Comptabilité de gestion 2
Animateur: Pr. Badr ABOUZAID
Enseignant chercheur – ENCG de Tanger
Consultant en management
Docteur en Management – Université de Toulon
babouzaid@[Link]
Pr. Badr ABOUZAID AU: 2019‐2020 1
Avertissement
• La méthode de l’imputation rationnelle des charges fixes a
été totalement
t t l t traitée
t ité en présentiel
é ti l (avant
( t le
l passage à lal
formation à distance);
• Les étudiants doivent se référer à la série d’application
pp
fournie avant le passage à la formation à distance;
• Le passage à la formation à distance n’annule pas les
travaux de recherche;
• Le présent support constitue uniquement un aide mémoire
pour l’étudiant et ne doit en aucun cas être considéré
comme une synthèse du cours;
• L’étudiant doit se référer aussi à toutes les précisions et les
illustrations fournies durant le cours ainsi qu
qu’aux
aux travaux de
recherche.
Pr. Badr ABOUZAID AU: 2019‐2020 2
Rappel du plan
1 Q
1. Quelques
l cas particuliers
i li au niveau
i d
de lla
méthode des sections homogènes
2. La concordance des résultats
3. L’imputation
p rationnelle des charges
g fixes
4. Le coût variable
5 Le coût variable évolué
5.
6. Le coût marginal
7. Aperçu sur la
l méthode
é h d ABC C (Activity
( i i Based d
Costing)
Quelques cas particuliers au niveau de
la méthode des sections homogènes
(déjà traités en présentiel)
• LLes produits
d i en‐cours
• Le coût ppar degré
g
• Les déchets et les rebuts
• Les sous‐produits
• La fabrication sur commande
La concordance des résultats
• Retrouver le résultat de la comptabilité
ggénérale ((résultat courant)) à p
partir du résultat
analytique global
• Outil de vérification
• Règle générale: Soustraire les éléments qui
ont causé une surévaluation du résultat
analytique et ajouter les éléments qui ont
causé une sous‐évaluation.
Formule de la concordance
Résultat de la comptabilité générale =
Résultat de la comptabilité analytique
‐ Les charges non incorporables
+ Les charges supplétives
+ Les bonis d’inventaires
d inventaires
‐ Les malis d’inventaires
L’imputation rationnelle des charges fixes
(IRCF)
déjà traitée en présentiel
Source: Université de Nice. AUNEGE – Campus Numérique en Economie Gestion – Licence 2 –
Comptabilité analytique – Leçon 6
Lee principe de base:
Comment éliminer l’influence de l’activité
sur le calcul des coûts?
Autrement dit, comment combler une des
limites de la méthode du coût complet:
fausser le calcul des coûts à cause des
changements
g au niveau de l’activité de
l’entreprise.
Illustration
Comptabilité analytique de gestion, 5ème édition.
[Link]; consulté le 12/03/2013
Calculer le coût complet unitaire. Qu’est ce que vous constatez en termes
d’impact des charges fixes?
Illustration
Illustration
F V F V F V
Le principe de l’IRCF
l IRCF
? (1)
Coût unitaire?
Variable? Fixe?
Commentaire?
(1)
Précision: Coefficient d’activité
uniforme ou non uniforme
1. C
1 Coefficients
ffi i d’ i i é uniforme:
d’activités if
‐ Activité uniforme pour toutes les sections
‐ L’imputation des charges fixes peut se faire
avant ou après
p la répartition
p secondaire
2. Coefficients d’activités non uniformes:
‐Les sections n n’ont
ont pas le même niveau d’activité
d activité
par rapport à l’activité normale
‐IlIl faut procéder à l’imputation
l imputation des charges fixes
avant la répartition secondaire.
D’origine
g anglo‐saxonne,
g et contrairement à ce q que
pourrait laisser penser l’appellation «Direct costing »,
la méthode n’est pas basée sur la distinction entre
charges
h d
directes et indirectes,
d mais plutôt
l ô sur cellell
de charges variables et charges fixes.
Au départ, cette méthode ne retenait que les charges
variables
i bl pour déterminer
dé i l coûts
les û des
d produits.
d i Les
charges fixes (charges de structure) sont qualifiées
de charge de période et ne sont prises en compte
qu’au stade final du calcul du résultat global de
l entreprise.
l’entreprise
Un peu plus tard, cette méthode devait à son
t
tour é l
évoluer sous la
l pression
i d critiques,
des iti
pour prendre en compte une partie des
charges fixes, appelées charges spécifiques, au
stade du calcul des coûts des p produits,, sans
toucher pour autant à son sacro‐saint principe
de la non répartition de ces charges.
charges
On en revient avec cette méthode, qualifiée
d direct
de di t costing
ti évolué
é l é pour la
l distinguer
di ti d
de
sa première version appelée direct costing
simple, à déterminer pour chaque produit,
non seulement la marge g de contribution
(marge sur coût variable), mais aussi une
marge sur coût spécifique tenant compte des
charges fixes propres à chaque produit.
Méthodes de calcul
Direct costing simple Direct costing évolué
Chiffre d’affaires HT Chiffre d’affaires HT
‐ Charges variables
‐ Charges variables
= Marge sur coût variable = Marge sur coût variable
‐ Charges fixes spécifiques
g fixes
‐ Charges = Marge sur coût spécifique
‐ Charges fixes communes
= Résultat = Résultat
La méthode permet également de mettre en
é id
évidence d’ t
d’autres notions
ti cruciales
i l pour le l
contrôle de gestion, s’agissant du compte de
résultat différentiel et du seuil de rentabilité.
Le compte
p de résultat différentiel
Il est question d’un tableau de détermination du
résultat
é lt t quii fait
f it apparaître
ît les
l marges sur
coûts variables pour chaque étape de
fabrication.
Compte de résultat différentiel
Valeur %
Chiffre d'affaires %
Coût variable d'achat
Consommations de matières premières
Achat
+ Stock initial
- Stock final
Charges variables d'appro %
MARGE/COUT VARIABLE D'ACHAT
Coût variable de production
Variation de stocks de produits finis
- Stock initial
+ Stock final
g variables de production
Charges p
MARGE/COUT VARIABLE DE PRODUCTION %
Coût variable de distribution
Charges variables de distribution
Charges variables totales %
Marge sur coût variable %
Charges fixes
Résultat différentiel %
Le compte de résultat différentiel
Cette présentation du résultat net met l’accent sur l’analyse
des charges variables et impute globalement, et sans
arbitraire, les charges fixes sur la marge sur coût variable.
Le gestionnaire ressent son objectif de rentabilité comme
l’obligation
g de maximiser la marge
g sur coût variable.
Dans cette optique,
optique il importe de savoir à partir de quand la
marge sur coût variable couvrira les frais fixes.
Le seuil de rentabilité (SR)
Le SR est le chiffre d’affaires pour lequel
p
l’entreprise couvre la totalité de ses charges
g
(CV+CF) et donc dégage un résultat nul.
Il est aussi appelé chiffre d’affaires critique (CAC)
ou de point mort.
Le seuilil de
d rentabilité
bili é (SR)
( )
Une telle définition entraîne trois relations qui
permettent de connaître le SR.
SR
SR CAC = CV + CF
SR Résultat = 0
SR M/CV = CF.
CF
C’est
C est cette dernière relation qu
qu’est
est la plus utilisée,
utilisée car la
plus propice à des travaux de prévision.
Le seuil de rentabilité (SR)
( )
Représentation graphique de la 3ème relation :
M/CV
/
Zone de gain
CF
Zone de perte
0
SR CA
Le seuil de rentabilité (SR)
Toutes les représentations
p ggraphiques
p q de ces
trois relations, ci‐dessus, l’ont été en fonction
du chiffre d’affaires. Mais, il peut être
nécessaire
é i d’ill
d’illustrer l
les problèmes
blè en
fonction d’autres paramètres comme les
quantités de produits (CF/MCV unitaire) ou le
temps.
Cela conduit à étudier le déroulement de
l’ l it ti à la
l’exploitation l fois
f i en termes
t d rentabilité
de t bilité
mais aussi de sécurité.
Le seuil de rentabilité (suite et fin)
La date du seuil ou le point mort :
Sous l’hypothèse d’une réalisation régulière du chiffre
d’affaires, il est possible d’utiliser les règles de
proportionnalité pour déterminer la date à laquelle
le seuil sera atteint.
SR
Ce qui donne Date x 12
CA
Plus
us u
un SSR est atte
atteintt tôt da
danss l’année
a ée ccivile,
e, p
plus
us
Sunbelts est à l’abri d’un retournement de tendance
qui ferait chuter ses ventes.
Le coefficient de volatilité ou levier opérationnel (LO)
Il exprime le pourcentage de variation du résultat obtenu
pour une variation en pourcentage du chiffre d’affaires.
Ainsi un LO de +2 signifie que pour une variation positive de
10% du chiffre d’affaires, le résultat augmenterait de
20%.
20%
Il représente l’élasticité du
d résultat
rés ltat par rapport aua chiffre
d’affaires d’où son nom de coefficient de volatilité.
Il s’écrit :
ΔR
eR / CA = R
Δ CA
CA
Le coefficient de volatilité ou levier
opérationnel (Suite et fin)
Sous les hypothèses d’un prix de vente constant
et des
d conditions
di i d’ l i i
d’exploitations id i
identiques
tant pour les charges variables unitaires que
pour les charges fixes globales, ce qui rend la
variation du chiffre d d’affaires
affaires dépendante,
uniquement, d’une variation des quantités.
Sous ces hypothèses,
yp , on aura : MCV
LO =
R
Le seuil de rentabilité (SR) en présence de la
saisonnalité :
Les entreprises saisonnières réalisent leur chiffre
d’affaires
d affaires de manière irrégulière au cours de
l’année.
Ces variations saisonnières n’ont pas d’incidence
sur les conditions d’exploitation de l’entreprise
et n’influencent pas la valeur du CAC mais, par
contre, elles modifient la date à laquelle le SR
sera atteint.
Le seuil de rentabilité (SR) en présence de la
saisonnalité :
Il est impossible d’utiliser la proportionnalité
entre le
l temps et le l chiffre
hiff d’affaires
d’ ff i pour
déterminer le point mort.
Il ffautt donc
d dé
décomposer période
é i d par période
é i d la
l
constitution du chiffre d’affaires et les cumuler
jusqu’à l’obtention du SR.
Le seuil de rentabilité et modifications des conditions
d’exploitation :
L entreprises
Les t i peuvent,t pour une raison
i ou une autre,
t
être amenées à des modifications dans les
conditions dd’exploitation
exploitation (acquisitions de nouveaux
matériels, compagnes de promotion, …).
Æ une augmentation des charges fixes et à un
changement (à la hausse ou à la baisse) du taux de
marge.
Les apports de la méthode de direct costing pour le contrôle de
gestion
Apprécier objectivement la performance des responsables, dans la mesure où ils
ne sont jugés que sur les charges et les produits sur lesquels ils ont une
responsabilité effective. La méthode évite l’arbitraire de répartition des charges
communes ;
Rendre la prévision du résultat plus fiable et plus facile : dans la mesure où, l’on
peut faire une prévision de l’activité, les charges variables qui en découlent, et
partant les marges et les résultats. Les calculs de simulations sont plus faciles à
réaliser
é li ;
Maximiser le résultat de l’entreprise en favorisant les produits qui ont les plus
fortes marges
g de contribution et en abandonnant éventuellement ceux q qui ont des
marges sur coût
û variables
bl négatives
é pour lesquels
l l une hausse
h d prix n’est
de ’ pas
possible ;
Déterminer le seuil de rentabilité,, le p
point mort et le p
point mort spécifique
p q p pour
chaque produit ;
C’est aussi un instrument de gestion à court terme efficace, permettant de jouer
sur le prix de vente suivant les opportunités et contraintes du marché.
Les insuffisances de la méthode se résument ainsi :
Méthode de calcul du coût p partiel,, ne p
permettant
pas de déterminer le coût de revient.
Incapacité
p de déterminer un p prix de vente ou de
préparer un devis ;
l’utilisation de cette méthode aboutit à une sous
évaluation des stocks. Elle est ,,d’ailleurs,, non
reconnue par le législateur pour l’évaluation des
stocks dans la déclaration fiscale de l’entreprise.
Travail à faire:
Les exercice liées aux méthodes du
coût variable et du coût variable
évolué au niveau de la série
d application.
d’application
Les exercices sont à envoyer par mail
au plus tard le 04 avril 2020.