Stratégies de Décentralisation en Côte-d'Ivoire
Stratégies de Décentralisation en Côte-d'Ivoire
13002 MARSEILLE
Université d'Auvergne
AVANT PROPOS
La présente étude dont le thème est : « Processus de décentralisation en Côte-d'Ivoire: Quelles
stratégies de planification des activités des conseils généraux pour un développement
local participatif réussi ? Cas du conseil général de Boundiali », est un sujet de mémoire réalisé
dans le cadre du Master 2 Maîtrise d'Ouvrage Publique et Privé (MOPP) du CEFEB en
collaboration avec le CERDI de l'université d'Auvergne.
Le choix de ce thème résulte de ma fonction de Directeur des Services Techniques et des Moyens
Généraux du Conseil Général de Boundiali et ayant pour rôle entre autre d'appuyer la structure
dans la planification à long terme de ces activités de développement.
Mes remerciements sont également adressés à Dr KONE Dramane, Président du Conseil Général
de Boundiali, pour avoir permis ma participation à cette belle formation.
Je remercie tous mes collègues du conseil général de Boundiali, mes collègues Directeurs
Techniques et Dr TAHET Noel (Directeur du développement local à la DGDDL), pour leurs
aimables contributions à la conduite de ce thème.
Enfin à ma charmante épouse et à mes adorables enfants dont les soutiens m'ont été inestimables
tout au long de mon séjour à Marseille, j'adresse mon infinie gratitude et mes remerciements.
SOMMAIRE
AVANT PROPOS I
SOMMAIRE II
SYNTHÈSE V
INTRODUCTION 1
1. GENERALITES 4
2.2.1. Introduction 32
2.2.2. Définition et composition 32
1. PROCESSUS D'ÉLABORATION 39
1.1. Le déroulement 39
CONCLUSION 51
BIBLIOGRAPHIE 52
ANNEXES 53
ZOPP / PPO : Ziel Orientierte Projekt Planning / Planification des Projets par Objectif
SYNTHÈSE
La Côte-d'Ivoire a opté depuis son accession à l'indépendance pour une politique de
décentralisation progressive et prudente. Après une phase d'expérimentation (1960-1980), le
démarrage effectif a lieu en 1980 avec la mise en place des communes pour aboutir en 1995 à
198 communes sur le territoire.
L'année 2002 marque un tournant décisif dans le processus de décentralisation avec la création de
56 départements et deux districts. La première élection des conseils généraux et de districts a lieu
le 09 juillet 2002. Plusieurs lois importantes ont été votées à l'assemblée nationale notamment :
- la loi n° 2001-476 du 09 aout 2001 d'orientation sur la politique générale de l'administration du
territoire ;
- loi n° 2002 - 04 du 03 janvier 2002 portant statut du personnel des collectivités territoriales ;
- la loi n° 2003-208 du 07 juillet 2003 portant transfert et répartition des compétences de l'état
aux collectivités territoriales ;
- loi n° 2003-489 du 26 décembre 2003 portant régime fiscal, financier et domanial des
collectivités territoriales.
Le bilan de la communalisation du pays est positif sur plusieurs aspects. D'abord, concernant
l'urbanisation, elle a permis la modernisation rapide de plusieurs localités du pays qui ont pu
s'équiper en infrastructures de base (collèges municipaux, hôtel de ville, jardins municipaux,
marchés modernes, services de collectes d'ordures, etc.).
Concernant le volet création d'emplois, plus de 10 000 agents municipaux ont été recrutés à
travers tout le pays.
Au plan politique, nous avons constaté l'émergence d'une classe dirigeante s'essayant à l'exercice
du pouvoir local à la tête de ces communes.
Le constat est le même pour les conseils généraux depuis le début de leur fonctionnement en
2003.
Plusieurs réflexions ont été menées notamment au cours des états généraux de la décentralisation
tenus du 15 au 18 janvier 2007 pour recommander des mesures pour relancer le processus. Il a été
notamment recommandé:
A cet effet, plusieurs conseils généraux rencontrent d'énormes difficultés dans la planification à
long terme de leurs activités impliquant les populations à la base.
Afin d'aider les collectivités territoriales en matière de planification locale, le ministère du plan et
du développement a élaboré et mis à leur disposition un « guide de la planification locale » C'est
le document de référence pour toutes les structures techniques qui appuient les conseils généraux
dans l'élaboration des plans stratégiques de développement.
La planification du développement locale selon ce guide se déroule en sept étapes que nous
pouvons résumer en quatre phases essentielles :
- Collecte de données.
- Le Diagnostic Participatif ;
- La Planification ;
- La programmation ;
Ø La phase de mise en oeuvre du plan comprend la phase de la réalisation des projets et celle de
la gestion des réalisations.
Ø Le suivi-évaluation
Le département de Boundiali et son conseil général, à l'instar des autres collectivités territoriales
décentralisées, a depuis son installation le 06 septembre 2002, mené ses activités dans cet
environnement de crise sociopolitique en essayant de satisfaire au maximum les attentes de ses
populations dans divers secteurs d'activité.
Mais en vue de mieux planifier ses activités, le conseil général de Boundiali, avec l'appui de
l'Agence National d'Appui au Développement Rural (ANADER), a élaboré de juillet 2007 à juin
2008 son plan stratégique de développement (PSD) 2009-2018.
Ce plan s'est avéré peu exploitable par manque d'estimation véritable des coûts des projets et une
programmation annuelle manifestement trop ambitieuse au vue du manque des ressources
financières. A cela il faut ajouter le fait que le document ne proposait aucune stratégie concrète
de mobilisation des ressources.
Le conseil général de Boundiali accorde cependant une importance capitale à la mise en oeuvre
de ce PSD malgré ses insuffisances car il a suscité un véritable engouement au sein de la
population locale qui pour la première fois était consultée et a pu exprimer ses besoins.
Nous avons, au cours de cette étude, apporté notre contribution à l'opérationnalisation et à la mise
en oeuvre de ce plan.
Après avoir présenté le processus d'élaboration de ce plan et ses principaux résultats, nous avons
d'abord utilisé la méthode de la matrice d'Eisenhower pour répertorier 28 idées de projets urgents
et importants sur les 114 identifiés.
Nous avons ensuite procédé à l'élaboration des fiches projets pour ces idées de projets. Nous
avons aboutit à 21 projets pour le département. Une programmation pluriannuelle
d'investissement (PPI) pour ces projets a été proposée sur les huit années restantes (2011 à 2018)
pour la mise en oeuvre du plan.
Le coût prévisionnel pour ces 21 projets est d'environ 10 milliards FCFA (15,3 millions d'Euros)
soit une moyenne de financement annuel de 1,25 milliards de FCFA sur 8 ans. Ce montant est
trois fois plus élevé que le budget d'investissement actuel (290 millions de FCFA) du conseil
général constitué du transfert de l'Etat.
Cependant quelques pistes de réflexions ont été proposées au conseil général de Boundiali afin de
lui permettre de mobiliser quelques ressources supplémentaires.
Face à ces difficultés, la mobilisation de toutes les ressources nécessaires pour la réalisation des
21 projets s'avère très improbable. Nous avons donc proposé une réduction du nombre de projets
prioritaires en éliminant surtout les plus coûteux afin que la PPI soit supportable par le budget du
conseil général.
Par ailleurs, au cours de notre étude, nous avons analysé les pratiques actuelles de planification
des activités au niveau des conseils généraux en Côte-d'Ivoire. Nous avons par la suite fait
plusieurs recommandations à l'Etat afin d'améliorer l'élaboration et la mise en oeuvre des plans
stratégiques de développement et des programmes triennaux pour ces collectivités.
INTRODUCTION
Depuis l'avènement des Conseils Généraux en 20021(*), la politique de décentralisation en Côte-
d'Ivoire a connu une évolution significative. En effet, désormais l'initiative et la mise en oeuvre
des actions de développement local sont transférées aux collectivités territoriales décentralisées.
Ces actions de développement local doivent répondre aux aspirations profondes des populations à
la base par une planification participative.
Cette planification locale au niveau des conseils généraux devra intervenir selon deux échelles de
temps complémentaires. Dans un premier temps, une planification sur le long terme, sera réalisé
avec l'appui de structures techniques pour aboutir à l'élaboration d'un plan stratégique de
développement pour le département. Dans un second temps, une planification à cout terme sera
élaborée et mise en oeuvre sous la forme de programmes triennaux glissants et actualisés
annuellement. Ces programmes triennaux proviennent de l'application du plan stratégique de
développement.
Mais à l'observation du fonctionnement de ces conseils généraux, leurs activités sur le terrain
répondent souvent à des considérations politiques, au clientélisme, à l'improvisation ou au
mimétisme. Pour la plupart de ces collectivités, les programmes d'investissement annuels
découlaient de programmes triennaux annuellement remaniés en profondeur et inspirés par le
personnel d'encadrement mis à leur disposition par la tutelle.
Certaines de ces collectivités, après ces premières années d'activités, ont entrepris d'élaborer des
plans stratégiques de développement (PSD) à moyen-long terme en collaboration avec des
bureaux d'études spécialisés et ces PSD devaient servir de boussoles pour leurs actions de
développement futures dans leurs départements respectifs. Mais à ce niveau également, les
processus d'élaboration de ces plans développement se sont avérés complexes et n'ont pas
toujours impliqués les populations à la base.
L'exploitation des PSD qui ont étés finalisés comme celui du département de Boundiali élaboré
avec le concours de l'ANADER (Agence Nationale pour le Développement Rural), pour la
planification des activités s'avèrent impossible car manquent notamment les estimations des coûts
des projets et de calendriers d'exécution.
Le conseil général de Boundiali accorde cependant une importance capitale à la mise en oeuvre
de son plan stratégique de développement 2009-2018 malgré ses insuffisances car il a suscité un
véritable engouement au sein de la population locale qui pour la première fois était consultée et a
pu exprimer ses besoins.
L'objectif de ce mémoire sera donc de mener une réflexion sur ces interrogations. Nous allons
dans un premier temps faire une analyse stratégique du processus décentralisation en Côte-
d'Ivoire. Ensuite nous ferons l'état des lieux de la planification locale des activités des conseils
généraux du pays et apporterons notre contribution pour l'amélioration de cette pratique. Enfin
pour le plan stratégique de développement 2009-2018 du département de Boundiali, nous
présenterons et analyserons ses résultats, et apporterons nos contributions pour sa mise en oeuvre
effective à travers une priorisation des projets, une évaluation financière de leurs coûts et une
stratégie de mobilisation des ressources.
PREMIÈRE PARTIE: LA
DECENTRALISATION: QUEL
BILAN EN COTE-D'IVOIRE ?
GENERALITES
En Côte-d'Ivoire, à l'instar de plusieurs pays indépendants dans le monde, l'autorité de l'Etat
s'exerce à travers plusieurs modes de gestion sur toute l'étendue du territoire national.
Dans cette gestion, deux modes essentiels se côtoient tant bien que mal depuis plusieurs
décennies. Il s'agit de:
- La déconcentration administrative
C'est un système de gestion, dans le cadre duquel sont créés et mis en place des services
administratifs relevant hiérarchiquement de l'administration centrale, dont ils sont le
démembrement et le prolongement. Ces services sont délocalisés sur l'ensemble du territoire
national et dirigés par des responsables nommés.
- La décentralisation
La décentralisation est un système de gestion dans le cadre duquel, des pouvoirs propres sont
conférés à une entité distincte de l'administration centrale.
La décentralisation territoriale consiste pour l'Etat à transférer à des organes élus, des
compétences qu'ils exercent sur leur ressort territorial. Les collectivités territoriales sont dotées de
la personnalité morale, de l'autonomie financière et de compétences qu'elles gèrent librement sur
le ressort territorial qu'elles administrent.
Nous allons au cours de notre mémoire, nous intéresser particulièrement à ce second mode de
gestion qu'est la décentralisation.
La notion clé qui revient dans ce mode de gestion est le transfert de compétence qui se définit
comme l'aptitude d'une autorité administrative ou judiciaire à procéder à certains actes dans des
conditions déterminées par les lois et règlements. Le transfert veut dire ici cession, transmission
ou encore dévolution. Le transfert de compétences est donc la transmission, la cession et la
dévolution d'un pouvoir d'agir ou d'établir des actes à caractère administratif.
Il s'agit en fait pour l'Etat, de confier à des collectivités territoriales, dans le cadre de la mise en
oeuvre de la politique de décentralisation, le soin de détenir et de gérer en ses lieux et place, des
compétences initialement détenues et gérées par des services publics centraux ou déconcentrés,
en vertu des attributions des Ministères dont ces derniers relèvent.
Chaque Ministère a désormais pour mission, de réglementer, de définir les normes et procédures
transversales, de suivre et contrôler leur application, de superviser, de coordonner, mais aussi de
réaliser les projets, travaux et équipements d'intérêt national qui structurent le territoire et
constituent les fondements de son aménagement.
Pour bien analyser le processus décentralisation en Côte-d'Ivoire dans cette première partie de
notre mémoire il importe d'abord de comprendre son bien fondé et les enjeux de ce mode de
gouvernance pour notre pays.
Au plan politique :
- permettre aux hommes politiques d'accéder à des postes électifs infra nationaux pour exercer le
pouvoir, mais aussi pour étendre et consolider sur le territoire national, l'influence des partis
politiques dont ils sont issus.
Au plan administratif :
- rapprocher l'administration des administrés et la rendre ainsi plus accessible, plus humaine et
capable de réagir plus promptement aux sollicitations des populations ;
Au plan économique :
- mettre en place les équipements d'infrastructures et de superstructure et les maintenir en bon état
de fonctionnement ;
- redistribuer l'activité économique et l'emploi sur toute l'étendue du territoire national, en faisant
des chefs-lieux de départements et de régions des pôles de développement économique
délocalisés ;
- ralentir l'exode rural, promouvoir le développement rural, redistribuer les flux migratoires et
mieux répartir la population nationale sur l'ensemble du territoire national ;
- renforcer et consolider l'armature territoriale nationale par le développement du réseau urbain et
des réseaux sectoriels d'équipement, ainsi que par l'apport d'un minimum de bien être dans toutes
les parties habitées du territoire national.
Ø Le début de la communalisation
Cette période située avant l'indépendance, a connu création de trois catégories de communes:
- les communes mixtes dotées de Conseils Municipaux en partie élus et en partie nommés, avec à
leur tête des Maires désignés par l'autorité de tutelle (Grand-Bassam en 1914 et Abidjan en
1915) ;
- les communes de moyen exercice, dirigées par des Conseils Municipaux élus, ayant à leurs têtes
des Administrateurs-Maires désignés par le pouvoir central (Abengourou, Agboville, Daloa,
Dimbokro, Gagnoa et Man créées en 1955) ;
- les communes de plein exercice administrées par des conseillers municipaux élus et des Maires
élus. En 1960, seules les villes d'Abidjan et de Bouaké avaient ce statut.
Ø L'expérimentation (1960-1980)
Cette période est celle du démarrage effectif de l'opération de communalisation du pays qui va
aboutir à la création et l'ouverture des 198 communes supplémentaire et la mise à leurs
dispositions de moyens financiers, humains, techniques et matériels, ainsi que des instruments
administratifs et juridiques2(*).
Ø Création de nouvelles collectivités supra communales (1995-2002)
A partir de 1995 apparaît la volonté politique de donner une impulsion nouvelle à la politique de
décentralisation en l'élargissant et à l'approfondissant, par le biais de la communalisation totale du
territoire national et par la création de nouvelles collectivités supra communales.
A partir de 2000, apparaît une nouvelle politique de décentralisation qui envisage d'aller encore
plus loin que la précédente dans l'élargissement et dans l'approfondissement de la
décentralisation.
Il s'agit de :
- loi n° 2002 - 04 du 03 janvier 2002 portant statut du personnel des collectivités territoriales.
Ces trois lois ont permis de mettre le cadre institutionnel pour l'avènement effectif des
départements comme collectivités territoriales décentralisées.
Cette phase est marquée par l'élection des conseils généraux le 09 juillet 2002 et la disparition des
Fonds Régionaux d'Aménagement Rural (FRAR) anciennement logés au ministère du plan et qui
intervenaient en dehors du territoire communal. Les activités de ce fonds sont confiées aux
départements et aux districts.
A cet effet, 56 départements et deux districts ont été dotés de personnalités juridiques à travers
ces élus locaux. Le fonctionnement de ces nouvelles collectivités territoriales a largement modifié
le paysage de la décentralisation en Côte-d'Ivoire.
Deux autres lois essentielles ont été votées par l'assemblée nationale:
- loi n° 2003-489 du 26 décembre 2003 portant régime fiscal, financier et domanial des
collectivités territoriales.
Plusieurs décrets d'application ont été signés pour consacrer le transfert des compétences de
certains ministères au profit des conseils généraux (Annexes 1 et 2).
Mais vu les difficultés constatées de manière générale au niveau des collectivités en Côte-d'Ivoire
et en particulier au niveau des conseils généraux, le Ministère de tutelle, en collaboration avec
tous les partenaires impliqués, a organisé du 15 au 18 janvier 2007, les « ETATS GENERAUX
DE LA DECENTRALISATION EN COTE-D'IVOIRE ». Ces états généraux ont permis de faire le
diagnostic du processus en cours, d'en faire le bilan et des recommandations importantes.
(Annexe 3).
Enfin, cette phase à été marquée par une création massive de nouvelles communes et de
nouveaux départements. En effet, par de nouveaux décrets3(*) le nombre de départements est passé
de 56 à 80 et le nombre de communes dans le pays est passé de 198 à 1008 consacrant ainsi la
quasi-communalisation du territoire.
ANALYSE DU PROCESSUS DE
DECENTRALISATION EN COURS AU
NIVEAU NATIONAL
Pour cette analyse, nous allons aborder les acquis du processus ainsi que les problèmes qui y
subsistent et nous terminerons par certaines propositions.
Les acquis du processus de décentralisation doivent être analysés au niveau des communes et au
niveau des départements et districts.
Les communes sont les premières collectivités territoriales décentralisées mises en place dans le
processus de décentralisation en Côte-d'Ivoire. La création de communes à travers le pays a
permis l'évolution rapide de plusieurs localités du pays qui ont pu s'équiper en infrastructures de
base (collèges municipaux, hôtel de ville, jardins municipaux, marchés modernes, services de
collectes d'ordures, etc.). En termes de la création d'emplois, plus de 10 000 agents municipaux
ont été recrutés à travers tout le pays.
Au plan politique, nous avons constaté l'émergence d'une classe dirigeante s'essayant à l'exercice
du pouvoir local à la tête de ces communes.
A travers cette communalisation, les populations locales ont aussi pris conscience de leurs
responsabilités et de leurs pouvoirs à travers l'élection des conseils municipaux et constatent le
rapprochement de l'administration qui établit localement les actes d'état civil, de mariages, de
décès, etc.
L'élection des conseils généraux en juillet 2002 a été très vite contrariée par l'avènement de la
crise sociopolitique du 19 septembre 2002. En effet, dix neuf (19) départements sur les cinquante
six (56) ont vu leur territoire assiégé et inaccessible de 2002 à 2005. La situation de crise et les
dépenses militaires y afférentes n'ont pas permis à l'état de doter ces nouvelles collectivités
territoriales décentralisées de moyens financiers conséquents.
Toutefois, les conseils généraux ont pu fonctionner et ont réalisé beaucoup d'infrastructures
sociales sur leur territoire dans divers domaines (éducation, santé, électrification, entretien
routier, etc.) conformément à la loi sur transfert de compétence. Nous avons assisté également à
la création d'emplois à travers le recrutement d'agents dans ces collectivités.
Enfin, il est à noter une bonne appropriation des conseils généraux par les populations ivoiriennes
car elles reconnaissent en eux de véritables outils de développement capable de transformer leur
territoire.
Ø L'émiettement territorial
Cet émiettement territorial actuel, illustré par l'existence de 1008 Communes, 80 départements, 2
districts et 19 régions, constitue un obstacle majeur à la dévolution au niveau local de
compétences réelles.
De fait, en raison de leur cadre territorial étroit, leur poids démographique faible, leurs ressources
insuffisantes et leurs faibles potentialités économiques, les collectivités ne peuvent qu'être
confrontées à de sérieuses difficultés dans leur gestion, a fortiori leur développement.
Théoriquement, la loi et les textes juridiques subséquents prévoient le transfert des compétences
de l'État aux collectivités territoriales. La loi n°85-582 du 29 Juillet 1985 et la loi n° 2003-208 du
07 juillet 2003 portant transfert et répartition de compétences de l'état aux collectivités
territoriales et des décrets d'application restent explicites à cet égard. Cependant, dans la pratique,
des ministères semblent peu disposés à rendre ce transfert effectif.
Au demeurant, les ressources financières nécessaires pour assurer les charges au niveau local sont
insuffisantes quand elles ne sont pas simplement inexistantes. De nombreuses collectivités ne
peuvent disposer de ressources propres satisfaisantes, eu égard au faible niveau d'activités menées
et surtout à la difficile définition ou application d'une fiscalité locale concrète.
En dehors de quelques agents administratifs et financiers mis à la disposition des Collectivités par
l'État, la plupart des agents sont recrutés directement par les élus. Ce mode de recrutement
comporte un réel risque de politisation du service public local. Les agents ne sont pas toujours
retenus sur la base de la qualification et de la compétence.
La pérennité de l'emploi pour un agent est directement lié aux aléas des changements politiques et
ne favorise pas l'institution de services locaux professionnels, performants, respectueux des
règles de droit, de l'éthique et de la déontologie en termes de gestion publique.
Les stratégies de mise en oeuvre doivent également être communiquées aux citoyens pour leur
adhésion et leur participation individuelle et collective.
La formation des élus locaux constitue une priorité absolue pour la réussite de la décentralisation.
Ils doivent être davantage conscients de leurs responsabilités dans le développement local et être
aptes à les assumer.
Des sessions de formation financées par l'État et les associations des Collectivités territoriales
ainsi que par les partenaires au développement peuvent contribuer à l'amélioration des
performances des élus locaux. Il s'agit pour eux non seulement de maîtriser la gestion locale mais
aussi et surtout d'être attentifs à l'environnement national et international, avec ses opportunités et
ses évolutions.
Il est urgent de procéder à l'application des textes pour que les administrations de l'État
transfèrent effectivement les compétences qui doivent l'être aux collectivités territoriales. Cela
passe nécessairement par l'application des lois sur la question, la signature de tous les décrets
d'application et des arrêtés ministériels complémentaires et leurs applications effectives.
La qualité, la continuité et l'efficacité du service public local commande la mise en place d'une
fonction publique locale appropriée. Il s'agira d'assurer la sécurité juridique et sociale d'agents
permanents, bénéficiaires d'une formation adéquate pour conduire le développement local. Il faut
soustraire les agents des collectivités aux pressions, menaces et incertitudes politiques.
A cet effet plusieurs projets de décrets portant sur le statut du personnel des collectivités
gagneront à être adoptés rapidement par le gouvernement et mis en application par les
collectivités.
Aux côtés des élus, certes sous leur autorité mais dans le respect du droit, les agents doivent
accomplir leurs missions avec professionnalisme. Le service public local doit être assuré, au
bénéfice de l'ensemble des populations et des usagers, sur la base de la neutralité, de l'impartialité
et de l'égalité. Des filières ou centres de formation peuvent donc être créés pour les agents
destinés à travailler dans les collectivités décentralisées.
Des jumelages peuvent également être institués afin de permettre à des Collectivités mieux dotées
d'accompagner celles qui sont déshéritées dans leur développement.
Pour cela, les modalités de la Coopération entre les Collectivités devront faire l'objet d'une étude
associant, la tutelle et les collectivités à travers les élus locaux et les élites locales ainsi que les
partenaires au développement.
Nous allons ici présenter ce département et son conseil général, ensuite nous ferons un bilan
succinct de son fonctionnement et des difficultés particulières rencontrées au cours de ce premier
mandat.
LE DEPARTEMENT DE BOUNDIALI
ET SON CONSEIL GENERAL
Au plan administratif, il fait partie de la grande région des savanes dont le chef lieu de région est
Korhogo.
Au plan géographique, le Département dont la surface est de 8466km², est situé entre la longitude
6° et 7° Ouest et les longitudes 9°, 10° et 30° Nord. A l'exception de la Sous-préfecture de
Kasséré située en partie dans le bassin du Bandama, le Département de Boundiali est largement
dominé et drainé par le bassin du fleuve Niger à travers les affluents que sont la Bagoué et le
Niangbé.
1.3.2. Populations et activités économiques
Selon les données issues du recensement général des populations et de l'habitat (RGPH) de 1998,
la population était estimée à 163 425 habitants et repartie sur 112 localités. Jadis les populations
de Boundiali étaient principalement constituées de Senoufo. Puis au fil du temps, d'autres peuples
notamment les malinkés sont arrivés et ont formés avec les senoufo le peuple de Boundiali.
Aujourd'hui encore, les deux grands groupes linguistiques dans le département sont les senoufo
avec environ 75% de la population établie au Nord et au Sud-Est et les malinkés estimés à 20%
qui vivent au centre et à l'ouest du département.
D'autres peuples notamment les peulhs cohabitent harmonieusement avec les autochtones du
département
b. Des activités économiques variées
En effet, le dévouement de la population à mener les travaux liés à la terre et les aménagements
hydro-agricoles, la présence de parcs et de ranchs, dénote que le département de Boundiali
appartient à une zone fertile de savane. Le climat de type soudanais est marqué par une alternance
nette de saisons sèche et pluvieuse. Ces paramètres naturels permettent au département de
Boundiali d'avoir des activités économiques liées à l'agriculture, à l'élevage et au tourisme.
Ø l'agriculture
L'agriculture est la principale activité de la population. Le coton et l'anacarde sont les principales
cultures de rente du département, ce qui a permis à la Compagnie Ivoirienne du Coton de doter le
département de deux(2) usines d'égrenage du coton. Le coton représentait en 2001 environ 46%
des terres cultivées dans le département.
Les autres cultures concernent la mangue, le riz, le mil, le fonio, le maïs, l'igname, l'arachide, le
sorgho et la production de miel. Ces produits vivriers améliorent également les revenus des
paysans.
Ø l'élevage
L'élevage est pratiqué par toute la population en général mais particulièrement par les peulhs qui
le font dans un but commercial. Cet élevage (bovin, caprin et volaille) connaît un réel essor grâce
à l'existence de nombreux parcs et ranch de la palée (situé entre Guinguéréni et Nondara).
Ø le tourisme
A côté du poro, nous pouvons citer comme faisant partie du riche tissu touristique de Boundiali,
les danses traditionnelles (le N'goron, le Kapagatchan, le Didadi et autres).
L'existence de forêts sacrées à travers tout le département, de hauts fourneaux d'où les forgerons
produisaient le fer pour la fabrication des outils agricoles (daba, coupe-coupe, et autres armes
blanches), de tisserands artisanaux, de cordonniers locaux font du département de Boundiali une
destination touristique à exploiter dans les années à venir.
Les complexes hôteliers dont les plus célèbres sont le « Le Dalaba » et « L'Or blanc » de
Boundiali constituent des atouts supplémentaires qui renforcent le dispositif du département.
Nous pouvons ajouter également que Boundiali représente un grand espoir touristique de par la
variété et l'abondance de la faune et sa flore aquatique favorisés par les forêts classées étendues le
long de la rivière Bagoué.
- 27 localités électrifiées sur 112 soit 24, 10 % des localités; seulement 3,5 % de la population est
connectée à l'électricité
- 25 barrages hydro-agricoles dont 3 aménagés pour les activités pastorales avec une superficie
totale en aval de 1 250 ha ;
- 7 hôtels de 147 chambres au total (100 chambres climatisées dont 12 avec vidéos et 47
chambres ventilées).
a. Organisation
Dans le contexte de crise politico-militaire survenue le 19 septembre 2002, il avait été délocalisé
provisoirement à Abidjan en zone 4c avant d'ouvrir son siège à Boundiali au mois de mars 2005.
Le Conseil Général de Boundiali est doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière.
Il fonctionne aujourd'hui à travers quatre organes principaux:
Ø Le Conseil Général
C'est l'organe délibérant du département et selon la loi n°2001-477 du 09 Août 2001 relative à
l'organisation des départements et du décret n° 2002-147 du 11 Mars 2002 fixant le nombre de
conseillers généraux par département, il comprend 34 conseillers et se compose de six
commissions permanentes qui sont chargées des questions qui relèvent de leurs compétences
respectives :
Le bureau du conseil général est dirigé par le Président du conseil général, comme l'indique
l'article 85 de la loi n°2001-477 du 09 Août relative à l'organisation du département. Il est
composé d'un Président et de quatre Vice- Présidents. Le Bureau du Conseil Général du
département de Boundiali a pour attributions:
- de suivre les opérations préliminaires à l'attribution d'un marché et d'approuver certains marchés
conformément au code des marchés publics.
Ø Le Président du Conseil
La tête de la liste déclarée vainqueur aux élections est de droit président du Conseil Général du
Département. Le président est l'organe exécutif au sein du Conseil Général. A ce titre :
- il gère le domaine du département et exerce, à cet effet, les pouvoirs de police afférents cette
gestion;
- il est le représentant du département et assure la coordination des activités entre les organes du
conseil et les différents services du département.
b. Les Compétences
Dans le respect de l'intégrité territoriale, de l'autonomie et des attributions des autres collectivités
territoriales et en harmonie avec les orientations nationales, le Conseil Général de Boundiali a
pour compétence, conformément à la loi n° 2003-208 du 07 juillet 2003 portant transfert et
répartition de compétences de l'état aux collectivités territoriales:
En dehors des organes exécutifs du Département (Conseil Général), il faut signaler que le
fonctionnement du Département est pour l'instant assuré par cinq services à savoir :
- le Secrétariat Général ;
- la Paierie Départementale.
L'ensemble des services du Département (Conseil Général) de Boundiali qui compte à ce jour 20
agents est coordonné par le secrétaire général. (Annexe 4).
Ø Le Secrétariat Général
Le secrétariat général est le service qui est placé à la tête des autres services du département. Il
est chargé de l'organisation générale du travail et du fonctionnement de l'administration.
En effet, tenu par un fonctionnaire affecté par l'administration centrale et ayant la qualité
d'administrateur civil, le secrétariat général est le principal coordonnateur de toutes les affaires
relevant de la compétence du conseil général. Pour mener à bien cette tâche, le Secrétaire Général
est chargé sous l'autorité du président du conseil général des tâches suivantes:
- L'élaboration des travaux des organes du conseil général et le suivi de l'exécution de leurs
décisions ;
Aucun décret ministériel ne définit les attributions des services des conseils généraux de
Département. Conformément à l'article 147 de la loi n°2001-477 d'Août 2001, portant
organisation du département, les services des départements fonctionnent sur la base des textes
régissant l'organisation des communes.
Cette direction est tenue par un fonctionnaire affecté par l'administration centrale et ayant la
qualité d'ingénieur des travaux publics pour en assurer la gestion administrative et technique.
- l'élaboration et suivi des procédures des dossiers d'appel d'offres et des conventions de travail ;
- la gestion du patrimoine.
La direction des affaires sociales, culturelles et de la promotion humaine est dirigée par un
fonctionnaire d'Etat. En effet cette direction, à travers des actions d'assistance et d'encadrement,
permet à la collectivité d'être plus proche et d'être à l'écoute des populations pour mieux cerner et
satisfaire leurs besoins.
La DASCPH est une Direction essentielle car elle gère la plupart des compétences transférées au
conseil général, et touchant au bien-être des populations.
A l'instar des autres services départementaux, les services financiers fonctionnent sur la base des
textes régissant l'organisation des communes. Dirigée par un Directeur financier, elle a pour rôle
l'élaboration technique du budget.
Il suit l'exécution du budget ; pour cela, prépare les mandats, les états d'exécution mensuels et
trimestriels, les bordereaux d'émissions et remplit le journal des dépenses dans le but de ne pas
dépasser les dépenses approuvées. A la fin de l'année, il élabore le compte administratif du
président qui sera comparé au compte de gestion élaboré par le payeur du Département.
Ø La Paierie Départementale
C'est un organe indépendant dont le responsable est un agent du trésor public. La paierie
départementale est chargée de payer les dépenses et de recouvrer les recettes par l'émission
d'ordres de recette. Les dépenses se font sur la base des mandats de paiement émis par le
Président du Conseil Général par le biais de la direction financière et comptable.
Les activités se sont poursuivies jusqu'à ce jour, avec une amélioration de l'accessibilité à la zone
nord du pays. Cela a permis l'ouverture des bureaux du conseil général sur place en mars 2005
mais les pouvoirs du conseil général ainsi que ceux de l'administration préfectorale sont encore
limités car le processus de sortie de crise n'est pas encore achevé.
Malgré les difficultés financières du pays, l'état a accordé des subventions à tous les conseils
généraux (seules ressources budgétaires), insuffisantes face aux besoins mais qui ont eu le mérite
d'exister. Ainsi donc le conseil général de Boundiali a disposé depuis 2002 des budgets comme
représentés sur le graphique suivant:
Le conseil général de Boundiali est intervenu dans divers secteurs (voir graphique 2 ci-dessous)
depuis son installation en 2002. Nous allons résumer les interventions par secteur de l'ensemble
de période de 2003 à 2009.
Le réseau routier du département, constitué à 94% de routes en terres est fortement dégradé bien
avant même l'avènement de la crise sociopolitique.
Les activités du conseil général dans le secteur de l'entretien des routes du département ont
consisté en des travaux de reprofilage lourds et légers des pistes, des travaux de poses de buses,
de réfection de ponts et de construction de dalots. C'est environ 295 millions de FCFA (environ
450 000 euros) qui ont été investis dans ce secteur.
Ø secteur de la santé
Les interventions du conseil général dans ce secteur ont consisté en la réhabilitation des
infrastructures de santé (hôpital général, centres de santé ruraux, dispensaires et maternité) qui
étaient dans un état de délabrement très avancé. Certains centres ont été équipés en ambulances,
en matériels techniques et en mobiliers administratifs.
Ø secteur de l'éducation
C'est le secteur prioritaire d'intervention du conseil général dans le département car il a fallu
impérativement faire démarrer l'école dans le département en 2003-2004 après l'avènement de la
crise, surtout le lycée moderne de Boundiali qui avait été transformé en base pour la rébellion.
Ainsi donc plusieurs travaux de réhabilitation ont été réalisés aussi bien dans le secondaire
général et technique que dans les écoles primaires publiques. Environ 50 classes ont été
réhabilitées ainsi que des logements pour les instituteurs dans les villages.
Plusieurs nouvelles écoles primaires, logements de maître et cantines scolaires ont été construites
dans le département. Le conseil général a notamment procédé à l'équipement des établissements
en tables bancs et en matériels techniques et didactiques (ordinateurs, imprimantes, fax, etc.). Le
montant des investissements dans le secteur de l'éducation s'élève à 560 millions de FCFA soit
environ 855 000 Euros.
Le conseil général a mis en place un fond de garantie auprès d'une structure de microfinance afin
de permettre aux populations défavorisées de bénéficier de prêts pour mener des activités
génératrices de revenus. Ainsi donc une cinquantaine de personnes et de groupements ont
bénéficié de financement pour une enveloppe globale d'environ dix millions de francs CFA.
Le conseil vient en aide aux indigents et aux nécessiteux du département par différentes activités
(religieux, soutiens scolaires, aides aux personnes en détresse, etc.) avec une enveloppe annuelle
moyenne de quinze millions de francs CFA.
Il faut également noter qu'une partie des ressources d'investissement est consacrée à l'installation
de l'administration du conseil général. Il s'agit de travaux d'aménagement de bâtiment, d'achat de
véhicules, de matériels techniques et de mobiliers administratifs.
Enfin faut-il rappeler que le conseil général de Boundiali, avec l'appui de l'Agence National
d'Appui au Développement Rural (ANADER), a élaboré son plan stratégique de développement
2009-2018.
c. Les difficultés
La première difficulté du conseil général de Boundiali, à l'image des dix neuf (19) du pays en
zone CNO (Centre Nord Ouest), est la situation de crise sociopolitique que vit la Côte-d'Ivoire
depuis septembre 2002. Cette situation a empêché l'accès au département pendant des années.
Jusqu'à ce jour, les pouvoirs et les activités du conseil général sont limités sur le territoire
départemental du fait de la cohabitation avec l'administration des forces nouvelles (rébellion
ivoirienne). Cette situation de guerre que traverse le pays a augmenté les dépenses militaires de
l'état et a entrainé par conséquent la diminution des subventions de l'Etat à toutes les collectivités
territoriales du pays.
Une autre difficulté, à laquelle est confronté le conseil général de Boundiali est le manque
d'approvisionnement sur le compte de la paierie départementale au trésor public. En effet, malgré
l'effectivité des budgets sous forme de bons de caisse du trésor, le manque de liquidité sur ce
compte empêche le conseil général d'honorer ses engagements auprès des fournisseurs et
entrepreneurs qui ont réalisé les travaux. A ce jour, plusieurs factures en instance de paiement
chez le trésorier-payeur attendent depuis plus de deux ans. Cela entraine des retards dans les
travaux car ces petites et moyennes entreprises locales non pas de grandes surfaces financières.
On aboutit donc à une certaine inefficacité dans l'exécution des budgets.
Il faut également citer le manque de cohésion entre les différents conseillers issus des différentes
listes en compétitions au moment des élections conformément au système de la proportionnelle.
Certains conseillers issus des listes perdantes ne s'impliquent jamais dans le fonctionnement de la
collectivité; ils ont même tendance à nuire souvent à son fonctionnement.
De plus une division survenue dans la liste majoritaire entrainant la création d'un nouveau parti
politique a accentué ce problème.
Enfin, le conseil général était confronté au manque d'orientation claire dans la planification des
activités de la collectivité. En effet la collectivité ne disposait pas de plan stratégique de
développement jusqu'en 2008. La planification et la programmation des activités se faisaient
d'année en années sans cohérence d'ensemble. C'est à la résolution de cette difficulté que nous
réfléchirons dans la troisième partie de l'étude en apportant notre contribution à la mise en oeuvre
du PSD élaboré en 2008.
Pour une collectivité territoriale telle que le conseil général, planifier les activités à long terme
présente plusieurs avantages :
o Elle permet de disposer d'un cadre de travail formel (plan stratégique de développement) et
avoir une vision programmée des activités pour ne pas piloter à vue les projets d'investissement.
o Si la démarche de planification est participative, elle donne l'occasion aux Elus et aux
populations de réfléchir ensemble sur l'avenir et le devenir de leurs collectivités en partageant
avec tous les acteurs, une vision claire et un plan d'actions.
o Disposer d'un plan stratégique de développement permet à la collectivité d'avoir une meilleure
visibilité des objectifs à atteindre. Elle évite ainsi de se fixer des objectifs insuffisamment ou trop
ambitieux ;
o Il permet organiser mieux la recherche de ressources pour la mise en oeuvre des activités et
d'optimiser les temps d'exécution des plans en évitant aux acteurs d'être détournés des objectifs ;
o Le PSD est également un document officiel pour la recherche de financement auprès des
partenaires extérieurs.
Mais disposer d'un plan stratégique de développement rigide sans possibilités de révisions et de
réadaptation présente des inconvénients certains pour sa mise en oeuvre par la collectivité
territoriale. En effet, outre que cette rigidité pourrait empêcher la créativité des acteurs sur une
longue période, de nouvelles priorités et des situations d'urgences non prise en compte dans le
plan initial pourraient apparaître.
QUELS OUTILS DE
PLANIFICATION DISPONIBLES
POUR CES COLLECTIVITES ?
Les outils de planification et de programmation à la disposition des conseils généraux sont
essentiellement les plans stratégiques de développement pour le long terme et les programmes
triennaux pour le court terme. Nous allons présenter les procédures d'élaboration de ces deux
outils.
Le plan stratégique de développement est le premier outil à élaborer pour orienter la politique de
développement de la collectivité.
Afin d'aider les collectivités territoriales en matière de planification locale, le ministère du plan et
du développement a élaboré et mis à leur disposition un « guide de la planification locale »4(*).
C'est le document de référence pour toutes les structures techniques qui appuient les conseils
généraux dans l'élaboration des plans stratégiques de développement.
Nous relatons ci-après les grandes étapes de la planification locale selon ce guide qui distingue
quatre grandes phases.
Cette phase, primordiale pour le succès de la réalisation d'un plan de développement local,
précise le cadre du processus de planification, situe les responsabilités et les conditions de
participation de toutes les parties prenantes, y compris les populations, pour l'élaboration, la mise
en oeuvre et le suivi-évaluation du plan de développement local et enfin permet de réunir les
moyens de la mise en oeuvre du processus.
Un programme d'élaboration du plan est soumis à l'organe délibérant pour examen et adoption
après avis du Comité de Pilotage. Ce programme doit mentionner les zones de planification, un
calendrier prévisionnel des différentes étapes de la planification, le chronogramme et les
participants (membres de la mission et populations), un budget estimatif et les ressources
afférentes.
- Collecte de données.
L'équipe technique sollicite des structures techniques déconcentrées, des projets et programmes,
des chambres consulaires et de toute autre organisation, la mise à disposition de données relatives
à leur secteur d'activités.
La collecte d'informations porte également sur tous les secteurs d'activités (population,
migrations, infrastructures, éducation, santé, géographie, hydrographie, etc.).
b. La planification et la programmation
Ø Le Diagnostic Participatif
Au terme de la tournée d'information et de sensibilisation du Comité de Pilotage, le zonage a été
ajusté ; les unités de planification (zone d'étude ou entités homogènes: cantons, villages centres,
communes, sous-préfectures) ont été identifiées. Le diagnostic sera conduit sur chacune de ces
unités.
- invitation des différents acteurs sur la base des listes établies et communiquées par les
populations et du calendrier convenu pendant la réunion d'information ;
Le diagnostic participatif est un moyen d'établir un état des lieux aussi exhaustif et partagé que
possible, obtenu sur un espace géographique donné, avec la participation de toutes les parties
prenantes. Le diagnostic participatif vise à mieux faire connaître la zone d'étude à tous les acteurs
par la collecte participative d'informations, à amener les populations à prendre conscience des
atouts et des potentialités dont elles disposent et des contraintes à lever pour leur développement,
à mobiliser tous les acteurs locaux en vue de leur participation aux actions de développement
durable.
Le résultat du diagnostic de chaque unité de planification est consigné dans un document rédigé à
partir des renseignements fournis par les populations, avec l'appui d'un facilitateur issu
généralement d'une structure d'appui technique, qui intervient surtout dans la mise en forme.
Après la rédaction du document, une séance de restitution est organisée pour chaque unité de
planification et le contenu du document est validé par les acteurs locaux.
Enfin, en se basant sur le Diagramme de Venn5(*), la structure technique d'appui suggère aux
populations de mettre en place un organe regroupant les représentants de toutes les catégories
socioprofessionnelles. Cet organe porte les intérêts de la communauté et sert d'interface entre
elles et les partenaires extérieurs. De cet organe, sortira un représentant qui va compléter l'équipe
de planification.
Le diagnostic participatif dure au minimum trois jours ; c'est le temps minimal pour permettre
aux acteurs de se familiariser entre eux, de créer des solidarités, de tisser des alliances, d'atténuer
des conflits et de se forger une vision partagée.
Cette étape du diagnostic participatif permet d'établir à la fin une situation aussi exhaustive que
possible des atouts de la zone de planification et de répertorier les dynamiques existantes,
d'analyser et classer par ordre de priorité les problèmes et les contraintes de développement.
Ø La Planification
- déterminer des objectifs par rapport aux grands axes du diagnostic participatif: atouts,
contraintes et dynamiques ;
- analyser les objectifs et les axes stratégiques qui déclinent la vision de l'organe délibérant ;
- mettre en cohérence les objectifs des populations avec les politiques régionales et nationales,
afin de dégager une vision partagée sur le développement. Il s'agit de rendre compatible la vision
des populations, de l'organe délibérant avec les politiques sectorielles ;
- réaliser des projections par rapport aux objectifs et proposer des approches alternatives.
Ces ateliers de planification par zone regroupent les représentants des populations précédemment
identifiés et portent sur la définition d'une vision de développement, la détermination d'objectifs
de développement prioritaires hiérarchisés et la formulation des programmes. Pour chaque zone
la structure d'appui technique réalise un document de synthèse des différents plans qui sera
présenté à l'équipe technique qui le validera.
- la validation du plan ;
- Ressources humaines
Du point de vue quantitatif, il faut tenir compte de toutes les populations qui vivent sur le
territoire de planification et prendre également en considération les ressortissants originaires de
cette zone de planification mais qui vivent en dehors y compris hors du pays.
Du point de vue qualitatif, il faut prendre en compte les compétences individuelles (personnes-
ressources, retraités, les enseignants, etc.) et les compétences humaines organisées
(administrations déconcentrées, les ONG, les coopératives, les projets de développement, les
opérateurs économiques, etc.) pour bénéficier de leurs contributions dans le processus de
planification. Les ressources humaines identifiées seront mises à contribution dans l'élaboration,
la mise en oeuvre et la gestion du plan. Pour ce faire, l'autorité délibérante doit prendre contact
avec toutes les personnes et tous les groupes d'acteurs identifiés.
- Ressources financières
La loi n° 2003-489 du 26 décembre 2003 portant régime fiscal, financier et domanial des
collectivités territoriales définie en son Titre II (article 79 à 104), les différents types de
ressources financières du département. On distingue neuf(9) catégories de ressources :
Les impôts d'Etat dont le produit est ristourné en partie aux départements (impôt fonciers,
patentes, et licences, etc.) ;
Les taxes perçues par voix de rôle (taxes forfaitaires des petits commerçants et artisans et taxes
sur les locaux loués en garni) ;
Les taxes perçues sur titre de recettes. Pour les conseils généraux, il s'agit des taxes
départementales d'équipements.
· Fonds de concours et d'aide extérieure : Il s'agit de fonds versés par des personnes morales ou
physiques pour couvrir avec ceux reçus des autres collectivités territoriales des dépenses d'intérêt
public local.
· Les emprunts : Les collectivités territoriales se trouvent souvent dans l'obligation de recourir à
des emprunts auprès des organismes privés ou des bailleurs de fonds bilatéraux ou multilatéraux
de financement après avis du conseil.
· Les produits de l'aliénation des biens du patrimoine et du Portefeuille : Ils regroupent les
recettes encaissées par les collectivités territoriales en contrepartie des services rendus aux
usagers de services administratifs, de services industriels et commerciaux ou d'autres services
ainsi que divers produits financiers.
· Les dons et legs: Les collectivités territoriales peuvent bénéficier de dons ou legs émanant
d'administrés, d'organismes nationaux ou internationaux, publics ou privés après approbation du
conseil.
· Les recettes diverses : On peut citer notamment les condamnations prononcées au profit des
collectivités territoriales, les récupérations des charges locatives, les contributions spéciales pour
dégradation pour voirie, etc.
La stratégie consiste à évaluer l'assiette fiscale et à améliorer le recouvrement fiscal, à faire une
évaluation des éléments du patrimoine et du portefeuille afin d'en optimiser la gestion. En ce qui
concerne les dons et legs, l'organe délibérant s'attellera à identifier les donateurs potentiels et à
faire appel à leur générosité.
En ce qui concerne les ressources extérieures à la collectivité territoriale, il serait souhaitable que
l'organe délibérant suscite la mise à disposition par les opérateurs économiques et par les
individus, de fonds de concours. Il doit développer des mécanismes de mobilisation de ressources
extérieures, notamment à travers les jumelages et les fonds bilatéraux et multilatéraux de
coopération décentralisée.
- Ressources matérielles
Ø La programmation
La programmation vise à hiérarchiser les projets en fonction des critères identifiés et des
ressources mobilisables et à agencer les projets retenus sur la période de planification.
En pratique, la programmation se déroule en deux phases:
o PHASE 1: La préparation des ateliers se fait par l'équipe technique et l'opérateur (structure
d'appui technique). Elle consiste à :
o PHASE 2: L'organisation des ateliers de programmation peut se faire suivant deux options:
La première option consiste en l'organisation d'un atelier central de programmation présidé par
le chef de l'exécutif de la collectivité territoriale et comprend la structure d'appui technique,
l'équipe technique et des représentants des acteurs locaux et de l'organe décentralisé. Dans un
souci de continuité, il est recommandé que les participants à l'atelier de programmation soient
ceux qui ont participé à l'atelier central de planification.
La deuxième option, c'est l'organisation d'ateliers de programmation par zone sur la base des
ressources qui auront été précédemment affectées par l'organe délibérant. Les ateliers de
programmation par zone débutent par le rappel des résultats de l'atelier et des critères retenus au
cours de la planification puis se poursuivent par la présentation des projets classés suivant les
critères de hiérarchisation et des ressources affectées.
Aux termes des travaux, également une liste de projets soit par village soit par quartier étalés sur
la période de planification sera disponible. Un atelier de validation au niveau central est organisé
par la suite.
L'affectation des ressources restantes est laissée à la discrétion de l'autorité délibérante. Des
fiches projets sont par la suite remplies par les populations bénéficiaires, avec l'appui des
techniciens et un cadre logique par programme est élaboré.
c. La mise en oeuvre
Les précédentes étapes du processus de planification locale participative ont permis d'établir un
plan contenant des programmes et des projets et de mobiliser des ressources. La mise en oeuvre
du plan nécessite que les populations soient « porteuses » de leur projet. Elles sont appelées à
participer aux activités de passation de marchés, au suivi des travaux, à la réception et à la gestion
des réalisations.
Cette étape a pour objectif de traduire en réalisations les actions contenues dans le plan. La mise
en oeuvre du plan comprend la phase de la réalisation des projets et celle de la gestion des
réalisations.
Les réalisations peuvent être soit matérielles (infrastructures, etc.) soit immatérielles (acquis de la
formation, etc.).
La gestion doit assurer une rentabilité (sociale et économique) et une durabilité des réalisations.
La gestion participative est un moyen pour garantir la transparence dans la gestion,
l'appropriation par les bénéficiaires des réalisations et obliger les gestionnaires à rendre compte
aux différentes parties prenantes;
La gestion des réalisations peut se faire en direct quand la gestion est assurée par les collectivités
(gestion en régie, etc.) ou de façon indirecte par délégation (contrats de service, contrats de
gestion, affermage, concession, etc.).
d. Le suivi-évaluation
Le suivi et l'évaluation sont des processus complémentaires et transversaux qui interviennent tout
le long du processus. Cette phase expose les outils qui aident à la réalisation d'activités de suivi et
d'évaluation participatives des projets et des programmes du plan de développement local.
Ø Suivi
Le suivi vise à s'assurer que ce qui a été prévu, a été réalisé avec les moyens et suivant le
calendrier prévu; à repérer les éventuels dysfonctionnements et y apporter les correctifs
nécessaires; à permettre une meilleure appropriation par les bénéficiaires; et à collecter des
données.
Le suivi doit être participatif. Les activités de la mission de suivi sont relatives aux informations
liées à l'exécution du plan. Ces activités se répartissent comme suit:
- établissement d'un document de suivi conçu par les acteurs locaux avec l'appui de l'équipe
technique. Ce document sera annexé aux conventions et contrats dans le cadre de la mise en
oeuvre des différents projets. Il comprendra entre autres les indicateurs retenus par toutes les
parties prenantes, le chronogramme et les acteurs du suivi.
Ø L'évaluation
L'évaluation se définit comme une opération qui vise à déterminer de la façon la plus
systématique et la plus objective possible la pertinence, l'efficacité, l'effet et l'impact des activités
au regard de leurs objectifs. C'est un processus qui vise à améliorer les activités en cours et à
aider les acteurs du projet dans leurs activités futures de planification, de programmation et de
prise de décisions.
- l'évaluation à mi-parcours qui permet de suivre les activités et les réorienter si nécessaire ;
- l'évaluation finale qui prend place à la fin de l'action et permet d'en observer les conséquences à
court terme(les résultats attenus) ;
- l'évaluation ex-post qui se situe nettement après la clôture de l'action et s'intéresse aux effets à
moyens ou long terme (objectif spécifique, objectif général, impacts).
- l'évaluation externe qui implique un recours à des consultants extérieurs, ce qui favorise un
regard neutre et neuf ;
- l'auto-évaluation qui est réalisée par une ou plusieurs personnes directement impliquées dans
l'action évaluée.
L'élaboration des Plans stratégiques de développement par les conseils généraux de Côte-d'Ivoire
se fait essentiellement avec l'appui technique de deux structures techniques qui ont chacune leur
méthode. Il s'agit de l'Agence Nationale d'Appui au Développement Rural (ANADER) et du
Bureau National d'Etude Techniques et de Développement (BNETD). Leurs méthodes diffèrent
en certains points de la méthodologie conseillée par le guide de planification local du ministère
du plan présenté ci-dessus.
1.5.2. La méthode ANADER
C'est cette structure qui a appuyé techniquement le conseil général de Boundiali pour
l'élaboration de son plan stratégique de développement. La méthode utilisée est très proche de la
méthodologie du guide. La grande différence réside dans la non prise en compte de l'étape de
mobilisation des ressources financières avant celle de la programmation des projets.
Egalement dans la phase de programmation, le travail préliminaire qui consiste à l'estimation des
coûts des projets n'est pas effectué. Cette situation aboutit donc à une programmation inefficace
car les coûts des projets programmés par année ne sont pas estimés et les possibilités de
mobilisations des ressources ne sont pas identifiées.
- les états généraux avec le conseil général, les services déconcentrés et autres structure de
développement du département. Il regroupe 200 à 300 personnes sur 3 à 4 jours. Ils aboutissent à
l'élaboration d'une matrice de synthèse et un rapport de diagnostic stratégique.
Egalement ici la phase de mobilisation des ressources n'a pas lieu avant celle de la
programmation mais par contre les estimations des coûts des projets sont réalisées pendant cette
phase à travers la confection des fiches projets.
1.6.1. Introduction
Le second outil à la disposition des conseils généraux pour mettre en oeuvre les actions de
développement locale est le programme triennal.
Le plan stratégique de développement local qui résulte de ce processus trace et fixe les grandes
orientations et le cadre général de développement du département sur le long terme, mais il liste
également l'ensemble des opérations à réaliser. De ce plan global de développement à long terme,
est extrait un programme triennal de réalisation à court terme qui identifie, de manière précise, les
actions et opérations que le Département va ensuite devoir prendre en compte dans son budget.
Le programme triennal est un document de programmation et non un document de planification à
long terme. Son rôle est de programmer l'exécution dans le temps des actions et opérations qui
s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie globale de développement, et dont la liste a été arrêtée au
terme d'un processus complet de planification.
Faire du programme triennal un outil de planification sans s'appuyer sur un PSD, c'est faire du
saupoudrage. Et vouloir obtenir des résultats efficaces, durables et cohérents à partir d'une liste
d'actions hétéroclites n'est pas évident.
Le programme triennal est un outil qui programme la réalisation des actions (dons, aides,
subventions, etc.) et opérations (réalisations physiques telles que bâtiments, routes, ponts,
hydraulique, etc.) du Département sur une période de trois années consécutives. Le programme
triennal est glissant et fait l'objet d'une actualisation chaque année.
Au plan formel, le programme triennal est un document unique composé de sa délibération avec
en annexe, les conclusions des commissions permanentes, le tableau récapitulatif des opérations,
les fiches d'opération, le plan d'apurement des dettes du département et éventuellement les avis
du comité économique et social départemental.
A contrario des autres documents tels que le plan stratégique de développement et le budget
d'investissement des conseils généraux, l'élaboration du programme triennal est obligatoire et son
approbation se fait à priori chaque année par la tutelle avant toute opération d'investissement.
- Elaboration du programme triennal par le bureau et établissement des fiches d'opération par le
Président ;
- Examen du programme triennal et des fiches d'opération par les commissions permanentes ;
- Examen et adoption du dossier par le Conseil Général qui arrête le programme et fixe les
priorités (la délibération sanctionne cette adoption) ;
- Transmission du dossier complet au Préfet en douze exemplaires, y compris les procès verbaux
des séances du Conseil Général et la délibération.
La deuxième phase se déroule au niveau du préfet de département, du président de la commission
départementale des programmes et des budgets. Elle a lieu du 16 avril au 31 mai de l'année
précédant la première année du programme triennal en 5 étapes.
La troisième phase consiste en l'approbation du programme triennal (non approuvé par le Préfet)
par le Ministre de l'Intérieur entre le 1er juin au 15 juillet de l'année précédant la première année
du plan triennal:
QUELLES PRATIQUES DE
PLANIFICATION DES ACTIVITES PAR
LES CONSEILS GENERAUX ?
Les conseils généraux sont les derniers nés des collectivités décentralisées en Côte-d'Ivoire
(juillet 2002). A ce titre, les pratiques de planification ont connu diverses fortunes auprès des
présidents des conseils généraux qui n'étaient ni formés ni préparés à assumer ces fonctions. La
tutelle, représentée par la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local
(DGDDL), n'avait pas non plus mis à leur disposition de document de référence pour
l'élaboration des plans stratégiques de développement jusqu'en fin 2005.
Après 2005, un guide de planification locale a été élaboré par le ministère du plan et mis à la
disposition des collectivités territoriales décentralisées. Certains cabinets, notamment le BNETD
et l'ANADER ont ainsi commencé à appuyer les premiers conseils généraux qui le désiraient
dans l'élaboration de leurs plans stratégiques de développement.
Sur la base de notre expérience avec le conseil général de Boundiali, sur la base d'entretien avec
nos collègues Directeurs des Services Techniques lors de séminaires de formation et sur la base
d'entretiens réalisés auprès de certains conseils généraux6(*) pendant la conduite de cette étude
( Annexe 5), nous avons pu apprécier la multitudes des pratiques d'un conseil général à un autre.
Nous les regrouperons ici en trois (3) grandes catégories:
o Les conseils généraux qui n'ont élaboré aucun document de planification à long terme et n'ont
aucune référence dans le domaine. Ils n'envisagent pas d'en élaborer à court terme pour diverses
raisons et programment leurs activités année par année sans réelle cohérence entre elles.
o Les conseils généraux qui ont élaboré des plans stratégiques de développement soit avec
l'ANADER, le BNETD et d'autres cabinets privés, ont eu la volonté de planifier à long terme les
activités mais la difficulté réside dans la mise en oeuvre des ces plans élaborés à des coûts très
élevés, de l'ordre de 20 à 25 millions FCFA pour l'ANADER et de 40 à 50 millions de FCFA
pour le BNETD (non compris les frais d'organisation pratiques des différents ateliers). En effet la
plupart de ces collectivités sont déçues par le document final qui leur a été remis, car non
exploitable par manque d'estimation véritable des coûts des projets et une programmation
annuelle manifestement trop ambitieuse et en plus n'intégrant pas de mobilisation de ressources
financières.
o Les conseils généraux dont les plans sont en cours d'élaboration par une des deux structures
précitées et ceux qui ont élaboré eux-mêmes, sans l'appui d'une structure technique, un document
de référence pour la planification de leurs activités à long terme prouvent ainsi leur souci de la
planification à long terme et ce d'autant plus que la plupart la pratiquent globalement de manière
participative.
Dans ce processus de programmation triennale des activités des conseils généraux, on distinguera
la phase d'élaboration et celle de la mise en oeuvre.
Ce processus a été défini à travers un arrêté ministériel et deux lettres circulaires7(*) du ministère
de l'intérieur. Les élus et les agents d'encadrement ont été formés sur le sujet à travers plusieurs
séminaires.
Malgré ces dispositions et le caractère obligatoire de l'approbation a priori de ce document, nos
enquêtes auprès de nombreux conseils généraux montre que trois grands problèmes persistent au
niveau de l'élaboration des programmes triennaux par la majorité des conseils généraux, dont le
conseil général de Boundiali.
D'abord, au niveau des calendriers d'élaboration de programmes triennaux, rares sont les conseils
généraux qui l'adoptent avant le 15 avril de l'année précédant la première année de
programmation comme indiqué par l'arrêté ministériel. Plusieurs conseils généraux l'adoptent au
cours du dernier trimestre et même dans le premier trimestre de l'année de programmation du
programme triennal. Après que les conseils généraux aient adopté leurs programmes triennaux,
plusieurs difficultés d'ordre administratives au niveau de la tutelle allongent les délais
d'approbation par le ministre de l'intérieur (soutenance devant la commission budgets et
programmes de la DGDDL, séances de correction, transmission au cabinet du ministre, etc.).
Enfin, le dernier problème dans le processus d'élaboration se trouve au niveau de la chaîne des
acteurs qui y participent.
En effet contrairement aux dispositions réglementaires qui stipulent que c'est le président du
conseil général qui l'élabore avec son bureau, suivi de son examen par les commissions
permanentes du conseil général avant son adoption par celui-ci, ce sont les directeurs des services
techniques (fonctionnaires affectés par l'état) qui inspirent à plus de 80% les programmes
triennaux pour l'essentiel des ces collectivités. Ainsi, du fait du mauvais fonctionnement des
bureaux des conseils et surtout des six commissions permanentes, les projets de programmes
triennaux élaborés par ces directeurs techniques et soumis au président sont très souvent adoptés
au bout du processus par les conseillers généraux avec très peu de modifications.
Concernant la mise en oeuvre des programmes triennaux, le problème réside dans le fait que ces
programmes soient glissants et fassent l'objet d'une actualisation chaque année.
En effet, prenant prétexte de cette disposition très intéressante et pratique, la plupart des
collectivités profitent pour faire chaque année des chamboulements dans les programmes
triennaux précédents et proposer d'année en année des documents remaniés qui n'ont pas de liens
véritables entre eux. Cela résulte de la prise en compte de nouvelles priorités du président et de
certains élus, de situations urgentes apparues dans le département et des doléances de certaines
catégories de population rendant ainsi difficile l'appréciation de la stratégie de développement
local à long terme de la collectivité.
Au niveau des dispositions réglementaires, nous pensons que la tutelle (la DGDDL), devraient
prendre un texte pour rendre obligatoire l'élaboration des plans stratégiques de développement
pour tous les conseils généraux comme cela est le cas pour le programme triennal. Ce texte
devrait :
Toute élaboration de PSD devrait être supervisée et certifiée par la tutelle afin de l'imposer après
comme référence à la planification à toute équipe d'élus même après les élections. Mais il pourra
faire l'objet de révision pour l'adapter au mieux aux nouvelles réalités du département.
Mais nous pensons qu'un problème important réside dans l'impossibilité d'appliquer l'étape de
mobilisation des ressources financière de la collectivité. En effet, en dehors des dix communes
d'Abidjan, du district d'Abidjan et du conseil général de San-Pédro, la grande majorité des autres
collectivités ivoiriennes ne mobilisent presque pas de ressources propres et fonctionnent
uniquement avec les subventions de l'Etat.
Bien que la loi sur le régime financier, fiscal et domanial définisse plusieurs types de ressources
propres des collectivités, plusieurs décrets et arrêtés d'application restent à élaborer. Cette
situation empêche donc d'avoir une bonne visibilité sur la possibilité de mobilisation des
ressources financières propres des collectivités.
C'est sans doute, cette difficulté qui fait que le BNETD et l'ANADER, dans leurs appuis
techniques aux collectivités territoriales pour l'élaboration des plans stratégiques de
développement, ignorent cette étape de prospection pour la mobilisation des ressources
financière.
Enfin, concernant les transfert de compétences des ministères aux département, nous
recommandons donc à l'Etat, la prise de tous les décrets et arrêtés d'applications pour la mise en
oeuvre effective de la loi n° 2003-208 du 07 juillet 2003 portant transfert et répartition des
compétences de l'état aux collectivités territoriales afin que la planification des activités puisse se
faire de manière claire et précise par celles-ci.
Pour l'amélioration des pratiques d'élaboration des programmes triennaux, il faut que ces derniers
découlent évidemment de la mise en oeuvre de plans stratégiques bien élaborés.
La DGDDL devrait à cet effet fixer un taux minimum de projets du programme triennal qui
doivent provenir du plan stratégique de développement. Par exemple 80% pour ces projets et
20% consacré aux nouvelles priorités et aux projets d'urgence.
Pour mettre un frein au chamboulement des programmes triennaux d'une année à l'autre, la
commission des programmes et budgets, du Ministre de l'Intérieur et du Ministre de l'Economie
et des Finances doit toujours faire le lien entre le nouveau programme triennal et le précédent
pour apprécier le degré de concordance entre les deux.
Ensuite, nous recommandons que les calendriers d'élaboration soient révisés et mieux adaptés à la
pratique. En effet, l'exigence de faire adopter le programme triennal au plu tard le 15 avril de
l'année précédente sa première année est pratiquement intenable pour la plupart des conseils
généraux car à cette période de l'année, on n'a pas une bonne visibilité sur l'exécution du budget
en cours.
Concernant les délais d'approbation des programmes triennaux par le ministère de l'intérieur,
nous recommandons une accélération des procédures. Cela passe nécessairement par un
renforcement en personnel de la DGDDL par l'instauration de primes d'incitation pour maintenir
les agents qui préfèrent aller en régions pour bénéficier d'indemnités.
TROISIÈME PARTIE: QUELLES
CONTRIBUTIONS A
L'OPERATIONNALISATION DU PLAN
STRATEGIQUE DE
DEVELOPPEMENT 2009-2018 DU
DEPARTEMENT DE BOUNDIALI ?
PROCESSUS D'ÉLABORATION
1.11. Le déroulement
L'approche participative utilisée par l'ANADER, a permis d'associer les populations au choix des
programmes de développement. Elle s'appuie sur la simultanéité et l'interaction des dimensions
naturelles, économiques, socioculturelles du milieu puis sur la conjugaison optimale du rôle des
populations.
Une mission d'information et de sensibilisation a eu lieu du 31 juillet au 03 août 2007 dans les dix
entités homogènes du département. Cette mission était conduite par deux équipes mixtes
composées de conseillers généraux, d'agents du conseil général et d'agents de l'ANADER.
La mission avait pour but d'informer les populations sur la méthodologie d'élaboration du Plan
Stratégique et surtout sur leur participation effective aux différents ateliers. Les populations de
toutes les localités avaient été préalablement invitées à envoyer leurs délégations dans les chefs
lieux de leurs entités homogènes respectives pour assister à ces réunions.
Chaque DGP a duré trois jours (une journée publique et deux journées de planification). Ces
ateliers ont mobilisé au total 754 participants dont 74 de femmes aux journées publiques et 288
participants dont 28 de femmes aux journées de planification. Cette participation des femmes
bien que faible est encourageante eu égard aux coutumes dans le département qui les
maintiennent hors des cercles de décision.
Cet atelier de planification s'est déroulé du 25 au 27 juin 2008 au conseil général de Boundiali.
Cette étape a réuni 13 conseillers généraux et 19 chefs de services et personnes ressources
constituées de ressortissants du département ayant une expertise dans un domaine d'étude.
Comme pour les DGP, l'animation de cet atelier a été faite par les experts de l'ANADER tandis
que l'organisation pratique était confiée aux personnels du conseil général. Cette dernière phase à
permis de :
- définir la vision de développement du département de Boundiali pour les dix ans à venir ;
Le processus d'élaboration du PSD tel que présenté ci-dessus, présente plusieurs points positifs.
D'abord le processus a été très participatif car les populations à la base ont été impliquées pendant
les ateliers de diagnostics. En effet, 106 localités sur les 112 que compte le département étaient
représentées soit un taux de participation de 94,6 %.
Ensuite, le choix de l'ANADER comme opérateur technique a été très apprécié par les
populations car elles connaissent bien cette structure pour sa longue expérience d'intervention
dans le secteur du développement rural.
Enfin la méthode du « Brainstorming » utilisé par l'ANADER lors des ateliers de DGP a convenu
à la population cible et a été très appréciée par elle. Cette méthode a permis la libre expression
des idées, des opinions et des contributions de toutes les catégories de populations représentées.
En effet, nous avons noté une faible présence des conseillers généraux (13 sur 34) au cours de ses
ateliers départementaux. Ainsi, pour certaines décisions où l'avis de l'organe délibérant du
département était nécessaire, ces élus présents en nombre insuffisant ont dû décider au nom de
tout le conseil général. Il est possible que certaines de ces décisions ne rencontre pas l'adhésion
de la majorité des conseillers généraux lors des sessions ordinaires du conseil.
Il en est de même pour les services déconcentrés de l'état et des entreprises du secteur privé qui
ont été très peu représentés.
Au niveau de la participation des communes du département, sur les cinq mairies en activité dans
le département, seule celle de Boundiali était représentée lors des travaux.
Cette situation a handicapé fortement les débats lors de la phase de planification des idées projets
car l'avis de certaines structures absentes était nécessaire pour finaliser une décision.
Au terme de l'élaboration du PSD, la situation de référence (en année 2008) a été établie à l'aide
d'enquêtes auprès des populations au cours des différents ateliers, de données recueillies auprès
des services publics et parapublics déconcentrés, d'entreprises privés, d'autorités politiques et
coutumières du département. Ce document présente le département de Boundiali aux plans
administratif, physique, humain, plan des infrastructures et équipements socio-économiques et
agricoles. La situation de référence a permis donc de montrer un aperçu des énormes atouts
naturels et potentialités socioéconomiques du département de Boundiali.
CAUSES
SOUS-CAUSES
EFFETS
PROBLEME CENTRAL
Objectif
Sous objectifs
Activités à mener
§ Installer des (HVA) Hydrauliques Villageoises Améliorées dans les gros villages
L'atelier de planification a permis de définir pour le Conseil général de Boundiali une vision
stratégique de développement pour les 10 années (2009 à 2018), à savoir : «ENSEMBLE,
FAISONS DE BOUNDIALI UN POLE ECONOMIQUE PROSPERE ALLIANT TRADITION ET
MODERNITE. ».
L'atteinte de cet objectif passe par la réalisation des 17 programmes répartis dans quatre grands
axes stratégiques de développement. Dans chacun de ces axes, des programmes sont élaborés
pour l'atteinte de l'objectif final.
· Le développement du commerce
· Le développement de l'emploi
Comme nous l'avons déjà évoqué plus haut, les 114 idées de projets qui relèvent de la
compétence du conseil général de Boundiali, n'ont pas été approfondies, évaluées financièrement
et classées par ordre de priorité.
De plus aucune perspective n'est donnée quant aux possibilités de mobilisation des ressources
financières pour la mise en oeuvre du PSD.
CONTRIBUTION À LA MISE EN
oeUVRE DU PLAN
Notre contribution à la mise en oeuvre du plan stratégique de développement de Boundiali se fera
en trois étapes. Il s'agit de la priorisation des idées de projets, l'élaboration de fiches projets pour
les actions prioritaires et une contribution à la mobilisation des ressources pour la réalisation des
projets. Nous avons :
Pour la priorisation des idées de projets issues des résultats du plan stratégique de développement
de Boundiali, nous allons utiliser la méthode Eisenhower (Annexe 7). Cette méthode utilise des
critères d'urgence et des critères d'importance pour classer les projets en quatre catégories: Nous
avons:
· Catégorie B : Projets non urgents mais importants: peuvent attendre mais doivent être planifiés
(se fixer un délai).
· Catégorie C : Projets urgents mais moins importants qu'en catégorie A: à faire plus tard.
· Catégorie D : Projets non urgents et non importants: à faire en dernier en fonction des
possibilités (Souvent facultatifs).
Pour les critères d'urgences des projets pour le département, nous avons retenus plusieurs niveaux
d'urgence par ordre décroissant.
- Le premier niveau d'urgence regroupe les projets liés à la satisfaction des besoins vitaux des
populations et liés étroitement à la satisfaction des objectifs du millénaire pour le développement.
Ce sont :
Le choix de ce critère se justifie par le fait que 40% des 207 pompes d'hydrauliques villageoises
du département sont en pannes ou bien manquent d'eau pendant la saison sèche. Quelques rares
localités ne sont pas encore dotées de pompes hydrauliques mais surtout c'est leur nombre qui est
insuffisant dans beaucoup de village eu égard à l'augmentation des populations. L'objectif dans ce
domaine est de réduire le taux de pannes à 10% et de doter 100% des localités du département en
pompes hydrauliques.
Les difficultés dans la filière coton ces dernières années ont entrainé une baisse de la production
vivrière car c'est l'engrais fournis pour le coton qui était utilisé en partie pour ces cultures
vivrières. L'objectif est donc d'apporter des appuis aux agriculteurs du département en fournissant
des intrants (engrais, semences) pour maintenir la production de vivriers.
Le taux de scolarisation du département de Boundiali fait partie de l'un des plus faibles du pays.
Les 111 écoles primaires n'ont jamais fait l'objet d'entretien pour la plus grande partie.
L'avènement de la crise sociopolitique de septembre 2002, a aggravé cette situation mettant en
danger la vie des enfants pendant l'année scolaires dans certains de ces bâtiments (étanchéité,
tableaux, portes, etc.). L'état de délabrement des logements dans certains villages constitue un
frein pour l'affectation de nouveaux instituteurs titulaires dans ces villages.
Mais une vingtaine de localités ne dispose pas d'école alors qu'inscrites pour la plupart sur la
cartes scolaires du ministère de l'éducation nationale. Aussi certaines localités ont besoins d'avoir
une extension de leurs écoles primaires (passer de 3 à 6 classes). L'objectif sera d'améliorer le
fonctionnement des écoles du département en vue d'améliorer le taux de scolarisation du
département.
L'objectif dans ce secteur est d'améliorer le fonctionnement des infrastructures sanitaires en vue
d'améliorer le l'accès aux soins de santé de bases pour les populations.
En effet, la plupart de ces infrastructures sanitaires sont assez délabrées car elles n'ont fait l'objet
d'entretien que très rarement. L'avènement de la crise sociopolitique de septembre 2002 a aggravé
cette situation mettant en péril le fonctionnement normal de ces dispensaires ruraux (problème
d'étanchéité, de sols, de portes, etc.). L'état de délabrement des logements d'infirmier dans
certaines localités constitue un frein pour l'affectation et au maintien des infirmiers sur place. En
plus, près de 60% des localités ne disposent pas de structures sanitaires malgré le nombre
important de leur population et l'éloignement des centres de santé environnants.
En effet, par manque d'entretien régulier le réseau routier départemental est très défectueux,
certains tronçons ont été totalement obstrués et ont besoin d'être rouvertes. Certaines nouvelles
localités n'ont pas encore bénéficiés d'ouverture de routes pour leurs désenclavements.
L'amélioration du réseau est vitale pour l'accès aux soins de santé, à l'éducation, aux marchés
pour les échanges.
- Le troisième niveau d'urgence concernera les projets générateurs de revenus et d'emplois pour
les populations notamment les jeunes et les femmes qui sont les couches les plus touchées. Le
département de Boundiali compte plus de 70% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté.
A ce groupe nous ajouterons tous les projets visant à créer de l'animation et le confort des jeunes
des villages pour freiner l'exode rural pour ceux qui sont déscolarisés.
- Le statut des bénéficiaires du projet: Il s'agit de privilégier les projets qui s'adressent aux
couches vulnérables de la population notamment les jeunes qui constituent plus de 60%, les
femmes et personnes âgées.
- Les populations impactées par le projet: L'importance du projet sera mesurée également sur
le nombre de bénéficiaires par le projet et le nombre de personnes impactées par celui-ci.
- Les liens du projet: Nous tiendront compte du lien du projet avec d'autres projets considérés
comme plus urgents ou plus importants pour le retenir.
En utilisant ces critères d'urgence et d'importance, nous avons analysé chaque idée de projet du
PSD, en tenant compte de la situation de référence du département et du bilan des activités du
conseil général dans les différents secteurs, nous aboutissons aux résultats suivants pour la
priorisation avec la méthode Eisenhower.
DEGRE D'URGENCE
DEGRE D'IMPORTANCE
28 IDEES DE PROJETS
36 IDEES DE PROJETS
40 IDEES DE PROJETS
10 IDEES DE PROJETS
Catégorie B Catégorie A
Catégorie D Catégorie C
L'ensemble des idées de projets classés dans les catégories A, B, C et D sont en annexe 8
1.18. L'établissement de fiches projets et estimation des
coûts
Après la priorisation des idées de projets, nous avons élaboré les fiches projets suivant le modèle
en annexe 9 et procédé à l'estimation des coûts prévisionnels. Certaines idées de projets ont été
regroupées pour avoir un seul projet.(1 et 2 , 3 et 4, 6 et 7, 10 et 11, 12 et 13, 21 et 22, 26 et 27 ).
Nous obtenons donc 21 projets présentés dans les fiches projets (annexe 9). Le tableau 1 ci-après
résume les coûts et les durées d'exécution de ces projets prioritaires.
Le coût prévisionnel total pour ces 21 projets est de 10,013 milliards de FCFA (15,26 millions
d'Euros).
La mise en oeuvre du PSD du conseil général était prévu de 2009 à 2018. Nous proposons ci-
dessous la programmation de 21 projets sur les huit années (2011 à 2018) restantes. Nous avons
veillé à repartir équitablement les projets ainsi que leurs coûts prévisionnels sur cette période de
sorte qu'ils soient supportables financièrement par les budgets annuels du conseil général.
En effet, bien que la loi définisse neuf(9) types de ressources pour le département, plusieurs
décrets d'application restent à signer à ce jour pour mettre en oeuvre cette loi. Ce manque de
textes complémentaires empêche par exemple le département d'emprunter à l'extérieur du pays
sans la caution de l'Etat.
En plus la situation du département Boundiali dans la zone nord pays à peine sorti d'une crise
militaro-civile, rend difficile tout prélèvement de taxes et impôts sur la population et les
opérateurs économiques.
Mais toutefois, nous exhortons le conseil général de Boundiali, à instaurer une contribution des
populations villageoises en nature dans les coûts de réalisation des infrastructures socio-
économiques (centres de santé, écoles, lotissement, routes, etc.) dans leurs localités.
En effet, cette procédure existait avant l'avènement des conseils généraux en 2002 avec les
projets FRAR (Fonds Régionaux d'Aménagement Rural) et elle était bien adoptée par les
populations. Cela avait aussi l'avantage d'une meilleure implication des populations et d'une
appropriation morale des équipements réalisés par le projet.
Aussi pour certains types de projets, le conseil pourrait instituer pour les bénéficiaires essentiels,
une taxe départementale d'équipement. Cette disposition est prévue par loi portant régime fiscal
et domanial des collectivités. Par exemple, pour le projet de construction de barrages
agropastoraux, on pourrait instituer cette taxe pour les 265 éleveurs de bovins du département.
Enfin, dans le cadre de la sortie de crise entamé depuis 2007, plusieurs projets et programmes de
reconstruction post-crise (PAPC, PNRRC, PSCN, PRODEMIR, etc.) ont été mis en place par le
gouvernement avec l'appui des bailleurs de fonds extérieurs. Ces projets, pour la plupart sont
logés à la primature et interviennent en partie dans le domaine de la réhabilitation des
infrastructures communautaires de base dans toute la zone Centre Nord Ouest (CNO). Le conseil
général de Boundiali qui fait partie de cette zone devrait tout mettre en oeuvre pour que les
actions de ces projets et programmes de sortie de crise s'inscrivent pleinement dans le plan
stratégique de développement du département.
Nous pensons qu'au regard des réalités du département de Boundiali et du contexte actuel de la
décentralisation du pays, le conseil de Boundiali aura très peu de chance de mobiliser toutes les
ressources nécessaires pour la réalisation de ces 21 projets.
Deux projets se distinguent du lot par leurs coûts très élevés. Il s'agit :
Ce projet devrait être soumis aux services de l'Etat qui, malgré la mise en place des conseils
généraux continuent d'investir dans ce secteur à travers la SOPIE et les fonds spéciaux de la
présidence de la république. La région des savanes à laquelle appartient le département de
Boundiali a l'un des taux d'électrification les plus bas du pays (13% contre par exemple 97% pour
la région du Fromager au centre ouest). La région des savanes pourrait bénéficier à la fin de la
crise sociopolitique d'un financement spécial en matière d'électrification rurale pour combler son
retard.
- Projet de mise en place d'une unité de décorticage et de conditionnement de l'anacarde (noix de
cajou) : 3,81 millions d'euros
C'est un projet générateur de revenus dont le coût est très élevé pour être supporté par le budget
de la collectivité, le conseil général devra impérativement rechercher des partenaires financiers
(nationaux ou internationaux) pour sa réalisation. Le conseil général devra dès l'année prochaine
financer l'étude de faisabilité de ce projet et solliciter toutes les forces vives du secteur privé du
département pour sa réalisation (fédération des entrepreneurs, des transporteurs, etc.).
Ces budgets d'investissement annuels sont compris entre 550 000 et 575 000 euros. Ces budgets
sont plus réalistes car ils représentent des augmentations de l'ordre de 25% à 30% par rapport aux
budgets annuels d'investissement du conseil général qui est actuellement de 442 000 euros.
La mise en oeuvre de ces projets prioritaires exige de la part des conseillers généraux qu'ils
adoptent annuellement les projets de chaque année de la programmation pluriannuelle des
investissements proposée. Cette validation devra se faire à travers les sessions ordinaires
annuelles relatives à l'adoption des programmes triennaux même en cas d'éventuel
renouvellement des élus après les élections prochaines.
Au niveau de l'Etat, il faudra que les subventions du budget d'investissement au conseil général
de Boundiali continuent et soient augmentées d'au moins 25% à partir de 2011.
CONCLUSION
La décentralisation en Côte-d'Ivoire est un processus en permanente mutation avec ses acquis, ses
insuffisances et ses espoirs, et n'a pas encore atteint sa maturation. Les conseils généraux et les
conseils de districts, derniers nés des collectivités ivoiriennes dans un contexte de crise
sociopolitique qui perdure, sont encore à la recherche de leurs marques.
La planification à long terme de leurs activités de développement local s'est avérée comme leur
véritable talon d'Achille malgré les outils mis à leur disposition par l'Etat.
Mais l'importance de cette planification devrait pousser l'état à appuyer d'avantage les conseils
généraux dans ce processus par la prise de dispositions réglementaires plus contraignante en la
matière et la création de conditions plus favorables à la mobilisation de ressources financières
propres. C'est surtout ce manque de visibilité concernant les ressources propres des conseils
généraux qui entrave le processus de planification à long terme par ces collectivités.
Il importe donc pour l'Etat de trouver d'autres alternative pour appuyer les départements dans leur
recherches de ressources additionnels tels que la négociation de ressources extérieures pour le
financement de projets départementaux à l'image des projets PDM (Projet de Développement
Municipal, 1990-1995) et PACOM (Projet d'Appui à la conduite d'opérations municipales, 1998)
en faveur des communes.
L'Etat devrait également créer les conditions nécessaires à l'accès direct des conseils généraux au
marché national et international des capitaux pour financer des projets productifs et des services
publics de base issus de plans stratégiques de développement dont les impacts sur la population
seront plus visible.
L'espoir est encore permit avec la sortie définitive de la crise sociopolitique par l'organisation des
élections générales et le désarmement des belligérants cette année. En plus, avec l'atteinte courant
2010 du point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), l'Etat bénéficiera
sur les cinq prochaines années d'environ 3,8 milliards d'euros pour mettre en oeuvre sa stratégie
de réduction de la pauvreté. Cela permettra sûrement d'augmenter les subventions aux
collectivités territoriales.
C'est à ce prix que l'élaboration de plans stratégiques de développement par les conseils généraux
du pays de manière participative aura un sens et permettra un développement local efficace, sinon
les immenses besoins exprimés par les populations resteront toujours au stade d'idées de projets
dans les tiroirs des bureaux.
BIBLIOGRAPHIE
1- PLANIFICATION LOCALE PARTICIPATIVE EN COTE-D'IVOIRE « Guide du praticien » -
Ministère du Plan et du Développement
ANNEXES
ANNEXE 1: Les seize(16) domaines de compétences transférées aux conseils généraux
---------------------i à ii
ANNEXE 6: Liste des 114 idées de projets du PSD 2009-2018 du département de Boundiali
-----------ix à xi
ANNEXE 1
a) l'émission d'avis consultatif sur les plans directeurs d'urbanisme et les plans d'urbanisme de
détail des villes et des communes du département, ainsi que le soutien et l'appui dans leur mise en
oeuvre;
b) le soutien, l'appui et la coordination des actions des villes et des communes composant le
département dans le domaine de l'urbanisme, de l'habitat et des travaux topographiques ;
b) la création, la gestion et l'entretien des voies de communication et des réseaux divers d'intérêt
départemental ainsi que des pistes rurales.
5°) Le transport
f) le soutien des actions des communes en matière de réalisation d'infrastructures d'accostage des
petits navires ;
b) la gestion, la protection et l'entretien des forêts, zones, parcs et sites naturels d'intérêt
départemental;
a) l'émission d'avis consultatif sur la politique nationale de sécurité dans les collectivités
territoriales relevant du département ;
d) la construction, l'équipement et l'entretien des locaux devant abriter les districts de Police, les
compagnies et les brigades de gendarmerie nationale.
a) l'élaboration et la mise en oeuvre du plan d'action départemental en matière des sports et des
loisirs en harmonie avec le plan régional ;
14°) La communication
ANNEXES 2
N° DOMAINES OBSERVATIONS
Pas de décrets
1 Aménagement du territoire
d'application
Pas de décrets
2 Planification du développement
d'application
Décrets d'application
3 Urbanisme et habitat:
signés
Pas de décrets
4 Voies de communication et de réseaux divers:
d'application
Pas de décrets
5 En matière de transport
d'application
6 Santé, hygiène publique et de qualité: Décrets d'application
signés
pour la lutte contre le
SIDA
Protection de l'environnement et de gestion des ressources Décrets d'application
7
naturelles: signés
Décrets d'application
8 Sécurité et protection civile:
signés
Décrets d'application
signés
9 Enseignement et formation professionnelle:
pour l'enseignement
supérieur
Pas de décrets
10 Action sociale, culturelle et de promotion humaine
d'application
Décrets d'application
11 Sports et loisirs
signés
Décrets d'application
12 Promotion du développement économique et de l'emploi:
signés
Pas de décrets
13 Promotion du tourisme
d'application
Pas de décrets
14 En matière de communication
d'application
Pas de décrets
15 Hydraulique, assainissement et électrification:
d'application
Promotion de la jeunesse, de la famille, de la femme, de l'enfant, Décrets d'application
16
des handicapés et des personnes du troisième âge: signés
ANNEXE 3
RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS
- relever les indemnités de sessions et les étendre aux membres des Commissions;
- organiser des rencontres de concertation avec les partenaires au développement en vue de les
amener à intégrer les notions de pérennité et d'exemplarité dans la conduite de leurs différents
projets et programmes initiés au profit des collectivités territoriales;
- instituer l'appel à candidatures pour les postes d'encadrement dans les administrations locales ;
- élaborer et mettre en oeuvre une véritable politique de renforcement des capacités des élus et du
personnel des collectivités territoriales ;
- élaborer une grille salariale plus attrayante stimulant davantage les agents des administrations
des collectivités territoriales ;
- adopter, dans les meilleurs délais, les autres textes d'application en matière de transfert et de
répartition des compétences de l'Etat aux collectivités territoriales ;
- mettre à la disposition des collectivités territoriales les mesures d'accompagnement en vue d'un
transfert effectif desdites compétences ;
- définir, de façon claire et précise, les limites de toutes les collectivités territoriales par des textes
législatifs ou tout au moins réglementaires ;
- responsabiliser pleinement ces Communes en ce qui concerne la gestion des ordures ménagères,
en vue de leur permettre d'assurer la pré collecte et acheminer les déchets directement au centre
d'enfouissement technique réalisé et géré par le District ou le Département.
- prévoir le matériel, les équipements et un budget annuel permettant de couvrir les frais des
missions d'assistance, de conseil et de contrôle prévues par la loi ;
- informer, sensibiliser et inciter les autorités locales à élargir les sources de financement ;
- dépolitiser les collectivités territoriales en évitant les candidatures parrainées par les partis
politiques.
Définir des critères de coopération devant guider l'action des partenaires au développement dans
leurs interventions.
- inscrire des lignes budgétaires pour financer la réinsertion des ex-combattants, des populations
déplacées et des victimes de guerre ;
- impliquer les élus locaux dans l'insertion des ex-combattants et les jeunes dans leur région
d'origine ;
- au titre du Ministère chargé de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions:
lutter, de concert avec les collectivités territoriales, contre les préjugés et les différentes formes
d'exclusion ;
- accélérer le processus de mise en place d'un service civique pour les jeunes ;
Impliquer les élus locaux dans la conception et la réalisation des projets et programmes de
développement dans leurs régions respectives,
1) Recommandations à l'Etat
- octroyer des prélèvements aux Départements, Districts et Communes, notamment les ressources
forestières, agricoles, minières et énergétiques ;
- relever le taux des subventions de l'Etat aux collectivités à hauteur de 10% au moins du budget
général de l'Etat. Cette subvention doit correspondre au coût réel des compétences transférées ;
- élargir progressivement les attributions fiscales des collectivités dans le respect des dispositions
légales ;
- regrouper les différents transferts de fonds aux collectivités décentralisées en une seule structure
dans l'optique d'avoir un seul interlocuteur (Etat) ;
- assurer la régularité de l'approvisionnement des collectivités locales en tenant compte de leurs
charges mensuelles incompressibles ;
- faciliter l'accès aux différents fonds de développement aux collectivités (fonds d'équipement,
fonds de l'eau etc.) ;
- créer les conditions pour un meilleur accès des collectivités locales au marché financier ;
- améliorer le recours au nouveau mode de financement des équipements publics des actions de
sensibilisation et de formation (B.V.T., B.O.O., etc ) ;
- promouvoir le développement de l'économie locale par le biais des zones économiques (zone
industrielle, zone des affaires, zone agro industrielle, zone franche, Sociétés d'Economie Mixte
locale et contrat plan, contrat de ville, contrat de programme) ;
- clarifier les rôles entre les élus locaux et les autorités déconcentrées dans la gestion du territoire
communal, notamment dans les collectivités des zones côtières ;
- adapter les textes aux nouveaux enjeux des financements extérieurs (assouplissement de la règle
de l'unicité de caisse, exonérations douanières des dons et legs des partenaires, etc.).
- mettre en place une plateforme pour une négociation directe entre les collectivités locales et les
partenaires au développement ;
2) Recommandations à l'Etat
- réduire les délais de mise à disposition des fonds dus aux collectivités pour leur permettre de
couvrir à temps les charges d'investissement et de fonctionnement.
- associer la société civile et les opérateurs économiques locaux aux actions de coopération
décentralisée ;
- créer une structure chargée de la coopération décentralisée au sein des faîtières de manière à
renforcer leurs actions ou encore une agence spécifique chargée de la coopération décentralisée :
- étendre le bénéfice des passeports de service aux Vice-présidents des Conseils généraux et aux
adjoints aux Maires ;
- vulgariser la banque de données des compétences nationales tant sur le plan national
qu'international ;
- créer un fonds d'appui à la coopération décentralisée;
- programmer, dans les budgets des collectivités territoriales locales, une contribution au fonds
d'appui à la coopération décentralisée ;
- créer une base de données inter actives des représentations diplomatiques ivoiriennes à
vulgariser auprès de l'ensemble des collectivités territoriales.
- faire des collectivités territoriales des partenaires privilégiés dans l'exécution des projets de
développement
ANNEXE 4
LE CHEF DE CABINET
LE CONSEIL
GENERAL
CHARGE DE COMMUNICATION
LE SECRETAIRE
GENERAL
LA DIRECTION ADMINISTRATIVE FINANCIERE ET COMPTABLE
ANNEXE 5
SUJET DE MEMOIRE:
COLLECTIVITE :..................................................................
DATE :........................................
SI OUI
7- POURQUOI ?
ANNEXE 6:
DU DEPARTEMENT DE BOUNDIALI
N° IDEES DE PROJETS
ANNEXE 7 :
1. DEFINITION
2. CREATION ET HISTOIRE
Cette méthode a été inventée par Dwight David Eisenhower, commandant en chef des forces
alliées en Europe pendant la seconde guerre mondiale, et 34e président des Etats-Unis
d'Amérique. Après l'échec du premier débarquement d'Avril 1944, Eisenhower décida de
recommencer en mettant l'accent sur le fait qu'il fallait organiser tout ceci. C'est à ce moment qu'il
proposa la classification selon la priorité.
3. DE QUOI S'AGIT-IL?
La matrice d'Eisenhower est, comme son nom l'indique, un procédé qui se représente sous forme
de matrice. C'est donc un outil visuel. Cette matrice est possède 2 lignes et 2 colonnes et chaque
case contient les tâches à effectuer classées selon une méthode rapide.
Il est conseillé d'utiliser cette méthode quand on doit effectuer un nombre important de tâches
afin de ne pas être débordé par celles-ci car elle permet de classer rapidement et grossièrement ce
qui à de l'importance et ce qui n'en a pas. Il est utile d'avoir la possibilité de déléguer, sans quoi
cette méthode perd en utilité.
Tout d'abord il faut commencer par dessiner une matrice (2x2) accompagnée de deux axes, l'un
représentant le degré d'importance et l'autre le degré d'urgence.
Il ne reste plus qu'à classer les tâches à faire (issues d'une "To-do List" par exemple) dans les
quatre cases en fonction des axes. Les tâches sont donc ainsi répertoriées suivant quatre classes :
A, B, C ou D.
L'illustration suivante montre le modèle à suivre pour dessiner et les conclusions à tirer de la
classification :
6. FORCES ET FAIBLESSES DE L'OUTIL
Forces :
- facilite la délégation
Faiblesses :
7. TEMPS/DIFFICULTÉS D'APPRENTISSAGE
Cet outil ne nécessite que quelques minutes pour le comprendre et aussi peu pour l'appliquer.
ANNEXE 8
N° PROJETS
CATEGORIE C :
N° PROJETS
N° PROJETS
FICHE PROJET: N° 01
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de réhabilitation et d'amélioration de gestion des
pompes villageoises du département de BOUNDIALI
SECTEUR HYRAULIQUE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE LA DIRECTION TECHNIQUE DE L'HYRAULIQUE
TERRITORIALE DE KORHOGO
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 8 ANS
PARTENAIRES La direction de l'hydraulique humaine
CONTEXTE
Le département de Boundiali dispose de 207 pompes villageoises Près de 40% de ces pompes
sont en pannes ou bien manquent d'eau pendant la saison sèche.
Le conseil général a déjà mené des actions pour réparer certaines pompes mais c'est un besoin
récurent pour les villages. Ce projet viendra donc pour mettre en place un système fiable
d'entretien des pompes.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Amélioration du bien-être des populations du département
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer le fonctionnement des pompes à motricité
humaines du département
FICHE PROJET: N° 02
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de réalisation de 15 nouveaux forages avec
Installation de pompes villageoises.
SECTEUR HYDRAULIQUE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE LA DIRECTION TECHNIQUE DE L'HYRAULIQUE
TERRITORIALE DE KORHOGO
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES VILLAGES SUIVANTS :
Quelque rares localités ne sont pas encore dotées de pompes hydrauliques mais surtout c'est leur
nombre qui est insuffisant dans beaucoup de village eu égard à l'augmentation de la population.
FICHE PROJET: N° 03
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de réhabilitation de 6 dispensaires ruraux et 6
logements d'infirmier dans le département
SECTEUR SANTE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES LOCALITES
SUIVANTES:
L'état de délabrement des logements d'infirmier dans certaines localités constitue un frein pour
l'affectation et au maintien des infirmiers sur place. Le conseil général à déjà réhabilité 10
centres de santé mais le besoin est encore énorme dans ce domaine.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Amélioration du bien-être des populations du pays
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer le fonctionnement des établissements
sanitaires
FICHE PROJET: N° 04
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de construction de 5 dispensaires ruraux, 3
maternités et 8 logements de fonction dans le département
SECTEUR SANTE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES LOCALITES SUIVANTES:
Mais près de 60% des localités ne disposent pas de structures sanitaires malgré le nombre
important de leur population et l'éloignement des centres de santé environnant.
Les travaux de réhabilitation des centres de santé existante n'ont pas permis au conseil général de
se consacrer à la création de nouveaux dispensaires ruraux et maternité. Il est normal que ces
structures sanitaires soient accompagnées de logements de fonction pour les infirmiers et sages
femmes. Ce projet viendra donc palier à ce problème dans les localités concernées.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Amélioration du bien-être des populations du pays
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Augmenter le nombre de structures sanitaires du département
FICHE PROJET: N° 05
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'équipement de 6 dispensaires ruraux et de 7
maternités du département en matériels techniques.
SECTEUR SANTE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE LE DISTRICT SANITAIRE DE BOUNDIALI
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES LOCALITES
SUIVANTES:
Mais il existe des maternités et des dispensaires ruraux qui sont construites mais ne fonctionnent
pas par manque d'équipement technique. Le conseil général a déjà équipé beaucoup de centres de
santé qui fonctionnaient et reçu des dons d'une ONG française. Aussi le projet de constructions
de nouveaux dispensaires ruraux et de maternités doit être accompagné de leurs équipements en
matériels techniques.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Amélioration du bien-être des populations du pays
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Augmenter le nombre de structures sanitaires du
département
FICHE PROJET: N° 06
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'équipement du service de radiologie de
l'HOPITAL GENERAL de BOUNDIALI
SECTEUR SANTE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE LE DISTRICT SANITAIRE DE BOUNDIALI
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 1 ANS
PARTENAIRES Les services déconcentrés du Ministère de la santé
CONTEXTE
Le département de Boundiali dispose d'un seul hôpital général avec les services de médecine
générale, pédiatrie, chirurgie, cabinet dentaire et radiologie.
Mais le service de radiologie ne fonctionne pas à cause d'une panne des équipements. Ces
équipements doivent être renouvelés car trop vieux et les pièces de rechange n'existent plus.
Ce non fonctionnement du service de radiologie est très handicapant pour tout les autres services
de l'hôpital général et oblige les patients à aller faire les radiographie au CHR de Korhogo(à
100km). Ce projet viendra donc résoudre ce problème.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Amélioration du bien-être des populations du pays
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer le fonctionnement de l'Hôpital général de
Boundiali
FICHE PROJET: N° 07
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de réhabilitation de 11 bâtiments d'écoles primaires
publics et de 18 logements de maitres dans le département
SECTEUR EDUCATION
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES ECOLES DES LOCALITES SUIVANTES:
FICHE PROJET: N° 08
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de construction neuf(9) bâtiments d'écoles
primaires et dix huit (18) logements de maîtres.
SECTEUR EDUCATION
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES LOCALITES SUIVANTES :
Les travaux de réhabilitation des écoles existantes n'ont pas permis au conseil général de se
consacrer à la création de nouvelles écoles.
FICHE PROJET: N° 09
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'équipement des établissements scolaires en
2 000 tables bancs.
SECTEUR EDUCATION
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES 700 tables bancs pour les lycées modernes de Boundiali
et de Kouto.
Un nombre important de tables bancs a déjà été confectionné par le conseil général durant son
fonctionnement mais cela s'avère encore insuffisant pour couvrir tous les besoins. Ce projet est
donc très nécessaire pour le bon fonctionnement des établissements scolaires.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Réduction de l'analphabétisme dans le pays
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer le fonctionnement de l'école dans le
département
FICHE PROJET: N° 10
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'entretien et de réhabilitation des routes du
département.
SECTEUR ROUTES
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE LA DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET
DES MOYENS GENERAUX DU CONSEIL
GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 3 ANS
PARTENAIRES L'AGENCE DE GESTION DES ROUTES
CONTEXTE
Le réseau routier du Département de Boundiali constitué de 1935 km dont 94% en terre est dans
un état de dégradation avancée. Il est constitué principalement de pistes rurales et de routes inter
urbaines en terre non praticables. Cela entraîne un accès difficile aux infrastructures sanitaires,
scolaires, commerciales et l'enclavement de certaines zones.
Boundiali-kounoumon-ganaoni-sissèdougou : 57km
Boundiali-kébi-niguédougou : 46km
Boundiali-nondara-guinguereni-Gbando:25km
Lafi-kasséré-kouto-tounvré-sianhala : 106km
Boundiali-ouazomon-sissèplé-sissèdougou : 50km
Ponondougou-tiasso-kasséré : 54km
CONTRAINTES LIES AU PROJET Les intempéries de la saison pluvieuse peuvent entraver
(hypothèses critiques) la bonne réalisation des travaux
BUDGET
COUTS PREVISIONNELS - Reprofilage lourd des 234 km 187 000 000 FCFA
FICHE PROJET: N° 11
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'ouverture de routes dans le département
SECTEUR ROUTES
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE LA DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES LOCALITES SUIVANTES :
Par manque d'entretien régulier, certains tronçons ont été totalement obstrués et ont besoin d'être
rouvertes. Certaines nouvelles localités n'ont pas encore bénéficiés d'ouverture de routes pour
leurs désenclavements.
Ce projet d'ouverture de route viendra palier à ce problème pour les localités concernées.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Amélioration du réseau routier national, du bien-être et des
conditions de vie des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer la qualité du réseau routier du département
TOTAL 54km
CONTRAINTES LIES AU Les intempéries de la saison pluvieuse peuvent entraver la
PROJET (hypothèses critiques) bonne réalisation des travaux
BUDGET
COUTS PREVISIONNELS - Travaux d'ouverture de 54km de tronçons: 324 000 000
FCFA
FICHE PROJET: N° 12
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de construction d'ouvrages de franchissement
sur les routes du département
SECTEUR ROUTES
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE LA DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET
DES MOYENS GENERAUX DU CONSEIL
GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 4 ANS
PARTENAIRES L'AGENCE DE GESTION DES ROUTES
CONTEXTE
Le réseau routier du Département de Boundiali constitué de 1935 km dont 94% en terre est dans
un état de dégradation avancée. Il est constitué principalement de pistes rurales et de routes inter
urbaines en terre non praticables. Cela entraîne un accès difficile aux infrastructures sanitaires,
scolaires, commerciales et l'enclavement de certaines zones.
Ce projet de construction de ponceaux est donc nécessaire pour améliorer le déplacement des
populations.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Amélioration du réseau routier national, du bien-être et
des conditions de vie des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer la qualité du réseau routier du département
- 4 dalots construits
ACTIVITES PREVUES - Travaux de pose de 180 ml de buses BA f 1000 à divers
points critiques sur les routes du département:
FICHE PROJET: N° 13
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de mise en place de 15 puits améliorés pour la
culture maraîchère dans les bas-fonds du
département.
SECTEUR AGRICULTURE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE L'AGENCE NATIONALE D'APPUI AU
DEVELOPPEMENT RURAL (ANADER)
BENEFICIAIRES LES GROUPEMENT DE FEMMES DU
MARAICHERS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 4 ANS
PARTENAIRES ANADER, DIRECTION DEPARTEMENTALE DE
L'AGRICULTURE
CONTEXTE
Le Développement des cultures maraîchères vise la diversification des productions agricoles à la
fois en termes de production à mettre sur le marché et en termes d'activités au sein de
l'exploitation agricole.
La demande d'oignons, tomates, choux, concombre, gombos et divers légumes n'a cessé de
croître ces dernières années en Côte d'Ivoire.
Malgré les efforts entrepris, il faut noter la faiblesse de la production des femmes maraîchères du
département qui est loin de répondre aux besoins locaux. Plusieurs groupements de femmes
menant cette activité existent dans le département.
Le problème essentiel relevé par ces femmes est le manque d'eau dans les bas-fonds pendant la
saison sèche pour l'arrosage de plants.
Ce projet vient donc pour résoudre ce problème important pour ces femmes.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Améliorer le bien-être et les conditions de vie des
populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Augmenter la production maraîchère du département
FICHE PROJET: N° 14
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de réalisation de 5 barrages agropastoraux dans
le département.
SECTEUR AGRICULTURE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE L'AGENCE NATIONALE D'APPUI AU
DEVELOPPEMENT RURAL (ANADER)
BENEFICIAIRES LES LOCALITES CONCERNEES ( à déterminer avec
l'appui de l'ANADER)
DUREE DE REALISATION 3 ANS
PARTENAIRES ANADER, DIRECTION DEPARTEMENTALE DE
L'AGRICULTURE
CONTEXTE
Le département de Boundiali dispose de 25 barrages hydro-agricoles dont 3 aménagés pour les
activités pastorales avec une superficie totale en aval de 1 250 ha ;
Ces aménagements servent à la culture maraîchère, à la culture du riz et à l'abreuvage des boeufs
pendant la saison sèche.
Il s'agit donc par ce projet d'augmenter le nombre de barrages agropastoraux pour satisfaire les
besoins des agriculteurs et des éleveurs.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Améliorer le bien-être et les conditions de vie des
populations du département
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Augmenter la production maraîchère et rizicole du
département
FICHE PROJET: N° 15
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'appui à la microfinance et au financement des
microprojets pour la population.
SECTEUR FINANCES ET COMMERCE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES AFFAIRES SOCIO CULTURELLES
ET DE LA PROMOTION HUMAINE DU CONSEIL
GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES JEUNES, DES FEMMES ET
DES COOPERATIVES DU DEPARTEMENT
DUREE DE REALISATION 3 ANS
PARTENAIRES LES BANQUES ET LES STRUCTURES DE
MICROFIANCES DU DEPARTEMENT
CONTEXTE
Le département de Boundiali abrite les représentations de 3 banques nationales (BNI, COBACI,
BANQUE DU TRESOR) et plusieurs structures de microcrédits.(COOPEC, I-FINANCE, CASH
EXPRESS, ....).
Mais les populations ne fréquentent pas suffisamment ces structures pour épargner leurs revenus.
Elles n'ont pas également accès aux microcrédits attribués par celles-ci pour plusieurs raisons.
La première raison est que la population manque d'expérience dans le montage de projet en vue e
rechercher du financement.
La seconde raison est le manque de garantie personnelle des demandeurs tels que les banques
demandent.
La demande a ainsi été formulée pendant l'élaboration u PSD par les populations sur leur
encadrement pour le montage des projets et la mise en place d'un fond de garantie pour les
demandeurs de microcrédits.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Amélioration des revenus et du bien-être des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Promouvoir les initiatives personnelles des populations
FICHE PROJET: N° 16
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'installation d'une radio départementale.
SECTEUR COMMUNICATION
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES AFFAIRES SOCIO CULTURELLES ET
DE LA PROMOTION HUMAINE DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 2 ANS
PARTENAIRES LES DIFFERENTES COMMUNES DU DEPARTEMENT
CONTEXTE
Il existe dans le département une dizaine de radios de proximité. Mais elles sont de faibles
portées (10 à 20 km). Il s'agit donc pour le conseil général de mettre en place une radio de
longue portée (100 à 150 km ) afin de porter le message du conseil général et de sensibiliser la
population sur les grand problèmes ( SIDA, MST, ENVIRONNEMENT, etc...).
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Améliorer le bien être et les conditions de vie des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Améliorer et faciliter la communication dans le département
FICHE PROJET: N° 17
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de promotion d'Internet et des Technologie de
l'Information et de la Communication(TIC) dans le
département : Installation de 5 cybercafés départementaux
SECTEUR NTIC
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES ELEVES ET LES JEUNES DESCOLARISES DES
LOLALITES SUIVANTES : BOUNDIALI, KOUTO,
SIEMPURGO, KASSERE ET SIANHALA
DUREE DE REALISATION 2 ANS
PARTENAIRES LE MINISTERE DES TELECOMMUNICATIONS ET DES
NTIC
CONTEXTE
Les élèves et les jeunes déscolarisés u département éprouvent d'énormes difficultés à pratiquer
les NTIC qui sont devenus indispensables dans le monde d'aujourd'hui. Dans tout le
département, il n'ya que deux cybercafés mais les coûts de navigation sont hors de portée pour
ces jeunes alors que les débits de connexion sont exagérément faible.
Il s'agit donc pour le conseil général de vulgariser l'internet dans cinq principales villes du
département afin de permettre à sa jeunesse de suivre l'évolution du monde dans ce domaine.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Améliorer le bien être et les conditions de vie des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Vulgariser internet et les TIC dans le département
FICHE PROJET: N° 18
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de construction et d'équipement de 6 CENTRES
POLYVALENTS dans le département.
SECTEUR ANIMATION JEUNESSE
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE DIRECTION DES SERVICES TECHNIQUES ET DES
MOYENS GENERAUX DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES JEUNES DES LOCALITES
SUIVANTES: GBEMOU, OUAZOMON, GBALO, YELE,
FONONDARA, TIANGALORO
DUREE DE REALISATION 3 ANS
PARTENAIRES Le Ministère de la JEUNESSE
CONTEXTE
La plupart des villes et des villages-centres du département sont dotés de foyers polyvalents. Ces
lieux servent pour les réunions, les animations culturelles pour les jeunes et pour l'organisation
de séances de formations et sensibilisations. Ces villages représentent moins de 30% des villages
du département. Il existe donc un besoin énorme dans ce secteur et plusieurs villages en ont fait
la demande pendant les ateliers d'élaboration du PSD.
Ce projet constitue donc la première phase d'un projet plus global et concernera pour l'instant les
localités où le besoin est plus crucial.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE - Diminuer l'exode rural pour les jeunes des villages concernés
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Augmenter le nombre de lieux d'animations et de rencontre
dans le département
FICHE PROJET: N° 19
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'organisation de journées socioculturelles du
département
SECTEUR CULTURE ET TOURISME
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'ŒUVRE DIRECTION DES AFFAIRES SOCIO
CULTURELLES ET DE LA PROMOTION
HUMAINE DU CONSEIL GENERAL
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DU DEPARTEMENT DE
BOUNDIALI
DUREE DE REALISATION 4 ANS
PARTENAIRES LES DIFFERENTES COMMUNES DU
DEPARTEMENT
CONTEXTE
Le département de Boundiali, est caractérisé par un riche patrimoine touristique. En effet, le
peuple senoufo est mondialement reconnu pour ses potentialités touristiques dont le rite
initiatique au poro reste le plus médiatisé.
A côté du poro, nous pouvons citer comme faisant partie du riche tissu touristique de Boundiali,
les danses traditionnelles (le N'goron, le Kapagatchan, le Didadi et autres).
L'existence de forêts sacrées à travers tout le département, de hauts fourneaux d'où les forgerons
produisaient le fer pour la fabrication des outils agricoles (daba, coupe-coupe, et autres armes
blanches), de tisserands artisanaux, de cordonniers locaux font du département de Boundiali une
destination touristique à exploiter dans les années à venir.
Mais tous ces attraits touristiques et culturels du département manquent de promotion. Il s'agira
pour le conseil général d'organiser une année sur deux de manière tournante une semaine de
promotion du tourisme et de la culture du département.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Amélioration des conditions de vie des populations
OBJECTIFS SPECIFIQUES - Promouvoir le tourisme dans le département
FICHE PROJET: N° 20
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet d'électrification de 16 localités du
département.
SECTEUR ELECTRIFICATION
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE SOPIE (Société d'Opération et de Production Ivoirienne
d'Electricité)
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES JEUNES DES
LOCALITES SUIVANTES:
A partir de Boundiali, une autre ligne 33 kV part vers le nord, en direction de Tengréla, chef lieu
du département du même nom. A cela, il faut ajouter deux lignes 33 kV en cours de construction
dans les sous-préfectures de Kolia, Gbon et Boundiali.
Concernant les localités, seulement 27 localités du département sont électrifiées sur un total de
112, soit 24% des localités tandis que le taux d'accessibilité (nombre de personnes) est de 38%.
IDENTIFICATION DU PROJET
INTITULE DU PROJET Projet de mise en place d'une unité de décorticage et de
conditionnement de l'anacarde (noix de cajou)
SECTEUR INDUSTRIE ET PME
MAITRE D'OUVRAGE CONSEIL GENERAL DE BOUNIALI
MAITRE D'OEUVRE BUREAU NATIONAL D'ETUDE TECHNIQUEE ET DE
DEVELOPPEMENT ( BNETD )
BENEFICIAIRES LES POPULATIONS DES JEUNES DESCOLARISES DU
DEPARTEMENT et LES PRODUCTEURS D'ANARCADE
DUREE DE REALISATION 5 ANS
PARTENAIRES Le Ministère de la L'INDUSTRIE ET PARTENAIRES
EXTERIEURS A RECHERCHER
CONTEXTE
Le département de Boundiali, région productrice de noix de cajou, demeure dépourvu d'unités de
transformation de ce produit. Le verger actuel est estimé à 15 903 ha appartenant à 4 366
[Link] année, ce sont environ 10 à 20 000 tonnes de noix de cajou qui sont produites
à travers tout le département et exporté directement vers les pays d'Asie ou d'Europe.
La noix de cajou brute qui est exportée, est par la suite décortiquée dans les pays importateurs
(Inde par exemple), puis réexportée avec une plus value très importante vers l'Europe.
Un marché national et international existe de ce fait, qui pourrait être mieux exploré et investi.
L'Inde qui absorbe 90% de la production africaine de la noix de cajou a besoin d'importer de plus
en plus de noix décortiquée.
La noix de cajou n'est pas un produit périssable. Elle peut être conservée et décortiquée
indépendamment des périodes et des saisons. Ceci lui confère ainsi un caractère spéculatif,
exploitable par les paysans. L'anacardier d'adaptant aux sols peu fertiles, le département de
Boundiali trouvera dans le l'implantation de ces unités de transformation, une source inespérée
de diversification de ses activités et ses exportations. L'écosystème sera préservé par la création
de cette unité de transformation dont l'existence répond à des besoins réels exprimés par les
populations.
LOGIQUE DU PROJET
FINALITE Renforcement du tissu industriel national
OBJECTIFS SPECIFIQUES - lutter contre le chômage des jeunes
Les emplois créés par le projet sont une source de revenus pour
les populations
* 1 - la loi n° 2001-477 du 09 aout 2001 relative à l'organisation du département et premières élections des conseils
généraux et de districts le 07 juillet 2002
* 3 Décret N°2008-96 du 05 mars 2005, Décret N°2005-314 du 06 octobre 2005 et Décret N° 2008-115 du 06 mars
2008
* 4 Guide du praticien de la planification locale participative en Côte-d'Ivoire: élaborée en avril 2004 par le Ministère du
plan et du développement avec l'appui du PNUD.
* 5 Le diagramme de Venn est un outil important pour analyser le rôle des acteurs au sein d'un territoire et leurs
interactions. Il permet :
§ De mettre au clair les acteurs ayant une influence sur la prise de décision (hommes, femmes,
associations...),
§ De repérer si des acteurs sont absents alors qu'ils auraient un rôle à jouer (organisations
féminines, coopératives...),
* 6 Katiola, Tengrela, Ferkessédougou, Korhogo, Jacqueville, Adiaké, Issia, Touba, Adzopé, Odienné, Aboisso, etc
* 8 Canton zona, canton Gbato, canton Ténéhouré, canton Kassemblé, sous-préfecture de Kouto, sous-préfecture de
Kolia, sous-préfecture de Gbon, sous-préfecture de Kasséré, sous-préfecture de Sianhala et Boundiali ville
* 9 Ziel Orientierte Projekt Plannung / Planification des Projets par Objectif (PPO)
* 10 C'est une méthode de recherche ou de production d'idées menée de façon collective utilisée pour trouver des
causes à un problème, des solutions, des noms de marques ou de nouveaux produits.
La méthodologie consiste à créer un groupe de travail hétérogène (fonction, âge, sexes, goûts) et
limité de 6 à 10 personnes. Chaque membre du groupe doit pouvoir s'exprimer soit librement
(quiconque a une idée, la communique), soit de manière ordonnée (chacun à son tour, par tour de
table). Chaque idée est inscrite sur une carte et affiché sur un tableau.