0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues5 pages

Densité et qualité du sperme

Transféré par

lulukilo2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues5 pages

Densité et qualité du sperme

Transféré par

lulukilo2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Sperme

Échantillon de sperme dans une boîte de Petri.

Le sperme est un liquide biologique animal expulsé du corps lors de l'éjaculation et


contenant les spermatozoïdes. Sécrétés par les organes sexuels mâles, les spermatozoïdes
contenus dans le sperme servent à fertiliser l'ovocyte femelle et ainsi entamer le processus de
reproduction.

Sommaire
 1 Composition
 2 Physiologie
o 2.1 Sécrétion
o 2.2 Fécondation
 3 Aspects physio-pathologiques
o 3.1 Problèmes de qualité
o 3.2 Risque sanitaire
o 3.3 Allergie
 4 Vision historique
o 4.1 Condamnation par l'Église des conceptions diabolisantes de la
reproduction sexuée
o 4.2 Chez les Baruyas
 5 Notes et références
 6 Voir aussi
o 6.1 Articles connexes

Composition
Le sperme est constitué du liquide séminal et d'éléments cellulaires : spermatozoïdes cellules
de la lignée germinale, macrophages polynucléaires, hormones de croissance, cellules souche,
cellules épithéliales…

Un sperme est considéré comme normalement fécondant avec une densité en spermatozoïdes
comprise entre 20 et 200 millions de spermatozoïdes par millilitre (cm3). En dessous on parle
d'oligospermie.

Le sperme contient de nombreux éléments nourriciers pour le spermatozoïde : vitamines C et


B12, sels minéraux comme le calcium, le magnésium, le phosphore, le potassium et le zinc,
des sucres (fructose et sorbitol). Il contient aussi des traces d'hormones, dont la testostérone.
Il peut aussi contenir des traces de polluants. Il peut contenir des anticorps montrant une
réaction de l'organisme contre ses spermatozoïdes. Le sperme contient des cytokines qui
induisent une tolérance maternelle vis-à-vis du futur embryon [réf. nécessaire] (c'est plus
précisément le liquide séminal qui contient des cytokines).
Les proportions respectives de ces sécrétions varient selon l'individu, son âge, les
circonstances (cf. délai qui sépare l'éjaculation de l'éjaculation précédente ou d'autres
facteurs…).

Physiologie
Sécrétion

Le sperme est une combinaison de plusieurs fluides dans lequel les spermatozoïdes sont
maintenus en vie pour une courte durée.

Ce liquide physiologique est composé, chez l'homme, du liquide prostatique, du liquide


produit par les vésicules séminales et du liquide sécrété par les glandes de Cowper.

L'éjaculat est constitué de l'émission successive ou quasi-simultanée :

 du liquide sécrété par les glandes de Cowper ;


 des sécrétions prostatiques (environ 20 % du volume de l’éjaculat) ;
 des sécrétions des épididymes, puis des déférents (environ 20 % du volume de
l'éjaculat) ;
 du produit des vésicules séminales (60 % restants du volume de l'éjaculat).

Chez l'homme, la production de sperme commence quelque temps après le début de la


puberté.

L'éjaculation est l'émission spasmodique et prompte de sperme. Elle représente le plus


souvent 2 à 5 ml chez l'homme (1,5 à 15 ml dans les cas plus extrêmes).

Fécondation

Le sperme peut être délivré directement dans les voies génitales de la femelle ou bien être
libéré dans l'environnement, proche des ovocytes de la femelle, comme chez les poissons et
de nombreux autres animaux et insectes. Chez ces derniers, les spermatozoïdes sont souvent
contenus dans des spermathèques.

Aspects physio-pathologiques
Problèmes de qualité

L'examen médical analysant la qualité du sperme est un spermogramme et/ou un


spermocytogramme. Ces examens sont considérés comme permettant de poser un diagnostic
d'une grande valeur prédictive1, mais ils ne peuvent apporter que des indices sur les causes
des problèmes observés.

Si une spermoculture est envisagée, le patient a été invité à se laver soigneusement les mains
et le pénis (décalotté) avant de se masturber. L'échantillon est manipulé avec du matériel
stérile (sans seringues en plastique ni aiguilles hypodermiques qui perturbent la qualité du
sperme et notamment la mobilité des spermatozoïdes ; il est manipulé, par aspiration douce,
dans un matériel stérile et chimiquement neutre, toujours après sa liquéfaction naturelle pour
ne pas influer sur la qualité du sperme).

Le médecin observe aussi, outre le volume de l'éjaculat :

 l'apparence du sperme, à température ambiante, avant et immédiatement après le


temps de liquéfaction : le sperme normal est homogène, visqueux, opaque et gris
opalescent. Il se liquéfie après un certain temps (changement de phase). Sa
transparence est un indice d'une concentration trop basse en spermatozoïdes. Une
couleur brunâtre indique qu'il contient des hématies provenant du sang ;
 le temps de liquéfaction (dans l'heure qui suit l'éjaculation) ;
 le pH, mesuré moins d'une heure après l'éjaculation, en déposant une goutte de sperme
sur du papier pH, après au moins 30 secondes (quand la couleur de la tache imprégnée
est uniforme). Le pH doit être très légèrement alcalin ; compris entre 7,2 et 8 ;
 sa consistance et sa viscosité (étudiée par la façon dont il s'écoule à l'extrémité d'une
pipette de 5 ml) ; normalement, il s’écoule sous la forme de gouttes bien séparées,
sans filaments entre chaque goutte. La longueur du filament qui s'étend sous une
baguette de verre préalablement trempée dans le sperme peut aussi être mesurée.
Un sperme trop peu fluide, c'est-à-dire trop riche en mucus rend plus difficile les
mesures de motilité et de concentration en spermatozoïdes, de même que la détection
des anticorps éventuellement fixés sur les spermatozoïdes ;
 l’agglutination de spermatozoïdes, qui est un indice de processus immunologique. Si
le microscope montre des spermatozoïdes mobiles, mais attachés entre eux par la tête,
par la pièce intermédiaire, par le flagelle ou de manière « mixte » (tête-flagelle par
exemple), un problème immunologique d'infertilité est soupçonné (à confirmer par
d'autres observations). l'agglutination est mesurée et décrite sous microscope (en
pourcentage moyen de spermatozoïdes agglutinés, à 5 % près), par comptage sur 10
champs sélectionnés au hasard dans l'échantillon observé. L'observateur signale aussi
l'éventuelle présence de petits agglutinats épars et le type d'agglutination.
Par convention, l’agglutination décrit l'accolement anormal de spermatozoïdes
mobiles. Elle ne doit pas être confondue avec des agrégats de spermatozoïdes
immobiles ou spermatozoïdes mobiles agrégés à des filaments de coagulum ou à des
débris cellulaires (qui doivent aussi être notés par l'observateur).

Les principales anomalies rencontrées sont,

 en volume :
o aspermie : absence d'éjaculat ou volume de sperme < 0,5 ml
o hypospermie : volume total de l'éjaculat < 2 ml
o hyperspermie : volume total de l'éjaculat > 6 ml
 en teneur :
o leucospermie : numération des leucocytes > 1 million/ml
o hémospermie : présence de sang
o azoospermie : absence de spermatozoïdes à l'éjaculat
o cryptozoospermie : invisible à l'examen microscopique mais numération entre
10 000 et 100 000 au total
o oligospermie ou oligozoospermie : numération de spermatozoïdes < 20
millions par ml ou < 40 millions par éjaculat
o oligospermie sévère : numération de spermatozoïdes < 5 millions par ml
o polyspermie ou polyzoospermie : numération de spermatozoïdes > à 200
millions par ml
 en caractéristique des spermatozoïdes :
o tératozoospermie : moins de 30 % de spermatozoïdes normaux
o nécrozoospermie : pas de spermatozoïdes vivants à l'éjaculation
o asthénozoospermie : moins de 50 % de spermatozoïdes mobiles une heure
après l'éjaculation

Risque sanitaire

Le sperme est un agent contaminant des infections sexuellement transmissibles comme par
exemple le SIDA ou l'hépatite B, qui peuvent être prévenues efficacement par l'utilisation de
préservatif lors d'un rapport sexuel.
Allergie

Il existe de rares cas d'allergie au liquide séminal2,3,4.

L'allergie féminine au sperme semble rare. Elle se traduit généralement par un œdème
(gonflement) des muqueuses, avec prurit là où il y a eu contact avec le sperme. Dans les cas
graves (très rares), un choc anaphylactique est possible. L'allergie est confirmée par des tests
allergologiques et la femme s'en protège par l'usage du préservatif. Une fécondation in vitro
(FIV) reste possible (simple ou en micro-injection intracytoplasmique (ICSI)).
Des études récentes indiquent que la maladie post-orgasmique serait causée par une allergie
de l'homme à son propre sperme5,6.

Vision historique
Aristote dit dans De generatione animalium que le sperme coagulait le sang utérin non formé
pour créer l'embryon humain7.
Pline l'Ancien propose dans son encyclopédie intitulée Naturalis historia un remède que l'on
peut obtenir à partir des graines de chanvre, censé supprimer le sperme8.

Condamnation par l'Église des conceptions diabolisantes de la reproduction


sexuée

En 1490, l'Église catholique romaine interdit le Malleus Maleficarum, rédigé quatre ans plus
tôt par deux inquisiteurs dominicains et qui est une compilation de croyances populaires
notamment à propos du pouvoir créateur et générateur des démons, ce que l'Église avait déjà
présenté comme anathème près de mille ans plus tôt lors du premier concile de Braga. Si
cette compilation est interdite, elle connaît néanmoins sous le manteau un grand succès
d'édition ; elle est mise à l'Index lorsque celui-ci est créé en 15999.

Il y est expliqué notamment comment les démons s'emparent de la substance masculine pour
la transporter auprès des femmes : le démon prend la forme d'un succube pour récolter « la
semence d'un homme scélérat ». Il la transmet à un incube « détaché auprès d'une femme ».
Cette dernière va ainsi concevoir un enfant, sans qu'il y ait eu proprement une relation
sexuelle : c'est la génération parfaite par les femmes. Pour les auteurs, cela permet de
conserver une filiation humaine à l'engendré de ce type de génération10.

Le premier concile de Braga vers 561 s'était pourtant élevé contre de telles conceptions11 :

« Canon 12 : Si quelqu'un dit, avec Manichée et Priscillien, que nos corps sont
l'ouvrage du diable, que c'est lui qui les a formés dans le sein de nos mères et que, par
conséquent il n'y a pas de résurrection de la chair, qu'il soit anathème. »
« Canon 13 : Si quelqu'un, au lieu de rapporter à Dieu la création de la chair, l'attribue
aux mauvais anges, qu'il soit anathème. »

Chez les Baruyas

Les Baruyas12 constituent une population habitant la Nouvelle-Guinée occidentale en


Indonésie. Le sperme se nomme lakala alieu, c’est-à-dire « l'eau du pénis ». Il apporte la
force et la vie. Selon leur représentation, l'enfant à naître est nourri par le sperme de son père.

Notes et références
1. ↑ Cf. publications des travaux des équipes de Jouannet en France, Kruger en Afrique du sud et
Mortimer en Australie
2. ↑ « L’allergie au sperme peut aller du simple prurit vulvaire au choc anaphylactique » Le Quotidien du
Médecin du 26 avril 2000
3. ↑ Pr Francisque Leynadier « Allergie au sperme » Revue française d’allergologie et d’immunologie
clinique 2000
4. ↑ [Link], [Link], [Link], P. Minoui, [Link], [Link] « Allergie gynécologique au liquide
spermatique, à propos d’une observation » J. [Link]é[Link]. 1997
5. ↑ (en) MD Waldinger, M Meinardi, A Zwinderman et D Schweitzer, « Postorgasmic Illness Syndrome
(POIS) in 45 Dutch Caucasian Males: Clinical Characteristics and Evidence for an Immunogenic
Pathogenesis (Part 1) », The Journal of Sexual Medicine, avril 2011 (DOI 10.1111/j.1743-6109.2010.02166.x)
6. ↑ (en) Waldinger MD, Schweitzer DH, « Postorgasmic illness syndrome: two cases », J Sex Marital
Ther, vol. 28, no 3, 2002, p. 251–5 (PMID 11995603, DOI 10.1080/009262302760328280, lire en ligne [archive])
7. ↑ Livre IV.
8. ↑ Nicolas Millet, Petite encyclopédie du cannabis, Le castor astral, 2010 (ISBN 978-2-85920-816-5)
9. ↑ (en) Heinrich Kramer et James Sprenger, « The malleus maleficarum, introduction to online
edition » [archive], sur [Link]
10. ↑ Dans son ouvrage le cauchemar, le psychanalyste Ernest Jones attribue aux fruits des relations entre
mortels et êtres surnaturels des personnages renommés tels que Robert, père de Guillaume le
Conquérant, Luther, Merlin (issu d'un Incube et d'une nonne, fille de Charlemagne), César, Alexandre
le Grand, Platon, Scipion l'Africain, et toute la race des Huns. Il cite Peter Sinistrari qui, au
XVIIe siècle soutenait que les incubes n'étaient pas des démons mais des êtres intermédiaires entre les
hommes et les anges.
11. ↑ Dictionnaire des Conciles - Abbé Migne - 1847
12. ↑ Maurice Godelier - Métamorphoses de la parenté - Fayard 2004 (ISBN 2213614903)

Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :

 Sperme, sur Wikimedia Commons


 Sperme, sur Wikinews
 Sperme, sur Wikidata

Articles connexes

Physiologie :

 Spermiogenèse
 Spermatozoïde
 Reproduction
 Fertilité

Pathologie :

 Infertilité
 Syndrome d'immunodéficience acquise, infection sexuellement transmissible

Technique médicale :

 Spermogramme, spermocytogramme
 Don de sperme
 Préservatif

Vous aimerez peut-être aussi