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Validation dosimétrique TG-43 en Curiethérapie

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Université Hassan 1er

Institut Supérieur des Sciences de la Santé


Settat - Royaume du Maroc

Master Spécialisé en Physique Médicale


Projet de Fin d'Etudes

Validation dosimétrique du protocole


TG-43 en Curiethérapie (FlexiSource
192-Ir) par simulation Monte Carlo -
GATE

Présentée et soutenue par :


M. AIROUSS Zouhair
M. OUSTOUS Aziz
Encadrement :
Pr. EL BAYDAOUI Redouane
Mme. BOUTAYEB SALOUA
Composition du jury :

Pr. EL BAYDAOUI Redouane Président


Pr. CHAKIR Hamid Examinateur
Pr. EL RHAZOUANI Omar Examinateur

Année Universitaire : 2017 / 2018


Remerciements
Nous dédions ce travail à nos familles pour leurs encouragements. Au terme de ce travail,

nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet de n d'études,
en particulier : Nos remerciements vont à nos encadrants Pr ELBAYDAOUI Redouane et

Mme BOUTAYEB Saloua qui nous on beaucoupt aidé et qui n'ont épargné aucun eort
pour nous conseiller et nous soutenir tout au long de la réalisation de ce travail. Ainsi que

notre cher professeur Pr MESRADI Mohammed Reda pour ses conseilles et ses eorts
pour réussir cette formation. Nos remerciements aussi tous les enseignants de l'ISSS pour le

savoir qu'ils nous ont appris. Enn, aux membres du jury, nous les remercions grandement pour

l'honneur qu'ils nous font en acceptant de juger notre travail.

2
Table des matières

1 La Curiethérapie : Discipline indispensable en oncologie 8


1.1 Notion de cancer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

1.2 Curiethérapie et traitement des cancers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.3 Types de curiethérapie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

1.4 Curiethérapie HDR à l'iridium 192 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

1.5 Eet biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2 Dosimétrie en curiethérapie 14
2.1 Mécanismes d'interaction rayonnement-matière : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.1.1 Eet photoélectrique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.1.2 Eet Compton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

2.1.3 Eet Rayleigh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2 Gradeurs dosimétriques de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2.1 Energie radiante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2.2 Fluence et débit de uence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

2.2.3 Fluence énergétique et débit de uence énergétique . . . . . . . . . . . . 16

2.2.4 Coecients d'atténuation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

2.2.5 Kerma et dose absorbée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17

2.3 Formalisme bidimensionnel de calcul de dose TG-43 . . . . . . . . . . . . . . . 17

2.3.1 Le Kerma de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2.3.2 La constante du débit de dose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

2.3.3 La fonction géométrique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

2.3.4 La fonction radiale de dose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

2.3.5 La fonction d'anisotropie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3 Simulations Monte-Carlo : une alternative pour améliorer la précision du


calcul de doses 22
3.1 Modélisation et simulation du transport des particules . . . . . . . . . . . . . . 22

3.1.1 Méthode déterministe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

3.1.2 Méthode statistique de Monte-Carlo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

3.2 Utilisations et applications des simulations Monte-Carlo . . . . . . . . . . . . . . 23

3.2.1 Les codes génériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

3.2.2 Les codes spéciques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

3.3 La plate-forme de simulation Monte-Carlo GATE . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

3.3.1 Architecture et fonctionnalités de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

3.3.2 Fonctionnalités dédiées à la physique médicale . . . . . . . . . . . . . . 27

3.3.3 Structure pour une application de dosimétrie . . . . . . . . . . . . . . . . 29

3
4 Méthodes et Matériels 32
4.1 Géométrie de la source . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.2 Méthode et conditions de simulation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.3 Outils de simulation et d'analyse des données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.3.1 Le système Gate-Lab : Optimisation d'utilisation de la grille de calcul . 35
4.3.2 Le logiciel ImageJ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.3.3 L'outil Matlab . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37

5 Résultats et discussion 39
5.1 La constante du débit de dose Λ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.2 La fonction Géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.3 Fonction de dose radiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
5.4 Fonction d'anisotropie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

4
Table des gures
1.1 Les diérents stades du cancer du Col Utérin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2 Projecteur de Source dédié pour la curithérapie HDR . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 L'applicateur Freiburg et son application sur la peau du pied . . . . . . . . . . 12

2.1 Illustration de l'et photoélectrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14


2.2 Illustration de l'et Compton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 représentation dans l'espace 2D de la source cylindrique . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 représentation dans l'espace 3D de la source cylindrique . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5 Représentation des étapes du formalisme TG-43 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3.1 Schéma de principe des méthodes de Monte-Carlo . . . . . . . . . . . . . . . . . 23


3.2 Structure de la plate-forme de simulation MC GATE . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Dénition des coupures pour le suivi des particules dans GATE . . . . . . . . . 27
3.4 Dénition d'un système dans GATE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.5 Structure d'une application de dosimétrie / radiothérapie [15] . . . . . . . . . . 30

4.1 Schéma de la géométrie du FlexiSource d'Ir-192 . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32


10
4.2 état d'avancement d'une simulation (10 particules primaires) . . . . . . . . . . 35
10
4.3 lancement complet d'une simulation (10 particules primaires) . . . . . . . . . 36
4.4 Architecture du GATE-Lab. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.5 Barre de commandes sur la platforme de ImageJ . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.6 une image MHD ( une dose map ) traitée par imageJ . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.7 Valeurs de la fonction geométrique issues du programme MATLAB . . . . . . . 38

5.1 Simulation de la géométrie d'une source d'Ir-192 par GATE (Open GL /GATE) 39
5.2 Résultats de la distribution de dose obtenus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.3 Dénition du volume d'une couronne pour le calcul de Sk . . . . . . . . . . . . 40
5.4 Image MHD obtenu pour le calcul de SK . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.5 Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz) . . . . . . . . . . . 41
5.6 la fonction de dose radiale g(r) pour le FlexiSource HDR 192-Ir. . . . . . . . . . 42
5.7 Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz) . . . . . . . . . . . 43
5.8 la fonction d'anisotropie pour certaines distances (1.5 cm et 5 cm)  source
FlexiSource HDR 192-Ir comparée avec les valeurs de références du TPS. . . . . 43

5
Introduction
Le cancer est considéré comme la deuxième cause de mortalité dans le monde. Plus de 8,8
millions de décès et un décès sur six est due à cette maladie chaque année. Le traitement est
adapté en fonction de chaque situation, et peut être prescrit seul ou de manière associée, ceci
en fonction de plusieurs facteurs dont le type, le degré d'extension de la tumeur et l'âge du
patient. Le but principal est de guérir le cancer ou de prolonger considérablement la vie.

La curiethérapie est l'un des armes thérapeutiques les plus importants en oncologie, vu qu'elle
présente plusieurs avantages comparée à d'autres techniques plus agressives, qu'elle a une
faible toxicité sur les tissus normaux et qu'elle peut réduire considérablement les chances de
malignités tardives.

À l'heure actuelle, le protocole de calcul de dose TG-43 établi par l'association américaine des
physiciens médicaux (AAPM) est utilisé en curiethérapie pour la planication du traitement.
Ce protocole propose un formalisme simple basé sur l'interpolation de facteurs tabulés,
spéciques à chaque source radioactive et permet le calcul des débits de dose aux points
d'intérêt dans le volume considérée (fantôme d'eau de 30 cm et 40 cm de diamètre).

Malgré son ecacité, ce formalisme présente certaines limitations. Si nous étions composés
d'eau à 100 , alors le TG-43 serait parfaitement exact. Cela n'est pas le cas en routine clinique
vu que le corps humains est composé de tissus biologiques de plusieurs densités (hétérogénéité
du milieu).

La contribution des particules secondaires à la dose absorbée est particulièrement importante


en curiethérapie. Le fait de calculer la distribution de dose dans un volume ni peut
engendrer une sous-estimation de la dose en un point près de la frontière du fantôme en raison
du manque de rétrodiusion. Le blindage métallique des applicateurs aussi n'est pas pris en
considération dans le TG-43.

Depuis les années 1990, les simulations MC ont joués un rôle important dans la
caractérisation des dispositifs de curiethérapie. Ils sont utilisés pour calculer les paramètres
dosimétriques tel que la puissance de kerma dans l'air, la fonction de dose radiale, la fonction
d'anisotropie et la constante du débit de dose dans l'eau. Parmi les codes de simulation MC
les plus puissant utilisés en médecine, on trouve GATE, qu'est un outil de simulation dédié à
la base pour les applications SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography) et
PET (Positron Emission Tomography) en médecine nucléaire mais ses champs d'application
s'étend aussi aux calculs dosimétriques.

Les codes de simulations Monte Carlo ont l'avantage de pouvoir prendre en compte tous Les
facteurs qui peuvent engendrer des sous ou sur estimations de la dose délivrées aux organes
lors du traitement en curiethérapie.

Notre étude qui est la validation des paramètres dosimétriques du TG-43 par simulation

6
Monte Carlo- GATE pour la source radioactive  Flexi-Source  du service de curiethérapie à
l'institut national d'oncologie - Rabat, s'inscrit dans le contexte de l'étude de l'eet des
hétérogénéités tissulaires sur la distribution de dose en curiethérapie, et constitue une étape
importante pour arriver à ce but.

A ce propos, le présent rapport de n d'etude consiste a présenter en premier lieu des


géneralités sur la curietherapie, la dosimétrie et aborder des notions sur la simulation Monte
Carlo Gate. Par la suite nous présenterons le matériel et la méthode utlisées. La dérniére
partie sera consacrer aux resultats obtenus lors de notre travail.

7
Chapitre 1
La Curiethérapie : Discipline
indispensable en oncologie

1.1 Notion de cancer


Le cancer est une classe de maladies caractérisées par une croissance cellulaire hors de
contrôle. Il existe plus de 100 types de cancer diérents.

Les cellules altérées se divisent de façon anarchique pour former des masses de tissulaires
appelés tumeurs (sauf dans le cas de leucémie où le cancer interdit le fonctionnement normal
du sang par une division cellulaire anormale dans le sang). Les tumeurs peuvent se développer
et interférer avec les systèmes digestif, nerveux et circulatoire, et elles peuvent libérer des
hormones qui altèrent la fonction du corps. Les tumeurs qui restent au même endroit et dont
la croissance est limitée sont généralement considérées bénignes.

Les tumeurs malignes (qui sont les plus dangereuses) ont deux critères :

• La cellule cancéreuse parvient à se déplacer dans tout le corps par le sang ou le système
lymphatique, détruisant le tissu sain dans un processus appelé invasion cellulaire.

• cette cellule parvient à se diviser et à se développer, faisant de nouveaux vaisseaux sanguins


pour se nourrir dans un processus appelé angiogenèse

Quand les cellules cancéreuses se propagent avec succès à d'autres parties du corps et se
développent, envahissants et détruisant d'autres tissus sains, la tumeur est dite métastasée.

Les cellules cancéreuses dièrent des cellules normales dont elles se sont développées. Une
diérence importante est que les cellules cancéreuses sont moins spécialisées que les cellules
normales. C'est-à-dire, alors que les cellules normales se développent en des types cellulaires
très distincts avec des fonctions spéciques, les cellules cancéreuses ne le font pas. C'est une
des raisons pour lesquelles, contrairement aux cellules normales, les cellules cancéreuses
continuent de se diviser sans s'arrêter.

En plus, les cellules cancéreuses sont capables d'ignorer les signaux qui indiquent
normalement aux cellules de cesser de se diviser ou qui commencent un processus connu sous
le nom de mort cellulaire programmée, ou apoptose, que le corps utilise pour se débarrasser
des cellules inutiles.

8
Le cancer est une maladie génétique, c'est-à-dire qu'il est causé par des changements de gènes
qui contrôlent le fonctionnement de nos cellules, en particulier leur croissance et leur division.

Ces changements génétiques peuvent être hérités. Ils peuvent également survenir au cours de
la vie d'une personne à la suite d'erreurs qui se produisent lorsque les cellules se divisent ou à
cause de dommages à l'ADN causés par certaines expositions environnementales. Les
expositions cancérigènes comprennent certains produits chimiques présents dans le tabac ainsi
que les rayonnements (ionisants ou UV)

Les cancers sont généralement nommés en se référant aux organes et tissus où ils se forment
(cancer pulmonaire, de la vessie ...etc ). Ils sont également décrits par le type de cellule qui les
a formés (tissu épithélial, nerveux ....etc).

Parmi les types de cancers les plus répandus, on trouve :

• Les carcinomes se formés à partir des cellules épithéliales (cellules qui couvrent les surfaces
internes et externes du corps). Il existe de nombreux types de cellules épithéliales, qui ont une
forme cylindrique ou cubique lorsqu'ils sont examinés au microscope. Parmi les types de
carcinomes, on trouve : les adénocarcinomes qui se développent aux dépens de l'épithélium
glandulaire, les carcinomes épidermoïdes se forment à partir des cellules squameuses de la
peau.

• Les sarcomes sont qui se forment dans les tissus osseux et moux, y compris les muscles, les
graisses, les vaisseaux sanguins, les vaisseaux lymphatiques et les tissus breux (comme les
tendons et les ligaments).

• Les lymphomes qui commencent à partir des lymphocytes (cellules T ou cellules B). Le
grade tumoral est la description d'une tumeur basée les anomalies des cellules tumorales sous
microscope. C'est un indicateur de la rapidité avec laquelle une tumeur est susceptible de
croître et de se propager.

Les diérents stades du cancer décrivent à quel point le cancer s'est développé et s'est propagé
au moment du diagnostic. La stadication se fait en utilisant le système TMN spécique à
chaque type de tumeur (T = tumeur, N = noeuds lymphatiques, M = métastases)

1.2 Curiethérapie et traitement des cancers


La radiothérapie est une discipline indispensable dans le traitement du cancer. L'objectif du
traitement a évolué au l des années, du traitement symptomatique à la guérison, en
préservant la fonction et la qualité de vie. Aujourd'hui, des progrès signicatifs dans la
technologie en radiothérapie et en imagerie médicale permettent de délivrer des rayonnements
ciblés avec précision, de plus en plus personnalisés au type et la forme des tumeurs.

Par dénition, la radiothérapie est l'ensemble des techniques de traitement des cancers par les
rayonnements ionisants. Le but étant la destruction des cellules cancéreuses d'une part et la
prévention des cellules saines de l'autre. Les sources d'irradiation peuvent êtres externes au
patient : on parle de radiothérapie externe, ou encore interne au patient : c'est la
curiethérapie.

9
Figure 1.1  Les diérents stades du cancer du Col Utérin

Parfois appelée brachytherapy (Mot en grec qui signie thérapie à courte distance), la
curiethérapie propose de placer une ou plusieurs sources radioactives à proximité du cancer
an de l'irradier. Cette méthode a l'avantage de cibler précisément la zone à traiter de sorte à
minimiser l'eet sur les tissus environnants. Aussi si le patient bouge ou s'il y a quelque
mouvement de la tumeur dans le corps pendant le traitement, les sources de rayonnement
conservent leur position correcte par rapport à la tumeur. Grâce à son action ciblée, les eets
secondaires qui apparaissent après l'irradiation sont limités. La capacité de la curiethérapie à
administrer des doses de rayonnement élevées dans une courte période fait que les patients
peuvent compléter le traitement en quelques jours plutôt que des semaines nécessaires en
radiothérapie externe. Selon l'indication, La curiethérapie peut être utilisée seule ou en
complément d'une chirurgie ou d'une radiothérapie externe.

Les cas les plus appropriés pour la curiethérapie sont les cancers généralement classés dans
des catégories histologiques de faible grade avec un faible risque de propagation régionale et
métastatique, c'est traitement de référence pour plusieurs types de cancers, parmi d'autres :
Col utérin, prostate, la peau sein. Et dans ans un service de radiothérapie, environ 10 à 20
(référence AIEA) de tous les patients sont traité par curiethérapie.

Radiothérapie externe Curiethérapie

Source Eloignée du patient Au contact ou dans le patient

Volume irradié Grand Limité

Fractions Multiples 1 ou 2

Durée Plusieurs semaines 2 à 7 jours

Dose dans le volume Homogène Hétérogène

Table 1.1  Diérences entre la radiothérapie externe et la curithérapie

10
1.3 Types de curiethérapie
Selon la position du radioélément par rapport à la tumeur à traiter, on parle de curiethérapie
interstitielle lorsque La source radioactive est placée à l'intérieur du tissu à irradier selon des
règles d'implantation prévisionnelles (système de Paris). La plésiocuriethérapie ou
curiethérapie de contact désigne que la source est introduite dans une cavité naturelle, au
contact du tissu à irradier, Ce type de curiethérapie se divise en curiethérapie endocavitaire et
en curiethérapie endoluminale.
Selon le débit de dose, la curiethérapie est dénit par le rapport entre la dose délivrée et la
durée pendant laquelle les sources radioactives sont à l'intérieur du malade. Trois types de
curiethérapie ont été dénis dans le rapport 38 de la Commission internationale des unités et
des mesures ICRU :

• La curiethérapie de haut débit : plus de 12 Gy/h

• La curiethérapie de moyen débit : 2 à 12 Gy/h

• La curiethérapie de faible débit : 0,33 à 0,5 Gy/h

Une classication peut aussi se faire en considérant la durée du traitement, une


implantation permanente est lorsque la dose est délivrée pendant toute la durée de vie de
la source jusqu'à la désintégration complète alors qu'une implantation temporaire désigne
que la dose est délivré dans une courte période de temps et les sources sont retirées après que
la dose prescrite a été atteinte.

1.4 Curiethérapie HDR à l'iridium 192


Bien que l'EBR de la curiethérapie HDR soit généralement inférieure aux à LDR, cette
technique ore certains avantages. Par exemple, l'utilisation d'un projecteur de source à
distance réduit l'exposition au personnel médical. Il y a aussi un plus haut degré de liberté
dans la planication du traitement ; les positions de repos et les temps d ?arrêt peuvent être
optimisés pour améliorer le gain thérapeutique. En outre, le mouvement minimal de
l'applicateur ou du tissu environnant pendant la séance de traitement de quelques minutes
réduit les erreurs de dose provoquées par les décalages géométriques.

Figure 1.2  Projecteur de Source dédié pour la curithérapie HDR

11
Une source 192-Ir encapsulée, d'environ 0.6mm de diamètre et de 3.5 mm de longueur, est
xée à une extrémité d'un câble et logée à l'intérieur d'un core blindé. L'activité nominale de
la source est de 370 GBq. Le projecteur de source est contrôlé à partir de la console de
commande. Les tubes de transfert sont connectés entre les cathéters implantés et le
projecteur. Avant le début du traitement, il y a un passage d'un câble de vérication pour
s'assurer que tous les raccordements de tube de transfert et de cathéter sont bien attachés et
qu'il n'y a aucune obstruction pendant le transit de la source. La source se déplace pas à pas
à travers les cathéters un par un, en s'arrêtant à chaque position de repos préprogrammée
pendant une durée spécique. Pendant le traitement, le patient est seul dans la blindée et
surveillé par un système vidéo et interphone.

Figure 1.3  L'applicateur Freiburg et son application sur la peau du pied

1.5 Eet biologique


Les rayonnements agissent directement sur les cibles cellulaires comme l'ADN. Les atomes de
ces cibles sont directement ionisés ou excités par le rayonnement lui-même, induisant la chaîne
d'évènements qui conduit aux eets biologiques.
Les radiations peuvent interagir avec d'autres atomes ou molécules dans la cellule pour
produire des radicaux libres, qui sont capables de diuser assez loin pour atteindre et
endommager les cibles cellulaires majeures. Un radical libre est un atome ou une molécule
portant un électron célibataire, non apparié, très instable, qui va tenter de s'associer avec
d'autres atomes. C'est la raison pour laquelle ces radicaux sont très réactifs. L'essentiel de la
cellule (80%) étant constitué d'eau, les radicaux libres induits par les radiations ionisantes
sont surtout produits lors de la dégradation de la molécule d'eau. Ce processus (radiolyse de
l'eau) génère des radicaux libres oxygénés (ROS), puissants oxydants qui attaquent les
macromolécules de la cellule comme l'ADN et sont ainsi responsables de l'action indirecte des
radiations ionisantes.
L'eet biologique en curiethérapie dépend de plusieurs paramètres :

Le Transfert d'énergie linéique (TEL)


En radiobiologie, l'eet d'un rayonnement donné ou qualité de rayonnement peut être décrite
par le transfert d'énergie linéaire (TEL). Par dénition, le TEL est l'énergie transférée par
une particule ionisante traversant la matière, par unité de distance parcourue (exprimé en
−1
keV.µm ).
dE
T.L.E = (1.1)
dX
Il permet de tenir en compte donc le pouvoir d'ionisation du rayonnement, c'est le concept
utilisé pour calculé la dose équivalente qui relativise la gravité, pour une même dose, des
dégâts dans les tissus vivants La qualité d'un rayonnement est classée comme faible TEL pour
les sources utilisé en curiethérapie. Le TEL augmente avec la diminution de l'énergie des

12
photons émis par la source radioactive. Plus le TEL d'un rayonnement est élevé, plus la
densité linéique d'ionisation augmente et plus de cellules seront tuées.

L'eet oxygène
L'oxygène augmente la sensibilité des cellules aux rayonnements ionisants. Cet eet d'oxygène
est établi par l'OER  oxygen enhancement ratio  qu'est déni comme le rapport de la dose
administrée en hypoxie (c.-à-d. cellules privé d'oxygène) à la dose délivrée dans les conditions
d'oxygénation pour produire le même eet biologique.

En curiethérapie à haut débit de dose (HDR), L'OER est d'environ 3 pour la plupart des
cellules, alors qu'elle est de 2 en LDR. Ceci est expliqué par le fait qu'en curiethérapie a haut
débit de dose (dose fractionnée), les cellules en hypoxie auront le temps de se rapprochée de la
vascularisation sanguine, d'être oxygénés et donc d'être plus radiosensible.

L'ecacité biologique relative (EBR)


Pour évaluer les eets biologiques d'un type de rayonnement par rapport à un autre, la notion
d'ecacité biologique relative (EBR) a été introduite. L'ecacité biologique relative (EBR)
pour un type de rayonnement donné est dénie comme la dose relative qui donne le même
eet biologique que celui induit par un rayonnement de référence (souvent rayons X de 250
KVp). Cette quantité sans dimension dépend également de facteurs tels que la dose, le débit
de dose et le fractionnement.

Le gain thérapeutique est optimal lorsque l'EBR pour les cellules tumorales est élevée tandis
que l'EBR pour les tissus environnants est maintenue basse. Des complications tissulaires
normales peuvent être plus susceptibles de se produire pour la curiethérapie HDR parce que le
traitement est habituellement administré en quelques minutes et qu'il n'y a pas susamment
de temps pour que le tissu normal subisse une réparation. D'autre part, une durée de
traitement plus courte donne aux cellules tumorales moins de temps pour se repeupler. Il est
donc important d'utiliser un schéma de fractionnement approprié et de limiter la dose aux
organes critiques pour la curiethérapie HDR.

13
Chapitre 2
Dosimétrie en curiethérapie

2.1 Mécanismes d'interaction rayonnement-matière :


Les interactions des photons pour les énergies de la source 192Ir incluent l'eet
photoélectrique, diusion Compton et diusion Rayleigh.
La production de paires, nécessite une énergie seuil de 1,02 MeV, elle peut être donc négligée.

2.1.1 Eet photoélectrique :


Il s'agit de l'absorption d' un photon d' énergie hν qui traverse la matiere par un atome et de
l' éjection d ?un électron liée appelé photoélectron (gure : 2.1).
Cet eet ne peut avoir lieu que si l' énergie du photon incident est plus grande que l' énergie
de liaison de l' électron.

Le photoélectron en mouvement perd son énergie par phénomène d' ionisation du milieu.

Figure 2.1  Illustration de l'et photoélectrique

2.1.2 Eet Compton


On parle d' eet Compton (gure : 2.2) lorsqu' un photon est diusé par un électron d' une
couche externe de l' atome (électron quasi libre) auquel il cède une partie de son énergie.

Pour des photons de faible énergie (inférieur à 0,5 MeV), la partie la plus grande est emportée
par le photon (diusion), au contraire des photons d'énergie plus élevée où l' électron

14
Compton emporte la partie la plus importante de l' énergie incidente.

Figure 2.2  Illustration de l'et Compton

2.1.3 Eet Rayleigh


Ce type d' interaction met en jeu un photon de faible énergie qui entre en interaction avec le
nuage électronique d' un atome du milieu, il apparait lorsque la longueur d' onde du
rayonnement est susamment faible, l' atome absorbe donc le photon puis le réémet dans une
autre direction. L' énergie du photon est inchangée.

2.2 Gradeurs dosimétriques de base


2.2.1 Energie radiante
C'est l' énergie (R) totale des particules (à l' exclusion des énergies au repos) émise, transférée
ou reçue.

Z
dN
R= E × E × dE (2.1)
dE

2.2.2 Fluence et débit de uence


La uence d'un faisceau de photons Φ est dénie comme étant le quotient de dN par da, où
dN est le nombre de photons entrant en collision dans une sphère innitésimale de section
transversale da :

dN
Φ= (2.2)
da
Le débit de uence φ représente le nombre de particules traversant une sphère élémentaire de
section transversale da pendant un intervalle de temps dt.

dΦ d2 N
φ= = (2.3)
dt dt × da

15
2.2.3 Fluence énergétique et débit de uence énergétique
La uence énergétique des photons Ψ est dénie comme le quotient de dR par da. dR
représente l'énergie radiante des photons entrants dans une sphère élémentaire de section
diamétrale da.
dR
Ψ= (2.4)
da
Le débit de uence énergétique est donné par la formule :

dΨ d2 R
ψ= = (2.5)
dt dt × da

2.2.4 Coecients d'atténuation :


Lorsqu'un faisceau de rayons x traverse la matière, son intensité I0 est atténuée selon cette
équation :

I = I0 × e−(µx) (2.6)

Où µ est le coecient datténuation linéaire qui représente la probabilité d'interaction par


unité de longueur dans le milieu.
On peut ainsi dénir un coecient de transfert en énergie µtr et un coecient d'absorption
µen :

µtr µ × Etr
= (2.7)
ρ ρ × hµ
Par conséquence
µen µ × Een
= (2.8)
ρ ρ × hµ
Etr est l'énergie moyenne transférée aux électrons secondaires lors de l`interaction avec la
matière, Een est l'énergie moyenne déposée.
Le coecient d'absorption pour un faisceau poly-énergétique est une grandeur moyenne
pondérée :

Z Emax
µen 1 µen
( )=( ) Ψ(E) (E)dE (2.9)
ρ ψ 0 ρ
De la même manière on peut dénir Le coecient de transfert en énergie pour le faisceau
poly-énergétique.

Les deux coecients sont liés par la fraction radiative g, qui est la fraction de l'énergie des
électrons secondaires perdus par émission bremsstrahlung :

µen µtr
= (1 − g) (2.10)
ρ ρ
Pour les énergies jusqu'à 1 MeV, g tend vers 0 dans le tissu équivalent à l'eau et donc les deux
coecients sont égaux.

16
2.2.5 Kerma et dose absorbée
Le Kerma (kinetic energy released per unit mass) est déni comme l'énergie moyenne (dEtr )
transférée par des particules non chargées aux électrons secondaires d'un milieu de masse dm :

Z Emax
dEtr µen µen
K= = ΨE (E) (E)dE = Ψ (2.11)
dm 0 ρ ρ
La dose absorbée est l'énergie moyenne communiquée par le rayonnement ionisant (dEen) à
un volume de matière de masse dm.

dEen
D= (2.12)
dm
La dose absorbée est égale au kerma lorsque l'équilibre électronique est atteint. En
curiethérapie, l'équilibre électronique est considéré atteint car les électrons secondaires ont des
portées courtes n'excédant pas 1 mm pour des énergies allant jusqu'à 1 MeV.

2.3 Formalisme bidimensionnel de calcul de dose TG-43


La dosimétrie en curiethérapie fait référence à la méthodologie de calcul du débit de dose en
un point spécique à une distance donnée d'une source radioactive. Ceci permet de calculer la
distribution de dose dans un espace 3-D autour de la source. En fait, toutes les sources
utilisées actuellement en curiethérapie ont une géométrie cylindrique et sont construit d'une
manière à avoir assumé une symétrie cylindrique de la distribution de la dose par rapport à
leur axe longitudinal, le calcul peut se faire donc sur un espace 2-D et en déduire ensuite la
distribution de dose dans tout le volume Basé sur le modèle de calcul proposé par le Groupe
de travail N 43 du comité de radiothérapie de l'AAPM en 1995, le formalisme de calcul de dose
en curiethérapie TG-43 a été adopté par les instances internationales comme un modèle validé
utilisé en pratique clinique et implémenté dans les logiciels de planication de traitement.

Contrairement à d'autres méthodes, ce formalisme introduit et utilise les constantes de débit


de dose et plusieurs autres paramètres dosimétriques qui dépendent de la conception de la
source. C'est un formalisme cohérent, simple à mettre en oeuvre, et basé sur un petit nombre
de paramètres qui peuvent être extraits des calculs Monte Carlo, ou à partir de mesures dans
un milieu équivalent à l'eau.

Le but du Protocol dosimétrique TG-43 est de dénir un formalisme exprimé sous forme
d'une équation mathématique, et permettant ainsi le calcul des distributions de dose et du
débit de dose autour des sources radioactives utilisées en routine clinique.

Le calcul de la dose autour d'une source encapsulée de curiethérapie adopté par l'AAPM se
présente comme suit :

GL (r, θ)
Ḋ(r; θ) = SK Λ gL (r)F (r, θ) (2.13)
GL (r0 , θ0 )
avec
• r : la distance radiale du centre de la source
• θ : est l'angle polaire
• Sk : est la puissance du Kerma dans l'air en U, 1 U = 1 µGy.cm2 .h−1
• Λ : est la constante du débit de dose dans l'eau, exprimée en cGy.h−1 .U −1

17
Figure 2.3  représentation dans l'espace 2D de la source cylindrique

• G(r,θ ) : est la fonction géométrique à une distance radiale r et un angle polaire θ.


C'est paramètre sans unité.
• G (r0,θ 0) : est la fonction de géométrique radiale au point de référence (r0,θ 0), r0 =
1cm et θ0 = 90)
• g(r) : est la fonction radiale de dose
• F(r,θ ) : est la fonction d'anisotropie

2.3.1 Le Kerma de référence


Le TG-43 dénitLe Kerma de référence dans l'air (air-kerma strength) Sk , comme étant
2
le débit de Kerma dans l'air, Kδ (d), multiplié par le carré de la distance d , c'est-à-dire
la somme des énergies cinétiques de toutes les particules chargées libérées dans l'air par
les photons incidents, par unité de masse d'air et par unité de temps, multipliée par le
2
carré de cette distance, d . Cette grandeur est mesurée dans le vide à une distance de 1
m du centre de la source radioactive. L'indice δ désigne une coupure d'énergie destinée à
exclure les photons de contamination à faible énergie qui augmenteraient le débit de
kerma dans l'air sans contribuer de manière signicative à la dose dans les tissus.

SK = Kδ (d).d2 (2.14)

L'expression dans le vide signie que les mesures doivent être corrigées par
l'atténuation et la diusion des photons dans l'air et tout autre milieu interposé entre la
source et le détecteur, ainsi que la diusion des photons des objets proches incluant les
murs, les planchers et les plafonds.
Ces mesures de la puissance du kerma pour une source donnée ne sont eectuées que
dans des laboratoires primaires de normalisation.

2.3.2 La constante du débit de dose


La constantedu débit de dose (dose rate constante) est dénit comme étant le débit de
dose dans l'eau au point de référence, c'est-à-dire a une distance r0 = 1cm sur l ?axe
transversale (θ = 90), divisée par unité de puissance de kerma :

Ḋ(r0 , θ0 )
Λ= (2.15)
SK
Ce paramètre dépend du type du radionucléide et du model de la source,et est inuencée
par la géométrie de la source (la partie radioactive et l ?encapsulation).

18
Il peut être estimée expérimentalement en mesurant le débit de dose à l'eau Ḋ=(r0 ,θ0 )
dans de l'eau ou dans un milieu équivalent d'eau en utilisant une source étalonnée (avec
une puissance du kerma Sk donnée). Alternativement, il peut être calculé en utilisant les
techniques de simulation MC pour une géométrie de source donnée.

2.3.3 La fonction géométrique :


La fonction G(r,θ0 ) est la fonction géométrique chargée de prendre en compte la
distribution spatiale de la radioactivité dans la source. En fait, dans le cas d' une source
ponctuelle, le débit de kerma (ou le débit de dose) dans l'air à une distance r est
inversement proportionnel au carré de la distance :

r0 2
K = K.( ) (2.16)
r
Dans le cas d' une source non ponctuelle, cette formule n'est plus adaptée pour décrire
l'eet de la distance sur la dose, l'inuence de la dimension de la source radioactive doit
être prise en considération.

Figure 2.4  représentation dans l'espace 3D de la source cylindrique


Lorsqu'on a une source radioactive S de forme cylindrique, de volume Vs et un point
d'intérêt P (le milieu considéré est le vide). On peut subdiviser le volume Vs en petits
éléments dV'. Ces derniers peuvent être considérés comme des sources ponctuelles et,
ainsi, une loi de l' inverse carré pour chacun de ces éléments peut être appliquée.

Le débit de kerma dans l' air au point P = P(~


r) (gure : 2.4) peut être calculé en
intégrant la contribution du débit kerma des volumes élémentaires dV' sur tout le
volume Vs . ( ρ(r') étant la densité de radioactivité au point r') :

L'expression de la fonction géométrique est donnée par :

19
En considerant que la radioactivité est distribuée le long d'une ligne de longueur L, on
aura :

avec
•β = θ2  θ1 : est l'angle en radian formée par le point d'intérêt et les deux extrémités
de lasource (gure . . . .)
• L : longueur de la source radioactive.

2.3.4 La fonction radiale de dose


La fonction de dose radiale, gL (r), prend en compte la variation de la dose sur l'axe
transversal qui est due à la diusion et à l'atténuation des photons par le milieu (l'eau)
ainsi que l'auto-absorption du faisceau par l'encapsulation et par la source radioactive
elle-même.

gL (r) est déni par :

Ḋ(r, θ0 GL (r0 , θ0 )
gL (r) = (2.17)
Ḋ(r0 , θ0 ) GL (r, θ0 )
Elle est égale à 1 à une distance r0 = 1 cm.

La fonction radiale peut être approchée par la fonction polynomiale suivante :

gL (r) = a0 + a1 r + a2 r2 + a3 r3 + a4 r4 + a5 r5 (2.18)

20
2.3.5 La fonction d'anisotropie
La fonction d'anisotropie est donnée par la formule suivante :

Ḋ(r, θ0 GL (r, θ0 )
F (r, θ) = (2.19)
Ḋ(r, θ0 ) GL (r, θ)
Elle décrit la variation du débit de dose en fonction de l'angle polaire ou la dépendance
angulaire par rapport à l'axe transverse.
Elle représente donc l'inuence de l'encapsulation et du milieu atténuant (l'eau) a une

distance r lorsqu'on passe de l'axe transverse ( θ0 = 90 ) à l'angle θ ou se situe le point
d'intérêt.
La fonction d'anisotropie a les caractéristiques suivantes :
• F (r,θ) = 1 lorsque θ = 90◦
• Diminue typiquement lorsque r diminue. (θ constant)
• Diminue lorsqueθ approche 0◦ ou 180◦ . (r constant)
• Diminue lorsque l'épaisseur de l'encapsulation augmente.
• Diminue lorsque l'énergie des photons diminue.
La gure [2.5] est une représentation schématique de la procédure de calcul du débit de
dose Ḋ(r, θ) en un point d'intérêt P(r, θ) autour d'une source avec une symétrie
cylindrique suivant le formalisme du TG-43. On connaissant le débit de dose au point de
référence Ḋ(Sk , θ0) = Sk × λ, le calcul se fait en est deux étapes :
Etape 1 : le débit de dose le long de l'axe y (l'axe transversal,θ = θ0 = 90◦ ) à une
distance d'intérêt r, Ḋ(r, θ0 ), est calculé a partir de Ḋ(r0 , θ0 ) en appliquant la fonction
radial de dose et en corrigeant par la loi de l'inverse carré de la distance ( fonction
géométrique dans le cas d'une source linéaire GL (r, θ)), pour passer du point r0 à r pour

la même angle θ0 = 90 (angle de référence).
Etape 2 : le débit de dose au point d'intérêt Ḋ(r, θ) est calculé à partir du débit de
dose à (r, θ0 ), Ḋ(r, θ0 ), ceci en appliquant la fonction d'anisotropie F(r, θ0 ) et en
corrigeant encore par la fonction géométrique pour passer de l'angle polaire θ0 = 90◦ à
l'angle d'intérêt θ située à une distance donnée r.

Figure 2.5  Représentation des étapes du formalisme TG-43

21
Chapitre 3
Simulations Monte-Carlo : une alternative
pour améliorer la précision du calcul de
doses
Les méthodes de Monte-Carlo sont des méthodes statistiques basées sur le tirage de
nombres pseudo-aléatoires suivant des lois de probabilité ou de fonctions de densité de
probabilité qui décrivent des processus naturels, biologiques ou bien physiques. Les
méthodes de Monte-Carlo ont été inventées par John Von Neumann et Stanislaw Ulam
[Okten, 1999].

3.1 Modélisation et simulation du transport des


particules
Les lois régissant les diverses interactions élémentaires des électrons et des photons avec
la matière sont bien connues. Mais il est souvent dicile d'évaluer les eets résultants
d'un grand nombre d'interactions successives. Pour cela, il existe deux catégories de
méthodes : les méthodes déterministes et les méthodes statistiques.

3.1.1 Méthode déterministe


Des équations théoriques de transfert sont utilisées pour modéliser le transport des
particules dans la matière (équation de Boltzmann pour les photons et équation de
Lewis pour les électrons). La résolution de ses équations caractérise la valeur du champ
d'irradiation par une fonction de densité des particules en un point donné de l'espace et
à tout instant, en fonction de l'énergie, de l'angle et du type de la particule incidente.
Cependant, la complexité des systèmes étudiés rend très rapidement ces méthodes
déterministes lourdes à mettre en ouvre.

3.1.2 Méthode statistique de Monte-Carlo


Les méthodes dites de Monte-Carlo se basent sur une modélisation microscopique
aboutissant à une simulation en 3 dimensions : on ne parle plus de fonction de
distribution mais de probabilité d'occurrence de chaque interaction (appelée aussi
événement). Les trajectoires des particules sont simulées individuellement à partir d'une
série de nombres aléatoires et de sections ecaces chargées de reproduire le phénomène
physique. La solution est tirée de la moyenne statistique des grandeurs obtenues à partir

22
de la simulation d'un grand nombre de particules primaires (appelées "histoires"). Pour
simuler les histoires des particules, il est nécessaire de posséder un modèle de diusion
constitué principalement d'un ensemble de sections ecaces diérentielles qui
déterminent les distributions de probabilité des variables aléatoires représentant une
trajectoire :
• le libre parcours moyen entre deux événements
• le type d'interaction
• l'énergie perdue et la déexion angulaire subie au cours de l'interaction
Une fois que ces distributions de probabilité sont connues, les histoires peuvent être
générées en utilisant des méthodes d'échantillonnage adaptées [Mazurier, 1999]. Après la
simulation d'un grand nombre d'histoires, l'information voulue est tirée de la moyenne
statistique des grandeurs obtenues, aectées d'incertitudes statistiques. La gure (30)
illustre ce principe.

Figure 3.1  Schéma de principe des méthodes de Monte-Carlo

3.2 Utilisations et applications des simulations


Monte-Carlo
Dans le domaine de la physique médicale aussi bien dans les applications dosimétriques
de radiothérapie/curiethérapie qu'en médecine nucléaire, plusieurs logiciels de simulation
basés sur la méthode de Monte-Carlo ont été développés le plus souvent dans le cadre
des collaborations entre physiciens médicaux et informaticiens. Certains de ces logiciels
sont ouverts au public et peuvent être utilisés gratuitement. [Andreo, 1991 ; Zaidi, 1999 ;
Buvat, 2002].

3.2.1 Les codes génériques


Se sont généralement des codes développés pour la physique des hautes énergies et la
dosimétrie. Nous allons voir ici les principaux codes qui sont utilisés pour les
applications dosimétriques et qui nous ont servi pour valider nos résultats.
• EGS (Electron Gamma Shower)
• MCNP (Monte-Carlo Neutron Photon)
• PENELOPE Le code de Monte-Carlo PENELOPE, acronyme de "Penetration and
Energy Loss of Positrons and Electrons"
• GEANT (GEometry ANd Tracking) a été développé par la communauté de physique
des hautes énergies au CERN(Centre Europeen pour la Recherche Nucleaire) depuis
plus de 25 ans et existe actuellement en deux versions : GEANT3 et GEANT4.

23
GEANT3 : codé en Fortran 77, a été utilisé pendant de très nombreuses années par
les physiciens des hautes énergies à travers le monde, et n'a cessé d'être amélioré grâce à
l'interaction des utilisateurs avec les équipes de développement. GEANT3 est
actuellement considéré comme un standard en physique des hautes énergies et a déjà été
utilisé en physique médicale [Tsang et al., 1995 ; Rogers et al., 1999 ; Porras et al., 2002 ;
Berthot et al., 2000 ; Michel et al., 1991]. Le développement de GEANT3 a cependant été
gelé en 1993 car la structure même du code rendait complexe la modication ou l'ajout
de nouveaux composants et ne répondait plus aux besoins des nouvelles expériences de
physiques des particules et physique nucléaire. Une nouvelle version du code.
GEANT4 :basée sur les nouvelles technologies orientées objet et codée en C++, a
été développée par le CERN et est disponible depuis 1998. Ces codes présentent
l'avantage d'être utilisés par une large communauté de physiciens, qui participent à leur
évolution en rapportant les anomalies de fonctionnement constatées et en fournissant
des données expérimentales permettant d'améliorer les modèles. Ils sont régulièrement
améliorés, mis à jour et bénécient pour la plupart, d'une très bonne documentation
avec un support utilisateur et des formations continues. Ces codes de simulation
contiennent de nombreux modèles physiques, ceci pour de nombreuses particules et sur
une large gamme d'énergie, ce qui les rend complexes à utiliser pour des applications
spéciques puisque seuls quelques modèles physiques parmi la multitude de modèles
disponibles sont utiles. C'est pourquoi d'autres codes de simulation, plus spéciques aux
applications et facile d'utilisation, ont été développés [Ljunberg, 1998].

3.2.2 Les codes spéciques


La plupart de ces codes ont été développés pour répondre aux besoins spéciques de
l'imagerie médicale nucléaire soit en SPECT (Single Photon Emission Computed
Tomography) (SIMIND, SimSPECT dérivé de MCNP, MCMATV) ; soit en PET
(Photon Emission Tomography) (PETSIM, Eidolon, PET-EGS, SORTEO, GePEToS)
ou encore les deux (SimSET, GATE). La plupart de ces codes sont focalisés sur la
physique électromagnétique et présentent des atouts leurs permettant d'être ecace
dans les applications dosimétriques également. Ils sont adaptés à la modélisation de
géométries plus ou moins complexes et sont faciles d'utilisation.
Le code GATE (Geant4 Application for Tomographic Emission), [Jan S. et Morel C.,
2004 ; Jan S. et al., 2005] que nous décrirons par la suite et qui fait l'objet de cette
thèse, est un outil bénéciant des avantages à la fois des codes génériques et spéciques.
Il repose sur le code Geant4 et permet une modélisation précise des interactions des
rayonnements avec la matière avec une facilité d'utilisation. Depuis novembre 2003,
l'équipe PCSV du LPC de Clermont-Ferrand explore l'utilisation de GATE pour une
meilleure planication des traitements en radiothérapie et curiethérapie. Compte tenu
de son usage facile et reposant surtout sur la physique de GEANT4, GATE se présente
aujourd'hui comme un outil pouvant simulé des dépôts de doses issus de sources
radioactives ou encore de faisceaux de particules utilisés en radiothérapie. Plusieurs
études ont été menées pour valider GATE dans son application à la dosimétrie.

3.3 La plate-forme de simulation Monte-Carlo GATE


3.3.1 Architecture et fonctionnalités de base
GATE est un outil qui s'appuie sur de nombreuses potentialités oertes par GEANT4
(ensemble complet de modèles physiques validés, description de géométries complexes,

24
génération et suivi des particules, visualisation des volumes et des trajectoires des
particules), auxquels ont été adjoints des modules spéciques dédiés aux besoins des
applications en médecine nucléaire dont une première version à été rendue publique en
mai 2004 [Jan et al., 2004]. La plate-forme est actuellement composée de plus de 200
classes C++ constituant un ensemble (modulaire et orienté objet) de composants pour
les applications SPECT, PET et dosimétriques.

Par-dessus les librairies de GEANT4 qui constituent la base de GATE (voir gure 2.7),
nous avons des classes dénissant des mécanismes propres comme la gestion du temps,
de la géométrie, des sources et du traitement des événements de la simulation (hits).
Ceci inclut la construction, le positionnement, la réplication et le mouvement des
volumes ainsi que la prise en charge de la décroissance radioactive de sources multiples.
Certaines classes de base sont directement dérivées de classes de GEANT4 tandis que
d'autres dénissent des hiérarchies de nouvelles classes et des collaborations de classes.
Le logiciel GATE est structuré de telle manière qu'une couche d'application implémente
les classes concrètes dérivées des classes de la couche de base. Ce sont par exemples les
classes permettant la construction de volumes de forme spécique (boite, sphère) ou des
opérations sur volumes (rotation, translation), ou bien des classes assurant le traitement
des événements (modèles de résolution en énergie...). Ainsi, les utilisateurs peuvent
étendre les fonctionnalités de GATE en développant de nouvelles classes à l'intérieur de
cette couche d'application.

Figure 3.2  Structure de la plate-forme de simulation MC GATE

L'utilisation de GATE est donc facilitée par un langage de script qui évite de
programmer entièrement en C++ une expérience. Pour dénir une expérience de
simulation avec GATE, l'utilisateur doit simplement écrire une macro dénissant tous
les paramètres de la simulation et le contrôle de cette dernière à l'aide de lignes de
commandes ou scripts simples

25
Dénition d'une géométrie Une géométrie est dénie dans GATE en imbriquant
des volumes les uns dans les autres à partir d'un volume initial appelé "world" qui est
par défaut un cube de 50 cm de coté mais qui peut être modié à l'aide de commandes
spéciques, par contre il ne peut subir aucun mouvement (translation ou rotation). Tous
les autres volumes seront créés à l'intérieur du volume initial en dénissant leurs types,
leurs dimensions ainsi que les matériaux qui les composent. Ils peuvent être positionnés
par les mouvements de rotation de translation ou de réplication avec des scripts bien
spéciques pour chaque action. La combinaison de plusieurs lignes de commandes
(scripts) avec diverses options permettent donc à l'utilisateur de construire de façon
relativement exible une expérience avec des géométries très diérentes.

Création et gestion des sources Pour utiliser une source dans une simulation avec
GATE, nous avons besoin de dénir les propriétés de la distribution d'activité de
celle-ci. Cette description de la source est faite grâce au module spécique GPSM
(General Particle Source Module) développé par DERA [Truscott et al., 1999] et adapté
dans GATE. Il permet entre autres de gérer des sources multiples, de spécier leurs
caractéristiques (volume d'émission, énergie, activité initiale,...) via un langage de
commandes basé sur des scripts.

Choix des processus physiques dans GATE Dans GATE, l'utilisateur a le choix
d'activer ou de désactiver les diérents processus d'interaction particules. Deux modèles
électromagnétiques issus de GEANT4 sont disponibles également : le modèle "low
energy" pour les basses énergies entre 250 eV et 10 keV et le modèle "standard" pour les
énergies au dessus de 10 keV jusqu'à 250 GeV. Par défaut pour les électrons seulement le
modèle Standard est disponible alors que pour les photons on a le choix entre les deux
modèles. Le modèle "Penelope" disponible dans GEANT4 n'est pas encore implémenté
dans GATE. L'activation et la désactivation se font respectivement à l'aide des
commandes active/ inactive (voir exemple ci-dessous). GATE permet aussi de contrôler
les coupures en énergie et en parcours des particules primaires et secondaires générées
an d'assurer un suivi des particules très précis particulièrement important en
dosimétrie. Ces coupures (cuts) sont des seuils au-dessous desquels les particules ne sont
plus suivies. Plus les coupures xées sont petites, plus la simulation sera précise mais
plus elle durera en temps de calcul.


/* COUPURES */

/gate/physics/setXRayCut 100. keV

/gate/physics/setElectronCut 1. mm

/gate/physics/setDeltaRayCut 1. MeV


Lorsque la coupure pour les particules gamma "XRayCut" est xée à 100 KeV par
exemple, la particule sera suivie jusqu'à ce que son énergie atteigne 100 KeV ; à ce
niveau toute l'énergie du gamma sera déposée. Dans l'exemple de la gure 32, quatre
interactions seulement seront prises en compte. Chaque interaction sera identiée par sa
position (PosX, PosY, PosZ) et l'énergie déposée (edep).

La coupure pour les électrons primaires se xe en distance, la distance étant directement
liée au dépôt d'énergie par la relation dE/dx. Selon la gure 32 (b), Si le "ElectronCut"
est xé à 1 mm, la particule est suivie par pas de 1 mm.

26
Figure 3.3  Dénition des coupures pour le suivi des particules dans GATE

3.3.2 Fonctionnalités dédiées à la physique médicale


Par rapport aux autres codes Monte-Carlo utilisés en physique médicale, la plate-forme
de simulation Monte-Carlo GATE apporte la exibilité de GEANT4 en matière de
paramétrisation de la géométrie et des processus physiques tout en cachant la
complexité du code. Elle possède aussi plusieurs fonctionnalités bien spéciques.

Les systèmes dans GATE : stockage des données de la simulation


Les géométries créées dans GATE ne sont qu'un assemblage plus ou moins complexe de
volumes ou de sous-volumes géométriques possédant certaines propriétés (comme le
matériau par exemple). La fonctionnalité associée à ces géométries n'est pas explicitée.
Les géométries constituant le détecteur ne sont donc pas connues au préalable.
Lorsqu'on dénit une expérience dans GATE, la première partie consiste à dénir tous
les volumes ou géométries que nécessite cette expérience. La deuxième partie consiste
ensuite à donner des rôles à ces diérents volumes à l'aide des systèmes prédénis dans
la plate-forme GATE.
La plupart de ces fonctionnalités existantes dans GATE ont été prévues pour les
simulations de médecine nucléaire (validation de système d'imagerie pour petit animal
PET et de SPECT etc..). La création et la dénition des géométries (forme, dimensions,
matériel assigné, mouvement des volumes...) sont très faciles grâce aux lignes de
commandes et aux systèmes prédénis de GATE. Ces systèmes dénissent une
géométrie du détecteur avec une description hiérarchique (composants organisés dans
une structure de niveaux) des appareils (tomographe) et permettent d'assigner
automatiquement aux volumes de la géométrie une fonction précise (voir gure 33 (a)).
Un des avantages avec les systèmes est de diérencier chaque volume dans la géométrie
et d'assigner à chacun une fonction bien précise. Cella permet donc d'avoir des modes de
sorties spéciques pour chaque types d'applications. Les systèmes disponibles
actuellement dans GATE sont :
1. SCANNER : modèle générale
2. Cylindrical1 : modélisation de TEP
3. SPECThead : modélisation de gamma-camera en mode tomographique.
Pour créer une géométrie spécique comme par exemple une source de curiethérapie
avec grain d'iode qui peut avoir des extrémités arrondies de chaque côté, nous avons
utilisé une combinaison de volumes de formes cylindriques et sphériques en jouant
également sur le positionnement de telle manière que les volumes ne se chevauchent pas
entre eux. GATE n'intègre pas les fonctionnalités de GEANT4 pour dénir et créer des
volumes à partir des opérations booléennes permettant la création d'un nouveau volume

27
par l'association de deux autres en décrivant leurs frontières , ni le BREPS (Boundary
Represented Solids) de GEANT4, Il donne juste la possibilité de créer des volumes ou
une combinaison de volumes et de dénir ainsi la plupart des géométries complexes pour
les applications dosimétriques en radiothérapie externe ou en curiethérapie.
Dans le cas de nos études dosimétriques, nous utilisons le système standard de GATE
"SCANNER" (gure 33 (b)) dans lequel, cinq composants égaux sont associés. Les
informations relatives aux événements (interactions) ayant eu lieu dans un certain
volume d'intérêt ne sont sauvegardées que si ce volume est déclaré comme volume
sensible (plusieurs volumes peuvent être déclarés sensibles). Les interactions ayant lieu
dans les volumes sensibles sont appelées "hits" et sont enregistrées dans une structure
hiérarchique. Pour chaque événement, un certain nombre d'informations comme la
position l'énergie déposée ou la nature de l'interaction, sont stockées selon deux
structures possibles :

le crystalSD : utilisé pour stocker les interactions qui ont eu lieu dans la partie
sensible d'un volume ou d'un détecteur comme le cristal scintillant...

Figure 3.4  Dénition d'un système dans GATE

Le phantomSD : utilisé pour stocker les interactions de type Compton et Rayleigh


ayant eu lieu avant que le photon ne soit détecté dans le cristal. Cette structure permet
de discriminer les photons primaires des photons diusés.
Aucun système spécique n'est directement disponible pour les accélérateurs linéaires
par exemple ou encore pour les expériences en curiethérapie. L'utilisateur dispose de
toutes les informations brutes concernant les interactions dans chaque milieu d'intérêt et
doit réaliser une analyse post-simulation. Cela implique nécessairement du temps
supplémentaire pour obtenir des résultats naux recherchés. Cependant des études sont
en cours de validations pour prédénir les systèmes directement dédiés aux études
dosimétriques avec GATE pour la radiothérapie et la curiethérapie.

La gestion des mouvements et du temps


Dans les applications de la physique médicale, le besoin de simuler des mouvements en
fonction du temps peut apparaître fréquemment. Les systèmes d'acquisition par exemple
pour les applications SPECT, TEP peuvent être animés de mouvements de translation
ou de rotation ; il peut être aussi utile de suivre l'évolution d'un radio-traceur dans
l'espace et dans le temps, la décroissance radioactive d'un radio-isotope ou encore de
modéliser les mouvements d'un patient (respiration, battements de coeur...). Des
modules très originaux introduisant donc la dimension temporelle dans la simulation
comme la gestion de la décroissance radioactive, du mouvement des sources et des

28
équipements de détection, ainsi que le temps mort de l'acquisition ont été développés
dans GATE.
La plupart des codes comme GEANT4 ne tiennent pas compte ses mouvements de
sources. Cette prise en charge des phénomènes dépendant du temps est donc spécique à
GATE grâce à des développements dédiés [Strul et al., 2003 ; Santin et al., 2003].
An de tenir compte de ces processus et de les synchroniser, une "horloge virtuelle" a
été implémentée dans GATE. Cette horloge respecte une contrainte importante : la
géométrie et les sources ne doivent pas bouger lorsqu'une série d'événements a été
générée. La gestion du temps est donc réalisée en xant une durée totale de la
simulation et en donnant le temps initial ainsi que le temps nal de celle-ci. Cet
intervalle de temps peut être subdivisé en plusieurs fenêtres temporelles indépendantes,
chacune correspondant à une position xe du système ou des sources. Le module
gestionnaire GPSM (General Particle Source Module) a aussi le rôle de désigner la
source qui va décroître lors de la génération d'un événement. Il est aussi chargé de
prendre en compte le temps de décroissance radioactive des diérentes sources. Plusieurs
types d'émission sont possibles :
1. émission d'ions
2. émission de positrons
3. émission de rayons gamma.
Dans le cas d'émission gamma, la décroissance radioactive n'est pas simulée. La source
peut émettre selon une surface, un volume ou de façon ponctuelle. Plusieurs géométries
dans lesquelles les particules pourraient être émises sont aussi disponibles. L'utilisateur
peut également jouer sur les angles d'émission en vue de réduire la durée des simulations,
ou dénir une limite géométrique dans laquelle l'émission des particules a lieu.
GATE permet aussi de façon simple et ecace de calculer la distribution d'énergie dans
un milieu homogène ou même hétérogène ; le fait de bénécier de la structure de
GEANT4 permet également de proter de la pérennité de ce code, ainsi que de sa
validation sur de très nombreuses expériences de physique des particules et des
applications biomédicales.

3.3.3 Structure pour une application de dosimétrie


Architecture générale de simulation pour les applications de dosimétrie et de
radiothérapie :
1. dénir la géométrie du faisceau
2. dénir la géométrie fantôme
3. spécier la sortie (concept d'acteur pour la carte de dose etc ...)
4. mettre en place les processus physiques
5. initialiser la simulation
6. dénir la ou les sources
7. Démarrer la simulation avec les lignes de commande suivantes :
/gate/application/setTotalNumberOfPrimaries [particle number]
/gate/application/start
Un paramètre important qui doit être déni pour extraire l'énergie / le dépôt de dose
est l'acteur (Actor). Les acteurs sont des outils qui permettent d'interagir avec la
simulation. Ils peuvent collecter des informations pendant la simulation, telles que le
dépôt d'énergie, le nombre de particules créées dans un volume donné, etc. Ils peuvent
également modier le comportement de la simulation. Les acteurs utilisent des `'hooks
dans la simulation : exécution (début / n), événement (début / n), suivi (début / n),
pas. Il existe diérents types d'acteurs qui recueillent diérents types d'informations,

29
Figure 3.5  Structure d'une application de dosimétrie / radiothérapie [15]

mais certains commandes et comportements sont communs à tous les acteurs. Pour
utiliser les critères de sélection, il est possible d'ajouter des ltres. La commande pour
ajouter un acteur est :
/gate/actor/addActor [Actor Type] [Actor Name]
Pour chaque acteur, un volume d'intérêt spécique (pour le dépôt d'énergie) peut être
déni. Pour ce faire, la commande suivante est utilisée :
/gate/actor/[Actor Name]/attachTo [Volume Name]
Il y a plusieurs types d'acteurs. Dans nos simulations, la doseActor (pour la mesure de
la dose) a été utilisée. Cet acteur construit des images 3D de l'énergie déposée (edep),
dose déposée et le nombre de hits dans un volume donné. Il prend en compte le poids
des particules. Il peut stocker plusieurs informations dans une grille 3D, plus
l'incertitude de l'énergie ou de la dose déposée. Pour la sortie, les suxes Edep, Dose,
NbOfHits, Edep-Incertitude, Dose-Incertitude, Edep-Squared ou Dose-Squared sont
ajoutés au nom de chier de sortie donné par l'utilisateur. Il peut être utilisé plusieurs
types de chiers : chier ASCII (.txt), chier racine (.root), Analyze (.hdr / .img) et
MetaImage (.mhd / .raw) (mhd est recommandé !).
La structure complète des commandes pour décrire un acteur est :

/gate/actor/addActor DoseActor [Actor Name] :
/gate/actor/[Actor Name]/save [Link] :
/gate/actor/[Actor Name]/attachTo MyVolume :
/gate/actor/[Actor Name]/stepHitType random :
/gate/actor/[Actor Name]/setSize 5 5 5 m :
/gate/actor/[Actor Name]/setResolution 1 1 3000 :
/gate/actor/[Actor Name]/enableEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableSquaredEdep true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableUncertaintyDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableSquaredDose true :
/gate/actor/[Actor Name]/enableNumberOfHits true :

Les informations peuvent être désactivées en utilisant "false" au lieu de "true". L'unité

30
d'EDEP est MeV et l'unité de dose est Gy. La dose / edep au carré est utilisée pour
calculer l'incertitude lorsque les résultats de plusieurs chiers sont ajoutés. L'incertitude
est l'incertitude statistique relative. Le drapeau "SquaredDose" permet de stocker la
somme de la dose au carré (ou de l'énergie). Il est très utile lorsque vous utilisez GATE
sur plusieurs postes de travail avec de nombreux travaux. Pour calculer l'incertitude
nale, il sut de faire la somme de la carte de dose et de la carte de dose au carré pour
estimer l'incertitude nale en fonction des équations d'incertitude.

31
Chapitre 4
Méthodes et Matériels

4.1 Géométrie de la source


La Flexisource (Veenendaal, The Netherland) du service de curiethérapie de l'institut
national d'oncologie est constituée d'un noyau radioactive 192 Ir de 3,50 mm de long et
d'un diamètre de 0,60 mm, enfermé dans une capsule en acier inoxydable AISI-304 de
0,85 mm de diamètre (densité de 7,8 g / cm 3).
L'extrémité de l'encapsulation est supposée avoir une section conique de 0,108 mm
d'épaisseur avec un demi-angle de 23,6 o et un rayon de 0,17 mm. La section conique est
attachée à une section cylindrique pleine de 0,49 mm de long suivie d'une section creuse
de 3,6 mm de long avec un diamètre interne de 0,335 mm. Après la section creuse on
trouve une section conique pleine de 0,40 mm de long avec le demi-angle du cône
supposé être 24 o. La longueur active de cette source est de 3,50 mm.

Figure 4.1  Schéma de la géométrie du FlexiSource d'Ir-192


La composition de l'AISA-304 :
• Fe : 67.92%
• Cr : 19.00%
• Ni :10.00%
• Mn : 2.00%
• Si : 1.00%
• C : 0.08%

4.2 Méthode et conditions de simulation


Dans ce travail, on s'est basé sur les recommandations de l'association américaine de
physique médicale dans son rapport TG-43U1. Ce rapport cite les éléments qui doivent
être prisent en compte pour avoir des calculs précis par simulation monté Carlo : -Les
informations sur la dimension de la source, la composition de l'encapsulation et les
composants internes ainsi que leur géométrie doivent être clairement spéciées ;

32
typiquement ces données obtenues par le rapport du constructeur permettent une
description complète de la géométrie réelle des sources.
-La simulation doit être eectuée dans un fantôme d'eau de 30 cm de diamètre pour les
émetteurs de photons de faible énergie comme 125I et 103Pd et dans un fantôme d'eau
de 40 cm de diamètre pour les émetteurs de photons de haute énergie tels que 137Cs et
192Ir.
-Pour obtenir la distribution de la dose absorbée par la simulation des phénomènes de
transport de particules, il faut dénir une fonction de comptage ( scoring function).
La taille et la position des voxels (détecteurs) doit être dénit de manière à réduire
l'incertitude. Souvent, Monte Carlo utilise des voxels à des distances radiales jusqu'à 10
cm, pour des sources à faible énergie et à 15 cm pour des sources à haute énergie, loin de
la source à diérents angles polaires. Les tailles des voxels sont un problème important
dans la simulation. Pour minimiser l'erreur systématique, les tailles des voxels doivent
être aussi petites que possible.
• Susamment d'évènements doivent être générer pour s'assurer que les incertitudes
statistiques sont dans la marge de conance.
• il faut utiliser les nouvelles bibliothèques de sections ecaces pour les photons de
basse énergie, car ils sont plus exacts que les anciennes versions.
Pour calculer les grandeurs dosimétriques du formalisme TG-43, on a modélisé notre
source 192Ir  FlexiSource  par le code de simulation Monté Carlo GATE au centre
d'une sphère d'eau de 40 cm de diamètre (selon les recommandations de l'AAPM) qui
représente le milieu atténuant, La densité de l'eau utilisée dans la simulation était de
0,998 g / cm3 comme recommandé dans TG43-U1. En raison de la gamme d'énergie des
photons émis par les sources utilisées en curiethérapie, les calculs Monte Carlo
supposent que tous les électrons générés par les collisions de ces photons avec le milieu
atténuant sont absorbés localement et l'équilibre électronique est atteint, donc la dose
absorbé est égale au kerma à tous les points d'intérêt.
L'étape suivante, lors de la création de la simulation, est la dénition des processus
physiques appliqués à la curiethérapie. Ils sont les mêmes pour toutes les simulations
eectuées dans cette étude. Les photons peuvent interagir avec la matière soit avec
Compton, soit avec la diusion de Rayleigh, soit avec le phénomène photoélectrique. Les
électrons peuvent interagir avec la matière soit ionisation, excitation ou par
bremsstrahlung.

33
Le spectre d'énergie de Ir-192 utilisé est obtenu à partir du  NIST Database 
disponible en ligne, constitué par 33 émissions gamma de 61.49 kev à 1378.20 kev.

Le spectre β− de l'192-Ir n'a pas été considéré, sa contribution au débit de dose à des
distances supérieures à 1 mm de la source est négligeable car il est atténué par
l'encapsulation.

Photons Energy (MeV) Absolute Intensity (%)

X L 0.0094 3.96

X Kα2 0.0651 2.63

X Kα1 0.0668 4.46

X Kβ3 0.0754 0.533

X Kβ1 0.0757 1.025

X Kβ2 0.0778 0.365

γ 0.1363 0.2

γ 0.1770 0.0043

γ 0.2803 0.009

γ 0.2960 28.72

γ 0.3085 29.68

γ 0.3165 82.71

γ 0.4165 0.669

γ 0.4681 47.81

γ 0.4853 0.0023

γ 0.5886 4.517

γ 0.5935 0.0421

γ 0.5994 0.0039

γ 0.6044 8.2

γ 0.6125 5.34

γ 0.7658 0.0013

γ 0.8845 0.291

γ 1.0615 0.053

γ 1.0899 0.0012

γ 1.3782 0.0012

Table 4.1  Le spectre d'énergie de l'192Ir utilisé est obtenu à partir du  NIST Database .

Le nombre de photons générés est 10 000 000 000 , ce qui permet de réduire l'incertitude
statistique avec une taille de voxel de 1 mm.
Les  cuts  étaient de 1 kev pour les énergies des photons et de 1 mm pour les parcours
des électrons. Le résultat de notre simulation est un DoseMap, vu qu'on a spécié le
chier de sorti sous le format MHD. Ce format permet de représenter la distribution
spatiale de la dose en 3D, la valeur chaque voxel de l'image correspond à la dose au
point d'intérêt de la même coordonnée.

34
Les doses obtenues aux points spéciques étant en coordonnées cartésiennes, un
changement de repère en coordonnes polaire (r, θ) s'avère nécessaire.
An de valider la simulation, les données extraites du chier MHD sont recueillies et
analysés par les deux logiciels : AMID et MATLAB ce qui permet de calculer les débits
de dose aux points d'intérêts et par la suite Les paramètres dosimétriques du TG-43 et
de comparer les résultats obtenus avec les données du constructeur implémentés dans le
logiciel de planication de traitement Oncentra de l'institut national d'oncologie
INO-Rabat.
La constante du taux de dose simulée Λ était obtenu en calculant le débit du kerma
dans l'eau au point de référence (1cm, 900) et en divisant par la puissance du kerma
simulée Sk , cette dernière est obtenue en réalisant une modélisation de la source dans le
vide ce qui permet d'éviter de faire la correction par l'atténuation de l'air.
La fonction radiale de dose et la fonction d'anisotropie était simuler en se basant sur les
valeurs débits de dose simulées et les formules mathématiques établies par le formalisme
du TG-43.
La deuxième partie concerne l'évaluation de l'eet de la géométrie de l'encapsulation
pour diérents géométries (cylindrique, conique et sphérique) sur la distribution de dose.

4.3 Outils de simulation et d'analyse des données


Dans notre étude nous avons utilisé certains outils pour obtenir les résultats de notre
simulation : le lancement du nombre d'évènement souhaité par  le serveur GateLab ,
les calculs mathématiques sont faits par  un script matlab  et l'analyse de nos chiers
de sortie mhd par  le programme imageJ. . Dans ce chapitre nous décrirons leurs
utilités et comment ils ont été exploités.

4.3.1 Le système Gate-Lab : Optimisation d'utilisation de la


grille de calcul
Les simulations Monte-Carlo Gate de notre étude ont été déployées sur l'infrastructure
de grille de calcul européenne EGI par l'outil GateLab qui nous a permis de réaliser des
simulations avec un grand nombre d'évènement et de réduire le temps de calcul associé.
Ces simulations seront donc exécutées avec des centaines d'ordinateurs en parallèle avec
une capacité de 1,5 PB de stockage et plus de 150 clusters.
Pour eectuer nos calculs des paramètres dosimétriques de TG-43, nous avons simulé
101 0 particules. La gure ? et ? montre l'avancement de la fusion des chiers de sortie
issue d'une simulation complète utilisant 500 Jobs.

Figure 4.2  état d'avancement d'une simulation (1010 particules primaires)

35
Figure 4.3  lancement complet d'une simulation (1010 particules primaires)

Cette plateforme, représentée à la Figure 2, est constituée d'un utilisateur faisant  UI 


et d'un serveur gérant la soumission et le contrôle des tâches sur la grille elle-même.
L'utilisateur interagit avec la plateforme GATE-Lab pour préparer les simulations par
une interface conviviale de navigateur web. A partir du nom de la macro à exécuter, un
algorithme vérie alors automatiquement le contenu de cette macro, la présence des
chiers d'entrée nécessaires pour la préparation d'une archive. L'utilisateur renseigne
également une estimation du temps d'exécution à partir duquel le nombre de tâches à
exécuter est automatiquement déterminé, ainsi que la version de l'exécutable de GATE.
Une fois la simulation terminée, les résultats sont automatiquement fusionnés et prêts
pour un téléchargement sur le poste de travail.

Figure 4.4  Architecture du GATE-Lab.

36
4.3.2 Le logiciel ImageJ
ImageJ est un fascinant logiciel de traitement et d'analyse d'images scientiques [1],
autant par ses fonctions intrinsèques que par le riche ensemble de fonctions délivrées
sous forme de plugins. Derrière une interface quelque peu désuète, ImageJ cache des
fonctions simples d'accès, directes et puissantes pour l'analyse des images. Ce logiciel
s'utilise dans tous les domaines scientiques, bien qu'un accent particulier soit mis sur
l'imagerie biomédicale.

Figure 4.5  Barre de commandes sur la platforme de ImageJ


Les données de sortie de GATE sont des images au format mhd/raw de la distribution
d'énergie/dose dans la géométrie implémentée. (il sut de spécier dans le macro
l'extension mhd au lieu de txt ou root )
La gure [3.6] présente une image MHD qui est  une dose map  traitée par imageJ

Figure 4.6  une image MHD ( une dose map ) traitée par imageJ

4.3.3 L'outil Matlab


Le logiciel  Matlab  est un langage de programmation de haut niveau avec un
environnement de travail. Il est principalement utilisé réaliser des calculs numériques
complexes. Il est largement utilisé dans les domaines de l'ingénierie et des
mathématiques appliquées. Avec ses nombreuses fonctions, MATLAB permet de
manipuler des matrices, d'acher des courbes et des données et de mettre en ÷uvre des
algorithmes, il permet une prise en main rapide et ecace avec une très grande rigueur.

37
Durant notre étude, on a utilisé ce logiciel pour le calcul des diérents paramètre
dosimétriques du TG-43 a partir des données recueillis de l'imageJ. Le tableau
ci-dessous résume les valeurs obtenues par un script MATLAB programmé pour le calcul
la fonction géométrique G(r,θ ).

Figure 4.7  Valeurs de la fonction geométrique issues du programme MATLAB .


N.B : L'analyse des résultats présentés dans le troisième chapitre sont édités par ImageJ,
Matlab et Excel.

38
Chapitre 5
Résultats et discussion
Dans les résultats que nous présentons ici, tous les paramètres dosimétriques du
FlexiSource HDR 192Ir du service de Curiethérapie de l'institut Nationale d'Oncologie
Rabat, ont été simulés avec GATE (version v7.1 adaptée à geant4 10.1) selon les
recommandations du TG-43 de AAPM [Nath et al. 1995 ; Rivard et al. 2004].
Nos résultats ont été comparés aux données de références du constructeur implémentés
dans le logiciel de planication de traitement ONCENTRA.
La gure [5.1] Montre la géométrie de la source au centre d'une sphère d'eau de 40 cm
de diamètre

Figure 5.1  Simulation de la géométrie d'une source d'Ir-192 par GATE (Open GL /GATE)

(a) Représentation tridimensionnelle de la distribution de la


(b) Prole de dose de la source d'Ir-192 obten
dose sur ImageJ

Figure 5.2  Résultats de la distribution de dose obtenus

39
5.1 La constante du débit de dose Λ
Pour les calculs de kerma dans l'air, les uctuations statistiques peuvent être très
importantes à cause du fait que les interactions EM dans l'air sont peu nombreuses.
Pour éviter ce problème, Thiam et al. propose de simuler le debit de kerma dans l'air à
l'intérieur d'une couronne de longueur ∆ z = 0.8 cm et d'épaisseur ∆ = 0.8 cm (gure :
3.9)

Figure 5.3  Dénition du volume d'une couronne pour le calcul de Sk


Le nombre d'évènement lancer lors de la simulation est de 1010 particules. Le débit de
kerma est enregistré pour une distance de 5 cm. Pour remonter à la valeur de la
puissance du kerma, on a utilisé la formule :

Sk = K × d2 (5.1)

• On peut également calculer la constante du débit de dose Λ :

˙ thta)
D(1cm,
Λ= (5.2)
Sk

Le résultat obtenu (gure : 3.10) donne une constante du débit de dose Λ =1.191056
avec un écart relative de 7,39 % par rapport à la valeur de référence (1,109).

Figure 5.4  Image MHD obtenu pour le calcul de SK

40
5.2 La fonction Géométrique
Pour déterminer les valeurs des fonctions de doses radiales et d'anisotropie, nous avons
calculés analytiquement les facteurs géométriques intervenant dans les formules
correspondantes par l'équation suivantes :

5.3 Fonction de dose radiale


• Nous avons calculé la fonction de dose radiale pour notre source sur l'axe transverse
(θ = π/2), pour des distances r de 1 à 14 cm par rapport au centre de la source, et dans
un milieu d'eau liquide selon la recommandation du TG-43.
• La simulation était lancée avec 10000000000 d'événements pour réduire l'incertitude
statistique.
• La gure [3.11] montre l'image MHD issue de notre simulation, dans laquelle le (Dose
actor) de Gate enregistre sur chaque pixel la valeur de l'énergie déposée et la dose
absorbée qui correspond à un point donnée. La source est au centre de l'image.

Figure 5.5  Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz)

41
Le tableau suivant nous présente les résultats obtenus par calcul de la simulation de la
fonction de dose radiale :

r (cm) g (r) MC g (r) référence L'écart (%)

0.5 1,007 0,997 1,00

0.75 1,002 0,998 0,43

1 1,000 1 0,00

1,5 1,002 1,002 0,02

2 1,008 1,004 0,45

3 1,012 1,005 0,69

4 1,014 1,003 1,09

5 1,010 0,999 1,11

6 1,008 0,991 1,75

7 0,998 0,9807 1,78

8 0,985 0,968 1,79

10 0,942 0,9349 0,73

12 0,892 0,8937 -0,20

14 0,828 0,846 -2,09

Table 5.1  Résultats de calcul de la fonction radiale

• Ces résultats montrent une bonne concordance entre GATE et les valeurs de référence
de TPS pour la FlexiSource HDR 192-Ir avec un maximum allant jusqu'à 2.09% à la
position 14cm.

• Ces résultats peuvent être représentés sur la gure [3.12]

Figure 5.6  la fonction de dose radiale g(r) pour le FlexiSource HDR 192-Ir.

42
5.4 Fonction d'anisotropie
• Les résultats obtenus lors de notre simulation sont présentés dans le tableau suivant :

Figure 5.7  Images de dépôt de dose extraites de GATE (plans xy et yz)


• les calculs de la fonction d'anisotropie pour notre source ont montrés des écarts
signicatifs entre les valeurs obtenues par GATE, et celle de reference avec un maximum
de dirence de 16
• Les gures [a-b : 3.14] representent les fonctions d'anisotropie pour dierent angle
theta.

(a) (b)

Figure 5.8  la fonction d'anisotropie pour certaines distances (1.5 cm et 5 cm)  source
FlexiSource HDR 192-Ir comparée avec les valeurs de références du TPS.

43
Conclusion
La plate-forme de simulation Monte-Carlo GATE a été utilisée et validée depuis ses
débuts pour les applications en imagerie SPECT et PET. Les études réalisées dans ce
travail montrent que GATE est aussi capable de répondre à la problématique rencontrée
pour les applications dosimétriques en curiethérapie et faire des calculs ables et
réalistes de dose.

La distribution des calculs sur les environnements de grille ( par exemple GATE-LAB )
orent des atouts très intéressants pour un futur usage dans les applications cliniques.

Cette étude décrit la validation du formalisme d calcule de dose en curiethérapie pour la


FlexiSource HDR 192-Ir du service de Curiethérapie de l'institut Nationale d'Oncologie
 Rabat. La constante de débit de dose (Λ) , la fonction de dose radiale g( r ) , la
fonction d'anisotropie F(r,θ ) on !t été calculées conformément aux recommandations du

rapport AAPM N 51.

Les résultats de simulation ont montré un bon accord entre les valeurs obtenues par
GATE, et celles des references pour g( r ) et Λ( 2.09% et 7,39 % respectivement ) et un
écart signicatif la fonction d'anisotropie (16%).

44
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45

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