0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues121 pages

Rapport Annuel de la Chambre des Comptes

Transféré par

a morghad
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues121 pages

Rapport Annuel de la Chambre des Comptes

Transféré par

a morghad
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

AVANT-PROPOS

Créée par la loi n° 96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la


Constitution du 22 juin 972 et organisée par loi n° 2003/005 du 21 avril 2003,
la Chambre des Comptes a démarré ses activités après la nomination en avril
2004 de son président et la prestation de serment des autres magistrats de la
chambre en décembre 2005.

Ainsi un peu plus d’un an après ce démarrage, la Chambre des Comptes


produit son premier rapport annuel conformément à l’article 3 du dernier
texte de loi citée. Cet article dispose : « la Chambre des Comptes produit
annuellement au Président de la République, au Président de l’Assemblée
Nationale et au Président du SENAT un rapport exposant le résultat général
de ses travaux et les observations qu’elle estime devoir formuler en vue de la
réforme et de l’amélioration de la tenue des comptes et de la discipline des
comptables. Ce rapport est publié au journal officiel de la République ».

Dans les pays à tradition établie, c’est un grand moment où la


juridiction financière expose le regard qu’elle porte sur l’utilisation qui a été
faite des deniers publics.

Le rapport annuel 2006 se veut simple dans sa conception ainsi que


dans son esprit. En dépit du caractère très particulier du contrôle et du
jugement des comptes, un effort louable de communication y transparaît et
dégage des objectifs à trois niveaux :

- d’une part le document présenté a un caractère didactique. A ce titre,


apparaît la préoccupation de faire connaître les missions de la chambre

1
et de faire état de ses mécanismes de fonctionnement. Nombre de
concepts techniques spécifiques à la juridiction financière sont
expliqués à cette occasion. Les développements consacrés à
l’introduction et dans la deuxième partie tendent à satisfaire cette
exigence ;

- d’autre part, le texte dégage un aspect pédagogique dans la mesure où


des enseignements y sont tirés suite aux observations ou irrégularités
relevées à l’occasion de l’examen des comptes publics. La troisième
partie du rapport annuel traduit cette préoccupation ;

- par ailleurs, le rapport revêt un caractère informatif. Il renseigne les


autorités publiques ainsi que les citoyens sur la genèse de la Chambre
des Comptes et sur le résultat de ses activités. Les développements
contenus dans les trois parties du rapport traduisent cet aspect.

Enfin, fort des enseignements de cette première année d’exercice, la


conclusion trace les perspectives de l’action future de la chambre.

A la lecture de ce rapport, l’on devrait pouvoir se faire une idée de la


Chambre des Comptes telle qu’elle a été mise en place et au terme de sa
première année d’activités. A cet égard, la prise en compte des faits relevés et
des enseignements à en tirer, constitue le gage d’une évolution de nature à
consolider les fondations de cette jeune institution. Celle-ci devra trouver ses
marques à la mesure des ambitions des hommes et des femmes qui l’animent,
afin que l’assainissement des finances publiques soit une réalité et que la
maxime de Jean Bodin qui disait : « il n’y a richesse, ni force que d’hommes »
trouve ici tout son sens.
Alexis DIPANDA MOUELLE
Premier Président de la Cour Suprême

2
INTRODUCTION

La loi n° 96/06 du 18 Janvier 1996 portant révision de la


Constitution du 02 Juin 1972 qui traite du pouvoir judiciaire en son
titre V, crée une Chambre des [Link] sein de la Cour
Suprême. Les dispositions de l’article 41 de cette loi précisent: « la
Chambre des Comptes est compétente pour contrôler et statuer
sur les comptes publics et ceux des entreprises publiques et
parapubliques ». Il s’agit en conséquence dans notre édifice
judicaire d’une juridiction financière.

A ce titre, elle est l’héritière d’un certain nombre d’institutions


qui ont eu pour attributions le contrôle et le jugement des
comptes publics dans notre pays.

Ainsi, en est-il :

 de la Cour Française des Comptes qui contrôlait et jugeait les


comptes publics du Cameroun de 1919 à 1960 ;

 du système de contrôle des comptes publics à trois niveaux qui


avait été institué après l’indépendance, et qui comportait une
Cour Fédérale des comptes1 au niveau de l’Etat Fédéral, une
chambre des comptes auprès de la Cour Suprême de l’Etat

1Cf. ordonnance n° 62/OF/4 du 07 février 1962 réglant le mode de présentation, les conditions d’exécution du
budget de la République du Cameroun, de ses recettes, de ses dépenses et de toutes les opérations s’y rattachant.

3
fédéré du Cameroun oriental et un département de l’ « audit »
auprès de l’Etat fédéré du Cameroun Occidental. Cette
expérience prendra fin le 1er juillet 1969 par la suppression de la
Cour Fédérale des Comptes ;

 de l’Inspection Générale de l’Etat (I.G.E)2 qui prendra le relais


de la Cour Fédérale des Comptes en 1969. Elle sera chargée
de l’apurement des comptes des comptables publics ;

 des services du Contrôle Supérieur de l’Etat3 qui vont se


substituer plus tard à l’Inspection Générale de l’Etat pour
l’exécution de la même mission.
* *
*

Chacune des institutions sus évoquées s’acquittera avec plus


ou moins de bonheur des missions à elles confiées et c’est à partir
de 1996 que la juridiction financière, à la faveur de la loi
fondamentale4 va renaître sous l’appellation de Chambre des
Comptes de la Cour Suprême. Il y a lieu de souligner, qu’en
replaçant le contrôle et le jugement des comptes dans le giron du
pouvoir judiciaire, le constituant camerounais a voulu se
conformer aux normes requises en la matière, dans la mesure où
ces attributions ont été confiées à une institution indépendante du
pouvoir exécutif.
2 Cf. Décret n° 69/DF/265 bis du 30 juin 1969 relatif à l’apurement des comptes publics et à la sanction des
responsabilités des comptables.
3 Le texte appliqué en matière d’apurement des comptes est le Décret n°78/470 du 03 novembre 1978 relatif à

l’apurement des comptes et à la sanction des responsabilités des comptables.


4 Cf. Article 41 de la loi n° 96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la Constitution du 02 juin 1972.

4
Ainsi, fort des considérations liées à la transparence et à la
lisibilité des comptes qui constituent l’essence même du contrôle
des finances publiques, la nouvelle division du travail instaurée
dans ce domaine est un gage d’impartialité, mieux
d’indépendance. Elle doit permettre un nouvel envol de la gestion
économique et financière de l’Etat. La Chambre des Comptes
procède donc non seulement d’un impératif de gouvernance
financière et économique, mais au-delà, d’une vision moderne de
la gestion de l’Etat de droit.

* *
*

Ce premier rapport annuel est l’occasion de faire connaître


les attributions, l’organisation et le fonctionnement de cette
juridiction financière.

* *
*

LES ATTRIBUTIONS DE LA CHAMBRE DES COMPTES

Certaines sont juridictionnelles, d’autres non juridictionnelles.

 Les attributions juridictionnelles procèdent des dispositions


relatives à la loi n° 96/06 du 18 janvier 1996 portant révision de la
constitution du 02 Juin 1972 ainsi que de la loi organique du 21
Avril 2003 relative à la Chambre des Comptes. L’article 41 de la
constitution détermine le champ de compétence de la

5
Chambre : «la Chambre des Comptes est compétente pour
contrôler et statuer sur les comptes publics et ceux des
entreprises publiques et parapubliques». La mission ainsi définie
par la constitution est précisée par les dispositions des articles 2,
7, 8 et 9 de la loi précitée.

Ainsi, l’on relève que :

- les comptes objet de contrôle et de jugement sont ceux des


comptables publics patents ainsi que ceux des comptables
de fait (art.2 et 7) ;

- les entités5 dont les comptes sont soumis au contrôle et au


jugement de la Chambre sont multiples et dotées de statuts
juridiques qui relèvent aussi bien du droit privé que du droit
public (art. 8)

Quant à l’article 9, il fait de la Chambre des Comptes une


juridiction de cassation, les recours formés contre les jugements
définitifs rendus par les juridictions inférieures des comptes étant
déférés devant elle.

Les attributions non juridictionnelles quant à elles


concernent : les avis prévus à l’article 10 de la loi organique du 21
avril 2003, la rédaction du rapport annuel, les notifications faites
par le procureur général et le greffier en chef ainsi que tous les
autres actes de gestion.

5 Organismes ainsi que personnes physiques.

6
L’ORGANISATION DE LA CHAMBRE DES COMPTES

Les dispositions y afférentes sont contenues dans les articles


13 à 25 de la loi du 21 Avril 2003. Trois (03) aspects retiennent
l’attention à savoir, la structuration de la chambre, sa composition
et ses formations.

 La Chambre des Comptes comprend cinq (05) sections. Il


s’agit:

- de la section de contrôle et de jugement des comptes des


comptables de l’Etat (première section) ;

- de la section de contrôle et de jugement des comptes des


comptables des collectivités territoriales décentralisées et de
leurs établissements publics (deuxième section) ;

- de la section de contrôle et de jugement des comptes des


comptables des établissements publics de l’Etat (troisième
section) ;

- de la section de contrôle et de jugement des comptes des


entreprises du secteur public et parapublic (quatrième
section) ;

7
- de la section des pourvois qui n’est pas opérationnelle en
raison de ce que les juridictions inférieures de comptes ne
sont pas encore mises en place.

 La composition de la Chambre des Comptes comporte un


siège, un parquet et un greffe (art. 14 à 18 de la loi organique
du 21 Avril 2003).

 Le siège a pour mission de contrôler et de juger les


comptes en rendant des arrêts. Il comprend le Président
de la Chambre, les Présidents de Section, les différents
conseillers6.

 Le parquet exerce les fonctions du ministère public et a


pour mission de veiller au respect de la loi par voie de
réquisitions et de conclusions. Il concourt à la prise de
décisions sus énoncées. Il est représenté par le Procureur
Général près la Cour Suprême (art. 17).

 Le greffe enregistre les comptes et autres documents


produits à la Chambre. Il comprend : le Greffier en Chef
et les greffiers.

 Les formations de la Chambre des Comptes sont prévues aux


articles 21 à 25 de la loi précitée. La Chambre se réunit selon le
cas en audience ordinaire, en sections réunies ou en Chambre
de conseil en raison de la complexité des affaires et selon la

6 Conseillers, Conseillers Maîtres, Conseillers Référendaires.

8
détermination des matières telle que fixée par ordonnance du
Président de la chambre.

* *
*

LE FONCTIONNEMENT DE LA CHAMBRE DES COMPTES.

La procédure de jugement des comptes des comptables


publics patents (art. 26 à 38), les procédures relatives aux
comptabilités de fait (art. 39 à 44), ainsi que le pourvoi en
cassation (art. 45 à 47) sont précisés par les dispositions des articles
sus mentionnés.

 L’on retiendra essentiellement que la procédure de


jugement des comptes des comptables publics patents est
écrite et obéit aux dispositions de la loi fixant l’organisation
de la Cour Suprême sous réserve des spécificités propres aux
juridictions financières.

 Les comptabilités de fait concernent les comptes de


personnes qui, n’ayant pas la qualité de comptable public
patent s’immiscent dans le maniement des fonds publics.
Ces comptes sont justiciables de la Chambre des Comptes
(art. 39-2). Lorsque la comptabilité de fait est découverte,
elle donne lieu à un acte introductif d’instance du ministère
public qui selon le cas peut aboutir ou non à une déclaration
de comptabilité de fait.

9
 Le pourvoi en cassation est formé dans les quinze (15) jours à
compter du lendemain de la notification du jugement de la
juridiction inférieure des comptes. (art. 46).

Au terme de cette présentation sommaire, le présent rapport


annuel se propose de faire état de la mise en place de la
Chambre des Comptes de la Cour Suprême s’agissant de son
premier rapport annuel (I). Par ailleurs, il rend compte du résultat
général des travaux de celle-ci pour l’exercice 2006 (II) et contient
les observations en vue de la réforme et de l’amélioration de la
tenue des comptes ainsi que de la discipline des comptables (III).

10
PREMIERE PARTIE

LA MISE EN PLACE DE LA CHAMBRE


DES COMPTES

11
Le processus de mise en place de la Chambre des Comptes
a démarré en octobre 2003 par la création d’un Comité
interministériel, relayé en juillet 2005 par le Comité de stratégie
pour l’opérationnalité effective de l’institution. Ces deux structures
étaient placées sous la supervision du Comité de pilotage de la
matrice des mesures Cameroun – Union Européenne.

L’objectif assigné était d’assurer la mise en place


harmonieuse de la Chambre afin qu’elle puisse examiner avant
fin 2005 les comptes de l’année 2004.

Nombre d’actions ont été réalisées couvrant notamment les


domaines tels que la nomination des premiers magistrats de
l’Institution, la sélection des candidats aux fonctions de magistrats
de compte, la formation de ces derniers, l’élaboration des
instruments indispensables à la réalisation des missions de la
Chambre des Comptes.

1) La nomination des premiers magistrats de la Chambre des


Comptes

Le Président de la chambre ainsi que deux Conseillers ont été


nommés en avril 2004 par décret du Président de la République.
Le Président de la Chambre a ultérieurement pris la présidence du
Comité de stratégie pour l’opérationnalité effective de celle-ci ;
cette désignation a entraîné la dissolution du Comité
interministériel de mise en place sus évoqué et permis un meilleur
suivi de la mise en place de la Chambre.

12
2) La sélection des candidats aux fonctions de magistrat des
comptes

Deux étapes ont marqué cette action ; la finalisation des


critères de sélection et la sélection proprement dite.

 La finalisation des critères de sélection

Un groupe de travail 7 supervisé par le Comité de pilotage a


mené des travaux qui ont permis l’élaboration des termes de
référence pour le recrutement et la formation des futurs membres
de la Chambre des Comptes.

Les critères de sélection définis se rapportaient au profil


pluridisciplinaire des candidats. Ainsi a-t-il été retenu le principe
d’une sélection composée de 30% d’Inspecteurs d’Etat, 30%
d’Inspecteurs Principaux des régies financières, 20% de Magistrats
de l’ordre judiciaire, 15% d’Administrateurs civils principaux et
autres fonctionnaires, 5% d’enseignants d’université ayant au
moins le grade de chargé de cours. De même les critères ont
porté sur l’ancienneté dans les différents corps de métier et
comportaient une épreuve orale d’entretien avec un jury de
sélection à la Cour Suprême du Cameroun.

COMPOSITION DU JURY A INSERER

7 Il est constitué de messieurs PALLOT et WROBEL, Magistrats des comptes français et de Messieurs BELIBI Joseph et
NDONG Benoît, respectivement Premier Avocat Général à la Cour Suprême du Cameroun et Inspecteur d’Etat dans
les services du contrôle supérieur de l’Etat.

13
Le rapport des experts sur les critères de sélection déposé le
7 juin 2004, a été validé par le Comité de pilotage et mis en
application par le Comité de stratégie.

 La sélection proprement dite

Elle s’est réalisée en deux étapes :

 Une première vague de 15 candidats a été


sélectionnée le 14 avril 2005 sur les 63 qui postulaient à
la fonction de magistrat des comptes. En définitive
quatre inspecteurs d’Etat, quatre inspecteurs des régies
financières (Trésor), trois magistrats de l’ordre judiciaire,
deux chargés de cours de l’université et deux
administrateurs civils principaux faisaient partie de ce
premier groupe.

 Une seconde vague de sept candidats a été


sélectionnée en Août 2005 et comprend un magistrat
de l’ordre judiciaire, un inspecteur principal des postes
et télécommunications, deux inspecteurs principaux
des régies financières, un inspecteur d’Etat, un
administrateur civil principal.

14
3) La formation de postulants aux fonctions de magistrat des
comptes

Le comité d’experts chargé d’élaborer les termes de


référence relatifs à la sélection des candidats (voir supra) a
également proposé un programme de formation des futurs
magistrats des comptes.

La phase théorique de cette formation qui a duré de


septembre à novembre 2005 était assurée par des experts
camerounais et étrangers. Le programme de formation a couvert
les domaines de l’organisation judiciaire, des finances publiques
en général, et de manière spécifique des procédures en matière
de jugement des comptes, de la comptabilité publique ainsi que
de la comptabilité commerciale.

Au total, une trentaine de modules environ a été présentée


aux postulants. L’exposé de chaque module a été sanctionné par
une évaluation des connaissances écrites proposées aux
postulants.

Au terme de cette formation théorique, seuls 19 des 22


participants ont été retenus. Des stages pratiques dans les
juridictions financières de France ont été programmés pour
compléter cette formation.

15
4) L’élaboration de certains instruments indispensables au
contrôle et au jugement des comptes

Au nombre de ces instruments, l’on compte : l’instruction sur


les comptes de gestion et le guide des procédures de la Chambre
des Comptes.

 L’instruction sur les comptes de gestion qui concerne


particulièrement les comptes du Trésor est un document
qui indique les principes et les modalités d’élaboration,
de présentation, et de production des comptes de
gestion. Cette instruction a été signée le 21 octobre
2005 par le Ministre de l’Economie et des Finances.

 La finalisation du guide des procédures de la Chambre


des Comptes est l’œuvre d’experts8 qui ont déposé le
document produit en octobre 2005. Ce guide décrit de
manière concrète les actes à effectuer à l’occasion du
contrôle et du jugement des comptes. Celui-ci a été
adopté en Assemblée Générale de la Chambre le 31
décembre 2005.

8Il s’agit de Messieurs PALLOT et WROBEL, Magistrats des Comptes français et de Monsieur BELIBI Joseph, Premier
Avocat Général à la Cour Suprême du Cameroun.

16
5) La nomination et l’installation des nouveaux magistrats de
la Chambre des Comptes

Au terme de la formation des postulants à l’Ecole Nationale


d’Administration et de Magistrature, le Président de la République
a signé deux décrets9 portant respectivement intégration dans la
magistrature et nomination aux différentes fonctions. Ces
magistrats ont par la suite prêté serment et ont été installés à
l’audience solennelle de la Cour Suprême du 20 décembre 2005.

 Seize magistrats ont été intégrés dans la magistrature


dont treize au 4ème grade et trois au 3ème grade. Parmi
les dix-neuf magistrats formés à l’ENAM, quatorze ont
été nommés Conseillers maîtres, quatre Conseillers
référendaires, et un Président de section.

Il y a lieu de mentionner qu’à la même occasion, deux autres


présidents de section ont été nommés ainsi que trois avocats
généraux à la Chambre des Comptes.

6) L’occupation des locaux qui abritent la Chambre des


Comptes

Un immeuble a été conventionné le 2 juin 2005 par l’Etat du


Cameroun à l’effet d’abriter les locaux de la Chambre des
Comptes. Ledit immeuble a été effectivement occupé par le
personnel au courant du mois de février 2006. L’équipement des

9 ……………….

17
bureaux se fait progressivement. Il y a cependant lieu de signaler
l’inexistence d’un parking aussi bien pour le personnel que pour les
visiteurs.

18
DEUXIEME PARTIE

RESULTAT GENERAL DES TRAVAUX


DE LA CHAMBRE DES COMPTES

19
L’activité principale de la Chambre des Comptes est
juridictionnelle ; il s’agit du contrôle et du jugement des comptes.
Toutefois, cette fonction juridictionnelle n’est possible que grâce à
l’aménagement préalable de l’environnement de travail de la
Chambre des Comptes. L’ensemble des actions qui y concourent
qualifié d’activités non juridictionnelles a constitué l’essentiel du
travail de la Chambre des Comptes au cours de l’exercice 2006.

A - ACTIVITES NON JURIDICTIONNELLES DE LA CHAMBRE


DES COMPTES

Ces activités se rapportent :

 à l’organisation interne de la Chambre des Comptes ;

 au fonctionnement interne de la Chambre des Comptes ;

 à la sensibilisation et à l’information des structures sur la


confection et la production des comptes ;

 à la formation du personnel de la Chambre de Comptes.

1 - ACTIVITES RELEVANT DE L’ORGANISATION INTERNE DE LA CHAMBRE DES


COMPTES

Elles tendent à mettre en place un dispositif qui permet à la


Chambre des Comptes d’exercer ses attributions et de mieux les
appréhender.

20
Ces activités ont trait notamment à :

 la répartition des magistrats et des greffiers dans les


différentes sections ;

 la désignation d’un Président de la deuxième section ;

 la détermination des matières dont connaissent les


différentes formations de la Chambre des Comptes ;

 la création de divers comités.

 Répartition des magistrats10 et des greffiers dans les différentes


sections

La Chambre des Comptes de la Cour Suprême du


Cameroun a fonctionné au cours de l’exercice 2006 avec un
effectif de trente-six personnes dont vingt cinq magistrats et onze
greffiers.

Le siège comprend :
 le Président de la Chambre ;
 04 Présidents de Section ;
 14 Conseillers maîtres ;
 04 Conseillers référendaires.

Le ministère public comprend :

10 Cf. ordonnance n° 001/CDC/CSC/du 30 décembre 2005.

21
 Le Procureur Général près la Cour Suprême représenté par
le Premier Avocat Général ;
 02 Avocats généraux.

Le greffe est composé :


 du greffier en chef ;
 de 05 greffiers de section ;
 de 05 greffiers.

Afin d’entamer le travail effectif d’instruction des comptes, le


Président de la Chambre des Comptes a par ordonnance n° 001/
CDC/ CSC du 30 décembre 2005, réparti les magistrats dans les
différentes sections.

L’article 2 de cette ordonnance prévoit que le Président de


la Chambre des Comptes peut, en tant que de besoin, confier à
un magistrat tout compte ou dossier relevant d’une autre section.
Cette rotation permet aux magistrats de cultiver une
interdisciplinarité à l’intérieur de la juridiction.

 Désignation du Président de la deuxième section.

Bien que la loi n° 2003/005 du 21 avril 2003 fixant les


attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Chambre
des Comptes ait prévu une section chargée du contrôle et du
jugement des comptes des collectivités territoriales décentralisées,
le président de ladite section n’avait pas été nommé par le

22
Président de la République. Afin d’activer cette section11, le
Président de la Chambre des Comptes s’est désigné président de
celle-ci.

En conséquence, toutes les sections de la chambre ont été


fonctionnelles au cours de l’exercice 2006 à l’exception de la
section des pourvois qui n’a pas encore démarré ses travaux pour
les motifs déjà évoqués.

 Détermination des matières dont connaissent les différentes


formations de la Chambre des Comptes

L’article 21 alinéa 1 de la loi organique du 21 avril 2003


précise que la Chambre des Comptes se réunit dans le cadre de
ses formations en :

 audience ordinaire ;
 sections réunies ;
 chambre de conseil.

L’alinéa 2 du même article prescrit au Président de la


Chambre des Comptes de déterminer par ordonnance les
matières dont connaissent les différentes formations. En
application de cette disposition et après concertation au cours
d’une Assemblée Générale de la Chambre des Comptes, le
Président de la Chambre a par ordonnance n°002/CDC/CSC du
………………. février 2006 précisé ainsi qu’il suit ces attributions :

11 Cf. Ordonnance n° 003/CDC/CSC du 22 mai 2006.

23
 en audience ordinaire, la chambre juge les comptes ou
les documents en tenant lieu relevant de la compétence
de chaque section conformément aux dispositions de
l’article 13 alinéa 1er de loi n° 2003/005 du 21 avril 2003.

 en sections réunies, le jugement concerne :

 les affaires complexes, à la demande soit du


magistrat rapporteur, soit du Président de la section,
soit du Président de la Chambre des Comptes ;

 les cas relevant de la compétence de deux ou


plusieurs sections ;

 les cas de revirement de jurisprudence, de recours en


révision ou de toute autre affaire à la demande du
Président de la Chambre des Comptes ou du
Procureur Général près la Cour Suprême.

 en chambre de conseil, la Chambre des Comptes:

 adopte le rapport annuel ;

 donne l’avis prévu par l’article 10 de la loi organique


n° 2003/005 du 21 avril 2003, et tout autre avis dont
elle pourrait être saisie par le Président de la
Chambre des Comptes ou le Procureur Général près
la Cour Suprême ;

24
 examine toute question concernant l’administration
et la gestion de la Chambre des Comptes.

 Création de divers comités.

Deux comités ont été mis en place à la Chambre des


Comptes :

 le Comité de la Programmation et du Rapport Public;


 le Comité de la Documentation et de la Communication.

 Le Comité de la Programmation et du Rapport Public

La programmation est inhérente au fonctionnement de toute


juridiction financière. Elle consiste sur la base de la collecte de
certaines données, à élaborer un programme annuel des travaux
portant sur l’examen des comptes, dont l’instruction est confiée
aux magistrats. Elle définit une orientation de la politique des
contrôles arrêtée par le Président de la Chambre en relation avec
les présidents de section. Le comité en charge de la
programmation et de l’élaboration du rapport public annuel a été
créé par ordonnance12 du Président de la Chambre et ses
membres ont également été désignés13. Ce comité est fonctionnel
et présente périodiquement les résultats de ses travaux au
Président de la chambre.

12 Cf. Ordonnance n° 004/CDC/SC du 22 mai 2006.


13 Cf. Ordonnance n° 006/CDC/SC du 22 mai 2006.

25
 Le Comité de la Documentation et de la
Communication

La documentation est un domaine stratégique dans le


fonctionnement d’une juridiction financière. Au delà de la mise en
place d’une bibliothèque, l’enrichissement des dossiers de base
des organismes par des informations de presse de nature à
éclairer le contrôle relève des attributions de ce comité.

Par ailleurs, la communication par les moyens modernes en


usage dans ce domaine (internet et autres) doit permettre de
faire connaître la Chambre des Comptes au public. Le comité en
charge de la documentation et de la communication a été créé
par ordonnance14 du Président de la Chambre et les membres
dudit comité ont été nommés15. Ce comité est également
opérationnel et rend compte de ses activités au Président de la
Chambre.

2. ACTIVITES RELEVANT DU FONCTIONNEMENT INTERNE DE LA CHAMBRE

Au lendemain de l’installation des magistrats de la Chambre


des Comptes, le Président de cette juridiction financière a
organisé des cadres de réflexion qui ont permis la mise en place
d’instruments de travail devant rendre opérationnelle cette
nouvelle institution.

14 Cf. ordonnance n° 005/CDC/CSC du 22 mai2006.


15 Cf. ordonnance n° 007/CDC/CSC du 22 mai 2006.

26
 Adoption du guide des procédures de la Chambre des
Comptes

Au cours de leur première Assemblée Générale tenue le 31


décembre 2005, les magistrats et les greffiers ont adopté le guide
des procédures de la Chambre des Comptes. Ce document est
un outil de travail indispensable tant pour les magistrats que pour
les personnels des greffes et des archives. Il décrit l’ensemble des
procédures et des actes à exécuter par chaque acteur de la
chaîne de contrôle, s’agissant des opérations liées à l’examen et
au jugement des comptes. Cet instrument de travail permet
d’harmoniser les pratiques procédurales dans toutes les sections
de la Chambre des Comptes.

 Elaboration d’un chronogramme des activités pour l’année


2006

Pour l’exercice 2006, le chronogramme élaboré par la


Chambre des Comptes a prévu la réalisation de vingt huit
activités, soit une moyenne de sept activités par trimestre. Ces
travaux portent notamment sur la sensibilisation des comptables à
la production des comptes de gestion, le contrôle et le jugement
des comptes ainsi que la formation du personnel de la chambre.

Le planning établi à cet effet définit clairement les résultats


attendus pour chaque activité, en même temps qu’il identifie les
acteurs et détermine les moyens à mettre en œuvre pour la
réalisation des objectifs, dont l’un des plus importants était de faire
démarrer les travaux dans toutes les sections. L’exécution de ce

27
chronogramme a débuté à date, et nombre d’activités prévues
ont été réalisées.

 Activation des sections de la chambre

Le Président de la Chambre a constitué une commission de


réflexion portant sur l’activation de celles-ci. L’exploitation des
résultats de cette commission a permis de saisir les diverses
structures chargées de la production des comptes, aux fins de
leur transmission au greffe dans les délais prévus.

A ce jour, nombre d’organismes ont réagi favorablement à


cette démarche du Président de la Chambre, permettant ainsi le
début de l’examen des comptes produits.

 Elaboration des guides d’instruction dans les sections

Pour permettre de maîtriser les particularités de leur domaine


de compétence, les sections ont entrepris l’élaboration d’un
guide de procédure spécifique à chacune d’elle.

3. ACTIVITES D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION A LA CONFECTION ET A


LA PRODUCTION DES COMPTES PUBLICS

 Objectifs des missions de sensibilisation et d’information

La loi n° 2003/005 du 21 avril 2003 fixant les attributions,


l’organisation et le fonctionnement de la Chambre des Comptes
de la Cour Suprême, dispose en son article 78.1 : « la présente loi
s’applique aux comptes des exercices qui suivront l’année de sa

28
promulgation ». Il apparaît ainsi clairement que le contrôle et le
jugement des comptes commence avec ceux de l’exercice 2004.

En dépit de la promulgation de la loi précitée et de la mise


en place effective de la Chambre des Comptes, les structures16
qui doivent produire les comptes ne se sont pas empressées de le
faire, aussi bien pour les comptes de 2004 que pour ceux de
l’exercice 2005. Au regard de ce constat, le Président de la
Chambre des comptes a déployé en mars et juin 2006 des
équipes de mission sur le territoire national avec pour objectifs :

 l’évaluation auprès des Trésoreries Générales et des


Centres Provinciaux de la Comptabilité Matières, de l’état
de mise en forme des comptes et de la conservation des
pièces justificatives ;

 la notification aux directeurs généraux des établissements


publics administratifs et des entreprises du secteur public
et parapublic de sa lettre relative à la transmission des
comptes de 2004 et de 2005 ;

 la collecte auprès des responsables des structures


susmentionnées, de tous les textes et documents de base
aux fins de constituer les dossiers permanents desdites
structures au greffe de la chambre.

16Etat à travers les comptes du Trésor, collectivités territoriales décentralisées, établissements publics administratifs, et
entreprises du secteur public et parapublic.

29
Au total, 124 structures ont reçu la visite des équipes de
mission de la Chambre des Comptes. Ces structures sont réparties
de la manière suivante :

ETAT Etablissements Entreprises


Centres Provinciaux Publics du Secteur
Trésoreries Paieries Total
Structures de la Comptabilité Administratifs Public et
Générales de l’Etat Parapublic
Matières CPCM
Nombre 10 09 53 52 124

 Constats relevés à la suite des missions

 Au niveau des comptes de l’Etat :


Le rapport de mission effectuée en 2004 dans le cadre du
Comité de stratégie pour l’opérationnalisation de la Chambre des
Comptes évoquait déjà des difficultés liées à la production des
comptes de gestion de l’Etat. La publication le 21 octobre 2005
de l’instruction du Ministre chargé de l’Economie et des Finances
sur les comptes de gestion a réglé le problème de la présentation
desdits comptes en ce qui concerne les comptes du Trésor.
Toutefois, des difficultés subsistent et se rapportent à :

 l’insuffisance du personnel en charge de la confection des


comptes de gestion dans les Trésoreries Générales;

 la conservation et le classement des pièces justificatives ;

 l’absence de mise en état d’examen des comptes de


gestion par l’Agence Comptable Centrale du Trésor,
avant leur acheminement à la Chambre des Comptes.

30
 la non confection des comptes de gestion par les
comptables-matières.

 Au niveau des établissements publics administratifs

Les missions effectuées par les membres de la Chambre des


Comptes ont permis de relever que l’instruction n° 02070/ MINEFI/
IGT du 22 décembre 1998, relative à la nomenclature sommaire
des comptes destinée aux agents comptables des établissements
publics administratifs n’est pas appliquée:

Par ailleurs, alors que la loi n° 99/016 du 22 décembre 1999


portant statut général des établissements publics et des entreprises
du secteur public et parapublic dispose en son article 72 que « les
établissements publics administratifs appartenant à l’Etat sont
gérés selon les règles prévues par le régime financier de l’Etat », les
textes organiques de certains Etablissements publics administratifs
prescrivent l’application des règles de la comptabilité privée en
leur sein. D’autres ont mis en place les deux types de
comptabilité.

 Au niveau des entreprises du secteur public et


parapublic
Quelques sociétés d’économie mixte estiment ne pas être
concernées par le contrôle et le jugement exercés par la
Chambre des Comptes, au motif que les articles 2, 7 et 8 de la loi
organique n° 2003/005 du 21 avril 2003 font référence aux

31
comptes des comptables publics. Elles rappellent à cet effet qu’il
n’y a pas de comptables publics dans leurs structures.

A ce sujet, l’article 41 de la loi fondamentale du 18 janvier


1996 précise : « la Chambre des Comptes est compétente pour
contrôler et statuer sur les comptes publics et ceux des entreprises
publiques et parapubliques ». Dès lors, la compétence de la
Chambre des Comptes sur les comptes ou les documents en
tenant lieu de ces sociétés ne fait l’ombre d’aucun doute ; car,
ce n’est pas la présence du comptable public qui détermine la
compétence de la Chambre, mais le caractère public des
deniers gérés par la société. Le directeur général de la structure
est l’autorité habilitée à produire les comptes à la chambre selon
les prescriptions du droit comptable OHADA.

Les responsables des sociétés régies par les règles de la


comptabilité commerciale ont également exprimé la délicatesse
du transfert hors siège des pièces justificatives de leurs états
financiers. Ils se fondent notamment sur l’article 24 de l’Acte
Uniforme portant organisation et harmonisation des comptabilités
des entreprises sises dans les Etats parties au Traité relatif à
l’harmonisation du droit des affaires en Afrique qui dispose : « les
livres comptables ou les documents qui en tiennent lieu ainsi que
les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans ».

32
4. ACTIVITES DE FORMATION DU PERSONNEL DE LA CHAMBRE DES COMPTES

Les activités de formation ont été identifiées comme


prioritaires dans le chronogramme de la Chambre des Comptes
pour l’exercice 2006.

Les objectifs de la formation visent le renforcement des


capacités des personnels de la chambre pour la maîtrise des
techniques de contrôle et de jugement des comptes d’une part,
et de la normalisation des méthodes d’autre part.

A cet effet des séminaires, des stages, des conférences et


colloques ont été suivis par les personnels.

 Le séminaire d’appropriation du guide des procédures de la


Chambre des Comptes

Organisé du 24 au 28 avril 2006, ce séminaire était animé par


des experts français et camerounais.

Avant le début des exposés, le Président de la Chambre des


comptes a rappelé aux participants que la mise à leur disposition
d’un manuel des procédures a été commandée par le souci de
faciliter la compréhension et l’application des textes régissant
l’ensemble des opérations de contrôle et de jugement des
comptes.

Les experts ont souligné la nécessité de lire ce manuel en


rapport avec divers textes dont, la loi n° 96/06 du 18 janvier 1996

33
portant révision de la constitution du 2 juin 1972, l’ordonnance
n°62/OF/4 du 7 février 1962 portant régime financier de l’Etat, la loi
n° 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des
établissements publics et des entreprises du secteur public et
parapublic et la loi n° 2003/005 du 21 avril 2003 fixant les
attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Chambre
des Comptes de la Cour Suprême.

Les thèmes développés au cours de ce séminaire portaient


sur les points suivants :

 la compétence de la Chambre des Comptes ;


 le contrôle des comptes des comptables publics ;
 la gestion de fait ;
 les procédures à la Chambre des Comptes ;
 les voies de recours ;
 le traitement d’un cas pratique.

S’agissant de la compétence de la Chambre des Comptes,


l’on a relevé l’importance pour elle d’identifier les structures dont
les comptes doivent lui être transmis aux fins de contrôle et de
jugement. Sur le plan du droit, et en application des dispositions
de l’article 11 de la loi organique du 21 avril 2003, le Ministre de
l’Economie et des Finances transmet la liste des structures dont les
comptes sont soumis au jugement de la chambre. Dans tous les
cas, il revient à la juridiction financière de mettre à jour ladite liste
à partir de l’exploitation des dossiers permanents disponibles dans
ses services et de toutes autres informations sur ces structures.

34
La procédure juridictionnelle en vigueur dans la chambre a
été analysée en détail lors de ce séminaire.

Les développements sur la gestion de fait ont


particulièrement retenu l’attention des séminaristes. La gestion de
fait concerne toute personne qui n’ayant pas la qualité de
comptable s’immisce dans le maniement des fonds publics. Ces
personnes sont des comptables de fait astreints à la production
d’un compte qui est contrôlé et jugé par la chambre. L’on relève
que la procédure de gestion de fait est déclenchée par le
réquisitoire introductif d’instance du Ministère Public, qui permet
après sa découverte de donner lieu à l’apurement et au
jugement du compte.

S’agissant des droits de la défense et contrairement au


procès pénal, l’attention des séminaristes a été attirée sur le fait
que la notion d’intime conviction est inconnue du juge financier.
Les jugements se fondent sur l’exploitation des pièces justificatives.
En outre, le comptable peut se faire assister d’un conseil.

L’analyse d’un cas pratique matérialisé par l’examen du


compte de gestion d’un organisme de la place, assorti d’un
questionnaire et de la rédaction d’un rapport d’instruction a
clôturé ce séminaire.

35
 Le séminaire d’initiation à l’utilisation de l’outil informatique

Tenu du …… au …. au siège de la Chambre des Comptes, il


avait pour but d’initier l'ensemble du personnel magistrat et
greffier à l’utilisation de cet indispensable outil de travail.

Ainsi, les modules d’initiation à Windows XP, au logiciel de


traitement de texte Microsoft Word 2003 et au tableur Microsoft
Excel 2003 ont constitué la trame de cette formation.

 Les stages dans les juridictions financières étrangères

Pour compléter la formation des personnels de la chambre,


les magistrats et les greffiers de cette institution ont effectué des
missions à l’étranger. Ils ont établi avec les juridictions financières
des pays hôtes les bases d’un partenariat pour des visites de
travail et surtout pour la formation permanente dans le cadre des
stages pratiques.

 Les stages en France

Tous les magistrats de la Chambre des Comptes en ont


bénéficié au cours de l’exercice 2006. Les diverses séances de
travail tenues à la Cour des Comptes à Paris et dans les chambres
régionales des comptes, aussi bien avec leurs collègues qu’avec
les fonctionnaires des greffes, des archives, et de la
documentation ont retenu leur attention à travers des points
précis au nombre desquels :

36
 Les missions des juridictions financières

A sa création en 1807, la Cour des Comptes de France ne


jugeait que les comptes publics. Aujourd’hui, ces fonctions ont
été élargies et sont définies dans le livre 1er du code des juridictions
financières. En plus du jugement des comptes des comptables
publics, la Cour des Comptes assiste le gouvernement et le
parlement dans l’exécution de la loi des finances.

Depuis 1983, elle contrôle l’utilisation des fonds gérés par les
organismes bénéficiant des subventions ou faisant appel à la
générosité publique.

Il faut relever que l’orientation de ses missions a nettement


évolué vers le contrôle de gestion qui occupe 85% de son activité.

La compétence de la Cour des Comptes est nationale alors


que les chambres régionales des comptes créées en 1982 dans le
cadre de la décentralisation ont une compétence locale qui
s’étend notamment sur les communes et les établissements
publics de leur ressort.

 Le rôle du ministère public

Organe faisant partie de la juridiction financière, le ministère


public ou parquet participe à de nombreuses actions aussi bien à
la Cour que dans les chambres régionales des comptes où son

37
représentant est appelé Commissaire du Gouvernement. Dans le
cadre de ses activités, il :

 veille à la production des comptes ;

 sollicite des autres administrations la documentation utile


au contrôle ;

 défère au parquet judiciaire ou à la Cour de Discipline


Budgétaire et Financière des cas relevant de ces
instances, etc …

De manière générale, le ministère public est consulté pour


toutes les questions qui touchent à l’organisation générale de la
juridiction et à ses activités.

 Le service du greffe et des archives

Il apparaît comme le centre névralgique de la juridiction


financière. Il est chargé notamment :

 de recevoir les comptes accompagnés des pièces


justificatives ;

 d’informer le parquet sur la situation des comptes non


déposés ou non produits ;

 de notifier les arrêts rendus.

38
 Le stage au Maroc

Il a intéressé aussi bien les magistrats en visite de travail que


les greffiers en stage. Hormis quelques différences, les missions des
juridictions financières sont les mêmes en France et au Maroc.

Il convient cependant de retracer l’évolution du cadre des


juridictions financières marocaines ainsi que les avancées de son
système.

 Evolution du cadre

La Cour des Comptes du Maroc, institution supérieure de


contrôle des finances publiques est le résultat d’une évolution
progressive.

La création en 1960 de la Commission Nationale des


Comptes relevant du Ministère des Finances a fait place à la Cour
des Comptes suivant une loi de 1979.

La réforme constitutionnelle de 1996 l’a élevée au rang


d’institution constitutionnelle indépendante de l’exécutif et du
législatif.

En 2002, le code des juridictions financières a été promulgué


pour adapter l’évolution de ces structures aux standards
internationaux, tout en renforçant et en élargissant leurs
attributions et leur autonomie. Ce code, en application des

39
dispositions constitutionnelles, a crée les cours régionales des
comptes.

 Les avancées du système marocain

Il a été donné aux magistrats camerounais de noter avec


intérêt un certain nombre d’avancées en matière de justice
financière au Maroc. Ainsi :

 pour chaque catégorie de comptable public (comptable


public de l’Etat, comptable des Etablissements publics,
comptables des domaines, comptables des collectivités
territoriales, …) il existe une instruction qui fixe les
composantes, ainsi que les formes et conditions de
présentation du compte de gestion ;

 les comptes administratifs sont systématiquement


communiqués à la Cour des Comptes lors de la
déclaration de conformité. Cela évite ainsi d’avoir à les
réclamer ;

 contrairement aux pratiques observées ailleurs, les pièces


justificatives sont produites trimestriellement à la Cour des
Comptes. Cette méthode a l’avantage de faciliter à tous
les niveaux le travail d’assemblage et de stockage, mais
aussi d’éviter les réajustements frauduleux souvent opérés
en fin d’exercice dans les postes comptables ;

40
 le contrôle des pièces justificatives des établissements
publics et des entreprises à capitaux mixtes soumises au
contrôle de la Cour des Comptes se fait sur place, compte
tenu des exigences particulières des comptabilités de
certaines de ces structures ;

 la mise en place dans le système marocain du contrôle


intégré, établit au sein de la même juridiction des
passerelles entre le jugement des comptes, la discipline
budgétaire et financière, et le contrôle de gestion. Cette
organisation permet une meilleure appréhension de
l’ensemble de la chaîne de la dépense.

Les stages suivis ont permis aux magistrats d’assimiler les


techniques du contrôle et du jugement, et aux greffiers de
s’imprégner de celles de l’archivage et de proposer une
organisation de greffe inspirée du modèle marocain.

 Participation des membres de la Chambre des Comptes à des


conférences et colloques

Courant mai 2006, certains membres de la Chambre ont


participé à un colloque sur le thème : « Performance et
transparence dans la gestion financière publique : la pleine
utilisation des outils existants ».

Le thème a été subdivisé en plusieurs exposés au nombre


desquels :

41
 le calendrier d’élaboration budgétaire, ses acteurs et les
enjeux ;

 le caractère exhaustif des informations budgétaires ;

 l’élaboration et le rôle du rapport de la Cour des


Comptes ;

 le lien entre plan d’engagement budgétaire et plan de


trésorerie ;

 la production et la diffusion des états du suivi budgétaire ;

 les comptes de gestion et les lois de règlement.

B – ACTIVITES JURIDICTIONNELLES DE LA CHAMBRE


DES COMPTES

Institution nouvelle dans le paysage judiciaire camerounais, il


convient avant de rendre compte des activités juridictionnelles de
la Chambre des Comptes, de décrire son fonctionnement
général.

1. FONCTIONNEMENT D’UNE JURIDICTION FINANCIERE

De la réception des comptes à l’exécution de l’arrêt rendu,


plusieurs étapes sont suivies en application de la loi17 et du guide
des procédures de la Chambre des Comptes.

17 * Cf. Loi organique du 21 avril 2003 relative à la chambre des comptes.

42
 La réception des comptes

Cette activité est dévolue au greffe de la Chambre (Art. 26-3


de la loi organique du 21 avril 2003). Elle implique deux notions
essentielles qui sont le compte déposé et le compte enregistré.

 Qu’est ce qu’un compte ?

Le compte constitue un ensemble de documents décrivant


de manière appropriée toutes les opérations d’une gestion
donnée.

Concrètement les comptes se présentent sous une forme


déterminée par les textes. S’agissant des comptes de gestion de
l’Etat qui relèvent de la comptabilité du Trésor, une instruction18
du Ministre chargé de l’Economie et des Finances définit leur
mode de présentation, tandis que celui des structures assujetties à
la comptabilité commerciale est défini par l’acte Uniforme pour
l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).

Pour ce qui est des comptes des collectivités territoriales


décentralisées, leur mode de présentation est décrit dans une
instruction19 conjointe du Ministre chargé de l’Administration
Territoriale et du Ministre chargé de l’Economie et des Finances.
Ce dernier a par ailleurs signé une autre instruction20 destinée aux
agents comptables des établissements publics administratifs.

*Cf. Loi n° 75/16 du 8 décembre 1975 fixant la procédure et le fonctionnement de la Cour Suprême modifiée par
la loi n° 89/018 du 28 juillet 1989.
18Cf. Instruction ministérielle sur les comptes de gestion du 21 octobre 2005.
19 Cf. Instruction conjointe n° 00366 du 15 février 2006.
20 Cf. Instruction n° 02070/MINEFI/IGT du 22 décembre 1998.

43
 La notion de compte déposé

L’article 26-3 de la loi organique du 23 avril 2003 précitée


dispose : « les comptes sont déposés contre récépissé ou adressés
par lettre recommandée avec accusé de réception au greffe de
la Chambre des Comptes puis enregistrés et datés à leur arrivée ».
Les deux notions sus évoquées diffèrent.

Il faut entendre par compte déposé, celui qui est transmis et


réceptionné au greffe de la chambre. Le dépôt du compte se
confond avec l’arrivée de celui-ci à la chambre, faute de quoi le
comptable s’expose à la procédure d’amende pour retard de
production ou absence de production du compte.

 La notion de compte enregistré

Un compte enregistré est celui qui, après les vérifications


sommaires au greffe répond aux normes prescrites par les
différentes instructions relatives au format des comptes. Ce
compte est considéré comme produit, donc en état d’examen.

 L’instruction des comptes

L’instruction est la phase de la procédure d’avant jugement


au cours de laquelle, le magistrat rapporteur vérifie et examine
tous les éléments du compte. Elle donne notamment lieu selon le
cas à des propositions de réserves, d’injonctions, de décharge ou
de quitus à l’endroit du comptable.

44
L’instruction d’un compte obéit à une procédure fondée sur
quelques principes majeurs.

 C’est une procédure inquisitoire

 Le magistrat mène librement l’instruction, recherche les

preuves à charge et à décharge. Ainsi, il peut solliciter


du comptable toutes les informations susceptibles de
l’éclairer (article 27 – 3 de la loi organique du 21 avril
2003).

A cet effet, il dispose de plusieurs mesures :

- la demande de renseignements, même à des personnes


autres que le comptable ;
- les enquêtes sur place ;
- les demandes d’expertise.

 C’est une procédure secrète

Le juge mène ses investigations en dehors de toute publicité.


La procédure se déroule essentiellement entre lui et le comptable.

 C’est une procédure écrite

Le caractère écrit de la procédure se traduit par un


échange de questions et de réponses entre le magistrat et le
comptable.

A l’issue de l’instruction, le magistrat rédige un rapport motivé


sur le compte qui lui a été confié (article 27 – 4 de la loi organique

45
du 21 avril 2003). C’est sur la base dudit rapport que la formation
de délibéré se prononce.

 La rédaction du rapport et du projet d’arrêt

Ces deux documents sont rédigés concomitamment par le


magistrat rapporteur qui les adresse au Président de section. Ce
dernier les communique au ministère public pour la rédaction des
conclusions. Le dossier est par la suite retourné au Président de
section en vue de la convocation de la formation de délibéré.

 Le rapport d’instruction

Il contient des observations de deux natures :

 Observations sur la ligne de compte

Arrêter la ligne de compte consiste à valider les soldes de fin


d’exercice, après rapprochement des données contenues dans
les pièces générales d’une part, et celles du compte sur chiffres ou
des états financiers d’autre part. Si des réserves sont émises à
l’occasion de la vérification des opérations, le comptable ne peut
être déchargé et le quitus ne peut être donné à sa sortie de
fonction.

 Les autres observations

Elles se rapportent essentiellement au contrôle des pièces


justificatives. Elles résultent de la vérification de conformité des

46
opérations de recouvrement des recettes et de paiement des
dépenses aux règles du droit budgétaire et comptable. A
l’occasion de ces vérifications, le magistrat rapporteur peut retenir
une charge à l’encontre du comptable lorsque l’irrégularité
relevée cause un préjudice pécuniaire à la structure.

 La rédaction du projet d’arrêt

L’arrêt rendu par la Chambre des Comptes, l’est au nom du


peuple camerounais. Il comporte notamment :

 le visa qui indique l’ensemble des textes qui fondent la

validité juridique de la décision prise ;

 la motivation qui est l’ensemble de paragraphes qui

justifient la décision. Chaque paragraphe commence


par un attendu qui développe un argument de fait ou
de droit.

 le dispositif qui est le contenu de la décision rendue. A

ce sujet, il y a lieu relever que la chambre statue


provisoirement et à titre définitif ; c’est le principe du
double arrêt.

 La formule exécutoire

Tout arrêt de la Chambre des Comptes qui comporte des


charges à l’endroit du comptable, et notamment un débet ou
une amende est revêtu de la formule exécutoire.

47
 La notion d’arrêt provisoire

Avant de rendre un arrêt définitif, la chambre rend sur le


même objet un ou plusieurs arrêts provisoires, où il est demandé au
comptable de justifier ses opérations au regard des irrégularités
constatées. Ce mécanisme est spécifique à la juridiction
financière et obéit au caractère contradictoire de la procédure.
Cette procédure qui débute lors de l’instruction par un
questionnaire se poursuit devant la formation de jugement. En
fait, l’arrêt provisoire reprend les irrégularités pour lesquelles le
comptable n’a pas apporté de preuves irréfutables au cours de
l’instruction. La formation de jugement interpelle le comptable sur
ces irrégularités et lui impartit un délai pour y répondre. Au terme
de cet échange, lorsque la formation de jugement s’estime
suffisamment éclairée, elle rend un arrêt définitif.

 La notion d’arrêt définitif

L’arrêt définitif est rendu à la suite d’un ou de plusieurs arrêts


provisoires. Le contenu de cet arrêt définitif est fonction de
l’appréciation qui résulte du contrôle des comptes en application
des dispositions de l’article 35 de la loi organique du 21 avril 2003.

Cet arrêt est susceptible de :

- prononcer la décharge du comptable ou le quitus selon le


cas, lorsque la réponse aux injonctions est satisfaisante ;

- confirmer partiellement ou totalement les injonctions au


cas où les réponses à celles-ci ne sont pas satisfaisantes.

48
 L’exécution de la décision

Les arrêts rendus par la Chambre des Comptes sont notifiés


directement au comptable par les soins du greffe. Le Procureur
Général près la Cour Suprême est également chargé de la
notification desdits arrêts, notamment au Ministre chargé des
Finances ainsi qu’à l’ordonnateur.

La notification a pour finalité de porter l’arrêt à la


connaissance des divers destinataires. Dès lors la décision de la
Chambre est opposable au comptable.

L’arrêt de la Chambre doit être exécuté. Selon le cas, c’est le


Ministre chargé des Finances en ce qui concerne l’Etat, ou
l’ordonnateur du budget de la personne morale de droit public
pour les autres structures, qui sont chargés de cette exécution
(article 70 – 2 de la loi organique du 21 avril 2003).

Il y a lieu de signaler que, si au terme de six mois suivant la


notification de l’arrêt celui-ci n’est pas exécuté, le Président de la
Chambre des Comptes en fait rapport au Président de la
République. Il en est fait publication au journal officiel en français
et en anglais. En tout état de cause, les suites données aux
décisions de la Chambre seront prises en compte à l’occasion de
la présentation du rapport annuel de l’exercice suivant.

49
 Les arrêts rendus par la Chambre des Comptes en 2006

Dans le jugement des comptes, une injonction est un ordre


donné à un comptable public pour justifier une irrégularité liée à
un acte de sa gestion. On distingue deux sortes d’injonction ;
l’injonction ferme qui est d’application immédiate, et l’injonction
pour l’avenir qui a une valeur pédagogique et qui est susceptible
d’être transformée en injonction ferme dans le cas où le
comptable commet la même irrégularité.

Au cours de l’exercice 2006, la Chambre des Comptes a


rendu deux arrêts d’injonction portant sur la production des pièces
par les comptables. L’un de ces arrêts comportait une injonction
pour l’avenir.

2- DONNEES STATISTIQUES RELATIVES AUX COMPTES

Toutes les structures qui rentrent dans le champ de


compétence de la Chambre des Comptes sont concernées par
l’activité de celle-ci en application des dispositions de l’article 41
de la Constitution. Dans les faits et en raison d’une situation de
démarrage, nombre de ces structures sont susceptibles de ne pas
se retrouver dans les listes présentées en annexes. En tout état de
cause la mise à jour des listes de tous les comptes justiciables de la
juridiction financière se fera progressivement en collaboration
avec le Ministre de l’Economie et des Finances.
Dans la nomenclature des situations des comptes ici
présentée, on distingue par section : les comptes attendus, les

50
comptes déposés, les comptes non déposés, les comptes
enregistrés, les comptes non enregistrés, les comptes en cours
d’instruction. Un tableau synthétique présente également par
section un récapitulatif du travail de contrôle juridictionnel des
comptes. Enfin, le présent rapport renvoie en annexes la situation
individualisée de chaque structure par rapport à ses comptes (voir
annexes 1, 2, 3 4).

 Comptes attendus

Tableau 1 : Comptes attendus par section

Comptes attendus
Section
2004 2005
Première Section 13 13
Deuxième Section 339 339
Troisième Section 72 72
Quatrième Section 53 53
TOTAL 477 477

La compétence de la Chambre des Comptes s’étend sur 477


structures aussi bien en 2004 qu’en 2005. Pour les deux années
confondues, la juridiction financière devra examiner 954 comptes.

Le graphique 1 ci-après illustre les comptes attendus par


section et les compare pour les exercices 2004 et 2005.

51
Graphique 1 : Comptes attendus par sections et par années

400

350

300

250

2004
200
2005

150

100

50

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Il ressort que la deuxième section relative aux collectivités


locales est la plus grande pourvoyeuse des comptes à la
chambre. Elle est suivie par la troisième et la quatrième section.

Cette importance n’est que numérique et ne représente pas


le poids financier des comptes à contrôler. Bien que la première
section n’offre que 13 comptes à la compétence de la Chambre,
elle est la plus importante par son poids financier et le volume des
opérations à contrôler.

Le fait d’avoir les mêmes chiffres pour les deux années n’est
que pure coïncidence. Le nombre de comptes attendus à la
Chambre pourra varier d’une année à l’autre selon qu’une
structure rentre dans le champ de compétence ou en sort.

52
 Comptes déposés

Tableau 2 : Comptes déposés

Comptes déposés
Sections
2004 2005
Première Section 13 13
Deuxième Section 60 29
Troisième Section 51 49
Quatrième Section 26 16
TOTAL 150 107

Sur 477 comptes attendus respectivement en 2004 et 2005,


150 soit 31,5% et 107 soit 22,5% ont été déposés au greffe de la
Chambre des Comptes. Le graphique 2 compare par section les
comptes déposés et ceux attendus pour l’exercice 2004.

Graphique 2 : Comptes déposés pour l’exercice 2004

400

350

300

Comptes déposés
250 Comptes attendus

200

150

100

50

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

53
Ainsi pour la première section, tous les comptes attendus
pour l’exercice 2004 ont été déposés. Il n’en est pas de même
pour les autres sections où l’on note un écart entre les comptes
attendus et déposés. Cet écart est même très prononcé pour la
deuxième section : sur 339 comptes attendus, 60 seulement ont
été déposés.

La même tendance s’observe et s’accentue pour l’exercice


2005 comme le montre bien le graphique 3 ci-après.

Graphique 3 : Comptes déposés pour l’exercice 2005

400

350

300

250

Comptes déposés
200
Comptes attendus

150

100

50

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Le graphique 4 rapproche les comptes déposés en 2004 et


en 2005. D’une manière générale, les comptes déposés en 2004
sont toujours plus importants que ceux déposés en 2005 à
l’exception de la première section.

54
Graphique 4 : Comptes déposés pour les exercices 2004 et 2005

70

60

50

40
2004
2005
30

20

10

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Les structures qui ont déposé leurs comptes ont réagi à


l’annonce du démarrage effectif des activités de la Chambre des
Comptes et aux missions de sensibilisation. Toutefois, ces structures
n’ont pas toujours maîtrisé le format des comptes de gestion.

Pour la première section, tous les comptables principaux du


Trésor ont déposé leurs comptes de gestion aussi bien en 2004
qu’en 2005.

En ce qui concerne la deuxième section, une soixantaine de


comptes a été déposée par les receveurs municipaux suite à la
lettre de rappel du Président de la Chambre au Ministre chargé
de l’Administration Territoriale. Malheureusement, ce chiffre a été
réduit de moitié en 2005, en sorte que seulement une trentaine de
comptes a été déposée.

55
Sur les 72 comptes attendus par la troisième section, 51 et 49
comptes ont été déposés respectivement en 2004 et en 2005.

Les missions de sensibilisation ont également eu un effet sur le


dépôt des comptes à la quatrième section qui a reçu
respectivement en 2004 et en 2005, 26 et 16 comptes sur 53
attendus.

 Comptes non déposés

Tableau 3 : Comptes non déposés par section

Comptes non déposés


Sections
2004 2005
Première Section 0 0
Deuxième Section 279 310
Troisième Section 21 23
Quatrième Section 27 37
TOTAL 327 370

Graphique 5 : Comptes non déposés pour les exercices 2004 et 2005

350

300

250

200
2004
2005
150

100

50

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

56
Sur 477 comptes attendus, 327 ne sont pas parvenus à la
Chambre des Comptes en 2004, contre 370 en 2005, soit un
pourcentage respectif de 68,5 et 77,6.

Le grand écart constaté entre les comptes attendus et les


comptes déposés appelle une action accrue de sensibilisation et
d’information auprès des différentes structures.

 Comptes enregistrés

Tableau 4 : Comptes enregistrées par section

2004 2005
Sections
Enregistrés Déposés % Enregistrés Déposés %

1e section 12 13 92.3 13 13 100

2e section 10 60 16.7 04 29 13.8

3e section 46 51 90.2 40 49 81.6

4e section 22 26 84.6 08 16 50.0

TOTAL 90 150 42.7 65 107 34.9

Au 31/12/2006, 155 comptes ont été enregistrés par le greffe


de la Chambre des Comptes, dont 90 pour 2004 et 65 pour 2005.

Le tableau n°4 donne la répartition par section et par année


des comptes enregistrés, donc en état d’examen. Globalement,
42.7% en moyenne des comptes déposés en 2004 ont été
enregistrés. Ce taux n’est que de 34.9 %en 2005. Ceci nécessite
une plus grande implication des autorités chargées de leur mise
en état d’examen.

57
Alors que la mise en état d’examen des comptes du Trésor
incombe au Ministre de l’Economie et des Finances, les comptes
des collectivités territoriales décentralisés, les comptes des
établissements publics administratifs et des entreprises du secteur
public et parapublic sont mis en état d’examen et transmis à la
Chambre des Comptes respectivement par les magistrats
municipaux et les directeurs généraux de ces entreprises,
conformément aux dispositions de la loi organique du21 avril 2003.

 Comptes non enregistrés

Tableau 5 : Comptes non enregistrés par section

Comptes non enregistrés


Sections
2004 2005
1e section 01 0
2e section 50 25
3e section 05 09
4e section 04 08
TOTAL 60 42

58
Graphique 6 : Comptes non enregistrés pour les exercices 2004 et 2005

60

50

40

2004
30
2005

20

10

0
Première section deuxième section troisième section quatrième section

Plusieurs comptes déposés n’ont pas été enregistrés par le


greffe pour divers motifs notamment l’absence de certaines
pièces importantes. En conséquence ces comptes qui ne sont pas
en état d’examen ne peuvent être jugés. Les comptables
responsables desdits comptes devront compléter les informations
réclamées dans un délai précis, sinon leur compte sera considéré
comme non produit, ce qui les expose à la procédure d’ amende
telle que prévue aux articles 54 à 59 de la loi organique
n°2003/005 du 21 avril 2003. Ces comptes ressortent clairement sur
le graphique ci-dessus.

59
 Comptes en cours d’instruction

Tableau 6 : Comptes en cours d’instruction

Comptes en cours d’instruction


Sections
2004 2005
1e section 12 07

2e section 08 02

3e section 19 20

4e section 12 03
TOTAL 51 32

Graphique 7 : Comptes en instruction pour les exercices 2004 et 2005

25

20

15

2004
2005
10

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Pour cette première année 83 comptes sont en cours


d’instruction parmi lesquels 51 pour l’exercice 2004 et 32 pour
2005. Leur répartition par section ainsi que les différents actes
d’instruction se présentent comme suit :

60
Tableau 7 : Contrôle des comptes

Réclamations des Questionnaires


Conclusions
pièces envoyés Rapports Arrêts Arrêts
Sections Min. Public
produits provisoires définitifs
Réponses Réponses produites
Expéditions Expéditions
Reçues Reçues
1e section 15 07 01 00 02 02 02 00

2e section 01 00 01 01 02 00 00 00

3e section 22 16 06 04 01 00 00 00

4e section 46 08 03 02 00 _ _ _

TOTAL 84 31 11 07 05 02 02 00

Graphique 8 : Etat des réclamations des pièces

50

45

40

35

30

Pièces reclamées
25
Réponses reçues

20

15

10

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Les réclamations des pièces n’ont suscité qu’une réaction


timide tel que le montre le graphique 8.

61
Graphique 9 : Etat des questionnaires envoyés et réponses reçues

Questionnaires envoyés
6
Réponses reçues

0
Première Section Deuxième Section Troisième Section Quatrième Section

Le tableau 7 permet de voir pour chaque section les actes


d’instruction posés. Il s’agit des réclamations des pièces, des
questionnaires, des rapports, des conclusions du ministère public et
des arrêts provisoires et définitifs rendus.

Les réclamations de pièces ont été faites par toutes les


sections et particulièrement la quatrième, en raison de la
réticence des structures à se dessaisir de leurs pièces justificatives.

Cinq rapports ont été produits dont deux par la première


section, deux par la deuxième et un par la troisième.

Ces rapports ont donné lieu à deux conclusions du Ministère


Public et deux arrêts provisoires. Aucun arrêt définitif n’a été rendu
au 31 décembre 2006.

62
TROISIEME PARTIE

OBSERVATIONS EN VUE DE LA REFORME ET


DE L’AMELIORATION DE LA TENUE DES
COMPTES ET DE LA DISCIPLINE DES
COMPTABLES

63
Plusieurs observations se dégagent de l’activité de la
Chambre des Comptes au cours de l’exercice 2006. Elles peuvent
être classées en deux catégories : les observations de nature non
juridictionnelles (A) et les observations sur les activités
juridictionnelles (B).

A. OBSERVATIONS RELEVANT DES ACTIVITES NON


JURIDICTIONNELLES.

Elles découlent de l’évaluation de l’état de mise en forme


des comptes de gestion, de la conservation et du classement des
pièces justificatives et de l’exploitation des comptes des exercices
2004 et 2005.

1. EVALUATION DE L’ETAT DE MISE EN FORME DES COMPTES DE GESTION DES


COMPTABLES PRINCIPAUX DU TRESOR ET DES COMPTABLES MATIERES.

En 2006, la Chambre des Comptes a constaté que tous les


Comptables Principaux du Trésor ont déposé leurs comptes après
le délai imparti par la loi. Elle a également noté que la mise en
forme des comptes de gestion deniers et de gestion matières ne
se fait pas de manière harmonieuse.

 Les Comptes de gestion de l’Etat.

Les comptes de gestion de l’Etat sont produits par les


Comptables du trésor qui ont la qualité de comptables principaux.
Ceux-ci n’avaient en avril 2006, déposé que les comptes sur
chiffres à la Chambre des Comptes. Les comptes sur pièces étant

64
dans l’ensemble conservés dans les locaux abritant les archives
des trésoreries.

Le retard constaté dans la production des comptes ainsi que


les difficultés de leur mise en forme tiennent à l’insuffisance du
personnel, et à celle des infrastructures. Les errements relevés dans
l’application de la réglementation relative à la présentation des
comptes s’expliquent également par cette défaillance.

En outre, il est significatif s’agissant des comptes des


comptables publics patents en général, de relever la carence du
Ministère de l’Economie et des Finances en matière de mise en
état d’examen desdits comptes.

 A titre d’illustration, l’on relève s’agissant des personnels


affectés au service des comptes de gestion qu’au début
de l’année 2006, on comptait dans le service des comptes
de gestion trois agents à Nkongsamba pour 19 postes
comptables, trois agents à Buéa pour 36 postes
comptables, sept agents à Douala pour 26 postes
comptables.

A l’exception de Buéa qui était pourvu d’un chef de service


des comptes de gestion régulièrement nommé, Douala et
Nkongsamba par exemple n’avaient que des intérimaires.

65
Le recours aux intérimaires et aux agents temporaires est
généralisé dans les circonscriptions financières pour le classement
et l’enliassement des pièces justificatives.
 Quant aux infrastructures, l’insuffisance des locaux constitue
une entrave à la conservation des archives. A Douala par
exemple, les pièces justificatives de recettes et des
dépenses sont conservées dans des sacs entassés à même
le sol dans un espace exigu. A Nkongsamba, un local
approprié existe mais n’est pas encore équipé.

 La Chambre des Comptes a également éprouvé des


difficultés au plan juridique dans l’examen des comptes.

Pour ce qui est de la mise en état d’examen préalable des


comptes par le Ministère de l’Economie et des Finances, les
dispositions de l’article 26 de la loi organique du 21 avril 2003
précisent à l’alinéa 2 : « les comptes des comptables publics
patents, mis en forme et examinés conformément aux textes en
vigueur, sont présentés en vue du jugement à la Chambre des
Comptes dans les trois mois suivant la clôture de l’exercice
budgétaire ».

A l’analyse de cette disposition, il apparaît clairement que la


loi fait obligation au Ministère de l’Economie et des Finances de
procéder au « préapurément » des comptes du réseau trésor
avant leur transmission à la Chambre. Dans la réalité, cette mise
en forme préalable des comptes n’a pas été faite. Cette situation

66
a donné lieu à un rapport général sur la présentation des comptes
du trésor adressé au Ministre de l’Economie et des Finances en
date du 06 Novembre 2006.

 Les Comptes de gestion matières

Il convient de relever qu’au terme de l’article 5 de la loi


organique du 21 avril 2003, les comptables-matières sont des
comptables publics assujettis à la production d’un compte de
gestion. Au 31 décembre 2006, la Chambre des comptes n’a
reçu aucun compte de gestion matières.

Les chefs des centres principaux de la comptabilité matières


n’ont pas qualité pour produire les comptes. Ils reçoivent des
comptables matières placés sous leur autorité des comptes de
gestion matières qu’ils acheminent au Ministère de l’Economie et
des Finances chargé de leur mise en état d’être jugé.

Pour ce qui est du personnel en charge de la confection des


comptes de gestion matières, les écarts entre le nombre de postes
comptables et les postes pourvus entraînent une forte pratique
des cumuls, qui nuisent à la qualité et aux délais de production
des comptes. A titre d’illustration, le Centre Provincial de la
Comptabilité Matières du Nord-Ouest compte 900 postes
comptables pour 142 comptables matières, parmi lesquels on
dénombre seulement 10 agents de catégorie A et B.

Quant à la province de l’Adamaoua, elle dispose de 300


postes comptables matières avec 64 postes réellement pourvus.

67
A ce problème d’effectifs s’ajoute celui de la
communication, (état défectueux des routes, liaisons des
télécommunications peu fiables) qui se pose avec acuité dans
certaines provinces à l’instar de celle de l’Est où la distance entre
les départements est importante.

Toujours en ce qui concerne la comptabilité matières, la


production des comptes de gestion serait subordonnée à
l’approbation de l’inventaire général de base. Celui-ci est
confectionné par une commission ad hoc chargée de
l’installation des comptables et transmis à la Direction de la
Comptabilité Matières. A l’observation, la procédure
d’approbation de l’inventaire général de base est très longue. Or
sans ce document, les comptables matières estiment ne pas être
en mesure de confectionner leur compte de gestion.

 Au plan des principes, un certain nombre de garanties sont


exigées du comptable public préalablement à son entrée en
fonction. Il s’agit de :

 la garantie morale prévue par l’article 90 de l’ordonnance


62/OF/4 du 07 Février 1962 qui prescrit au comptable
nommé de prêter serment devant la juridiction
compétente dans les trois mois qui suivent son installation ;

 la garantie financière qui trouve son fondement dans


l’article 91 du texte précité et fait obligation au comptable
public de constituer un cautionnement dont le montant et

68
les modalités de souscription sont fixés par un acte du
Ministre en charge des Finances ;

 la garantie matérielle traduite par l’article 93 de la même


ordonnance qui impose une hypothèque légale sur les
biens meubles et immeubles du comptable pendant la
durée de sa gestion jusqu’à l’obtention du quitus à sa
sortie de fonction.

Dans la pratique l’accomplissement de ces formalités n’est


pas toujours observé.

2) L’EXPLOITATION DES COMPTES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS


ADMINISTRATIFS ET DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC.

A l’instar des comptes de l’Etat, certains facteurs ne facilitent


pas l’exploitation des comptes de ces structures. Mais
l’appréciation des difficultés rencontrées doit être faite selon qu’il
s’agit des établissements publics administratifs ou des entreprises
du secteur public et parapublic.

 Les Etablissements Publics Administratifs.

En matière budgétaire et comptable, ces structures sont


régies par les dispositions de la loi n°99/016 du 22 Décembre 1999
portant statut général des établissements publics et entreprises du
secteur public et parapublic. L’article 72 de ce texte dispose : « les
établissements publics administratifs sont gérés selon les règles
prévues par le régime financier de l’Etat... » et l’article 76 alinéa 3

69
de cette loi énonce que «… l’engagement, la liquidation, le
mandatement et le paiement … s’effectuent conformément aux
règles de la comptabilité publique ».

En violation de cette loi, les textes organiques de certaines


structures prescrivent la comptabilité commerciale comme
instrument de gestion. C’est le cas du Fonds National de l’Emploi,
de la MIPROMALO, etc.

D’autres structures ont institué deux types de comptabilité : la


comptabilité publique et la comptabilité commerciale. Ainsi, les
agents comptables, les contrôleurs financiers, les comptables
matières cohabitent avec un directeur financier et son personnel,
lesquels agissent sous l’autorité du directeur général. Dans ce
registre, on peut signaler le cas de l’Agence de Régulation du
Secteur de l’Electricité (ARSEL), de la Société de Développement
et d’Exploitation des Productions Animales (SODEPA), de la South
West Development Authority (SOWEDA), etc.

Dans certains établissements publics administratifs, le principe


de la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable
n’est pas toujours respecté. Certains comptables déplorent
l’immixtion des ordonnateurs dans les opérations de recouvrement
des recettes. Ils ne reçoivent pas les états de créances (ordres de
recette, bulletins de liquidation, états des émissions, états de
facturation...) pour une prise en charge comptable
conformément à la réglementation en vigueur.

70
Les agents comptables déplorent également le manque de
moyens humain et matériel devant leur permettre d’assumer leurs
fonctions. Ils sont seuls nommés dans une structure qui selon les
textes doit comprendre au moins un fondé de pouvoir, un chef de
service de la comptabilité et de la caisse, un service de
recouvrement, et un caissier principal.

Cette situation amène l’agent comptable à accepter, voire


même à solliciter le personnel mis à sa disposition par
l’ordonnateur.

 Les Entreprises du Secteur Public et Parapublic.

D’une manière générale, la Chambre des Comptes a initié


un dialogue avec les responsables de ces sociétés.

Quatre types de structures ont cependant posé le problème


de la compétence de la Chambre à statuer sur leurs comptes. Il
s’agit:

 du parc hôtelier de l’Etat ;


 des sociétés d’économie mixte ;
 des sociétés concessionnaires d’un service public ;
 des banques.

Selon le cas, une approche spécifique a été envisagée par


la Chambre pour résoudre ce problème au regard des dispositions
de l’article 41 de la constitution qui précisent : « La Chambre des

71
comptes est compétente pour contrôler et statuer sur les comptes
publics et ceux des entreprises publiques et parapubliques ».

B. OBSERVATIONS RELEVANT DES ACTIVITES


JURIDICTIONNELLES

Dans ce cadre, on relève les difficultés spécifiques qui


découlent de l’instruction des comptes selon les sections.

1. LES COMPTES DU TRESOR

Une panoplie des textes définit le cadre légal et


réglementaire dans lequel les comptes de gestion doivent être
produits et examinés. Les mêmes textes définissent également les
formats de compte et les différentes pièces à fournir à l’appui des
comptes de gestion.

Les difficultés rencontrées dans l’examen des comptes de la


première section sont de plusieurs ordres et ont trait à
l’interprétation des instructions et des textes réglementaires, à la
présentation des comptes de gestion eux-mêmes ainsi qu’aux
comportements des comptables principaux du Trésor.

 Difficultés liées à l’interprétation des instructions et des textes


réglementaires

 Confection du compte administratif

Le compte administratif constitue une des pièces générales


du compte de gestion. Mais l’on constate qu’aucun compte

72
administratif n’a été annexé aux comptes de gestion transmis à la
Chambre des Comptes par les comptables principaux du Trésor.

Ceci met les magistrats rapporteurs dans la difficulté de


procéder aux rapprochements prescrits par l’article 27 de la loi du
21 avril 2003 entre les engagements et les émissions d’une part et
d’autre part les autorisations des dépenses et les prises en charge.

Ceci résulte du fait qu’en face du comptable public, il n’y a


pas un ordonnateur unique susceptible de produire le compte
administratif correspondant.

A ce sujet, le Président de la Chambre des comptes à par


correspondance n° 560/CDC/CSC du 06 novembre 2006 saisi le
Ministre de l’Economie et des Finances pour l’informer de cette
situation.

 Difficultés liées à la présentation du compte de gestion

S’il est utile de préciser que les comptables principaux du


Trésor ont de manière générale réalisé des efforts pour produire
leurs comptes de gestion à la Chambre des Comptes, il est tout
aussi important de relever que ces comptes de gestion
n’épousent pas les contours fixés par les textes et instructions qui
déterminent leur format. Ce qui rend difficile leur examen par les
magistrats instructeurs.

73
De manière générale, l’instruction ministérielle du 21 octobre
2005 portant sur les comptes de gestion n’est pas observée à
l’occasion de la confection des comptes de gestion du Trésor. Ce
qui génère de nombreuses anomalies tant au niveau du compte
sur chiffres que du compte sur pièces. C’est le lieu de rappeler
que la loi organique du 21 avril 2003 fait obligation au Ministre de
l’Economie et des Finances de veiller à la mise en état d’être jugé
des comptes avant leur transmission à la Chambre.

 Les comptes sur chiffres

Il se dégage une hétérogénéité dans la présentation des


comptes de gestion produits par les comptables principaux du
Trésor ; ceci traduit l’absence de mise en état d’examen desdits
comptes par le Ministère de l’Economie et des Finances ;

La situation des comptes spéciaux du trésor est pour le moins


imprécise, car l’instruction ministérielle sur les comptes de gestion
demeure muette quant aux éléments constitutifs de ces comptes.

La balance générale des comptes n’indique pas les


différents comptables principaux qui se sont succédé et qui sont
tous responsables du compte de gestion produit. Par ailleurs,
nombre de ces balances ne sont pas signées ou certifiées
conformes par ceux qui les ont produites.
L’état de développement des recettes budgétaires ne
précise pas souvent le total des émissions et surtout l’ensemble des
prises en charge, ce qui empêche de connaître le montant exact

74
des restes à recouvrer indispensable pour établir la responsabilité
personnelle et pécuniaire du comptable.

L’état de développement des dépenses budgétaires ne


prend pas souvent en compte les dotations comprenant les
crédits ouverts, les annulations et les crédits effectifs. Il ne fait pas
également ressortir le total des engagements sur les différents
chapitres.

 Les comptes sur pièces

 Les pièces générales

Les pièces générales fournies sont pour la plupart


incomplètes. L’on déplore l’absence des originaux des relevés
bancaires et postaux, l’absence des procès-verbaux d’encaisse
en fin d’exercice pour toute la circonscription financière et surtout
l’absence des états de développement des soldes des comptes
de tiers y compris des comptes d’imputation provisoire. Il faudrait
noter également l’absence des comptes d’emploi des valeurs
inactives de l’Etat, des états nominatifs des restes à payer ainsi
que des restes à recouvrer.

Les comptes de gestion transmis à la Chambre ne


comportent pas une liasse distincte des pièces générales qui
forment malheureusement avec le compte sur chiffres un
document unique. Cette présentation rend difficile l’examen des

75
pièces, et empêche la constitution du dossier permanent de la
circonscription financière au greffe de la Chambre.

 Les pièces justificatives

Dans leur majorité, les comptables principaux du Trésor ne


produisent pas les états récapitulatifs des recettes et des
dépenses. L’on constate aussi que les pièces justificatives sont
classées par poste comptable et non par chapitre, article et
paragraphe et suivant l’ordre chronologique comme l’exige
l’instruction ministérielle citée plus haut.

 Difficultés liées au comportement des comptables


principaux duTrésor

Ces difficultés résident dans l’absence de réactions des


comptables principaux du trésor face aux sollicitations des
magistrats rapporteurs qui leur réclament les pièces.

2. LES COMPTES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES DECENTRALISEES

Au cours de l’exercice 2006, l’instruction des comptes des


collectivités territoriales décentralisées s’est heurtée à deux types
de problèmes :

- la réception au greffe de la Chambre des comptes


administratifs en lieu et place des comptes de gestion ;

- la mauvaise présentation des comptes de gestion transmis à


la Chambre ;

76
 La réception des comptes administratifs en lieu et place des
comptes de gestion.

Des comptes administratifs ont été réceptionnés au greffe de


la Chambre sans réserves. Or, le compte administratif n’est qu’une
pièce générale du compte de gestion. En réaction, le Président
de la Chambre des Comptes a saisi le Ministre en charge des
collectivités territoriales décentralisées aux fins d’obtenir qu’il
instruise les receveurs municipaux de transmettre plutôt leurs
comptes de gestion à la Chambre. Leur réaction a été jusqu’alors
timide au vu du nombre de comptes transmis.

 La mauvaise présentation des comptes de gestion

Le compte de gestion devrait contenir un certain nombre de


documents nécessaires à l’instruction, notamment la balance
générale des comptes, l’état de développement des recettes et
des dépenses, les certificats de recettes et de dépenses, etc. Ces
documents ne sont pas toujours contenus dans les comptes. Ce
qui oblige le rapporteur à recourir aux questionnaires pour les
réclamer.

Quand bien même ces documents existent, leur tenue n’est


pas homogène. En effet, il existe un plan comptable sectoriel
communal et une nomenclature qui devaient prendre effet à
compter du 1er juillet 1999. Mais leur application était conditionnée
par la publication d’une instruction conjointe MINATD/MINEFI.
Cette instruction n’a été signée que le 15 février 2006.

77
Cela a entraîné un vide juridique que chaque receveur
municipal a géré de manière personnelle. En conséquence,
nombre de receveurs municipaux ont continué à confectionner
leur compte de gestion suivant la réglementation d’avant le
décret n°98/266/PM du 21 Août 1998 portant approbation du
plan comptable sectoriel communal et adoption de la
nomenclature budgétaire communale.

3. LES COMPTES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS ADMINISTRATIFS DE L’ETAT

Au-delà des observations d’ordre général formulées en ce


qui concerne les activités non juridictionnelles, l’instruction des
comptes de ces structures pose les difficultés en ce sens que :

- les balances générales des comptes ne figurent pas toujours


dans les comptes sur chiffres transmis à la Chambre. Seuls
quelques comptables ont produit ce document qui permet
d’arrêter la ligne de compte, laquelle détermine le travail
d’apurement d’un compte de gestion,

- l’autre difficulté inhérente à l’instruction des comptes de la


troisième section, procède de ce que nombre d’Agents
comptables sont dans l’ignorance de l’instruction n°
02070/MINEFI/IGT du 22 décembre 1998 relative à la
nomenclature sommaire des Comptes destinée aux Agents
Comptables des Etablissements Publics Administratifs. La
conséquence qui résulte de cette situation est que les

78
comptes sont présentés différemment d’une structure à
l’autre.

4. LES COMPTES DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC

Les difficultés relatives à l’instruction des comptes de la


quatrième section se rapportent notamment à la transmission
partielle des comptes, à la mise en forme de ceux-ci ainsi qu’au
statut des organes sociaux des structures concernées.

 La transmission partielle des comptes

Il a été constaté de manière générale depuis le démarrage


des activités de la Chambre, que les comptes déposés au greffe
de la juridiction ne comportent pour l’essentiel que les pièces
générales et les états financiers, les pièces justificatives étant
retenues par les différentes structures.

Or, de manière générale, le format des comptes des


entreprises régies par le droit comptable OHADA ne dissocie pas
les états financiers des pièces justificatives. Et la présentation des
comptes en vue du jugement, prévue à l’alinéa 2 de l’article 26
de la loi organique du 21 avril 2003 à la Chambre des Comptes
doit respecter ce format. Les comptes doivent donc être transmis
à la Chambre tels quels, en application des dispositions de l’alinéa
4 de l’article 26 précité.

A ce jour, nombre de directeurs généraux d’entreprise ne


transmettent à la Chambre que les états financiers, à l’exclusion
des pièces justificatives, en invoquant notamment les dispositions

79
de l’article 24 de l’Acte Uniforme relatif au droit comptable
OHADA, qui dispose : « les livres comptables ou les documents qui
en tiennent lieu, ainsi que les pièces justificatives sont conservés
pendant 10 ans ».

Dans ces conditions, le Magistrat rapporteur, qui n’a pas à sa


disposition les pièces justificatives, ne peut véritablement instruire
le compte qui lui est attribué dans la lettre et l’esprit de la loi
organique de 2003.

 Les difficultés tenant à la mise en forme des comptes

Les comptes qui ressortissent de la compétence de la


quatrième section sont constitués par les états financiers. Ils
comprennent le bilan, le compte de résultats, le tableau des
ressources et des emplois, ainsi que les états annexés.

Les problèmes posés par la forme des comptes, dans ce


contexte, procèdent notamment de ce que les organes sociaux
prévus par la loi (21) (Assemblée Générale, Conseil
d’Administration, Direction Générale) ne sont pas toujours
opérationnels.

Ainsi, existe-t-il des structures dont les états financiers, bien


qu’adoptés par le Conseil d’Administration, ne sont ni approuvés
par l’Assemblée Générale, ni accessoirement certifiés par le

21 Loi n°99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et des entreprises du secteur
public et parapublic.

80
Commissaire aux Comptes. Le Magistrat qui instruit le dossier se
trouve ainsi devant un choix : suspendre la poursuite de ses
investigations en attendant l’accomplissement desdites formalités,
ou les poursuivre sous réserve que son contrôle n’est nullement lié
à cette exigence purement formelle et interne à la structure.

 Les difficultés d’instruction tenant au mandat des organes


sociaux

Le statut et le mandat des organes sociaux des entreprises du


secteur public et parapublic sont définis par les textes cités plus
haut.

Les organes sociaux qui sont constitués entre autres de


l’Assemblée Générale, du Conseil d’Administration et de la
Direction Générale sont généralement désignés pour un mandat
renouvelable.

Au cours de l’examen d’un compte, le problème se pose à


partir du moment où les mandats de ces organes ont expiré sans
avoir été renouvelés à la date de production dudit compte. Le
Magistrat rapporteur qui contrôle la régularité des actes, vérifie
d’abord la qualité des acteurs qui les posent. En d’autres termes, il
s’interroge sur la validité des états financiers établis par des
organes sociaux dont la qualité peut être mise en cause.

81
 Les commissaires aux comptes

Les commissaires aux comptes sont chargés de certifier les


comptes des entreprises dans lesquelles ils sont nommés
conformément aux dispositions de la loi22 et de l’Acte Uniforme
OHADA sur les sociétés commerciales et les groupements d’intérêt
économique (GIE).

La loi camerounaise prescrit qu’ils doivent obtenir un


agrément à la CEMAC et une inscription à l’Ordre National des
Experts Comptables du Cameroun (ONECCA).

Le magistrat rapporteur s’assure que cette formalité est


accomplie et q’en conséquence le commissaire aux comptes a
qualité pour procéder à la certification des comptes.

De même, le magistrat vérifie que les états financiers sont


tous rêvetus des formes d’authentification prévues par les
procédures en vigueur au sein de l’ONECCA.

Enfin, la validité des états certifiés par un commissaire aux


comptes dont le mandat a expiré est sujette à caution.

En tout état de cause, ces formalités ne constituent pas une


entrave véritable au contrôle des comptes de ces structures, mais
relèvent du souci de la Chambre des Comptes de recevoir les

22Cf. Loi n° 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général des établissements publics et des entreprises du
secteur Public et parapublic.

82
comptes élaborés suivant les normes et les procédures établies
par les lois et les réglements.

C - RECOMMANDATIONS

Les constats faits, les observations relevées ainsi que les


difficultés rencontrées dans l’instruction des comptes en 2006
appellent des recommandations à situer dans la perspective de la
réforme pour l’amélioration de la tenue des comptes et de la
discipline des comptables.

Toutefois, des aspects qui relèvent de l’organisation


administrative et comptable ainsi que du fonctionnement de la
Chambre des Comptes et qui conditionnent l’efficacité de la
justice financière sont pris en compte.

 Les recommandations relatives à la relecture des textes

 Sur la loi organique du 21 avril 2003 relative à la

Chambre des Comptes

Au terme de la loi organique du 21 avril 2003, les comptes


des entreprises du secteur public et parapublic sont justiciables de
la Chambre des Comptes. Bien que compétente pour les
contrôler, la Chambre ne peut les juger en l’absence de
comptable public dans ces structures. Dès lors, elle se limite à la
formulation des observations dans un rapport adressé aux organes
de tutelle.

83
Pour tenir compte de cette situation, la Chambre
recommande la reformulation des articles 2 et 8 de la loi précitée
de la manière suivante :

 Article 2 nouveau :
1) La Chambre des Comptes contrôle et juge les comptes ou
les documents en tenant lieu des comptables publics patents
ou de fait :

- de l’Etat et de ses Etablissements Publics ;

- des Collectivités Territoriales Décentralisées et de


leurs Etablissements Publics.

2) La Chambre des Comptes contrôle et formule ses


observations sur les comptes des entreprises du secteur
public et parapublic.

3) Elle statue souverainement sur les décisions rendues en


dernier ressort par les juridictions inférieures des comptes.

4) Elle connaît de toute autre matière qui lui est expressément


attribuée par la loi.

 Article 8 nouveau : Le contrôle et les observations de la


Chambre des Comptes portent sur les comptes ou les
documents en tenant lieu :

- des personnes morales dans lesquelles l’Etat et/ou


d’autres personnes morales de droit public

84
détiennent séparément ou ensemble plus de la
moitié du capital ou des voix dans les organes
délibérants ;

- des personnes morales, quel que soit leur statut


juridique, dans lesquelles l’Etat et d’autres
personnes morales de droit public détiennent
ensemble le pouvoir de décision ou la minorité de
blocage ;

- des personnes morales, quel que soit leur statut


juridique, bénéficiant ou percevant des
prélèvements obligatoires tels que ceux de la
prévoyance sociale ou de la formation
professionnelle ;

- des personnes morales, quel que soit leur statut


juridique, exploitant un service public ou
monopole d’Etat ;

- de toute personne morale, quel que soit son statut,


qui bénéficie d’un concours financier direct ou
indirect de l’Etat ou d’une autre personne morale
de droit public ;

85
- des personnes physiques exerçant les fonctions
officielles ou ceux des comptables publics patents
des personnes morales investies d’une mission
spécifique et recevant à ce titre les fruits de la
générosité nationale ou internationale, dans les
conditions fixées par l’acte accordant les
concours financiers ci-dessus.

 Le Concept de comptabilité de fait prévu au chapitre II


(articles 39 et suivants) étant inconnu en finances
publiques, la Chambre recommande de le remplacer
par la notion de gestion de fait qui au terme des
dispositions de l’article 6 de la loi organique du 21 avril
2003 recouvre les actes de toute personne qui, n’ayant
pas la qualité de comptable ou n’agissant pas en cette
qualité, s’ingère dans les opérations de recettes et de
dépenses, de maniement des valeurs et de deniers
publics, etc.

 La Chambre des Comptes recommande également


d’étendre la compétence de celle-ci sur la
constatation de la gestion de fait (article 39 de la loi). Il
convient de souligner que cette compétence a été
reconnue par la loi23 aux tribunaux régionaux des
comptes.

23 Cf. Loi ………………..

86
 Sur la loi N° 99/016 du 22 décembre 1999 portant statut
général des établissements publics et des entreprises du
secteur public et parapublic

 La Chambre des Comptes recommande que pour les


entreprises du secteur public et parapublic qui ne sont
pas encore dotées de tous les organes sociaux prévus
par les textes en vigueur, il soit fait application des
dispositions de l’article 112 de la loi n°99/016 du 22
décembre 1999 précitée.

 La Chambre des Comptes recommande en outre le


respect de la durée du mandat des différents organes
sociaux ;

 La Chambre recommande que l’ONECCA veille à


l’uniformisation des procédures d’authentification des
états financiers certifiés.

 Sur l’instruction du 21 octobre 2005 du Ministre de


l’Economie et des Finances portant sur les comptes de
gestion

 Il convient de préciser les modalités de traitement des


comptes spéciaux du trésor par les comptables et
réaménager la balance générale des comptes afin de

87
pouvoir inscrire les noms de tous les comptables qui se
sont succédé à un poste en indiquant leur période
effective d’activité.

 Les recommandations relatives à l’élaboration des formats des


comptes

 Sur les comptes des Comptables Principaux du Trésor

Il y’aurait lieu de veiller:

 au respect scrupuleux de l’instruction relative au


contrôle administratif des postes comptables au 31
décembre de chaque année. Ce contrôle devra
appréhender les soldes de tous les comptes
financiers, ainsi que la situation du portefeuille de
l’Etat;

 à l’application de la comptabilité auxiliaire de


l’Etat en recettes (CADRE). Cela permettra de
créer une interface entre les régies de recettes
(IMPOTS – DOUANES…) et le TRESOR afin de
connaître à tout moment les montants de prise en
charge, les recouvrements ainsi que les restes à
recouvrer ;

 à la confection et à la production d’un compte


administratif qui retrace tous les ordres donnés aux

88
comptables par les différents ordonnateurs du
budget de l’Etat ;

 au respect de la mise en état d’examen des


comptes de gestion par les services compétents du
Ministère de l’Economie et des Finances (A.C.C.T.).

 Sur les comptes des comptables matières

La Chambre des Comptes recommande :

 l’élaboration d’un format de compte pour la


comptabilité matières;

 la signature concomitante des inventaires généraux


de base et des procès-verbaux de passation des
services entre les comptables entrants et sortants par
les équipes chargées de superviser l’opération.

 Sur les comptes des agents comptables des établissements


publics administratifs

La Chambre des Comptes recommande :

 la mise en place d’un plan comptable sectoriel des


établissements publics administratifs;

 l’élaboration d’un guide de présentation du compte


de gestion des agents comptables à l’instar de

89
l’instruction ministérielle du 21 octobre 2005 sur les
comptes de gestion de l’Etat;

 la mise en place d’une application informatique de


traitement de la comptabilité appropriée à chaque
établissement public administratif.

 l’adoption par les textes organiques des


établissements publics administratifs d’une
comptabilité conforme aux prescriptions de la loi N°
99/016 du 22 décembre 1999 portant statut général
des établissements publics et des entreprises du
secteur public et parapublic;

 la nomination d’un comptable public dans tous les


établissements publics administratifs.

 Sur les comptes de gestion des Receveurs Municipaux

La Chambre des Comptes recommande :

 l’organisation des séminaires de formation des


receveurs municipaux sur la nouvelle comptabilité
sectorielle communale ;

90
 l’élaboration et la publication d’une instruction
relative à la production des comptes de gestion des
receveurs municipaux;

 l’informatisation à court terme de la comptabilité des


receveurs municipaux.

 Les recommandations relatives aux obligations des


comptables publics

Les missions d’information effectuées par les magistrats de la


Chambre des Comptes ont révélé que la formalité de prestation
de serment n’est pas toujours respectée, et que la garantie
relative au cautionnement n’est pas souvent constituée.

 La Chambre des Comptes recommande par


conséquent que les dispositions liées à ces formalités
interviennent avant l’entrée en fonction des
comptables publics.

 Les recommandations relatives au renforcement des capacités


de la Chambre des Comptes

La Chambre des Comptes souhaite :

 la mise à sa disposition des personnels d’appui au


nombre desquels : des assistants de vérification
(cadres des catégories A et B de l’administration), des
secrétaires, des archivistes, des documentalistes ainsi
que des chauffeurs.

91
 l’intensification de la formation permanente de tous
les magistrats et greffiers de la Chambre par des
stages, séminaires ou colloques dans les juridictions
financières étrangères ainsi que dans les organismes
de contrôle à vocation nationale ou internationale ;

 la mise en place de la bibliothèque de la Chambre;

 la mise en place d’un système d’archivage moderne


logé dans un site appropié et evolutif ;

 la mise à disposition à moyen terme, et compte tenu


de son évolution éventuelle, en terme de personnels
d’une part, et d’archivage d’autre part, d’un
immeuble plus spacieux ; l’actuel s’avérant déjà
dépassé.

 la promotion d’un cadre de concertation avec le


MINEFI en vue d’améliorer la tenue et la présentation
des comptes de gestion.

 la promotion d’un cadre de concertation avec les


services du Contrôle Supérieur de l’Etat, pour une
application concertée des dispositions légales en
matière de contrôle des finances publiques et des
normes des organisations internationales d’audit
(AFROSAÏ, INTOSAÏ, etc…)

92
 l’adoption d’un statut des personnels ……………………

…………………………………………………………………………………..

93
CONCLUSION

L’année 2006 a été essentiellement une phase de


démarrage où il a fallu mettre en place les fondations de
l’Institution pour permettre son fonctionnement.

Dans ce contexte, le travail d’organisation interne de la


structure, la formation des personnels ainsi que les missions
d’information et de sensibilisation auprès des organismes qui
produisent les comptes ont occupé une place prépondérante
dans les activités de la Chambre.

A travers les développements du présent rapport annuel, il a


été fait état de nombre de problèmes qui ont, dans une large
mesure, constitué des entraves au fonctionnement normal de la
Chambre des Comptes. Des recommandations ont été faites afin
d’apporter une solution aux problèmes sus évoqués et faciliter
ainsi le travail de la juridiction financière.

Pour l’exercice 2007, les actions menées l’année précédente


seront consolidées en même temps qu’un accent sera mis sur la
mission principale de la Chambre à savoir, le contrôle et le
jugement des comptes, grâce à une programmation rigoureuse
des activités.

94
ANNEXES

Légende utilisée pour toutes les annexes :

 √ signifie oui
 Χ signifie non

(1) Amende pour compte non produit dans les formes et délais prescrits.
(2) Amende pour non réponse aux injonctions.

ANNEXE N° I : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DU TRESOR.

ANNEXE II : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DES COLLECTIVITES


TERRITORIALES DECENTRALISEES (COMMUNES).

ANNEXE III : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DES ETABLISSEMENTS


PUBLICS ADMINISTRATIFS DE L’ETAT.

ANNEXE IV : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DES ENTREPRISES DU


SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC.

95
ANNEXE N° I : LISTE DES STRUCTURES DEVANT PRODUIRE LES COMPTES

Structures (1) Responsable (2) Localités (3) Volume des comptes Frequence par an
(4) (5)
01 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général Ngaoundéré√ 1
Ngaoundéré
02 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Yaoundé 1
Yaoundé
03 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Bertoua 1
Bertoua
04 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Maroua 1
Maroua
05 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Douala 1
Douala
06 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Nkongsamba 1
Nkongsamba
07 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Garoua 1
Garoua
08 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Bamenda 1
Bamenda
09 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Bafoussam 1
Bafoussam
10 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Ebolowa 1
Ebolowa
11 Tresorerie générale √Trésorier Payeur Général √Buéa 1
Buéa
12 ACCT (Agence comptable √Agent comptable central √Yaoundé 1
Centrale du Trésor)

13 Paierie Générale Payeur Général√ √Yaoundé 1

1
ANNEXE II : LISTE DES COMPTES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES DECENTRALISEES
(COMMUNES)

Structures (1) Responsable (2) Localités (3) Volume des comptes Frequence
(4) par an (5)
1
01 CU YAOUNDE Receveur municipal Χ Χ
Receveur municipal 1
02 CUA YAOUNDE I Χ Χ
Receveur municipal 1
03 CUA YAOUNDE II Χ Χ
Receveur municipal 1
04 CUA YAOUNDE III Χ Χ
Receveur municipal 1
05 CUA YAOUNDE IV Χ Χ
Receveur municipal 1
06 CUA YAOUNDE V Χ Χ
Receveur municipal 1
07 CUA YAOUNDEVI Χ Χ
Receveur municipal 1
08 CU DOUALA Χ √
Receveur municipal 1
09 CUA DOUALA I Χ Χ
Receveur municipal 1
10 CUA DOUALA II Χ Χ
Receveur municipal 1
11 CUA DOUALA III Χ Χ
Receveur municipal 1
12 CUA DOUALA IV Χ Χ
Receveur municipal 1
13 CUA DOUALA V Χ Χ
Receveur municipal 1
14 CR NGAOUNDAL Χ Χ
Receveur municipal 1
15 CR TIBATI Χ Χ
Receveur municipal 1
16 CR MAYO – BALEO Χ Χ
Receveur municipal 1
17 CR TIGNER Χ Χ
Receveur municipal 1
18 CR GALIM – TIGNERE Χ Χ
Receveur municipal 1
19 CR KONTCHA Χ Χ

1
Receveur municipal 1
20 CR BANYO Χ Χ
Receveur municipal 1
21 CR BANKIM Χ Χ
Receveur municipal 1
22 CR MAYO – DARLE Χ Χ
Receveur municipal 1
23 CR MEIGANGA √ Χ
Receveur municipal 1
24 CR DJOHONG Χ Χ
Receveur municipal 1
25 CR DIR Χ Χ
Receveur municipal 1
26 CR NGAOUI Χ Χ
Receveur municipal 1
27 CU NGAOUNDERE Χ Χ
Receveur municipal 1
28 CR NGAOUNDERE √ Χ
Receveur municipal 1
29 CR BELEL √ Χ
Receveur municipal 1
30 CR MBE Χ Χ
Receveur municipal 1
31 CR MBANDJOCK Χ Χ
Receveur municipal 1
32 CR MINTA Χ Χ
Receveur municipal 1
33 CR NANGA – EBOKO Χ Χ
Receveur municipal 1
34 CR NKOTENG Χ Χ
Receveur municipal 1
35 CR BIBEY Χ Χ
Receveur municipal 1
36 CR NSEM Χ Χ
Receveur municipal 1
37 CR LEMBE Χ Χ
Receveur municipal 1
38 CR EVODOULA Χ Χ
Receveur municipal 1
39 CR MONATELE Χ Χ
Receveur municipal 1
40 CR OBALA Χ Χ
Receveur municipal 1
41 CR OKOLA Χ Χ
Receveur municipal 1
42 CR SA’A Χ √
Receveur municipal 1
43 CR ELIG MFOMO Χ Χ

2
Receveur municipal 1
44 CR EBEBDA Χ Χ
Receveur municipal 1
45 CR BATCHENGA Χ Χ
Receveur municipal 1
46 CR LOBO Χ Χ
Receveur municipal 1
47 CU BAFIA Χ Χ
Receveur municipal 1
48 CR BAFIA Χ Χ
Receveur municipal 1
49 CR BOKITO Χ Χ
Receveur municipal 1
50 CR MAKENENE Χ Χ
Receveur municipal 1
51 CR NDIKINIMEKI Χ Χ
Receveur municipal 1
52 CR OMBESSA Χ Χ
Receveur municipal 1
53 CR DEUK Χ Χ
Receveur municipal 1
54 CR NITOUKOU Χ Χ
Receveur municipal 1
55 CR MFOU Χ Χ
Receveur municipal 1
56 CR ESSE Χ Χ
Receveur municipal 1
57 CR AWAE Χ Χ
Receveur municipal 1
58 CR SOA Χ Χ
Receveur municipal 1
59 CR AFANLOUM Χ Χ
Receveur municipal 1
60 CR EDZENDOUAN Χ Χ
Receveur municipal 1
61 CR NKOLAFAMBA Χ Χ
Receveur municipal 1
62 CR OLANGUINA Χ Χ
Receveur municipal 1
63 CU ESEKA Χ Χ
Receveur municipal 1
64 CR BOT MAKAK Χ Χ
Receveur municipal 1
65 CR MAKAK Χ Χ
Receveur municipal 1
66 CR MESSONDO Χ Χ
Receveur municipal 1
67 CR NGOG – MAPOUBI Χ Χ

3
Receveur municipal 1
68 CR MATOMB Χ Χ
Receveur municipal 1
69 CR DIBANG Χ Χ
Receveur municipal 1
70 CR BIYOUHA Χ Χ
Receveur municipal 1
71 CR BONJOCK Χ Χ
Receveur municipal 1
72 CR NGUIBASSAL Χ Χ
Receveur municipal 1
73 CR AKONOLINGA Χ Χ
Receveur municipal 1
74 CR AYOS Χ Χ
Receveur municipal 1
75 CR ENDOM Χ Χ
Receveur municipal 1
76 CR KOBDOMBO Χ Χ
Receveur municipal 1
77 CR MENGANG Χ Χ
Receveur municipal 1
78 CU MBALMAYO Χ Χ
Receveur municipal 1
79 CR DZENG Χ Χ
Receveur municipal 1
80 CR NGOMEDZAP Χ Χ
Receveur municipal 1
81 CR AKOEMAN Χ Χ
Receveur municipal 1
82 CR MENGUEME Χ Χ
Receveur municipal 1
83 CR NKOLMETET Χ Χ
Receveur municipal 1
84 CR NTUI Χ √
Receveur municipal 1
85 CR NGORO Χ Χ
Receveur municipal 1
86 CR YOKO Χ Χ
Receveur municipal 1
87 CR MBANGASSINA Χ Χ
Receveur municipal 1
88 CR NGAMBE –TIKAR Χ Χ
Receveur municipal 1
89 CR NGOUMOU Χ Χ
Receveur municipal 1
90 CR AKONO Χ Χ
Receveur municipal 1
91 CR MBANKOMO Χ Χ

4
Receveur municipal 1
92 CR BIKOK Χ Χ
Receveur municipal 1
93 CR MOULOUNDOU Χ Χ
Receveur municipal 1
94 CR YOKADOUMA Χ Χ
Receveur municipal 1
95 CR GARI – GOMBO Χ Χ
Receveur municipal 1
96 CR SALAPOMBE Χ Χ
Receveur municipal 1
97 CR ABONG –MBANG Χ Χ
Receveur municipal 1
98 CR DOUME Χ Χ
Receveur municipal 1
99 CR LOMIE Χ Χ
Receveur municipal 1
100 CR MESSAMENA Χ Χ
Receveur municipal 1
101 CR NGUELEMENDOUKA Χ Χ
Receveur municipal 1
102 CR DIMAKO Χ Χ
Receveur municipal 1
103 CR ATOK Χ Χ
Receveur municipal 1
104 CR MBOMA Χ Χ
Receveur municipal 1
105 CR MESSOK Χ Χ
Receveur municipal 1
106 CR MINDOUROU Χ Χ
Receveur municipal 1
107 CR NGOYLA Χ Χ
Receveur municipal 1
108 CR SOMALOMO Χ Χ
Receveur municipal 1
109 CR ANGOSSAS Χ Χ
Receveur municipal 1
110 CR DOUMAINTANG Χ Χ
Receveur municipal 1
111 CR BATOURI Χ Χ
Receveur municipal 1
112 CR NDELELE Χ Χ
Receveur municipal 1
113 CR KETTE Χ Χ
Receveur municipal 1
114 CR MBANG Χ Χ
Receveur municipal 1
115 CR KENTZOU Χ Χ

5
Receveur municipal 1
116 CR OULI Χ Χ
Receveur municipal 1
117 CR NGUELEBOK Χ Χ
Receveur municipal 1
118 CU BERTOUA Χ Χ
Receveur municipal 1
119 CR BERTOUA Χ Χ
Receveur municipal 1
120 CR BETARE –OYA Χ Χ
Receveur municipal 1
121 CR BELABO Χ Χ
Receveur municipal 1
122 CR GAROUA – BOULAI Χ Χ
Receveur municipal 1
123 CR DIANG Χ Χ
Receveur municipal 1
124 CR NGOURA Χ Χ
Receveur municipal 1
125 CU MAROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
126 CR MAROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
127 CR MERI Χ Χ
Receveur municipal 1
128 CR GAZAWA Χ Χ
Receveur municipal 1
129 CR PETTE Χ Χ
Receveur municipal 1
130 CR BOGO Χ Χ
Receveur municipal 1
131 CR DARGALA Χ Χ
Receveur municipal 1
132 CR NDOUKOULA Χ Χ
Receveur municipal 1
133 CR KOUSSERI Χ Χ
Receveur municipal 1
134 CR MAKARI Χ Χ
Receveur municipal 1
135 CR LOGONE – BIRNI Χ Χ
Receveur municipal 1
136 CR GOULFEY Χ Χ
Receveur municipal 1
137 CR WAZA Χ Χ
Receveur municipal 1
138 CR FOTOKOL √ Χ
Receveur municipal 1
139 CR HILE – ALIFA Χ Χ

6
Receveur municipal 1
140 CR BLANGOUA Χ Χ
Receveur municipal 1
141 ZINA Χ Χ
Receveur municipal 1
142 CR KAR – HAY Χ Χ
Receveur municipal 1
143 CR YAGOUA Χ √
Receveur municipal 1
144 CR GUERE Χ Χ
Receveur municipal 1
145 CR MAGA Χ Χ
Receveur municipal 1
146 CR KALFOU Χ Χ
Receveur municipal 1
147 CR WINA Χ Χ
Receveur municipal 1
148 CR GUEME Χ Χ
Receveur municipal 1
149 CR DATCHEKA Χ Χ
Receveur municipal 1
150 CR TCHATIBALI Χ Χ
Receveur municipal 1
151 CR GOBO Χ Χ
Receveur municipal 1
152 CR KAI- KAI Χ Χ
Receveur municipal 1
153 CR MOKOLO √ √
Receveur municipal 1
154 CR BOURRHA Χ Χ
Receveur municipal 1
155 CR KOZA Χ Χ
Receveur municipal 1
156 CR HINA Χ Χ
Receveur municipal 1
157 CR MOGODE Χ Χ
Receveur municipal 1
158 CR MOZOGO Χ Χ
Receveur municipal 1
159 CR ROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
160 CR MORA Χ Χ
Receveur municipal 1
161 CR TOKOMBERE Χ Χ
Receveur municipal 1
162 CR KOLOFATA Χ Χ
Receveur municipal 1
163 CR KAELE Χ Χ

7
Receveur municipal 1
164 CR GUIDIGUIS Χ Χ
Receveur municipal 1
165 CR MINDIF Χ Χ
Receveur municipal 1
166 CR MOUTOURWA Χ Χ
Receveur municipal 1
167 CR MOULVOUDAYE Χ Χ
Receveur municipal 1
168 CR TOULOUM Χ Χ
Receveur municipal 1
169 CR DZIGUILAO Χ Χ
Receveur municipal 1
170 CU NKONGSAMBA Χ Χ
Receveur municipal 1
171 CR NKONGSAMBA Χ Χ
Receveur municipal 1
172 CR DIBOMBARI Χ Χ
Receveur municipal 1
173 CR LOUM Χ Χ
Receveur municipal 1
174 CR MANJO Χ Χ
Receveur municipal 1
175 CR MBANGA Χ Χ
Receveur municipal 1
176 CR MELONG Χ Χ
Receveur municipal 1
177 CR BARE Χ Χ
Receveur municipal 1
178 CR PENJA Χ Χ
Receveur municipal 1
179 CR BONALEA Χ Χ
Receveur municipal 1
180 CR MOMBO Χ Χ
Receveur municipal 1
181 CR EBONE Χ Χ
Receveur municipal 1
182 CR NKONDJOCK Χ Χ
Receveur municipal 1
183 CR YABASSI Χ Χ
Receveur municipal 1
184 CR NDOBIAN Χ Χ
Receveur municipal 1
185 CR YINGUI Χ Χ
Receveur municipal 1
186 CU EDEA Χ Χ
Receveur municipal 1
187 CR EDEA Χ Χ

8
Receveur municipal 1
188 CR DIZANGUE Χ Χ
Receveur municipal 1
189 CR NDOM Χ Χ
Receveur municipal 1
190 CR NGAMBE Χ Χ
Receveur municipal 1
191 CR POUMA Χ Χ
Receveur municipal 1
192 CR NYANON Χ Χ
Receveur municipal 1
193 CR MOUANKO Χ Χ
Receveur municipal 1
194 CR MASSOK Χ Χ
Receveur municipal 1
195 CR MANOKA Χ Χ
Receveur municipal 1
196 CU GAROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
197 CR GAROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
198 CR BIBEMI Χ Χ
Receveur municipal 1
199 CR PITOA Χ Χ
Receveur municipal 1
200 CR LAGDO Χ Χ
Receveur municipal 1
201 CR DEMBO Χ Χ
Receveur municipal 1
202 CR NGONG Χ Χ
Receveur municipal 1
203 CR BASCHEO Χ Χ
Receveur municipal 1
204 CR GASCHIGA Χ Χ
Receveur municipal 1
205 CR TOUROUA Χ Χ
Receveur municipal 1
206 CR GUIDER Χ Χ
Receveur municipal 1
207 CR MAYO-OULO Χ Χ
Receveur municipal 1
208 CR FIGUIL Χ Χ
Receveur municipal 1
209 CR POLI Χ Χ
Receveur municipal 1
210 CR BEKA Χ Χ

9
Receveur municipal 1
211 CR REY-BOUBA Χ Χ
Receveur municipal 1
212 CR TCHOLIRE Χ Χ
Receveur municipal 1
213 CR TOUBORO Χ Χ
Receveur municipal 1
214 CR MADINGRING Χ Χ
Receveur municipal 1
215 CU KUMBO √ Χ
Receveur municipal 1
216 CR KUMBO √ Χ
Receveur municipal 1
217 CR JAKIRI Χ Χ
Receveur municipal 1
218 CR ELAK √ Χ
Receveur municipal 1
219 CR MBIAME √ Χ
Receveur municipal 1
220 CR NKOR √ Χ
Receveur municipal 1
221 CR NKAMBE √ Χ
Receveur municipal 1
222 CR NWA √ Χ
Receveur municipal 1
223 CR AKO √ Χ
Receveur municipal 1
224 CR MISAJE Χ Χ
Receveur municipal 1
225 CR NDU √ Χ
Receveur municipal 1
226 CR WUM √ Χ
Receveur municipal 1
227 CR BENAKUMA Χ Χ
Receveur municipal 1
228 CR ZHOA √ Χ
Receveur municipal 1
229 CR FURU-AWA Χ Χ
Receveur municipal 1
230 CU BAMENDA Χ Χ
Receveur municipal 1
231 CR BALI Χ Χ
Receveur municipal 1
232 CR TUBAH Χ Χ
Receveur municipal 1
233 CR BAFUT Χ Χ
Receveur municipal 1
234 CR SANTA √ √

10
Receveur municipal 1
235 CR BATIBO √ √
Receveur municipal 1
236 CR MBENGWI √ Χ
Receveur municipal 1
237 CR WIDIKUM – BOFFE Χ Χ
Receveur municipal 1
238 CR ANDEK Χ Χ
Receveur municipal 1
239 CR NJIKWA √ Χ
Receveur municipal 1
240 CR NDOP Χ √
Receveur municipal 1
241 CR BABESSI Χ Χ
Receveur municipal 1
242 CR BALIKUMBAT √ Χ
Receveur municipal 1
243 FUNDONG Χ Χ
Receveur municipal 1
244 DR BELO √ √
Receveur municipal 1
245 CR FONKUKA √ Χ
Receveur municipal 1
246 CR NJINIKOM Χ Χ
Receveur municipal 1
247 CR MBOUDA Χ Χ
Receveur municipal 1
248 CR GALIM Χ Χ
Receveur municipal 1
249 CR BATCHAM Χ Χ
Receveur municipal 1
250 CR BABADJOU √ Χ
Receveur municipal 1
251 CU FOUMBAN Χ Χ
Receveur municipal 1
252 CR FOUMBAN Χ Χ
Receveur municipal 1
253 CR FOUMBOT Χ Χ

Receveur municipal 1
254 CR MALENTOUEN Χ Χ
Receveur municipal 1
255 CR MASSAGAM Χ Χ

Receveur municipal 1
256 CR MAGBA Χ Χ

11
Receveur municipal 1
257 CR KOUTABA Χ Χ
Receveur municipal 1
258 CR BANGOURAIN Χ Χ
Receveur municipal 1
259 CR KOUOTAPMO Χ Χ
Receveur municipal 1
260 CU BAFANG Χ Χ
Receveur municipal 1
261 CR BAFANG Χ Χ
Receveur municipal 1
262 CR BANA Χ Χ
Receveur municipal 1
263 CR BANDJA Χ Χ
Receveur municipal 1
264 CR KEKEM Χ Χ
Receveur municipal 1
265 CR BAKOU Χ Χ
Receveur municipal 1
266 CR BANWA Χ Χ
Receveur municipal 1
267 CU DSCHANG Χ Χ
Receveur municipal 1
268 CR DSCHANG Χ Χ
Receveur municipal 1
269 CR PENKA MICHEL Χ Χ
Receveur municipal 1
270 CR FOKOUE Χ Χ
Receveur municipal 1
271 CR SANTCHOU Χ Χ
Receveur municipal 1
272 CR NKONG – ZEM Χ Χ
Receveur municipal 1
273 CU BAFOUSSAM √ Χ
Receveur municipal 1
274 CR BAFOUSSAM Χ Χ
Receveur municipal 1
275 CR LAFE √ Χ
Receveur municipal 1
276 CR KONGSO √ Χ
Receveur municipal 1
277 CR BAGANGTE Χ Χ
Receveur municipal 1
278 CR BAZOU Χ Χ
Receveur municipal 1
279 CR TONGA Χ Χ
Receveur municipal 1
280 CR BASSAMBA Χ Χ

12
Receveur municipal 1
281 CR BAYANGAM Χ Χ
Receveur municipal 1
282 CR DEMDING Χ Χ
Receveur municipal 1
283 CR PETE – BANJOUN √ Χ
Receveur municipal 1
284 CR BAHAM Χ Χ
Receveur municipal 1
285 CR BAMENDJOU Χ Χ
Receveur municipal 1
286 CR BANGOU √ Χ
Receveur municipal 1
287 CR BATIE Χ Χ
Receveur municipal 1
288 CU SANGMELIMA Χ Χ

Receveur municipal 1
289 CR SANGMELIMA Χ Χ
Receveur municipal 1
290 CR BENGBIS Χ Χ
Receveur municipal 1
291 CR DJOUM Χ Χ
Receveur municipal 1
292 CR ZOETELE Χ Χ
Receveur municipal 1
293 CR MEYOMESSALA Χ Χ

Receveur municipal 1
294 CR MINTOM Χ Χ
Receveur municipal 1
295 CR OVENG Χ Χ
Receveur municipal 1
296 CU EBOLOWA Χ Χ
Receveur municipal 1
297 CR EBOLOWA Χ Χ
Receveur municipal 1
298 CR BIWONG –BANE Χ Χ

Receveur municipal 1
CR MVAN –
299 Χ Χ
NGAN
Receveur municipal 1
300 CR MENGONG Χ Χ
Receveur municipal 1
301 CR NGOULEMAKONG Χ Χ

13
Receveur municipal 1
302 CR AMBAM Χ Χ
Receveur municipal 1
303 CR MA’AN Χ Χ
Receveur municipal 1
304 CR OLAMZE Χ Χ
Receveur municipal 1
305 CU KRIBI Χ Χ
Receveur municipal 1
306 CR KRIBI Χ √
Receveur municipal 1
307 CR AKOM II Χ Χ
Receveur municipal 1
308 CR CAMPO Χ Χ
Receveur municipal 1
309 CR LOLODORF Χ Χ
Receveur municipal 1
310 CR MVENGUE Χ Χ
Receveur municipal 1
311 CR NIETE Χ Χ
Receveur municipal 1
312 CR BIPINDI Χ Χ
Receveur municipal 1
313 CR LIMBE Χ Χ
Receveur municipal 1
314 CR BUEA Χ Χ
Receveur municipal 1
315 CR MUYUKA Χ Χ
Receveur municipal 1
316 CR TIKO Χ Χ
Receveur municipal 1
317 CR IDENAU Χ Χ
Receveur municipal 1
318 CR AKWAYA Χ Χ
Receveur municipal 1
319 CR MAMFE Χ Χ

Receveur municipal 1
320 CR EYUMODJOCK Χ Χ
Receveur municipal 1
321 CR TINTO Χ Χ
Receveur municipal 1
322 CU KUMBA Χ Χ
Receveur municipal 1
323 CR KONYE Χ Χ
Receveur municipal 1
324 CR BONGUE Χ Χ

14
Receveur municipal 1
325 CR BAMUSSO Χ Χ
Receveur municipal 1
326 CR EKONDOTITI Χ Χ
Receveur municipal 1
327 CR MUNDEMBA Χ Χ
Receveur municipal 1
328 CR DIKOMEBALUE Χ Χ
Receveur municipal 1
329 CR ISANGUELE Χ Χ

Receveur municipal 1
330 CR IDABATO √ Χ
Receveur municipal 1
331 CR KOMBO -ABEDIMO Χ Χ
Receveur municipal 1
332 CR KOMBO – ITINDI Χ Χ
Receveur municipal 1
333 CR TOKO Χ Χ
Receveur municipal 1
334 CR MENJI Χ Χ
Receveur municipal 1
335 CR ALOU Χ Χ
Receveur municipal 1
336 CR WABANE Χ Χ
Receveur municipal 1
337 CR BANGEM Χ Χ
Receveur municipal 1
338 CR NGUTI Χ Χ
Receveur municipal 1
339 CR TOMBEL Χ Χ

15
ANNEXE N° III : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DES ETABLISSEMENTS PUBLICS ADMINISTRATIFS DE L’ETAT
COMPTES COMPTES EN COURS AMENDES AMENDES
COMPTES DEPOSES ARRETS PROVISOIRES ARRETS DEFINITIFS
N° STRUCTURES ENREGISTRES D’INSTRUCTION (1) (2)
2004 2005 2004 2005 2004 2005 2004 2005 2004 2005 2004 2005 2004 2005
1. AER √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Agence
d’Electrification rurale
2. ARMP √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Agence de
Régulation des
Marchés Publics
3. ART √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Agence de
Régulation des
Télécommunications
4. ARSEL Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Agence de
Régulation du Secteur
de l’Electricité
5. APN √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Autorité Portuaire du
Cameroun
6. BUCREP √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Bureau Central des
Recensements et des
Etudes de la
Population
7. CSPH √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Caisse de Stabilisation
des Prix des
Hydrocarbures
8. CCAA Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Cameroon Civil
Aviation Authority
(Autorité
Aéronautique)
9. CENAME Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Centrale Nationale
d’Approvisionnement
en Médicaments et
Consommables
Essentiels
10. CHUY √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Centre Hospitalier
Universitaire de
Yaoundé

-1-
11. CPC Χ √ Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Centre Pasteur du
Cameroun
12. CHAGRI √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Chambre
d’Agriculture,
d’Elevage et des
Forêts du Cameroun
13. CCIMA √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Chambre de
Commerce,
d’Industrie, des Mines
et de l’Artisanat du
Cameroun
14. CMF Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Commission des
Marchés Financiers
15. FOGAPE Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Fonds d’Aide et de
Garantie aux Petites
et Moyennes
Entreprises
16. FNE Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Fonds National de
l’Emploi
17. FR Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Fonds Routier
18. FEICOM Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Fonds Spécial
d’Equipement et
d’Intervention
Intercommunal
19. HGD √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Hôpital Général de
Douala
20. HGY Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Hôpital Général de
Yaoundé
21. HGOPY Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Hôpital Gynéco
Obstétrique et
Pédiatrique de
Yaoundé
22. IRGM √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Institut de Recherche
Géologique et Minière
23. IMPM Χ √ Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Institut de Recherche
Médicale et d’Etude
-2-
des Plantes
Médicinales
24. INC √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Institut National de
Cartographie
25. IRAD √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Institut pour la
Recherche Agricole et
le Développement
26. ISMP √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Institut Supérieur de
Management Public
27. LANACOME √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Laboratoire National
de Contrôle de
Qualité des
Médicaments et
d’Expertise
28. MEAO √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Mission d’Etude et
d’Aménagement de
l’Océan
29. MEADEN √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Mission d’Etude pour
l’Aménagement et le
développement de la
Province du Nord
30. MIDENO Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Mission de
Développement de la
Province du Nord-
Ouest
31. MIDIMA √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Mission de
Développement
Intégré des Monts
Mandaras
32. MIPROMALO √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Mission de Promotion
des Matériaux Locaux
33. OFFCEREEAL √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Office Céréalier
34. Palais de congrès Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
35. ONZFI Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Office National des
Zones Franches
Industrielles

-3-
36. ONCC √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Office National du
Cacao et du Café
37. PAD Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Port Autonome de
Douala
38. SOWEDA √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
South-West
Development
Authority
39. UB √ √ Χ Χ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de Buéa
40. UDLA √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de Douala
41. UDS √ √ Χ Χ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de Dschang
42. UNGD √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de
Ngaoundéré
43. UYI Χ Χ Χ Χ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de Yaoundé
I
44. UYII √ √ Χ Χ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Université de Yaoundé
II
45. UNVDA √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Upper Noun Valley
Development
Authority
46. Ecole Nationale des √ Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Postes et
Télécommunications
(ENSPT)
47. Centre National √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’Education (CNE)
48. Comité Provincial de Χ √ Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Lutte contre la
Sécheresse (CPLS)
49. Comité National de Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
développement de
Technologie
50. Fonds Spécial √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’Aménagement et
d’équipement des
Aires de Protection et
de la Faune
51. Compte d’Affectation √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Sociale pour le Dvpt
de l’Activité
-4-
Touristique
52. Fonds Spécial de √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Développement
Forestier
53. Comité de Gestion √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
FAO-PAM
54. Comité Technologie √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
de Réhabilitation
55. Comité Technologie √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
des suivis des
Programmes
56. Institut National de √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Jeunesse et des Sports
(INJS)
57. Agence Nationale Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’Investigation
Financière (ANIF)
58. Caisse Autonome √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’Amortissement
(CAA)
59. Caisse de Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Développement de
l’Elevage dans le Nord
(CDEN)
60. Caisse de Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Développement de
l’Elevage dans le
Nord-Ouest (CDENO)
61. Caisse de √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Développement de la
Pêche Maritime
(CDPM)
62. Cellule de Gestion du Χ √ Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Code des
Investissements (CGCI)
63. Centre National de Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Réhabilitation des
Handicapés (CNRH)
64. Ecole Nationale √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’Administration et de
Magistrature du
Cameroun (ENAM)
65. General Certificate of √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Educational
Advanced Level
Board (GCE BOARD)
66. Institut National de la Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
statistique (INS)

-5-
67. Office du √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
Baccalauréat du
Cameroun (OBC)
68. Cpte adm .cadre Χ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ
d’appui et promotion
de l’art.
69. CCS/PPTE √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ

70. CEFAM √ √ √ √ √ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ

71. ENSTP Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ

72. CENEEMA Χ √ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ Χ

-6-
ANNEXE N° IV : SITUATION INDIVIDUELLE DES COMPTES DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC

COMPTES EN COURS
COMPTES DEPOSES COMPTES ENREGISTRES
N° STRUCTURES D’INSTRUCTION
2004 2005 2004 2005 2004 2005

01 ANAFOR Χ Χ Χ Χ Χ Χ

02 AYABA HOTEL √ Χ √ Χ Χ Χ

03 CNPS √ Χ √ Χ Χ Χ

04 CDC √ √ √ √ √ √

05 CAMPOST Χ √ Χ Χ Χ Χ

06 CRTV √ √ √ √ √ Χ

07 CAMTEL Χ Χ Χ Χ Χ Χ

08 CENEEMA Χ Χ Χ Χ Χ Χ

09 CREDIT FONCIER Χ Χ Χ Χ Χ Χ

10 IMPRIMERIE NATIONALE √ √ √ √ √ Χ

11 LABOGENIE Χ Χ Χ Χ Χ Χ

12 LANAVET √ √ √ √ √ √

13 MAETUR √ √ Χ Χ Χ Χ

14 MAGZI Χ Χ Χ Χ Χ Χ

15 MIDEPECAM Χ Χ Χ Χ Χ Χ

16 Palais des Congrès Χ Χ Χ Χ Χ Χ

17 MATGENIE √ √ √ √ Χ Χ

-1-
COMPTES EN COURS
COMPTES DEPOSES COMPTES ENREGISTRES
D’INSTRUCTION
N° STRUCTURES
2004 2005 2004 2005 2004 2005

18 SODEPA X X X X X X

19 SEMRY √ Χ √ Χ √ Χ

20 SNH √ √ √ √ √ √

21 SNI √ √ √ Χ Χ Χ

22 SOPECAM √ Χ √ Χ √ Χ

23 SRC √ Χ √ Χ √ Χ

24 UTAVA √ Χ √ Χ √ Χ

25 ADC √ Χ √ Χ √ Χ

26 ALUCAM √ Χ Χ Χ Χ Χ

27 CAMAIR Χ Χ Χ Χ Χ Χ

28 CAMTAINER Χ Χ Χ Χ Χ Χ

29 CNCC Χ Χ Χ Χ Χ Χ

30 HILTON HOTEL Χ Χ Χ Χ Χ Χ

31 PALEMENTARIAN HOTEL Χ Χ Χ Χ Χ Χ

32 HOTEL DES DEPUTES Χ Χ Χ Χ Χ Χ

33 HOTEL MONT FEBE Χ Χ Χ Χ Χ Χ

34 HOTEL MANSA Χ Χ Χ Χ Χ Χ

35 HOTEL BENOUE- MIZAO Χ Χ Χ Χ Χ Χ

36 CPE Χ Χ Χ Χ Χ Χ

37 CAMRAIL √ Χ √ Χ Χ Χ

-2-
COMPTES EN COURS
COMPTES DEPOSES COMPTES ENREGISTRES
D’INSTRUCTION
N° STRUCTURES
2004 2005 2004 2005 2004 2005

38 CIMENCAM √ X √ Χ Χ Χ

39 CREDIT LYONNAIS Χ Χ Χ Χ Χ Χ

40 CNIC √ Χ √ Χ Χ Χ

41 ECAM PLACAGES √ √ √ √ Χ Χ

42 HYDRAC √ √ √ √ √ √

43 SCDP Χ Χ Χ Χ Χ Χ

44 SEMC Χ Χ Χ Χ Χ Χ

45 SIC Χ Χ Χ Χ Χ Χ

46 SNEC √ Χ √ Χ Χ Χ

47 SODECOTON √ √ √ √ √ √

48 SAWA HOTEL Χ √ Χ Χ Χ Χ

49 SONARA √ √ √ √ Χ √

50 TOTAL Exploration Χ Χ Χ Χ Χ Χ

51 TRADEX √ Χ √ Χ Χ Χ

52 CAMPEMENT DE WAZA √ √ √ √ Χ Χ

53 Centre Climatique de Dschang Χ Χ Χ Χ Χ Χ

-3-

Vous aimerez peut-être aussi