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Cadre Conceptuel de la Comptabilité État

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SOMMAIRE

ARRETE
AVIS
PREAMBULE
CADRE CONCEPTUEL DE LA COMPTABILITE DE L’ETAT
NORME 1 : LES ETATS FINANCIERS
NORME 2 : LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
NORME 3 : LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
NORME 4 : LES IMMOBILISATIONS FINANCIERES
NORME 5 : LES STOCKS
NORME 6 : LES CREANCES DE L’ACTIF CIRCULANT
NORME 7 : LES COMPOSANTES DE LA TRESORERIE DE L’ETAT
NORME 8 : LES DETTES FINANCIERES
NORME 9 : LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES ET LES
DETTES NON FINANCIERES
NORME 10 : LES CHARGES
NORME 11 : LES AUTRES PRODUITS
NORME 12 : LES ENGAGEMENTS HORS BILAN
GLOSSAIRE

1
2
3
4
5
6
7
CADRE CONCEPTUEL
DE LA COMPTABILITE
DE L’ETAT

8
SOMMAIRE
I. Les objectifs du cadre conceptuel, besoins et destinataires de la
comptabilité de l’Etat
II. Les caractéristiques de l’information financière
III. Les spécificités de l’Etat
IV. Les concepts fondamentaux de la comptabilité de l’Etat
IV.1 Les principes comptables
IV.2 Le périmètre et le champ de la comptabilité et du patrimoine
IV.3 Les règles de comptabilisation
IV.4 Les règles d’évaluation

9
Le présent cadre conceptuel constitue la structure de référence qui sert de guide à l’élaboration des
Normes Comptables. Il présente et explicite les considérations liées à l’importance et à la
spécificité de certaines opérations de l’Etat qui nécessitent un éclairage sur la portée, les objectifs
et les nuances à apporter dans la comptabilité de l’Etat.
Il est organisé autour des points suivants :
- objectifs du cadre conceptuel, besoins et destinataires de la comptabilité de l’Etat ;
- caractéristiques de l’information financière ;
- spécificités de l’Etat ;
- concepts fondamentaux de la comptabilité de l’Etat.

I. Les objectifs du cadre conceptuel, besoins et destinataires de la comptabilité de l’Etat

Aux termes de l’article 73 (1) de la loi n° 2018/ 012 du 11 juillet 2018 portant Régime Financier
de l’Etat et des autres Entités Publiques, « l’Etat tient une comptabilité budgétaire destinée à
vérifier le respect par le Gouvernement de l’autorisation parlementaire et une comptabilité
générale destinée à mesurer l’évolution du patrimoine de l’Etat ».
Le présent Recueil de Normes s’applique à la comptabilité générale de l’Etat. L’article 75 (1) de
la même loi précise que cette comptabilité est fondée sur le principe de la constatation des droits
et des obligations. Les opérations doivent être prises en compte au titre de l’exercice auquel elles
se rattachent, indépendamment de leur date de paiement ou d’encaissement. Ce principe se
retrouve également dans les textes qui régissent la comptabilité d’entreprise.
L’article 75 (2) de la loi susvisée, dispose que les règles comptables de l’Etat ne se distinguent de
celles applicables aux entreprises qu’en raison des spécificités de l’action de l’Etat.
L’ensemble des règles et normes permettant d’appliquer la comptabilité d’exercice à l’Etat doit
donc être construit en référence avec les dispositions applicables aux entreprises. Il est ainsi
nécessaire de déterminer les règles de la comptabilité d’entreprise qui sont transposables
directement, celles qui doivent être adaptées pour tenir compte de certaines particularités, et enfin
celles qui doivent être créées pour comptabiliser des opérations pour lesquelles il n’existe pas de
règles dans les référentiels comptables applicables aux entreprises.
Les objectifs assignés au cadre conceptuel visent à:
- présenter les hypothèses sous-jacentes aux Normes Comptables applicables à l’Etat ;
- définir les principaux concepts qui découlent de ces hypothèses ;
- préciser la portée et les limites des informations financières fournies par la comptabilité.
Le cadre conceptuel est destiné à fournir des éléments de compréhension et d’interprétation des
règles. Il s’adresse à leurs auteurs, aux comptables chargés de tenir et d’établir les comptes, aux
auditeurs chargés de les certifier et aux utilisateurs de l’information financière produite.
Il est conçu par référence aux Normes Comptables internationales du secteur public (IPSAS), des
Directives CEMAC du cadre harmonisé des finances publiques, et du plan comptable OHADA.

II. Les spécificités de l’Etat

Dans les référentiels applicables aux entreprises, l’objectif principal assigné aux états financiers
est de donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière, ainsi que du résultat de
l’entreprise. Le contenu de ces concepts, utilisés dans les textes relatifs aux entreprises doit être
précisé dans le cas de l’Etat.
10
Le patrimoine est généralement défini comme l’ensemble des droits et obligations relatifs à une
personne.
La situation financière est la traduction financière et comptable de la notion de patrimoine.
Pour donner une image fidèle du patrimoine et de la situation financière, il convient de définir le
périmètre de ces droits et obligations, de les identifier, de les évaluer et de les comptabiliser selon
la nomenclature des passifs et des actifs.
Dans le cas de l’Etat, ces opérations doivent prendre en compte les spécificités suivantes :
- il n’existe pas de capital initial ;
- l’évaluation des actifs à longue durée de vie pose des problèmes spécifiques ;
- la notion d’actif telle que retenue pour l’entreprise, ne rend pas parfaitement compte de
la situation de l’Etat compte tenu des pouvoirs relatifs à l’exercice de la souveraineté.
La mise en relation de l’actif et du passif de l’Etat, indispensable à la cohérence temporelle et à
l’exactitude des enregistrements comptables, comme à l’analyse de sa situation financière, si elle
doit être effectuée conformément aux grands principes, ne saurait donner lieu à une interprétation
identique à celle de l’entreprise.
Pour marquer cette différence, les états financiers retiennent une présentation bilancielle sous
forme de tableau de situation nette.
Enfin le rôle « d’assureur en dernier recours » que l’Etat est amené à jouer, rend également
nécessaire de délimiter les types d’engagements qui doivent être portés dans l’état annexé.

III. Les concepts fondamentaux de la comptabilité de l’Etat


1. Principes comptables
La comptabilité de l’Etat respecte les principes suivants :
- Principe de régularité
Ce principe énonce que la comptabilité est conforme aux normes, règles et procédures comptables
en vigueur.
- Principe de sincérité
La sincérité est l’application de bonne foi des règles et procédures comptables en fonction de la
connaissance que les producteurs des comptes ont de la réalité et de la nature des opérations et
évènements enregistrés.
- Principe de l’image fidèle
L’image fidèle n’est pas définie de manière directe. Néanmoins, on considère qu’une information
présente une image fidèle des opérations et autres évènements quand elle en donne à l’utilisateur
des comptes la meilleure représentation possible. Les textes indiquent que lorsque l’application
d’une prescription comptable ne suffit pas à donner une image fidèle, des informations
complémentaires doivent être fournies dans l’état annexé.
- principe de spécialisation des exercices
Ce principe est lié au concept même de l’exercice comptable qui est normalement annuel. Le
principe de spécialisation vise à rattacher à chaque exercice les charges et les produits qui le
concernent effectivement et ceux-là seulement.
- principe de continuité d’exploitation
Selon ce principe, l’État continuera d’exercer ses activités dans un avenir prévisible. Toutes les
évaluations des éléments du patrimoine sont liées à l’hypothèse de continuité d’exploitation.

- principe de permanence des méthodes


11
La cohérence des informations comptables au cours des périodes successives implique la
permanence des règles et des procédures comptables.
Elle est nécessaire à l’établissement de comparaisons entre exercices, de mesures d’évolution
tendancielle, comme aux analyses de performance. Les modifications de conventions et de
méthodes comptables ne doivent intervenir que si elles contribuent à une présentation plus fidèle
des états financiers. Toute modification ayant une incidence importante sur le résultat doit être
explicitée dans l’état annexé.

- principe de bonne information


L’information fournie dans les états financiers doit être intelligible, pertinente et fiable de manière
à permettre l’obtention d’une information claire et exhaustive.
Au-delà de cette énumération et a priori, l’ensemble des principes comptables généralement admis
s’applique à l’État.
La liste des principes retenus ci-dessus n’est pas nécessairement exhaustive. Elle comprend ceux
qui paraissent communs à l’ensemble des référentiels applicables aux entreprises. L’absence de
mention d’un principe ne signifie pas qu’il est considéré comme non applicable à l’Etat.

2. Périmètre et champ de la comptabilité et du patrimoine


La définition du périmètre comptable implique la détermination d’un ensemble de droits et
obligations en référence à une personnalité juridique. Ce périmètre rassemble tous les services ou
institutions d’Etat non dotés de la personnalité juridique et dont les moyens de fonctionnement
sont autorisés par la Loi de Finances. La comptabilité générale s’applique à cet ensemble. Il n’est
donc pas prévu des comptes pour des parties de cet ensemble, même si des éléments de situation
comptable peuvent être fournis comme par exemple des situations de charges par ministères.
Les principaux postes permettant de décrire cette comptabilité patrimoniale sont :
Actif
Un actif est un élément du patrimoine ayant une valeur économique positive pour l’Etat, c’est-à-
dire une ressource contrôlée et dont il attend :
- des avantages économiques futurs, sous forme de flux de trésorerie issus de l’utilisation de
l’actif et bénéficiant à l’Etat ;
- ou un potentiel de services attendus de l’utilisation de l’actif et profitant à l’Etat ou à des
tiers, conformément à sa mission ou à son objet.
Passif
Un passif est constitué par une obligation à l’égard d’un tiers, existante à la date de clôture, dont
il est probable ou certain, à la date d’arrêté des comptes, qu’elle entraînera une sortie de ressources
au bénéfice de ce tiers sans contrepartie attendue de celui-ci après la date de clôture.
Charges
Une charge est une diminution d’actif ou une augmentation de passif non compensée dans une
relation de cause à effet par l’entrée d’une nouvelle valeur à l’actif ou une diminution du passif.
Une charge correspond soit à une consommation de ressources entrant dans la production d’un
bien ou d’un service, soit à une obligation de versement à un tiers, définitive et sans contrepartie
directe dans les comptes.
Produit

12
Un produit est une augmentation d’actif ou une diminution de passif non compensée dans une
relation de cause à effet par la sortie d’une valeur à l’actif ou une augmentation du passif. Pour
l’Etat, il est fait distinction entre les produits fiscaux et les autres produits.
Les produits fiscaux sont constitués des impôts et taxes perçus en raison de l’exercice de la
souveraineté de l’Etat. Les autres produits concernent les produits de fonctionnement, les produits
d’intervention et les produits financiers.

3. Les règles de comptabilisation


Les règles de comptabilisation déterminent les modalités d’inscription dans les états financiers des
opérations et événements affectant la situation nette. Ces modalités indiquent le fait générateur de
l’inscription ainsi que son classement dans les différentes catégories de la nomenclature
comptable.
Règles de comptabilisation des actifs
Les actifs sont comptabilisés dans les états financiers de l’exercice au cours duquel le contrôle des
avantages économiques futurs ou le potentiel de services futurs est acquis à l’État. Le contrôle est
en général fondé sur un droit (droit de propriété ou droit d’usage).
Le droit de propriété est cependant insuffisant pour établir le contrôle. Ainsi, les biens dont l’État
est propriétaire mais dont il a transféré le contrôle effectif à des entités distinctes, ne sont pas
comptabilisés dans ses états financiers. De manière symétrique, les biens utilisés de manière
durable par l’État, sans que ce dernier en soit le propriétaire, sont inscrits dans ses états financiers
dès lors qu’il en a le contrôle. Le contrôle s’apprécie alors en fonction des conditions d’utilisation
du bien : pouvoir de décision sur l’utilisation, responsabilités, charges et risques liés à ce pouvoir.
Les actifs comprennent les actifs immobilisés et les actifs circulants. Les actifs immobilisés
comprennent les immobilisations incorporelles, corporelles et financières, ainsi que les créances
rattachées. Les actifs circulants comprennent les stocks, les créances de l’actif circulant et la
trésorerie.
Règles de comptabilisation des passifs
Des passifs sont comptabilisés lorsque les trois conditions cumulatives suivantes sont remplies :
- il existe une obligation de l’État vis-à-vis de tiers se rattachant à l’exercice clos ou à un
exercice antérieur ;
- il est certain ou probable qu’une sortie de ressources sera nécessaire à l’extinction de
l’obligation vis-à-vis du tiers ;
- le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
L’existence de l’obligation s’apprécie au regard des dispositions prévues par les Normes
Comptables. Dans certains cas, elle peut découler de l’existence d’un contrôle de fait sur un actif
dès lors qu’il est certain ou probable que ce contrôle entraînera des sorties de ressources au
bénéfice du propriétaire de l’actif. Dans ce dernier cas, l’existence d’une obligation doit être
considérée comme un élément nécessaire permettant d’établir l’existence du contrôle.
Les passifs comprennent les passifs non financiers et les passifs financiers. Les passifs non
financiers sont composés des dettes non financières, des provisions pour risques et charges et des
autres passifs. Les passifs financiers sont composés des dettes financières et des instruments
financiers à terme.
Règles de comptabilisation des produits

13
Les produits sont comptabilisés dans les états financiers de l’exercice au cours duquel ils sont
acquis. Le cadre retient les produits fiscaux et les autres produits.
Les produits fiscaux sont constitués des impôts et taxes perçus en raison de l’exercice de la
souveraineté de l’Etat. Les autres produits quant à eux correspondent à des opérations ayant une
contrepartie directe d’une valeur équivalente pour le tiers. Les autres produits sont classés en trois
grandes catégories à savoir, les produits de fonctionnement, les produits d’intervention et les
produits financiers.
Règles de comptabilisation des charges
Les charges sont comptabilisées dans les états financiers de l’exercice au cours duquel elles ont
été consommées.
Pour les charges le critère de rattachement à l’exercice est de manière générale la liquidation.
Les charges sont comptabilisées et présentées dans les états financiers en distinguant leur nature
économique, cette présentation étant complétée par des ventilations suivant les missions et les
programmes.
4. Les règles d’évaluation
La détermination des valeurs d’entrée est fondée comme pour les entreprises, sur le coût
d’acquisition. Des exceptions ont été apportées pour tenir compte de certaines spécificités, pour
un certain nombre de biens dont on ne dispose pas d’un coût d’acquisition pertinent soit parce qu’il
n’est pas connu, soit parce qu’il n’est pas significatif car trop ancien. Des règles alternatives
d’évaluation sont alors déterminées par les normes. Il peut s’agir d’évaluation à la valeur vénale,
voire dans certains cas à une valeur forfaitaire ou symbolique.

14
15
NORME 1
LES ETATS
FINANCIERS

16
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
II.1 Le bilan de l’Etat : le tableau de la situation nette (tableau 1)
II.2 Le compte de résultat de l’État (tableau 2)
II.3 Le tableau des flux de trésorerie (tableau 3)
II.4 L’état annexé
a) Les principes d’établissement de l’état annexé
b) Le contenu de l’état annexé.

17
NORME 1
LES ETATS FINANCIERS

I. EXPOSE DES MOTIFS


La comptabilité générale de l’Etat est sanctionnée par la production du compte général de l’Etat
qui se compose de la balance générale des comptes et des états financiers.
Les états financiers, objets de la présente norme, sont une représentation financière structurée des
événements affectant l’Etat, et des transactions réalisées par celui-ci. A ce titre, ils sont une des
principales sources d’information chiffrée sur la situation financière de l’État. Les états financiers
permettent par ailleurs, d’apprécier et d’analyser l’évolution de celle-ci dans l’espace et dans le
temps et de mesurer les coûts.
La finalité de la normalisation des états financiers est de produire ces informations dans un format
qui facilite l’analyse au plan interne et la conformité avec les exigences de la surveillance
multilatérale au plan externe.

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


Les états financiers comprennent :
- le bilan ou tableau de la situation nette ;
- le compte de résultat présenté en deux parties ;
- le tableau des flux de trésorerie ;
- l’état annexé.
Les états financiers permettent une comparaison sur deux exercices.
1. Le bilan de l’Etat : le tableau de la situation nette (tableau 1)
Confectionné en fin d’exercice et présenté sous la forme d’un tableau à une entrée, le bilan de l’Etat
ou tableau de la situation nette récapitule les éléments de l’actif et du passif préalablement
identifiés et comptabilisés.
Le tableau de la situation nette comprend :
- l’actif, qui recense les éléments du patrimoine ayant une valeur économique positive pour
l’État. Il se compose principalement des actifs immobilisés, des actifs circulants hors
trésorerie, de la trésorerie - actif et des comptes de régularisation - actif ;
- le passif, qui est constitué des obligations1 à l’égard de tiers qui existent à la date de clôture
et dont il est probable ou certain, à la date d’arrêté des comptes, qu’elles entraîneront une
sortie de ressources au bénéfice de tiers sans contrepartie attendue de leur part après la
date de clôture. Le passif comprend les dettes financières, les provisions (pour risques et
charges), les dettes non financières (hors trésorerie), la trésorerie – passif, et les comptes
de régularisation - passif.
Le tableau de la situation nette présente deux particularités :
- le poste de trésorerie est classé en trésorerie – actif et trésorerie – passif ;
La trésorerie – actif est constituée par les titres de placement, les valeurs à l’encaissement, les

1
Non compris les engagements hors bilan, qui ne sont pas des obligations actuelles à la date de clôture de
l’exercice.
18
disponibilités figurant aux comptes de la classe 5 (caisse, banque, CCP) et qui permettent à l’Etat
de faire des décaissements au moment voulu.
La trésorerie – passif est égale aux dépôts des correspondants du Trésor (EP CTD, dépôts divers)
et aux titres émis à court terme et des avances reçues de la banque centrale le cas échéant.
La situation nette n’a pas la même signification que dans les entreprises privées puisque l’Etat ne
possède ni capital social ni d’équivalent. Elle se calcule par différence entre l’actif et le passif.
2. Le compte de résultat de l’État (tableau 2)
Le compte de résultat, qui regroupe la totalité des charges et des produits d’un exercice comptable,
fait apparaître les produits et les charges par nature. Les produits distinguent les produits fiscaux
des autres produits, dont les produits pétroliers. Les charges sont classées selon qu’elles concernent
le fonctionnement, les interventions ou les opérations financières.
Les dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions sont imputées aux charges
correspondantes.
La différence entre les produits et les charges permet de déterminer le résultat de l’exercice.
En vue du respect de ces dispositions, le compte de résultat est présenté en trois tableaux :
a) le tableau des produits, qui regroupe les produits fiscaux qui relèvent du pouvoir régalien
de lever des impôts et les autres produits généralement liés à des prestations fournies par
l’Etat ;
b) le tableau des charges qui distingue les charges de fonctionnement, les charges
d’intervention et les charges financières ;

c) le tableau qui permet d’établir le résultat de l’exercice.


3. Le tableau des flux de trésorerie (tableau 3)
Le tableau des flux de trésorerie permet aux utilisateurs d’établir comment l’Etat a généré la
trésorerie nécessaire au financement de ses activités courantes, mais aussi de ses
investissements. De ce fait, il traduit notamment le recours aux financements extérieurs
(emprunts). La variation de trésorerie de l’exercice calculée selon les différents flux ci-après
correspond à la variation des soldes de comptes de disponibilités de la classe 5 au début de
l’exercice et le solde des mêmes comptes à la fin de l’exercice.
Le tableau des flux de trésorerie retient les notions d’encaissements et de décaissements, ce qui le
distingue notamment du compte de résultat qui traduit les produits et les charges.
Le tableau des flux de trésorerie présente, pour la période, les entrées et les sorties de ces éléments,
classées par catégorie :
- les flux de trésorerie liés à l’activité, qui correspondent aux encaissements et décaissements
relatifs aux opérations courantes de l’Etat (fonctionnement et intervention, à l’exception des
activités d’investissement).
S’y ajoutent les autres encaissements et décaissements qu’il est possible de rattacher à l’activité
tels que les flux de trésorerie correspondant aux charges et produits financiers ;
- les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement, qui correspondent aux
décaissements et encaissements liés aux opérations d’acquisitions et de cessions des
immobilisations ;
19
- les flux de trésorerie liés aux opérations de financement, qui correspondent aux
encaissements et décaissements relatifs aux opérations de financement (emprunts) de
l’Etat.
La présente norme classe les flux de trésorerie provenant des dons, des intérêts et dividendes reçus
ou des intérêts versés dans les flux de trésorerie liés à l’activité. Les flux de trésorerie liés à
l’activité et les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement correspondent aux opérations
budgétaires. Ils permettent en conséquence de faire un rapprochement entre la comptabilité
générale et la comptabilité budgétaire. Les flux de trésorerie liés aux opérations de financement
correspondent aux opérations de trésorerie (emprunts prêts et avance).
In fine, les flux qui n’ont pu être affectés dans une des trois catégories sont portés dans la rubrique
« flux de trésorerie nets non ventilés ». En tout état de cause, ils ne devraient être que résiduels.
4. L’état annexé
L’état annexé fait partie intégrante des états financiers.
Il fournit l’ensemble des informations utiles à la compréhension et à l’interprétation des données
des principaux documents de synthèse2.
La présente norme précise les principes d’établissement de l’état annexé et définit son contenu. La
présentation de l’état annexé s’inspire de celle des entreprises. Sur chaque document de synthèse,
les données susceptibles de faire l’objet d’une information dans l’état annexé doivent être
numérotées pour faciliter le renvoi aux commentaires et tableaux correspondants.
Par ailleurs, la coexistence d’une comptabilité budgétaire et d’une comptabilité d’exercice conduit
à identifier dans l’état annexé les écarts entre la comptabilité budgétaire et la comptabilité d’exercice
par le biais de tableaux de passage.
a) Les principes d’établissement de l’état annexé
Les informations fournies dans l’état annexé doivent :
- contribuer à donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
de l’Etat en détaillant certains renseignements permettant d’expliquer ou de préciser le
contenu de certains postes des documents de synthèse ;
- produire toutes les informations significatives susceptibles d’influencer le jugement des
utilisateurs. A cette fin, la notion de seuil de signification d’une information peut être un
élément déterminant dans le choix des informations à communiquer. Ce seuil dépend
essentiellement de l’importance relative de l’information pour les utilisateurs des états
financiers. Est ainsi considérée comme significative, toute information dont la non-
publication serait susceptible de modifier le jugement des utilisateurs sur la situation
patrimoniale et financière de l’Etat.
b) Le contenu de l’état annexé
L’état annexé fait l’objet d’une présentation organisée et systématique regroupant des
informations chiffrées ou non.

2
Le bilan et le compte de résultat.
20
Il doit notamment présenter :
1. les faits marquants de l’exercice
2. les règles et méthodes comptables et d’évaluation comptables ainsi que les changements
de méthode d’évaluation et de présentation des comptes (bilan, compte de résultat et
tableau des flux de trésorerie) ;
3. les informations détaillant les montants qui apparaissent dans le tableau de la situation
nette, dans le tableau des produits, charges et résultat de l’exercice et dans le tableau des
flux de trésorerie. Ces précisions concernent notamment :
- une synthèse des principales variations des éléments de l’actif et du passif, et du
compte de résultat pendant l’exercice considéré ;
- des tableaux synthétiques permettant de détailler certains postes caractéristiques (par
exemples : immobilisations, amortissements, endettement) ;
- les informations relatives à l’évolution des effectifs par ministère et de la masse
salariale ;
- les informations relatives au calcul des provisions pour risques et charges, leur
répartition par catégorie et leurs échéances prévisionnelles, etc ;
- les informations qui ne figurent pas dans les autres documents de synthèse mais qui
doivent néanmoins être portées sur l’état annexé tels que :

▪ le détail de l'utilisation des comptes spéciaux au cours des deux années


précédentes, pour l'année en cours ;
▪ le détail des concours financiers de l’Etat aux collectivités t erritoriales
décentralisées, aux établissements publics et aux entreprises ;

▪ les engagements hors bilan (engagements, octroi de garanties, contrats de


partenariats publics privés…) ;
▪ la situation des projets financés par des partenaires extérieurs ;
▪ la situation chiffrée des exonérations fiscales ou douanières ;

▪ le tableau de passage entre la comptabilité d’exercice et la comptabilité


budgétaire.

21
Tableau 1 - Bilan ou tableau de la situation nette

ACTIF Exercice N Exercice N-1


Net

Brut Amortissements Net


et dépréciations

ACTIF IMMOBILISE (I)

Immobilisations incorporelles

Immobilisations corporelles

Immobilisations non produites

Immeubles et infrastructures

Matériels et mobiliers

Equipements militaires et de police

Immobilisations financières

Titres et participations

Prêts et créances à LMT

Autres immobilisations financières

Total des actifs immobilisés

ACTIF CIRCULANT (II)

Stocks

Créances fiscales et assimilées

Redevables d'impôts

Redevables de droits de douanes

Autres créances fiscales

Redevances pétrolières

Créances non fiscales

Créances douteuses

Autres créances et débiteurs divers

Charges constatées d’avance

Autres créances non fiscales

Services non personnalisés de l’Etat

Relations avec les Budgets annexes et les CST

Total des actifs circulants

TRESORERIE – ACTIF (III)

Disponibilités

Banque

Caisse

Équivalences de trésorerie et autres


composantes (placements à court terme)

22
Total de la trésorerie active

COMPTES DE REGULARISATION (IV)

Imputation provisoire de dépenses

Comptes de régularisation-actif

Comptes de liaisons internes (1)

Mouvements de fonds (1)

Total des comptes de régularisation

TOTAL ACTIF A = I+II+III+IV

(1) Ces comptes doivent normalement être soldés

PASSIF Exercice N Exercice N-1

DETTES FINANCIERES (VI)

Dettes intérieures

Dettes extérieures

Total

PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES


(VII)

Provisions pour risques

Provision pour charges

Total des provisions pour risques et charges

DETTES NON FINANCIERES (VIII)

Services non personnalisés de l’Etat

Dettes de fonctionnement

Dettes d'intervention

Dettes d'investissement

Autres dettes et créditeurs divers

Produits constatés d’avance

Total des dettes non financières

TRESORERIE – PASSIF (IX)

Correspondants et dépôts au Trésor

EPA

CTD

Autres

Titres à court terme émis et avances reçues à CT

Total de la trésorerie passive

COMPTES DE REGULARISATION (X)

Imputation provisoire de recettes

Comptes de régularisation - passif

Comptes de liaisons internes (1)

23
Mouvements de fonds (1)

Total des comptes de régularisation

TOTAL PASSIF B =VI+VII+VIII+IX+X

(2) Ces comptes doivent normalement être soldés

SITUATION NETTE : Exercice N Exercice N-1

1. Report à nouveau

2. Résultat de l’exercice

3. Comptes d’intégration et de contrepartie

4. Ecarts d’équivalence

5. Ecarts de réévaluation

Situation nette (1+2+3+4+5)


= total actif A – total passif B

24
Tableau 2 – Compte de résultat

PRODUITS Exercice N Exercice N-1

PRODUITS FISCAUX ET DE FONCTIONNEMENT

Produits fiscaux (hors impôts sur sociétés pétrolières)

Impôts sur les revenus, les bénéfices, le patrimoine et les gains en capital

Impôts et taxes intérieurs sur les biens et services

Impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales

Autres produits fiscaux

Total des produits fiscaux (1)

Produits de fonctionnement

Produits pétroliers

Impôts sur les sociétés pétrolières

Redevance SNH

Droits de passage du pipeline

Ventes de produits et de services

Produits non fiscaux

Revenus de l’entreprise et du domaine autres que les intérêts

Autres

Production immobilisée

Reprises sur provisions à caractère non financier

Transfert de charges

Total des produits de fonctionnement (2)

A. Total des produits fiscaux et de fonctionnement 1+2

PRODUITS D’INTERVENTION

Transferts

Dons et legs

Dons des institutions internationales

Autres dons et legs

B. Total des produits d’intervention

PRODUITS FINANCIERS

Produits financiers

Reprises sur provisions à caractère financier

C. Total des produits financiers

TOTAL DES PRODUITS I = A+B+C

25
CHARGES Exercice N Exercice N-1

CHARGES DE FONCTIONNEMENT

Achats de biens

Achats de biens stockables

Variation des stocks de biens fongibles achetés

Autres achats de biens

Achats de services et autres charges de gestion courante

Achats de service

Autres charges de gestion courante

Impôts et taxes

Charges de personnel

Rémunérations dues

Cotisations sociales

Autres dépenses de personnel

Dotations aux amortissements

Dotations aux provisions


Dont : Dotations aux provisions pour risques à caractère non financier
et pour charges

Dotations aux dépréciations des immobilisations, stocks et créances

Total des charges de fonctionnement (1)

CHARGES D’INTERVENTION

Subventions

Transferts

Total des charges d’intervention (2)

CHARGES FINANCIERES

Intérêts et frais financiers

Dotations aux provisions à caractère financier

Dotations aux dépréciations des titres de placement

Dotations aux provisions pour risques (à caractère financier)

Total des charges financières (3)

TOTAL DES CHARGES II = 1+2+3

RESULTAT DE L'EXERCICE Exercice N Exercice N-1

TOTAL DES PRODUITS (I)

TOTAL DES CHARGES (II)

RESULTAT DE L’EXERCICE (I-II)

Tableau 3 – Tableau des flux de trésorerie


26
Exercice N-1
Exercice N Exercice N-1

FLUX DE TRESORERIE LIES A L’ACTIVITE

1. Encaissements
Recettes fiscales
Recettes douanières

Recettes pétrolières
Ventes de produits et services

Recettes d'intervention

Autres recettes non fiscales

Recettes exceptionnelles (hors cessions d'immobilisations)

Recettes financières

2. Décaissements
Charges de personnel

Achats de biens

Achats de services

Versements aux collectivités territoriales décentralisées

Subventions

Transferts

Charges exceptionnelles (hors cessions d’immobilisations)

Intérêts et frais financiers

Autres décaissements

Flux de trésorerie liés à l’activité I = 1-2


FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS D’INVESTISSEMENT

3. Acquisitions d’immobilisations

Immobilisations incorporelles et corporelles

Immobilisations financières

4. Cession d’immobilisations
Immobilisations incorporelles et corporelles

Immobilisations financières

Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement II


= 3-4
FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS DE FINANCEMENT

5. Encaissements
Dettes extérieures

Dettes intérieures

Dons

Remboursement des placements à CT

Dépôts des correspondants

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Débiteurs divers et avances consenties

Autres encaissements

6. Décaissements

Dettes extérieures

Dettes intérieures

Placements à CT

Retraits des correspondants

Débiteurs divers et avances consenties

Autres décaissements

Flux de trésorerie liés aux opérations de financement III


= 5-6
FLUX DE TRESORERIE NETS NON VENTILES

IV – Flux de trésorerie nets non ventilés

VARIATION DE TRESORERIE V=I+II+III+IV

VARIATION DE TRESORERIE AU BILAN

Trésorerie en début de période (VI)

Trésorerie active

- Trésorerie passive

Total

Trésorerie en fin de période (VII)

Trésorerie active

- Trésorerie passive

Total

VII - VI = V

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29
NORME 2
LES ETATS
FINANCIERS
CONSOLIDES

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SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS
I.1 L’objet des états financiers consolidés
I.2 Les conditions de consolidation
I.3 L’état annexé

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Le champ de la consolidation
II.2 Les Règles de consolidation
II.3 La présentation des états financiers consolidés

31
NORME 2
LES ETATS FINANCIERS CONSOLIDÉS

I. EXPOSE DES MOTIFS


Les états financiers consolidés ou « comptes » consolidés, dont le bilan consolidé et le compte de
résultat consolidé, sont établis comme s’il s’agissait d’une seule et même entité.

La présente norme vise uniquement la consolidation des états financiers de l’Etat et ses
établissements publics. Elle n’intègre pas les collectivités territoriales décentralisées.
1. L’objet des états financiers consolidés
L’objet des états financiers consolidés est de présenter le patrimoine, la situation financière et le
compte de résultat de l’Etat et de ses établissements publics sous forme d’une entité unique.
2. Les conditions de consolidation
Un seuil de dépenses sera fixé par voie réglementaire pour la consolidation des états financiers
des EP. Pour que les états financiers des deux entités soient consolidés, il faut que les comptes
soient établis suivant les mêmes méthodes et arrêtés à la même date.
3. L’état annexé
L’état annexé doit fournir les éléments sur les Etablissements Publics consolidés et au besoin, les
raisons pour lesquelles un EP n’a pas pu être consolidé.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Le champ de la consolidation
Les entités consolidées sont l’administration centrale étatique et les établissements publics. Les
états financiers consolidés sont : le tableau de situation nette, le compte de résultat et l’état annexé.
2. Les règles de consolidation
Pour établir des états financiers consolidés, il faut procéder de la manière suivante :
▪ Regrouper et additionner ligne à ligne tous les éléments semblables de l’actif
(immobilisations nettes, stocks, comptes débiteurs, trésorerie), puis du passif (emprunts,
fournisseurs, autres créditeurs), puis les charges par nature, puis les produits (ventes, autres
produits), en prenant soin de retrancher de chaque ligne les comptes réciproques correspondant à
des transactions réciproques internes comme les achats et les ventes internes, les profits sur
cessions de stocks ou d’immobilisations réalisées en interne ;

▪ Éliminer la valeur comptable de la part de l’entité consolidante dans la situation


nette de chacune des entités consolidées, et faire apparaître l’écart de consolidation qui en résulte,
en ne conservant que la situation nette de l’administration centrale consolidante ;

▪ S’assurer qu’on a éliminé, pour chacun des postes de l’état de la situation financière,
tous les soldes des opérations entre entités et les plus-values et les moins-values réalisées entre
entités.
3. Présentation des états financiers consolidés
La contexture des états financiers consolidés est la même que celle présentée dans la norme 1 sur
32
les états financiers.
L’intitulé de chaque état financier est suivi du mot « consolidé » :
- tableau de situation nette consolidé au 31 décembre ;
- compte de résultat consolidé au 31 décembre, etc.

Le bilan fait apparaître l’écart de consolidation à l’actif ou au passif suivant que cet écart est positif
ou négatif.

33
NORME 3
LES IMMOBILISATIONS
INCORPORELLES

34
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Définition et champ d’application
II.2 Règles de comptabilisation
II.3 Evaluation
a) Principes d’évaluation lors de l’entrée dans le patrimoine de l’Etat
b) Enregistrement de la sortie d’une immobilisation incorporelle du tableau de
situation nette
c) Évaluation ultérieure
d) Réévaluation des immobilisations incorporelles

II.4 Informations à fournir dans l’état annexé

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NORME 3
LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
I. EXPOSE DES MOTIFS
Les immobilisations incorporelles sont des actifs non monétaires, identifiables et sans substance
physique détenus par l’État pour une durée supérieure à un an et susceptibles de lui générer des
avantages économiques futurs ou un potentiel de services attendus. La comptabilisation des
immobilisations incorporelles participe du souci de :
- connaître le niveau du patrimoine de l’État correspondant aux investissements réalisés dans
ces domaines ;
- suivre la dépréciation de ces investissements par la répartition des charges sur la durée
probable de leur utilisation grâce à un plan d’amortissement.
La présentation de la norme 3 sur les immobilisations incorporelles décline respectivement les
modalités de prise en compte, le champ d’application, les règles de comptabilisation, les méthodes
d’évaluation et les informations à fournir dans l’état annexé.
Modalités de la prise en compte des immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles peuvent être acquises ou produites en interne.
L’enregistrement des immobilisations incorporelles acquises est fait à partir des factures obtenues
des fournisseurs.
Le suivi des immobilisations incorporelles produites par l’Etat lui-même, nécessite la mise en
place de mécanismes comptables permettant le transfert des dépenses initialement comptabilisées
en charges à l’actif du bilan.
Les normes internationales retiennent « le principe de la décomposition de chaque projet en une
phase de recherche préalable et une phase de développement. La distinction entre les deux phases
repose sur le fait que, lors de la phase de recherche préalable, les incertitudes sont telles qu’elles
rendent impossible la création d’une immobilisation incorporelle. Seules les dépenses relatives à
la réalisation de la phase de développement d’un projet peuvent donc être immobilisées. La
fixation d’un seuil d’immobilisation doit permettre de ne sélectionner que les projets les plus
importants ».
Les immobilisations incorporelles obtenues à titre gracieux sont enregistrées à leur valeur de
marché.
Les effets inflationnistes observés au cours du cycle économique peuvent conduire la loi de
finances à autoriser une réévaluation des immobilisations incorporelles. Dans ce cas, elle
détermine les conditions de cette réévaluation.
Seules les immobilisations incorporelles dont les valeurs ne sont pas exprimées en « unités
monétaires du moment » peuvent faire l’objet de réévaluation, c'est-à-dire celles dont les valeurs
ne traduisent pas la réalité économique et financière.
La réévaluation consiste à substituer à leur valeur nette comptable leur valeur réévaluée.

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II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Définition et champ d’application
Les immobilisations incorporelles sont des actifs non monétaires, identifiables et sans substance
physique détenus par l’État pour une durée supérieure à un an et susceptibles de lui générer des
avantages économiques futurs ou un potentiel de services attendus.
Les éléments incorporels auxquels s’applique la présente norme sont :
- Les frais de recherche et de développement ;
- Les brevets, marques de fabrique, droits d’auteur ;
- Les conceptions de systèmes d’organisation- progiciels ;
- Les droits d’exploitation - fonds de commerce ;
- Les autres immobilisations incorporelles.
2. Règles de comptabilisation
Une dépense est comptabilisée en immobilisation incorporelle si :
- La durée probable d’utilisation est supérieure à un an ;
- Le coût ou la valeur peut être évalué de façon fiable ;
- La valeur de la dépense est supérieure au seuil d’immobilisation ;
- La date de sa livraison ou la date du transfert à l’État des droits qui lui sont rattachés, est
connue. Cette date est établie à partir des bordereaux de livraison, des décisions, des
contrats ou des conventions de transfert etc.
N.B. : les dépenses ultérieures relatives à la réhabilitation d’une immobilisation incorporelle sont
comptabilisées en charges sauf si elles concourent substantiellement à l’amélioration des
performances (durée de vie ou capacité productive) des immobilisations déjà comptabilisées.
3. Evaluation
a) Principes d’évaluation lors de l’entrée dans le patrimoine de l’Etat
L’évaluation lors du bilan d’ouverture
A l’occasion de l’établissement du premier bilan d’ouverture, le principe général d’évaluation est
celui du coût historique, s’il est connu. Si celui-ci n’est pas connu, l’évaluation se fait à dire
d’experts.
L’évaluation initiale, en dehors du bilan d’ouverture
Les immobilisations incorporelles sont valorisées à leur entrée dans le patrimoine de l’État :
- A leur coût d’acquisition pour celles qui sont acquises à titre onéreux : Ce coût est constitué
du prix d’achat de l’immobilisation toutes taxes comprises et des frais directement
attribuables.
- A leur coût de production pour celles qui sont générées en interne par les services de l’État ;
- A leur valeur de marché pour celles qui sont acquises à titre gratuit.
Chaque projet de création d’une immobilisation incorporelle en interne est décomposé entre une
phase de recherche préalable et une phase de développement. La distinction entre les deux
premières phases repose sur le fait que, lors de la phase de recherche préalable, les incertitudes
sont telles qu’elles rendent prématurée la création d’une immobilisation incorporelle. Seules les
dépenses relatives à la réalisation de la phase de développement d’un projet peuvent donc être
immobilisées. Dans le cas général, les dépenses encourues au cours de la phase de recherche
préalable sont comptabilisées en charge.

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Les dépenses encourues au cours de la phase de développement d’un projet ne sont immobilisées
que si leur valeur totale est supérieure au seuil requis des immobilisations.
A la clôture de l’exercice, le coût de production des immobilisations incorporelles dont le
processus de production n’est pas encore achevé, est enregistré au compte « d’immobilisations
incorporelles en cours ». Ce coût de production est constitué des dépenses engagées telles que les
dépenses de personnel, de laboratoire, des ateliers d’essai, etc.
Dès l’achèvement de la production, le compte « d’immobilisations incorporelles en cours » est
soldé au profit du compte d’immobilisations incorporelles.

b) Évaluation ultérieure
Les immobilisations incorporelles, qu’elles soient amortissables ou non, peuvent perdre
significativement de la valeur du fait d’une altération ou de l’évolution technologique. A chaque
clôture de l’exercice, il y a lieu d’apprécier s’il existe un indice quelconque montrant qu’une
immobilisation incorporelle a pu perdre significativement de sa valeur. Lorsqu’il existe un indice
de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué.
S’il s’agit d’une immobilisation incorporelle amortissable disposant d’un plan
d’amortissement défini à sa date d’entrée, les traitements ci-après sont effectués à la clôture de
l’exercice :
- Une dotation aux amortissements est comptabilisée en charge conformément au plan
d’amortissement défini à la date d’entrée en contrepartie du compte d’amortissement ;
- Une perte de valeur supplémentaire observée à la date de clôture de l’exercice est
comptabilisée en charge sous la forme d’une dotation aux dépréciations en contrepartie du
compte de dépréciation ;
L’amortissement d’un actif commence à sa date de mise en service.
Lorsqu’il s’agit d’une immobilisation incorporelle non amortissable, une dotation pour
dépréciations est constatée au compte de résultat, du montant de la perte de valeur.
c) Réévaluation des immobilisations incorporelles
Les effets inflationnistes observés au cours du cycle économique peuvent entraîner une distorsion
entre les coûts historiques portés au tableau de situation nette et les valeurs actuelles des
immobilisations incorporelles.
L’inscription au coût historique entraîne une sous-évaluation des actifs immobilisés. Face à cette
situation, la loi de finances peut autoriser une réévaluation des biens immobilisés et fixe les
conditions de cette réévaluation.
Trois conditions sont essentielles à la conduite d’une mission de réévaluation des actifs :
- La date de la réévaluation ;
- L’identification des actifs, objets de la réévaluation ;
- Les indices de la réévaluation fixés par la loi de finances.
Seules les immobilisations incorporelles dont les valeurs ne sont pas exprimées en « unités
monétaires du moment » c'est-à-dire celles dont les valeurs ne traduisent pas la réalité économique
et financière à la date de la réévaluation, peuvent entrer dans le champ de la réévaluation.
La réévaluation consiste à substituer à leur valeur nette comptable leur valeur réévaluée.

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Les indices de réévaluation sont les coefficients traduisant l’évolution du pouvoir d’achat de la
monnaie. Ces indices sont appliqués sur les différentes valeurs comptables des éléments à
réévaluer.
Pour les biens amortissables, les indices s’appliquent sur la valeur du bien à l’entrée et sur les
amortissements.
La plus-value dégagée à l’occasion de la réévaluation est enregistrée directement au bilan.
4. Enregistrement de la sortie d’une immobilisation incorporelle du tableau de situation
nette :
La cession, la donation ou la destruction sont les faits générateurs de la sortie d’une immobilisation
de l’actif :
- En cas de cession d’une immobilisation incorporelle, la plus-value ou la moins-value, qui
impacte le compte de résultat, est calculé par différence entre le produit de cession et la
valeur nette comptable.
- En cas de donation ou de destruction, la perte éventuelle est enregistrée dans le compte de
résultat.
5. Informations à fournir dans l’état annexé
Les méthodes utilisées pour évaluer les coûts de développement des projets dont la réalisation
donne lieu à la comptabilisation d’une immobilisation incorporelle, doivent être produites dans
l’état annexé.
L’état annexé doit également fournir les informations suivantes sur les amortissements et les
provisions :
- Au sujet des amortissements
Pour chaque catégorie d’immobilisation, une information est fournie sur la durée
d’amortissement, les taux et les modes d’amortissement pratiqués ainsi que la nature et l’impact
des changements de méthodes intervenus en cours d’année.
- Au sujet des dépréciations
Pour les dépréciations comptabilisées ou reprises au cours de l’exercice, les informations à fournir
sont :
Pour les dépréciations comptabilisées ou reprises au cours de l’exercice :
▪ la valeur actuelle retenue (valeur vénale ou valeur d’usage) : si la valeur vénale est
retenue, la base utilisée pour déterminer ce prix ; si la valeur d’usage est retenue, les
modalités de détermination de celle-ci ;
▪ les évènements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ou à reprendre la
dépréciation.
Le tableau des amortissements ou des dépréciations permet de suivre, par catégorie d’actifs, la
valeur brute comptable, le cumul des amortissements, le cumul des dépréciations à l’ouverture et
à la clôture de l’exercice.

39
NORME 4
LES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES

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SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Critères de comptabilisation des immobilisations corporelles
II.2 Modalités de prise en compte des immobilisations corporelles
II.3 Champ d’application
II.4 Règles de comptabilisation
II.5 Evaluation
a) Principes d’évaluation lors de l’entrée dans le patrimoine de l’Etat
b) Enregistrement de la sortie d’une immobilisation corporelle
c) Évaluation lors de la clôture annuelle de l’exercice
d) Réévaluation des immobilisations corporelles

II.6 Informations à fournir dans l’état annexé

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NORME 4
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES

I. EXPOSE DES MOTIFS


La présente norme a pour objectif de préciser la nature des biens à inscrire en immobilisations
corporelles au bilan de l’Etat, d’en définir les règles de comptabilisation et les modalités
d’évaluation.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
Les immobilisations corporelles sont des actifs physiques détenus par l’État pour la production, la
fourniture de biens et services, ou l’utilisation à des fins administratives et qu’il s’attend à utiliser
sur une durée supérieure à un an.
Les immobilisations corporelles de l’État sont de natures variées et présentent des caractéristiques
différentes au regard des règles comptables qui se distinguent selon que l’actif a une durée
d’utilisation limitée ou une durée de vie non déterminable.
La présente norme décline respectivement les règles de comptabilisation, les modalités de prise en
compte, le champ d’application, les méthodes d’évaluation des immobilisations corporelles et les
informations à fournir dans l’état annexé.
1. Critères de comptabilisation des immobilisations corporelles
1.1 Principe
Les immobilisations corporelles sont enregistrées si leur coût ou leur valeur peut être évalué avec
une fiabilité suffisante et si leur gestion est placée sous le contrôle de l’Etat. Le corollaire de cette
règle signifie que les immobilisations corporelles ne sont pas comptabilisées au patrimoine de
l’État, même s’il en est propriétaire, lorsque leur gestion échappe à son contrôle.
Pour l’État, le contrôle de l’immobilisation corporelle signifie qu’il a la capacité d’en tirer des
avantages économiques ou un potentiel de services. Les biens appartenant à l’État et mis à la
disposition des établissements publics sans transfert de propriété sont enregistrés au bilan de ces
établissements, qui maîtrisent en effet les conditions d’utilisation et bénéficient de leurs avantages
économiques ou de leur potentiel de services.
1.2 Contrats concourant à la réalisation d’un service public

Les pouvoirs publics ont la possibilité de faire participer le secteur privé à la construction, au
développement, au financement, à l’exploitation et à l’entretien d’équipements permettant à l’Etat
de fournir un service public. Les contrats qui régissent ces opérations peuvent être qualifiés de
contrats concourant à la réalisation d’un service public conclu par une entité publique avec un
opérateur tiers. Il s’agit essentiellement de contrats de concession et de contrats de partenariat
public-privé.
S’agissant des biens objets de ces contrats, ils sont inscrits dans les comptes de l’Etat dès lors
qu’ils répondent aux conditions de comptabilisation : information fiable sur le coût de
l’équipement fournie par l’opérateur et contrôle par l’Etat.

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2. Modalités de prise en compte des immobilisations corporelles
A l’occasion de l’établissement du premier bilan d’ouverture, le principe général d’évaluation est
celui du coût historique, s’il est connu. Ce principe est conforme à celui fixé par les Directives de
la CEMAC et l’OHADA et reste valable pour la plupart des actifs appartenant à l’État.
L’ancienneté de l’État peut être un handicap à la connaissance du coût historique (encore appelé
coût d’acquisition) de certains de ses actifs. Dans ce cas, la valeur vénale ou valeur de marché est
celle qui est retenue.
L’évaluation d’un bien dont le coût d’acquisition à l’origine n’est pas connu, même au prix du
marché peut parfois être difficile. Elle reste cependant le paramètre retenu par la CEMAC et
l’OHADA.
3. Champ d’application
Les immobilisations corporelles comprennent :
- les immobilisations non produites : ce sont des immobilisations qui existent sans l’effort
humain, qui n’ont subi aucune transformation, construction pour être, mais qui possèdent
une valeur comptable intégrable au patrimoine de l’Etat. Elles sont pour la plupart d’origine
naturelle et sont susceptibles d’exploitation ou d’aménagement par l’action humaine
(terrains, gisements…) ;
- les acquisitions, constructions et grosses réparations des immeubles ;
- les ouvrages et infrastructures (routes, pistes d’aérodromes…) ;
- les équipements des forces armées et de police ;
- les autres immobilisations corporelles (matériel et outillage technique, matériel de
transport, mobilier, installations générales et aménagements).
4. Règles de comptabilisation
Une dépense est comptabilisée en immobilisation corporelle si :
- la durée probable d’utilisation est supérieure à un an ;
- la date de sa livraison ou la date du transfert à l’État des droits qui lui sont rattachés, est
connue et ses droits constatés. Cette date est établie à partir des bordereaux de livraison,
des décisions, contrats ou conventions de transfert etc ;
- la date de mise à disposition d’un bien à titre gratuit est connue.
N.B. : les dépenses ultérieures relatives à l’entretien d’une immobilisation corporelle sont
comptabilisées en charges, sauf si elles concourent à l’amélioration des performances de
l’immobilisation.
Les immobilisations corporelles se distinguent des charges et des stocks.
Ainsi, les immobilisations corporelles sont des éléments destinés à servir de façon durable
l’activité de l’Etat et qui ne sont pas consommés par leur premier usage.
Toutefois, certains biens de peu de valeur peuvent être classés en charges et non en immobilisations
sur la base d’un seuil préalablement déterminé. Ce seuil fixé à cinq cent mille (500 000) francs
CFA peut être revu par l’autorité en charge des comptes de l’Etat.

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Les biens classés en stocks ne sont pas destinés à servir de façon durable l’activité de l’Etat. Ainsi,
les pièces de rechange et les matériels d’entretien sont généralement inscrits en stocks et
comptabilisés en charges lors de leur utilisation.
5. Evaluation
a) Principes d’évaluation lors de l’entrée dans le patrimoine
L’évaluation lors du bilan d’ouverture

A l’occasion de l’établissement du premier bilan d’ouverture, le principe général d’évaluation est


celui du coût historique, s’il est connu.
Compte tenu de l’ancienneté du bien, le coût historique d’une immobilisation peut être méconnu.
Lors de l’établissement du premier bilan d’ouverture, sa valeur d’entrée est déterminée :
1). A dire d’experts :
▪ A la valeur de marché pour les biens pour lesquels une valeur de marché est
observable (par exemple des locaux à usage de bureaux) ;
▪ Au coût de remplacement pour les biens pour lesquels il n’y a pas de valeur de
marché directement observable (comme les équipements militaires, les
infrastructures routières ou les prisons). Le coût de remplacement peut être
déterminé soit à partir de la valeur d’estimation d’un actif similaire offrant un
potentiel de services identiques, soit à partir de la valeur de reconstruction à neuf
diminuée du coût de remise en état ;
2). Au franc symbolique :
▪ Pour les immobilisations corporelles à caractère historique dans la mesure où
elles ne sont détenues ni dans un but lucratif ni pour leur potentiel de services
mais plutôt pour leur importance culturelle, environnemental, éducatif ou
historique ;
▪ Pour les terrains spécifiques : ils sont de nature particulière comme des
cimetières, ou relèvent des éléments naturels comme les landes, les plages, les
dunes, les étangs, les lacs, etc. car il n’existe pas de valeur marchande
directement observable.

L’évaluation initiale en dehors du bilan d’ouverture

Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur entrée dans le patrimoine de l’État :
- A leur coût d’acquisition toutes taxes comprises pour celles qui sont acquises à titre
onéreux. Ce coût est constitué du prix d’achat y compris les droits de douane et taxes non
récupérables, et de tous les frais directement attribuables engagés pour mettre l’actif en état
de marche en vue de l’utilisation prévue ; toutes les remises et rabais commerciaux sont
déduits dans le calcul du prix d’achat. Font notamment partie des frais accessoires à
additionner au prix d’achat :
▪ Le coût de préparation du site ;
▪ Les frais initiaux de livraison et de manutention ;
▪ Les frais d’installation ;
▪ Les honoraires des professionnels tels qu’architectes et ingénieurs.

44
En revanche, ne sont pas un élément du coût d’acquisition des immobilisations corporelles, les
frais financiers, les frais administratifs et autres frais généraux, à moins qu’ils ne puissent être
spécifiquement attribués à l’acquisition de l’actif ou à la mise en état de fonctionnement de l’actif.
De même, les frais de démarrage et les frais similaires de pré exploitation n’entrent pas dans le
coût d’un actif, sauf s’ils sont nécessaires pour mettre l’actif en état de fonctionnement.
- A leur coût de production pour celles qui sont générées en interne par les services de
l’État, Ce coût est constitué du coût des approvisionnements augmenté des autres coûts
engagés par l’État au cours des opérations de production pour amener le bien dans l’état et
à l’endroit où il se trouve.
Le coût de production d'une immobilisation corporelle est égal au coût d'acquisition des matières
consommées, augmenté des autres coûts engagés, au cours des opérations de production, c'est-à-
dire des charges directes et indirectes qui peuvent être raisonnablement rattachées à la production
du bien ou du service.
Les charges directes sont les charges qu'il est possible d'affecter, sans calcul intermédiaire, au coût
d'un bien ou d'un service déterminé.
- à leur valeur de marché ou à dire d’expert pour celles qui sont acquises à titre gratuit.
Les immobilisations corporelles à caractère historique sont évaluées au franc symbolique dans la
mesure où elles ne sont détenues ni dans un but lucratif ni pour leur potentiel de services mais
plutôt pour leur importance culturelle, environnemental, éducatif ou historique.
b) Évaluation ultérieure (lors de la clôture annuelle de l’exercice)
Les immobilisations corporelles peuvent perdre significativement de la valeur du fait de
l’évolution du marché, de la technologie, de catastrophe naturelle, etc. A chaque clôture
d’exercice, il y a lieu d’apprécier s’il existe un indice quelconque montrant qu’un actif corporel a
pu perdre significativement de sa valeur. Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de
dépréciation est effectué :
- Si la durée d’utilisation du bien est limitée dans le temps, le bien est amortissable. À la
clôture de l’exercice, une dotation aux amortissements est comptabilisée conformément au
plan d’amortissement défini lors de la comptabilisation initiale. La dotation aux
amortissements de chaque exercice est comptabilisée en charges.
L’amortissement d’un actif commence à la date de début de consommation des avantages
économiques ou du potentiel de services qui lui sont attachés. Cette date correspond généralement
à la date de mise en service.
- Si le bien n’est pas amortissable, sa perte de valeur éventuellement observée à la date de
clôture de l’exercice est comptabilisée sous la forme d’une dépréciation dont la dotation
est portée en charges de provisions pour dépréciation.
- Si le bien est amortissable, la perte de sa valeur peut être supérieure aux amortissements
prédéfinis au plan d’amortissement ; dans ce cas, la perte de valeur supplémentaire
observée à la date de clôture de l’exercice est comptabilisée sous la forme d’une dotation
aux dépréciations en complément de la dotation aux amortissements.

c) Réévaluation des immobilisations corporelles

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L’inscription des immobilisations corporelles à leur entrée dans le patrimoine est effectuée au coût
historique conformément aux dispositions de l’article 39 de la directive CEMAC relative au PCE.
Les effets inflationnistes observés au cours du cycle économique entraînent une distorsion entre
les coûts historiques portés au bilan et les valeurs actuelles des immobilisations. L’évaluation au
coût historique entraîne une sous-évaluation des actifs immobilisés. Face à cette situation, la loi
de finances peut autoriser une réévaluation de ces biens immobilisés et fixer les conditions de cette
réévaluation. Trois conditions sont essentielles à la conduite d’une mission de réévaluation des
actifs :
- La date de la réévaluation ;
- L’identification des actifs, objets de la réévaluation ;
- Les indices de la réévaluation.
Seuls les actifs dont les valeurs ne traduisent pas la réalité économique et financière à la date de la
réévaluation, peuvent être réévalués.
La réévaluation consiste à substituer à leur valeur nette comptable, leur valeur réévaluée. Les
indices de réévaluation sont les coefficients traduisant l’évolution du pouvoir d’achat de la
monnaie. Ces indices sont appliqués sur les différentes valeurs comptables des éléments à
réévaluer.
Pour les biens amortissables, les indices s’appliquent sur la valeur du bien à l’entrée et sur les
amortissements.
La plus-value dégagée à l’occasion de la réévaluation n’est pas portée au crédit du compte de
résultat. Elle est enregistrée directement à un compte de bilan « écart de réévaluation ».
6. Enregistrement de la sortie d’une immobilisation corporelle
La cession, la donation ou la destruction sont les faits générateurs de la sortie d’une immobilisation
de l’actif.
En cas de cession d’une immobilisation corporelle, le profit ou la perte est calculé par différence
entre le produit de cession et la valeur nette comptable, qui sont comptabilisés en produits et
charges au compte de résultat.
En cas de donation ou de destruction, la perte éventuelle est comptabilisée en charge au compte
de résultat.
En cas de transfert d’un bien à un Etablissement Public ou à une collectivité locale, la sortie du
bien est imputée sur la situation nette et n’a aucune incidence sur le résultat.

7. Informations à fournir dans l’état annexé


L’état annexé doit fournir les informations suivantes :
- Le tableau des immobilisations corporelles par catégorie et par ministère, expliquant les
variations des valeurs brutes et des valeurs nettes : acquisitions, cessions, réévaluations,
amortissements et dépréciations ;
- Les informations sur les amortissements et les dépréciations :

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▪ Pour chaque catégorie d’immobilisations, une information (tableau) est fournie
sur les durées d’amortissement, les taux d’amortissement utilisés, le mode
d’amortissement pratiqué.
▪ Pour les dépréciations comptabilisées ou reprises à la clôture de l’exercice :
➢ La valeur actuelle retenue (valeur vénale ou valeur d’usage) : si la valeur
vénale est retenue, la base utilisée pour déterminer ce prix (par référence à un
marché actif ou de toute autre façon) ; si la valeur d’usage est retenue, les
modalités de détermination de celle-ci ;
➢ Les évènements et circonstances qui ont conduit à comptabiliser ou à
reprendre la dépréciation ;
▪ Le tableau des amortissements ou des dépréciations permet de suivre, par
catégorie d’actifs, la valeur brute comptable, le cumul des amortissements, le
cumul des dépréciations à l’ouverture et à la clôture de l’exercice.
- Les informations relatives aux équipements issus de contrats de concession ou de
partenariat public - privé ;
- Les informations sur les équipements financés, en totalité ou en partie, par les bailleurs de
fonds.

47
NORME 5
LES IMMOBILISATIONS
FINANCIERES

48
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS
I.1 Définition et classification des participations
a) Définition
b) Classification

I.2 Définition des créances rattachées aux participations


I.3 Définition des autres immobilisations financières

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Modalités de prise en compte des immobilisations financières
II.2 Champ d’application
II.3 Règles de comptabilisation
II.4 Evaluation
4.1 Evaluation des participations

a) Evaluation lors du bilan d’ouverture


b) Evaluation initiale, hors bilan d’ouverture
c) Evaluation à la date de clôture annuelle de l’exercice
d) Evaluation à la sortie des participations
e) Réévaluation des titres participations

4.2 Evaluation des prêts, avances et cautionnements

a) Evaluation lors du bilan d’ouverture et lors de l’entrée hors bilan d’ouverture


b) Evaluation à la date de clôture annuelle de l’exercice
c) Evaluation à la sortie

II.5 Informations à fournir dans l’état annexé


5.1 Participations

a) Entités contrôlées
b) Entités non contrôlées
c) Evaluation à la date de clôture annuelle de l’exercice
d) Evaluation à la sortie

5.2 Prêts et avances

49
NORME 5
LES IMMOBILISATIONS FINANCIERES

I. EXPOSE DES MOTIFS

Les immobilisations financières sont des créances à moyen et long terme détenues par l’État sur
d’autres entités économiques. La personnalité juridique de ces entités est distincte de celle de
l’État.

1. Définition et classification des participations


a) Définition
Constituent des participations de l’Etat les droits, matérialisés ou non par des titres, qu’il détient
sur d’autres entités dotées d’une personnalité morale distincte de la sienne, même s’il s’agit
d’entités économiques créées par l’État lui-même.
La définition d’une participation fait intervenir comme élément essentiel le lien durable.
Les entités liées à l’État ont des formes juridiques variées : sociétés à capital public, sociétés
d’économie mixte, établissements à statut spécial.
Les immobilisations financières représentent des droits de l’État sur ces entités; en général, ces
créances sont génératrices de dividendes ou d’intérêts.

Conformément à la norme 2 sur les états financiers consolidés, les EPA ne sont pas recensés et
valorisés au titre de la norme 5, mais de la norme 2.
b) Classification
La norme définit la notion de contrôle des entités par l’Etat, ce qui permet de classer les
participations en deux catégories dont les méthodes d’évaluation sont différentes :
- les participations dans des entités contrôlées ;
- les participations dans des entités non contrôlées.

La notion de contrôle par l’Etat (actionnaire majoritaire) correspond aux deux aspects ci-après :
- Une société est considérée comme étant sous contrôle exclusif, lorsqu'elle est détenue
directement ou indirectement par l’Etat possédant une fraction du capital lui conférant la
majorité des droits de vote dans les Assemblées générales.
- L’Etat est présumé exercer ce contrôle lorsqu'il dispose, directement ou indirectement,
d'une fraction des droits de vote supérieure à 40 % et qu'aucun autre associé ou actionnaire
ne détient directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne.
A la date d’entrée, toutes les participations sont évaluées au coût.
A la date de clôture :
o les participations dans des entités contrôlées sont évaluées à la valeur d’équivalence.
Cette méthode d’évaluation, inspirée de la consolidation, permet de bien mesurer de
façon globale l’incidence potentielle de l’évolution de la situation financière des
entités contrôlées et d’en tirer les conséquences éventuelles dans les comptes de
l’Etat.
o En revanche, les participations dans des entités non contrôlées restent évaluées au
coût d’acquisition, éventuellement déprécié.
2. Définition des créances rattachées aux participations
50
Les créances (dividendes, intérêts, parts de résultat) sont rattachées aux participations qui les
génèrent.
Les prêts et les avances consentis par l’État aux entités, contrôlées ou non, qui font partie de ses
participations, sont également rattachés aux participations concernées.

3. Définition des autres immobilisations financières


Les autres immobilisations financières comprennent :
- les autres prêts et avances consentis par l’Etat ;
- les cautionnements.
Les avances et les prêts sont des fonds versés à des tiers en vertu de dispositions contractuelles
par lesquelles l’État s’engage à transmettre à des personnes physiques ou morales l’usage de
moyens de paiement pendant un certain temps.
Les avances sont des créances dont la durée ne peut excéder un an, renouvelable une fois. Les
prêts sont ceux qui sont consentis pour une durée supérieure ou égale à deux ans.
Dans le cadre d’une politique de soutien aux entreprises, il peut s’agir de prêts et avances accordés
éventuellement sous conditions (par exemple, l’entreprise ne rembourse qu’en cas de succès du
projet financé).
Les cautionnements sont des sommes versées à des tiers à titre de garantie ou de cautionnement,
indisponibles jusqu’à la réalisation d’une condition suspensive (par exemple loyers d’avance versé
en garantie ou cautionnements sur marchés).
La présentation de la présente norme sur les immobilisations financières décline respectivement
les modalités de prise en compte, le champ d’application, les règles de comptabilisation, les
méthodes d’évaluation et les informations à fournir dans l’état annexé.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES

1. Champ d’application

Les immobilisations financières comprennent :


- les participations, matérialisées ou non par des titres,
- les créances rattachées à ces participations,
- les prêts et avances accordés par l’Etat,
- les cautionnements.
Les participations et créances rattachées, les cautionnements, les prêts et avances constituent des
droits de l’État sur d’autres entités juridiques et morales distinctes de celle de l’État.

2. Modalités de prise en compte des immobilisations financières


Le coût d’acquisition des participations est le prix auquel elles ont été obtenues
initialement. Il est égal au montant des apports initiaux, s’il s’agit d’une entité créée par l’État.
Les avances et les prêts accordés par l’État sont enregistrés à leur valeur nominale.
Les dividendes et intérêts générés par les immobilisations financières constituent des produits
comptabilisés au compte de résultat.
Les titres de participation peuvent faire l’objet de réévaluation. Cette réévaluation obéit aux mêmes
règles que celles applicables aux immobilisations incorporelles et corporelles. Seul le ministère en
charge des participations ou l’autorité en charge de la norme peut autoriser la réévaluation des
titres de participation et déterminer les conditions de cette réévaluation.

51
3. Règles de comptabilisation
Les participations et cautionnements sont comptabilisés à l’actif du bilan au compte 26 à partir du
moment où les droits correspondants sont transférés à l’État.
Les prêts et avances sont enregistrés au compte 27 à partir du moment où les droits correspondants
sont nés.

4. Evaluation
4.1. Evaluation des participations
L’évaluation dans les comptes de l’Etat d’un exercice N utilise, par principe, les comptes certifiés
par les commissaires aux comptes des entités contrôlées au titre de ce même exercice N. Si les
comptes de l’entité pour l’exercice N ne sont pas disponibles à temps pour que leur valeur
d’équivalence soit incluse dans les comptes de l’Etat, l’évaluation porte sur les comptes de l’entité
de l’exercice précédent (N-1) ; cette situation est mentionnée dans l’annexe des comptes de l’Etat.
Les motifs de l’indisponibilité des comptes de l’exercice N doivent être expliqués.

a) Evaluation lors du bilan d’ouverture


Pour l’établissement du bilan d’ouverture, les participations sont évaluées comme suit :
- les participations détenues dans les entités créées par l’État et/ou celles dont il a le contrôle
(actionnaire majoritaire), sont évaluées à leur valeur d’équivalence ;
- les autres participations (dans des entités non contrôlées) sont valorisées au coût d’acquisition si
l’Etat a conservé l’acte précisant le coût d’acquisition. A défaut, l’entrée est comptabilisée à la
valeur actuelle, sur la base du dernier compte produit (quote-part des capitaux propres).
b) Evaluation initiale, hors bilan d’ouverture
A leur entrée dans le bilan, les participations sont évaluées à leur coût d’acquisition. Ce coût est
égal au prix d’achat augmenté des honoraires, frais de banque et des commissions
d’intermédiaires.
La valeur nominale ou le montant des apports initiaux constitue le coût d’acquisition des
participations.
c) Evaluation à la date de clôture annuelle de l’exercice

La méthode d’évaluation diffère selon qu’il s’agit de participations relatives à des entités
contrôlées ou non contrôlées par l’Etat.

▪ Evaluation par équivalence des participations relatives à des entités contrôlées

La valeur d’équivalence d’une participation est égale à la quote-part, détenue directement par
l’État, des capitaux propres figurant dans les états financiers de l’entité détenue. Si l’entité établit
des comptes consolidés, les capitaux propres consolidés (hors intérêts minoritaires) sont retenus
A la date de clôture, la variation de la valeur globale d’équivalence des participations par rapport
à l’année précédente est inscrite en écart d’équivalence.
Si la valeur globale d’équivalence des participations est inférieure à leur valeur globale initiale,
une dépréciation globale est constatée. La dépréciation constatée au cours de l’exercice donne lieu
à une dotation aux dépréciations comptabilisées, en charge de l’exercice.
Si la valeur globale d’équivalence est négative, une provision pour risque global est constituée à
due concurrence de la valeur négative, une dépréciation globale étant par ailleurs constatée à
hauteur de la valeur globale initiale. La provision constatée au cours de l’exercice donne lieu à une
52
dotation aux provisions, comptabilisée en charge de l’exercice.

▪ Evaluation au coût d’acquisition déprécié pour les participations relatives à des entités
non contrôlées
Un test de dépréciation est effectué en fin d’exercice, s’il existe un indice interne ou externe
montrant que l’actif concerné a pu perdre notablement de sa valeur.
La valeur nette comptable de la participation est comparée à sa valeur actuelle.
Ainsi, le principe de prudence s’applique :
- Si la valeur actuelle de la participation est jugée supérieure à la valeur comptable,
la plus-value potentielle n’est pas constatée ;
- Si la valeur actuelle de la participation est jugée notablement (c’est-à-dire de
manière significative) inférieure à sa valeur nette comptable, une dépréciation est
constatée ; elle vient minorer la valeur présentée à l’actif du bilan de l’État.
La valeur nette comptable est égale à la valeur d’entrée, diminuée des éventuelles dépréciations.
La dépréciation constituée peut faire l’objet d’augmentation ou de diminution à la clôture de
chaque exercice. L’augmentation donne lieu à la constatation d’une dotation complémentaire. La
diminution fait constater une reprise sur la dépréciation antérieurement comptabilisée.
d) Evaluation à la sortie des participations
Les participations sont comptabilisées à leur sortie du bilan, à l’occasion d’une cession, d’une
faillite ou d’une liquidation, pour sa valeur d’entrée au bilan.
Pour la sortie des titres de même nature, la méthode FIFO est recommandée.
e) Réévaluation des titres de participations
La loi peut décider de la réévaluation des titres de participation et déterminer les conditions de
cette réévaluation.
L’indice de réévaluation s’applique sur la valeur d’acquisition des titres de participation.
La plus-value potentielle constatée est alors portée directement au passif en écart d’équivalence.

4.2. Evaluation des prêts, avances et cautionnements


a) Evaluation lors du bilan d’ouverture et lors de l’entrée hors bilan d’ouverture
Les prêts, avances et cautionnements sont comptabilisés à leur valeur nominale de remboursement.
b) Evaluation à la date de clôture annuelle de l’exercice
La valeur à la date de clôture des prêts, avances, et cautionnements est égale à leur valeur actuelle
(valeur de remboursement).
Les prêts, avances et cautionnements dont la valeur nominale de remboursement a diminué font
l’objet :
- de la constatation d’une charge si la diminution est certaine et définitive ;
- d’une dépréciation si la diminution est réversible.

53
c) L’évaluation à la sortie
Les prêts, avances et cautionnements sont comptabilisés à leur sortie, à l’occasion de leur
remboursement, annulation ou cession, à leur valeur actuelle.
5. Informations à fournir dans l’état annexé
L’état annexé présente les informations sur l’inventaire des participations, prêts et avances de
l’État.
5.1. Participations :
a) Dans des entités contrôlées :
- liste des participations significatives contrôlées et détenues de manière directe et
indirecte, avec indication du montant du capital social, des capitaux propres et du
taux de participation de l’Etat ;
- tableau des mouvements au cours de l’exercice : cessions, acquisitions et fusions
de participations ;
- tableau de ventilation de l’écart d’équivalence par catégories et sous-catégories de
participations ;
- tableau des participations relatives à des entités présentant des capitaux propres
négatifs ;
- justification du décalage dans le temps entre les comptes de l’Etat (exercice N) et
les comptes des entités, objet de participations (N-1, voire N-2).
b) Dans des entités non contrôlées :
- liste des SEM et autres entités à statut spécial dans lesquels l’Etat est minoritaire,
avec indication du capital social, des capitaux propres et du taux de participation
de l’Etat ;
- tableau de la valeur actuelle par rapport à la valeur d’entrée et justification des
dotations aux dépréciations ;
- tableau des participations relatives à des entités présentant des capitaux propres
négatifs ;
- justification du décalage dans le temps entre les comptes de l’Etat (exercice N) et
les comptes des entités, objet de participations (N-1, voire N-2).

5.2. Prêts et avances :


- montant et nature des prêts et avances accordés par l’État.

54
55
NORME 6
LES STOCKS

56
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Modalités de prise en compte des stocks
a) Le contenu des stocks
b) La valorisation des stocks

II.2 Champ d’application


II.3 Règles de comptabilisation
II.4 Evaluation
a) Principes d’évaluation
b) Enregistrement à l’entrée des stocks
c) Enregistrement de la sortie des stocks
d) Évaluation en fin d’exercice

II.5 Informations à fournir dans l’état annexé

57
NORME 6
LES STOCKS

I. EXPOSE DES MOTIFS


Les stocks sont des biens acquis et détenus pour la revente, la consommation ou pour être distribués
à des tiers à titre gratuit ou pour un prix symbolique. Ils ne sont pas destinés à servir de façon
durable à l’activité de l’Etat.
Les seuils de signification
Les seuils de signification peuvent être retenus par catégories de stocks.
Ils sont alors définis par les textes d’application de la Norme Comptable.
La présentation de la norme sur les stocks décline respectivement les modalités de prise en compte,
le champ d’application, les règles de comptabilisation, les méthodes d’évaluation et les
informations à fournir dans l’état annexé.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Modalités de prise en compte des stocks
a) Le contenu des stocks
Les stocks sont des actifs. A ce titre, ils sont pris en compte à leur entrée au coût historique.
Les stocks sont des éléments destinés à entrer dans un processus de production, de prestation de
services ou de commercialisation. Contrairement aux immobilisations corporelles et incorporelles,
ils ne sont pas destinés à servir de façon durable à l’activité de l’Etat.
Les stocks sont constitués des marchandises, des matières premières, des approvisionnements, des
produits en cours et des produits finis.
Le coût historique correspond soit au coût d’acquisition soit au coût de production soit à la valeur
de marché suivant le cas.
b) La valorisation des stocks
Deux méthodes de valorisation des stocks sont possibles pour les biens similaires : la méthode du
premier entré premier sorti ou celle du coût moyen pondéré. Pour les biens unitaires, leur cout est
déterminé article par article.
2. Champ d’application
Les stocks concernent :
- les biens consomptibles ;
- les marchandises ;
- les matières premières ;
- les autres approvisionnements ;
- les produits et services en cours ;
- les produits finis.

3. Règles de comptabilisation
Un élément est comptabilisé en stock lorsque les conditions suivantes sont simultanément réunies :
il est contrôlé par l’Etat et son coût peut être mesuré de manière fiable.
Les stocks sont enregistrés au bilan dans les comptes dédiés de la classe 3.
58
4. Evaluation
a) Principes d’évaluation
Les stocks sont évalués à leur cout historique. Ce coût peut être le coût d’acquisition, le coût de
production ou la valeur de marché selon le cas.
Les coûts d’acquisition comprennent le prix d’achat, les frais de transport lorsqu’ils font l’objet
d’une facturation distincte, les commissions.
b) Enregistrement à l’entrée des stocks

A leur entrée au bilan les stocks sont enregistrés :


- à leur coût d’acquisition pour ceux acquis à titre onéreux ;
- au coût de production pour ceux produits ;
- à la valeur de marché pour ceux obtenus à titre gratuit

c) Enregistrement de la sortie des stocks


Les stocks sont évalués à leur sortie de magasin par l’une des méthodes retenues le premier entré
le premier sorti ou le coût moyen pondéré. L’inventaire comptable permanent permet, par
l’enregistrement continu des mouvements, de connaître de façon constante, en cours d’exercice,
les existants chiffrés en quantité et en valeur.
d) Évaluation en fin d’exercice
En fin d’exercice, le stock réel obtenu par l’inventaire physique doit être en conformité avec le
stock théorique. En cas d’écart, une écriture correctrice sera passée.
Par ailleurs, l’évaluation des stocks en magasin à la fin de l’exercice se fait à la valeur actuelle ou
valeur de marché ou encore valeur d’inventaire. Lorsque la valeur actuelle est inférieure à la valeur
comptable nette des stocks, une dépréciation est constatée et la dotation est portée à un compte de
charges.
Cette dépréciation est reprise si la valeur des stocks précédemment dépréciée augmente lors d’un
exercice ultérieur.

Par contre, lorsque l’inventaire physique conclut à une perte, cette valeur est comptabilisée en
charges définitives.
5. Informations à fournir dans l’état annexé
L’état annexé doit indiquer :
- les méthodes comptables adoptées pour évaluer les stocks, y compris la méthode de
détermination du coût utilisée ;
- la valeur comptable des stocks et le montant des dépréciations constituées.

59
NORME 7
LES CREANCES
DE L’ACTIF CIRCULANT

60
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Modalités de prise en compte des créances de l’actif circulant
II.2 Champ d’application
II.3 Règles de comptabilisation
II.4 Evaluation
a) Évaluation à l’entrée du bilan
b) Évaluation à la clôture de l’exercice
c) Évaluation à la sortie du bilan
d) Évaluation en fin d’exercice

II.5 Informations à fournir dans l’état annexé

61
NORME 7
LES CREANCES DE L’ACTIF CIRCULANT

I. EXPOSÉ DES MOTIFS


Les créances de l’actif circulant sont des sommes dues à l’État par les tiers et qui, en raison de leur
destination ou de leur nature, n’ont pas vocation à être immobilisées. Ces créances sont nées du
fait de l’activité de l’État.
La présente norme sur les créances de l’actif circulant décline respectivement les modalités de
prise en compte, le champ d’application, les règles de comptabilisation, les méthodes d’évaluation
et les informations à fournir dans l’état annexé.

Modalités de prise en compte des créances de l’actif circulant


Les créances de l’actif circulant sont comptabilisées au titre de l’année au cours de laquelle les
droits de l’Etat naissent.
A la clôture de l’exercice, elles sont évaluées de la façon suivante :
▪ lorsqu’il existe des risques de non recouvrement, la perte probable est comptabilisée au
compte de dépréciation des créances.
▪ Si la perte est définitive, il est constaté une charge.
Les charges qui ne concernent pas l’exercice finissant sont rattachées aux comptes de
régularisation de l’actif circulant.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Champ d’application
Les créances de l’actif circulant sont :
- les créances sur les clients ;
- les créances sur les redevables ;
- les créances sur les autres débiteurs.
Sont exclues des créances de l’actif circulant :
- les créances rattachées aux participations ;
- les créances relatives aux prêts et avances ;
- les créances relatives aux opérations de trésorerie.
2. Règles de comptabilisation
La comptabilisation des créances de l’actif circulant obéit aux règles de comptabilisation des actifs.
Les créances de l’actif circulant sont comptabilisées au débit d’un compte de tiers (classe 4). Elles
ont pour contrepartie, soit :
- le crédit d’un compte de produit (classe 7) en augmentation de la valeur nette ;
- le crédit d’un compte de passif, en augmentation des dettes de l’État.
3. Évaluation
Les créances de l’actif circulant sont évaluées à leur entrée au bilan, à la clôture de l’exercice et à
leur sortie du bilan.

62
a) Évaluation à l’entrée du bilan
A leur entrée au bilan, les créances de l’actif circulant sont comptabilisées pour le montant nominal
dû à l’État par les tiers.
Les créances en monnaies étrangères sont converties et comptabilisées en francs CFA sur la base
du dernier cours du change.
b) Évaluation à la clôture de l’exercice
Les créances de l’actif circulant font l’objet d’une évaluation à la clôture de l’exercice.
La valeur d’inventaire des créances de l’actif circulant est égale à leur valeur actuelle, qui
correspond aux flux de trésorerie attendus. La valeur comptable des créances de l’actif circulant
correspond au montant des créances restant à recouvrer à la clôture de l’exercice.
Dans les cas où la valeur d’inventaire des créances est inférieure à leur valeur comptable, il est
nécessaire de ramener la valeur comptable à la valeur d’inventaire. L’amoindrissement de la valeur
des créances résultant de causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles est constaté par une
dépréciation. Ainsi, lorsqu’il existe des risques de non recouvrement, la perte probable est
comptabilisée à un compte de dépréciation des créances.
Le montant de la dotation aux dépréciations peut être calculé soit à partir de l’examen de chaque
créance, soit à partir d’une estimation statistique (cas des créances trop nombreuses ne permettant
pas un examen individuel). Si l’amoindrissement de la valeur des créances est définitif, il est
constaté une perte.
Pour les créances libellées en monnaie étrangère, lorsque l’application du taux de conversion à la
date de l’arrêté des comptes a pour effet de modifier les montants en francs CFA précédemment
comptabilisés, les différences de conversion sont inscrites à des comptes de régularisation. De
plus, en cas d’amoindrissement latent de la créance, une dépréciation est constituée.
Les créances en monnaies étrangères sont converties et comptabilisées en francs CFA sur la base
du dernier cours du change.
4. Sortie du bilan
Par principe, les créances de l’actif circulant sont soldées par les règlements effectués par les tiers,
en contrepartie d’un débit au compte de disponibilité.
Il existe d’autres modalités de sortie ou de réduction des créances de l’actif circulant. Il s’agit des :
▪ Décisions d’apurement des créances d’actif circulant.
Elles sont de deux sortes :
➢ les décisions qui remettent en cause le bien-fondé de la créance : elles sont
comptabilisées en diminution des produits bruts (annulation ou dégrèvement quand
l’impôt est mal liquidé ou non fondé).
➢ les décisions qui ne remettent pas en cause le bien-fondé de la créance : elles sont
comptabilisées en charges de fonctionnement (admissions en non-valeur, remise
gracieuse).

63
▪ Décisions de dépréciations des créances d’actif circulant.
S’agissant des créances libellées en monnaie étrangère, les encaissements sont comparés aux
valeurs historiques et entraînent la constatation des pertes et gains de change ainsi réalisés. Par
ailleurs, si une dépréciation a été constatée, elle fait l’objet d’une reprise.
4. Informations à fournir dans l’état annexé
Les méthodes d’évaluation des dépréciations de créances sont présentées dans l’état annexé.

64
65
NORME 8
LES COMPOSANTES
DE LA TRESORERIE
DE L’ETAT

66
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Modalités de prise en compte des créances de l’actif circulant
II.2 Champ d’application
II.3 Règles de comptabilisation
II.4 Evaluation
a) Évaluation à l’entrée du bilan
b) Évaluation à la clôture de l’exercice
c) Évaluation à la sortie du bilan
d) Évaluation en fin d’exercice

II.5 Informations à fournir dans l’état annexé

67
NORME 8
LES COMPOSANTES DE LA TRESORERIE DE L’ETAT
I - EXPOSE DES MOTIFS
La norme sur les composantes de la trésorerie de l’Etat décline respectivement les modalités de
prise en compte, le champ d’application, les règles de comptabilisation, les méthodes d’évaluation
et les informations à fournir dans l’état annexé
Les opérations de trésorerie traitées par la présente norme concernent les composantes de la
trésorerie à vue ou à très court terme, sans risque ou qui sont soumis à des risques très négligeables
sur la valeur des disponibilités de l’État.
Il s’agit des opérations d’encaissement et de décaissement, d’approvisionnement et de dégagement
en fonds des caisses publiques, d’escompte et d’encaissement des traites et obligations émises au
profit de l’État dans le cadre de la réglementation en vigueur, de la gestion des fonds déposés par
les correspondants et les opérations faites pour leur compte.
Les opérations de tirages sur financements extérieurs, l’émission, la conversion, la gestion et le
remboursement des emprunts publics à court, moyen et long termes ; les opérations de prêts et
avances et les encaissements des produits des cessions d’actifs sont exclus du champ des
composantes de la trésorerie de l’État.
II - DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Champ d’application
Les composantes de la trésorerie de l’État entrant dans le périmètre de la présente norme sont
constituées des éléments d’actif et des éléments du passif :

▪ Les éléments actifs composant la trésorerie de l’État sont les dépôts en banque, valeurs à
l’encaissement, numéraire, disponibilités, des placements à court terme et les opérations
d’encaissement et de décaissement, d’approvisionnement et de dégagement en fonds des
caisses publiques, d’escompte et d’encaissement des traites et obligations émises au profit
de l’État et les titres de placement.

▪ Les éléments passifs composant la trésorerie de l’État sont constitués des fonds déposés
par les correspondants du Trésor et les titres à court terme émis et avances reçues à
court terme. Il s’agit des dépôts à vue, c’est-à-dire des disponibilités susceptibles d’être
retirés à tout moment par les titulaires.

▪ Les comptes de consignation, de produits à répartir et autres sont exclus du périmètre des
dépôts à vue. Ceux-ci doivent être analysés comme des « dépôts règlementés ».
La décomposition de la trésorerie de l’État en éléments d’actif et de passif, constitue une
spécificité dans le traitement et la présentation des états financiers. Cette spécificité tient
au classement des dépôts des correspondants du Trésor qui ne peuvent être analysés
comme des ressources de financement mais comme le résultat de l’obligation juridique
faite à certains organismes de déposer leurs fonds au Trésor Public. Ces dépôts sont
présentés dans les composantes passives de la trésorerie.

68
2. Modalités de prise en compte
Les titres de placement et les disponibilités, qui résultent d’opérations d’encaissement et de
décaissement, les approvisionnements et les dégagements en fonds de caisse sont comptabilisés
au titre de l’exercice au cours duquel les valeurs sont acquises à l’État.
L’escompte et l’encaissement des traites et obligations émises au profit de l’État sont pris en
compte au titre de l’exercice au cours duquel les créances sont nées.

3. Règles de comptabilisation
Les disponibilités sont comptabilisées dans l’exercice au cours duquel les valeurs correspondantes
sont acquises.
Les valeurs à l’encaissement sont comptabilisées :
- Pour les chèques, dès leur réception ;
- Pour les effets de commerce, lors de leur remise à l’encaissement ou à l’escompte.
Les chèques émis sont comptabilisés lors de leur émission dans des comptes de disponibilités
spécifiques.
Les fonds sur les comptes bancaires sont comptabilisés :
- Lors de l’émission des ordres de virement pour les dépenses ;
- Lors de la réception des avis d’opération pour les recettes.
Les titres de placement sont comptabilisés dans l’exercice au cours duquel les créances
correspondantes sont nées.
Les dépôts des correspondants du Trésor sont comptabilisés dans de l’exercice au cours duquel les
obligations correspondantes sont nées. Les retraits des correspondants du Trésor sont
comptabilisés lors des mouvements financiers intervenus sur leurs comptes.
4. Evaluation
a) Principes
A leur entrée au bilan, les composantes de la trésorerie sont évaluées et comptabilisées à leur valeur
nominale. Les frais d’acquisition (commissions et pertes de change) sont isolés (imputés) dans un
compte de charge.
b) Évaluation ultérieure
Les disponibilités en devises détenues par les comptables publics à la clôture de l’exercice sont
converties en francs CFA sur la base du cours de change à la date de clôture de l’exercice ou du
taux de chancellerie en vigueur pour les postes comptables à l’étranger. Des gains ou pertes
probables de change sont alors comptabilisées.
S’agissant des titres de placement, la différence entre la valeur d’inventaire et le cout d’entrée fait
apparaitre des plus-values latentes et des moins-values latentes.
Les moins-values latentes font l’objet de dépréciations, sans compensation avec les plus-values
latentes.
Les intérêts courus non échus des éléments composant la trésorerie et des créances et dettes liées
aux opérations de trésorerie sont comptabilisés à la date de clôture.

69
5. Informations à fournir dans l’état annexé
L’état annexé doit fournir :
- Les informations sur les effets à l’encaissement ou escomptés non échus ;
- Le relevé des taux à la date de clôture de l’exercice.

70
71
NORME 9
LES DETTES
FINANCIERES

72
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Modalités de prise en compte des dettes financières
II.2 Champ d’application
II.3 Règles de comptabilisation
II.4 Evaluation
a) Principes d’évaluation
b) Évaluation ultérieure

II.5 Informations à fournir dans l’état annexé

73
NORME 9
LES DETTES FINANCIERES

I - EXPOSE DES MOTIFS


La présente norme définit les dettes financières dans le cadre des opérations de financement de
l’État.
Ce financement est assuré soit par des ressources extérieures provenant des partenaires
multilatéraux, bilatéraux ou commerciaux soit par des ressources intérieures mobilisées sur le
marché monétaire ou financier.
Ces ressources de financement sont constituées des tirages sur financements extérieurs, de
l’émission, la conversion, la gestion et le remboursement des emprunts publics à court, moyen et
long termes.
La dette financière est composée :
1. de la « dette directe » dont le service est à la charge du budget de l’État parce que résultant
d’un engagement contractuel de l’État vis-à-vis d’un créancier extérieur et qui est destinée
à financer un actif ; elle est constituée des tirages sur les financements extérieurs. Il existe
deux formes de tirages :

▪ les tirages avec virement de fonds au profit du gouvernement soit à la banque centrale
soit sur un compte ouvert à l’étranger soit sur un compte dans une banque locale dans
le cadre du système des avances renouvelables ;

▪ les tirages sans virement de fonds au profit du gouvernement sous la forme de paiement
direct (système par lequel le prêteur paie directement un prestataire à l’étranger ou dans
le pays) ou sous la forme de refinancement d’échéances dues.

2. des fonds destinés à assurer le financement de l’État, remboursables à terme et donnant


lieu à rémunération.
Les fonds destinés à assurer le financement de l’État, remboursables à terme et donnant lieu à
rémunération sont des obligations et des bons du Trésor mobilisés sur le marché monétaire et
financier. Les obligations sont des titres négociables émis sur les marchés financiers.
La présentation de la présente norme sur les dettes financières décline respectivement les modalités
de prise en compte, le champ d’application, les règles de comptabilisation, les méthodes
d’évaluation et les informations à fournir dans l’annexe.

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


1. Modalités de prise en compte des dettes financières
Les dettes financières sont enregistrées au titre de l’exercice au cours duquel les ressources
correspondantes sont mobilisées.
2. Champ d’application
Le champ d’application de la norme couvre les éléments d’actif et de passif liés aux opérations de
financement de l’Etat.

74
Les dettes financières résultent d’une décision de financement de l’Etat. Elles sont :
- soit la contrepartie de fonds destinés à assurer le financement de l’Etat, remboursables à
terme et donnant lieu à rémunération ;
- soit la contrepartie d’un actif qu’elles ont pour objet de financer ;
- soit la prise en charge des emprunts d’un organisme tiers ; en contrepartie, l’Etat
comptabilise une créance sur le tiers débiteur initial s’il exerce une action récursoire ou
une charge financière, s’il renonce à cette action.
Elles sont constituées d’éléments de passif correspondant :
- à la dette directe : emprunts projet, emprunts programmes et autres emprunts ;
- aux obligations et bons du Trésor ;
- aux emprunts initialement contractés auprès d’établissements de crédit ou d’investisseurs
privés par des tiers auxquels l’État se substitue.
La norme ne s’applique pas aux dettes financières résultant des contrats de location financement,
ni aux dettes financières résultant des contrats de concession ou de partenariat public- privé, qui
relèvent de la norme 4 sur les immobilisations corporelles.
3. Règles de comptabilisation
Pour la dette directe :
Il y a lieu de distinguer entre le moment de la signature et de la mise en vigueur du contrat et le
moment de la mobilisation des recettes liées au financement.
Signature et mise en vigueur du contrat de prêt
Dès la signature et la mise en vigueur du prêt, les fonds ne sont pas immédiatement mobilisables
par le débiteur, c’est à dire l’État. Pour un meilleur suivi de ces contrats, une comptabilité des
engagements hors bilan est instituée. Cette comptabilité est tenue à l’aide des comptes ouverts en
classe 8 du plan comptable de l’État.
Encaissement ou tirage des ressources
Les tirages avec virement de fonds au profit du gouvernement sont comptabilisés au titre de
l’exercice au cours duquel les recettes liées au financement des opérations sont encaissées. Ces
tirages sont enregistrés aux comptes de bilan au crédit de la classe 1.
Les tirages sous forme de paiement direct sont enregistrés au titre de l’exercice au cours duquel
les actifs correspondants passent sous le contrôle de l’Etat.
Les tirages sous forme de refinancement donnent lieu à un simple reclassement de la dette
refinancée. En effet, le refinancement consiste à financer, tout ou partie, les échéances à échoir (ou
échues non payées) par un nouveau crédit. Dans cette opération, il n’y a pas de mouvement de
fonds pour la partie du service de la dette concernée par le refinancement.

Pour les obligations et bons du Trésor :


Les obligations et les bons du Trésor sont enregistrés au titre de l’exercice au cours duquel les
fonds sont mobilisés.
Pour les emprunts de tiers pris en charge par l’Etat :
75
Ils sont comptabilisés lors de la décision prise par l’Etat.
Enfin, les remboursements sont comptabilisés au titre de l’année au cours de laquelle les
décaissements sont intervenus au débit de la classe 1.
4. Evaluation
a) Principes d’évaluation
Les dettes financières de l’État ne peuvent être inscrites dans les comptes qu’à plusieurs
conditions :

▪ être autorisées par la loi de finances ;


▪ constitue une dette certaine, c’est-à-dire une obligation de l’État à l’égard d’un tiers qui
entraînera à terme une sortie de ressources au profit de ce dernier ;
▪ êtres évaluables de manière fiable.
b) Évaluation ultérieure
A la clôture de l’exercice, les dettes financières sont évaluées à leur valeur nominale de
remboursement.
Les dettes libellées en devises sont converties en francs CFA sur la base du cours de change à la
date de clôture de l’exercice (dernier jour ouvrable) communiqué par la banque centrale. Les écarts
qui résultent de cette conversion sont enregistrés dans un compte transitoire (perte latente
enregistrée en « écart de conversion actif » et gain latent enregistrée dans un compte « écart de
conversion passif ».
Ces comptes sont extournés au début de l’exercice suivant.
Les écarts de conversion-actif donnent lieu également à la constatation d’une provision pour risque
de change. Les écarts constatés, lors du règlement de la dette en devises, par rapport aux valeurs
d’entrée en raison de la variation des cours de change constituent des pertes ou des gains de change
à inscrire respectivement dans les charges financières ou les produits financiers de l’exercice au
moment du dénouement de l’opération.
5. Informations à fournir dans l’état annexé
Les dettes financières sont ventilées par nature et par échéances, en devises ou en francs CFA et
suivant leur origine. Le relevé des taux de change appliqué par la banque centrale au dernier jour
ouvrable de l’année.

76
77
NORME 10 :
LES PROVISIONS
POUR RISQUES
ET CHARGES
ET LES DETTES
NON FINANCIERES

78
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Champ d’application
a) Provisions pour risques et charges
b) Dettes non financières
c) Évaluation à la sortie du bilan

II.2 Modalités de prise en compte et règles de comptabilisation des provisions pour


risques et charges et des dettes non financières

II.3 Evaluation
a) Principes d’évaluation
b) Modalités d’évaluation initiale des provisions pour risques et charges
c) Évaluation ultérieure des provisions pour risques et charges

II.4 Informations à fournir dans l’état annexé

79
NORME 10
LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES ET LES DETTES
NON FINANCIERES
I - EXPOSE DES MOTIFS
La présente norme organise le traitement des provisions pour risques et charges et des dettes non
financières.
Les provisions pour risques et charges correspondent à des passifs dont l’échéance ou le montant
ne sont pas fixés de manière précise.
Les dettes non financières sont des passifs dont l’échéance et le montant sont fixés de façon
précise.
II - DISPOSITIONS NORMATIVES
La norme sur les provisions pour risques et charges et les dettes non financières décline
respectivement le champ d’application, les modalités de prise en compte et les règles de
comptabilisation, les méthodes d’évaluation et les informations à fournir dans l’état annexé.
1. Champ d’application
a) Provisions pour risques et charges
➢ Provisions pour risques
Les provisions pour risques comportent les provisions pour risques financiers et les risques
provisionnés.
• Provisions pour risques financiers
Les provisions pour risques financiers concernent notamment les garanties ou avals accordés par
l’Etat, ainsi que les engagements pris dans le cadre des partenariats public - privé.

• Risques provisionnés.
Les risques provisionnés sont liés à des charges d’exploitation. Celles-ci peuvent par exemple
correspondre à des subventions ou transferts rattachables à l’exercice, mais pour lesquels l’acte
attributif n’a pas été pris.
➢ Provisions pour charges
Elles concernent les provisions pour charges de toute nature.
b) Dettes non financières
Les dettes non financières sont constituées des :
▪ dettes de fonctionnement telles que les dettes fournisseurs et comptes rattachés ;
▪ dettes d’intervention telles que les dettes liées aux transferts versés par l’État ;
▪ dettes sur immobilisations non financières.
2. Modalités de prise en compte et règles de comptabilisation des provisions pour risques
et charges et des dettes non financières.
Les provisions pour risques et charges doivent être constatées, dès lors qu’il existe :
- Une obligation de l’État vis-à-vis de tiers. Cette obligation est soit contractuelle, légale ou
réglementaire ;
80
- Une évaluation fiable du montant de l’obligation ;
- Une sortie certaine, ou probable, de ressources sans contrepartie attendue pour l’État.
Les dettes non financières sont comptabilisées lorsque l’État a une obligation à l’égard d’un tiers
et qu’il est certain que cette obligation provoquera une sortie de ressources au profit de ce tiers
sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci.
3. Evaluation
a) Principes d’évaluation
Les provisions pour risques et charges sont évaluées pour le montant correspondant à la meilleure
estimation de la sortie de ressources nécessaires à l’extinction de l’obligation envers un tiers. Les
charges à considérer sont celles qui concourent directement à l’extinction de cette obligation.
Les dettes non financières sont prises en compte pour leur montant nominal.
Les dettes non financières en monnaies étrangères sont converties en monnaie nationale sur la base
du dernier cours de change.
b) Modalités d’évaluation initiale des provisions pour risques et charges
L’évaluation des ressources nécessaires à l’extinction d’une obligation doit reposer sur la meilleure
hypothèse probable, c’est-à-dire celle se référant à un grand nombre de cas similaires. Les
incertitudes relatives aux hypothèses d’évaluation non retenues doivent faire l’objet d’une mention
dans l’état annexé.
Le montant estimé doit tenir compte de deux paramètres :
- La prise en compte de l’impact des événements futurs lorsqu’il existe des indications
objectives que ces événements se produiront ; seules les informations disponibles à la date
de clôture de l’exercice sont retenues pour estimer le montant probable de la sortie des
ressources ;
- Le respect du principe de non compensation : le montant de la provision ne doit pas être
minoré de la valeur d’un actif à recevoir lorsqu’un remboursement est attendu au titre de
la dépense nécessaire à l’extinction d’une obligation.
c) Évaluation ultérieure des provisions pour risques et charges
Les montants des provisions pour risques et charges doivent être ajustés à la clôture de chaque
exercice.
Les dispositions relatives à l’évaluation initiale des provisions pour risques et charges s’appliquent
à leur évaluation postérieure.
Les provisions devenues sans objet doivent faire l’objet d’une reprise sur provisions. Ces
provisions correspondent à celles pour lesquelles l’État n’a plus d’obligation ou celles pour
lesquelles il n’est plus probable que la sortie de ressources, sans contrepartie au moins équivalente
attendue du tiers, soit nécessaire pour éteindre l’obligation de l’État envers celui-ci.
Il en résulte :
- Soit une diminution ou une augmentation du montant de la provision ;
- Soit une annulation du montant de la provision, dès lors que cette dernière est devenue sans
objet.

4. Informations à fournir dans l’état annexé


81
Pour chaque catégorie de provisions pour risques et charges, une information est fournie sur :
- la valeur comptable des provisions pour risques et charges à l’ouverture et à la clôture de
l’exercice ;
- le montant des provisions pour risques et charges constituées au cours de l’exercice ;
- les montants utilisés au cours de l’exercice ;
- les montants non utilisés repris au cours de l’exercice.

82
83
NORME 11
LES CHARGES

84
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS
a) Les charges de fonctionnement
b) Les charges d’intervention
c) Les charges financières
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
II.1 Champ d’application
II.2 Règles de comptabilisation
[Link] général
[Link]és d’application du principe
[Link]ère de rattachement des charges à l’exercice selon leur nature
a) Les charges de fonctionnement
b) Les charges d’intervention
c) Les charges financières

II.3 Informations à fournir dans l’état annexé

85
NORME 11
LES CHARGES
I. EXPOSE DES MOTIFS
La présente norme s’applique aux charges de l’État. Elle détermine leur contenu, leurs règles de
comptabilisation et d’évaluation.
Les charges sont définies comme étant une diminution d’actif ou une augmentation de passif non
compensée par l’entrée d’une nouvelle valeur à l’actif ou d’une diminution du passif. Les charges
de l’Etat comprennent :
- les charges de fonctionnement ;
- les charges d’intervention ;
- les charges financières.

a) Les charges de fonctionnement :


Elles résultent du fonctionnement normal de l’Etat et comprennent :
- les achats des biens de consommation courante et les services ;
- les charges de personnel qui constituent l’ensemble de rémunérations du personnel de
l’Etat ainsi que des charges liées à cette rémunération (rémunération principale, primes
pour heures supplémentaires et travaux spéciaux, indemnités et avantages divers) ;
- les dotations aux amortissements, aux provisions et aux dépréciations.
b) Les charges d’intervention :
Ce sont des versements, effectués ou à effectuer, sans contrepartie, motivés par la mission de
régulateur économique et social de l’Etat au profit des ménages, des entreprises relevant du secteur
public ou privé, des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements Publics à
caractère administratif.
c) Les charges financières :
Elles résultent des dettes financières, des instruments financiers à terme, de la trésorerie et des
immobilisations financières. Sont exclus les frais des services bancaires et les intérêts moratoires
résultant d’un paiement tardif, qui constituent des charges de fonctionnement.
Elles comprennent :
- les charges d’intérêts des dettes financières, des éléments constitutifs de la trésorerie, des
instruments financiers à terme et des dettes diverses liées aux opérations de financement et
de trésorerie ;
- les pertes de change ;
- les charges nettes sur cessions de composantes de trésorerie correspondant aux moins-
values supportées lors de la cession des composantes de trésorerie concernées ;
- les autres charges financières liées aux opérations de financement et de trésorerie ainsi qu’
aux immobilisations financières.
Le principe général posé par la Directive relative au PCE CEMAC est celui de la prise en compte
des charges à partir de la « liquidation » de la dépense budgétaire.
Suivant la nature de certaines charges, le critère de comptabilisation peut être modulé.

86
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Champ d’application
Les charges de l’État sont regroupées en trois catégories : les charges de fonctionnement, les
charges d’intervention et les charges financières.
Les charges de fonctionnement comprennent les :
▪ Achats de biens ;
▪ Achats de services ;
▪ Autres charges de gestion courante ;
▪ Charges de personnel ;
▪ Dotations aux amortissements ;
▪ Dotations aux provisions et dépréciations ;

Les charges d’intervention sont constituées des :


▪ Subventions ;
▪ Transferts.
Les charges financières résultent des :
▪ Intérêts et frais financiers sur la dette ;
▪ Pertes sur cessions de titres de placement ;
▪ Pertes de change ;
▪ Autres intérêts et frais financiers.

2. Règles de comptabilisation
[Link] général
Le critère de rattachement de la charge à l’exercice est le service fait. La notion de service fait est
précisée par nature de charges.

[Link]és d’application du principe


La liquidation permet de certifier la réalité du service fait et simultanément la constatation du droit
du tiers. Elle doit intervenir au plus près du service fait.
[Link]ère de rattachement des charges à l’exercice selon leur nature
a) Les charges de fonctionnement :
▪ Pour les achats de biens : la livraison des fournitures ou des biens.
▪ Pour les prestations de service : la réalisation de ces prestations de services. Toutefois, les
frais d’émissions des emprunts peuvent être répartis sur la durée de l’emprunt d’une
manière appropriée aux modalités de remboursement de l’emprunt.
▪ Pour les rémunérations du personnel : le service fourni par l’agent ;
87
▪ Pour les contrats à long terme : les charges associées à ces contrats doivent être
comptabilisées en fonction du degré d’avancement de l’exécution des contrats à la date de
clôture. Lorsqu’il est probable que le total des charges du contrat sera supérieur au total
des produits du contrat, la perte attendue doit être comptabilisée en charge.
b) Les charges d’intervention
▪ Pour les subventions et transferts sans conditions : l'acte attributif (décision d’attribution),
qui reconnait les droits du bénéficiaire.
▪ Pour les subventions et transferts subordonnés à la réalisation des conditions et qui ont fait
l’objet d’un acte attributif : la réalisation des conditions.
▪ Pour les subventions et transferts subordonnés à la réalisation de conditions et qui n’ont
pas encore fait l’objet d’un acte attributif : En fin d’exercice, une dotation aux provisions
pour charges d’intervention est comptabilisée pour les charges qui correspondent au moins
en partie à des droits rattachables à l’exercice. Cette dotation aux provisions représente
l’estimation des droits rattachables à l’exercice.
c) Les charges financières
▪ Pour les charges financières constituant des intérêts : l’acquisition par le tiers au prorata
temporis, de ces intérêts. Les intérêts courus non échus sont rattachés à l’exercice selon un
prorata temporis.
▪ Pour les charges financières constituant des pertes, le critère de rattachement est la
constatation des pertes
3. Informations à fournir dans l’état annexé.
L’état annexé doit fournir des informations sures :
- la nature et le montant des charges à payer et éventuellement les modalités de répartition
dans le temps des charges constatées d’avance ;
- Les contributions consenties par l’État aux organismes publics et privés.

88
89
NORME 12
LES PRODUITS FISCAUX

90
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Champ d’application
II.2 Critères de comptabilisation
2.1. Principe général
[Link]és d’application des critères de rattachement à l’exercice

II.3 Evaluation du produit fiscal


II.4 Informations à fournir dans l’état annexé

91
NORME 12
LES PRODUITS FISCAUX

I. EXPOSE DES MOTIFS


La présente norme a pour objet de délimiter le périmètre des produits fiscaux, d’en définir les
principes généraux de comptabilisation et la présentation dans les états financiers. Les autres
produits sont traités dans la norme 13.
Les produits fiscaux constituent la principale source de financement des activités de l’État. Ils
sont constitués des impôts et taxes perçus en raison de l’exercice de la souveraineté de l’Etat. Ils
ne donnent pas lieu au versement de ressources équivalentes au profit des tiers.
Comme tout produit, un produit fiscal est rattaché à l’exercice au cours duquel il est acquis à l’État,
sous réserve de son évaluation fiable. La norme précise les critères de comptabilisation déclinant
ce principe général au cas des produits fiscaux :
- Le produit fiscal est théoriquement acquis à l’Etat si la loi de finances autorisant la
perception de l’impôt est votée et si les opérations imposables sont réalisées (principe de
rattachement) ;
- L’application du critère de fiabilité de l’évaluation du produit fiscal peut conduire, dans
certains cas, à retenir un critère de rattachement des produits postérieur à celui de
réalisation des opérations imposables (par exemple besoin d’une déclaration ou d’un titre
de perception pour disposer d’une évaluation fiable). Ainsi, il est prévu que :
➢ les impôts recouvrés par « versement spontané » sont enregistrés en comptabilité
générale au moment de leur versement, qui coïncide normalement avec la
déclaration ;
➢ les produits faisant l’objet de titres de perception sont enregistrés en comptabilité
générale au moment de la prise en charge comptable du titre indépendamment de la
date d’encaissement.
Le guide d’application de la norme précisera pour chaque type d’impôt le fait générateur de la
comptabilisation du produit à prendre en compte.

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


1. Champ d’application.
Les produits fiscaux sont constitués :
▪ des impôts et taxes assimilées acquis au profit de l’État ;
▪ des amendes et autres pénalités revenant à l’État.
Les impôts et taxes assimilées comprennent :
▪ Les impôts sur les revenus, les bénéfices et les gains en capital ;
▪ Les impôts sur les salaires versés et autres rémunérations ;
▪ Les impôts sur le patrimoine ;
▪ Les impôts et taxes intérieurs sur les biens et services ;

92
▪ Les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales ;
▪ Les impôts sur les sociétés pétrolières ;
▪ Les autres recettes fiscales.
Sont exclus :
▪ les autres produits, c’est-à-dire les produits qui correspondent à des opérations ayant une
contrepartie directe d’une valeur équivalente pour les tiers (vente de biens ou prestation de
services, cession ou utilisation par des tiers d’actifs incorporels, corporels ou financiers
etc.) ;
▪ les impositions, amendes et autres créances sur les redevables recouvrées par l’État pour le
compte de tiers.
2. Critères de comptabilisation
2.1. Principe
Les produits fiscaux sont comptabilisés au titre de l’exercice au cours duquel ils sont acquis pour
l’Etat à condition que leur montant soit évalué de façon fiable.
Par conséquent, ils sont comptabilisés lorsque les conditions suivantes sont réunies:
▪ autorisation de leur perception par une loi de finances ;
▪ réalisation des opérations imposables ;
▪ détermination fiable du montant de l’impôt.
2.2. Modalités d’application des critères de rattachement à l’exercice
L’application du critère de fiabilité de l’évaluation du produit fiscal peut conduire, dans certains
cas, à retenir un critère de rattachement des produits postérieur à celui de réalisation des opérations
imposables (par exemple besoin d’une déclaration ou d’un titre de perception pour disposer d’une
évaluation fiable).
3. Evaluation du produit fiscal
Les produits fiscaux sont comptabilisés pour :
▪ leur montant brut (obtenu par l’application de barèmes fixés par la loi) ;
▪ diminué des décisions d’apurement qui remettent en cause le bien-fondé des créances
initialement liquidées (dégrèvements et annulations suite à erreur, réclamation ou action
en justice).
Les décisions qui ne remettent pas en cause le bien-fondé des créances initialement prises en
compte (remise gracieuse, amnistie et admissions en non-valeur), sont comptabilisées en charge.
4. Informations à fournir dans l’état annexé.
Dans l’état annexé, sont présentés les droits de l’Etat en matière fiscale ainsi que les décisions
d’apurement qui remettent en cause le bien-fondé des créances sur les redevables initialement
comptabilisées. Il en est de même des déficits fiscaux et des crédits d’impôts.

93
NORME 13
LES AUTRES PRODUITS

94
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Champ d’application
a) Les produits de fonctionnement
b) Les produits d’intervention
c) Les produits financiers

II.2 Comptabilisation
a) Les produits de fonctionnement
b) Les produits d’intervention
c) Les produits financiers

II.3 Informations à fournir dans l’état annexé

95
NORME 13
LES AUTRES PRODUITS

I. EXPOSE DES MOTIFS


La présente norme détermine le contenu des autres produits et les règles de comptabilisation dans
les états financiers.
Les autres produits sont classés en trois grandes catégories :
1. les produits de fonctionnement, qui visent l’ensemble des produits se rapportant à
l’activité ordinaire de l’État ;
2. les produits d’intervention, qui correspondent aux produits reçus de tiers sans contrepartie
équivalente pour le tiers ;
3. les produits financiers, qui sont les produits relatifs aux immobilisations financières et à
la trésorerie.
Les autres produits sont rattachés à l’exercice au cours duquel ils sont acquis à l’État.
Des règles particulières peuvent présider à la comptabilisation des autres produits suivant leur
catégorie, notamment celles relatives à la spécialisation des exercices.
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. CHAMP D’APPLICATION
La présente norme s’applique aux produits de fonctionnement, aux produits d’intervention et aux
produits financiers de l’Etat qui correspondent :
- soit à des opérations ayant une contrepartie directe d’une valeur équivalente pour les tiers
(ventes de biens ou prestations de services, cessions ou utilisations par des tiers d’actifs
incorporels, corporels ou financiers, etc.) ;
- soit à des opérations sans contrepartie directe équivalente pour les tiers si ces opérations
ne sont pas issues de l’exercice de la souveraineté de l’Etat.
a) Les produits de fonctionnement
Les produits de fonctionnement correspondent à l’ensemble des produits issus de l’activité
ordinaire de l’Etat. Ils se composent notamment :
- des produits liés aux ventes et aux prestations de services ;
- des revenus du domaine ;
- des droits et frais administratifs ;
- des produits des cessions d’éléments d’actifs ;
- des amendes et condamnations pécuniaires ;
- des autres produits de gestion ordinaire ;
- de la production stockée et immobilisée ;
- des transferts de charges et des reprises sur provisions ;
- des autres produits exceptionnels.

b) Les produits d’intervention


Les produits d’intervention sont les versements reçus des tiers sans contrepartie équivalente pour
ceux-ci. Ils se composent essentiellement :
- des transferts reçus ;
96
- des cotisations de pension pour le personnel de l’Etat ;
- des dons et les legs.
c) Les produits financiers
Les produits financiers sont les produits résultant des immobilisations financières, de la trésorerie,
des placements financiers, et des garanties accordées par l’Etat.
Les produits financiers se composent notamment :
- des produits des participations, des avances et des prêts de l’Etat ;
- des produits sur titres de placement ;
- des produits des équivalents de trésorerie correspondant aux plus-values obtenues lors de
leur cession ;
- des gains de change.
2. Comptabilisation
Les autres produits sont rattachés à l’exercice au cours duquel ils sont acquis à l’État, sous réserve
que le montant des produits de l’exercice soit déterminé de manière fiable.
a) Les produits de fonctionnement
Pour les biens, le critère de rattachement du produit à l’exercice est la livraison de ces biens.
Pour les prestations de services, le critère de rattachement du produit à l’exercice est la réalisation
de ces prestations de services.
b) Les produits d’intervention
Pour les produits d’intervention, le critère de rattachement du produit à l’exercice est
l’établissement de l’acte constatant le produit acquis au titre de l’exercice.
c) Les produits financiers
Pour les produits financiers constituant des rémunérations, le critère de rattachement des produits
à l’exercice est l’acquisition par l’Etat au prorata temporis de ces rémunérations. Pour les produits
financiers constituant des gains, le critère de rattachement est la constatation de ces gains, sauf en
matière d’instruments financiers à terme de couverture pour lesquels le critère de rattachement est
la constatation des charges enregistrées sur l’élément couvert à partir de la date d’échéance du
contrat.
3. Informations à fournir dans l’état annexé
L’état annexé doit fournir des informations sur les produits à recevoir, sur les produits constatés
d’avance, et sur les autres produits (produits issus de l’activité pétrolière représentant des montants
significatifs, variation significative pour un ou plusieurs produits).

97
NORME 14
LES ENGAGEMENTS
HORS BILAN

98
SOMMAIRE
I. EXPOSE DES MOTIFS

II. DISPOSITIONS NORMATIVES


II.1 Champ d’application
a) Engagements accordés
b) Engagements obtenus
c) Évaluation à la sortie du bilan

II.2 Modalités d’inscription dans l’état annexé


II.3 Evaluation

99
NORME 14
LES ENGAGEMENTS HORS BILAN

I. EXPOSE DES MOTIFS


Dans le respect du principe d’image fidèle, l’ensemble des engagements de l’Etat doit être
mentionné dans l’état annexé. En effet, en raison de l’importance significative qu’ils représentent
et de l’impact éventuel qu’ils sont susceptibles de produire sur la situation financière de l’Etat
aussi bien en termes d’actifs que de passifs, ces engagements doivent être portés à la connaissance
des décideurs.
Les engagements devant figurer dans l’état annexé ou engagements hors bilan sont tous les droits
et obligations de l’Etat non enregistrés dans le tableau de situation nette. Leur inscription au
tableau de situation nette est en effet subordonnée à la réalisation de conditions ou d’événements
futurs.
Ils sont classés en :
- Engagements obtenus ;
- Engagements accordés.
Les engagements obtenus qu’il convient de mentionner à l’état annexé correspondent aux
engagements résultant des conventions d’emprunt et dons au bénéfice de l’Etat.
Les engagements accordés qu’il convient de mentionner correspondent à la notion de passif
éventuel. Celui-ci consiste en une obligation à l’égard d’un tiers qui n’est que potentielle à la date
d'arrêté des comptes ou en une obligation à l’égard d’un tiers pour laquelle la sortie de ressources
n'est pas probable à la date d’arrêté des comptes ou qui ne peut être évaluée de manière fiable.
Ainsi, les engagements sur protocoles et contrats de prêts à des tiers, signés non encore versés ou
partiellement versés, ne figurent pas dans les prêts de l’actif du bilan mais constituent des
engagements accordés.
Ils ont pour origine :
- les engagements pris dans le cadre d’accords ;
- les engagements découlant de la mise en jeu de la responsabilité de l’Etat et ceux résultant
d’une obligation reconnue par l’Etat qui ne vérifient pas les conditions de comptabilisation
des provisions pour risques.
Toute inscription en annexe du bilan de l’Etat doit satisfaire au principe de « bonne information »
qui impose des critères de sincérité et d’objectivité dans la délivrance des informations portées en
annexe du bilan.
Toute inscription en annexe du bilan doit également satisfaire au principe d’ « importance
relative » selon lequel, est significative, toute information dont la non publication serait
susceptible de modifier le jugement des utilisateurs sur la situation patrimoniale et financière de
l’entité. L’état annexé doit fournir les informations sur la liste exhaustive des conventions et
accords relatifs aux engagements de l’Etat.
La présente norme s’attache à identifier le périmètre des engagements de l’Etat qu’il convient de
mentionner dans l’annexe des comptes de l’Etat. Elle définit également leurs modalités
d’enregistrement et d’évaluation.

100
II. DISPOSITIONS NORMATIVES
1. Champ d’application
a) Engagements accordés
Les engagements de l’Etat à mentionner dans l’état annexé sont regroupés en deux catégories :
➢ La première catégorie concerne les engagements pris dans le cadre d’accords bien
définis.
Il s’agit d'engagements de type financier ou contractuel accordés par l'Etat. Ces engagements se
caractérisent par l'existence de documents contractuels ou juridiques liant l'Etat à un tiers.
Ils comprennent notamment :
- la dette garantie ;
- les garanties liées à des missions d’intérêt général :
• des mécanismes d’assurance ;
• des garanties de protection des épargnants ;
• des garanties de change en faveur des banques centrales.
- les garanties de passifs :
• les opérations de cession et restructuration d’entreprises publiques ;
• les garanties liées à la mise en œuvre de structures spécifiques ;
• les autres passifs.

- les engagements financiers de l’Etat :


• les contrats de cofinancement ;
• les instruments financiers à terme (contrats d’échange de taux d’intérêts financiers par
exemple) ;
• les autres engagements financiers : il s’agit notamment des engagements budgétaires
qui correspondent à des commandes effectuées mais n’ayant pas donné lieu à livraison.
➢ La seconde catégorie concerne les engagements découlant de la mise en jeu de la
responsabilité de l'Etat faisant l’objet de litiges avérés et les engagements résultant
des obligations reconnues par l’Etat, pour lesquels les conditions de comptabilisation
des provisions pour risques ne sont pas vérifiées.
En effet, pour qu’une telle provision soit comptabilisée, trois conditions doivent être
simultanément réunies :
- Il existe une obligation de l’entité publique vis-à-vis de tiers, se rattachant à l’exercice clos
ou à un exercice antérieur (donc cette obligation existe à la date d’arrêté des comptes) ;
- Il est certain ou probable qu’une sortie de ressources sera nécessaire à l’extinction de
l’obligation vis-à-vis du tiers ;
- Le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
Lorsque l’Etat reconnaît une obligation mais que l’une ou l’autre de ces deux dernières conditions
n’est pas remplie, elle mentionnera un engagement en annexe.
b) Engagements obtenus
101
La norme s’applique également aux engagements reçus pour lesquels les règles et modalités
d’inscription à l’annexe sont identiques à celles des engagements donnés.
2. Modalités d’inscription dans l’état annexé
Les engagements hors bilan de l’Etat qui revêtent un caractère significatif au regard du principe
d’importance relative doivent être de nature à renseigner utilement le lecteur de leurs
conséquences éventuelles sur la situation patrimoniale de l’Etat à la clôture de l’exercice. Leur
évaluation n’est pas toujours possible.
Il existe deux modes d’inscription : soit l’inscription d’une valeur objective et univoque de
l’engagement, soit la description littéraire détaillée de l’engagement.
Dans les deux cas, l’engagement de l’Etat à mentionner dans l’annexe doit être réellement
identifié. L’obligation doit exister à la clôture de l’exercice alors même que sa mise en œuvre est
conditionnelle. Pour être enregistrés, les engagements hors bilan doivent également faire
obligatoirement l’objet d’une convention écrite.
Les engagements hors bilan sont enregistrés dès la signature des accords qui consacrent leur
naissance juridique.
3. Evaluation
Le mode d’évaluation d’un engagement hors bilan dépend des caractéristiques propres à sa
catégorie :
- s’il s’agit d’un engagement pris dans le cadre d’accords, l’inscription s’effectue pour le
montant total de la garantie accordée ;
- s’il s’agit d’un engagement découlant de la mise en jeu de la responsabilité de l’Etat ou
résultant d’une obligation reconnue par l’Etat, l’évaluation consiste, quand cela est
possible, à fournir soit une estimation à l’intérieur d’une fourchette soit le montant
maximum du risque.

102
Annexe 1 - Tableau comparé des Normes Comptables
Norme CAMEROUN IPSAS FRANCE

Etats financiers 1 1 et 2 1

Etats financiers consolidés 2 6

Immobilisations incorporelles 3 31 5

Immobilisations corporelles 4 16, 17, 21, 32 6

Immobilisations financières 5 6, 7 et 8 7

Stocks 6 12 8

Créances de l’actif circulant 7 9

Composantes de la trésorerie 8 4 et 15 10

Dettes financières 9 5 11

Provisions pour risques et 10 19 12


dettes non financières

Produits fiscaux 12 23 3

Autres produits 13 9 et 23 4

Charges 11 2

Engagements hors bilan 14 1 et 19 13

103
GLOSSAIRE

104
GLOSSAIRE
Actif

Élément du patrimoine ayant une valeur économique positive pour l’Etat, c’est-à-dire une
ressource contrôlée du fait d’événements passés et dont il attend des avantages économiques
futurs. Pour l’Etat les avantages économiques futurs sont représentés soit par des flux de trésorerie
issus de l’utilisation de l’actif et bénéficiant à l’Etat, soit la disposition d’un potentiel de services
attendus de l’utilisation de l’actif et profitant à l’Etat ou à des tiers, conformément à sa mission ou
à son objet.

Dans les comptes individuels de l’Etat, le contrôle sur la ressource doit se comprendre comme un
contrôle direct, c’est-à-dire exercé directement sur l’actif par les entités incluses dans le périmètre
de l’Etat. Les actifs contrôlés par les entités dotées de personnalité juridique et elles-mêmes
contrôlées par l’Etat ne sont donc pas retracés sous cette forme dans les comptes individuels de
l’Etat.

Actif amortissable

Actif dont l’utilisation par l’entité est déterminable, c’est-à-dire limitée dans le temps et mesurable.

Actif circulant

Eléments d’actif qui, en raison de leur destination ou de leur nature, n’ont pas vocation à servir de
façon durable à l’activité de l’Etat.

Actif immobilisé (immobilisation)

Eléments d’actif destinés à servir de façon durable à l’activité de l’Etat.

Amortissement

Répartition systématique du montant amortissable en fonction de son utilisation.

Autres passifs

Passifs dont l’échéance n’est pas fixée de façon précise et le montant est fixé de façon précise.

Charge

Diminution d’actif ou augmentation de passif non compensée dans une relation de cause à effet
par l’entrée d’une nouvelle valeur à l’actif ou une diminution du passif. Elle correspond soit à une
consommation de ressources entrant dans la production d’un bien ou d’un service, soit à une
obligation de versement à un tiers, définitive et sans contrepartie directe dans les comptes.

Charges de fonctionnement

Charges issues de l’activité ordinaire de l’Etat. Elles comprennent les charges de fonctionnement
direct et les charges de fonctionnement indirect (subventions pour charges de service public).

105
Charges de personnel de l’Etat
Ensemble des rémunérations en monnaie et parfois en nature, en contrepartie du travail fourni,
ainsi que des charges liées à ces rémunérations.

Charges financières

Charges résultant des dettes financières, des instruments financiers à terme, de la trésorerie et des
immobilisations financières. Sont exclus les frais des services bancaires, les intérêts moratoires
résultant d’un paiement tardif ainsi que les intérêts et pertes de change concernant des opérations
autres que celles liées au financement et à la trésorerie.

Contrôle d’un actif corporel

Capacité de l’Etat à maîtriser les conditions d’utilisation d’un bien, c’est-à-dire le potentiel de
services et/ou des avantages économiques futurs dérivés de cette utilisation. En outre, le fait que
l’Etat supporte les risques et charges afférents à la détention du bien constitue une présomption de
l’existence du contrôle.

Contrôle d’une entité

Capacité de l’Etat à maîtriser l’activité opérationnelle et financière d’une autre entité, de manière
à retirer un avantage et/ou à assumer les risques de cette activité.
Coût de remplacement courant

Coût qu’aurait à supporter l’Etat pour acquérir un actif à la date de clôture.

Coût de remplacement déprécié

Coût à mettre en œuvre pour remplacer le potentiel brut de service de l’actif. Ce coût est déprécié
pour refléter le degré d’utilisation de l’actif.

Dépréciation

Perte dans les bénéfices économiques futurs ou le potentiel de service d’un actif au-delà de la
constatation de son amortissement normal.

La dépréciation d’un actif est la constatation que sa valeur actuelle (ou sa valeur recouvrable) est
inférieure à sa valeur nette comptable.

Dette

Passif certain dont l’échéance et le montant sont fixés de façon précise.

Dette financière

Dettes résultant d’une décision de financement de l’Etat. Elles sont soit la contrepartie de fonds
destinés à assurer le financement de l’Etat, remboursables à terme et donnant lieu à rémunération,
soit la contrepartie d’un actif qu’elles ont pour objet de financer.

106
Dons et legs

Versements reçus de tiers sans contrepartie directe pour ces derniers.

Fonds de concours

Fonds versés par des personnes morales ou physiques pour concourir avec ceux de l’Etat à
des dépenses d’intérêt public.

Immobilisation corporelle

Actif physique identifiable et normalement identifié dans un inventaire physique dont l’utilisation
s’étend sur plus d’un exercice et ayant une valeur économique positive pour l’entité qui l’utilise ;
cette dernière étant représentée pour l’Etat par des avantages économiques futurs ou par le
potentiel de services attendus de l’utilisation du bien.

Immobilisations financières

Groupe d’éléments d’actifs immobilisés, comprenant les participations et les créances rattachées,
ainsi que les prêts et avances.

Immobilisation incorporelle

Actif non monétaire, sans substance physique, détenu soit pour produire ou fournir des biens ou
des services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins administratives et dont on s’attend à ce
qu’il soit utilisé sur plus d’un exercice.

Juste valeur

Montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif éteint, entre parties bien informées,
consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale.

Montant amortissable

Valeur brute d’un actif sous déduction de sa valeur résiduelle.

Participations

Droits détenus par l’Etat sur d’autres entités, matérialisés ou non par des titres, qui créent un lien
durable avec celles-ci. Ces droits peuvent découler :
- de la détention de parts de capital dans les entités concernées, ou
- du statut juridique des entités concernées, ou

- de l’existence d’un contrôle (au sens défini dans la norme) de ces entités par l’Etat.

107
Passif

Obligation à l’égard d’un tiers, existante à la date de clôture des comptes, dont il est probable ou
certain, à la date d’arrêté des comptes, qu’elle entraînera une sortie de ressources au bénéfice de
ce tiers sans contrepartie attendue de celui-ci après la date de clôture des comptes.

Passif éventuel

Obligation potentielle de l’Etat à l’égard d’un tiers résultant d’événements dont l’existence ne sera
confirmée que par la survenance, ou non, d’un ou plusieurs événements futurs incertains qui ne
sont pas totalement sous le contrôle de l’Etat ; ou obligation de l’Etat à l’égard d’un tiers dont il
n’est pas probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources sans contrepartie au
moins équivalente attendue de celui-ci.

Plan d’amortissement

Traduction de la répartition du montant amortissable d’un actif selon le rythme de consommation


des avantages économiques ou du potentiel de services attendus en fonction de son utilisation
probable.

Prêts et avances accordés par l’Etat

Fonds versés à des tiers en vertu de dispositions contractuelles par lesquelles l’Etat s’engage à
transmettre à des personnes physiques ou morales, l’usage de moyens de paiement pendant un
certain temps.

Les prêts sont accordés pour une durée supérieure à 4 ans, alors que les avances sont octroyées par
l’Etat pour une durée de 2 ans, renouvelable une fois sur autorisation expresse.

Produit

Augmentation d’actif ou une diminution de passif non compensée dans une relation de cause à
effet par la sortie d’une valeur à l’actif ou une augmentation du passif. Pour l’Etat, il est fait une
distinction entre les produits régaliens, qui constituent la principale ressource et les produits qui
sont la contrepartie directe de vente de biens, de prestation de services ou de l’utilisation par des
tiers d’actifs productifs de redevances, d’intérêts ou de dividendes. Seule la seconde catégorie de
produits peut être rattachée aux charges.

Produits de fonctionnement

Produits issus de l’activité ordinaire de l’Etat.

Produits d’intervention

Versements reçus de tiers sans contrepartie équivalente pour le tiers.

Produits financiers de l’Etat

Produits résultant des immobilisations financières, de la trésorerie, des dettes financières et des
instruments financiers à terme. Sont exclus les gains de change concernant les opérations autres
que celles liées au financement et à la trésorerie de l’Etat.

108
Produits régaliens

Produits issus de l’exercice de la souveraineté de l’Etat et qui proviennent de tiers qui ne reçoivent
pas directement, en contrepartie, une ressource d’une valeur équivalente.

Provision pour risques et charges

Passif dont l'échéance ou le montant n'est pas fixé de façon précise.

Stocks

Actifs de l’Etat :
- sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans un
processus de production ;
- sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées dans un
processus de prestation de services ;
- détenus pour être vendus ou distribués dans le cours normal de l’activité de l’Etat ; ou -
faisant partie d’un processus de production pour être vendus ou distribués.

Subventions pour charges de service public

Versements effectués aux opérateurs des politiques de l’Etat afin de couvrir leurs charges de
fonctionnement engendrées par l’exécution de politiques publiques relevant de la compétence
directe de l’Etat mais que ce dernier leur a confiées, et dont il conserve le contrôle. Ces versements
ont pour contrepartie la réalisation des missions confiées par l’Etat.

Transferts

Versements sans contrepartie équivalente comptabilisable et significative d’échange, effectués soit


directement par les services de l’Etat, soit indirectement par l’intermédiaire d’organismes tiers,
relevant le plus souvent au périmètre des opérateurs des politiques de l’Etat dans leur rôle de
redistributeur, au profit d’un ou plusieurs bénéficiaire(s), appartenant à des périmètres strictement
identifiés (ménages, entreprises, collectivités territoriales et autres collectivités).

Valeur actuelle

Valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d’usage.

Valeur brute

Valeur d’entrée d’un actif dans le patrimoine ou valeur de réévaluation de cet actif.

Valeur nette comptable

Valeur à laquelle un actif est enregistré dans les états financiers après déduction des
amortissements et des pertes pour dépréciation cumulés.

109
Valeur d’inventaire

La valeur d’inventaire est égale en principe à la valeur actuelle. Toutefois, lorsque la valeur
d’inventaire d’une immobilisation non financière n’est pas jugée notablement inférieure à sa valeur
comptable nette, celle-ci est retenue comme valeur d’inventaire.

Valeur d’usage

Valeur des avantages économiques futurs attendus de l’utilisation d’un actif et de la sortie de cet
actif. Elle est calculée à partir des estimations des avantages économiques futurs attendus. Dans la
généralité des cas, elle est déterminée en fonction des flux nets de trésorerie attendus. Si ces
derniers ne sont pas pertinents pour l’entité, d’autres critères devront être retenus pour évaluer les
avantages futurs attendus. Pour l’Etat, lorsqu’il est détenteur d’actifs non générateurs de trésorerie,
le critère retenu est le potentiel de services attendus.

Valeur recouvrable

Valeur la plus élevée du prix de vente net ou de la valeur d’utilité (Cf. valeur actuelle).

Valeur d’utilité

Valeur actuelle des flux de trésorerie futurs estimés, attendus de l’utilisation continue d’un
actif et de sa sortie à la fin de sa durée d’utilité.

Valeur résiduelle

Montant net que l’Etat s’attend à obtenir pour un actif à la fin de sa durée d’utilisation après
déduction des coûts de sortie attendus.

Valeur vénale

Montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d’un actif lors d’une transaction
conclue à des conditions normales de marché, net des coûts de sortie.

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