Démarche marketing en BTS TC2
Démarche marketing en BTS TC2
Filière : Technico-commercial
Objectifs :
Toute action du marketing opérationnelle découle d’un cheminement stratégique, construit bien en
amont. Si le responsable marketing enclenche des actions sans réflexion au préalable, il s’expose à des
résultats plus ou moins efficaces.
Le marketing est une démarche qui s'intéresse au marché et plus spécifiquement aux besoins des
consommateurs. L'analyse des besoins permet une meilleure compréhension du marché et doit aboutir
à une segmentation. Des cibles sont ensuite sélectionnées au regard des forces et faiblesses de
l'entreprise ainsi que des opportunités ou menaces présentes sur le marché. L'entreprise rend alors
intelligible son offre via un positionnement ; c'est le marketing-mix : produit, prix, distribution,
communication. Les résultats sont ensuite analysés et des actions correctives mises en place si
nécessaire.
La démarche marketing
I. Le marketing stratégique :
Les deux premières étapes relèvent de la stratégie marketing. Le marketeur analyse un certain nombre
de critères qui vont ensuite l’aider à prendre des décisions stratégiques majeures.
1. Le diagnostic (Le marketing des études) dont l'objectif est de comprendre. Cette étape est
indispensable car elle permet d'éclairer la décision stratégique lors de la phase suivante. Le
responsable des études doit rendre compréhensible le marché. Ignorer cette étape consisterait
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à se déplacer dans le noir dans une pièce remplie d'obstacles. Il est d’usage de scinder le
diagnostic en deux parties : le diagnostic externe et le diagnostic interne.
2. Le marketing stratégique (la segmentation, le ciblage et le positionnement)
Dont l'objectif est de choisir. C'est une étape essentielle car elle matérialise les choix qui vont orienter
l'offre de l'entreprise. Le stratège sélectionne les segments qui changent alors de statut et deviennent
des cibles. Pour chaque cible il conçoit un marketing-mix permettant de positionner clairement l'offre de
l'entreprise sur le marché et de la rendre ainsi compréhensible du point de vue du consommateur. Ne
pas faire de choix revient à « taper » au hasard sur le marché et laisser le client se sélectionner lui-
même. Cette non-stratégie est source d'incertitude et coûteuse car elle mène, par exemple, à une
communication bien trop large.
a) La segmentation
La segmentation est le découpage d’un marché en sous- ensembles homogènes, c’est- à- dire en
groupes de clients relativement semblables. L’objectif étant de proposer pour chacun de ces
segments un mix marketing spécifique.
Par exemple, le marché des imprimantes peut être découpé en deux sous-ensembles : les
imprimantes pour les entreprises et les imprimantes pour les particuliers. Si elle choisit de cibler le B
to B, plusieurs sous- segments sont disponibles : les TPE, les PME, ou les grands groupes.
b) Ciblage :
Le ciblage permet de choisir les segments, plus précisément les groupes de consommateurs que
l’entreprise cherche à atteindre en priorité.
Exemple : Si elle choisit de cibler le BtoB, plusieurs sous- segments sont disponibles : les TPE, les
PME, ou les grands groupes. Elle peut alors décider de cibler uniquement les PME
en leur proposant des offres dédiées. On distingue trois types de ciblage :
USP : unique selling proposition (argument clé de vente). Il est d’usage de dire qu’un bon
positionnement peut être résumé en une phrase. L’USP permet de clarifier un positionnement
marketing en remplaçant les
parties entre parenthèses dans la formulation suivante : (La société et/ou la marque et/ou le
produit) est le seul acteur du (marché) à proposer à ses (cibles) une (offre unique).
L’offre unique désigne la compétence distinctive majeure du produit par rapport à la concurrence.
Exemples : Easyjet propose des vols à bas prix, les piles Duracell durent plus longtemps, les poêles
Tefal n’attachent pas, Lavazza est le café italien par excellence…
Le mix marketing sera détaillé ultérieurement dans ce cours. Il permet d’articuler et d’assurer la
cohérence entre les quatre principales facettes du positionnement retenu par l’entreprise : produit, prix,
distribution, promotion.
Exemple :
Une entreprise commercialisant des montres de luxe devra, pour optimiser ses ventes, s’assurer de la
qualité de ses montres, du prix haut de gamme significative pour la cible indiquant la qualité du produit,
du circuit de distribution capable de capter la cible (par exemple des revendeurs de grandes marques),
mais aussi de la communication la plus valorisante pour ladite cible.
Exercice
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Suite à une mutation de son époux de Casablanca vers Marrakech, Mme Bensil prend une décision
majeure. Lassée de son travail de cadre dans les télécommunications, elle décide de se lancer à son
compte. Elle profite d'un plan de départ volontaire et dispose avec ses économies d'une somme de
120 000 dh.
Elle a depuis toujours une passion pour l'art balinais. Son mari et elle se rendent presque chaque
année sur cette île. Elle profite du mois de janvier pour lier l'utile à l'agréable en partant sur place
pour réaliser l'ensemble de ses achats (vases, poteries, meubles, articles en fer, bref, un large
échantillon des arts décoratifs de l'île). Les articles arrivent deux mois plus tard au Maroc par
transport maritime.
Dès leur installation dans la ville, en février 2013, elle se met à la recherche d'un local. Elle trouve
exactement ce qu'elle recherchait : un établissement de 45 m2 en location, idéalement placé dans
une rue du centre-ville. Les travaux s'annoncent limités. Il y a trois mois, le local était justement
occupé par un magasin de décoration.
En référence à son amour pour Bali, elle appelle son magasin Bali mon île. Elle décide d'ouvrir mi-
avril afin de bénéficier de la clientèle touristique qui afflue pour les vacances de Marrakech.
Prudente, Mme Bensil fait le choix de commencer seule. Elle se contente de faire un peu de
publicité dans un journal gratuit local. Dès le départ, elle est surprise par le succès, la période des
vacances de Marrakech est particulièrement profitable ce qui lui permet de se verser un salaire.
Le chiffres d'affaires progresse régulièrement pendant l'été et permet d'absorber le coût lié à
l'emploi d'une personne à mi-temps. Début septembre, la fréquentation et ventes fléchissent
légèrement sans toutefois alarmer Mme Bensil. Elle décide de fermer une semaine début octobre.
Elle profite de cette accalmie pour faire un inventaire de son stock. Le constat est douloureux. Les
petites pièces décoratives partent bien mais dès que l'on passe les 1000dh, les ventes se font plus
rares. Encore plus inquiétant, elle n'a vendu depuis l'ouverture qu'un seul des 20 meubles achetés
sur l'ile. Les modèles en stocks sont donc les plus chers. Elle se console en se disant qu'une partie
des meubles permet de décorer la boutique.
Les mois d'octobre et de novembre sont plutôt ternes. En dehors de la semaine de Festival
international du film de Marrakech, Mme Bensil réalise que peu de ventes. Elle n'a plus en stock les
articles qu'elle arrivait à vendre pendant l'été. Elle perd de l'argent pour la première fois fin
novembre. Pour faire face à la baisse d'activité, elle décide de lancer une campagne de publicité
avant les fêtes de Noel. Mais malgré une légère hausse, les ventes restent en berne. Le mois de
janvier arrive et elle espère profiter de la période des soldes. Pour écouler son stock Mme Bensil
accorde des remises significatives (jusqu'à 70 %). Mais rien n'y fait, elle n'écoule que peu des
produits les plus onéreux. Après le de février lui aussi catastrophique, elle se décide à licencier la
personne qui travaille avec elle. Elle perd à nouveau de l'argent en mars. Avril arrive : son stock est
presque uniquement composé de ses invendus. Elle fait le bilan de sa première année. Entre le
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capital qu'elle a investi, la valeur à l'achat de son stock actuel et l'ensemble des recettes, elle arrive
péniblement à l'équilibre.
Travail à faire : Selon vous, au regard de la démarche marketing, comment expliquez-vous l'échec
de Mme Bensil ?
Les réponds :
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Le marketing opérationnel
En 1960, E Mc Carthy élabore le concept du mix markéting à partir de 4 variables qui sont : les
politiques de prix, de produit, de promotion et de place : les 4P
1. Définition et composantes :
Le plan de marchéage ou marketing mix est l’ensemble des décisions prises par les responsables
mercatiques concernant les variables d’actions mercatiques suivantes :
L’offre proposée au consommateur (quel produit mettre sur le marché ? à quel prix ?)
La communication (grâce à quels moyens communiquer sur cette offre ?).
La distribution (par quels moyens distribuer cette offre ?) ;
Actions sur le produit : élargissement ou réduction de la gamme offerte, modification du
conditionnement (packaging) ou de la stylique (design), lancement d’un nouveau produit…
etc.
Actions sur le prix : modification des prix, changement des conditions de paiement,
réduction commerciale…etc.
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Le dosage et le mélange de ces quatre paramètres constituent le plan de marchéage, marketing mix
(du verbe anglais to mix = mélanger) ou action sur le marché qui visent à la satisfaction des besoins
de la clientèle, qui assurent la réalisation optimale des achats et des ventes, et qui contribuent
directement au dynamisme commercial de l’entreprise.
Remarque : Le plan de marchéage est la traduction concrète du plan marketing (objectifs, actions,
calendrier, budgets).
À ses objectifs :
Exemple : Une entreprise locale souhaitant mener une campagne de publicité devra préférer des médias
locaux (télévision régionale, affichage, radios locales) à des médias nationaux.
À ses ressources :
Exemple : Une PME rencontrera des difficultés à envisager une campagne de communication basée sur le
média télévision, compte tenu des coûts des spots publicitaires. Elle devra se rabattre sur des médias moins
coûteux (affichage, radio).
Le budget commercial :
Il indique les incidences financières des choix effectués dans le marchéage. Elles doivent évidemment être
compatibles avec les ressources de l’entreprise.
Remarque : les principales difficultés dans la construction d’un plan de marchéage résident dans le dosage et la
cohérence des différents moyens. Chaque action ne peut être en effet définie ni indépendamment de la stratégie
ni des autres actions appartenant à un même plan ou à des plans différents.
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b. Un plan cohérent :
Les composantes du plan de marchéage doivent être cohérentes les unes par rapport aux autres. Les
efforts consentis pour chaque variable ne doivent pas être déséquilibrés.
Exemple : Lors du lancement d’un produit, il ne faut pas se contenter d’une campagne publicitaire
impressionnante. Il faut aussi que le concept du produit ait été bien défini et qu’il corresponde aux attentes des
consommateurs.
c. Un plan évolutif :
Le plan de marchéage n’est pas une combinaison statique des variables d’actions mercatiques ; il doit
s’adapter en permanence à l’évolution :
De la demande ;
Exemple : Les consommateurs recherchent des produits qui prennent en compte leur santé, comme l’ajout de
vitamines dans les céréales pour enfants, la lutte contre le mauvais cholestérol, etc.
De la concurrence ;
Exemple : Un constructeur informatique qui sortirait un nouveau produit devrait aujourd’hui intégrer la
technologie Wi- Fi aux ordinateurs qu’il mettrait en vente sur le marché pour s’adapter à l’évolution des
produits de la concurrence.
De l’environnement.
Exemple : La tendance actuelle étant à la réduction des déchets, les producteurs d’eau minérale ont adapté
leur conditionnement : bouteilles plus légères occasionnant moins de déchets.
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Objectifs
Être capable de mener une réflexion ou une analyse sur une politique de produit.
I. La notion de produit
Parmi les composantes du marketing-mix, le produit est certainement la plus importante pour le
consommateur, puisqu’elle représente ce qu’il désire acquérir. Pour l’entreprise, elle est la
matérialisation de la stratégie marketing et du travail effectué par les salariés. La multiplication
constante de l’offre oblige les entreprises à effectuer un travail de plus en plus poussé sur les
produits.
Cette partie va nous permettre d’étudier toutes les facettes d’un produit : courbe de vie,
‘normalisation, marque, ligne, gamme, emballage, stylique, qualité. Nous analyserons également les
différentes stratégies spécifiques au produit.
1. Définition
Il est possible de définir un produit par tout ce qui peut être offert sur un marché de façon à y être
remarqué, qu’elle soit un service ou un bien, acquis ou consommé, en vue de satisfaire un besoin. Un
produit ne se définit donc pas en référence à ses caractéristiques intrinsèques mais par rapport aux
services qu’il rend.
Document 1
Meryem a reçu un iPad pour son anniversaire. La fête vient de se terminer. Elle est dans sa chambre,
avec son cadeau. Elle le regarde. Elle est contente, c’est la marque qu’elle voulait. En plus, elle le
trouve beau. Pas très grande, cette tablette est fine, légère et la couleur blanche suggère la notion
d’infini. Elle sait un peu comment s’en servir, car sa mère en a déjà une. Elle appuie sur « On ». Elle
peut l’utiliser instantanément. Ça la change de son ordinateur portable, qui met parfois plus d’une
minute pour se mettre en route. Elle sait que depuis l’écran tactile, elle accède directement à de
nombreux services : messagerie, Internet, boîte mails… Bientôt, elle aura téléchargé une multitude
d’applications auxquelles elle accédera directement depuis l’écran. Quelle facilité d’utilisation par
rapport à l’ordinateur ! Elle regarde distraitement la notice. Elle y lit des mots comme système
d’exploitation, Giga Octets ou Bluetooth. Elle les a déjà entendus et vus à peu près ce que c’est, mais
ne sait pas vraiment ce que cela veut dire. Elle veut surtout se connecter rapidement à Facebook et
chatter avec ses meilleures amies. Dans quelque temps, elle ne pourra sans doute plus se passer de
ce compagnon digital ! Meryem a reçu un cadeau. Mais pour Apple, qui a conçu l’iPad, il s’agit d’un
produit.
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Définition :
Un produit est un objet tangible ou non tangible constitué d’un ensemble de caractéristiques tangibles et non
tangibles dont la combinaison crée des fonctionnalités permettant une ou plusieurs applications afin de fournir un
sentiment de satisfaction à la personne qui l’achète et / ou l’utilise.
Mini marketing
Exemple : Une automobile permet de se déplacer dans des conditions satisfaisantes d’autonomie, de
vitesse, de confort et de sécurité. Au moment de l’achat, le consommateur compare les produits sur
les composantes intrinsèques et sur les applications qu’elles autorisent et la façon dont elles le font.
Une automobile qui dispose d’un système anticollision assure mieux l’application
« sécurité » qu’une automobile qui n’en dispose pas.
Les attributs associés et de service : Font référence aux éléments liés à l'expérience du client
lorsqu'il interagit avec le produit ou l'entreprise qui le propose. Ces attributs peuvent avoir un
impact significatif sur la satisfaction globale du client et sur sa fidélité envers la marque. Ils
regroupent les conditions de paiement, la marque, les services, le conditionnement, la livraison,
l’installation, les instructions d’utilisation, la garantie, la maintenance, le (packaging)…
Les attributs symboliques : Les attributs symboliques sont ceux qui décrivent les aspects
immatériels et émotionnels d'un produit. Ils sont souvent liés à l'image de marque et à la
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perception que les consommateurs ont du produit. Le contenu symbolique du produit, englobent
toutes les significations véhiculées par le produit à travers le nom de marque, le logo, le pays
d’origine, la forme, les couleurs…
Les entreprises ne commercialisent pas un simple produit, mais ce que Kotler appelle un produit «
global ou augmenté ». Ainsi, Renault ne vend pas des véhicules automobiles, mais des modèles
fortement différenciés (par le design, la marque ou la qualité) et soutenus par des services importants (finance,
maintenance, reprise de véhicule, garantie, etc.).
Les types des produits sont multiples et peuvent être classés selon différents critères.
L’utilisateur peut-être une industrie ou une entreprise, auquel cas le produit est
soit de la matière première (billes de plastique), soit un produit semi-fini (tubes
en acier) ou fini (composants électroniques). Nous sommes ici dans le cadre d’une
La nature de activité business to business.
l’utilisateur Le produit peut également être de « consommation » et englober les biens de
commodité (comme le pain) ; certains correspondent à des achats réfléchis (les
meubles par exemple) ; d’autres regroupent les biens de spécialités (à l’image des
bijoux) et enfin les biens non recherchés (comme les articles funéraires).
Selon la valeur Valeur d’usage : capacité de satisfaction qu’un consommateur tire de l’utilisation
d’échange d’un produit (point de vue économique),
Valeur d’échange : estimation économique d’un bien en fonction de ses
et la valeur
opportunités d’être échangé contre d’autres produits (point de vue commercial).
d’usage
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C’est une évidence de dire « tout produit naît, croît puis meurt ». Ce parallèle entre un produit et le
cycle biologique est pourtant réel.
a. Définition :
On peut définir le cycle de vie d’un produit comme l’analyse des grandes étapes de sa vie, de la
conception jusqu’à la décision finale de le retirer du marché. On matérialise le cycle de vie d’un
produit par une courbe appelée courbe de vie : c’est la représentation dynamique de sa vie, c’est-à
dire l’évolution de sa demande potentielle dans le temps.
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Application : Dans chaque case, indiquez dans quelle phase du cycle de vie se trouve le produit ?
20000 1% 900000
5000000 2% 750000
N. B : La théorie du cycle de vie a ses limites car la durée de vie des produits est très variable. Les
cycles de vie atypiques sont nombreux.
Chaque phase se caractérise par son taux de croissance, ses ventes, sa rentabilité, son
endettement, le degré de mise au point du produit, la vitesse de développement du marché,
les stratégies adoptées pour chaque élément du mix...
Chaque phase peut avoir une durée plus ou moins longue selon le produit ou service.
Ne pas confondre le cycle de vie d’un produit (par exemple, celui du nouveau 4X4 Peugeot
4007, en phase de lancement en 2007) et le cycle de vie de la classe de produits
correspondante (celui de l’automobile, en phase de maturité).
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Ne pas confondre produit et marque : le cycle de vie d’une marque est bien souvent différent
de celui du produit qui la porte (Exemple : en cas de stratégie multi-produits, une marque est
portée par de nombreux produits différents, nés à des périodes différentes).
Exemple :
Produit échec : le produit est vite retiré du marché à cause de la faiblesse des ventes pendant
les premières phases du cycle de vie
Exemple : C'est le cas de nombreux nouveaux produits de grande consommation qui sont
rapidement retirés des rayons des grandes surfaces s'ils ne rencontrent pas rapidement une
demande suffisante.
Produit de mode : le produit commence par un lancement accéléré pour disparaitre par la
suite mais il peut réapparaitre après.
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Produit feu de paille : c’est le cas des produits dont les ventes s’accélèrent rapidement avant
de chuter avec la même vitesse.
C’est le cas des Gadgets, des jeux pour enfants comme les Pokemon. L'adoption du produit est
rapide, mais les consommateurs s'en lassent également très vite.
Produit à apprentissage long : ce sont des produits qui nécessitent un certain temps pour
être accepté par le consommateur.
C'est le cas par exemple de la TV couleur, les consommateurs ayant attendu que leur TV noir et blanc
sont hors d'usage pour la remplacer par un téléviseur couleur. Dans de tels cas, les entreprises
doivent patienter et prendre le temps d'éduquer les consommateurs à la consommation, à l'usage de
ces nouveaux produits.
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Produit à relances successives : Il s’agit d’un produit qui se relance après la phase de déclin
et d’une manière régulière
Cette approche décrit sous une autre forme les aspects inhérents au cycle de vie du produit. Dans la
matrice du BCG, les produits sont classés en quatre catégories, en fonction du taux de croissance et
de la part de marché relative détenue (part de marché de l’entreprise divisée par la part de marché
de son concurrent le plus important).
Exemple :
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Commentaires :
Produit « dilemme » : marché porteur mais faiblesse de l’entreprise, d’où risque de perte
élevée pour devenir vedette car investissement important.
Produit « vedette » ou stars : croissance forte, sont positionnés sur un marché en pleine
expansion avec une part de marché dominante. Ce sont les produits leaders d’aujourd’hui !
Ils aident à développer l’entreprise.
Produit « vache à lait » : marché peu porteur, investissements limités, profits élevés.
Produit « poids mort » : peu de croissance, peu de part de marché, faible rentabilité, voire
perte.
Exemple :
Exercices :
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La matrice BCG permet ainsi de classer les produits en fonction de leur aptitude à générer du cash,
tout en prenant en compte la croissance du marché, ainsi que leur part de marché relative :
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Vedette (ou Étoile) : part de marché relative élevée sur un marché en forte croissance.
Fort besoin de liquidité pour continuer la croissance (ex : les smartphones pour
Samsung).
Vache à lait : part de marché relative élevée sur un marché en faible croissance, en
phase de maturité ou en déclin. Exigeant peu d'investissements nouveaux et dégageant
des flux financiers importants qui devront être réinvestis intelligemment sur les vedettes
et les dilemmes.
Dilemme : part de marché relative faible sur un marché en croissance élevée. Peu
rentable, voire déficitaire en termes de flux financiers, nécessite des investissements
importants pour l'acquisition d'une bonne part de marché relative afin de ne pas devenir
des poids morts.
Poids mort : part de marché relative faible sur un marché en faible croissance. Faible
potentiel de développement, peu consommateur de capitaux, ne dégage pas de flux
financiers stables, faible rentabilité voire nulle ou négative.
Les poids morts quant à eux ne rapportent plus de profits. Il faut donc arrêter les
investissements dessus et envisager de les abandonner (ou faire en sorte qu’ils
ne fassent pas perdre d’argent).
Rajeunir un produit consiste à forcer son relancement en agissant sur son aspect extérieur
(changement du conditionnement de Tide du boîtier en carton au sachet en plastique) ou en agissant
sur ses composants internes (ajouter des éléments actifs comme nouveaux composants) et le
relancer vers un nouveau cycle de vie.
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Un produit peut être identifié par plusieurs éléments : Le conditionnement / emballage (packaging),
l’étiquette, la stylique ou design, la marque…etc.
Chacun de ces éléments a un rôle marketing fondamental, mais c’est essentiellement la cohérence
entre ces attributs qui va dynamiser la réussite du produit : on parle de mix produit.
1. Le conditionnement et l’emballage :
a. Définitions :
Conditionnement (packaging) :
Enveloppe matérielle ou premier contenant d’un produit qui constitue une unité pour la vente au
détail.
Protection du produit en vue de sa présentation à la vente (boites, flacons, tubes…). Le
conditionnement permet au consommateur de reconnaître le produit (forme, matière, couleur,
présentation, texte informatif…).
Sur la nouvelle bouteille, le nom de la marque est placé au second plan, en retrait par rapport à la
mention « 100 % orange » ; l’orange et la paille présentes sur l’ancien packaging sont remplacées par
un grand verre de jus d’orange. Malheureusement, les ventes de la ligne Pure Premium s’effondrent
brutalement. Ce lancement provoque aussi la colère des clients qui font pression sur PepsiCo pour que
l’ancien packaging, jugé bien meilleur, soit réutilisé. À la suite des e-mails envoyés à la direction, aux
critiques sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook), le groupe décide alors d’abandonner le nouveau
packaging et de remettre en rayon l’ancien.
Sources : [Link] ; [Link], 2009
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Exemple :
Les fonctions d’alerte (ou d’impact visuelle) : pour avoir une chance d’être acheté par un
consommateur, un produit doit être vu et repéré au milieu des centaines de produits qui
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occupent les linéaires, c’est pourquoi, par sa forme, son graphisme, etc. Un packaging doit
être capable d’attirer les regards des clients.
Les fonctions d’attributs (ou de reconnaissance) : elles ont pour fonction de permettre au
client de rattacher immédiatement produit à la catégorie à laquelle il appartient ou dans
laquelle on souhaite le positionner. (luxe, fait maison, prestige) et (couleurs différentes pour
le lait entier, 1/2 écrémé, écrémé)
Les fonctions d’informations : le packaging peut être aussi un vecteur d’informations pour
les consommateurs. C’est à ces fonctions qui correspondent les modes d’emploi, les conseils
d’utilisation, les indications sur les dates limites de consommation et les composants du
produit.
Exercice
2. L’étiquette :
C’est la carte d’identité du produit (C.I.P.). Elle se présente sous forme d’une fiche de communication
contenant : un ensemble de mentions obligatoires ou non figurants sur les conditionnements. Elle
permet d’informer le consommateur sur les produits, de comparer les produits.
3. La stylique / design :
C’est l’ensemble des techniques permettant d’adapter la forme, les couleurs, à l’image d’un produit
au goût et aux attentes des consommateurs.
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Elle intervient dans la conception du produit (forme, volume en accord avec le style de vie, de
l’environnement et les besoins de l’utilisateur), dans emballage et le conditionnement (habillage des
corps des produits), et finalement dans la construction de l’identité visuelle de l’entreprise
(logistique, graphisme des documents externes, …).
Le design esthétique (l’apparence du produit) est une facette particulièrement importante du design
produit. Il est l’expression de la conception globale (un produit bien conçu est harmonieux) et
possède un pouvoir d’évocation propre.
4. La marque :
Lors d’une expérience menée dans le cadre d’un cours, Les étudiants devaient déguster en aveugle
quatre jus d’orange de catégorie identique. Ils devaient évaluer les produits en référence à une grille
de dégustation, permettant d’arriver à une note pour chaque produit. Il suffisait ensuite de faire la
moyenne des réponses et de les classer. Ils ont ainsi dégusté un jus bio, un jus d’orange de la marque
Tropicana, un jus d’orange de la marque de distributeur Auchan en bouteille de verre et un jus
d’orange de la marque de distributeur Auchan en boîte carton.
Nous avons ensuite renouvelé l’expérience, mais cette fois avec les marques visibles. En aveugle, le
jus préféré était celui de la marque Auchan en bouteille de verre, puis le Tropicana, puis la marque
Auchan en boîte carton et enfin la marque bio qui avait été perçue à l’unanimité comme trop acide.
Avec les marques visibles, le classement s’est trouvé bouleversé : Tropicana devenait numéro un, la
marque bio passait en deuxième position, la marque Auchan (bouteille verre) reculait en troisième
position et enfin la marque Auchan (boîte carton) se retrouvait bonne dernière. Le plus étonnant est
que l’acidité perçue en aveugle pour le produit bio avait presque totalement disparu.
……………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
a. Définition :
La marque est un signe matériel servant à distinguer le produit, objet ou service d’une entreprise. Le
produit est donc tout d’abord identifié par sa marque qui peut prendre l’une des formes
suivantes : « noms patronymiques1, pseudonymes, noms géographiques, dénominations arbitraires
ou de fantaisie, formes caractéristiques du produit ou du conditionnement : caché, dessin, lettre,
signe, combinaison ou disposition de couleurs, chiffres… »
Sur le plan juridique : « est considéré comme marque, tout signe, servant à distinguer les objets
(produits ou service) d’une entreprise ».
1
Quelques exemples de marques patronymiques connues : Renault / Peugeot / Citroën / Michelin
Renault / Peugeot / Citroën / Michelin
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Forme EXEMPLE
Logo type
Une couleur
Un sigle FNAC
« Just do it » …………………………………………………………………
…………………………………………………………………
- Marque associée à une personne : les visages de Steve Jobs ou de Bill Gates sont associés à Apple
et Microsoft), des porte-paroles ou des égéries (Nespresso et George Clooney, ou le parfum J’Adore
de Dior et Charlize Theron).
- Le logotype (ou logo) : « la représentation visuelle d’un nom, d’une marque ou d’une organisation
(entreprise) ».
- Appellation d’origine contrôlée (AOC) : « dénomination d’un pays, d’une région ou d’une localité
servant à distinguer un produit qui est en est originaire et dont la qualité ou le caractère sont dus au
milieu géographique ou humain ».
Ex : ……………………………………………………………………………………………………………………………
b. La fonction de la marque :
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A l’égard des clients, la marque qui figure sur un produit remplit trois fonctions principales :
l’identification, la sécurisation, et la valorisation.
Phase préparatoire : réunion où les données de problème, les objectifs et les moyens sont
précisés. On recueille le maximum de données sur le marché, les caractéristiques du produit, son
positionnement, sa cible, les marques concurrentes, les contraintes légales du secteur…etc. A l’issue
de cette phase, un cahier des charges est rédigé.
Phase de création : où plusieurs techniques (complémentaire) peuvent être utilisées :
« Brain-storming » (réunion en petites groupes d’experts afin de déterminer le nom d’une marque) ;
Recherche individuelles (à base de dictionnaires) ; Recherche informatique (grâce à des logiciels de
production des mots). A l’issue de cette phase, entre 80 et 100 noms sont présélectionnés, puis filtrés
sur le plan commercial et juridique.
Phase d’évaluation et de sélection : les noms retenus sont présentés au client en vue d’une
sélection définitive. Le (ou les) nom (s) choisi (s) font alors l’objet d’une analyse juridique
approfondie (disponibilité).
Phase de contrôle : Le (ou les) nom (s) choisi (s) et juridiquement disponibles font l’objet de
tests auprès de consommateurs (interview de groupe, enquêtes individuelles) et sont protégés
juridiquement.
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Quand le fabricant décide d’identifier le produit par une marque, deux possibilités s’offrent à lui :
Marque produit : La marque produit est une politique de marque consistant à attribuer une
marque différente à chaque produit. C’est par exemple le cas de Procter & Gamble qui
commercialise les marques Mr Propre, Ariel, Head & Shoulders ariel, onux, tide, pantène,
pringels, duracel, pampers, gillette ou encore Gillette.
Ex : ……Sidi Ali, oulmès, Bahia…
Avantages Inconvénients
Le groupe Accor classe ses marques d’hôtel en fonction de la clientèle visée (du luxe à
l’économique) : Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis et F1.
Avantages Inconvénients
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Marque dérivée du nom de l’entreprise : marque mère déclinée pour les différents types de
produits. Ex : danone, dan’up..................................................
Remarque : presque mêmes avantages et inconvénients que pour la marque générique unique.
La marque ombrelle concerne des marchés qui n’ont pas de lien entre eux et donc a priori aucun
effet de synergie.
La marque caution quant à elle propose des produits appartenant au même univers. Les efforts
marketing portés sur un des produits aura des effets sur les autres produits.
Marque générique multiple : une marque générique est une marque leader ou qui a un
monopole qui entre progressivement dans le vocabulaire commun pour désigner le produit.
(Scotch, frigidaire…)
Remarque : presque mêmes avantages et inconvénients que pour la marque générique unique.
f. Le « capital-marque » :
“C’est la valeur ajoutée par le nom d’une marque et récompensée par le marché sous forme de
profits accrus ou de parts de marché élevées. Elle peut être vue par les clients et les membres du
canal comme à la fois un actif financier et un ensemble d’associations et de comportements
favorables”. D.A. Aaker Managing brand equity New York Free Press 1991.
Exemple : Jaguar possède un capital marque fondé sur le client très positif car les clients réagissent
plus favorablement à ses produits et à son marketing lorsqu’ils ont identifié la marque.
De façon générale, l’évaluation financière des marques est réalisée à partir de trois critères
principaux : la performance financière, le rôle et la force de la marque.
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Pour conserver ce capital marque, pour en préserver l’image, les firmes doivent avoir une politique
de communication conforme à l’image qu’elles souhaitent véhiculer. Ce sont les firmes leaders qui
ont les dépenses publicitaires les plus fortes.
5. Le code -barre :
Les code-barre sont de plus en plus utilisés pour identifier le produit. Le code-barre à 13 chiffres
correspond à un standard international de codification des biens de consommations courantes : les
deux premiers chiffres correspondent à l’indicatif international du producteur, les quatre chiffres
suivants correspondent au code national unifié des producteurs (CNUF) ; les six chiffres suivants
correspondent au code interface du produit, et le treizième chiffre est un caractère de contrôle.
L’utilisation du code-barre présente les avantages suivants :
6. La qualité et normes :
i. Définition de la qualité : « Un produit bien adapté au marché, se vend bien et un produit bien fait,
coûte moins cher ».
Par qualité, on entend « l’ensemble des caractéristiques d’un produit ou d’un service qui lui
confèrent l’aptitude à satisfaire les besoins exprimés ou implicites de ses utilisateurs ».
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1. L’assortiment de produits
On appelle assortiment l’ensemble des gammes et articles proposés à la vente par une entreprise.
Exemple :
Renault commercialise des véhicules particuliers, des utilitaires, des véhicules et moteurs de
compétition, des services financiers… ;
Procter & Gamble vend des lessives (Ariel, Tide…), des produits d’entretien (Mr. Propre…),
des couches (Pampers), des shampoings (Head & Shoulders…), des rasoirs (Gillette…), etc.
Un assortiment peut donc être composé d’une ou plusieurs catégories de produits, c’est-à-dire des
produits qui possèdent une même fonction pour le consommateur. Chaque catégorie de produit
constitue une gamme.
2. Définition :
La gamme : On appel gamme de produits l’ensemble des produits fabriqués par une même
entreprise et satisfaisant un même besoin générique (par exemple : la gamme des voitures de
tourisme Renault est composée des lignes suivantes : Clio ; Megan ; Kadjer ; Safrane ; Laguna). C’est
une réponse à la segmentation en commercialisant plusieurs produits similaires mais avec des
composants, des conditionnements et/ou des présentations différentes.
- Ampleur de la gamme : Désigne le nombre total de variantes du produit, tous produits confondus.
- La notion de ligne : On appel ligne (ou famille) de produits l’ensemble des déclinaisons des produits
de base (par exemple : La ligne Super cinq est composée des modèles suivants : GL ; GTL ; GTS ; GTX ;
GTI ; GTD).
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A B C D
A1 B1 C1 D1
A2 B2 C2
A3 C3
A4
Exemple1 :
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Exemple 2
• Largeur : on retrouve les différentes marques aux promesses spécifiques, par exemple Pantène
Pro-V, dont la promesse réside dans l’affirmation de son style grâce à des cheveux éclatants, ou Head
and Shoulders qui élimine les pellicules. Chacune des marques constitue une ligne de produits.
• Profondeur : sur la ligne de produits Head and Shoulders, on retrouvera différentes variantes du
shampooing antipelliculaire, le classique pour homme visant des cheveux propres et sans pellicule,
ou encore les références cuir chevelu sec avec Male Care 2 en 1, force et intensité
N.B: Ne pas confondre la gamme avec l’assortiment qui est la totalité des produits offerts par un
distributeur à sa clientèle.
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……………………………………………………..
……………………………………………………..
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4. La structure de la gamme :
La structure de la gamme repose principalement sur les notions de prix et de qualité du produit. A ce
niveau, on distingue :
- Le « bas de gamme » : prix bas, qualité moyenne et permet de réaliser des économies d’échelle.
Cependant il est plus facile de descendre en gamme (exploiter sa bonne image « Cardinisation d’une
marque»), que de monter si on a une image associé au « bas de gamme ».
- Le « haut de gamme »: rapport qualité/prix élevé, diffusion restreinte visant généralement des
consommateurs à fort pouvoir d’achat, les marchés internationaux.
Par exemple, la structure de la gamme du groupe Volkswagen: la marque Audi est positionnée
"haut de gamme" ; les produits Volkswagen "moyen de gamme" ; Skoda et Seat, "bas de gamme".
Remarque: cette distinction est très utilisée bien que les délimitations qu’elle propose restent floues
(distinction relative dans le temps et dans l’espace)
5. La cohérence intragamme :
Une gamme équilibrée est une gamme homogène qui prend en compte la contribution des différents
produits aux objectifs commerciaux et financiers. On distingue cinq types de produits
complémentaires :
par leur prix attractif, ils contribuent à faire connaître la gamme ; et de faire
vendre, directement ou indirectement, un produit leader (ex. : Nissan
Les produits d’appel Micra sans options ; une fois le client attiré dans la concession, le vendeur
cherchera à vendre la Micra équipée de la écran connectée , GPS et
de la climatisation Automatique, plus chère mais plus valorisante)
Les produits peu soumis aux variations saisonnières, ils assurent un chiffre d’affaires
régulateurs régulier ;
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Avantages Inconvénients
- Efforts concentrés sur un petit nombre - Les segments ne sont pas tous couverts.
de produits ;
Gamme
courte
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Remarque : la cannibalisation est un transfert des ventes au sein d’une gamme. L’entreprise se
concurrence elle-même. Ce cannibalisme commercial est la conséquence d’une mauvaise
segmentation et d’une erreur de positionnement.
Exemples:
– l’extension vers le bas : l’entreprise possède des produits haut ou moyen de gamme et souhaite
lancer un produit bon marché afin d’attirer une clientèle plus large. Le risque principal de ce type de
stratégie est la dilution de l’image de marque ; Exemple Mercedes, longtemps uniquement
producteur de produits haut de gamme, a lancé la Classe A afin d’étendre sa gamme vers le bas et de
conquérir de nouveaux segments de marché qui étaient inoccupés.
– l’extension vers le haut : une entreprise qui vend du bas de gamme peut vouloir rehausser sa ligne
de produits pour accroître ses marges, améliorer son image, toucher une nouvelle clientèle et
fidéliser ses propres clients qui souhaiteraient monter en gamme. Le risque principal est lié à l’image
actuelle de l’entreprise, jugée bas de gamme (au sens péjoratif) par les consommateurs.
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– les échecs de produits nouveaux sont très fréquents et la décision d’abandon s’impose souvent
d’elle-même. Tout abandonner très vite (arrêter les frais),
– l’élimination des vieux produits s’impose parfois car ils peuvent ne plus être rentables. Une telle
décision est toujours difficile à prendre, notamment en raison de l’attachement au produit de la part
de consommateurs fidèles et des risques de déréférencement d’autres produits de la gamme chez les
distributeurs.
Action Modalité
Extension –
- Adaptation de produits anciens ; modifier une composante majeure du mix (le prix
Modernisation par exemple) Renouvellement du produit
- Substitution. Repenser tout le positionnement
–
Réduction
–
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Raison Explication
Financière Les marges dégagées sont insuffisantes pour justifier un maintien du produit.
« Le positionnement ne s’attache pas à ce que l’on fait avec le produit, mais plutôt à ce que le
produit représente dans la tête du prospect. »
Ainsi positionner un produit, c’est lui bâtir une personnalité qui va lui donner une place originale,
distinctive et attractive dans l’esprit du consommateur.
Exemple:
Les concepts les plus utilisés pour se positionner sont :
Le Haut de gamme – Le Bas de gamme,
La Tradition – La Modernité,
La Sécurité – L’Aventure,
Le Light – Le Riche en sucre,
L’individuel – Le familial
VOLVO : « For life » (une signature qui n’est pas feinte, puisque la marque qui a inventé la ceinture
de sécurité, les habitacles traités contre les allergies et la voiture qui "freine désormais toute seule" va
continuer de prendre encore plus soin de nous !).
Les piles DURACELL durent plus longtemps : « Encore plus de puissance pour durer plus longtemps
» (le lapin Duracell s’est d’ailleurs lancé dans de nombreuses activités sportives et culturelles).
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- Différenciation par rapport aux concurrents : le principe du positionnement est de faire en sorte
que le consommateur considère que seul notre produit est en mesure de satisfaire ses attentes
prioritaires.
- Aide à la gestion d’un portefeuille de produits : si chaque produit occupe le positionnement prévu
à l’avance, les risques de chevauchement sur un même positionnement son théoriquement nuls, ce
qui élimine le cannibalisme.
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Des exemples :
Le paraitre : affirmation d’un statut social, d’un « Les hommes qui guident les destinées
mode de vie, d’une classe sociale. du monde portent des Rolex » (1952)
N.B: si l’entreprise ne choisit pas un positionnement, le public (le consommateur) s’en chargera.
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2. La stratégie d’imitation :
L’entreprise peut opter pour une stratégie d’imitation en « copiant » un produit nouveau qui vient
d’être lancé par une entreprise innovante.
- Avantage: elle évitera les risques du décollage d’un produit nouveau (stratégie moins
coûteuse).
- Inconvénient: elle ne bénéficiera pas de la rente de monopole provisoire des innovateurs.
Remarque : Est considéré comme nouveau en marketing, tout produit qui a donné lieu à une étude
amont et une approche nouvelle du mix.
Les innovateurs : Ils représentent 2,5% de la population et adoptent les innovations le plus
rapidement possible ;
Les adopteurs précoces : ils représentent 13,5% de la population ;
La majorité précoce : Ils représentent 34% de la population ;
La majorité tardive : Ils représentent 34% de la population ;
Les retardataires : Ils représentent 16% de la population.
- La recherche d’idées ;
- Le filtrage et sélections d’idées ;
- La définition du concept-produit et test concept : le concept-produit est une description des
caractéristiques objectives et subjectives physiques et perceptuelles de ce que pourrait être le
produit final, si la décision de le produire était prise.
- L’analyse commerciale et financière du projet : étude de marché, segmentation, prévision des
ventes et des marges, analyse de la rentabilité ;
- Élaboration du produit : mise au point technique, choix du positionnement…etc.
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Analyse financière Identifier futur du produit, ventes, Etudes marketing, ratios financiers…
résultats.
B. Politique de différenciation :
Une politique de différenciation est une de politique par laquelle une entreprise différencie son
produit vis à vis de ceux de la concurrence par des caractéristiques perçues comme unique par le
consommateur.
C. Politique d’abandon
Dubois et Jolibert ont parlé de trois stratégies d’abandon :
Traire le produit et mieux l’exploiter tout en essayant de réduire les couts, pour ce faire
l’entreprise peut augmenter le prix de vente du produit ou utiliser le nom de marque pour un
autre produit pour profiter de la marque.
Simplifier la gamme en éliminant certains articles ou lignes dont le chiffre d’affaires est
toujours en baisse.
Eliminer les produits loin du métier de base pour se concentrer sur les produits leaders.
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D’après le Boston Consulting Group, il existe quatre grands types de produits qui se définissent en
fonction d taux de croissance et de la part de marché détenue.
Le modèle du Boston Consulting Group (BCG) met en relation le taux de croissance de l’activité et la
part de marché relative (part de marché par rapport au concurrent principal). On analyse le taux de
croissance du secteur et la part de marché relative de l’entreprise. On positionne les différents
produits. Le croisement des deux critères conduit à distinguer quatre types de produits
correspondant souvent aux quatre phases du cycle de vie d’un produit :
Elevé
PRODUIT PRODUIT
VEDETTE DILEMMES
Taux de croissance du DAS
Faible
PRODUIT PRODUIT
Elevé Faible
Produit dilemme: le marché est porteur mais la place occupée par l’entreprise est faible. Grandir,
devenir vedette n’est pas aisé, il faut compter avec les réactions des leaders de la branche. Cette
stratégie coûte chère en investissement et le risque de perte est élevé.
Produit vedette: sa croissance élevées suppose des investissements lourds, la concurrence impose
souvent des prix peu élevées. L’objectif ici est d’avoir la plus grande part du marché possible, les
résultats sont moins importants qu’il y paraît à première vue.
Produit vache à lait : produit qui domine un marché peu porteur. Les investissements sont
limités, les profits élevés.
Produit « poids mort » : la part du marché, comme la croissance, est faible. Son exploitation est
peu coûteuse mais sa rentabilité est souvent illusoire. Il faut songer à le supprimer.
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Comme on peut le constater, la matrice BCG permet de dresser un bilan de santé du portefeuille
d’activité de l’entreprise et suggère des dispositions stratégiques à prendre. Quatre dispositions
pourront être prises :
Développer: le développement des parts de marché des « dilemmes » afin de les transformer en
« vedettes » en s’assurant des disponibilités financières pour le réaliser ;
Maintenir: le maintien des parts de marché des « vaches à lait » qui paraissent pouvoir encore
avoir un avenir commercial ;
Exploiter: l’exploitation des activités pouvant encore améliorer leur rentabilité sans se soucier de
leur position commerciale (« vaches à lait » en fin de vie, et certains « poids mort ») ;
Abandonner: l’abandon des activités non rentables ou trop coûteuses à développer. Cet abandon
consistera à vendre l’activité (source de liquidités) ou à liquider tout simplement. C’est en général
le cas des poids morts et des dilemmes qui durent trop longtemps.
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Le prix est un élément important d’action sur le marché, il doit être en cohérence avec les autres
variables marketing. Il a une incidence forte pour l’entreprise : il procure des revenus, il influe aussi
sur la demande et sur la concurrence. Le prix est la seule variable du marketing-mix qui n’engendre
pas de coût et qui procure en fait des recettes. La décision de prix devra donc reposer sur le trinôme :
coût/demande/concurrence et s’adapter à celui-ci tout au long de la vie du produit.
I. La notion de prix :
1. Définition :
Le prix est l’expression monétaire (contrepartie monétaire) de la valeur du produit. Il a un rôle
important sur le comportement d’achat du consommateur puisqu’il se traduit souvent par un choix
binaire : achat ou non achat. Il a donc un impact direct sur la part de marché et la rentabilité de
l’entreprise.
Prix rond : le prix rond se termine par un ou plusieurs zéros (ex : 300dh, 6000dh).
Prix magique : le prix magique est celui qui diffère légèrement du prix rond (ex : 299dh,
5999dh). Il introduit l’idée que le consommateur perçoit une différence plus grande entre 199dh
et 200dh qu’entre 200dh et 201dh.
Prix conseillé : il s’agit du prix préconisé par un producteur à ses revendeurs. Le prix imposé par
le fabricant à ses revendeurs est prohibé (interdit) sauf dérogation ministérielle.
Prix départ usine : est le prix de vente facturé sans les frais de transport.
Prix franco : est un prix de vente forfaitaire ne varie pas selon la distance séparant le lieu de
production et le lieu de livraison.
Objectif de volume : certaines entreprises choisissent de vendre leur produit à un prix faible
grâce aux économies d’échelle, cet objectif permet à l’entreprise de gagner en volume il s’agit
d’un prix de pénétration.
Objectif d’image : A travers un prix de vente déterminée l’entreprise fonde une certaine image.
Objectif d’écrémage : il s’agit de la fixation d’un prix élevé adapté à la cible dont le pouvoir
d’achat est élevé, cet objectif permet à l’entreprise de gagner en valeur.
Objectif de survie : l’entreprise est parfois obligée de baisser ses prix pour s’adapter à la
concurrence et survivre sur un marché.
Objectif de gamme : Chaque produit à un rôle à jouer dans la gamme, le prix de vente de
chaque produit doit donc respecter la fonction de chaque produit pour éviter le cannibalisme
(concurrence entre les produits de la même gamme)
La revente à perte est interdite et la rentabilité est un objectif majeur. Les coûts déterminent le prix
minimum d’un produit. La connaissance des coûts est donc essentielle.
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Le prix de vente d’un produit dépend de la structure des couts de l’entreprise à cet égard on distingue entre :
Les coûts fixes : ce sont des coûts constants qui ne varient pas avec la variation de la quantité de
production.
Les coûts variables : qui varient en fonction de la production (matières premières, eau électricité…).
Les coûts directs : il s’agit de l’ensemble des coûts directement liés à la production (matières premières,
salaires des ouvriers…).
Les coûts indirects qui ne sont pas liés à la production et qui doivent être répartis entre les différents
produits (salaires des cadres, coûts administratifs…).
Les coûts complets : c’est le total des charges engagées par l’entreprise pour la production et la
distribution du produit.
Les coûts partiels : coûts calculés à un stade intermédiaire de production (coût d’achat, de publicité, de
distribution…).
a. L’intégration de la marge :
i. Définition :
Une marge est la différence entre le prix de vente et le coût d’achat ou le coût de revient. Pour
apprécier la marge de l’entreprise, on prend en compte :
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Exemple : Un détaillant fixe à 120 dh le prix de vente HT d’un produit acheté à 80 dh de ses
fournisseurs.
Marge = ……………………………………………………………………………………………………………………….
Exemple : Le coefficient multiplicateur d’un produit acheté à 15 dh par un détaillant a été fixé à 3. Le
prix payé par les consommateurs est donc =
……………………………………………………………………………………………………
i. Définition :
A quoi sert le seuil de rentabilité ? Pour une entreprise, déterminer le seuil de rentabilité, c’est
calculer le chiffre d’affaires minimum que l’entreprise doit réaliser pour atteindre un résultat nul. Si le
CA est inférieur au seuil de rentabilité, l’entreprise fera des pertes, s’il est supérieur, l’entreprise sera
bénéficiaire. Le seuil de rentabilité s’appelle aussi « Chiffre d’Affaires Critique ».
Avec :
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iv. Application :
Le pack de 4 produits sera proposé au prix de vente public de 1,49 dh TTC.
PV public : 1,49 dh
Réponse :
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
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………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
………………………………………………………………………………………………………………………………...............................
Une méthode utilisant cette idée a été développé par des chercheurs (Adam Gabor et Granger).
Une enquête est effectuée auprès d’un échantillon représentatif des consommateurs potentiels
auxquels on présente le produit. On pose deux questions :
iii. Application :
L’entreprise lance un nouveau produit. Afin de déterminer son prix d’acceptabilité, l’entreprise a
réalisé un sondage auprès de 500 personnes. Les résultats de l’étude d’acceptabilité sont les
suivants :
1- Complétez le tableau ?
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6 315 0
7 95 45
8 55 50
9 35 80
10 0 325
De plus, les clients ont une idée du prix relatif, or avec le questionnaire du prix psychologique, les
personnes n’ont pas de point de comparaison. Le produit n’est pas mis en situation normale de
concurrence. Enfin, les intentions émises lors de l’enquête ne sont pas forcément celles qu’auraient
les consommateurs en situation réelle d’achat.
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ed/p = = où
Significations
e = 1 Demande parfaitement élastique, une variation de prix de + x % entraîne une variation
des quantités demandées de moins de x % (et inversement). Par exemple : transport.
0,5 < e < 1 Demande très élastique, tout changement de prix a un impact plus que proportionnel
sur les quantités vendues, exemple : voyage, loisir, livre.
0 < e <0,5 Demande inélastique, une variation de prix affecte peu la demande, exemple : le sel,
l’huile, le sucre.
Exemple : On a baissé le prix d’un cerf-volant de 20 dh à 15 dh. Les quantités vendues sont passées
de 450 à 600 unités.
e(d / p) = ……………………………………………………………………………………………………………...............................
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la revente à perte : il est interdit de fixer un prix de vente inférieur au prix d’achat effectif. Il
est également interdit de fixer des prix abusivement bas dans le but d’éliminer la
concurrence ;
le prix d’appel : c’est un prix particulièrement bas qui consiste à attirer le client. Il est
autorisé à condition que le stock soit suffisant pour qu’il n’y ait pas risque de dérive des
ventes.
les prix imposés : il est interdits d’imposer des prix de revente à ses détaillants (prix
conseillés) ;
le refus de vente : il est interdit de refuser de vendre à un particulier. En ce qui concerne la
vente entre professionnels, le refus de vente est autorisé s’il est dûment justifié ;
les pratiques discriminatoires : il est interdit d’appliquer ou d’imposer des prix et des
conditions commerciales particulières, si cela n’est pas justifié et compensé par des
contreparties réelles.
L’abus de position dominante est interdit.
Consiste à fixer un prix élevé, supérieur à celui de la plupart des concurrents, afin de
Stratégie
toucher un segment limité de clientèle à fort pouvoir d’achat.
d’écrémage
Objectifs : marges élevées, profits importants
Consiste à fixer un prix assez bas pour toucher dès le lancement du produit, une part
Stratégie de importante de la clientèle potentielle
pénétration
Objectifs : conquête rapide du marché, menacer la concurrence
Stratégie Consiste à fixer un prix à un niveau voisin de celui pratiqué par la concurrence.
d’alignement sur
la concurrence Objectifs : éviter la guerre des prix, entrer sur un marché concurrentiel
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Toute entreprise, quel que soit son secteur d’activité, qu’elle s’adresse au consommateur final, à des
professionnels ou d’autres entreprises, doit distribuer ses produits à travers un réseau de
distribution.
- Définition 1: « La distribution est la fonction qui met les biens et services à la disposition
de l’utilisateur dans les conditions de lieu, de temps, de taille … qui conviennent à celui-ci »
(A. Dayan : Manuel de la distribution).
- Définition 2: « l’ensemble des activités assurées à partir du moment où le produit fini a été
fabriqué et attend d’être écoulé jusqu’au celui où il est détenu par le consommateur final ».
Dans les cas les plus nombreux, les producteurs n’ont tout simplement pas les moyens
d’entretenir un réseau de distribution qui leur appartienne (par exemple, le groupe Renault
possède des succursales en propre mais délègue une grande partie de la distribution à des
concessionnaires et agents automobiles). Il arrive aussi, pour pénétrer certains marchés
internationaux, qu’il soit nécessaire de passer par un distributeur local.
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C’est le chemin suivit par un produit qui part du producteur (fabricant) au consommateur
final.
(exemples : grossiste, supermarché, boutique, vente en ligne, etc.).
Les différents canaux de distribution ainsi que leurs avantages et
inconvénients
On distingue :
L'e-commerce
La vente par
correspondance Utilisation d'un circuit direct ou semi direct pour vendre des
La vente en réunion marchandises hors magasins.
La vente à domicile
2. Le circuit de distribution
a. Définition et types :
C’est l’ensemble des canaux de distribution utilisés par l’entreprise pour écouler ses produits.
Un moyen d'acheminement du produit vers le consommateur. Il est constitué par une
catégorie d'intermédiaires ayant la même activité et les mêmes caractéristiques générales
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(exemples : les grossistes, les hypermarchés les centrales d'achat, la vente directe ou
indirecte...).
Exemple de circuit court : Des épiceries fines qui distribuent la production d'entreprises
artisanales.
Exemple circuit long : C'est le cas pour la vente via la grande distribution. Le producteur
passe par une centrale d'achat, avant de voir son offre distribuée dans les hypermarchés et
supermarchés.
Pour choisir sa politique de distribution, l'entreprise suit une démarche du type suivant :
Facteurs internes
o Les caractéristiques de l'entreprise : La taille de l'entreprise, ses moyens financiers,
sa capacité de production, la force de vente, sa stratégie marketing.
o Le produit : La nature du produit impose des conditions de stockage, de
conservation, de transport, un certain niveau de formation des vendeurs, ...
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o Le coût des circuits : Il faut calculer le coût de chaque circuit potentiel et déterminer
celui qui est le plus rentable.
Exemple :
Un article périssable : il convient de s'assurer d'un circuit rapide (court ou via une
logistique performante).
Facteurs externes
o Concurrents : leur stratégie de distribution.
o Distributeurs : leurs moyens matériels et humains, leur image. La méthode de la
notification pondérée des facteurs peut aider le producteur ;
o Clientèle : nombre de consommateurs, leur situation géographique, leurs habitudes
et mobiles d'achat...
o Réglementation : fixe les conditions de contrôle de la qualité des produits et de la
sécurité de leur utilisation. Il faut connaître l'aptitude de chacun à la respecter.
Par exemple en B to B :
Vos clients ont l'habitude de travailler avec les mêmes grossistes et vous avez une
force de vente limitée ? Le recours à des grossistes ciblés est une opportunité.
Les prospects sont demandeurs de conseils et attendent un accompagnement fort,
vous vous positionnez comme un spécialiste - vous avez tout intérêt à travailler en
direct.
En B to C :
Vos clients achètent majoritairement par internet les types de produit que vous
vendez. L'e-commerce est donc adapté pour une vente directe ou bien via une
marketplace.
3- Le réseau de distribution
C’est l’ensemble des personnes physiques ou morales qui interviennent dans la vente d’un
produit sur le marché. Il est composé de :
La force de vente de l’entreprise : elle comprend la force de vente interne
(Vendeurs Représentants Placiers, les attachés commerciaux) et la force de vente
externe (les agents commerciaux, les commissionnaires …)
Les intermédiaires extérieurs : ils comprennent les intermédiaires extérieurs
exclusifs (les franchisés, les concessionnaires, les distributeurs agrées) et les
intermédiaires extérieurs non exclusifs (les distributeurs sélectionnés)
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III.
Les formes de commerce
1. Le commerce indépendant
Il regroupe les détaillants et grossistes travaillant de manière isolée.
Exemples : la boucherie du quartier, le grossiste en matériel informatique, etc.
2. Le commerce associé
Le commerce associé est une forme de commerce dans laquelle les commerçants sont
juridiquement indépendants, mais se regroupent pour se renforcer sur le plan
économique.
Ce groupe réunit :
- les franchises,
- les coopératives de détaillants, qui regroupent les achats de leurs membres pour obtenir de
meilleurs prix,
- les groupements de grossistes, qui effectuent des commandes importantes en volume auprès
des producteurs pour négocier les prix d'achat.
3. Le commerce intégré
Il est également nommé "grand commerce" ou concentré car ces entreprises rassemblent des
fonctions de gros et de détail en intervenant entre les producteurs et les
consommateurs. Exemples : les hypermarchés, les grandes surfaces spécialisées, les grands
magasins, etc.
La principale différence entre marketing digital et marketing classique est le moyen par lequel
le public entrera en contact avec le message de l’entreprise en question.
2
Les grandes surfaces ou hypermarchés dont la surface excède 2 500 m² ; les moyennes surfaces ou supermarchés dont
la surface se situe entre 400 m² et 2 500 m².
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Les stratégies adoptées par l’entreprise sont les suivantes en matière de distribution :
Exemples
Mode de distribution exclusif : concession dans l’automobile, la franchise dans le prêt à porter
(Zara, Celio), etc.).
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I. Stratégie de distribution :
L’entreprise choisit sa stratégie de distribution en fonction du degré de couverture du
marché qu’elle souhaite atteindre. Elle pourra en effet couvrir le marché par la quantité ou
la qualité. Plusieurs stratégies de distribution peuvent être adoptées :
b. Contraintes :
Le distributeur devra tenir compte de certains facteurs :
- Juridiques : législation sur les ententes, les abus de position dominante, les pratiques
discriminatoires, la réglementation des prix, la protection du consommateur…
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3. Le merchandising :
Le merchandising est l’ensemble des techniques visant à optimiser la rentabilité d’un point
de vente et des produits qu’il contient. Il est l’application du marketing au point de vente.
Le merchandising consiste à : définir l’assortiment qui sera proposé aux clients, localiser les
rayons dans le point de vente, implanter les produits dans le linéaire, mettre en place les
procédures de contrôle de gestion du linéaire.
a. L’assortiment :
- Sa profondeur: c’est le nombre d’articles différents dans une même famille de produits
(habillement pour hommes, femmes et enfants ; habillement moderne et traditionnel, …).
- Faire passer le max. de - La forme du magasin ; - Placer les rayons des produits
clients devant le maximum de que le consommateur est venu
rayons (donc de produits) ; - L’emplacement des acheter (achats prémédités) dans
réserves ; la « zone froide » (celle où le
- Maximiser le CA par le
consommateur n’est pas attiré
développement des achats - L’emplacement des
laboratoires de naturellement)
non prévus à l’avance ;
préparation - Placer les rayons contenant les
- Obtenir une rentabilité par (boulangerie, pâtisserie,
autres produits (achats réfléchis,
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- Maximiser le CA et - Présenter les produits - Mettre côte à côte des produits vendus à
la marge ; de façon cohérente ; faible marge et des produits à plus forte
marge (pâtes et sauces préparées, apéritifs et
- Développer les - Limiter la fatigue du biscuits d’apéritif) ;
achats non client et lui permettre
prémédités ; de circuler dans les - Placer les produits de 1ère nécessité en
meilleures conditions bout d’allée ;
- Inciter le client à possibles ;
acheter les produits à - Utiliser une présentation verticale (tous les
plus forte marge ; - Tenir compte des produits d’une même famille sont disposés
PDM des différentes sur toute la hauteur de la gondole) et non
- Augmenter la marques ; horizontale ;
rotation des stocks et
faciliter l’écoulement - Mettre en valeur les - Présenter au niveau des yeux les produits à
des produits ; produits d’appel et les forte marge ;
produits que
- Fidéliser la l’enseigne souhaite - Allouer à chaque produit un linéaire en
clientèle. promouvoir. rapport avec son écoulement (frontale
minimum de 50cm en hyper) ;
3
Le linéaire au sol correspond à la longueur du meuble de présentation exprimée en mètre
linéaire.
Le linéaire développé est égal au linéaire au sol multiplié par le nombre d’étagères.
La frontale ou facing est le nombre d’unités de produit visibles sur chaque niveau de
présentation.
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Le calcul des indices de sensibilité permet de voir si les linéaires attribués aux produits sont
adaptés aux ventes qu'ils réalisent ou au profit qu'ils dégagent.
Si ces indices ne sont pas bons, il faut analyser d'autres données avant de modifier le linéaire.
Il est possible que le produit soit souvent en rupture de stock. Le balisage est peut-être
mauvais.
Le produit n'est peut-être pas situé à un endroit vendeur, il faut alors voir s'il est possible de le
changer de place. ·
Cependant, l'emplacement en rayon peut faire l'objet de négociations avec les fournisseurs et
il est alors impossible de modifier la place du produit. Il se peut aussi que les endroits les plus
vendeurs soient réservés aux produits à forte marge.
Il s’agit de comparer le CA ou la marge générée par un produit par rapport au mètre linéaire
qui lui est alloué en rayon.
CALCUL ET INTERPRETATION
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- Déterminer les produits (ou les familles de produits) sur lesquels vous travaillez
- Mesurer en rayon le mètre linéaire attribué aux produits (ou familles de produits) étudiés
Vous disposez des performances obtenues par le rayon papeterie d’un hypermarché au cours
du mois dernier :
TAF:
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Exemple : vous disposez des informations suivantes sur 3 produits : Linéaire accordé, CA et
taux de marque.
Produits A B C Total
Contribution au
CA
Contribution
MB
Part de linéaire
IS CA
IS MB
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Questions :
De même que l’entreprise doit choisir un mix de produits, elle doit adopter un dosage de
communication. Entre tous les moyens de communication qui sont à sa disposition, elle doit définir
la meilleure combinaison, celle qui a le plus de chances de lui permettre d’atteindre les objectifs
qu’elle s’est fixée.
La plupart des sociétés allouent aujourd’hui d’importants budgets aux actions de communication.
Pour elles, la question n’est pas de savoir s’il faut ou non en faire, mais de décider du montant du
budget et de sa répartition.
En fait, toute firme est engagée dans un système complexe de communications commerciales.
L’entreprise communique avec ses consommateurs, ses distributeurs et ses divers publics ; les
distributeurs communiquent avec les consommateurs, et les consommateurs communiquent entre
eux. Chacun émet des communications et réagit aux communications qu’il reçoit.
I. Généralités:
1. Notion de la communication:
D’une façon générale, la communication consiste à transmettre un message d’un émetteur à un
récepteur ce qui suppose : un codage du message à transmettre, l’utilisation d’un vecteur de
transmission de l’information (un média) et le décodage du message par le percepteur.
En mettant en pratique les principes schématisés ci-dessus, on en déduit que l’entreprise qui souhaite
communiquer volontairement doit :
– connaître au mieux les récepteurs afin de pouvoir coder le message en faisant en sorte qu’il soit décodé
correctement.
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La stratégie de communication d’une entreprise s’établit à plusieurs niveaux, chaque niveau étant
responsable de plusieurs types de décisions.
Faire connaître : le but est de faire connaître l’entreprise, ses produits et services.
Faire aimer : la communication vise à faire aimer l’entreprise et ses produits et à leur donner
une bonne image.
Faire agir : la communication vise à faire acheter (faire agir la cible).
La communication marketing est donc d’abord une bataille pour capter l’attention du
consommateur avant même de faire passer un message et de faire en sorte qu’il soit mémorisé.
D’où l’importance de l’accroche, qui est un élément court (texte, son, image) et qui vise à attirer
l’attention de la cible, qui détermine son intérêt et qui conditionne sa réceptivité.
En fonction des cibles visées, il est possible de distinguer plusieurs types de communication. On peut
citer, par exemple :
■■ La communication interne : vers la Cible interne ; les collaborateurs (force de vente, les associés)
ou les futurs collaborateurs ;
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Formes de communication
Communication média: communication par le moyen des masses médias dans le but de toucher le
plus grand nombre de personnes de la cible (radio, télévision, affichage, cinéma, presse, magazine…).
Communication hors média: qui consiste à adresser des messages individuels au membre du
public visé, ces messages peuvent prendre forme de lettre, (il s’agit alors de mailing, ou publipostage),
d’appel téléphonique (phoning) ou des contacts personnels assuré par des représentants de l’entreprise
(vendeur, salon, exposition, congrès…).
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La publicité demeure l’outil principal de la communication commerciale mais, à ses côtés, se sont
développées toutes sortes d’actions qui n’utilisent pas le canal des médias. Bien menées, elles sont
d’une redoutable efficacité. La plupart du temps, ces actions jouent le rôle de complément de la
publicité. La communication forme un tout que l’on ne peut dissocier et on veillera plus
particulièrement à la cohérence, d’une part, de tous les moyens utilisés, et d’autre part, de leur
programmation dans le temps.
2. Communication institutionnelle:
Par rapport aux autres outils de communication, la communication institutionnelle semble
particulièrement apte à développer la notoriété et l’image de l’entreprise dans un climat affectif et
non seulement celle de ses produits. Et ce dans l’objectif d’établir, entretenir ou développer de
bonnes relations avec son environnement (macro/micro/méso).
- Cibles externes (clients, fournisseur, milieux financiers, pouvoirs publics, journaliste, opinion
public): relations presse (visite d’entreprise, conférences de presse,…) ; discours (participation à des
émissions de radio ou télévisée, intervention lors de congrès, rédaction d’articles ou livres,…) ;
évènements (journées portes ouvertes, organisation d’un salon, d’un évènement sportif) ; l’édition
(rapport d’activité, montage audio-visuel).
b. Le parrainage (sponsoring) :
Il correspond à la participation financière de l’entreprise à une manifestation, en contrepartie de
bénéfices en termes d’image et de notoriété. On parle donc de :
-Sponsoring média : consiste à parrainer une émission télévisée ou radiographique (par exemple :
……………………………………………………………………………………..…………………………... ).
c. Le mécénat:
C’est un soutien apporté sans contrepartie directe à une personne ou une œuvre pour l’exercice
d’activités présentant un intérêt général (artistique, scientifique, humanitaire, culturel…). Il vise le
gain de notoriété et d’image de l’entreprise comme institution. Il se caractérise par la durée de la
relation établie : elle peut même prendre la forme d’une Fondation (par exemple :
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……………………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………………………..).
3. Mercatique directe:
Le mailing, e-mailing, ou mieux encore, le phoning sont devenus des techniques de communication
(et de vente) très performantes. Toute repose sur la savante utilisation d’un fichier. Les techniques
de scoring permettent de choisir les prospects, en fonction de leurs caractéristiques et de leurs
habitudes d’achat si elles sont connues qui auront le plus de chances de réagir favorablement.
Les progrès techniques ont été un préalable indispensable à ce développement : informatisation bien
sûr, mais aussi bureautique, méthode d’analyse des données, etc. Le marketing direct croit
aujourd’hui à une vitesse accélérée en raison de sa très grande souplesse d’utilisation et surtout des
possibilités immédiates de calcul des rendements.
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L’inconvénient est que cela représente un investissement important aussi bien humain que financier.
1. Définition de la publicité :
La publicité est une « communication payante, impersonnelle et unilatérale, qui s’effectue par
l’intermédiaire de média ou supports, émanant d’une organisation commerciale ou non, en faveur
d’un produit, d’une marque ou d’une firme identifiée dans le message». C’est une communication
payante qui pose la question : «qui (émetteur/codeur) dit quoi (message codé) à qui
(récepteur/décodeur) par quel canal (support codeur) avec quelles conséquences (effets)».
Société d’études
Agences
Centrales d’achat
d’espace
Régies
Supports
a. Les annonceurs :
On appelle annonceur tout organisme qui « fait de la publicité ». Loin de se limiter aux entreprises
commerciales, les annonceurs comportent aujourd’hui toutes sortes d’organismes publics (la SNCF, la
poste, la Prévention Routière) ou d’œuvre à caractère social, religieux ou politique. Les sommes
investies dans la publicité par les annonceurs varient considérablement d’un secteur à l’autre.
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Il est noté que les annonceurs industriels consacrent, en général, moins d’argent à la publicité que les
sociétés fabriquant des biens de grande consommation.
b. Les agences :
L’annonceur, confronté à un problème en matière de communication, s’adresse à une agence de
publicité. Une agence est un organisme indépendant, composé de spécialistes chargés, pour le compte
des annonceurs, de la conception, de l’exécution et du contrôle des actions publicitaires. Les agences
comportent à la fois des services techniques (études, création, fabrication, achat d’espace dans les
médias) et les services commerciaux qui sont en contact avec les annonceurs pour la définition des
objectifs, des budgets et la stratégie de communication.
Il n’y a pas de règle uniforme concernant les relations entre les agences et les annonceurs, en dehors
de l’exclusivité réciproque (pour un marché donné). En général, les agences sont rémunérées soit sous
forme d’honoraires, soit sous forme de commission (15% des achats d’espace dans les médias).
Les centrales d’achat ont pour mission de maîtriser au mieux tous les phénomènes et de vendre leur
savoir-faire aux annonceurs et aux agences.
Les sociétés d’études : on recourt à elle pour mener des études de marché, rechercher un
positionnement, déceler les motivations des consommateurs, tester un projet d’annonce ; ceci
avant la campagne. Après la campagne, les sociétés d’étude procèdent aux différents contrôles
pour mesurer dans quel sens évolué les grandeurs significatives.
Les sociétés de production : cette famille de sociétés est très variée et va de l’entreprise
importante qui produit un grand nombre de films publicitaires pour la télévision à la petite société
comportant un seul ou quelques photographes (production du message publicitaire).
e. Les régies:
Ce sont des entreprises qui, a priori, émanent des supports. Elles sont chargées de vendre l’espace
publicitaire des supports dont elles ont la responsabilité. Medi1, 2M et Al Aoula n’ont ni vocation ni
compétence pour vendre leur espace disponible et ils se déchargent de cette fonction sur leur régie.
f. Les supports:
Ce sont les organes individuels de transmission des annonces : Medi1, 2M et Al Aoula, L’express sont
des supports. Un média est un ensemble de supports qui utilisent un même canal :
la télévision = média composé d’un ensemble de supports (2M, Medi1 TV, El Aoula…etc).
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• Éliminer les médias légalement interdits (par exemple, pas de distribution à la télévision).
• Éliminer les médias impossibles (pas de démonstration possible avec le média radio, pas de son avec
la presse ou l’affichage, délais trop longs avec l’affichage...).
• Choisir un média qui permet d’atteindre la cible (ne pas choisir la presse quotidienne pour toucher
les jeunes)...
Une fois le ou les médias sélectionnés, il convient de comparer les supports ou les différentes
combinaisons de supports à partir de différents critères tels que :
Echelle de puissance :
Echelle d’affinité :
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L’échelle d’économie :
Application :
Pour faire connaître ses produits l’entreprise envisage une insertion publicitaire dans la presse
nationale :
1. Calculez l’audience utile et le coût pour mille utile pour chaque support ?
2. Quel support conseillerez-vous à l’entreprise ?
Presses Audience % cible de l’entreprise (taux Coût de la page
d’affinité)
3. La réglementation de la publicité :
La publicité ne vit pas sous un régime de liberté totale. Bien au contraire, elle est sévèrement
réglementée. Au surplus, les annonceurs et les agences pratiquent d’eux-mêmes une autocensure ; à
peu près tous les organes s’intéressant de près ou de loin à la publicité ont édicte des codes de
pratiques loyales.
a. Réglementation générale :
La publicité mensongère est interdite, et ceci depuis une loi qui proscrit la publicité trompeuse et
équivoque. La publicité comparative est aussi interdite.
b. Réglementation particulière:
Réglementation des médias:
L’affichage n’est pas libre : le nombre des mètres carrés des panneaux, à proximité des bâtiments
historiques, des routes nationales sont réglementés. En fait, ces dispositions ont peu d’effets.
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La publicité télévisée est soumise à de nombreuses limites quantitatives (le nombre d’heures d’antenne
est réduit) et qualitatives (on ne peut présenter n’importe quel film).
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Déterminer la cible
<
Création de la publicité
Diffusion de la publicité
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Tout d’abord, il faut savoir que votre mix communication doit être retenu en fonction de vos
objectifs, de votre budget, de votre marché cible, de votre produit et aussi en fonction des
autres éléments du mix-marketing à savoir le produit, le prix et la distribution.
Ensuite, après avoir défini les éléments suivants, vous avez le choix entre deux stratégies de
communication :
La Copy Strategy ou encore plan de travail créatif (PTC) est un document très synthétique
qui représente l’ensemble de consignes (objectifs et contraintes) données par l’annonceur aux
responsables de la création publicitaire. Elle constitue un cadre pour le travail des créatifs car
elle définit ce qui doit être communiqué, avec quel style et à quelle cible. Quatre éléments
composent la copy- stratégie :
La promesse : l’élément essentiel à communiquer. Proposition concrète faite au
consommateur.
La preuve : la raison ou la démonstration donnée que l’on peut tenir la promesse : la
justification
Le bénéfice : l’avantage que le consommateur retirera.
Le ton / Atmosphère : ensemble des éléments du message (couleurs, sons, décors, situation,
humour, …).
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