Transition Énergétique en Afrique
Transition Énergétique en Afrique
Biographie
Nom : FAVI
Prénom : Segbedji Geraldo
Nationalité : Béninoise
Contact : +22997131286/+227 91953691/ +491781398073
Email : [Link]@[Link] / favi.s@[Link]
Segbedji (Geraldo) FAVI | LinkedIn
De nationalité béninoise et Spécialiste en climat et énergie, Segbedji Geraldo FAVI est pluridisciplinaire
et passionné par la recherche-développement et l'innovation sur les énergies renouvelables pour le
développement durable et l'amélioration des moyens de subsistance des populations. Il est certifié en
régulation de l'énergie pour les réalisations de l'ODD 7 et l'un des top 20 Alumni de Open Africa Power
2022 de la fondation Enel et SE4ALL.
Geraldo a plus de cinq ans d'expérience professionnelle dans le domaine des énergies renouvelables,
l’action climatique, la sensibilisation à l'utilisation efficace et durable des ressources (eau-énergie), la
conception et la mise en œuvre de projets de développement avec des PTF (YCF de Plan International,
CGIU, ColaB, UK Embassy), ainsi que le renforcement des capacités des jeunes en matière d'adaptation
au changement climatique et d'atténuation de ses effets.
Fondateur du CSDAC, une communauté de jeunes professionnels dont la vision est de construire une
Afrique rurale résiliente au changement climatique, Geraldo est l'un des 140 jeunes de 50 pays du
programme de formateurs de pairs ACT sur le changement climatique et énergie à IRENA.
Depuis Juin 2022, Geraldo accompagne le Centre Songhaï et Electriciens Sans Frontière sur le projet
AgriPV dans la conception du système agrivoltaïque en fonction des conditions climatiques du Bénin et
les investigations sur la durabilité et les conditions de réplicabilité de l'AgriPV au Benin.
Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain
Note introductive
L'énergie est un besoin fondamental pour tous les êtres humains, un moteur pour l’économie et une
nécessité pour le développement de toute nation. On a besoin aujourd’hui d’électricité pour faire
fonctionner la multitude d’appareils que l’on trouve dans une maison moderne, pour l’éclairage et,
éventuellement, pour le chauffage ou la climatisation. On a besoin d’énergie sous forme de carburants
pour les transports qui sont de plus en plus sollicités pour un usage individuel, collectif ou pour transporter
les nombreuses marchandises dont la société et les individus ont besoin. On a besoin d’énergie sous
forme de chaleur et de froid pour chauffer ou climatiser les locaux. Enfin, la chaleur est nécessaire pour
cuisiner et cela fut sans doute la première utilisation. La croissance démographique, l'urbanisation et
l'industrialisation exercent une demande et une pression croissantes sur les ressources en énergie.
Depuis l’évolution de l’humanité, dès que l’homme a maîtrisé le feu, l’Homme a été guidée par la
recherche de sources d’énergie et de matières premières pour satisfaire des besoins qui devenaient
chaque jour de plus en plus importants. Pendant longtemps les besoins énergétiques de la société et
pour le développement remarquable de l'humanité au cours des deux derniers siècles ont été couvert
grâces à l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ces combustibles fossiles, non
renouvelable à l’échelle de vie humaine ont contribués à l’atteinte de la civilisation de pointe dans laquelle
nous vivons aujourd'hui. Cependant l’utilisation des combustibles à fossiles dans le secteur de l'énergie
est la principale cause de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et est responsable à lui
seul de plus de trois quarts de ces émissions qui engendre le changement climatique. Il est donc important
pour le survit de l’humanité et la planète d’adopter des pratiques durables de production et consommation
de l’énergie pour l'atténuation et l’adaptation au impacts du changement climatique.
Ce cours permettra aux participants de comprendre les terminologies relatives aux changement
climatiques et à la transition énergétique ; de connaitre les différents types d’énergies renouvelable et
leurs applications ; de comprendre le lien entre le changement climatique et le secteur de l’énergie et
avoir connaissance de la tendance de la transition énergétique ; et de connaitre les piliers et les différentes
mesures pour l’atteinte de la transition énergétique en Afrique.
Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain
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Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain
a. L'énergie solaire
Ce type d'énergie renouvelable provient directement du captage du rayonnement solaire. Des capteurs
spécifiques sont utilisés pour absorber l'énergie des rayons du soleil et la rediffuser de deux manières
principales :
Solaire photovoltaïque (panneaux solaires photovoltaïques) : l'énergie solaire est captée pour
produire de l'électricité.
Solaire thermique (chauffe-eau solaires, chauffage, panneaux solaires thermiques) : la chaleur
des rayons du soleil est captée et redistribuée, et plus rarement utilisée pour produire de
l'électricité.
b. L'énergie éolienne
Dans le cas de l'énergie éolienne, l'énergie cinétique du vent entraîne un générateur qui produit de
l'électricité. Il existe plusieurs types d'énergie éolienne renouvelable : éoliennes terrestres, éoliennes
offshore, éoliennes flottantes... Mais le principe reste globalement le même pour tous ces types d'énergie
renouvelable.
c. L'hydroélectricité
L'énergie cinétique de l'eau (rivières, barrages, courants marins, marées) fait tourner des turbines
productrices d'électricité. Les énergies marines font également partie de l'hydroélectricité.
d. La biomasse
L'énergie provient de la combustion de matières d'origine biologique (ressources naturelles, cultures ou
déchets organiques). Il existe trois grandes catégories de biomasse :
Le bois
Biogaz
Biocarburants
e. La géothermie
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L'énergie provient de la chaleur émise par la Terre et stockée dans le sous-sol. En fonction de la ressource
et de la technologie utilisée, la chaleur est exploitée directement ou convertie en électricité.
f. Hydrogène renouvelable
L'hydrogène est un gaz qui peut être utilisé comme vecteur d'énergie, notamment pour produire de
l'énergie électrique à l'aide de piles à combustible. L'hydrogène n'est pas en soi une ressource
renouvelable. C'est un gaz que l'on trouve rarement "tel quel" dans la nature et qui ne se renouvelle pas
très souvent.
Quand bien même, aucun pays du continent Africain ne figure dans les gros émetteurs de GES du monde,
nous partageons la même planète et le pays africain reste encore plus vulnérable aux effets du
changement climatique. En effet, la part des émissions de carbone de l’Afrique dans le total des émissions
mondiales, historiques et actuelles, est inférieure à 3 %, mais la pression qu’exerce le changement
climatique sur les économies et les moyens de subsistance à travers le continent est
disproportionnellement élevée et représente une injustice climatique[8].
En moyenne, les émissions de gaz à effet de serre dans les pays africains se sont accrues plus lentement
que dans les autres économies en développement de 2008 à 2017, tandis que les émissions totales liées
à l'énergie ont encore augmenté de près de 20 %[9].
Le secteur de l'électricité est responsable de la plus grande part des émissions de CO2 liées à l'énergie
en Afrique, à raison d'environ 42 % du total en 2018. À long terme, la mise en œuvre de secteurs fiables
d'électricité verte à travers le continent permettra par ailleurs la décarbonation des secteurs d'utilisation
finale de l'énergie tels que les transports et l'industrie, qui représentent respectivement 31% et 20 % des
émissions totales liées à l'énergie[9].
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Figure 7 : Part des émissions du co2 liées aux énergies en Afrique par secteurs, 2018[8]
L’évolution de la demande énergétique du continent, proportionnelle à démographie, reste alors de
potentielle challenges à l’augmentation des émissions des GES, si nous continuons l’utilisation des
énergies de sources fossiles. Quant à l’augmentation des GES, elle entraine un réchauffement de la
planète plus rapidement que jamais depuis au moins deux mille ans, cause du changement climatique.
Par conséquent, pour diminuer considérablement les GES et atteindre à l’objectif zéro émission une
réalité à l’horizon 2050 dans le secteur de l'électricité africains, il faudra principalement empêcher la
croissance des émissions à mesure que la demande augmente. L’énergie verte est la réponse aux
changements climatiques et une étape-clé pour la neutralité climatique. Sans transformation mondiale du
secteur énergétique, il est vain d’espérer atteindre l’objectif des 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris. Le
tableau ci-dessous, tiré du chapitre 10 sur Regards et perspectives sur les terres du monde du Secrétariat
de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD)[10], présente les
impacts des différentes sources d'énergie pour la santé humaine et de l'environnement.
Tableau 1 : Implications des différentes sources d'énergie pour la santé humaine et de l'environnement
[10]
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Source Problèmes
Pétrole De graves risques de pollution sont associés aux opérations d'extraction au niveau des sols 8 et de la mer, et
au cours de la distribution. La plus grande catastrophe mondiale liée au pétrole s'est produite dans le golfe du
Mexique : 4,9 millions de barils de pétrole brut ont été déversés, 9 impactant de vastes zones côtières. De
manière générale, le déversement régulier de pétrole peut également nuire à la végétation, comme les
mangroves.10 La combustion de pétrole contribue grandement à la pollution de l'air ; les oxydes d'azote et les
particules, principalement engendrées par les transports, sont à l'origine de plus de 50 000 décès prématurés
par an au Royaume-Uni, selon les estimations.11 Les combustibles fossiles sont également le principal
contributeur mondial aux émissions de gaz à effet de serre.12 L'exploitation minière des sables bitumineux (une
forme visqueuse de pétrole) au Canada est fortement contestée, 13 tout comme le forage en Arctique et dans
les forêts tropicales.14
Gaz Le rôle de la fracturation hydraulique (« fracking ») dans l'extraction des combustibles fossiles, y compris le
gaz naturel difficile d'accès, a soulevé une opposition massive. Pour cause: les effets de cette action sur la
santé et de l'environnement,15 et les impacts cumulatifs sur les terres pouvant nuire à la biodiversité. 16 La
combustion de gaz est également une source importante de gaz à effet de serre ; le torchage des gaz inutilisés
pendant la production de pétrole crée des émissions d'environ 250 millions de tonnes de dioxyde de carbone
par an.17
Charbon La pollution survient lors de l'extraction de charbon, et les mines à ciel ouvert en particulier causent des
dommages considérables sur l'atmosphère, l'eau et la santé humaine.18 Mais les mines souterraines ont en
fait une plus grande empreinte environnementale. Les mineurs de charbon doivent faire face à de sérieux
problèmes de santé et de sécurité, et consommation en piliers de bois pour pouvoir soutenir les galeries, etc.19
Les mineurs de charbon doivent faire face à de sérieux problèmes de santé et de sécurité, et souffrent d'une
multitude de maladies mortelles dues à l'inhalation prolongée de poussières de charbon. 20 Les mines de
charbon et les décharges de déchets détruisent l'habitat. Le charbon est une source majeure de pollution locale
et de nuages nocifs, qui sont associés à un grand nombre de maladies pour l'Homme ; 21 les dépôts secs et
humides à portée élevée (« pluie acide ») affectent l'eau douce 22, les forêts, la pollution de l'eau23 et les
émissions de gaz à effet de serre. Les mines de charbon abandonnées sont responsables d'un drainage minier
acide qui peut durer des décennies.24
Nucléaire Considéré par certains comme une alternative convenable en raison de ses faibles émissions de gaz à effet
de serre,25 d'autres sont au contraire très critiques vis à vis de cette option.26 L'impact global sur les terres
reste faible, même si les mines d'uranium peuvent avoir d'importants impacts sur la biodiversité et peuvent
engendrer des problèmes sérieux de contamination et de santé chez les mineurs. 27. De fortes inquiétudes
demeurent en matière de conséquences pour la sécurité, soulignées par plusieurs accidents majeurs : à
Harrisburg aux États-Unis, Tchernobyl en Ukraine28 et Fukushima au Japon, endommagée lors du séisme de
201129 et toujours très instable aujourd'hui. Les déchets hautement radioactifs provenant de la fission nucléaire
nécessitent également un stockage long et sans précédent, un problème que l'industrie doit encore résoudre
et qui sera probablement laissé aux gouvernements.30
Énergie Des changements dans le flux des rivières entrainent des coûts élevés, et impactent la biodiversité
hydroélectrique (par exemple, les poissons migrateurs), la disponibilité en nutriments en aval et les services écosystémiques,
tels que les inondations périodiques pour l'irrigation.31 Les réservoirs pour la production hydroélectrique
inondent les vallées et les zones à basse altitude, et remplacent ainsi la végétation naturelle ou les terres
agricoles et les communautés.32 Dans certains cas, les retenues hydroélectriques sont des sources importantes
de méthane.33
Énergie marémotrice Depuis longtemps, les impacts potentiels de l'énergie marémotrice dans l'estuaire de Severn au Royaume-
Uni font l'objet d'une controverse, en raison de ses impacts probables sur les populations d'oiseaux.34 Les
nouvelles technologies de lagune et de courants de marées ont des impacts environnementaux plus
faibles et pourraient offrir des alternatives viables.
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Eolien Les systèmes d'énergie éolienne ont des implications significatives sur l'utilisation des terres et ils ont suscité
des oppositions d'un point de vue esthétique, en termes d'impacts sur l'aspect du paysage, mais aussi en
raison des impacts potentiels sur les populations d'oiseaux35 et les zones riches en biodiversité.36 En théorie,
il est possible d'avoir une zone d'exploitation agricole sur une zone d'installation de parcs éoliens 37 et des
stratégies de planification existent pour éviter les zones protégées.38 Les parcs éoliens offshore sont moins
controversés et ils deviennent plus populaires; ils peuvent avoir des impacts négatifs sur les oiseaux de mer,
mais, à l'inverse, ils offrent des refuges pour les habitats benthiques et la vie marine.39
Solaire Il existe trois types d'énergie solaire : les systèmes solaires de chauffage de l'eau, les systèmes d'énergie
solaire à concentration et les cellules photovoltaïques (PV).40 L'émergence de centrales solaires - grands
réservoirs de cellules photovoltaïques ou de miroirs concentriques générant de la chaleur - sur les terres
agricoles et dans les régions arides a suscité des inquiétudes liées au compromis entre l'énergie et la
production alimentaire, ainsi que la protection de la nature.41 Cependant, les centrales solaires peuvent, si
elles sont soigneusement conçues, être intégrées aux systèmes agricoles42 et il existe de plus en plus de tels
systèmes "agri-solaires".43 Il est important de noter que les émissions de gaz à effet de serre provenant de la
fabrication photovoltaïque sont-elles mêmes significatives.
Biocarburants Plus de 2,4 milliards de personnes utilisent du bois de chauffage et du charbon pour cuisiner et, leur
exploitation de manière non durable contribue à la perte et à la dégradation des forêts.44 Les plantations pour
la production de biocarburants ont également des impacts majeurs sur l'utilisation des terres, en éliminant
directement la végétation naturelle ou semi-naturelle pour établir des cultures de biocarburants ou en
réduisant les cultures vivrières. À l'inverse, la gestion durable de l'herbe pour la récolte de la biomasse pourrait
en théorie inciter à protéger les prairies menacées.45 Différentes normes et systèmes de certification
existent.46 Certains biocarburants peuvent également avoir de graves répercussions sur la santé : environ
420000 personnes meurent prématurément chaque année en Chine en raison de la pollution atmosphérique
intérieure due au charbon et au bois de chauffage.47 L'utilisation de combustibles fossiles est trop importante
pour qu'une simple substitution par les biocarburants constitue une alternative viable.48
Bioénergie avec Si la bioénergie est combinée à la capture et au stockage du dioxyde de carbone (BECCS), cela pourrait
capture et stockage entraîner des émissions négatives de GES : la culture de la biomasse élimine le dioxyde de carbone de
de carbone l'atmosphère, la biomasse est convertie en énergie et le dioxyde de carbone libéré de la combustion de la
biomasse est capturé et stocké, offrant ainsi à la BECCS un avantage unique en termes de réduction des gaz
à effet de serre si l'approvisionnement en matières premières peut être géré avec de faibles émissions de gaz
à effet de serre. BECCS est au cœur de pratiquement toutes les stratégies pour le défi "en-dessous de 2°C ",
ce qui nécessite des émissions de carbone négatives d'ici la fin du 21 e siècle.49 Cependant, le bon
fonctionnement de cette technologie n'a pas encore été prouvé.50
Géothermie Une source d'énergie importante et à long terme dans les pays dotés de grandes ressources. L'énergie
géothermique de qualité inférieure peut également être exploitée grâce à la technologie de la pompe à
chaleur.51
Récupération Une source d'énergie croissante, par exemple par des systèmes de traitement thermique 52 et générateurs de
d'énergie à partir de biogaz.53 L'impact sur les sols et l'empreinte écologique de tels systèmes sont relativement faibles.
déchets
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2
Global Solar Atlas
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3
Access to electricity (% of population) - Sub-Saharan Africa | Data ([Link])
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L'accès à des services énergétiques modernes joue un rôle crucial dans le développement durable et la
lutte contre le changement climatique en Afrique. L'accès à une énergie fiable et abordable est essentiel
pour stimuler la croissance économique et promouvoir le développement durable. Les services
énergétiques modernes permettent à l'industrie de prospérer, d'améliorer la productivité agricole, de créer
des emplois et de promouvoir l'esprit d'entreprise. Ils permettent également d'accéder aux technologies
de l'information et de la communication, qui sont essentielles au développement de secteurs tels que
l'éducation, la santé et le commerce. En outre, l'accès à des services énergétiques modernes réduit la
dépendance à l'égard des combustibles fossiles et favorise l'utilisation des énergies renouvelables en
Afrique. L'exploitation des ressources renouvelables telles que l'énergie solaire, éolienne et hydraulique
permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre et d'atténuer les effets du changement climatique.
Cela contribue à la transition énergétique et à la durabilité environnementale, tout en soutenant les
engagements internationaux en matière de réduction des émissions.
En outre, l'accès à des services énergétiques modernes améliore la qualité de vie des populations en
leur offrant de meilleures conditions d'éclairage, de cuisson et de chauffage domestique. Cela permet de
réduire la pollution de l'air intérieur causée par l'utilisation de combustibles traditionnels et d'améliorer la
santé et le bien-être des communautés.
Par ailleurs, l’accès à des services énergétiques modernes favorise enfin l'inclusion sociale en réduisant
les inégalités. Il offre des opportunités économiques, éducatives et sanitaires, en particulier pour les
femmes et les populations rurales marginalisées. L'accès à l'électricité améliore également l'accès aux
technologies de l'information et de la communication, favorisant l'inclusion numérique et l'accès à
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l'information. Ainsi, l'accès à des services énergétiques modernes en Afrique favorise le développement
durable en stimulant l'économie, en atténuant le changement climatique, en améliorant la qualité de vie
et en promouvant l'inclusion sociale. Par conséquent, il est essentiel de stimuler les investissements
dans les infrastructures énergétiques et de promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables pour
maximiser ces avantages et construire un avenir durable pour l'Afrique.
2. Transition énergétique en Afrique
La transition énergétique désigne la transformation du système de production, de distribution et de
consommation d'énergie d'une région, afin que ce système soit plus respectueux de l'environnement. En
terme simple, la transition énergétique vise à transformer un système énergétique afin de réduire son
impact sur l'environnement. Elle consiste en une série de changements majeurs dans les systèmes de
production et de consommation d'énergie qui s'articule autour de trois piliers principaux :
L'efficacité énergétique : améliorer le rendement énergétique de nos systèmes énergétiques.
La sobriété énergétique, qui consiste à réduire nos besoins en énergie par des changements
structurels et une transformation de nos modes de consommation.
La transformation du système de production d'énergie, d'un système basé essentiellement sur
les énergies fossiles et polluantes à un système basé sur les énergies renouvelables et moins
polluantes.
seuls ne sont pas suffisants. Pour saisir une telle occasion, une forte volonté politique, des cadres
d'investissement attractifs et une approche politique holistique seront nécessaires pour bénéficier
pleinement des avantages des énergies renouvelables.
Les stratégies de transition énergétique en Afrique varient en fonction des besoins, des ressources et
des priorités spécifiques de chaque pays. Toutefois, de manière général la stratégie pour l’atteinte de la
transition énergétique se base sur quatre pôles qui sont : la promotion des énergie renouvelable,
l’atténuation des risques et la promotion des investissements du secteur privé, le renforcement et la
modernisation du réseau électrique et l’accompagnement de l'innovation systémique.
résultats ou des "fonds de défi" sur mesure, peuvent également faciliter la transition énergétique,
propulser la croissance économique et faire des pays africains des pionniers de la transition mondiale
vers l'énergie propre (IRENA, 2019b). Les investissements dans des technologies innovantes telles que
l'hydrogène vert peuvent également ouvrir des opportunités économiques tout au long de la chaîne de
valeur.
Outre ces quatre axes du rapport de l’IRENA sur « la transition vers les énergies renouvelables en
Afrique4 », il est important d’améliorer l'efficacité énergétique.
En effet, la promotion de l'efficacité énergétique joue un rôle crucial dans la transition énergétique de
l'Afrique. Cela comprend l'adoption de technologies d'économie d'énergie, la sensibilisation et l'éducation
à l'utilisation rationnelle de l'énergie, ainsi que l'établissement de normes d'efficacité énergétique pour les
bâtiments, les appareils et les industries.
Cependant, la transition énergétique de l'Afrique offre de vastes perspectives. Le continent dispose d'un
énorme potentiel en termes d'énergies renouvelables, notamment solaires, éoliennes, hydroélectriques,
géothermiques et de biomasse. L'exploitation de ces sources d'énergie propres et durables peut
4
The transition to renewable energy in Africa ([Link])
Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain
permettre un accès à l'énergie à grande échelle, réduire la dépendance à l'égard des combustibles
fossiles et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En outre, la transition énergétique
de l'Afrique peut stimuler le développement économique et la création d'emplois locaux dans les secteurs
des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et des services énergétiques. Elle peut également
améliorer l'accès à l'énergie dans les zones rurales et isolées, favorisant ainsi l'inclusion sociale et le
développement communautaire. En somme, la transition énergétique en Afrique est confrontée à des
défis tels que le financement, les politiques et les capacités techniques. Cependant, elle offre des
perspectives prometteuses pour un avenir énergétique durable en exploitant les ressources
renouvelables du continent. Les efforts doivent se concentrer sur le renforcement des politiques, des
capacités et des investissements afin de réaliser pleinement cette transition énergétique et de favoriser
le développement durable en Afrique.