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Transition Énergétique en Afrique

Un module de formation très pratique sur la problématique des changements climatiques.

Transféré par

Tamini Patrice
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Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain

Module 7 : Changement Climatique et Transition


Energétique en Afrique
Cohorte 2 Certification en Changements Climatiques et Appui au Développement Durable (CCADD) en contexte africain

Biographie
Nom : FAVI
Prénom : Segbedji Geraldo
Nationalité : Béninoise
Contact : +22997131286/+227 91953691/ +491781398073
Email : [Link]@[Link] / favi.s@[Link]
Segbedji (Geraldo) FAVI | LinkedIn

De nationalité béninoise et Spécialiste en climat et énergie, Segbedji Geraldo FAVI est pluridisciplinaire
et passionné par la recherche-développement et l'innovation sur les énergies renouvelables pour le
développement durable et l'amélioration des moyens de subsistance des populations. Il est certifié en
régulation de l'énergie pour les réalisations de l'ODD 7 et l'un des top 20 Alumni de Open Africa Power
2022 de la fondation Enel et SE4ALL.
Geraldo a plus de cinq ans d'expérience professionnelle dans le domaine des énergies renouvelables,
l’action climatique, la sensibilisation à l'utilisation efficace et durable des ressources (eau-énergie), la
conception et la mise en œuvre de projets de développement avec des PTF (YCF de Plan International,
CGIU, ColaB, UK Embassy), ainsi que le renforcement des capacités des jeunes en matière d'adaptation
au changement climatique et d'atténuation de ses effets.
Fondateur du CSDAC, une communauté de jeunes professionnels dont la vision est de construire une
Afrique rurale résiliente au changement climatique, Geraldo est l'un des 140 jeunes de 50 pays du
programme de formateurs de pairs ACT sur le changement climatique et énergie à IRENA.
Depuis Juin 2022, Geraldo accompagne le Centre Songhaï et Electriciens Sans Frontière sur le projet
AgriPV dans la conception du système agrivoltaïque en fonction des conditions climatiques du Bénin et
les investigations sur la durabilité et les conditions de réplicabilité de l'AgriPV au Benin.
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Module 7 : Changement Climatique et Transition Energétique en Afrique

Note introductive
L'énergie est un besoin fondamental pour tous les êtres humains, un moteur pour l’économie et une
nécessité pour le développement de toute nation. On a besoin aujourd’hui d’électricité pour faire
fonctionner la multitude d’appareils que l’on trouve dans une maison moderne, pour l’éclairage et,
éventuellement, pour le chauffage ou la climatisation. On a besoin d’énergie sous forme de carburants
pour les transports qui sont de plus en plus sollicités pour un usage individuel, collectif ou pour transporter
les nombreuses marchandises dont la société et les individus ont besoin. On a besoin d’énergie sous
forme de chaleur et de froid pour chauffer ou climatiser les locaux. Enfin, la chaleur est nécessaire pour
cuisiner et cela fut sans doute la première utilisation. La croissance démographique, l'urbanisation et
l'industrialisation exercent une demande et une pression croissantes sur les ressources en énergie.
Depuis l’évolution de l’humanité, dès que l’homme a maîtrisé le feu, l’Homme a été guidée par la
recherche de sources d’énergie et de matières premières pour satisfaire des besoins qui devenaient
chaque jour de plus en plus importants. Pendant longtemps les besoins énergétiques de la société et
pour le développement remarquable de l'humanité au cours des deux derniers siècles ont été couvert
grâces à l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ces combustibles fossiles, non
renouvelable à l’échelle de vie humaine ont contribués à l’atteinte de la civilisation de pointe dans laquelle
nous vivons aujourd'hui. Cependant l’utilisation des combustibles à fossiles dans le secteur de l'énergie
est la principale cause de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et est responsable à lui
seul de plus de trois quarts de ces émissions qui engendre le changement climatique. Il est donc important
pour le survit de l’humanité et la planète d’adopter des pratiques durables de production et consommation
de l’énergie pour l'atténuation et l’adaptation au impacts du changement climatique.

Ce cours permettra aux participants de comprendre les terminologies relatives aux changement
climatiques et à la transition énergétique ; de connaitre les différents types d’énergies renouvelable et
leurs applications ; de comprendre le lien entre le changement climatique et le secteur de l’énergie et
avoir connaissance de la tendance de la transition énergétique ; et de connaitre les piliers et les différentes
mesures pour l’atteinte de la transition énergétique en Afrique.
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Séquence 1 : CHANGEMENT CLIMATIQUE ET ENERGIES :


TERMINOLOGIES ET LIENS
Objectifs d'apprentissage : A l'issue de cette séquence, vous devriez être en mesure de
 Connaitre différentes terminologies relatives au changement climatique et à l’énergie
 Expliquer le lien entre le changement climatique et le secteur de l’énergie
 Comprendre la nécessité d’adopter les énergies renouvelables pour résilience aux effets du
changement climatique.
1. Terminologie
1.1. Climat
Défini comme l'état moyen de l'atmosphère sur une période de temps finie et sur une région géographique
(espace). Il décrit la variabilité ou l'état moyen de l'atmosphère ou des conditions météorologiques
moyennes sur des échelles de temps allant de décennies à des millions d'années. On peut considérer
qu'il s'agit du temps "dominant", qui comprend la moyenne mais aussi l'éventail (min-max) des variations.
Le climat est le temps moyen dans une région particulière sur une longue période. Le climat est ce à quoi
vous vous attendez (par exemple, frais et humides) et le temps est ce que vous obtenez (par exemple,
un matin brumeux avec un après-midi ensoleillé).
1.2. Variabilité climatique
Le climat varie au fil des saisons et des années et non au jour le jour comme le temps. En effet, certains
mois sont plus froids que d'autres, de même que certaines années sont plus pluvieuses que d'autres. Les
preuves comprennent des déclarations telles que : "les derniers hivers m'ont semblé si courts" ou "il
semble y avoir plus de fortes précipitations ces dernières années". La variabilité climatique peut être donc
définie comme la façon dont le climat fluctue chaque année au-dessus ou au-dessous d'une valeur
moyenne à long terme. On peut l'assimiler à une histoire en deux parties : la moyenne et l'étendue.
1.3. Changement climatique
Le changement climatique est un changement continu à long terme (augmentation ou diminution) des
conditions météorologiques moyennes (par exemple, la température moyenne) ou de la gamme des
conditions météorologiques (par exemple, des tempêtes extrêmes plus fréquentes et plus graves). Ce
changement de paramètres climatique est évalué sur une période 30 ans. Le changement climatique a
des causes naturelles comme que le mouvement dans l'orbite de la Terre autour du soleil et des causes
anthropogénique (actions humaine).
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1.4. L’effet de serre et les Gaz à Effet de Serre (GES)


Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz naturels présents dans l'atmosphère terrestre et qui
emprisonnent les rayons du soleil, stabilisant la température à la surface de la planète à un niveau
raisonnable.

1.4.1. L’effet de serre


La lumière du soleil réchauffe la planète. Cette chaleur essaie naturellement de s’échapper dans l’espace
mais comme notre planète a une atmosphère composée de plusieurs gaz (surtout du dioxyde de carbone,
du méthane et de la vapeur d’eau) une partie de cette chaleur est emprisonnée par l’atmosphère. Cet
effet influence grandement notre planète. La température globale moyenne de la Terre est d’environ 15
°C. Si la Terre n’avait pas son atmosphère pour conserver une partie de l’énergie solaire, la température
moyenne de la planète serait d’environ -18 °C, ce qui est trop froid pour maintenir la vie telle que nous la
connaissons[1].

Figure 1: L’effet de serre[2]

1.4.2. CO2 et autres gaz à effet de serre


Depuis le 19ème siècle, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère est en constante
progression, causée en grande partie par : Le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2 O), l’hexafluorure
de soufre (SF6), les hydrofluorocarbures (HFC) et les perfluorocarbures (PFC).
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Figure 2: Répartition de l’émission des GES


La plus grande part des émissions de gaz à effet de serre liées à l'activité humaine provient de l'utilisation
des combustibles fossiles et de la déforestation (CO2), de la fermentation du bétail, de l'affectation des
terres et de la modification des zones humides, des pertes par les gazoducs (CH4), des pratiques
agricoles (N2 O) et de l'utilisation du chlorofluorocarbone (CFC) dans les processus de fabrication et de
réfrigération. Les gaz CFC industriels sont réglementés par le Protocole de Montréal de 1987. Dans les
rapports, les émissions de gaz à effet de serre sont généralement exprimées en équivalents CO2 (CO2
eq). La valeur CO2 eq d'un gaz donné correspond à la quantité équivalente de CO2 ayant le même
potentiel de contribution au changement climatique. Le CO2 eq constitue ainsi une échelle de mesure
commune de l'impact des différents gaz à effet de serre sur le climat.
1.5. Réchauffement climatique
Le réchauffement climatique est une des conséquences du changement climatique. Il correspond à la
modification des paramètres climatique, spécifiquement à un phénomène d’augmentation de la
température globale de la surface de la Terre qui pourrait atteindre, selon les prévisions des scientifiques
du GIEC (le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) 1 à 5°C supplémentaires à
la fin du XXIe siècle1.

1
[Link]
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Figure 3: évolution de la température moyenne global dans le temps[3]


Les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, qui ont augmenté depuis l’époque préindustrielle en
raison essentiellement de la croissance économique et démographique, sont actuellement plus élevées
que jamais, ce qui a entraîné des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et
d’oxyde nitreux sans précédent depuis au moins 800 000 ans.

1.6. Énergie (conventionnels et renouvelable )


L'énergie est une propriété physique qui, pendant sa transformation et son transport, induit des
changements mécaniques, thermiques, chimiques, nucléaires et électriques. La définition de
l'énergie est la « capacité d'un système physique à produire un travail ». La définition du travail varie
selon le lieu et la manière dont il est exécuté. Ici il s’agit de la « consommation d'énergie » qui indique le
travail produit par l'énergie. Elle est ensuite subdivisée en différents secteurs de consommation :
transport, industrie, services publics, ménages et autres.

1.6.1. Energie conventionnels


L’énergie conventionnel sont toutes forme d’énergies provenant de sources non renouvelables à l’échelle
de vie humaine qui se trouvent dans la nature de manière limitée. Les énergies conventionnelles peuvent
être subdivisée en deux types : les combustibles fossiles et les combustibles nucléaires. Les énergies de
sources du charbon, pétrole et gaz naturelle sont des combustibles fossiles. Ils proviennent de la
biomasse formée il y a des millions d'années, qui a acquis des propriétés énergétiques en raison de
certaines conditions de pression et de température.
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1.6.2. Energie renouvelables


Les énergies renouvelables (parfois abrégées EnR) sont des sources d'énergie dont le renouvellement
naturel est assez rapide pour qu'elles puissent être considérées comme inépuisables à l'échelle du temps
humain. Les énergies renouvelables sont également parfois désignées par les termes « énergies vertes
» ou « énergies propres », par abus de langage. En effet, si les énergies renouvelables ont bien souvent
des avantages écologiques, elles ne sont pas pour autant « vertes » ou « propres » dans le sens où elles
ont aussi des conséquences environnementales importantes.
Il existe plusieurs types d’énergies renouvelables, produites à partir de sources différentes qui sont
entre autres :

a. L'énergie solaire
Ce type d'énergie renouvelable provient directement du captage du rayonnement solaire. Des capteurs
spécifiques sont utilisés pour absorber l'énergie des rayons du soleil et la rediffuser de deux manières
principales :
 Solaire photovoltaïque (panneaux solaires photovoltaïques) : l'énergie solaire est captée pour
produire de l'électricité.
 Solaire thermique (chauffe-eau solaires, chauffage, panneaux solaires thermiques) : la chaleur
des rayons du soleil est captée et redistribuée, et plus rarement utilisée pour produire de
l'électricité.
b. L'énergie éolienne
Dans le cas de l'énergie éolienne, l'énergie cinétique du vent entraîne un générateur qui produit de
l'électricité. Il existe plusieurs types d'énergie éolienne renouvelable : éoliennes terrestres, éoliennes
offshore, éoliennes flottantes... Mais le principe reste globalement le même pour tous ces types d'énergie
renouvelable.

c. L'hydroélectricité
L'énergie cinétique de l'eau (rivières, barrages, courants marins, marées) fait tourner des turbines
productrices d'électricité. Les énergies marines font également partie de l'hydroélectricité.
d. La biomasse
L'énergie provient de la combustion de matières d'origine biologique (ressources naturelles, cultures ou
déchets organiques). Il existe trois grandes catégories de biomasse :
 Le bois
 Biogaz
 Biocarburants
e. La géothermie
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L'énergie provient de la chaleur émise par la Terre et stockée dans le sous-sol. En fonction de la ressource
et de la technologie utilisée, la chaleur est exploitée directement ou convertie en électricité.
f. Hydrogène renouvelable
L'hydrogène est un gaz qui peut être utilisé comme vecteur d'énergie, notamment pour produire de
l'énergie électrique à l'aide de piles à combustible. L'hydrogène n'est pas en soi une ressource
renouvelable. C'est un gaz que l'on trouve rarement "tel quel" dans la nature et qui ne se renouvelle pas
très souvent.

Figure 4: Application des énergies renouvelable[4]


2. Lien entre l’énergie et le changement climatique
2.1. D’où proviennent les gaz à effet de serre ?
Le secteur de l’énergie contribue fortement aux effets du changement climatique. En 2016, les activités
liées à l'énergie représentaient environ 73 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (World
Resource Institute, 2020). Ce chiffre englobe les émissions provenant de la combustion de combustibles
fossiles dans le secteur de l'électricité, du chauffage et du refroidissement, des transports et de l'industrie
manufacturière. Le découplage de la demande énergétique des émissions est donc au cœur des efforts
pour la décarbonation de l'économie mondiale et la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris.
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Figure 5 : GES par Source et secteurs[5]


La production d'électricité ou d'énergie à partir de combustibles fossiles implique l'utilisation de
combustibles tels que le charbon, le gaz et le pétrole. Ce processus libère des produits chimiques et des
gaz dans l'atmosphère, notamment des gaz à effet de serre (GES). Ces gaz sont émis lorsque les
combustibles fossiles sont brûlés (par exemple dans les voitures, les motos ou les centrales électriques).
Ceci entraîne la production de dioxyde de carbone (C02), le principal gaz à effet de serre responsable du
réchauffement de la planète [6]. Le changement climatique est le plus important et le plus grave de ces
impacts, engendré principalement par la combustion de combustibles fossiles, ainsi que par des
émissions importantes de gaz à effet de serre provenant de la déforestation et du système alimentaire.
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Figure 6: Émissions de gaz à effet de serre par pays en 2021[7]

Quand bien même, aucun pays du continent Africain ne figure dans les gros émetteurs de GES du monde,
nous partageons la même planète et le pays africain reste encore plus vulnérable aux effets du
changement climatique. En effet, la part des émissions de carbone de l’Afrique dans le total des émissions
mondiales, historiques et actuelles, est inférieure à 3 %, mais la pression qu’exerce le changement
climatique sur les économies et les moyens de subsistance à travers le continent est
disproportionnellement élevée et représente une injustice climatique[8].
En moyenne, les émissions de gaz à effet de serre dans les pays africains se sont accrues plus lentement
que dans les autres économies en développement de 2008 à 2017, tandis que les émissions totales liées
à l'énergie ont encore augmenté de près de 20 %[9].
Le secteur de l'électricité est responsable de la plus grande part des émissions de CO2 liées à l'énergie
en Afrique, à raison d'environ 42 % du total en 2018. À long terme, la mise en œuvre de secteurs fiables
d'électricité verte à travers le continent permettra par ailleurs la décarbonation des secteurs d'utilisation
finale de l'énergie tels que les transports et l'industrie, qui représentent respectivement 31% et 20 % des
émissions totales liées à l'énergie[9].
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Figure 7 : Part des émissions du co2 liées aux énergies en Afrique par secteurs, 2018[8]
L’évolution de la demande énergétique du continent, proportionnelle à démographie, reste alors de
potentielle challenges à l’augmentation des émissions des GES, si nous continuons l’utilisation des
énergies de sources fossiles. Quant à l’augmentation des GES, elle entraine un réchauffement de la
planète plus rapidement que jamais depuis au moins deux mille ans, cause du changement climatique.
Par conséquent, pour diminuer considérablement les GES et atteindre à l’objectif zéro émission une
réalité à l’horizon 2050 dans le secteur de l'électricité africains, il faudra principalement empêcher la
croissance des émissions à mesure que la demande augmente. L’énergie verte est la réponse aux
changements climatiques et une étape-clé pour la neutralité climatique. Sans transformation mondiale du
secteur énergétique, il est vain d’espérer atteindre l’objectif des 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris. Le
tableau ci-dessous, tiré du chapitre 10 sur Regards et perspectives sur les terres du monde du Secrétariat
de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD)[10], présente les
impacts des différentes sources d'énergie pour la santé humaine et de l'environnement.

Tableau 1 : Implications des différentes sources d'énergie pour la santé humaine et de l'environnement
[10]
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Source Problèmes

Pétrole De graves risques de pollution sont associés aux opérations d'extraction au niveau des sols 8 et de la mer, et
au cours de la distribution. La plus grande catastrophe mondiale liée au pétrole s'est produite dans le golfe du
Mexique : 4,9 millions de barils de pétrole brut ont été déversés, 9 impactant de vastes zones côtières. De
manière générale, le déversement régulier de pétrole peut également nuire à la végétation, comme les
mangroves.10 La combustion de pétrole contribue grandement à la pollution de l'air ; les oxydes d'azote et les
particules, principalement engendrées par les transports, sont à l'origine de plus de 50 000 décès prématurés
par an au Royaume-Uni, selon les estimations.11 Les combustibles fossiles sont également le principal
contributeur mondial aux émissions de gaz à effet de serre.12 L'exploitation minière des sables bitumineux (une
forme visqueuse de pétrole) au Canada est fortement contestée, 13 tout comme le forage en Arctique et dans
les forêts tropicales.14

Gaz Le rôle de la fracturation hydraulique (« fracking ») dans l'extraction des combustibles fossiles, y compris le
gaz naturel difficile d'accès, a soulevé une opposition massive. Pour cause: les effets de cette action sur la
santé et de l'environnement,15 et les impacts cumulatifs sur les terres pouvant nuire à la biodiversité. 16 La
combustion de gaz est également une source importante de gaz à effet de serre ; le torchage des gaz inutilisés
pendant la production de pétrole crée des émissions d'environ 250 millions de tonnes de dioxyde de carbone
par an.17

Charbon La pollution survient lors de l'extraction de charbon, et les mines à ciel ouvert en particulier causent des
dommages considérables sur l'atmosphère, l'eau et la santé humaine.18 Mais les mines souterraines ont en
fait une plus grande empreinte environnementale. Les mineurs de charbon doivent faire face à de sérieux
problèmes de santé et de sécurité, et consommation en piliers de bois pour pouvoir soutenir les galeries, etc.19
Les mineurs de charbon doivent faire face à de sérieux problèmes de santé et de sécurité, et souffrent d'une
multitude de maladies mortelles dues à l'inhalation prolongée de poussières de charbon. 20 Les mines de
charbon et les décharges de déchets détruisent l'habitat. Le charbon est une source majeure de pollution locale
et de nuages nocifs, qui sont associés à un grand nombre de maladies pour l'Homme ; 21 les dépôts secs et
humides à portée élevée (« pluie acide ») affectent l'eau douce 22, les forêts, la pollution de l'eau23 et les
émissions de gaz à effet de serre. Les mines de charbon abandonnées sont responsables d'un drainage minier
acide qui peut durer des décennies.24

Nucléaire Considéré par certains comme une alternative convenable en raison de ses faibles émissions de gaz à effet
de serre,25 d'autres sont au contraire très critiques vis à vis de cette option.26 L'impact global sur les terres
reste faible, même si les mines d'uranium peuvent avoir d'importants impacts sur la biodiversité et peuvent
engendrer des problèmes sérieux de contamination et de santé chez les mineurs. 27. De fortes inquiétudes
demeurent en matière de conséquences pour la sécurité, soulignées par plusieurs accidents majeurs : à
Harrisburg aux États-Unis, Tchernobyl en Ukraine28 et Fukushima au Japon, endommagée lors du séisme de
201129 et toujours très instable aujourd'hui. Les déchets hautement radioactifs provenant de la fission nucléaire
nécessitent également un stockage long et sans précédent, un problème que l'industrie doit encore résoudre
et qui sera probablement laissé aux gouvernements.30

Énergie Des changements dans le flux des rivières entrainent des coûts élevés, et impactent la biodiversité
hydroélectrique (par exemple, les poissons migrateurs), la disponibilité en nutriments en aval et les services écosystémiques,
tels que les inondations périodiques pour l'irrigation.31 Les réservoirs pour la production hydroélectrique
inondent les vallées et les zones à basse altitude, et remplacent ainsi la végétation naturelle ou les terres
agricoles et les communautés.32 Dans certains cas, les retenues hydroélectriques sont des sources importantes
de méthane.33

Énergie marémotrice Depuis longtemps, les impacts potentiels de l'énergie marémotrice dans l'estuaire de Severn au Royaume-
Uni font l'objet d'une controverse, en raison de ses impacts probables sur les populations d'oiseaux.34 Les
nouvelles technologies de lagune et de courants de marées ont des impacts environnementaux plus
faibles et pourraient offrir des alternatives viables.
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Eolien Les systèmes d'énergie éolienne ont des implications significatives sur l'utilisation des terres et ils ont suscité
des oppositions d'un point de vue esthétique, en termes d'impacts sur l'aspect du paysage, mais aussi en
raison des impacts potentiels sur les populations d'oiseaux35 et les zones riches en biodiversité.36 En théorie,
il est possible d'avoir une zone d'exploitation agricole sur une zone d'installation de parcs éoliens 37 et des
stratégies de planification existent pour éviter les zones protégées.38 Les parcs éoliens offshore sont moins
controversés et ils deviennent plus populaires; ils peuvent avoir des impacts négatifs sur les oiseaux de mer,
mais, à l'inverse, ils offrent des refuges pour les habitats benthiques et la vie marine.39

Solaire Il existe trois types d'énergie solaire : les systèmes solaires de chauffage de l'eau, les systèmes d'énergie
solaire à concentration et les cellules photovoltaïques (PV).40 L'émergence de centrales solaires - grands
réservoirs de cellules photovoltaïques ou de miroirs concentriques générant de la chaleur - sur les terres
agricoles et dans les régions arides a suscité des inquiétudes liées au compromis entre l'énergie et la
production alimentaire, ainsi que la protection de la nature.41 Cependant, les centrales solaires peuvent, si
elles sont soigneusement conçues, être intégrées aux systèmes agricoles42 et il existe de plus en plus de tels
systèmes "agri-solaires".43 Il est important de noter que les émissions de gaz à effet de serre provenant de la
fabrication photovoltaïque sont-elles mêmes significatives.

Biocarburants Plus de 2,4 milliards de personnes utilisent du bois de chauffage et du charbon pour cuisiner et, leur
exploitation de manière non durable contribue à la perte et à la dégradation des forêts.44 Les plantations pour
la production de biocarburants ont également des impacts majeurs sur l'utilisation des terres, en éliminant
directement la végétation naturelle ou semi-naturelle pour établir des cultures de biocarburants ou en
réduisant les cultures vivrières. À l'inverse, la gestion durable de l'herbe pour la récolte de la biomasse pourrait
en théorie inciter à protéger les prairies menacées.45 Différentes normes et systèmes de certification
existent.46 Certains biocarburants peuvent également avoir de graves répercussions sur la santé : environ
420000 personnes meurent prématurément chaque année en Chine en raison de la pollution atmosphérique
intérieure due au charbon et au bois de chauffage.47 L'utilisation de combustibles fossiles est trop importante
pour qu'une simple substitution par les biocarburants constitue une alternative viable.48

Bioénergie avec Si la bioénergie est combinée à la capture et au stockage du dioxyde de carbone (BECCS), cela pourrait
capture et stockage entraîner des émissions négatives de GES : la culture de la biomasse élimine le dioxyde de carbone de
de carbone l'atmosphère, la biomasse est convertie en énergie et le dioxyde de carbone libéré de la combustion de la
biomasse est capturé et stocké, offrant ainsi à la BECCS un avantage unique en termes de réduction des gaz
à effet de serre si l'approvisionnement en matières premières peut être géré avec de faibles émissions de gaz
à effet de serre. BECCS est au cœur de pratiquement toutes les stratégies pour le défi "en-dessous de 2°C ",
ce qui nécessite des émissions de carbone négatives d'ici la fin du 21 e siècle.49 Cependant, le bon
fonctionnement de cette technologie n'a pas encore été prouvé.50

Géothermie Une source d'énergie importante et à long terme dans les pays dotés de grandes ressources. L'énergie
géothermique de qualité inférieure peut également être exploitée grâce à la technologie de la pompe à
chaleur.51

Récupération Une source d'énergie croissante, par exemple par des systèmes de traitement thermique 52 et générateurs de
d'énergie à partir de biogaz.53 L'impact sur les sols et l'empreinte écologique de tels systèmes sont relativement faibles.
déchets
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Figure 8: Impacts liés aux changements climatiques[10]


Le changement climatique a un impact majeur sur l'Afrique, exacerbant les défis existants et en créant
de nouveaux. La hausse des températures entraîne une augmentation des vagues de chaleur et des
sécheresses, ce qui compromet la productivité agricole et la sécurité alimentaire. Aussi, la modification
des régimes de précipitations entraîne des inondations plus fréquentes et plus intenses, provoquant des
déplacements de population, la destruction d'infrastructures et la perte de vies humaines. La montée du
niveau des mers menace les régions côtières, mettant en péril les communautés et les activités
économiques. Les maladies liées au climat, telles que le paludisme et le choléra, sont en augmentation.
En outre, la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes pèsent sur les ressources naturelles
et les moyens de subsistance de l'Afrique.

2.2. Pourquoi les énergies renouvelables pour la résilience climatique en Afrique ?


Eu égard des impacts du changement climatique sur l’environnement et la santé humaine, il est urgent
d'agir pour remédier à ces effets, notamment par des mesures d'adaptation, la gestion durable des
ressources et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les technologies climatiques sont une
pierre angulaire importante d'une action efficace en faveur du climat. Elles comprennent les équipements,
les techniques, les connaissances pratiques et les compétences nécessaires pour réduire les émissions
de GES et s'adapter au changement climatique. Ces technologies vont des énergies renouvelables et
des pratiques d'efficacité énergétique aux systèmes d'alerte précoce et aux digues.
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Par ailleurs, l'Afrique possède un immense potentiel en matière d'énergies renouvelables.

Figure 9:potentiel des énergies renouvelables en Afrique


Le continent est riche en ressources solaires, et de vastes territoires bénéficient d'un ensoleillement élevé
(4-7kWh/m2)2 tout au long de l'année. Il dispose également d'un important potentiel éolien, en particulier
le long des régions côtières. En outre, l'Afrique possède d'abondantes ressources hydroélectriques, un
potentiel d'énergie géothermique et même des ressources de biomasse inexploitées. L'exploitation de
ces sources d'énergie renouvelables peut fournir une énergie propre et durable pour répondre aux
besoins énergétiques croissants de l'Afrique tout en réduisant la dépendance à l'égard des combustibles
fossiles.

2
Global Solar Atlas
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Séquence 2 : ODD N0 7 ET TRANSITION ENERGETIQUE EN AFRIQUE :


OPPORTUNITES, DEFIS ET PERSPECTIVES
Objectifs d'apprentissage : A l'issue de ce module, vous devriez être en mesure de
 Expliquer les principaux défis à relever pour atteindre l'ODD 7
 Comprendre la pertinence et la nécessité de services énergétiques modernes pour un
développement durable
 Connaitre les piliers de la transition énergétique et la stratégie la transition énergétique en Afrique
 Comprendre les défis et perspective de la transition énergétique en Afrique

1. Objectif de Développent Durable 7


L'ODD 7 consiste à garantir l'accès de tous à des services énergétiques abordables, fiables, durables et
modernes d'ici à 2030. Ses objectifs comprennent une augmentation substantielle de la part des énergies
renouvelables ainsi qu'un doublement du taux mondial d'amélioration de l'efficacité énergétique. À cette
fin, l'ODD 7 appelle à la coopération internationale pour faciliter l'accès à la recherche et aux technologies
en matière d'énergie propre, et à l'amélioration des investissements dans les infrastructures énergétiques
et les technologies d'énergie propre.
Tableau 2: descriptive de l’ODD 7[11]

Titre de la cible Descriptif de la cible


Accès à l’énergie 7.1 : D’ici à 2030, garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables et
modernes, à un coût abordable
Énergies 7.2 : D’ici à 2030, accroître nettement la part de l’énergie renouvelable dans le
renouvelables bouquet énergétique mondial
Efficacité énergétique 7.3 : D’ici à 2030, multiplier par deux le taux mondial d’amélioration de l’efficacité
énergétique
Recherche et 7.a : D’ici à 2030, renforcer la coopération internationale en vue de faciliter l’accès à
investissement la recherche et aux technologies relatives à l’énergie propre, notamment l’énergie
renouvelable, l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies relatives aux
combustibles fossiles propres, et promouvoir l’investissement dans l’infrastructure
énergétique et les technologies relatives à l’énergie propre
Approvisionnement 7.b : D’ici à 2030, développer l’infrastructure et améliorer la technologie afin
en énergie d’approvisionner en services énergétiques modernes et durables tous les habitants
des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés, des petits
États insulaires en développement et des pays en développement sans littoral, dans
le respect des programmes d’aide qui les concernent
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1.1. Défis et perspectives de ODD 7


Aujourd'hui encore, l'accès à des services énergétiques abordables et propres n'est pas disponible pour
tous. Alors qu'environ une personne sur sept n'a pas accès à l'électricité, quatre personnes sur dix n'ont
toujours pas accès à des combustibles et des technologies de cuisson propres. La plupart de ces
personnes vivent dans les zones rurales des pays en voie de développement. En outre, l'énergie est le
principal facteur contribuant à la consommation mondiale d'énergie, l'énergie est le principal facteur
d'émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Environ la moitié de la population africaine n’a
toujours pas accès à l’électricité. Avec un peu plus de 50 % (environ 600 millions de personnes), l’Afrique
a le taux d’accès à l’électricité le plus faible de toutes les régions du monde surtout en Afrique sub-
saharienne (48.2% en 20203), avec une disparité dans les zones rurales où le taux moyen est à moins
de 30 %.
Les pays qui souffrent encore de la précarité énergétique peuvent parvenir à un accès universel à des
services énergétiques abordables, fiables, durables et modernes pour tous d'ici 2030, comme indiqué
dans l’ODD 7 des Nations Unies, et améliorer ainsi les moyens de subsistance de centaines de millions
de leurs citoyens. L’Afrique doit également s’industrialiser pour répondre aux aspirations de ses habitants
en matière de développement et pour créer des emplois de qualité et la prospérité pour tous. Ceci ne
peut se faire sans la disponibilité et la fiabilité de l’énergie[8]. Cependant, la voie de l’industrialisation
qu’ont empruntée les pays développés par le passé se referme rapidement, en grande partie à cause des
limites imposées par le réchauffement climatique. Il est donc nécessaire de repensée nos habitudes afin
de relever les défis fondamentaux de l'accès à l'énergie, de la sécurité énergétique et du changement
climatique.
Dans le même temps, l'Afrique peut exploiter son potentiel d'une énergie renouvelable abondante, de
plus en plus compétitive, pour répondre à la demande croissante d'électricité et éviter une éventuelle
dépendance commerciale aux combustibles fossiles.

3
Access to electricity (% of population) - Sub-Saharan Africa | Data ([Link])
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1.2. La pertinence et la nécessité de services énergétiques modernes pour un développement


durable et la lutte contre le changement climatique

L'accès à des services énergétiques modernes joue un rôle crucial dans le développement durable et la
lutte contre le changement climatique en Afrique. L'accès à une énergie fiable et abordable est essentiel
pour stimuler la croissance économique et promouvoir le développement durable. Les services
énergétiques modernes permettent à l'industrie de prospérer, d'améliorer la productivité agricole, de créer
des emplois et de promouvoir l'esprit d'entreprise. Ils permettent également d'accéder aux technologies
de l'information et de la communication, qui sont essentielles au développement de secteurs tels que
l'éducation, la santé et le commerce. En outre, l'accès à des services énergétiques modernes réduit la
dépendance à l'égard des combustibles fossiles et favorise l'utilisation des énergies renouvelables en
Afrique. L'exploitation des ressources renouvelables telles que l'énergie solaire, éolienne et hydraulique
permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre et d'atténuer les effets du changement climatique.
Cela contribue à la transition énergétique et à la durabilité environnementale, tout en soutenant les
engagements internationaux en matière de réduction des émissions.
En outre, l'accès à des services énergétiques modernes améliore la qualité de vie des populations en
leur offrant de meilleures conditions d'éclairage, de cuisson et de chauffage domestique. Cela permet de
réduire la pollution de l'air intérieur causée par l'utilisation de combustibles traditionnels et d'améliorer la
santé et le bien-être des communautés.
Par ailleurs, l’accès à des services énergétiques modernes favorise enfin l'inclusion sociale en réduisant
les inégalités. Il offre des opportunités économiques, éducatives et sanitaires, en particulier pour les
femmes et les populations rurales marginalisées. L'accès à l'électricité améliore également l'accès aux
technologies de l'information et de la communication, favorisant l'inclusion numérique et l'accès à
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l'information. Ainsi, l'accès à des services énergétiques modernes en Afrique favorise le développement
durable en stimulant l'économie, en atténuant le changement climatique, en améliorant la qualité de vie
et en promouvant l'inclusion sociale. Par conséquent, il est essentiel de stimuler les investissements
dans les infrastructures énergétiques et de promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables pour
maximiser ces avantages et construire un avenir durable pour l'Afrique.
2. Transition énergétique en Afrique
La transition énergétique désigne la transformation du système de production, de distribution et de
consommation d'énergie d'une région, afin que ce système soit plus respectueux de l'environnement. En
terme simple, la transition énergétique vise à transformer un système énergétique afin de réduire son
impact sur l'environnement. Elle consiste en une série de changements majeurs dans les systèmes de
production et de consommation d'énergie qui s'articule autour de trois piliers principaux :
 L'efficacité énergétique : améliorer le rendement énergétique de nos systèmes énergétiques.
 La sobriété énergétique, qui consiste à réduire nos besoins en énergie par des changements
structurels et une transformation de nos modes de consommation.
 La transformation du système de production d'énergie, d'un système basé essentiellement sur
les énergies fossiles et polluantes à un système basé sur les énergies renouvelables et moins
polluantes.

Figure 10: piliers de la transition énergétique


La transition énergétique est essentielle aux stratégies de développement durable et à la lutte contre le
réchauffement climatique.

2.1. Stratégie de la transition énergétique en Afrique


Les avancées technologiques, la baisse des coûts des énergies renouvelables, les approches innovantes,
les effets de réseau et la numérisation offrent de nouvelles possibilités et constituent un atout avéré en
faveur des énergies renouvelables. Avec ses abondantes ressources indigènes, l'Afrique est bien placée
pour tirer parti de ce potentiel. Toutefois, le potentiel et la disponibilité de technologies rentables à eux
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seuls ne sont pas suffisants. Pour saisir une telle occasion, une forte volonté politique, des cadres
d'investissement attractifs et une approche politique holistique seront nécessaires pour bénéficier
pleinement des avantages des énergies renouvelables.

Les stratégies de transition énergétique en Afrique varient en fonction des besoins, des ressources et
des priorités spécifiques de chaque pays. Toutefois, de manière général la stratégie pour l’atteinte de la
transition énergétique se base sur quatre pôles qui sont : la promotion des énergie renouvelable,
l’atténuation des risques et la promotion des investissements du secteur privé, le renforcement et la
modernisation du réseau électrique et l’accompagnement de l'innovation systémique.

Figure 11: Approche stratégique pour la transition énergétique en Afrique

a. Promotion des énergies renouvelables


Au regard de la situation de taux d’accès faible sur le continent, les systèmes d’énergie modernes, basées
sur les énergies renouvelables représente une solution fiable et durable pour accélérer l’attente de l’accès
universel à l’énergie pour tous. Compte tenu des vastes zones rurales et isolées de l'Afrique, il est souvent
plus efficace d'adopter des solutions énergétiques décentralisées, telles que les mini-réseaux solaires ou
hybrides. Le déploiement massif des EnRs dépendra donc d'une combinaison équilibrée entre réseau
classique, mini-réseau et hors réseau pour les populations non desservies et mal desservies, et doit
également relever les défis de la sécurité d'approvisionnement, de la viabilité économique et d'un accès
abordable.
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b. Atténuation des risques et la promotion des investissements du secteur privé dans la


transition énergétique
Les investissements nécessaires pour répondre à la demande croissante de l'Afrique en énergie
renouvelable sont bien supérieurs aux fonds mis à disposition par les sources publiques. Le secteur privé
dispose des ressources nécessaires pour financer et mettre en œuvre des projets d'énergie renouvelable
et d'efficacité énergétique à grande échelle. Ceci implique la mise en place des moyens entre autres les
politiques d'incitation, de réglementations favorables et de mécanismes de soutien pour attirer les
investissements et encourager le déploiement des technologies renouvelables. Ces moyens peuvent
prendre la forme de financements, de transferts de technologies, de partage d'expertise et de
collaboration en matière de recherche et de développement.
c. Renforcement et la modernisation du réseau électrique
Pour faciliter la transition énergétique, il est essentiel d'investir dans le développement des infrastructures
énergétiques. Cela comprend l'expansion des réseaux de transmission et de distribution d'électricité, la
construction de nouvelles installations de production d'énergie renouvelable et le renforcement des
capacités de stockage de l'énergie.
Par ailleurs, les infrastructures de réseau électrique dans de nombreux pays Africains sont inadaptées.
Etant conçues pour accueillir des sources d'énergie conventionnelles, leur état vieillissant entraîne des
pertes d'électricité élevées et une mauvaise qualité de l'approvisionnement. L’architecture de ces réseaux
repensent également un obstacle à l'introduction et au développement à grande échelle d'énergies
renouvelables variables peu coûteuses, comme le solaire et l'éolien. Le renforcement et la modernisation
du réseau est d'une importance capitale pour toute forme de transition énergétique et de stabilisation des
réseaux. Les connexions transfrontalières et l'intégration des réseaux électriques régionaux permettent
de partager les ressources énergétiques, de réduire les coûts et d'améliorer la stabilité du système
énergétique en Afrique. Elles favorisent également le commerce de l'électricité et le développement de
projets transnationaux.
d. Soutenir l'innovation systémique.
Pour que l'Afrique puisse exploiter le potentiel des énergies renouvelables, il faut une approche
systémique. Des technologies de production d'énergie innovantes, telles que les systèmes
d’approvisionnement en énergie renouvelable combinant deux technologies ou plus (par exemple,
l'énergie photovoltaïque flottante et le pompage-turbinage) et les systèmes d'énergie renouvelable hors
réseau, combinés à l'hydrogène vert, à l'internet des objets et aux mini-réseaux d'énergie renouvelable.
Ainsi que de nouveaux modèles commerciaux (pay-as-you-go), des cadres réglementaires améliorés et
des procédures d'exploitation des systèmes devraient être adoptés. Des approches de financement
innovantes, telles que des prêts en monnaie locale, des programmes de financement axés sur les
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résultats ou des "fonds de défi" sur mesure, peuvent également faciliter la transition énergétique,
propulser la croissance économique et faire des pays africains des pionniers de la transition mondiale
vers l'énergie propre (IRENA, 2019b). Les investissements dans des technologies innovantes telles que
l'hydrogène vert peuvent également ouvrir des opportunités économiques tout au long de la chaîne de
valeur.
Outre ces quatre axes du rapport de l’IRENA sur « la transition vers les énergies renouvelables en
Afrique4 », il est important d’améliorer l'efficacité énergétique.
En effet, la promotion de l'efficacité énergétique joue un rôle crucial dans la transition énergétique de
l'Afrique. Cela comprend l'adoption de technologies d'économie d'énergie, la sensibilisation et l'éducation
à l'utilisation rationnelle de l'énergie, ainsi que l'établissement de normes d'efficacité énergétique pour les
bâtiments, les appareils et les industries.

2.2. Défis et perspective de la transition énergétique en Afrique


La transition énergétique de l'Afrique est confrontée à un certain nombre de défis, mais elle offre
également de vastes perspectives pour un avenir énergétique durable sur le continent.
L'un des principaux défis est le financement de la transition énergétique. En effet, la mobilisation des
investissements nécessaires au développement d'infrastructures énergétiques modernes et durables
représente un défi majeur pour de nombreux pays africains. Les investissements doivent être intensifiés
dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques, l'efficacité énergétique et les technologies
propres afin de permettre une transition énergétique réussie. La mise en place de cadres réglementaires
et politiques appropriés constitue un autre défi. Les gouvernements africains doivent élaborer des
politiques énergétiques claires et stables, promouvoir les énergies renouvelables, encourager les
investissements privés et créer un environnement favorable aux entreprises dans le secteur de l'énergie.
L'amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption sont également essentielles pour une
transition énergétique efficace. L'accès aux technologies et aux connaissances appropriées constitue
également un défi. L'Afrique doit renforcer ses capacités techniques et scientifiques pour développer,
déployer et gérer les nouvelles technologies énergétiques. Cela implique la formation de personnel
qualifié et l'échange d'expertise par le biais de partenariats internationaux.

Cependant, la transition énergétique de l'Afrique offre de vastes perspectives. Le continent dispose d'un
énorme potentiel en termes d'énergies renouvelables, notamment solaires, éoliennes, hydroélectriques,
géothermiques et de biomasse. L'exploitation de ces sources d'énergie propres et durables peut

4
The transition to renewable energy in Africa ([Link])
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permettre un accès à l'énergie à grande échelle, réduire la dépendance à l'égard des combustibles
fossiles et contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En outre, la transition énergétique
de l'Afrique peut stimuler le développement économique et la création d'emplois locaux dans les secteurs
des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et des services énergétiques. Elle peut également
améliorer l'accès à l'énergie dans les zones rurales et isolées, favorisant ainsi l'inclusion sociale et le
développement communautaire. En somme, la transition énergétique en Afrique est confrontée à des
défis tels que le financement, les politiques et les capacités techniques. Cependant, elle offre des
perspectives prometteuses pour un avenir énergétique durable en exploitant les ressources
renouvelables du continent. Les efforts doivent se concentrer sur le renforcement des politiques, des
capacités et des investissements afin de réaliser pleinement cette transition énergétique et de favoriser
le développement durable en Afrique.

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