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Comprendre la maladie de Parkinson

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MALADIE DE PARKINSON

Dr [Link]
Faculté de Médecine de Sétif
Module de Neurologie
Objectifs pédagogiques

• Diagnostiquer une maladie de Parkinson.

• Argumenter l’attitude thérapeutique.

• Connaitre les principaux diagnostics différentiels


plan
 Introduction.
 Facteurs de risque.
 Rappel anatomo physiologique.
 Physiopath/ Anat- path.
 Démarche diagnostique.
 Evolution.
 Traitement.
 Diagnostic différentiel.
 Conclusion.
Introduction
• Intérêt de la question
- 2e cause de handicap moteur du sujet âgé après les AVC.
- Principale étiologie des Sd parkinsoniens (75%).
- Affection neurodégénérative la plus fr de la 2eme 1/2 de la vie après la
mdie d’Alzheimer.

• Définie cliniquement par:


- Age de survenue svt après 50 ans.
- Triade caractéristique: « tremblement ,akinésie, rigidité ».
- Evolution lente et progressive.

• Causes exactes encore méconnues mais des facteurs environnementaux


et une prédisposition génétique st rapportés.

• pathogénie : Déficit dopaminergique.


Facteurs de risque
Étiologie inconnue, mais plusieurs facteurs génétiques et environnementaux
sont identifiés.

• L’âge est le facteur de risque principal.


• Facteurs environnementaux: ex exposition aux pesticides.
• Facteurs génétiques: Plusieurs mutations de transmission autosomique
récessive et autosomique dominante ont été identifiées.
Ces mutations concernent 15 % des patients atteints de maladie de Parkinson
(50 % de ces mm patients ont un début de la maladie avant 40 ans).
Rappel anatomophysiologique
• Les noyaux gris centraux ou système extrapyramidal jouent un rôle majeur
dans la régulation du mouvement volontaire par un système de boucles:
« Cortex- NGC- Cortex ».

Thalamus Striatum Pallidum Substance


noire

Ny sous thalamique

• Ces boucles permettent :


– La facilitation du mouvement volontaire;
– L’élimination des mouvements parasites.
• La substance noire via la dopamine a un
rôle de facilitation de l’activation
thalamocorticale( sur l’AMS) permettant le
déclenchement du mouvement;
• Le NST a un rôle d’inhibition de l’activation
thalamocorticale permettant de lutter
contre les mouvements parasites.
Physiopath-anatpath
• Perte progressive des neurones dopaminergiques de la voie nigro-striatale.

• Une Perte de 50 à 60 % des neurones est nécessaire avant la survenue


des signes moteurs de la triade parkinsonienne.

• Le processus neurodégénératif dépasse la voie nigro-striatale, expliquant la


survenue d’autres signes moteurs (les signes axiaux …) et non moteurs (les
troubles cognitifs..;) résistant au traitement dopaminergique.

• Présence de corps de Lewy (inclusions eosinophiles intraneuronales


contenant des agrégats anormaux d’alpha-synucléine)
Démarche diagnostique
- Diagnostic de maladie de Parkinson = clinique.
- Il ne justifie aucun examen complémentaire en
cas de présentation typique
Dgc
A/ Symptomatologie initiale

1. Triade parkinsonienne
• Début unilatéral ou asymétrique.
• L’asymétrie persiste tout au long de la maladie.

Tremblement akinésie hypertonie


Dgc
a. Tremblement de repos

• Présent au repos et disparait lors du mouvement.


• Lent (4–6 Hz).
• Peut toucher les membres, les lèvres ou le menton ( impression d’émietter
du pain ,compter la monnaie, battre la mesure….).
• Unilatéral ou bilatéral mais asymétrique.
• Aggravé par les émotions et le calcul mental.

« Le tremblement de repos est pathognomonique, mais pas obligatoire


pour le diagnostic (absent chez 1/3 des patients).
Dgc
b. Rigidité ou hypertonie de type plastique

• À l’examen:
Résistance constante à la mobilisation passive : « tuyau de plomb »
cède par à-coup : phénomène de « roue dentée ».
Dgc
C. Akinésie / bradykinésie / hypokinésie

• Akinésie: difficulté à l’initiation du mouvement.


• Bradykinésie: lenteur à l’éxécution du mouvement.
• Hypokinésie : diminution de m’amplitude du mouvement (marche à petits
pas).

• Au niveau de la face: faciès figé inexpressif.


Dgc
2. Autres signes révélateurs

• Symptomatologie rhumatologique (raideur d’un membre, périarthrite


scapulo-humérale fréquente dans la maladie de Parkinson) en rapport avec
un syndrome akinétorigide.
• Neuropsychiques (ralentissement évoquant une dépression).
• Signes prodromiques: un déficit de l’odorat par atteinte du noyau du nerf
olfactif ou de troubles du comportement en sommeil paradoxal (il s’agit de
véritables rêves animés qui peuvent être responsables d’actes auto- ou
hétéro-agressifs).
Ces symptômes, ainsi que la constipation, peuvent précéder les troubles
moteurs de plusieurs années.
Dgc
B/ Signes non moteurs
Les signes non moteurs sont fréquents dans la maladie de Parkinson,
notamment dans les stades avancés et la prise en charge doit en tenir
compte :

• Troubles cognitifs et comportementaux .


• Dépression.
• Douleurs.
• Dysautonomie.
• Troubles du sommeil et de la vigilance.
Dgc positif
1/ Arguments principaux :
• Tremblement de repos caractéristique.
• Asymétrie de la symptomatologie parkinsonienne.
• Normalité du reste de l’examen neurologique.
• Absence de facteurs iatrogéniques explicatifs (neuroleptiques).

2/ la réponse au trt dopaminérgique conforte le dgc.


- Dans la maladie de Parkinson la sensibilité aux traitements est souvent
prolongée au-delà de 5 ans.
- L’absence de réponse à un trt bien conduit fait douter du dgc de MPI.
3/ Absence de drapeaux rouges ( atypies).
Drapeaux rouges

• Absence de réponse prolongée au traitement dopaminergique,


• Progression rapide avec chutes précoces.
• Signes précoces d’atteinte cognitive, pseudo-bulbaire (dysarthrie et
dysphagie) ou de dysautonomie (incontinence urinaire, hypotension
orthostatique sévère),
• Syndrome cérébelleux, atteinte pyramidale, troubles oculomoteurs
et signes corticaux (apraxie, aphasie, troubles sensitifs).
Evolution
• Comme dans toute affection neurodégénérative, les lésions
progressent, traduisant une majoration des signes cliniques.
• On distingue les phases suivantes:
1. Phase diagnostique.
2. Phase du bon contrôle moteur sous traitement « lune de miel ».
[Link] de complications motrices :
• Flucuations d’efficacité( akinésie de fin de dose…)
• Dyskinésies (milieu de dose, phases ON/OFF)
4. Phase de déclin
- Déclin moteur ( festination, freezing).
- Déclin cognitif ( sd dyséexécutif, état démentiel).
- Troubles dysautonomiques (incontinence, hypersialorrhée…)
Traitement
• Essentiellement médical
• Parfois chirurgical
Traitement médical

« symptomatique/ médicaments dopaminergiques »


n’agissent ni sur la progression de la maladie ni sur la
cause.
Traitement médical
• But
« Restaurer la transmission dopaminergique striatale »

- En le taux de la dopamine:
Administration de son précurseur la L-dopa associée à un inhibiteur de
la dopa décarboxylase périphérique (modopar*, levomed*…)
- En stimulant les récepteurs directement :
Agonistes dopaminergiques (bromocriptine, ropinirole….)
- En la dégradation de la dopamine par l’utilisation d’inhibiteurs
enzymatiques de la MAO bêta ou de la catécol-o-méthyl-transferase
(IMAO/ICOMT)
Traitement médical
Deux autres médicaments:

• Anticholinergiques de synthèse: agissant essentiellement sur le


tremblement.

• Amantadine: antiviral ayant une activité anti park légère sur


l’akinésie en favorisant la libération de la Dopa.
Conduite du traitement
Le choix thérapeutique dépend de:

• Type de symptôme.
• L’importance de la gène fonctionnelle.
• L’âge de début.
• L’état cognitif et psychique.
• Risque de survenue d’effets indésirables à court et à
moyen terme.
Conduite du traitement
• Absence de gêne fonctionnelle: abstention thérapeutique

• Gêne fonctionnelle minime :


- Tremblement mineur:
Anticholinergique( à éviter chez le sujet âgé)
Agonistes dopaminergique: péribédil
- Akinésie prédominante:
Amantadine, agonistes dopaminergiques
Conduite du traitement
• Gêne fonctionnelle importante:
l'âge conditionne le choix du mdt
 Sujet jeune:
Agonistes dopaminergiques le plus longtemps possible.

 Sujet âgé (>70ans):


L-dopa en première intention.
Anti cholinergique contre indiqués.

 Entre 50-69: catégorie la plus difficile car la plus fréquente et la plus


variable sur le plan symptomatique. Au cas par cas.
B/ Trt chirurgical
• Technique lésionnelle ( électrocoagulation)
- Avantages: cout faible, pas de matériel implanté
- Inconvénients: geste irréversible et unilatéral, difficultés à préciser
l’étendue de la lésion utile.

• Technique de neurostimulation:
- Avantages: geste réversible, bilatéral, stimulation adaptable.
- Inconvénient : coût élevé.
Autres mesures thérapeutiques

• Orthophonie (rééducation de la dysarthrie et de la


déglutition) : elle ne doit pas être proposée trop
tardivement.

• Kinésithérapie (enseignement de la gymnastique


quotidienne, travail de l’équilibre postural, lutte contre la
raideur, apprentissage des transferts…).
Dgc différentiel
A. Syndromes parkinsoniens iatrogènes
• Principalement induits par les neuroleptiques ou neuroleptiques
« cachés » (antinauséeux comme le métoclopramide)

• Certains inhibiteurs calciques de type flunarizine et certains


antidépresseurs.
1. Caractéristiques cliniques
• Syndrome parkinsonien plutôt symétrique.
• Absence de réponse au traitement dopaminergique.
2. Traitement
• Si possible, arrêt du neuroleptique.
• Si impossible, substitution par la clozapine :
Dgc différentiel
B. Syndromes parkinsoniens atypiques
• Syndrome parkinsonien + signes atypiques

• Contrairement à la maladie de Parkinson, les signes


moteurs des syndromes parkinsoniens atypiques
répondent peu ou pas au traitement dopaminergique.

• La progression des signes est plus rapide et la durée de


survie est diminuée par rapport à la maladie de
Parkinson.
Dgc différentiel
1. Atrophie multisystématisée

• Syndrome parkinsonien asymétrique.


• Syndrome cérébelleux.
• Dysautonomie précoce (incontinence urinaire, hypotension
orthostatique sévère).
• Irritation pyramidale.
Dgc différentiel
2. Paralysie supranucléaire progressive

• Syndrome parkinsonien axial et symétrique.


• Paralysie des mouvements oculaires de la verticalité.
• Troubles de l’équilibre postural avec chutes précoces.
• Troubles cognitifs précoces (apathie, syndrome dysexécutif,
démence).
Dgc différentiel
3. Dégénérescence cortico-basale
• Syndrome parkinsonien asymétrique.
• Signes corticaux (apraxie, aphasie, troubles sensitifs).
• « Main capricieuse » ou « étrangère ».

4. Démence à corps de Lewy


• Syndrome parkinsonien asymétrique.
• Troubles cognitifs et démence précoces.
• Hallucinations spontanées.
Dgc différentiel
C. Syndromes parkinsoniens vasculaires

• Conséquence de lésions vasculaires multiples touchant les noyaux


gris centraux.
• L’imagerie cérébrale permet de confirmer le diagnostic.
• Caractéristiques cliniques :
- Syndrome parkinsonien plutôt symétrique, peu sensible au traitement
dopaminergique.
- Prédominance des troubles aux membres inférieurs.
- Syndrome pseudo-bulbaire.
Dgc différentiel
D. Autres syndromes parkinsoniens

• Les intoxications au CO et au manganèse.


Maladie de wilson
• Evoquée devant tout sd parkinsonien chez un sujet
jeune.

• Maladie rare, autosomique récessive, chr 13


• Trouble du métabolisme du cuivre à l’origine de son
accumulation d’abord au niveau hépatique puis dans
différents organes.
Maladie de wilson
• Clinique: Atteinte hépatique : hépatomégalie, hépatique aiguë,
cirrhose progressive.
• Troubles neurologiques : syndrome parkinsonien, tremblement
postural et intentionnel, mouvements anormaux, troubles
cérébelleux.
• Troubles psychiatriques : changement du comportement, altération
des performances scolaires.

• Dgc: clinique, biologique et radiologique.

• Trt: chélateurs du cuivre.


Conclusion
• La MP est une pathologie liée une perte progressive des neurones
dopaminergiques de la substance noire.
• Triade parkinsonienne : « Tremblement de repos/ Akinésie/ Rigidité » .
• Le tremblement de repos est pathognomonique, mais pas obligatoire pour
le diagnostic.
• Toujours éliminer un facteur iatrogénique.
• Le diagnostic est clinique et ne justifie aucun examen complémentaire,
confirmé par une nette réduction des signes moteurs s/ Dopa thérapie.
• Examens complémentaires indiqués en cas d’atypies.
• Evolution: plusieurs phases.
• Le traitement repose sur deux principales classes thérapeutiques : la
« L-dopa » et les « Agonistes dopaminergiques ».
• !!!Dgc différentiel: Si « Drapeaux rouges » ou « sujet jeune ».

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