Validation dosimétrique TG-43 en Curiethérapie
Validation dosimétrique TG-43 en Curiethérapie
nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet de n d'études,
en particulier : Nos remerciements vont à nos encadrants Pr ELBAYDAOUI Redouane et
Mme BOUTAYEB Saloua qui nous on beaucoupt aidé et qui n'ont épargné aucun eort
pour nous conseiller et nous soutenir tout au long de la réalisation de ce travail. Ainsi que
notre cher professeur Pr MESRADI Mohammed Reda pour ses conseilles et ses eorts
pour réussir cette formation. Nos remerciements aussi tous les enseignants de l'ISSS pour le
savoir qu'ils nous ont appris. Enn, aux membres du jury, nous les remercions grandement pour
2
Table des matières
2 Dosimétrie en curiethérapie 14
2.1 Mécanismes d'interaction rayonnement-matière : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3
4 Méthodes et Matériels 32
4.1 Géométrie de la source . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2 Méthode et conditions de simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.3 Outils de simulation et d'analyse des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.3.1 Le système Gate-Lab : Optimisation d'utilisation de la grille de calcul . 35
4.3.2 Le logiciel ImageJ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.3.3 L'outil Matlab . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5 Résultats et discussion 39
5.1 La constante du débit de dose Λ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.2 La fonction Géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.3 Fonction de dose radiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.4 Fonction d'anisotropie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4
Table des gures
1.1 Les diérents stades du cancer du Col Utérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Projecteur de Source dédié pour la curithérapie HDR . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 L'applicateur Freiburg et son application sur la peau du pied . . . . . . . . . . 12
5.1 Simulation de la géométrie d'une source d'Ir-192 par GATE (Open GL /GATE) 39
5.2 Résultats de la distribution de dose obtenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.3 Dénition du volume d'une couronne pour le calcul de Sk . . . . . . . . . . . . 40
5.4 Image MHD obtenu pour le calcul de SK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.5 Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz) . . . . . . . . . . . 41
5.6 la fonction de dose radiale g(r) pour le FlexiSource HDR 192-Ir. . . . . . . . . . 42
5.7 Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz) . . . . . . . . . . . 43
5.8 la fonction d'anisotropie pour certaines distances (1.5 cm et 5 cm) source
FlexiSource HDR 192-Ir comparée avec les valeurs de références du TPS. . . . . 43
5
Introduction
Le cancer est considéré comme la deuxième cause de mortalité dans le monde. Plus de 8,8
millions de décès et un décès sur six est due à cette maladie chaque année. Le traitement est
adapté en fonction de chaque situation, et peut être prescrit seul ou de manière associée, ceci
en fonction de plusieurs facteurs dont le type, le degré d'extension de la tumeur et l'âge du
patient. Le but principal est de guérir le cancer ou de prolonger considérablement la vie.
La curiethérapie est l'un des armes thérapeutiques les plus importants en oncologie, vu qu'elle
présente plusieurs avantages comparée à d'autres techniques plus agressives, qu'elle a une
faible toxicité sur les tissus normaux et qu'elle peut réduire considérablement les chances de
malignités tardives.
À l'heure actuelle, le protocole de calcul de dose TG-43 établi par l'association américaine des
physiciens médicaux (AAPM) est utilisé en curiethérapie pour la planication du traitement.
Ce protocole propose un formalisme simple basé sur l'interpolation de facteurs tabulés,
spéciques à chaque source radioactive et permet le calcul des débits de dose aux points
d'intérêt dans le volume considérée (fantôme d'eau de 30 cm et 40 cm de diamètre).
Malgré son ecacité, ce formalisme présente certaines limitations. Si nous étions composés
d'eau à 100 , alors le TG-43 serait parfaitement exact. Cela n'est pas le cas en routine clinique
vu que le corps humains est composé de tissus biologiques de plusieurs densités (hétérogénéité
du milieu).
Depuis les années 1990, les simulations MC ont joués un rôle important dans la
caractérisation des dispositifs de curiethérapie. Ils sont utilisés pour calculer les paramètres
dosimétriques tel que la puissance de kerma dans l'air, la fonction de dose radiale, la fonction
d'anisotropie et la constante du débit de dose dans l'eau. Parmi les codes de simulation MC
les plus puissant utilisés en médecine, on trouve GATE, qu'est un outil de simulation dédié à
la base pour les applications SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography) et
PET (Positron Emission Tomography) en médecine nucléaire mais ses champs d'application
s'étend aussi aux calculs dosimétriques.
Les codes de simulations Monte Carlo ont l'avantage de pouvoir prendre en compte tous Les
facteurs qui peuvent engendrer des sous ou sur estimations de la dose délivrées aux organes
lors du traitement en curiethérapie.
Notre étude qui est la validation des paramètres dosimétriques du TG-43 par simulation
6
Monte Carlo- GATE pour la source radioactive Flexi-Source du service de curiethérapie à
l'institut national d'oncologie - Rabat, s'inscrit dans le contexte de l'étude de l'eet des
hétérogénéités tissulaires sur la distribution de dose en curiethérapie, et constitue une étape
importante pour arriver à ce but.
7
Chapitre 1
La Curiethérapie : Discipline
indispensable en oncologie
Les cellules altérées se divisent de façon anarchique pour former des masses de tissulaires
appelés tumeurs (sauf dans le cas de leucémie où le cancer interdit le fonctionnement normal
du sang par une division cellulaire anormale dans le sang). Les tumeurs peuvent se développer
et interférer avec les systèmes digestif, nerveux et circulatoire, et elles peuvent libérer des
hormones qui altèrent la fonction du corps. Les tumeurs qui restent au même endroit et dont
la croissance est limitée sont généralement considérées bénignes.
Les tumeurs malignes (qui sont les plus dangereuses) ont deux critères :
• La cellule cancéreuse parvient à se déplacer dans tout le corps par le sang ou le système
lymphatique, détruisant le tissu sain dans un processus appelé invasion cellulaire.
Quand les cellules cancéreuses se propagent avec succès à d'autres parties du corps et se
développent, envahissants et détruisant d'autres tissus sains, la tumeur est dite métastasée.
Les cellules cancéreuses dièrent des cellules normales dont elles se sont développées. Une
diérence importante est que les cellules cancéreuses sont moins spécialisées que les cellules
normales. C'est-à-dire, alors que les cellules normales se développent en des types cellulaires
très distincts avec des fonctions spéciques, les cellules cancéreuses ne le font pas. C'est une
des raisons pour lesquelles, contrairement aux cellules normales, les cellules cancéreuses
continuent de se diviser sans s'arrêter.
En plus, les cellules cancéreuses sont capables d'ignorer les signaux qui indiquent
normalement aux cellules de cesser de se diviser ou qui commencent un processus connu sous
le nom de mort cellulaire programmée, ou apoptose, que le corps utilise pour se débarrasser
des cellules inutiles.
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Le cancer est une maladie génétique, c'est-à-dire qu'il est causé par des changements de gènes
qui contrôlent le fonctionnement de nos cellules, en particulier leur croissance et leur division.
Ces changements génétiques peuvent être hérités. Ils peuvent également survenir au cours de
la vie d'une personne à la suite d'erreurs qui se produisent lorsque les cellules se divisent ou à
cause de dommages à l'ADN causés par certaines expositions environnementales. Les
expositions cancérigènes comprennent certains produits chimiques présents dans le tabac ainsi
que les rayonnements (ionisants ou UV)
Les cancers sont généralement nommés en se référant aux organes et tissus où ils se forment
(cancer pulmonaire, de la vessie ...etc ). Ils sont également décrits par le type de cellule qui les
a formés (tissu épithélial, nerveux ....etc).
• Les carcinomes se formés à partir des cellules épithéliales (cellules qui couvrent les surfaces
internes et externes du corps). Il existe de nombreux types de cellules épithéliales, qui ont une
forme cylindrique ou cubique lorsqu'ils sont examinés au microscope. Parmi les types de
carcinomes, on trouve : les adénocarcinomes qui se développent aux dépens de l'épithélium
glandulaire, les carcinomes épidermoïdes se forment à partir des cellules squameuses de la
peau.
• Les sarcomes sont qui se forment dans les tissus osseux et moux, y compris les muscles, les
graisses, les vaisseaux sanguins, les vaisseaux lymphatiques et les tissus breux (comme les
tendons et les ligaments).
• Les lymphomes qui commencent à partir des lymphocytes (cellules T ou cellules B). Le
grade tumoral est la description d'une tumeur basée les anomalies des cellules tumorales sous
microscope. C'est un indicateur de la rapidité avec laquelle une tumeur est susceptible de
croître et de se propager.
Les diérents stades du cancer décrivent à quel point le cancer s'est développé et s'est propagé
au moment du diagnostic. La stadication se fait en utilisant le système TMN spécique à
chaque type de tumeur (T = tumeur, N = noeuds lymphatiques, M = métastases)
Par dénition, la radiothérapie est l'ensemble des techniques de traitement des cancers par les
rayonnements ionisants. Le but étant la destruction des cellules cancéreuses d'une part et la
prévention des cellules saines de l'autre. Les sources d'irradiation peuvent êtres externes au
patient : on parle de radiothérapie externe, ou encore interne au patient : c'est la
curiethérapie.
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Figure 1.1 Les diérents stades du cancer du Col Utérin
Parfois appelée brachytherapy (Mot en grec qui signie thérapie à courte distance), la
curiethérapie propose de placer une ou plusieurs sources radioactives à proximité du cancer
an de l'irradier. Cette méthode a l'avantage de cibler précisément la zone à traiter de sorte à
minimiser l'eet sur les tissus environnants. Aussi si le patient bouge ou s'il y a quelque
mouvement de la tumeur dans le corps pendant le traitement, les sources de rayonnement
conservent leur position correcte par rapport à la tumeur. Grâce à son action ciblée, les eets
secondaires qui apparaissent après l'irradiation sont limités. La capacité de la curiethérapie à
administrer des doses de rayonnement élevées dans une courte période fait que les patients
peuvent compléter le traitement en quelques jours plutôt que des semaines nécessaires en
radiothérapie externe. Selon l'indication, La curiethérapie peut être utilisée seule ou en
complément d'une chirurgie ou d'une radiothérapie externe.
Les cas les plus appropriés pour la curiethérapie sont les cancers généralement classés dans
des catégories histologiques de faible grade avec un faible risque de propagation régionale et
métastatique, c'est traitement de référence pour plusieurs types de cancers, parmi d'autres :
Col utérin, prostate, la peau sein. Et dans ans un service de radiothérapie, environ 10 à 20
(référence AIEA) de tous les patients sont traité par curiethérapie.
Fractions Multiples 1 ou 2
10
1.3 Types de curiethérapie
Selon la position du radioélément par rapport à la tumeur à traiter, on parle de curiethérapie
interstitielle lorsque La source radioactive est placée à l'intérieur du tissu à irradier selon des
règles d'implantation prévisionnelles (système de Paris). La plésiocuriethérapie ou
curiethérapie de contact désigne que la source est introduite dans une cavité naturelle, au
contact du tissu à irradier, Ce type de curiethérapie se divise en curiethérapie endocavitaire et
en curiethérapie endoluminale.
Selon le débit de dose, la curiethérapie est dénit par le rapport entre la dose délivrée et la
durée pendant laquelle les sources radioactives sont à l'intérieur du malade. Trois types de
curiethérapie ont été dénis dans le rapport 38 de la Commission internationale des unités et
des mesures ICRU :
11
Une source 192-Ir encapsulée, d'environ 0.6mm de diamètre et de 3.5 mm de longueur, est
xée à une extrémité d'un câble et logée à l'intérieur d'un core blindé. L'activité nominale de
la source est de 370 GBq. Le projecteur de source est contrôlé à partir de la console de
commande. Les tubes de transfert sont connectés entre les cathéters implantés et le
projecteur. Avant le début du traitement, il y a un passage d'un câble de vérication pour
s'assurer que tous les raccordements de tube de transfert et de cathéter sont bien attachés et
qu'il n'y a aucune obstruction pendant le transit de la source. La source se déplace pas à pas
à travers les cathéters un par un, en s'arrêtant à chaque position de repos préprogrammée
pendant une durée spécique. Pendant le traitement, le patient est seul dans la blindée et
surveillé par un système vidéo et interphone.
12
photons émis par la source radioactive. Plus le TEL d'un rayonnement est élevé, plus la
densité linéique d'ionisation augmente et plus de cellules seront tuées.
L'eet oxygène
L'oxygène augmente la sensibilité des cellules aux rayonnements ionisants. Cet eet d'oxygène
est établi par l'OER oxygen enhancement ratio qu'est déni comme le rapport de la dose
administrée en hypoxie (c.-à-d. cellules privé d'oxygène) à la dose délivrée dans les conditions
d'oxygénation pour produire le même eet biologique.
En curiethérapie à haut débit de dose (HDR), L'OER est d'environ 3 pour la plupart des
cellules, alors qu'elle est de 2 en LDR. Ceci est expliqué par le fait qu'en curiethérapie a haut
débit de dose (dose fractionnée), les cellules en hypoxie auront le temps de se rapprochée de la
vascularisation sanguine, d'être oxygénés et donc d'être plus radiosensible.
Le gain thérapeutique est optimal lorsque l'EBR pour les cellules tumorales est élevée tandis
que l'EBR pour les tissus environnants est maintenue basse. Des complications tissulaires
normales peuvent être plus susceptibles de se produire pour la curiethérapie HDR parce que le
traitement est habituellement administré en quelques minutes et qu'il n'y a pas susamment
de temps pour que le tissu normal subisse une réparation. D'autre part, une durée de
traitement plus courte donne aux cellules tumorales moins de temps pour se repeupler. Il est
donc important d'utiliser un schéma de fractionnement approprié et de limiter la dose aux
organes critiques pour la curiethérapie HDR.
13
Chapitre 2
Dosimétrie en curiethérapie
Le photoélectron en mouvement perd son énergie par phénomène d' ionisation du milieu.
Pour des photons de faible énergie (inférieur à 0,5 MeV), la partie la plus grande est emportée
par le photon (diusion), au contraire des photons d'énergie plus élevée où l' électron
14
Compton emporte la partie la plus importante de l' énergie incidente.
Z
dN
R= E × E × dE (2.1)
dE
dN
Φ= (2.2)
da
Le débit de uence φ représente le nombre de particules traversant une sphère élémentaire de
section transversale da pendant un intervalle de temps dt.
dΦ d2 N
φ= = (2.3)
dt dt × da
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2.2.3 Fluence énergétique et débit de uence énergétique
La uence énergétique des photons Ψ est dénie comme le quotient de dR par da. dR
représente l'énergie radiante des photons entrants dans une sphère élémentaire de section
diamétrale da.
dR
Ψ= (2.4)
da
Le débit de uence énergétique est donné par la formule :
dΨ d2 R
ψ= = (2.5)
dt dt × da
I = I0 × e−(µx) (2.6)
µtr µ × Etr
= (2.7)
ρ ρ × hµ
Par conséquence
µen µ × Een
= (2.8)
ρ ρ × hµ
Etr est l'énergie moyenne transférée aux électrons secondaires lors de l`interaction avec la
matière, Een est l'énergie moyenne déposée.
Le coecient d'absorption pour un faisceau poly-énergétique est une grandeur moyenne
pondérée :
Z Emax
µen 1 µen
( )=( ) Ψ(E) (E)dE (2.9)
ρ ψ 0 ρ
De la même manière on peut dénir Le coecient de transfert en énergie pour le faisceau
poly-énergétique.
Les deux coecients sont liés par la fraction radiative g, qui est la fraction de l'énergie des
électrons secondaires perdus par émission bremsstrahlung :
µen µtr
= (1 − g) (2.10)
ρ ρ
Pour les énergies jusqu'à 1 MeV, g tend vers 0 dans le tissu équivalent à l'eau et donc les deux
coecients sont égaux.
16
2.2.5 Kerma et dose absorbée
Le Kerma (kinetic energy released per unit mass) est déni comme l'énergie moyenne (dEtr )
transférée par des particules non chargées aux électrons secondaires d'un milieu de masse dm :
Z Emax
dEtr µen µen
K= = ΨE (E) (E)dE = Ψ (2.11)
dm 0 ρ ρ
La dose absorbée est l'énergie moyenne communiquée par le rayonnement ionisant (dEen) à
un volume de matière de masse dm.
dEen
D= (2.12)
dm
La dose absorbée est égale au kerma lorsque l'équilibre électronique est atteint. En
curiethérapie, l'équilibre électronique est considéré atteint car les électrons secondaires ont des
portées courtes n'excédant pas 1 mm pour des énergies allant jusqu'à 1 MeV.
Le but du Protocol dosimétrique TG-43 est de dénir un formalisme exprimé sous forme
d'une équation mathématique, et permettant ainsi le calcul des distributions de dose et du
débit de dose autour des sources radioactives utilisées en routine clinique.
Le calcul de la dose autour d'une source encapsulée de curiethérapie adopté par l'AAPM se
présente comme suit :
GL (r, θ)
Ḋ(r; θ) = SK Λ gL (r)F (r, θ) (2.13)
GL (r0 , θ0 )
avec
• r : la distance radiale du centre de la source
• θ : est l'angle polaire
• Sk : est la puissance du Kerma dans l'air en U, 1 U = 1 µGy.cm2 .h−1
• Λ : est la constante du débit de dose dans l'eau, exprimée en cGy.h−1 .U −1
17
Figure 2.3 représentation dans l'espace 2D de la source cylindrique
SK = Kδ (d).d2 (2.14)
L'expression dans le vide signie que les mesures doivent être corrigées par
l'atténuation et la diusion des photons dans l'air et tout autre milieu interposé entre la
source et le détecteur, ainsi que la diusion des photons des objets proches incluant les
murs, les planchers et les plafonds.
Ces mesures de la puissance du kerma pour une source donnée ne sont eectuées que
dans des laboratoires primaires de normalisation.
Ḋ(r0 , θ0 )
Λ= (2.15)
SK
Ce paramètre dépend du type du radionucléide et du model de la source,et est inuencée
par la géométrie de la source (la partie radioactive et l ?encapsulation).
18
Il peut être estimée expérimentalement en mesurant le débit de dose à l'eau Ḋ=(r0 ,θ0 )
dans de l'eau ou dans un milieu équivalent d'eau en utilisant une source étalonnée (avec
une puissance du kerma Sk donnée). Alternativement, il peut être calculé en utilisant les
techniques de simulation MC pour une géométrie de source donnée.
r0 2
K = K.( ) (2.16)
r
Dans le cas d' une source non ponctuelle, cette formule n'est plus adaptée pour décrire
l'eet de la distance sur la dose, l'inuence de la dimension de la source radioactive doit
être prise en considération.
19
En considerant que la radioactivité est distribuée le long d'une ligne de longueur L, on
aura :
avec
•β = θ2 θ1 : est l'angle en radian formée par le point d'intérêt et les deux extrémités
de lasource (gure . . . .)
• L : longueur de la source radioactive.
Ḋ(r, θ0 GL (r0 , θ0 )
gL (r) = (2.17)
Ḋ(r0 , θ0 ) GL (r, θ0 )
Elle est égale à 1 à une distance r0 = 1 cm.
gL (r) = a0 + a1 r + a2 r2 + a3 r3 + a4 r4 + a5 r5 (2.18)
20
2.3.5 La fonction d'anisotropie
La fonction d'anisotropie est donnée par la formule suivante :
Ḋ(r, θ0 GL (r, θ0 )
F (r, θ) = (2.19)
Ḋ(r, θ0 ) GL (r, θ)
Elle décrit la variation du débit de dose en fonction de l'angle polaire ou la dépendance
angulaire par rapport à l'axe transverse.
Elle représente donc l'inuence de l'encapsulation et du milieu atténuant (l'eau) a une
◦
distance r lorsqu'on passe de l'axe transverse ( θ0 = 90 ) à l'angle θ ou se situe le point
d'intérêt.
La fonction d'anisotropie a les caractéristiques suivantes :
• F (r,θ) = 1 lorsque θ = 90◦
• Diminue typiquement lorsque r diminue. (θ constant)
• Diminue lorsqueθ approche 0◦ ou 180◦ . (r constant)
• Diminue lorsque l'épaisseur de l'encapsulation augmente.
• Diminue lorsque l'énergie des photons diminue.
La gure [2.5] est une représentation schématique de la procédure de calcul du débit de
dose Ḋ(r, θ) en un point d'intérêt P(r, θ) autour d'une source avec une symétrie
cylindrique suivant le formalisme du TG-43. On connaissant le débit de dose au point de
référence Ḋ(Sk , θ0) = Sk × λ, le calcul se fait en est deux étapes :
Etape 1 : le débit de dose le long de l'axe y (l'axe transversal,θ = θ0 = 90◦ ) à une
distance d'intérêt r, Ḋ(r, θ0 ), est calculé a partir de Ḋ(r0 , θ0 ) en appliquant la fonction
radial de dose et en corrigeant par la loi de l'inverse carré de la distance ( fonction
géométrique dans le cas d'une source linéaire GL (r, θ)), pour passer du point r0 à r pour
◦
la même angle θ0 = 90 (angle de référence).
Etape 2 : le débit de dose au point d'intérêt Ḋ(r, θ) est calculé à partir du débit de
dose à (r, θ0 ), Ḋ(r, θ0 ), ceci en appliquant la fonction d'anisotropie F(r, θ0 ) et en
corrigeant encore par la fonction géométrique pour passer de l'angle polaire θ0 = 90◦ à
l'angle d'intérêt θ située à une distance donnée r.
21
Chapitre 3
Simulations Monte-Carlo : une alternative
pour améliorer la précision du calcul de
doses
Les méthodes de Monte-Carlo sont des méthodes statistiques basées sur le tirage de
nombres pseudo-aléatoires suivant des lois de probabilité ou de fonctions de densité de
probabilité qui décrivent des processus naturels, biologiques ou bien physiques. Les
méthodes de Monte-Carlo ont été inventées par John Von Neumann et Stanislaw Ulam
[Okten, 1999].
22
de la simulation d'un grand nombre de particules primaires (appelées "histoires"). Pour
simuler les histoires des particules, il est nécessaire de posséder un modèle de diusion
constitué principalement d'un ensemble de sections ecaces diérentielles qui
déterminent les distributions de probabilité des variables aléatoires représentant une
trajectoire :
• le libre parcours moyen entre deux événements
• le type d'interaction
• l'énergie perdue et la déexion angulaire subie au cours de l'interaction
Une fois que ces distributions de probabilité sont connues, les histoires peuvent être
générées en utilisant des méthodes d'échantillonnage adaptées [Mazurier, 1999]. Après la
simulation d'un grand nombre d'histoires, l'information voulue est tirée de la moyenne
statistique des grandeurs obtenues, aectées d'incertitudes statistiques. La gure (30)
illustre ce principe.
23
GEANT3 : codé en Fortran 77, a été utilisé pendant de très nombreuses années par
les physiciens des hautes énergies à travers le monde, et n'a cessé d'être amélioré grâce à
l'interaction des utilisateurs avec les équipes de développement. GEANT3 est
actuellement considéré comme un standard en physique des hautes énergies et a déjà été
utilisé en physique médicale [Tsang et al., 1995 ; Rogers et al., 1999 ; Porras et al., 2002 ;
Berthot et al., 2000 ; Michel et al., 1991]. Le développement de GEANT3 a cependant été
gelé en 1993 car la structure même du code rendait complexe la modication ou l'ajout
de nouveaux composants et ne répondait plus aux besoins des nouvelles expériences de
physiques des particules et physique nucléaire. Une nouvelle version du code.
GEANT4 :basée sur les nouvelles technologies orientées objet et codée en C++, a
été développée par le CERN et est disponible depuis 1998. Ces codes présentent
l'avantage d'être utilisés par une large communauté de physiciens, qui participent à leur
évolution en rapportant les anomalies de fonctionnement constatées et en fournissant
des données expérimentales permettant d'améliorer les modèles. Ils sont régulièrement
améliorés, mis à jour et bénécient pour la plupart, d'une très bonne documentation
avec un support utilisateur et des formations continues. Ces codes de simulation
contiennent de nombreux modèles physiques, ceci pour de nombreuses particules et sur
une large gamme d'énergie, ce qui les rend complexes à utiliser pour des applications
spéciques puisque seuls quelques modèles physiques parmi la multitude de modèles
disponibles sont utiles. C'est pourquoi d'autres codes de simulation, plus spéciques aux
applications et facile d'utilisation, ont été développés [Ljunberg, 1998].
24
génération et suivi des particules, visualisation des volumes et des trajectoires des
particules), auxquels ont été adjoints des modules spéciques dédiés aux besoins des
applications en médecine nucléaire dont une première version à été rendue publique en
mai 2004 [Jan et al., 2004]. La plate-forme est actuellement composée de plus de 200
classes C++ constituant un ensemble (modulaire et orienté objet) de composants pour
les applications SPECT, PET et dosimétriques.
Par-dessus les librairies de GEANT4 qui constituent la base de GATE (voir gure 2.7),
nous avons des classes dénissant des mécanismes propres comme la gestion du temps,
de la géométrie, des sources et du traitement des événements de la simulation (hits).
Ceci inclut la construction, le positionnement, la réplication et le mouvement des
volumes ainsi que la prise en charge de la décroissance radioactive de sources multiples.
Certaines classes de base sont directement dérivées de classes de GEANT4 tandis que
d'autres dénissent des hiérarchies de nouvelles classes et des collaborations de classes.
Le logiciel GATE est structuré de telle manière qu'une couche d'application implémente
les classes concrètes dérivées des classes de la couche de base. Ce sont par exemples les
classes permettant la construction de volumes de forme spécique (boite, sphère) ou des
opérations sur volumes (rotation, translation), ou bien des classes assurant le traitement
des événements (modèles de résolution en énergie...). Ainsi, les utilisateurs peuvent
étendre les fonctionnalités de GATE en développant de nouvelles classes à l'intérieur de
cette couche d'application.
L'utilisation de GATE est donc facilitée par un langage de script qui évite de
programmer entièrement en C++ une expérience. Pour dénir une expérience de
simulation avec GATE, l'utilisateur doit simplement écrire une macro dénissant tous
les paramètres de la simulation et le contrôle de cette dernière à l'aide de lignes de
commandes ou scripts simples
25
Dénition d'une géométrie Une géométrie est dénie dans GATE en imbriquant
des volumes les uns dans les autres à partir d'un volume initial appelé "world" qui est
par défaut un cube de 50 cm de coté mais qui peut être modié à l'aide de commandes
spéciques, par contre il ne peut subir aucun mouvement (translation ou rotation). Tous
les autres volumes seront créés à l'intérieur du volume initial en dénissant leurs types,
leurs dimensions ainsi que les matériaux qui les composent. Ils peuvent être positionnés
par les mouvements de rotation de translation ou de réplication avec des scripts bien
spéciques pour chaque action. La combinaison de plusieurs lignes de commandes
(scripts) avec diverses options permettent donc à l'utilisateur de construire de façon
relativement exible une expérience avec des géométries très diérentes.
Création et gestion des sources Pour utiliser une source dans une simulation avec
GATE, nous avons besoin de dénir les propriétés de la distribution d'activité de
celle-ci. Cette description de la source est faite grâce au module spécique GPSM
(General Particle Source Module) développé par DERA [Truscott et al., 1999] et adapté
dans GATE. Il permet entre autres de gérer des sources multiples, de spécier leurs
caractéristiques (volume d'émission, énergie, activité initiale,...) via un langage de
commandes basé sur des scripts.
Choix des processus physiques dans GATE Dans GATE, l'utilisateur a le choix
d'activer ou de désactiver les diérents processus d'interaction particules. Deux modèles
électromagnétiques issus de GEANT4 sont disponibles également : le modèle "low
energy" pour les basses énergies entre 250 eV et 10 keV et le modèle "standard" pour les
énergies au dessus de 10 keV jusqu'à 250 GeV. Par défaut pour les électrons seulement le
modèle Standard est disponible alors que pour les photons on a le choix entre les deux
modèles. Le modèle "Penelope" disponible dans GEANT4 n'est pas encore implémenté
dans GATE. L'activation et la désactivation se font respectivement à l'aide des
commandes active/ inactive (voir exemple ci-dessous). GATE permet aussi de contrôler
les coupures en énergie et en parcours des particules primaires et secondaires générées
an d'assurer un suivi des particules très précis particulièrement important en
dosimétrie. Ces coupures (cuts) sont des seuils au-dessous desquels les particules ne sont
plus suivies. Plus les coupures xées sont petites, plus la simulation sera précise mais
plus elle durera en temps de calcul.
/* COUPURES */
/gate/physics/setElectronCut 1. mm
/gate/physics/setDeltaRayCut 1. MeV
Lorsque la coupure pour les particules gamma "XRayCut" est xée à 100 KeV par
exemple, la particule sera suivie jusqu'à ce que son énergie atteigne 100 KeV ; à ce
niveau toute l'énergie du gamma sera déposée. Dans l'exemple de la gure 32, quatre
interactions seulement seront prises en compte. Chaque interaction sera identiée par sa
position (PosX, PosY, PosZ) et l'énergie déposée (edep).
La coupure pour les électrons primaires se xe en distance, la distance étant directement
liée au dépôt d'énergie par la relation dE/dx. Selon la gure 32 (b), Si le "ElectronCut"
est xé à 1 mm, la particule est suivie par pas de 1 mm.
26
Figure 3.3 Dénition des coupures pour le suivi des particules dans GATE
27
par l'association de deux autres en décrivant leurs frontières , ni le BREPS (Boundary
Represented Solids) de GEANT4, Il donne juste la possibilité de créer des volumes ou
une combinaison de volumes et de dénir ainsi la plupart des géométries complexes pour
les applications dosimétriques en radiothérapie externe ou en curiethérapie.
Dans le cas de nos études dosimétriques, nous utilisons le système standard de GATE
"SCANNER" (gure 33 (b)) dans lequel, cinq composants égaux sont associés. Les
informations relatives aux événements (interactions) ayant eu lieu dans un certain
volume d'intérêt ne sont sauvegardées que si ce volume est déclaré comme volume
sensible (plusieurs volumes peuvent être déclarés sensibles). Les interactions ayant lieu
dans les volumes sensibles sont appelées "hits" et sont enregistrées dans une structure
hiérarchique. Pour chaque événement, un certain nombre d'informations comme la
position l'énergie déposée ou la nature de l'interaction, sont stockées selon deux
structures possibles :
le crystalSD : utilisé pour stocker les interactions qui ont eu lieu dans la partie
sensible d'un volume ou d'un détecteur comme le cristal scintillant...
28
équipements de détection, ainsi que le temps mort de l'acquisition ont été développés
dans GATE.
La plupart des codes comme GEANT4 ne tiennent pas compte ses mouvements de
sources. Cette prise en charge des phénomènes dépendant du temps est donc spécique à
GATE grâce à des développements dédiés [Strul et al., 2003 ; Santin et al., 2003].
An de tenir compte de ces processus et de les synchroniser, une "horloge virtuelle" a
été implémentée dans GATE. Cette horloge respecte une contrainte importante : la
géométrie et les sources ne doivent pas bouger lorsqu'une série d'événements a été
générée. La gestion du temps est donc réalisée en xant une durée totale de la
simulation et en donnant le temps initial ainsi que le temps nal de celle-ci. Cet
intervalle de temps peut être subdivisé en plusieurs fenêtres temporelles indépendantes,
chacune correspondant à une position xe du système ou des sources. Le module
gestionnaire GPSM (General Particle Source Module) a aussi le rôle de désigner la
source qui va décroître lors de la génération d'un événement. Il est aussi chargé de
prendre en compte le temps de décroissance radioactive des diérentes sources. Plusieurs
types d'émission sont possibles :
1. émission d'ions
2. émission de positrons
3. émission de rayons gamma.
Dans le cas d'émission gamma, la décroissance radioactive n'est pas simulée. La source
peut émettre selon une surface, un volume ou de façon ponctuelle. Plusieurs géométries
dans lesquelles les particules pourraient être émises sont aussi disponibles. L'utilisateur
peut également jouer sur les angles d'émission en vue de réduire la durée des simulations,
ou dénir une limite géométrique dans laquelle l'émission des particules a lieu.
GATE permet aussi de façon simple et ecace de calculer la distribution d'énergie dans
un milieu homogène ou même hétérogène ; le fait de bénécier de la structure de
GEANT4 permet également de proter de la pérennité de ce code, ainsi que de sa
validation sur de très nombreuses expériences de physique des particules et des
applications biomédicales.
29
Figure 3.5 Structure d'une application de dosimétrie / radiothérapie [15]
mais certains commandes et comportements sont communs à tous les acteurs. Pour
utiliser les critères de sélection, il est possible d'ajouter des ltres. La commande pour
ajouter un acteur est :
/gate/actor/addActor [Actor Type] [Actor Name]
Pour chaque acteur, un volume d'intérêt spécique (pour le dépôt d'énergie) peut être
déni. Pour ce faire, la commande suivante est utilisée :
/gate/actor/[Actor Name]/attachTo [Volume Name]
Il y a plusieurs types d'acteurs. Dans nos simulations, la doseActor (pour la mesure de
la dose) a été utilisée. Cet acteur construit des images 3D de l'énergie déposée (edep),
dose déposée et le nombre de hits dans un volume donné. Il prend en compte le poids
des particules. Il peut stocker plusieurs informations dans une grille 3D, plus
l'incertitude de l'énergie ou de la dose déposée. Pour la sortie, les suxes Edep, Dose,
NbOfHits, Edep-Incertitude, Dose-Incertitude, Edep-Squared ou Dose-Squared sont
ajoutés au nom de chier de sortie donné par l'utilisateur. Il peut être utilisé plusieurs
types de chiers : chier ASCII (.txt), chier racine (.root), Analyze (.hdr / .img) et
MetaImage (.mhd / .raw) (mhd est recommandé !).
La structure complète des commandes pour décrire un acteur est :
/gate/actor/addActor DoseActor [Actor Name] :
/gate/actor/[Actor Name]/save [Link] :
/gate/actor/[Actor Name]/attachTo MyVolume :
/gate/actor/[Actor Name]/stepHitType random :
/gate/actor/[Actor Name]/setSize 5 5 5 m :
/gate/actor/[Actor Name]/setResolution 1 1 3000 :
/gate/actor/[Actor Name]/enableEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableSquaredEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableSquaredDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableNumberOfHits true :
Les informations peuvent être désactivées en utilisant "false" au lieu de "true". L'unité
30
d'EDEP est MeV et l'unité de dose est Gy. La dose / edep au carré est utilisée pour
calculer l'incertitude lorsque les résultats de plusieurs chiers sont ajoutés. L'incertitude
est l'incertitude statistique relative. Le drapeau "SquaredDose" permet de stocker la
somme de la dose au carré (ou de l'énergie). Il est très utile lorsque vous utilisez GATE
sur plusieurs postes de travail avec de nombreux travaux. Pour calculer l'incertitude
nale, il sut de faire la somme de la carte de dose et de la carte de dose au carré pour
estimer l'incertitude nale en fonction des équations d'incertitude.
31
Chapitre 4
Méthodes et Matériels
32
typiquement ces données obtenues par le rapport du constructeur permettent une
description complète de la géométrie réelle des sources.
-La simulation doit être eectuée dans un fantôme d'eau de 30 cm de diamètre pour les
émetteurs de photons de faible énergie comme 125I et 103Pd et dans un fantôme d'eau
de 40 cm de diamètre pour les émetteurs de photons de haute énergie tels que 137Cs et
192Ir.
-Pour obtenir la distribution de la dose absorbée par la simulation des phénomènes de
transport de particules, il faut dénir une fonction de comptage ( scoring function).
La taille et la position des voxels (détecteurs) doit être dénit de manière à réduire
l'incertitude. Souvent, Monte Carlo utilise des voxels à des distances radiales jusqu'à 10
cm, pour des sources à faible énergie et à 15 cm pour des sources à haute énergie, loin de
la source à diérents angles polaires. Les tailles des voxels sont un problème important
dans la simulation. Pour minimiser l'erreur systématique, les tailles des voxels doivent
être aussi petites que possible.
• Susamment d'évènements doivent être générer pour s'assurer que les incertitudes
statistiques sont dans la marge de conance.
• il faut utiliser les nouvelles bibliothèques de sections ecaces pour les photons de
basse énergie, car ils sont plus exacts que les anciennes versions.
Pour calculer les grandeurs dosimétriques du formalisme TG-43, on a modélisé notre
source 192Ir FlexiSource par le code de simulation Monté Carlo GATE au centre
d'une sphère d'eau de 40 cm de diamètre (selon les recommandations de l'AAPM) qui
représente le milieu atténuant, La densité de l'eau utilisée dans la simulation était de
0,998 g / cm3 comme recommandé dans TG43-U1. En raison de la gamme d'énergie des
photons émis par les sources utilisées en curiethérapie, les calculs Monte Carlo
supposent que tous les électrons générés par les collisions de ces photons avec le milieu
atténuant sont absorbés localement et l'équilibre électronique est atteint, donc la dose
absorbé est égale au kerma à tous les points d'intérêt.
L'étape suivante, lors de la création de la simulation, est la dénition des processus
physiques appliqués à la curiethérapie. Ils sont les mêmes pour toutes les simulations
eectuées dans cette étude. Les photons peuvent interagir avec la matière soit avec
Compton, soit avec la diusion de Rayleigh, soit avec le phénomène photoélectrique. Les
électrons peuvent interagir avec la matière soit ionisation, excitation ou par
bremsstrahlung.
33
Le spectre d'énergie de Ir-192 utilisé est obtenu à partir du NIST Database
disponible en ligne, constitué par 33 émissions gamma de 61.49 kev à 1378.20 kev.
Le spectre β− de l'192-Ir n'a pas été considéré, sa contribution au débit de dose à des
distances supérieures à 1 mm de la source est négligeable car il est atténué par
l'encapsulation.
X L 0.0094 3.96
γ 0.1363 0.2
γ 0.1770 0.0043
γ 0.2803 0.009
γ 0.2960 28.72
γ 0.3085 29.68
γ 0.3165 82.71
γ 0.4165 0.669
γ 0.4681 47.81
γ 0.4853 0.0023
γ 0.5886 4.517
γ 0.5935 0.0421
γ 0.5994 0.0039
γ 0.6044 8.2
γ 0.6125 5.34
γ 0.7658 0.0013
γ 0.8845 0.291
γ 1.0615 0.053
γ 1.0899 0.0012
γ 1.3782 0.0012
Table 4.1 Le spectre d'énergie de l'192Ir utilisé est obtenu à partir du NIST Database .
Le nombre de photons générés est 10 000 000 000 , ce qui permet de réduire l'incertitude
statistique avec une taille de voxel de 1 mm.
Les cuts étaient de 1 kev pour les énergies des photons et de 1 mm pour les parcours
des électrons. Le résultat de notre simulation est un DoseMap, vu qu'on a spécié le
chier de sorti sous le format MHD. Ce format permet de représenter la distribution
spatiale de la dose en 3D, la valeur chaque voxel de l'image correspond à la dose au
point d'intérêt de la même coordonnée.
34
Les doses obtenues aux points spéciques étant en coordonnées cartésiennes, un
changement de repère en coordonnes polaire (r, θ) s'avère nécessaire.
An de valider la simulation, les données extraites du chier MHD sont recueillies et
analysés par les deux logiciels : AMID et MATLAB ce qui permet de calculer les débits
de dose aux points d'intérêts et par la suite Les paramètres dosimétriques du TG-43 et
de comparer les résultats obtenus avec les données du constructeur implémentés dans le
logiciel de planication de traitement Oncentra de l'institut national d'oncologie
INO-Rabat.
La constante du taux de dose simulée Λ était obtenu en calculant le débit du kerma
dans l'eau au point de référence (1cm, 900) et en divisant par la puissance du kerma
simulée Sk , cette dernière est obtenue en réalisant une modélisation de la source dans le
vide ce qui permet d'éviter de faire la correction par l'atténuation de l'air.
La fonction radiale de dose et la fonction d'anisotropie était simuler en se basant sur les
valeurs débits de dose simulées et les formules mathématiques établies par le formalisme
du TG-43.
La deuxième partie concerne l'évaluation de l'eet de la géométrie de l'encapsulation
pour diérents géométries (cylindrique, conique et sphérique) sur la distribution de dose.
35
Figure 4.3 lancement complet d'une simulation (1010 particules primaires)
36
4.3.2 Le logiciel ImageJ
ImageJ est un fascinant logiciel de traitement et d'analyse d'images scientiques [1],
autant par ses fonctions intrinsèques que par le riche ensemble de fonctions délivrées
sous forme de plugins. Derrière une interface quelque peu désuète, ImageJ cache des
fonctions simples d'accès, directes et puissantes pour l'analyse des images. Ce logiciel
s'utilise dans tous les domaines scientiques, bien qu'un accent particulier soit mis sur
l'imagerie biomédicale.
Figure 4.6 une image MHD ( une dose map ) traitée par imageJ
37
Durant notre étude, on a utilisé ce logiciel pour le calcul des diérents paramètre
dosimétriques du TG-43 a partir des données recueillis de l'imageJ. Le tableau
ci-dessous résume les valeurs obtenues par un script MATLAB programmé pour le calcul
la fonction géométrique G(r,θ ).
38
Chapitre 5
Résultats et discussion
Dans les résultats que nous présentons ici, tous les paramètres dosimétriques du
FlexiSource HDR 192Ir du service de Curiethérapie de l'institut Nationale d'Oncologie
Rabat, ont été simulés avec GATE (version v7.1 adaptée à geant4 10.1) selon les
recommandations du TG-43 de AAPM [Nath et al. 1995 ; Rivard et al. 2004].
Nos résultats ont été comparés aux données de références du constructeur implémentés
dans le logiciel de planication de traitement ONCENTRA.
La gure [5.1] Montre la géométrie de la source au centre d'une sphère d'eau de 40 cm
de diamètre
Figure 5.1 Simulation de la géométrie d'une source d'Ir-192 par GATE (Open GL /GATE)
39
5.1 La constante du débit de dose Λ
Pour les calculs de kerma dans l'air, les uctuations statistiques peuvent être très
importantes à cause du fait que les interactions EM dans l'air sont peu nombreuses.
Pour éviter ce problème, Thiam et al. propose de simuler le debit de kerma dans l'air à
l'intérieur d'une couronne de longueur ∆ z = 0.8 cm et d'épaisseur ∆ = 0.8 cm (gure :
3.9)
Sk = K × d2 (5.1)
˙ thta)
D(1cm,
Λ= (5.2)
Sk
Le résultat obtenu (gure : 3.10) donne une constante du débit de dose Λ =1.191056
avec un écart relative de 7,39 % par rapport à la valeur de référence (1,109).
40
5.2 La fonction Géométrique
Pour déterminer les valeurs des fonctions de doses radiales et d'anisotropie, nous avons
calculés analytiquement les facteurs géométriques intervenant dans les formules
correspondantes par l'équation suivantes :
41
Le tableau suivant nous présente les résultats obtenus par calcul de la simulation de la
fonction de dose radiale :
1 1,000 1 0,00
• Ces résultats montrent une bonne concordance entre GATE et les valeurs de référence
de TPS pour la FlexiSource HDR 192-Ir avec un maximum allant jusqu'à 2.09% à la
position 14cm.
Figure 5.6 la fonction de dose radiale g(r) pour le FlexiSource HDR 192-Ir.
42
5.4 Fonction d'anisotropie
• Les résultats obtenus lors de notre simulation sont présentés dans le tableau suivant :
(a) (b)
Figure 5.8 la fonction d'anisotropie pour certaines distances (1.5 cm et 5 cm) source
FlexiSource HDR 192-Ir comparée avec les valeurs de références du TPS.
43
Conclusion
La plate-forme de simulation Monte-Carlo GATE a été utilisée et validée depuis ses
débuts pour les applications en imagerie SPECT et PET. Les études réalisées dans ce
travail montrent que GATE est aussi capable de répondre à la problématique rencontrée
pour les applications dosimétriques en curiethérapie et faire des calculs ables et
réalistes de dose.
La distribution des calculs sur les environnements de grille ( par exemple GATE-LAB )
orent des atouts très intéressants pour un futur usage dans les applications cliniques.
Les résultats de simulation ont montré un bon accord entre les valeurs obtenues par
GATE, et celles des references pour g( r ) et Λ( 2.09% et 7,39 % respectivement ) et un
écart signicatif la fonction d'anisotropie (16%).
44
Bibliographie
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Brachytherapy for Oncology, (Series in medical physics and biomedical engineering), 2007,
[2] Schouman Claeys, Bases physiques des rayons X. Solacroup - Boyer, Le Marec, 2nd
Edition, 2001,
[4] Lydia Maigne Dosimétrie personnalisée par simulation Monte Carlo GATE sur grille de
calcul. Application à la curiethérapie oculaire. Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand
II,
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EGSnrc Monte Carlo calculated dosimetry parameters for 192Ir and 169Yb brachytherapy
sources University Campus Ottawa, 2008,
[7] Majid Alizadeh et Al, A Monte Carlo study on dose distributionevaluation of
Flexisource192Ir brachytherapysource reports of practical oncology and radiotherapy, 2006
[8] Hôpital Notre-Dame du CHUM canada, Calcul de dose en curiethérapie sous Geant4
Dominique Mathieu, 2010,
45