabilité. Dans la section Anté-salifère, les
réservoirs sont constitués par les formations de (COHYDRO, 2003):

 Lucula ;
 Nzenze ;
 Toca ;
 Chela.
Dans la section Post-Salifère, les réservoirs sont des Formations de :
 Liawenda ;
 Kinkasi ;
 Pinda ;
 Vermelha ;
 Mavuma.

b. Les Roches couvertures


Dans l’ensemble pré-salifère, la sédimentation pendant le rifting a surtout favorisé
le dépôt des argiles qui constituent une bonne couverture pour les réservoirs pré-
salifères qui leur sont associés. Toutefois, les dolomies compactes dans la partie
supérieure de la TOCA peuvent servir de couverture aux réservoirs de cette même
formation. Le sel de Loeme constitue également une couverture excellente et
idéale pour tous les réservoirs pré-salifères surtout pour le Chela.

Dans le post-salifère, les couvertures sont plus variées et sont constituées des
argiles marines et silteuses, des marnes pour le Turonien et des dolomies
compactes pour le Cénomanien, l’anhydrite en bancs minces pour l’Aptien et le
Mavuma COHYDRO, 2003).
c. Migration et piégeage des hydrocarbures

i. Migration
Les hydrocarbures ont migré de l’Anté-Salifère vers la section Post- Salifère en
empruntant des failles liées au phénomène d’halocinèse et latéralement par le
réservoir Chela.

ii. Piégeage
Le piégeage des hydrocarbures a été conditionné par les principales étapes de
l’évolution structurale du bassin côtier.

Une tectonique de socle au niveau de l’Anté-salifère avec les pièges (Rapport


COHYDRO, 2003):

 Anticlinaux ;
 Pièges contre failles et mixtes.

On observe aussi dans la section Pré-sel des pièges dus au biseautage ou au


phénomène de discordance. Une tectonique liée à l’halocinèse au niveau Post sel
avec des pièges :

 Anticlinaux sur dômes de sel ;


 Flancs de dômes ;
 mixtes (chenaux du Tertiaire sur dômes).

1.4. Conclusion partielle


En définitif, le bassin côtier qui constitue l’un des bassins à fort potentiel pétrolier
en République Démocratique du Congo fait partie des bassins ouest-africains. Ils
sont façonnés les mouvements tectoniques ayant conduit à la séparation du
continent africain et continent américain au début du Crétacé. Ces événements
géologiques sont étudiés en trois phases :

1. Phase pré-rift :

Cette période, allant du Jurassique moyen à terminal, précède la séparation


effective du super continent. Il s’agit de la période d »extension initiale
accompagnée d’accidents méridiens intracratoniques. Elle a eu pour effet le
développement de sillons et de bassins allongés suivant ces accidents. On assiste à
leur remplissage par des sédiments continentaux. Il s’agit des Formations anté-
salifères notamment les Bucomazi (roche mère anté-salifère) qui fait migrer les
huiles vers les réservoirs anté-salifères constitués par les Formations de Lukula,
Nzenze, Toca, Chela.

2. Phase syn-rift :

Cette période qui va du Jurassique supérieur-Crétacé inférieur a vu se former des


structures horst-and-graben parallèles au littoral actuel. Des roches lacustres
fluviales et riches en matières organiques ont été déposées. Au point culminant du
Crétacé inférieur, la phase de rifting actif a généré d’importants blocs de failles et
une érosion permettant le dépôt d’importantes roches mères dans des conditions
anoxiques; deux roches mères importantes sont le Bucomazi composé de schiste
riche en matières organiques, de mudstone carbonaté et de marnes et le Toca
composé de calcaire, de dolomie et de schiste mineur. Les découvertes
importantes et les permis de Perenco sont associés à ces roches mères.

3. Phase post-rift :

De Crétacé inférieur à l’Holocène, c’est la période de l’ouverture de l’océan


Atlantique s’est produite pendant la phase post-rift et a établi une voie maritime
anoxique continue de l’Albien supérieur au Turonien, ce qui implique le dépôt de
l’importante roche source de Iabe. Les roches post-rift les plus anciennes de l’âge
aptien sont constituées de grès continentaux de Chela et d’unités évaporées (sel
de Loeme) déposées lorsque le rifting a cessé. La séquence de sel marque
l’empiètement initial des conditions marines. Les roches post-rift plus jeunes sont
caractérisées par des unités transgressives marines, y compris des roches
clastiques et carbonatées du plateau continental suivies d’unités
progradationnelles le long de la marge continentale et d’unités d’eau profonde en
haute mer; Vermelha, Pinda, Kinkasi et Liawenda.
CHAPITRE 2 : ETUDES DU RESERVOIR CENOMANIEN SUPERIEUR
DU CHAMP MUANDA

2.1. Introduction

Le présent chapitre fait une étudie préliminaire des données géologiques et


pétrophysiques de la Formation cénomanienne supérieure du champ Muanda. Ces
données ont été collectées lors de notre stage au sein de la firme pétrolière
Perenco.

Il expose succinctement sur l’historique de développement du champ Muanda,


analyse les données de production des puits Mu-4à et Mu-82 avant et après les
opérations de fracturation hydraulique et examine les données géologiques et
pétrophysiques collectées. Les traitements de ces données ont été assurés par les
logiciels tels qu’IP, et Petrel.

Les données étudiées dans ce chapitre sont analysées en profondeur dans le


chapitre suivant dans la perspective de constituer le modèle géopétrolier explicatif
des contre-performances observées dans le réservoir cénomanien supérieur de
champ sous étude.

2.2. Champ Muanda


2.2.1. Localisation
Le champ Muanda est localisé dans l’Onshore de la RDC au voisinage des estuaires
du fleuve Congo et de la ville de Muanda. Le champ se trouve précisément dans le
bloc pétrolier Muanda – banana. Il est délimité au nord par le champ Makelekese,
au Sud par la société Socir et l’embouchure du fleuve Congo, à l’Est par les collines
de Kitona et à l’Ouest par la cité de Muanda. Comme cela est illustré dans la figure
2.1 ci-dessous.
Figure 2.1 : Localisation de champ Muanda dans la concession Onshore de la RDC.

2.2.2. Structure
Le champ Muanda comprend en son sein deux réservoirs à savoir :

 Réservoir Turonien ;
 Réservoir Cénomanien.

2.2.3. Historique de développement du champ Muanda


La structure du champ Muanda fut découverte par la société Fina en juin 1972 par
le forage du puits Muanda – 01 (Mu -01). Pour ce puits, l’huile a été rencontrée
dans les formations des calcaires de Kinkasi. Ce puits présenta une faible
potentialité en hydrocarbure et celui-ci fut abandonné.

Plus tard interviendra le forage du deuxième puits qui est Mu-02 en Aout 1984 qui
rencontra les réservoirs cénomanien à la profondeur de 1050 ms avec une grande
potentialité commerciale. Le champ Muanda est mis en production en septembre
1984. La production maximale atteinte était de 926 barils par jour en Aout 1985.

Le champ est mis en production en Septembre 1984. La production maximale


atteinte était de 926 barils par jour (BOPD) en Aout 1985.

Le développement du champ peut être résumé comme suit :

 1984 : Forage de 19 puits par Fina avec une maille de 600 mètres. Début de
la production en Septembre 1984 ;
 2007 : Forage de 4 puits d’évaluations (MU-08/09/10 et MS-09). ;
 2008 : Forage de 11 puits de développement avec une maille réduite à 350m ;
 2010 : Forage de 18 puits de développement, plus campagne pilote de
fracturation ;
 2011 : Forage de 25 puits de développement, fracturation en continue ;
 2012 : Campagne de forage de 25 puits (21 puits de développement + 4 puits
d’évaluation) en cours.

Tous les puits du champ Muanda portent le même nom et sont nommés en chiffre
arabe (croissant). Actuellement, ce champ regorge 132 puits dont 129 puits
producteurs, 3 ont raté il s’agit du puits Mu-01, Mu-20 et Mu-21 (Fig.2.2).

Les puits du champ Muanda sont activés par pompage aux tiges (sucker rod
pump) et le pompage à cavités progréssantes (PCP). Les puits éparpillés à travers
le champ envoient leurs productions au niveau de satellite (point de production
disséminé à travers le champ en vue de collecter la production des puits
éparpillées à travers le champ) et de là, toute la production sera canalisée vers un
centre de production qui regorge un séparateur très plastique et un séparateur de
test.

L’injection d’eau a commencé dans ce champ depuis 2010 après la conversion du


puits Mu-13 en puits injecteur mais qui, pendant un temps, l’injection d’eau fut
arrêtée et le puits Mu-06 sera converti de nouveau un puits injecteur d’eau en
2016.

Ce champ est en pleine campagne de forage de développement dont le puits subit


un traitement par fracturation hydraulique en vue de créer un drain s’étendant le
plus loin dans la formation productive.
Figure 2.2 : Carte du champ Muanda avec ses puits.
2.2.4. Puits
Les données exploitées dans ce travail proviennent des puits Mu-40 et Mu-82.
Ainsi, est-il important d’analyse succinctement le statut desdits puits.

[Link]. Puits Mu-40

Le forage de ce puits débuta le 15/07/2011 et a pris fin 25/07/2011. Plusieurs


opérations ont été effectuées pour avoir une information concrète du réservoir
contenant le pétrole brut.

Comme tous les puits de pétrole, Mu-40 a été complété en liaison couche-trou et
en liaison fond-surface, en vue d’une part de faciliter l’écoulement du réservoir
vers les abords du puits (liaison couche-trou) et d’autre part de permettre une
ascension des fluides de gisement vers la surface (mise en place du tubing).

Mu-40 est foré dans le réservoir Cénomanien tubé et perforé (complétion cased
hole) sur les couches I, H et G sur une hauteur de 56 m (1059-1115 m) dont la
profondeur finale (TD) est 1192 m.

Il est foré en deux phases : avec casing de 8 5/8’’¿utilisation de l’outil de 121/4’’) et le


deuxième de 5 1/2’’ (utilisation de l’outil de 7 7/8’’).

Il est complété depuis le forage par activation, précisément par pompage aux tiges
(SRP), puis converti par le pompage à cavités progréssantes (PCP) dont les
éléments ci-dessous constituent le train du tubing :

 Pup joint : 31/2’’ à 1013, 67 m ;


 Stator 200 TP 1200 de 31/2’’ à 1014, 91 m ;
 Stop bushing de 31/2’’ à 1020, 44 m ;
 Gas- Anchor de 2 7/8’’ à 1020, 84 m ;
 Le Torque Anchor de 27/8’’ à 1030, 11 m ;
 Le Botton Completion de 2 7/8’’ à 1030, 56 m.
Le diagramme de complétion du puits Mu-40 est présenté dans la Figure 2.3.

Field: MUA NDA


PERENCO RDC COMPLETION Well: MU-40
Rig PU-1
Up d at e : 16 / 11/ 2 0 0 9 B y : DK First installation date: Date: 11/02/2012
WHD & X-M AS TREE
X-mas tree 8-5/8'' x 5-1/2'' x 2-7/8''
A daptor None
Tubing Spool IMR tubing head 5 1/2-2000 psi WP ,
Casing head IMR Casing head 8 5/8 x 5 1/2-2000 psi WP
itm De s cription ID OD De pth m /RT Re m ark s
1 inch inch MD
1 Tubing hanger

2 Tubing 2-7/8" EUE 6,5ppf J55 2-7/8

3 Pup joint 3"1/2 1013,67


4 Stator 200TP1200 3"1/2 1014,91
3
5 s top bus hing 3"1/2 1020,44
6 Gas anchor 2"7/8 1020,84
7 Torque A nchor 1030,11
Bottom completion 1030,56
4

7 Pe rforations

N° Formation SPF Gun Top Bottom


1 ceno I 6 SPF 3-3/8'' 1059 1065
2 ceno I 6 SPF 3-3/8'' 1068 1074,4
3 Ceno H 6 SPF 3-3/8'' 1074,4 1080

4 Ceno H 6 SPF 3-3/8'' 1085 1091

5 Ceno G 6 SPF 3-3/8'' 1093 1115

Cas ing
N° Description ppf Mat Top mMD Bot mMD
1 8-5/8'' 24 J55 0 400
2 5-1/2'' 15,5 J55 0 1190

Re m ark s

Maximum deviation deg KOP(m):


PBTD @ 1192 mMD/RT All De pths re fe re nce d / RT Dis tance TDS/RT (m ): 40,20
Dis tance RT/GL (m ): 3,94

Figure 2.3 : Diagramme de complétion du puits Mu-40.

Les données de production avant et après la fracturation hydraulique du puits sont


reprises dans les tableaux 2.1 et 2.2.
Tableau 2.1 : Données de production du puits Mu-40 avant la fracturation hydraulique
(2019).
Date de test Mode d’activation BLPD BOPD BWPD GOR

02/04/2019 SRP 55 46 9 460

13/04/2019 SRP 61 56 5 414

20/04/2019 SRP 55 48 7 497

24/04/2019 SRP 56 48 8 520

25/04/2019 SRP 57 50 7 503

26/04/2019 SRP 58 49 9 410

27/04/2019 SRP 57 49 8 469

01/05/2019 SRP 57 52 5 250

10/05/2019 SRP 57 48 9 412

19/05/2019 SRP 58 51 7 450

21/05/2019 SRP 60 50 10 496

22/05/2019 SRP 60 52 8 465

24/05/2019 SRP 61 54 7 335

01/06/2019 SRP 59 57 2 316

12/06/2019 SRP 59 51 8 351

20/06/2019 SRP 59 51 8 374

02/07/2019 SRP 56 48 8 478

12/07/2019 SRP 59 51 8 429

26/07/2019 SRP 52 45 7 402

02/08/2019 SRP 60 52 8 347

11/08/2019 SRP 57 49 8 425

Tableau 2.2 : Données de production du puits Mu-40 après la fracturation hydraulique (2019-
2020).
Date de test Mode d’activation BLPD BOPD BWPD GOR

23/08/2019 SRP 71 60 11 414

31/08/2019 SRP 60 53 7 474

02/09/2019 SRP 64 52 12 463

05/09/2019 SRP 63 52 11 250

07/09/2019 SRP 62 55 7 459

09/09/2019 SRP 61 52 9 485


12/09/2019 SRP 60 50 10 496

16/09/2019 SRP 61 54 7 410

17/09/2019 SRP 62 53 9 413

19/09/2019 SRP 62 53 9 431

21/09/2019 SRP 60 50 10 456

23/09/2019 SRP 60 50 10 377

25/09/2019 SRP 60 49 11 387

28/09/2019 SRP 59 52 7 307

30/09/2019 SRP 60 53 7 378

03/10/2019 SRP 59 50 9 404

06/10/2019 SRP 57 55 2 420

09/10/2019 SRP 58 51 7 450

16/10/2019 SRP 60 53 7 455

27/10/2019 SRP 60 52 8 440

03/11/2019 SRP 57 49 8 469

06/11/2019 SRP 57 50 7 423

09/11/2019 SRP 55 47 8 508

11/11/2019 SRP 55 48 7 439

15/11/2019 SRP 48 42 6 474

19/11/2019 SRP 72 65 7 509

22/11/2019 SRP 70 64 6 326

27/11/2019 SRP 75 52 23 456

30/11/2019 SRP 80 72 8 250

09/12/2019 SRP 61 28 33 543

13/12/2019 SRP 69 41 28 290

18/12/2019 SRP 73 41 32 464

23/12/2019 SRP 74 44 30 383

24/12/2019 SRP 69 52 17 324

26/12/2019 SRP 53 42 11 448

28/12/2019 SRP 65 44 21 429

30/12/2019 SRP 65 48 17 395

04/01/2020 SRP 65 57 8 349

09/01/2020 SRP 60 41 19 662

11/01/2020 SRP 50 38 12 395

13/01/2020 SRP 48 41 7 606


15/01/2020 SRP 52 45 7 441

19/01/2020 SRP 53 47 6 428

23/01/2020 SRP 48 41 7 509

27/01/2020 SRP 50 44 6 473

30/01/2020 SRP 52 42 10 504

04/02/2020 SRP 56 45 11 448

Le traitement de données de ces deux tableaux donnent les moyennes de production des
fluides suivantes sur une période de cinq mois ;

 62 BLPD (avant la fracturation) contre 57,8 (après fracturation) ;


 49,4 BOPD (avant la fracturation) contre 50 (après fracturation) ;
 11,4 BWPD (avant la fracturation) contre 7,4 (après fracturation) ;
 432 GOR (avant la fracturation) contre 419,2 (après fracturation).

Il est donc évident que, la fracturation hydraulique n’a quasiment pas amélioré la
productivité du puits Mu-40.

[Link]. Puits Mu-82

Comme cela se vérifie en général dans le forage pétrolier, le puits Mu-82 a été foré
au mois de mars en 2013 dans le but de produire les hydrocarbures. Il est le quatre-
vingt deuxième puits foré dans le champ Muanda et produit dans le réservoir
Cénomanien plus précisément dans les couches G, I, J et K.

Le forage de ce puits s’est fait en deux phases dont la première forée avec un
trépan de 121/4’’ et a été tubée et cimentée jusqu’à 404,9 m et la deuxième forée
avec un trépan de 77/8’’ et tubée et cimentée jusqu’à 1175,3 m. La hauteur
correspondante à la profondeur totale du puits est 1177 m/RT.

Du point de vue liaison couche-trou, le puits Mu-82 est en Casing hole dont le
rétablissement de la liaison couche-trou fut réalisé par la méthode de perforation
en TCP dans l’intervalle de 1036-1103 m soit 67 m. Depuis sa mise en production, il
fut mis en production par le mode de pompage à cavités progressantes (PCP).
La complétion de ce puits est illustrée clairement sur le diagramme de complétion
ci-dessous où l’on remarque la présence des éléments suivants :

 Torque Anchor : l’élément qui retient le tubing contre le mouvement de la


rotation de la pompe de 1015-1016, 59 m ;
 Gas Anchor : l’élément qui permet le dégazage au fond du puits de 1006, 68
– 1015, 98 m ;
 X-Over : organe qui permet de relier deux tubes de diamètre différent placé
à l’intervalle allant de 1006-1006, 68 m ;
 Stop bushing : l’élément qui permet l’arrêt des objets qui peuvent tomber
au fond du puits et permet le signal de l’arrivé du rotor au fond grâce à sa
barre de 1006, 14-1006, 54 m ;
 Stator 6 E2000 : c’est le corps de la pompe de 1002, 33-1006, 14 m ;
 Rotor : l’élément mobile tournant dans le stator ;
 Rod string : le train de tiges de pompage constituant le corps de la pompe ;
 Tubing : la colonne de la production permettant l’acheminement de
l’effluent du fond à la surface de 3, 94 à 1002, 33 m ;
 Tubing spool : l’olive de suspension : qui permet la rétention du train de
tiges de pompage de 0 à 3, 94 m.
 Le diagramme de complétion du puits Mu-40 est présenté dans la Figure
2.4.
PERENCO-REP COMPLETION DIAGRAM

8-5/8'' x 5-1/2'' x 2-7/8''


KB (MSL) 29 Adaptor none
KB-THF 3,94 Tubing spool WSI WR Tubing head 5-1/2'' - 2000 psi WP MU-82
Water Depth N/A WSI W92 Casing head 8-5/8'' x 5-1/2'' - 2000psi WP
All depth from KB (rotary table) Csg. 1 Csg. 2 Csg. 3 Csg. 4 Tubing
Size 8''5/8 5''1/2 2-7/8''
1 Weight (ppf) 24 15,5 6,5 Post WORK OVER
Grade J55 J55 J55
Depht (m/RT) 404,9 1175,3 1016,59

MD KB MD KB
Item EQUIPMENT DESCRIPTION OD ID Lenght (m)
TOP BOTTOM
2 1 0 3,94 Tubing spool WSI WR Tubing head 5-1/2''-2000 psi WP
2 3,94 1002,33 Tubing 2-7/8" J 55 EUE 6,5 LBS/Feet JR2 SMLS 2,875" 2,441" 998,3
3 Rod string
4 1002,24 1002,33 X-over 2-3/8 x 2-7/8 2,875" 0,09
5 1002,33 1006,14 Stator 6 E 2000 2,875" 3,81
6 1006,14 1006,54 Stop bushing 2"7/8 2,875" 0,4
3 7 1006,54 1006,68 X-over 2-3/8 x 2-7/8 2,441" 0,14
8 1006,68 1015,98 Gas anchor made with tubing 2"7/8 EUE J55 6,5 LBS/FT 9,3
9 1015,98 1016,59 Torque anchor 5"1/2 × 2"7/8 EUE 0,61
1016,59 Bottom completion

STIMULATION SUMMARY
Zone Perfs. m RT
W ELLI NFORMATI ON REMARKS:
Field Muanda
Well Name: MU-82
Ceno (K-J-I-H-G) 1036 - 1103
Well Mode: Oil Producer PCP
Last Wireline Operation:
Tubing Stop Depth:
Grayloc plug date:
Max Deviation (KOP) : N/A

PBTD @ 1177
Distance TDS/RT
mMD/RT

Initial HUD @ Updated By: Denis K


1152,64 m RT Updated Date: 23/12/2016

Figure 2.4 : Diagramme de complétion du puits Mu-82.


Les données de production avant et après la fracturation hydraulique du puits sont
reprises dans les tableaux 2.3 et 2.4.

Tableau 2.3 : Données de production du puits Mu-82 avant la fracturation hydraulique


(2021).
Date de test Mode d’activation BLPD BOPD BWPD GOR

15/02/2021 PCP 65 32 33 453

16/02/2021 PCP 63 46 17 414

17/02/2021 PCP 54 22 32 497

19/02/2021 PCP 56 32 24 506

21/02/2021 PCP 57 36 21 503

22/02/2021 PCP 68 26 42 410

23/02/2021 PCP 57 39 18 469

24/02/2021 PCP 69 47 22 250

25/02/2021 PCP 72 48 24 412

26/02/2021 PCP 59 35 24 450

27/02/2021 PCP 70 50 20 496

Tableau 2.4 : Données de production du puits Mu-82 après la fracturation hydraulique (2021-
2022).
Date de test Mode d’activation BLPD BOPD BWPD GOR

15/04/2021 PCP 89 5 84 567

16/04/2021 PCP 144 60 84 250

17/04/2021 PCP 144 84 60 250

19/04/2021 PCP 136 72 64 526

21/04/2021 PCP 114 93 21 428

25/04/2021 PCP 85 45 40 289

02/05/2021 PCP 51 32 19 749

26/05/2021 PCP 39 35 4 489

13/06/2021 PCP 32 23 9 743

Le traitement de données de ces deux tableaux donnent les moyennes de production des
fluides suivantes sur une période d’un mois ;
 62,7 BLPD (avant la fracturation) contre 92,7 (après fracturation) ;
 37,55 BOPD (avant la fracturation) contre 49,9 (après fracturation) ;
 25,2 BWPD (avant la fracturation) contre 42,8 (après fracturation) ;
 441,8 GOR (avant la fracturation) contre 476,8 (après fracturation).

Il est donc évident que, la fracturation hydraulique n’a quasiment pas amélioré la
productivité du puits Mu-82.

2.3. Aspects géologiques


2.3.1. Données lithologiques
[Link]. Procédé

Les données lithologiques suivantes proviennent des descriptions de cuttings. Le


but est de déterminer la nature pétrographique des roches traversées par le
forage par la description lithologique et l’observation au fluoroscope en vue de
caractériser les zones pétrolières intéressantes. Le schéma poursuivi pour s’y faire
est illustré dans la Figure 2.5.

Figure 2.5 : Schéma observé pour la description des cuttings.

[Link]. Description lithologique

L’observation microscopique à l’aide d’un microscope binoculaire en vue de


décrire la lithologie en fonction de leur proportion en pourcentage dans
l’échantillon des déblais de puits de Nsiamfumu. En outre, le calcimètre donne la
proportion de la calcite dissout après 1 min, presque instantanément et la
proportion de la dolomite qui se dissout 7 minutes plus tard par la réaction de 50 g
de l’échantillon séché au four et 5ml de HCl dilué à 10%.

Ainsi, les observations suivantes sont faites :

1. De surface à 35 m :

 Sable: incolore, blanc à blanc cassé, noir, jaunâtre, avec des particules de
taille fine à moyenne, arrondies et subarrondies, mal classées, dur,
latéritiques et graveleux. On note les traces de lignite et les fragments de
bois ; les argiles pâteuses et ferrugineuses sont observées aussi que les
débris latéritiques.

2. De 35 à 387 m :

 Sable : Transparent, translucide, incolore, les grains sont fins, moyens et


grossiers, arrondis à subarrondis, mal à moyennement classés. On observe
les fragments de bois et de pyrite et des traces de microfossiles ;
 Argile/Shale: gris clair à gris verdâtre, tendre à pâteux, et moyennement
dur, amorphe à plastique, gonflant, collant, sableux. La présence de lignite,
des concrétions d’oxyde et des débris de coquille est observée ;
 Grès: gris clair, consolidé, moyennement dur, les grains sont fins à moyens,
anguleux à subanguleux, arrondis à subarrondis, avec la matrice argileuse et
carbonatée et ciment siliceux présence des débris de coquille est observée.

3. De 387 à 518 m :

 Marne : gris brunâtre à brun foncé, plus ou moins amorphe, limoneux et en


blocs, tendre à moyennement dur, fossilifère, calcareux, phosphatique and
dolomitique ;
 Calcaire : gris blanchâtre, beige, un peu blanchâtre, tendre. Les grains sont
anguleux à subanguleux. On note la présence des mudstones,
microcristallins, limoneux, sable, un peu crayeux ;
 Shale: verdâtre, vert foncé, tendre, collant, gonflant, pâteux, micacé. Il se
présente en blocs. La présence de la matière organique et de pyrite est
observée ;
 Chert: brun foncé à noir, très dur.

4. De 518 à 810 m :

 Marne : gris brunâtre à brun foncé, tendre à compacte, moyennement dure.


La roche est constituée des blocs, amorphe, collant, micacé, dolomitique,
phosphatique, fossilifère et inclusion de calcite ;
 Calcaire: gris blanchâtre à beige, et gris noir, collant, sableux, argileux,
dolomitique et bioclastique, un crayeux avec des inclusions de calcite ;
 Argilite/ Shale: gris verdâtre, moyennement dur, amorphe à plastique,
collant, gonflant et légèrement calcareux, micacé. On observe la matière
organique et le phosphate altéré ;
 Phosphate: gris blanchâtre à beige, tendre à moyennement dur, fibreux, un
peu allongé et altéré ;
 Siltstone: gris clair, blanchâtre, parfois brun foncé à brun, moyennement
dur, les grains sont très fins à fins, arrondis à subarrondis, moyennement à
bien classés, friables, le ciment carbonaté ou la matrice argileuse.

5. De 810 à 985,5 m :

 Calcaire : gris blanchâtre à beige et gris foncé, silteux, sableux, et argileux,


dolomitique, un peu crayeux, et bioclastique, moyennement dur ;
 Argile/Shale: gris verdâtre à vert clair, moyennement dur, silteux, calcareux,
micacé, parfois amorphe ;
 Siltstone : brun foncé à brun, gris blanchâtre, avec des grains très fins à fins,
à ciment carbonaté ou matrice argileuse ;
 Marne: gris brunâtre à gris clair, moyennement dur, amorphe, silteux,
micacé et dolomitique.

6. De 985,5 à 1035 m :

 Calcaire : gris blanchâtre à blanc, tendre à moyennement dur, silteux,


inclusion d’argile, crayeux, argileux, dolomitique, bioclastique et
microcristallin. Des pores sont visibles. ;
 Argilite/Shale : vert, gris verdâtre à gris foncé, moyennement dur à très dur.
Laminée, silteuse, fissileuse, micacée et carbonate ;
 Siltstone: gris clair à gris brunâtre, gris blanchâtre, tendre, friable, les grains
sont arrondis, moyennement classés. Matrice argileuse et ciment
carbonaté.
7. Cénomanien supérieur (1035-1305)
Le Cénomanien supérieur est subdivisé en 11 séquences (de K à A, de haut en bas).
Les descriptions lithologiques de ces séquences données dans le tableau 2.5
montrent que le Cénomanien supérieur du champ Muanda est constitué de trois
faciès calcaire, shale et siltstone. Il présente une totale de couches d'environ 270
m.
Tableau 2.5 : Description de faciès de la Formation cénomanienne supérieur de champ
Muanda.
N° Séquences Description lithologique et % Faciès

Calcaire (45,7 %) : Calcaire et mudstone microcristallins, limoneux, blanc,


gris clair, brun clair, limoneux, tendre, crayeux et calcaire légèrement
vuggy.
K Argile (42,2 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
1
(1035-1050.6 m) lamellaire à bloc, lavable, occ. limoneux et colloïdal.
Siltstone (12,1%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Résultats d'huile visibles faibles, moyens à bons.
Calcaire (48,6 %) : calcaire et mudstone limoneux, microcristallins, blanc,
gris clair, brun clair, limoneux, mou et crayeux.
Argile (41,9 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
J
2 lamellaire à bloc, lavable, occ. limoneux et colloïdal.
(1050,6-1060 m)
Siltstone (9,5%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Des traces d'huile visibles sont faibles à moyennes.

Calcaire (54,2 %) : Calcaire et mudstone microcristallins, limoneux, blanc,


gris clair, brun clair, limoneux, mou et crayeux.
Argile (37,6 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
I
3 lamellaire à bloc, lavable, occ. limoneux et colloïdal.
(1060-1082.3 m)
Siltstone (8,2%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Spectacles d'huile faibles à moyens et visibles.

Calcaire (49,3%) : Calcaire et mudstone limoneux, microcristallins, blanc,


gris clair, brun clair, limoneux, tendre, crayeux, amorphe par endroits.
H
4 Schiste/argile (39,1 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement
(1082,3-1096 m)
moyennement dur, lamellaire à bloc, lavable, occ. limoneux et colloïdal.
Siltstone (11,6%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Aucune trace d'huile.

Calcaire (41,7%) : Mudstone, calcaire limoneux et microcristallin blanc, gris


clair, brun clair, limoneux à inclusions d'argile, microcristallin par endroits,
mou, crayeux et amorphe par endroits.
G Argile (51,9 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
5
(1096-1128 m) lamellaire à bloc, lavable, occ. limoneux et colloïdal.
Siltstone (6,4) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris clair, gris à
brun clair, friable, fin à très fin, assez à moyennement trié.
Aucune trace d'huile.

6 F
(1128-1161,8 m) Calcaire (28,5 %) : calcaire et mudstone limoneux, microcristallins, blanc,
gris clair, brun clair, limoneux, mou et crayeux.
Argile (49,1 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
lamellaire à bloc, lavable, limoneux et colloïdal.
Siltstone (22,4%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Des traces d'huile visibles sont faibles à moyennes.

Calcaire (19,8%) : Calcaire de type wackestone, limoneux, microcristallins


blanc, gris clair, brun clair, limoneux, tendre et crayeux, amorphe par
endroits.
E
7 Argile (49,7%) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement moyennement dur,
(1161,8-1194,5 m)
lamellaire à bloc, lavable et colloïdal.
Siltstone (30,5%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié.

Calcaire (19,7%) : calcaire de type mudstone, siliceux, microcristallin, blanc,


gris clair, brun clair, mou et crayeux.
Argile (52,1%) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
D
8 lamellaire à bloc, lavable et colloïdal.
(1194,5-1225,7 m)
Siltstone (28,2%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Des traces d'huile visibles sont faibles à moyennes.

Calcaire (21,3 %) : calcaire de type wackestone, limoneux, microcristallin,


blanc, gris clair, brun clair, limoneux, mou et crayeux.
Argile (51,1 %) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
C
9 lamellaire à bloc, lavable et colloïdal.
(1225,7- 1263,6m)
Siltstone (27,6%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Des traces d'huile visibles sont faibles à moyennes.

10 BàA
(1263,6-1305m) Calcaire (23,2%) : calcaire microcristallin, blanc, gris clair, brun foncé,
limoneux, mou et crayeux.
Argile (53,6%) : Gris verdâtre à gris foncé, gonflement modérément dur,
lamellaire à bloc, lavable, limoneux et colloïdal.
Siltstone (23,2%) : Ciment carbonaté ou matrice argileuse gris à brun clair,
friable, fin à très fin, assez à moyennement trié. Présence de pyrite.
Des traces d'huile visibles sont faibles à moyennes.

2.4. Données Pétrophysiques

Le logiciel Petrel a été utilisé pour déterminer les seuils pétrophysiques et la


distribution pétrophysique. Dans le modèle, les données de Mu-40 et Mu-8 ont été
utilisées pour la distribution pétrophysique et les corrélations en ces puits.

2.4.1. Porosité

Deux faciès principaux : calcaire et siltstone sélectionnés dans cet ensemble de


données régionales de carottes Phie-K placettes et NTG Log ont été définis en
fonction des seuils de porosité suivants pour les deux puits qui ont des données
logarithmiques.

Les seuils suivants ont été appliqués pour les faciès calcaires et siltstones des
réservoirs en tenant compte du seuil de perméabilité de 1 mD :

 Calcaire, Phie Cut-off ≥ 0,11 ;


 Siltstone Phie Cut-off ≥ 0,09 ;
 Shale Phie =0.

Les données disponibles sur les puits NS-01, NS-02, NS-07 et MIS-01, MIS-02, MIS-04
et MIS-04ST ont été utilisées pour la modélisation Phie. Les paramètres ci-dessous
ont été appliqués pour la distribution et les résultats ont été comparés aux valeurs
moyennes de Phie-net (Fig.2.6).
Figure 2.6 : Modèle de porosité logarithmique de Cénomanien supérieur du champ Muanda.
2.4.2. Saturation en eau

En l'absence de données sur la pression capillaire, la saturation en eau a été


modélisée à l'aide d'une fonction saturation en fonction de la hauteur et a été
calculée en IP à l'aide des données des puits NS-01, NS-02, NS-07 et MIS-01, MIS-02,
MIS-04 et MIS-04ST (Fig.2.7).
Figure 2.7 : Modèle de saturation en eau de Cénomanien supérieur du champ Muanda.
Les seuils pétrophysiques moyens mesurés et les épaisseurs brutes de chaque
séquence dans ce réservoir sont consignés dans le tableau [Link]-dessus.

Tableau 2.2 : Epaisseurs brutes, Proportions de shale et moyennes de porosité et de


saturation en eau de chaque séquence de la Formation cénomanienne du champ Muanda.

Séquences Epaisseur totale V shale (en %) Sw Phie


(en m)
K 15,6 42,2 0,76 0,12
J 9,4 41,9 0,79 0,13
I 22,3 37,6 0,75 0,11
H 13,7 39,1 0,69 0,10
G 32 51,9 0,72 0,12
F 33,8 49,1 0,78 0,12
E 32,7 49,7 0,79 0,11
D 31,2 52,1 0,80 0,10
C 37,9 51,1 0,81 0,13
BàA 41,4 53,6 0,78 0,11

2.5. Conclusion partielle

Les travaux de développement dans le champ Muanda débutés en 1974, ont mis
en évidence deux horizons productifs : Turonien et Cénomanien.

Le champ comprend présentement un total de 132 puits dont 129 producteurs et 3


abandonnés. Les données de production des puits Mu-40 et Mu-82 qui donnent
une perspective sur la productivité de l’ensemble du champ, montrent que les
opérations de fracturation réalisées ont produit des résultats mitigés. En effet, la
production journalière est passée de 49,4 BOPD à 50 BOPD pour le puits Mu-40 et
de 37,55 BOPD à 49,9 BOPD pour le puits Mu-82 après fracturation.

Les données géologiques révèlent que la Formation cénomanienne supérieure


avec une puissance de 270 mètre, est caractérisée par trois faciès à savoir : shale,
calcaire et siltstone. Le faciès argileux est dominant avec une moyenne de 46,8%.

Les résultats pétrophysiques donnent des moyennes suivantes : ø (11,5 %) et Sw


(76,7%).
Ces données sont analysées en profondeur dans le chapitre suivant pour
caractériser la Formation cénomanienne supérieure du champ sous-étude.

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