Optimisation de la performance industrielle
Optimisation de la performance industrielle
D’INGENIEUR d’État
Filière
Génie Industriel
Spécialité
Génie Industriel
Thème
Contribution à l’optimisation de la
performance industrielle
Cas : Laboratoires VENUS SAPECO
Réalisé par
BELMOUHOUB Fares
GUIA Mohamed Amine
Les membres de Jury :
BOUDHAR Hamza Président
RAHMOUNE Mahdi Examinateur
BOUGCHICHE Fazia Encadrante
Alger, le 30 / 06 /2024
2023-2024
Dédicaces
À mes parents, vous avez toujours été mes premiers mentors et mes plus grands supporters. Votre
sagesse, vos sacrifices et votre dévouement inébranlable m’ont guidé tout au long de ma vie. Vous m’avez
inculqué les valeurs de persévérance, de travail acharné et de résilience. Sans votre amour et votre
soutien constants, je n’aurais pas pu réaliser ce mémoire de fin d’études. Merci du fond du cœur pour
tout ce que vous avez fait et continuez de faire pour moi.
À ma famille, vous avez été une source d'inspiration et ma plus grande force. Votre amour, votre
compréhension et votre patience infinie m’ont permis de poursuivre mes rêves et de surmonter les
obstacles. Vos encouragements incessants m’ont poussé à donner le meilleur de moi-même, et je vous en
suis éternellement reconnaissant.
À mes amis, vous avez été présents à chaque étape de ce voyage. Votre soutien inébranlable, vos conseils
précieux et votre volonté de m’écouter ont été d'une valeur inestimable. Vous avez su me divertir lorsque
j’en avais besoin et me rappeler l'importance de l'équilibre dans ma vie. Votre amitié sincère a illuminé
mes journées et rendu cette aventure encore plus mémorable.
Ce mémoire de fin d’étude est le fruit de nos efforts, mais il est aussi le reflet de vos contributions
indélébiles. Vos encouragements, vos conseils et votre amour ont été les ingrédients essentiels de notre
réussite. Je vous remercie du fond du cœur pour tout ce que vous avez fait et continuez de faire pour moi.
À mes parents, à ma famille, et à mes amis, cette dédicace vous est dédiée. Votre soutien inébranlable et
votre présence précieuse resteront à jamais gravés dans mon cœur. Vie sur vous.
Amine
1
Dédicaces
À mes parents, mes premiers guides et piliers constants,
Votre sagesse et vos sacrifices ont tracé la voie de ma réussite. Votre amour infatigable a été la fondation
sur laquelle j'ai bâti ce mémoire. Chaque victoire est autant la vôtre que la mienne. Merci pour tout ce
que vous donnez.
Votre amour inconditionnel a nourri mon ambition et apaisé mes doutes. Ce mémoire porte la marque de
votre encouragement indéfectible. Je suis reconnaissant pour chaque instant partagé et chaque obstacle
surmonté ensemble.
À mes amis, Rostom, Ahmed, Omar, Rafik, Fouad et le meilleur, Abderrahmane, madame Ryma et mes
collègues de Green ECLUB, compagnons de route et joyeux complices,
Votre amitié sincère et vos conseils avisés ont été des trésors précieux. Ce mémoire est le fruit de nos
rires partagés et de nos défis relevés ensemble.
Ta mémoire est une source d'inspiration inépuisable. Ce mémoire est un hommage sincère à ta vie et à
ton influence positive parmi nous. Que ton âme repose en paix, Inchaa Allah.
À vous tous, cette dédicace est dédiée. Votre soutien restera gravé dans mon cœur pour toujours.
FARES
2
Remerciements
Nous remercions ALLAH le tout puissant de nous avoir donné la santé et la volonté
d’entamer et de terminer ce mémoire.
Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu avoir vu le jour
sans l’aide de notre encadrante MmeBOUGCHICHE Fazia. Nous la remercions pour
la qualité de son encadrement exceptionnel, pour sa patience, sa rigueur et sa
disponibilité durant notre préparation de ce mémoire.
Merci à toute l’équipe de Laboratoires Venus qui nous ont accueillis dans leur
établissement au début de notre stage, nos remerciements les plus chaleureux vont à
notre encadreur Mr BENSALAH Mohamed et à Mr DIKHAI Abdellatif pour leur
encouragement, et surtout leur présence malgré leur charge professionnelle et leur
soutien tout au long de notre travail.
Nous voudrions aussi exprimer notre reconnaissance envers les amis et collègues qui
nous ont apporté leur soutien moral et intellectuel tout au long de ce projet.
Nos profonds remerciements vont également à toutes les personnes qui nous ont
aidées et soutenue de près ou de loin
Enfin, nous remercions vivement les membres du jury qui nous font l’honneur
d’évaluer notre projet.
3
Table de matière
Liste des figures ......................................................................................................................... 7
Liste des tableaux ....................................................................................................................... 8
Abréviations ............................................................................................................................... 9
Introduction générale ................................................................................................................ 10
Chapitre I La Performance Industrielle.................................................................................... 12
1.1. Introduction ............................................................................................................... 13
1.2. Production et Gestion de Production ..........................................................................13
1.3. Les critères de la performance industrielle ................................................................. 13
1.3.1. Productivité ......................................................................................................... 13
1.3.2. Qualité ................................................................................................................ 13
1.3.3. Efficacité.............................................................................................................14
1.3.4. Coûts de Production ............................................................................................ 14
1.3.5. Flexibilité ............................................................................................................ 14
1.3.6. Délais de Production ........................................................................................... 14
1.3.7. Sécurité ............................................................................................................... 14
1.3.8. Impact Environnemental ..................................................................................... 14
1.4. Taux de Rendement Synthétique ............................................................................ 15
1.4.1. La Disponibilité ……………………………………………………………..... 15
1.4.2. La Performance ………………………………………………………………. 15
1.4.3. La Qualité ………………………………………………………………..….... 16
1.4.4. Calculer le TRS ................................................................................................... 17
1.4.5. Interpréter le TRS …………………………………………………………...... 17
1.5. Méthode pour l’évaluation et l’amélioration de la performance industrielle ................ 17
1.5.1 Pareto....................................................................................................................... 18
1.5.2 Single Minute Exchange of Die (SMED) ................................................................. 18
I. Les principes de base de la méthode SMED ............................................................... 18
II. Les avantages du SMED........................................................................................... 18
III. Comment appliquer la méthode SMED ................................................................... 19
IV. Les Quatre étapes principales de la méthode SMED ................................................ 20
1.6. Relation entre TRS et SMED ..................................................................................... 21
1.7. Conclusion ................................................................................................................. 21
4
Chapitre II Processus d’amélioration du TRS par la méthode SMED .......................... 23
2.1. Introduction ............................................................................................................... 24
2.2. Analyse des Temps de Changement de Série .............................................................. 24
2.2.1. Description du Processus de Changement de Série .............................................. 24
2.2.2. Temps de changement de série avant l’application du SMED .............................. 25
2.3. Mise en œuvre de la Méthode SMED ......................................................................... 26
2.3.1. Etape 1 : Identification des réglages internes et externes ......................................26
2.3.2. Etape 2 Externalisation des opérations................................................................. 27
2.3.3. Etape 3 : Rendre des opérations interne en externe .............................................. 28
2.3.4. Etape 4 : Réduire le temps des opérations internes ............................................... 28
2.4. Gains grâce à la méthode SMED ................................................................................ 29
2.5. Taux de rendement synthétique et l’impact du SMED ................................................ 29
2.5.1. Calcul du TRS quotidien pendant vingt et un jours .............................................. 29
2.5.2. Résultat avant l’implémentation de la méthode SMED ........................................ 30
2.5.3. Implémentation de la méthode SMED ................................................................. 31
2.5.4. Impact de la méthode SMED sur le TRS ............................................................. 32
2.6. Conclusion ................................................................................................................. 33
Chapitre III Choix et application d’un modèle prédictif pour l’optimisation de la production
................................................................................................................................................. 34
3.1. Introduction ............................................................................................................... 35
3.2. Processus du choix du modèle à appliquer.................................................................. 35
3.3. Description des données ............................................................................................. 35
3.3.1. Présentation des Données .................................................................................... 36
3.3.2 Analyse des Données ........................................................................................... 36
3.4. Préparation des Données ............................................................................................ 37
3.4.1. Cas 1 : Données Sans Traitement ........................................................................ 37
3.4.2. Cas 2 : Traitement des Données COVID ............................................................. 38
3.4.3. Cas 3 : Suppression de l'Année 2020 COVID ...................................................... 39
3.4.4. Cas 4 : Suppression des Valeurs Aberrantes ........................................................ 40
3.4.5. Cas 5 : Normalisation des Valeurs Aberrantes ..................................................... 41
3.5. Modélisation .............................................................................................................. 42
3.5.1. Modèle SARIMA ................................................................................................ 42
3.5.2. Modèle Foret Aléatoire ....................................................................................... 45
3.5.3. Modèle Holt Winters ........................................................................................... 48
3.6. Evaluation des modèles .............................................................................................. 50
3.6.1. SARIMA.............................................................................................................50
5
3.6.2. Forêt Aléatoire .................................................................................................... 51
3.6.3. Holt Winters........................................................................................................ 52
3.7. Résultats et Discussions ............................................................................................. 53
3.8. Conclusion ................................................................................................................. 54
Chapitre IV Implantation d’un projet GMAO conforme aux objectifs de l’entreprise ............. 55
4.1. Introduction ............................................................................................................... 56
4.2. Généralité sur un projet GMAO ................................................................................. 56
4.2.1. Analyse des besoins ............................................................................................ 57
4.2.2. Objectifs du Projet GMAO .................................................................................. 59
4.2.3. Sélection du logiciel ............................................................................................ 60
4.2.4. Planification du projet GMAO ............................................................................ 61
4.2.5. Mise en œuvre du projet ManageMaint ............................................................... 62
4.3. Conclusion ................................................................................................................. 78
Conclusion Générale ................................................................................................................ 79
Références Bibliographiques .................................................................................................... 80
Annexes ................................................................................................................................... 82
Annexe A : Présentation de l’entreprise lieu de stage Laboratoires VENUS SAPECO .............. 82
Annexe B : Fiche technique de la machine ASB 70-DPW......................................................... 86
Annexe C : IA pour les prévisions de la production .................................................................. 87
Résumé .................................................................................................................................. 102
6
Liste des figures
Figure 1 : Répartition des ventes pendant les mois au cours des années................................. 36
Figure 2 : Processus de Maintenance actuel ..........................................................................57
Figure 3 : Calendrier du projet GMAO ................................................................................. 62
Figure 4 : Interface graphique de ManageMaint4 .................................................................. 62
Figure 5 : Gestion des Machines-Détails ............................................................................... 63
Figure 6 : Gestion des Machines-Divers ............................................................................... 63
Figure 7 : Gestion des Machines-Images ............................................................................... 64
Figure 8 : Gestion des Machines-Remarques ........................................................................ 64
Figure 9 : Gestion des Machines-Fichiers .............................................................................64
Figure 10 : Gestion des Machines-Arrêts .............................................................................. 65
Figure 11 : Gestion des Machines-Organes ...........................................................................65
Figure 12 : Gestion du Magasin-Listes des articles du magasin .............................................66
Figure 13 : Gestion du Magasin-Détails. ............................................................................... 66
Figure 14 : Gestion du Magasin-Divers................................................................................. 67
Figure 15 : Gestion du Magasin-Images ................................................................................ 67
Figure 16 : Gestion du Magasin-Fichiers .............................................................................. 68
Figure 17 : Gestion du Magasin-Fournisseurs ....................................................................... 68
Figure 18 : Gestion du Magasin-Magasin rempli................................................................... 69
Figure 19 : Gestion du Magasin-Détails fournisseurs ............................................................ 69
Figure 20 : Gestion du Personnel-Détails .............................................................................. 70
Figure 21 : Gestion du Personnel-Liste du personnel ............................................................ 70
Figure 22 : Contrats de Maintenance-Détails ........................................................................ 71
Figure 23 : Contrats de Maintenance..................................................................................... 71
Figure 24 : Gestion des demandes d’Achats-Détails.............................................................. 72
Figure 25 : Gestion des demandes d’achats- Liste des demandes d’Achat. ............................ 72
Figure 26 : Indicateurs MTBF /MTTR .................................................................................. 73
Figure 27 : Tableau de Bord ................................................................................................. 73
Figure 28 : Configuration d’impression des Demandes-Demande d’achat. ............................ 74
Figure 29 : Gestion de Module Android ................................................................................ 75
Figure 30 : Application ManageMaint sur Android ............................................................... 76
Figure 31 : Rapport sur les indicateurs de performance de la maintenance, INJECTION-
SOUFFLAGE. ...................................................................................................................... 77
7
Liste des tableaux
Tableau 1 : Temps de changement de série de la machine ..................................................... 16
Tableau 2 : Les différentes opérations et leurs durées ........................................................... 17
Tableau 3: Les opérations pouvant être externalisées et leurs durées ..................................... 19
Tableau 4 : Les rationalisations des réglages internes............................................................ 28
Tableau 5 : Analyse et résultat de la méthode SMED ............................................................ 29
Tableau 6 : Gain de la méthode SMED ................................................................................. 29
Tableau 7: Exemple du calcul du TRS quotidiennement ....................................................... 30
Tableau 8: Taux et durée moyenne du TRS et du changement de série pendant 3 semaines... 31
Tableau 9 : Taux et durée moyenne du TRS et du changement de série après SMED ............ 31
Tableau 10 : TRS et impact du SMED .................................................................................. 32
Tableau 11 : Données de production des mois selon les années .............................................25
Tableau 12 : Production mensuelle et évolution de la production en fonction des années ......26
Tableau 13 : Données de production après le traitement de l’année COVID 2020. ................ 39
Tableau 14 : Données de production en supprimant l’année du COVID 2020 ....................... 32
Tableau 15 : Valeur aberrante des données ..........................................................................32
Tableau 16 : Normalisation de la valeur aberrante................................................................. 42
Tableau 17 : Cas 1 Modèle SARIMA ................................................................................... 43
Tableau 18 : Cas 2 Modèle SARIMA ................................................................................... 43
Tableau 19 : Cas 3 SARIMA ............................................................................................... 44
Tableau 20 : Cas 4 SARIMA ................................................................................................ 44
Tableau 21 : Cas 5 SARIMA ................................................................................................ 45
Tableau 22 : Cas 1 Foret Aléatoire ........................................................................................ 45
Tableau 23 : Cas 2 Foret Aléatoire ........................................................................................ 46
Tableau 24 : Cas 3 Foret Aléatoire ....................................................................................... 46
Tableau 25: Cas 4 Foret Aléatoire................................................ Erreur ! Signet non défini.
Tableau 26 : Cas 5 Foret Aléatoire ........................................................................................ 48
Tableau 27 : Cas 1 Holt Winters........................................................................................... 48
Tableau 28 : Cas 2 Holt Winters ........................................................................................... 49
Tableau 29 : Cas 3 Holt Winters ................................................... Erreur ! Signet non défini.
Tableau 30 : Cas 4 Holt Winters ........................................................................................... 50
Tableau 31 : Cas 5 Holt Winters ........................................................................................... 50
Tableau 32 : Résultat du modèle SARIMA en fonction de la MAPE ..................................... 50
Tableau 33 : Résultat du modèle Foret Aléatoire en fonction de la MAPE ............................ 51
Tableau 34 : Résultat du modèle Holt Winters en fonction de la MAPE ................................ 52
8
Abréviations
9
Introduction générale
De nos jours, les entreprises sont confrontées à une forte concurrence en matière de qualité offerte
aux clients. Pour atteindre un niveau de compétitivité optimal, il est primordial d'améliorer d'abord
la productivité au sein de l'entreprise. Afin de maintenir cette compétitivité, les entreprises doivent
viser une croissance continue et innovante, produire des biens de haute qualité et réduire les délais
de production. Concevoir des systèmes de fabrication flexibles et performants est la voie à suivre
pour progresser vers une production allégée.
Pour améliorer la qualité et quantité offerte aux consommateurs, Le taux de rendement synthétique
(TRS) est un indicateur clé de performance dans l'industrie manufacturière qui mesure l'efficacité
globale d'un équipement ou d'une ligne de production.
Dans un contexte de concurrence accrue, augmenter son TRS devient un enjeu crucial pour
optimiser les processus et maximiser la rentabilité. Comprendre, calculer et améliorer le TRS
nécessite une approche méthodique et l'utilisation de solutions technologiques adaptées.
L'intelligence artificielle figure parmi les technologies les plus récentes et performantes pour
améliorer l'efficacité du secteur industriel.
L'intelligence artificielle est un domaine de l'informatique qui vise à créer des systèmes capables
de réaliser des tâches qui nécessitent habituellement de l'intelligence humaine, comme la
perception visuelle, la reconnaissance vocale, la prise de décision et la traduction entre langues.
Dans le contexte des prévisions de production, l'IA est utilisée pour analyser les données
historiques, détecter les tendances, anticiper les demandes du marché, et optimiser les processus
de production.
L'impact de l'IA sur l'industrie manufacturière est significatif. Elle permet d'améliorer la
maintenance prédictive des équipements, de réduire les temps d'arrêt imprévus, d'optimiser
l'efficacité opérationnelle, et d'assurer une production plus efficace et de meilleure qualité. Grâce
à l'IA, les entreprises peuvent anticiper les besoins en matière de production, ajuster les niveaux
de stock, et optimiser les processus pour répondre de manière proactive à la demande du marché.
En intégrant l'IA dans les prévisions de production, les entreprises peuvent améliorer leur
compétitivité, réduire les coûts, et augmenter leur efficacité opérationnelle.
La GMAO, ou Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur, est un outil informatique utilisé
pour planifier, organiser, suivre et optimiser les activités de maintenance au sein d'une entreprise.
Elle permet de gérer efficacement les équipements, les interventions de maintenance, les pièces de
rechange, et d'assurer un suivi précis de l'état des actifs.
Dans ce mémoire, nous avons appliqué les connaissances acquises durant notre formation pour
optimiser le Taux de Rendement Synthétique (TRS), améliorer la productivité grâce à l'intelligence
artificielle (IA) et faciliter la gestion de la maintenance par le biais d'un logiciel de Gestion de
Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO).
L'accès aux données constitue également un défi majeur, particulièrement dans les grandes
entreprises. Après de longues discussions avec le responsable de stage et le directeur de
production, nous avons réussi à obtenir les données de production d'une machine spécifique ainsi
que le nombre de défaillances. La confiance, un facteur variable selon les organisations, a été
gagnée dans notre cas, nous permettant de diagnostiquer et de proposer des solutions.
10
Notre motivation provient de notre intérêt pour les domaines du TRS, de l'IA et de la GMAO.
Nous étions à l'aise dans le choix du sujet, bénéficiant également des conseils et recommandations
de notre encadrante. L'objectif de notre étude est d'améliorer la productivité, la gestion de la
maintenance et le TRS, impliquant la disponibilité et la performance des équipements ainsi que la
qualité des unités produites. Pour atteindre ces objectifs, il est crucial de mesurer les indicateurs
de performance et de suivre sur une longue durée les avis et les chiffres réalisés par l'entreprise.
Ce mémoire est structuré en quatre chapitres avec une introduction et une conclusion générale. Le
premier chapitre se base sur la définition de la performance industrielle. Le deuxième chapitre
traite de l'amélioration du Taux de Rendement Synthétique (TRS) via la méthode SMED. Le
troisième chapitre présente notre solution basée sur l'intelligence artificielle pour augmenter la
productivité. Le quatrième chapitre aborde l'implémentation d'un système de Gestion de
Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO), avec des perspectives et recommandations pour
l'entreprise.
11
Chapitre I La Performance Industrielle
12
1.1. Introduction
La performance industrielle est définie par la capacité de l'entreprise à atteindre ses objectifs en
termes de qualité, de quantité, de coût et de délais. Elle est influencée par plusieurs facteurs, tels
que la gestion efficace de la production, la maintenance des équipements, la gestion des stocks et
des flux de production, et la satisfaction des clients.
Pour améliorer sa performance, une entreprise doit mettre en place des stratégies efficaces pour
gérer sa production, assurer la maintenance de ses équipements et utiliser des outils appropriés
pour mesurer et optimiser ses performances. Cela implique de développer une culture de
performance qui encourage les employés à être responsables et à chercher continuellement à
améliorer les processus.
Nous discuterons dans ce chapitre les critères de la performance industrielle, tels que l'efficacité,
la qualité, la flexibilité et la réactivité. Chacun de ces critères joue un rôle vital dans l'évaluation
et l'amélioration des processus de production.
Les outils de la performance industrielle seront ensuite abordés. Des méthodes comme l'analyse
de Pareto et la méthode SMED sont essentielles pour identifier les inefficacités, prioriser les
actions correctives et mettre en œuvre des améliorations continues.
Enfin, nous aborderons la relation entre deux outils de la performance industrielle utilises dans
cette étude.
1.3.1. Productivité
La productivité mesure la quantité de biens produits par unité de temps ou de ressources. Elle est
un indicateur crucial de l'efficacité des processus de production. La productivité peut être calculée
à différents niveaux : par machine, par opérateur, par ligne de production, ou pour l'ensemble de
l'usine. L'objectif est d'optimiser les ressources disponibles pour maximiser la production sans
sacrifier la qualité.
1.3.2. Qualité
La qualité des produits est un critère fondamental de la performance industrielle. Elle se réfère à
la conformité des produits aux spécifications et aux attentes des clients. La gestion de la qualité
13
implique des contrôles rigoureux tout au long du processus de production pour détecter et corriger
les défauts. Des indicateurs comme le taux de rejet, le taux de retours clients, et le nombre de
réclamations sont utilisés pour évaluer la qualité.
1.3.3. Efficacité
L'efficacité mesure l'utilisation optimale des ressources pour atteindre les objectifs de production.
Cela inclut l'efficacité des machines, des opérateurs, et des processus. Un indicateur couramment
utilisé est le Taux de Rendement Synthétique (TRS), qui combine la disponibilité, la performance,
et la qualité pour donner une image globale de l’efficacité de la production.
1.3.5. Flexibilité
La flexibilité est la capacité de l’entreprise à s’adapter rapidement aux changements de la demande,
aux nouvelles exigences des clients, ou aux innovations technologiques. Une production flexible
peut répondre efficacement aux variations de volumes de production, aux personnalisations des
produits, et aux changements dans la chaîne d'approvisionnement.
1.3.7. Sécurité
La sécurité au travail est un critère essentiel de la performance industrielle. Un environnement de
travail sûr réduit les risques d’accidents, les arrêts de production, et les coûts liés aux assurances
et aux indemnisations. Les entreprises mettent en place des mesures de prévention, des formations,
et des protocoles de sécurité pour protéger leurs employés.
1.4.2. La Performance
La performance d'un système de production ne se limite pas à sa simple disponibilité. Il est
également essentiel de mesurer sa capacité à fonctionner à un rythme optimal et à produire des
biens ou des services conformes aux spécifications de qualité. C'est pourquoi le Taux de
15
Performance constitue le deuxième pilier fondamental du Taux de Rendement Synthétique (TRS),
un indicateur clé de performance (ICP) crucial pour évaluer l'efficacité globale d'un processus de
production.
Le taux de performance évalue la proportion de temps pendant lequel un système de production
fonctionne à sa vitesse optimale, produisant des biens ou services conformes aux standards de
qualité. Exprimé en pourcentage, un taux de performance de 100% indique que le système
fonctionne constamment à pleine capacité.
a. Calcul du Taux de Performance
Pour déterminer le taux de performance, la formule suivante est utilisée :
Taux de Performance= (Temps de Production Net/Temps de Fonctionnement) ×100 … (2)
● Temps de Production Net : C'est la durée pendant laquelle le système de production fabrique
effectivement des biens ou des services sans écarts de cadence.
● Temps de Fonctionnement : Il s'agit de la durée totale pendant laquelle le système est
opérationnel, indépendamment de la conformité des biens ou des services produits.
b. Facteurs Affectant le Taux de Performance
Plusieurs facteurs peuvent influencer le taux de performance d'un système de production :
● Pertes de Cadence : Ces pertes peuvent survenir en raison de problèmes techniques, d'arrêts
intermittents, de changements de format ou de réglages inefficaces.
● Rebuts et Produits Non Conformes : Les défauts de qualité, les erreurs de manipulation et les
mauvais réglages des machines peuvent entraîner la production de biens non conformes, réduisant
ainsi le taux de performance.
● Micro-Arrêts : Ces interruptions courtes mais fréquentes peuvent être causées par des problèmes
d'alimentation, des pannes logistiques ou des défaillances de capteurs.
1.4.3. La Qualité
La qualité des produits ou services finis est un élément essentiel de la satisfaction client et de la
réputation d'une entreprise. C'est pourquoi le Taux de Qualité constitue le troisième pilier
fondamental du Taux de Rendement Synthétique (TRS), un indicateur clé de performance (ICP)
crucial pour évaluer l'efficacité globale d'un processus de production.
Le Taux de Qualité mesure la proportion de produits finis qui respectent les spécifications de
qualité établies par l'entreprise. Exprimé en pourcentage, un taux de qualité de 100% signifie que
tous les produits fabriqués sont conformes aux exigences de qualité.
a. Calculer le Taux de Qualité : Une Mesure de la Performance Qualitative
La formule de calcul du Taux de Qualité est la suivante :
Taux de Qualité = (Temps de Production Utile/Temps de Production Net) ×100 ……(3)
16
● Temps de Production Utile : C'est la durée pendant laquelle le système de production fabrique
effectivement des biens ou des services qui répondent aux spécifications de qualité.
● Temps de Production Net : C'est la durée pendant laquelle le système de production fabrique
effectivement des biens ou des services sans écarts de cadence.
b. Facteurs Influant sur le Taux de Qualité
Divers éléments peuvent affecter le Taux de Qualité d'un système de production :
● Défauts de Fabrication : Ceux-ci peuvent être causés par des problèmes techniques, des erreurs
de manipulation, des réglages incorrects des machines ou l'utilisation de matières premières de
mauvaise qualité.
● Contrôles Qualité Insuffisants : Des procédures de contrôle inefficaces ou un manque de rigueur
dans les inspections peuvent laisser passer des produits non conformes.
● Problèmes d'Approvisionnement : L'utilisation de matières premières ou de composants de
qualité inférieure peut impacter la qualité des produits finis.
17
1.5.1 Pareto
La méthode Pareto, également connue sous le nom de principe de Pareto ou loi des 80/20, postule
que dans de nombreuses situations, 80% des résultats sont générés par 20% des causes. Cette
approche, appliquée à la prise de décision, permet de cibler les aspects les plus influents et
d'optimiser l'utilisation des ressources disponibles.
Son fonctionnement se déroule en trois étapes simples : identification des causes et des effets,
quantification de ces effets, puis classement des causes par ordre d'importance en commençant par
celles ayant le plus grand impact. L'outil Pareto revêt une importance cruciale pour la prise de
décisions efficaces, offrant plusieurs avantages stratégiques : il permet de prioriser les actions en
se concentrant sur les causes les plus significatives, d'allouer les ressources de manière efficiente
en les dirigeant vers les causes les plus critiques, et d'améliorer la performance globale de
l'entreprise en mettant l'accent sur les éléments clés.
19
IV. Les Quatre étapes principales de la méthode SMED
20
l'arrêt de la machine, et les réglages externes, pouvant être réalisés pendant le fonctionnement de
la machine, avec pour objectif de convertir autant de réglages internes que possible en réglages
externes. Le SMED est une méthode incontournable pour les entreprises industrielles cherchant à
rester compétitives dans un environnement en perpétuelle évolution. Son application permet non
seulement d'optimiser les processus de production, mais aussi de renforcer la capacité d'adaptation
et d'innovation des entreprises.
1.7. Conclusion
La performance industrielle repose sur des critères interdépendants qui, optimisés, peuvent
transformer les opérations d'une entreprise. La gestion de la production et la maintenance
industrielle sont fondamentales pour assurer fluidité et efficacité. Une organisation de la
production bien planifiée maximise l'utilisation des ressources et minimise les pertes et les temps
d'arrêt.
21
Des critères comme la disponibilité et le Taux de Rendement Synthétique (TRS) sont cruciaux
pour évaluer l'efficacité des systèmes de production. La disponibilité mesure le temps opérationnel
des équipements, tandis que le TRS intègre disponibilité, performance et qualité pour donner une
vue d'ensemble de l'efficacité.
Les prévisions pour l'optimisation de la performance industrielle anticipent les besoins futurs,
planifient efficacement les ressources et gèrent les risques potentiels. En utilisant l'analyse des
données historiques et la modélisation prédictive, les entreprises peuvent améliorer leur agilité et
leur réactivité face aux évolutions du marché et des technologies.
22
Chapitre II Processus d’amélioration du
TRS par la méthode SMED
23
2.1. Introduction
Le système sur lequel nous appliquons la méthode SMED est une machine de production de
bouteilles. Cette machine est régulièrement utilisée pour fabriquer différentes formes de bouteilles,
ce qui nécessite des changements fréquents de moules. Chaque changement de moule entraîne des
temps d'arrêt significatifs, réduisant ainsi la disponibilité et l'efficacité de la machine.
Nous avons mesuré le temps nécessaire pour changer de série d’un moule sur la machine ASB 70-
DPW chaque jour pendant trois semaines. Les mesures sont calculées sur un changement de série,
sachant que deux changements de séries sont effectués chaque jour par la même équipe. Ci-dessous
les résultats obtenus :
Temps de changement de séries Jour 1 Jour 2 Jour 3 Jour 4 Jour 5 Jour 6 Jour 7 Moyenne
Semaine 1 1,69 1,79 1,63 1,47 1,9 1,8 1,7 1,7114286
Semaine 2 1,7 1,8 1,6 1,5 1,8 1,9 1,81 1,73
Semaine 3 1,65 1,84 1,66 1,44 1,81 1,89 1,66 1,7071429
25
• Données par semaine
1. Semaine 1 :
o Les temps varient de 1,47 heure (Jour 4) à 1,9 heure (Jour 5).
o La moyenne hebdomadaire est de 1,71 heure.
2. Semaine 2 :
o Les temps varient de 1,5 heure (Jour 4) à 1,9 heure (Jour 6).
o La moyenne hebdomadaire est de 1,73 heure.
3. Semaine 3 :
o Les temps varient de 1,44 heure (Jour 4) à 1,89 heure (Jour 6).
o La moyenne hebdomadaire est de 1,71 heure.
• Observations générales
1. Jour 4 : Le temps de changement est toujours le plus bas chaque semaine, suggérant une efficacité
ou une routine particulière ce jour-là.
2. Jour 5 et Jour 6 : Les temps sont généralement plus élevés, avec le Jour 6 atteignant presque
toujours le temps le plus élevé ou le deuxième plus élevé de la semaine.
3. Variabilité des temps : Il y a une variabilité significative des temps de changement d'un jour à
l'autre et d'une semaine à l'autre, particulièrement notable entre les jours avec les temps les plus
bas et les plus hauts (Jour 4 et Jour 5/Jour 6).
4. Moyennes hebdomadaires : Les moyennes hebdomadaires sont relativement proches les unes des
autres, variant de 1,707 à 1,73 heures. Cela indique une certaine constance dans les temps de
changement de séries malgré les variations quotidiennes.
26
ETAPE 1 SMED : IDENTIFICATION DES REGLAGES INTERNE ET EXTERNE
Opération Opération qui peut être externaliser Durée en seconde
Chercher des outils Oui 90
Récuperer le moule Oui 180
Récupérer les bacs Oui 120
Ramener le support pour enlever le moule Oui 120
Ramener la corde Oui 60
Ramener les anneaux Oui 120
Ramener la porteuse et la setup Oui 180
Ramener le nouveau moule Oui 60
Déménager le convoyeur Non 60
Ouvrir la machine et récupérer tuyau Non 20
Remplir les bacs avec de l'eau et purger la machine Non 82
Remettre le tuyau Non 20
Enlever les plaques cylindriques Non 210
Enlever le support des plaques cylindriques Non 103
Enlever le support de rotation Non 120
Réglage machine Non 88
Enlever les capteurs Non 170
Réglage machine Non 20
Fixer le support Non 60
Fixez les anneaux et la corde Non 60
Soulevez le moule Non 40
Changement du moule Non 780
Détacher les anneaux et la corde de l'ancien et les fixer sur le nouveau Non 90
Soulever le moule Non 205
Placer le moule Non 90
Réglage machine Non 30
Réglage moule Non 110
Réglage machine Non 12
Réglage moule Non 166
Placer le support des plaques cylindriques Non 210
Placer les plaques cynlindres Non 422
Remettre les capteurs et tuyau Non 284
Réglage machine Non 11
Enlever et remettre souffleur Non 280
Réglage machine Non 40
Sérrage moule Non 176
Réglage machine Non 62
Réglage machine Non 27
Setup Non 77
Remets le convoyeur Non 60
27
Tableau 3 : Les opérations pouvant être externalisées et leurs durées.
Dans ce présent cas, il n'est pas possible de convertir des opérations internes en opérations
externes. Par conséquent, cette étape n'a pas été réalisée.
En rationalisant le processus de changement de série, nous avons réussi à économiser 433 secondes
comme indiqué dans le Tableau 4. Cette optimisation a été réalisée en ajustant les durées des étapes
miroirs de manière que le temps consacré aux étapes de montage soit équivalent à celui des étapes
de démontage.
28
Tableau 5 : Analyse et résultat de la méthode SMED.
La durée totale du changement de série est de 106 minutes, alors que la durée totale des tâches
(opérations) est de 83,75 minutes, ce qui entraîne une perte de temps de 22,25 minutes. Cette perte
de temps peut être due à diverses raisons telles que les pauses des opérateurs ou la nécessité qu'ils
interviennent ailleurs dans l'usine.
Le temps de cycle de la machine est de 18 secondes, produisant 7 bouteilles par cycle. Avec deux
changements de série par jour, nous économisons au total 2726 secondes par machine chaque jour.
Cette optimisation permet de produire 1060 bouteilles supplémentaires par jour par machine
comme indiqué dans le Tableau 6.
29
Ci-dessous une description générale du processus suivi :
1. Collecte des Données :
• Chaque jour, nous avons enregistré les temps d'ouverture de la machine, les temps alloués aux
différentes activités (nettoyage, maintenance, pannes, changements de série) et les quantités
produites (conformes et non conformes).
• Ces informations ont été compilées dans des tableaux récapitulatifs pour une analyse approfondie.
2. Calcul du TRS :
• Le TRS a été calculé en utilisant la formule suivante : (TRS= Temps utile/Temps requis) *100
• Le temps requis est basé sur la capacité théorique de la machine, tandis que le temps utile
représente le temps de fonctionnement réel, ajusté pour les interruptions et les activités non
productives.
Tableau 7 : Exemple du calcul du TRS quotidiennement.
Jour 1
Heure d'ouverture 8 Heure
Nettoyage 0,25 Heure
Maintenance préventive 0 Heure
Durée des pannes maintenance 0 Heure
Changement de série 1,69 Heure
Capacité de la machine 1400 Pièces/h
Quantité produite 1400 Pièces
Production non conforme 0 Pièces
Temps total 24
Temps d'ouverture 8
Temps requis 7,75
Temps de fonctionnement 6,06
Temps net 6,06
Temps utile 6,06
Le Tableau 7 représente le jour 1 du calcul du TRS, chose qu’on a répété pendant 21 jours.
2.5.2. Résultat avant l’implémentation de la méthode SMED
Le Tableau 8 présente les moyennes du TRS (Taux de Rendement Synthétique) et du temps de
changement de série pour trois semaines avant l'implémentation de la méthode SMED (Single-
Minute Exchange of Die).
30
Tableau 8 : Taux et durée moyenne du TRS et du changement de série pendant trois semaines.
Moyenne TRS Changement de série
Semaine 01 76,82645 1,711428571
Semaine 02 73,7477 1,73
Semaine 03 74,43802 1,707142857
Total 75,00405 1,716190476
• Interprétation et Analyse
Taux de Rendement Synthétique (TRS) :
1. Semaine 01 : Le TRS est de 76,83%.
2. Semaine 02 : Le TRS est de 73,75%.
3. Semaine 03 : Le TRS est de 74,44%.
• Temps de Changement de Série
Le temps de changement de série reste relativement constant, légèrement au-dessus de 1,7
heure pour les trois semaines.
• Observations et Conclusions
1. TRS Constant : Bien que le TRS varie légèrement entre les semaines, il reste relativement constant
autour de 75%. Cette stabilité indique que la performance de la machine est assez régulière sur la
période analysée.
2. Impact du Temps de Changement de Série : Une légère augmentation du temps de changement de
série peut avoir un impact sur le TRS. Optimiser ce temps pourrait améliorer la performance
globale.
3. Opportunité d'Amélioration : Avant l'implémentation du SMED, les temps de changement de série
sont relativement longs (environ 1,72 heures en moyenne). Réduire ce temps pourrait
significativement augmenter le TRS.
2.5.3. Implémentation de la méthode SMED
Après avoir appliqué la méthode SMED, nous avons observé une réduction de 22,72 minutes dans
le temps de changement de série. Afin d'évaluer l'impact de cette amélioration sur le Taux de
Rendement Synthétique (TRS), nous avons recalculé les valeurs du TRS en utilisant les nouveaux
temps de changement de série.
• Réflexion et Méthodologie
Nous avons recalculé les TRS en réduisant les temps de changement de série, partant de
l'hypothèse que l'application des démarches du SMED par les opérateurs aurait effectivement
permis cette réduction.
Tableau 9 : Taux et durée moyenne du TRS et du changement de série après SMED.
Moyenne TRS Changement de série
Semaine 01 81,74819 1,332817405
Semaine 02 78,71037 1,351388833
Semaine 03 79,40351 1,32853169
Total 79,95402 1,33757931
31
Les observations sur trois semaines ont révélé une performance stable et efficace de la machine.
Durant la Semaine 01, le TRS a atteint un impressionnant 81,75%, ce qui indique une efficacité
notable. Le temps de changement de série pour cette période était de 1,33 heure, témoignant d'une
réduction significative des temps d'arrêt. Dans la Semaine 02, le TRS s'est maintenu à un niveau
solide de 78,71%, légèrement inférieur à la semaine précédente mais proche des normes élevées
attendues. Le temps de changement de série est resté efficace à 1,35 heure. Enfin, la Semaine 03
a affiché un TRS de 79,40%, confirmant une performance stable et continue de la machine, avec
un temps de changement de série de 1,33 heure, cohérent avec les semaines précédentes. Comme
indiqué dans le tableau 9, en moyenne, le TRS sur l'ensemble des trois semaines s'est élevé à
79,95%, démontrant une performance globale optimisée. Le temps moyen de changement de série
s'est maintenu à 1,34 heure, soulignant une réduction efficace des temps d'arrêt tout au long de la
période observée.
• Conclusion
Les nouvelles données montrent que la machine fonctionne de manière plus efficace après
l'optimisation du processus de changement de série comme indiqué dans le Tableau 9. Les temps
de changement de série ont été réduits de manière uniforme, ce qui se traduit par un TRS
globalement élevé et stable. Cela indique une amélioration significative de l'efficacité
opérationnelle et de la productivité de la machine.
2.5.4. Impact de la méthode SMED sur le TRS
Avant l'application de SMED, le TRS moyen était de 75,00%, tandis que le temps moyen de
changement de série était de 1,72 heure. Après l'implémentation de SMED, le TRS moyen a
augmenté à 79,95%, et le temps moyen de changement de série a diminué à 1,34 heure.
La différence est significative : le TRS a augmenté de 4,95%, qui est attribué à la réduction du
temps de changement de série. En effet, le temps de changement de série a diminué de 0,38 heures,
ce qui représente une économie de temps notable.
32
2.6. Conclusion
Dans notre quête d'atteindre une disponibilité optimale de nos machines, nous avons d'abord
amélioré leur efficacité grâce à l'approche SMED/TRS, comme présenté dans ce chapitre.
Maintenant, nous nous tournons vers l'optimisation de l'approvisionnement en matières premières
nécessaires au fonctionnement quotidien de ces machines, en utilisant l'intelligence artificielle. En
combinant ces deux stratégies, nous cherchons à créer un environnement de production plus agile,
efficient et résilient, aligné sur nos objectifs de performance opérationnelle et de compétitivité sur
le marché.
33
Chapitre III Choix et application d’un
modèle prédictif pour l’optimisation
de la production
34
3.1. Introduction
Pour ce projet de fin d'études, nous avons établi et comparé différents modèles de prévision des
ventes afin de prédire la production de l'année 2023 en se basant sur les données historiques des
années 2019 à 2022 car il est crucial pour les entreprises de prévoir les la production, cela leur
permet d'améliorer leurs stocks, de planifier leur production et de mieux satisfaire les attentes de
leurs clients.
Ce chapitre se divise en plusieurs sections. Nous commencerons par une description détaillée des
données utilisées et une analyse exploratoire pour identifier les principales caractéristiques et
anomalies. Ensuite, nous décrirons les différentes étapes de préparation des données pour chaque
scénario. La section suivante présentera les modèles de prévision utilisés, avec une explication
détaillée de leur mise en œuvre. Enfin, nous comparerons les performances des modèles à l'aide
de la MAPE, discuterons des résultats obtenus et conclurons sur les meilleures approches
identifiées pour la prévision des ventes.
𝑛=1
𝐴𝑡−𝐹𝑡
MAPE= ∑ | | × 100
𝑡=1 𝐴𝑡
où :
35
3.3.1. Présentation des Données
Dans cette étude, nous analysons les données de production mensuelles de l’entreprise
LABORATOIRE VENUS sur la période de 2019 à 2023 comme indiqué dans le Tableau 11. Les
données couvrant les années 2019 à 2022 seront utilisées comme données d’entraînement pour
développer des modèles de prévision, tandis que celles de l’année 2023 serviront à valider les
performances de ces modèles. Étant donné que les données ont été fournies directement par
l’entreprise, elles sont considérées comme une source fiable.
Tendance
20000000
18000000
16000000
14000000
12000000
10000000
8000000
6000000
4000000
2000000
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
La principale différence entre ces années réside dans l'augmentation de la production annuelle
comme indiqué dans le Tableau 12, avec par exemple une hausse de 3,7 % de 2022 à 2023.
37
1. Évaluation de la Robustesse du Modèle : Les modèles de prédiction doivent être capables de gérer
des données imparfaites. En les testant sur des données brutes, on peut évaluer leur capacité à
tolérer les erreurs et les anomalies, ce qui est crucial pour leur déploiement dans des situations
réelles où les données ne sont jamais parfaites.
2. Identification des Besoins en Prétraitement : En analysant les performances des modèles sur les
données brutes, on peut identifier quels types de prétraitement sont nécessaires. Par exemple, si un
modèle se montre particulièrement sensible aux valeurs aberrantes, cela souligne l'importance de
les traiter avant l'entraînement.
3. Réalisme des Conditions de Déploiement : Tester sur des données brutes permet de simuler des
conditions réalistes d'utilisation. Les données opérationnelles dans le monde réel peuvent contenir
des erreurs et des inconsistances, et il est crucial que les modèles de prédiction soient préparés
pour de telles éventualités.
3.4.2. Cas 2 : Traitement des Données COVID
Pour traiter l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les données de production de l'année 2020,
une approche spécifique a été adoptée pour corriger les anomalies causées par cette période
exceptionnelle. Étant donné que la pandémie a commencé à affecter la production en Algérie à
partir de mars 2020, les mois de janvier et février 2020 ont été laissés intacts car ils n'ont pas été
influencés par la pandémie. Pour les mois de mars à décembre 2020, les valeurs ont été remplacées
par la moyenne des mêmes mois des autres années (2019, 2021, 2022). Cette méthode permet de
neutraliser l'effet perturbateur de la pandémie et d'obtenir des données plus représentatives des
tendances normales comme indiqué dans le Tableau 13.
Justification de l'Approche
• Neutralisation des Effets Anormaux : La pandémie de COVID-19 a entraîné des perturbations
significatives dans les chaînes de production et de distribution, entraînant des valeurs de
production anormales. En remplaçant les données affectées par la moyenne des années non
affectées, nous neutralisons ces effets anormaux.
• Maintien de la Saisonnière : Cette méthode permet de conserver la composante saisonnière des
données, car les moyennes sont calculées sur les mêmes mois des autres années, respectant ainsi
les variations saisonnières habituelles.
• Homogénéité des Données : En utilisant la moyenne des autres années, nous obtenons des données
plus homogènes et cohérentes, ce qui est crucial pour l'entraînement des modèles de prévision et
l'analyse statistique.
• Simplicité et Efficacité : La méthode de la moyenne est simple à mettre en œuvre et permet de
traiter efficacement les anomalies.
38
Tableau 13 : Données de production après le traitement de l’année COVID 2020.
Années/Mois Janvier Février Mars Avril Mai Juin
2023 12 675 478 10 345 678 10 898 490 11 123 456 12 654 321 13 567 890
2022 12 267 234 9 745 678 10 234 567 10 890 123 11 567 890 12 945 789
2021 11 854 372 9 478 234 9 754 879 10 634 561 11 987 345 12 563 487
2020 11 345 210 9 307 680 9 762 480 10 634 745 11 701 453 12 637 681
2019 11 167 110 9 034 028 9 297 993 10 379 550 11 549 123 12 403 768
Années/Mois Juillet Aout Septembre Octobre Novembre Décembre
2023 16 789 012 17 690 123 15 478 901 12 567 890 10 361 412 8 865 478
2022 16 378 901 16 856 123 14 967 890 12 487 654 10 876 543 8 332 145
2021 15 978 453 16 789 432 14 321 678 11 752 218 9 821 658 8 451 665
2020 15 885 264 16 744 513 14 655 020 11 899 370 10 118 441 8 319 117
2019 15 298 437 16 587 983 14 675 492 11 458 237 9 657 123 8 173 542
39
3.4.4. Cas 4 : Suppression des Valeurs Aberrantes
Pour détecter et supprimer les valeurs aberrantes dans nos données de production, nous avons
utilisé une méthode basée sur l'analyse des résidus après l'ajustement d'un modèle de Moyenne
Mobile Exponentielle Pondérée (EWMA). La méthode utilisée pour identifier la valeur aberrante
est la boîte a moustache. La boîte à moustaches (ou boîte à whiskers, en anglais "box plot") est un
outil graphique utilisé en statistique pour résumer et visualiser la distribution d'un ensemble de
données numériques. Elle permet de repérer les valeurs aberrantes, c'est-à-dire les observations
qui s'écartent significativement des autres valeurs de l'ensemble de données.
• Quartiles
- 1er quartile (Q1) : 25% des données sont inférieures ou égales à cette valeur.
- Médiane (Q2) : 50% des données sont inférieures ou égales à cette valeur (c'est le 2ème
quartile).
- 3ème quartile (Q3) : 75% des données sont inférieures ou égales à cette valeur.
• Moustaches
- Les moustaches s'étendent jusqu'à la plus petite et la plus grande valeur qui ne sont pas
considérées comme des valeurs aberrantes. Typiquement, elles sont définies comme :
- Borne inférieure : Q1 - 1.5 × IQR
- Borne supérieure : Q3 + 1.5 × IQR
• Valeurs aberrantes
- Les valeurs inférieures à Q1 - 1.5 × IQR ou supérieures à Q3 + 1.5 × IQR sont considérées
comme des valeurs aberrantes.
- Ces valeurs sont souvent représentées par des points individuels en dehors des moustaches.
II. Utilisation
Une boîte à moustaches permet de visualiser la distribution d'un ensemble de données en un coup
d'œil, en montrant la médiane, les quartiles et les valeurs aberrantes. Cela aide à identifier
40
rapidement les asymétries, les concentrations de données, et les valeurs qui sortent du cadre
général de la distribution., dans nos données, la seule valeur aberrante identifiée est le mois d'avril
2020, avec une valeur de production de ‘’2 763 284’’ comme indiqué dans le Tableau 15, cette
dernière s'écarte significativement des tendances observées dans les autres mois et années.
La suppression des valeurs aberrantes dans les algorithmes d'intelligence artificielle (IA) est
cruciale pour plusieurs raisons :
• Amélioration de la Précision des Modèles : Les valeurs aberrantes peuvent fausser les résultats
des modèles de prévision en introduisant des biais importants. En les supprimant, nous obtenons
des modèles plus précis et fiables.
• Préservation de la Structure des Données : Les valeurs aberrantes peuvent masquer les véritables
tendances et structures des données. Leur suppression permet de mieux comprendre et préserver
la structure des données, facilitant ainsi une analyse plus précise.
41
• Réduction de l'Impact des Anomalies : La normalisation des valeurs aberrantes permet de réduire
leur impact disproportionné sur les modèles de prévision. Les valeurs extrêmes peuvent fausser
les résultats des modèles et entraîner des prédictions incorrectes.
• Amélioration de la Qualité des Données : En remplaçant les valeurs aberrantes par des valeurs
plus représentatives, la qualité globale des données est améliorée. Cela conduit à des modèles plus
précis et à des prévisions plus fiables.
• Préparation Optimale pour l'IA : Les modèles d'intelligence artificielle, tels que les réseaux
neuronaux ou les algorithmes de machine Learning, peuvent être très sensibles aux valeurs
extrêmes. En normalisant ces valeurs, nous garantissons que les modèles ne sont pas influencés de
manière disproportionnée par des anomalies, ce qui améliore leur performance et leur robustesse.
3.5. Modélisation
Dans cette partie nous allons donner les résultats des différents modèles pour les cas 1, 2, 3, 4,5.
3.5.1. Modèle SARIMA
Le Tableau 17 présente les erreurs de prévision mensuelles pour une série de données de
production pour le cas 1, comparant les valeurs prévues avec les valeurs réelles pour chaque mois
de l'année 2023. Le MAPE est de 2,34%, indiquant une bonne performance globale du modèle.
Les erreurs mensuelles varient, avec les plus faibles en juin (0,19%) et août (0,50%), et les plus
élevées en novembre (4,69%) et décembre (5,62%). Ces variations suggèrent que le modèle est
généralement précis, mais éprouve des difficultés à prévoir correctement pour certains mois,
possiblement en raison de la variabilité ou d'anomalies spécifiques. Une attention particulière
pourrait être portée à ces périodes pour améliorer la robustesse du modèle. En conclusion, malgré
quelques déviations notables, le modèle de prévision montre une performance satisfaisante, surtout
en tenant compte de l'impact perturbateur de la pandémie de COVID-19 sur les données de
production.
42
Tableau 17 : Cas 1 Modèle SARIMA.
Cas 1 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 12357411 12 675 478 318 067 2,509309708 2,338722583
Février 10224329 10 345 678 121 349 1,17294391
Mars 10488294 10 898 490 410 196 3,76378746
Avril 11569851 11 123 456 446 395 4,013096289
Mai 12739424 12 654 321 85 103 0,672521268
Juin 13594069 13 567 890 26 179 0,192948203
Juillet 16488738 16 789 012 300 274 1,788515012
Aout 17778284 17 690 123 88 161 0,498362843
Septembre 15865793 15 478 901 386 892 2,499479776
Octobre 12648538 12 567 890 80 648 0,641698805
Novembre 10847424 10 361 412 486 012 4,690596224
Decembre 9363843 8 865 478 498 365 5,621411502
Le Tableau 18 montre les erreurs de prévision mensuelles pour les données de production
après traitement des anomalies liées au COVID-19 pour le cas 2, avec un MAPE global de 5,34%.
Les erreurs sont particulièrement élevées en janvier (10,21%), février (10,40%), et mars (11,77%),
indiquant des prévisions nettement moins précises pour ces mois. À l'inverse, les erreurs sont
beaucoup plus faibles en septembre (0,94%) et août (2,00%), montrant une meilleure performance
pour ces périodes. Le traitement des données COVID semble avoir introduit une plus grande
variabilité dans les prévisions mensuelles, augmentant ainsi les erreurs globales. Cela suggère que
l'ajustement des données pour tenir compte de la pandémie a un impact significatif sur la précision
du modèle, particulièrement en début d'année, où les effets des ajustements sont les plus
prononcés.
Tableau 18 : Cas 2 Modèle SARIMA.
Cas 2 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 11381434 12 675 478 1 294 044 10,20903511 5,342036153
Février 9269854 10 345 678 1 075 824 10,39877715
Mars 9615255 10 898 490 1 283 235 11,7744293
Avril 10786896 11 123 456 336 560 3,02567835
Mai 12033795 12 654 321 620 526 4,903668873
Juin 12941222 13 567 890 626 668 4,618757965
Juillet 15981361 16 789 012 807 651 4,810592785
Aout 17336428 17 690 123 353 695 1,999392542
Septembre 15334150 15 478 901 144 751 0,93515037
Octobre 11963584 12 567 890 604 306 4,808332982
Novembre 10076637 10 361 412 284 775 2,748418845
Decembre 8522189 8 865 478 343 289 3,872199559
Le Tableau 19 montre les erreurs de prévision mensuelles pour les données de production après
suppression de l'année 2020 pour le cas 3, avec un MAPE global de 8,71%. Les erreurs de
prévision sont particulièrement élevées en mars (14,09%), février (12,38%), et janvier (11,00%),
indiquant des prévisions nettement moins précises en début d'année. En revanche, les erreurs sont
relativement plus faibles en septembre (5,71%) et août (6,30%), suggérant une meilleure
performance de prévision pour ces mois. La suppression de l'année 2020 a entraîné une
augmentation globale des erreurs de prévision, surtout en début d'année, ce qui montre que le
modèle a du mal à s'ajuster correctement sans les données de 2020. Cela permet de tester la
robustesse des algorithmes de prévision et de comprendre comment ils varient en l'absence de
données d'une année anormale comme 2020.
43
Tableau 1 : Cas 3 SARIMA.
Cas 3 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 11281096 12 675 478 1 394 382 11,00062656 8,714098143
Février 9064787 10 345 678 1 280 891 12,38092854
Mars 9362460 10 898 490 1 536 030 14,09397082
Avril 10388462 11 123 456 734 994 6,607604687
Mai 11583742 12 654 321 1 070 579 8,46018526
Juin 12399216 13 567 890 1 168 674 8,613527969
Juillet 15347535 16 789 012 1 441 477 8,585835784
Aout 16575272 17 690 123 1 114 851 6,30210994
Septembre 14595716 15 478 901 883 185 5,705734535
Octobre 11485518 12 567 890 1 082 372 8,612201412
Novembre 9676108 10 361 412 685 304 6,61400203
Decembre 8192371 8 865 478 673 107 7,592450176
Le Tableau 20 montre les erreurs de prévision mensuelles après suppression des valeurs aberrantes
pour le cas 4, avec un MAPE global de 8,88%. Les erreurs de prévision varient considérablement,
atteignant des valeurs très élevées en décembre (25,45%), août (18,63%), et septembre (16,82%),
suggérant des difficultés significatives pour le modèle à prévoir correctement ces mois. En
revanche, les erreurs sont beaucoup plus faibles en novembre (0,51%), mars (1,83%), et juin
(2,06%), indiquant une meilleure performance de prévision pour ces périodes. La suppression des
valeurs aberrantes semble avoir amélioré la précision de prévision pour certains mois, mais a
également introduit des erreurs plus importantes pour d'autres mois, particulièrement ceux de la
fin de l'année. Cette variabilité accrue montre l'importance d'une gestion adéquate des valeurs
aberrantes pour améliorer la robustesse et la précision globale des modèles de prévision.
Le Tableau 21 montre les erreurs de prévision mensuelles après normalisation des valeurs
aberrantes pour le cas 5, avec un MAPE global de 2,28%. Les erreurs de prévision sont
particulièrement faibles en mai (0,28%), août (0,17%), et octobre (0,31%), indiquant une
excellente précision de prévision pour ces mois. Les erreurs restent modérées en janvier (3,81%),
mars (4,92%), et décembre (4,28%), mais globalement, le modèle montre une très bonne
performance après la normalisation des valeurs aberrantes. Cette approche semble avoir lissé les
irrégularités et amélioré la précision générale des prévisions, en réduisant les erreurs extrêmes et
en assurant une performance plus stable à travers les différents mois de l'année. Cela démontre
l'efficacité de la normalisation des valeurs aberrantes pour améliorer la robustesse des algorithmes
de prévision.
44
Tableau 21 : Cas 5 SARIMA.
Cas 5 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 12192102 12 675 478 483 376 3,813473543 2,278272455
Février 10123073 10 345 678 222 605 2,151671452
Mars 10362219 10 898 490 536 271 4,920599092
Avril 11453393 11 123 456 329 937 2,966137503
Mai 12619239 12 654 321 35 082 0,277233366
Juin 13475328 13 567 890 92 562 0,682213668
Juillet 16369438 16 789 012 419 574 2,499098815
Aout 17659201 17 690 123 30 922 0,174798106
Septembre 15746626 15 478 901 267 725 1,729612458
Octobre 12529403 12 567 890 38 487 0,306232788
Novembre 10728277 10 361 412 366 865 3,540685381
Decembre 9244700 8 865 478 379 222 4,277513294
Le Tableau 23 utilisant l'algorithme Foret Aléatoire montre une amélioration globale des
prévisions pour le cas 2 par rapport au cas 1, avec un MAPE global de 4,60%. Les erreurs les plus
élevées sont observées en février (7,49%), mars (8,72%), et janvier (6,27%), tandis que les mois
d'avril (2,57%), juillet (3,85%), août (3,54%), septembre (3,52%), et octobre (3,52%) présentent
des prévisions relativement plus précises. Novembre affiche une erreur minimale de 0,48%,
indiquant une performance particulièrement robuste pour ce mois. La réduction des erreurs en
comparaison avec le Cas 1 suggère que le traitement des données COVID a effectivement amélioré
la précision des prévisions pour la majorité des mois. Cela démontre la capacité de l'algorithme à
45
mieux gérer les données ajustées pour les anomalies spécifiques de l'année 2020, produisant des
résultats plus cohérents et fiables pour les mois les plus affectés par la pandémie.
Tableau 23 : Cas 2 Foret Aléatoire.
CAS 2 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 11880606 12 675 478 794 872 6,270942997 4,599359328
Février 9570336 10 345 678 775 342 7,494356581
Mars 9948481 10 898 490 950 009 8,716886468
Avril 10837364 11 123 456 286 092 2,571970438
Mai 11924419 12 654 321 729 902 5,768006043
Juin 12878462 13 567 890 689 428 5,081320677
Juillet 16142063 16 789 012 646 949 3,853407217
Aout 17063540 17 690 123 626 583 3,541993462
Septembre 14934237 15 478 901 544 664 3,518751105
Octobre 12126084 12 567 890 441 806 3,515355402
Novembre 10311224 10 361 412 50 188 0,484374137
Decembre 8477618 8 865 478 387 860 4,374947408
Le Tableau 24 montre les résultats des prévisions en utilisant l'algorithme Foret Aléatoire après
avoir supprimé l'année 2020 pour le cas 3, et présente un MAPE global de 4,53%. Les erreurs les
plus significatives sont observées en février (7,23%), mars (8,73%), et janvier (5,44%). Ces mois
montrent encore des variations importantes, même après la suppression de l'année 2020.
Cependant, les mois d'avril (2,59%), septembre (3,53%), octobre (3,53%), et novembre (0,50%)
présentent des erreurs relativement basses, démontrant une meilleure précision des prévisions pour
ces périodes. Les mois de juillet (3,96%) et août (3,56%) montrent également une performance
améliorée avec des erreurs modérées. La suppression de l'année 2020 semble avoir stabilisé les
prévisions, réduisant les effets des anomalies extrêmes causées par la pandémie.
En particulier, l'algorithme montre une robustesse accrue avec des erreurs plus uniformes et des
prévisions plus fiables pour la plupart des mois, indiquant une amélioration par rapport aux
scénarios où les données de 2020 étaient incluses.
Tableau 24 : Cas 3 Foret Aléatoire.
Cas 3 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 11985347 12 675 478 690 131 5,444615185 4,527392213
Février 9597437 10 345 678 748 241 7,232401782
Mars 9947093 10 898 490 951 397 8,729622177
Avril 10835853 11 123 456 287 603 2,585554346
Mai 11922763 12 654 321 731 558 5,781092482
Juin 12876666 13 567 890 691 224 5,094557813
Juillet 16124527 16 789 012 664 485 3,957856484
Aout 17061160 17 690 123 628 963 3,555447297
Septembre 14932154 15 478 901 546 747 3,532208133
Octobre 12124392 12 567 890 443 498 3,528818282
Novembre 10309786 10 361 412 51 626 0,498252555
Decembre 8476436 8 865 478 389 042 4,388280023
Le Tableau 25 présente les résultats des prévisions avec l'algorithme Foret Aléatoire, après
suppression des valeurs aberrantes pour le cas 4. Le MAPE global est de 7,00%, indiquant une
performance modérément améliorée par rapport à certains autres cas. Les erreurs les plus notables
se trouvent en mars (10,01%), avril (10,17%), et décembre (20,44%), où les prévisions montrent
une divergence significative par rapport aux valeurs réelles. Malgré la suppression des valeurs
aberrantes, certains mois continuent de présenter des écarts importants, ce qui suggère que les
valeurs aberrantes ont un impact persistant sur la précision des prévisions dans certaines périodes.
46
En revanche, des performances plus robustes sont observées en janvier (3,98%), février (2,62%),
et octobre (0,28%), où les erreurs sont relativement faibles, illustrant une meilleure adaptation du
modèle à ces mois. Juillet (8,85%) et août (6,49%) montrent des erreurs notables mais moins
extrêmes. L'approche de suppression des valeurs aberrantes semble avoir réduit certaines erreurs
extrêmes, mais n'a pas complètement éliminé les écarts importants pour certains mois, indiquant
qu'un traitement plus sophistiqué des valeurs aberrantes pourrait être nécessaire pour améliorer
davantage la précision globale du modèle.
Le Tableau 26 présente les résultats des prévisions avec l'algorithme Foret Aléatoire après
normalisation des valeurs aberrantes pour le cas 5. Le MAPE global est de 6,97%, indiquant une
performance globalement meilleure que certains autres cas, bien que certaines erreurs importantes
subsistent. Les erreurs les plus élevées sont observées en mars (12,32%), mai (16,09%), juin
(11,41%), juillet (10,66%), et août (11,41%), démontrant des divergences significatives entre les
prévisions et les valeurs réelles. Malgré l'approche de suppression des valeurs aberrantes, certains
mois montrent encore des écarts substantiels, ce qui pourrait suggérer que d'autres facteurs
influencent la précision des prévisions pendant ces périodes.
Cependant, des performances remarquables sont observées en janvier (1,32%), février (0,001%),
octobre (3,02%), et décembre (0,78%), où les erreurs sont minimes, indiquant une bonne
adaptation du modèle pour ces mois. En septembre, l'erreur est de 7,02%, ce qui est plus modéré
par rapport aux mois avec les erreurs les plus élevées.
Cette analyse suggère que bien que la suppression des valeurs aberrantes ait amélioré la précision
des prévisions pour certains mois, il reste des périodes où des améliorations supplémentaires sont
nécessaires. Un traitement plus fin des valeurs aberrantes ou l'ajout de facteurs explicatifs
supplémentaires pourrait être envisagé pour affiner les prévisions du modèle et réduire les écarts
restants.
47
Tableau 2 : Cas 5 Foret Aléatoire.
Dans le deuxième cas comme indiqué dans le Tableau 28, les prévisions générées par l'algorithme
Holt-Winters montrent une nette amélioration par rapport au cas précédent, avec un MAPE global
de seulement 2,50%. Les erreurs les plus élevées sont observées en mars, mais restent relativement
basses par rapport au cas initial, ce qui suggère une meilleure capture des variations saisonnières
et des tendances historiques, même avec les données du COVID-19. Les mois d'avril à décembre
présentent des erreurs encore plus faibles, certaines inférieures à 2%, indiquant une précision
accrue dans la prédiction des données. Cette amélioration significative reflète l'efficacité de la
normalisation des données COVID-19 pour obtenir des prévisions plus précises et fiables,
démontrant ainsi l'adaptabilité de l'algorithme dans la gestion des anomalies spécifiques de l'année
2020.
48
Tableau 4 : Cas 2 Holt Winters.
Cas 2 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 12266953 12 675 478 408 525 3,222955379 2,503255665
Février 9954804 10 345 678 390 874 3,778138079
Mars 10372081 10 898 490 526 409 4,830109492
Avril 11174556 11 123 456 51 100 0,4593896
Mai 12194092 12 654 321 460 229 3,636931606
Juin 13156634 13 567 890 411 256 3,031097687
Juillet 16321093 16 789 012 467 919 2,78705501
Aout 17360765 17 690 123 329 358 1,861818598
Septembre 15199627 15 478 901 279 274 1,804223698
Octobre 12350411 12 567 890 217 479 1,730433669
Novembre 10523840 10 361 412 162 428 1,567624181
Decembre 8983326 8 865 478 117 848 1,329290987
Dans le cas 3 comme indiqué dans le Tableau 29, où les données de l'année 2020 ont été
complètement supprimées, les prévisions de l'algorithme Holt-Winters montrent une amélioration
significative par rapport aux cas précédents, avec un MAPE global de seulement 2,12%. Les
erreurs les plus élevées sont observées en mars et juillet, mais restent relativement faibles par
rapport aux cas précédents, ce qui indique une meilleure capture des tendances saisonnières sans
l'influence de l'année 2020. Les mois d'avril à décembre présentent des erreurs encore plus faibles,
inférieures à 2%, démontrant une bonne précision dans la prédiction des données lorsque les
données de l'année 2020 sont exclues. Cette amélioration indique que la suppression des données
de l'année 2020 permet à l'algorithme de mieux capturer les tendances et la saisonnalité, conduisant
ainsi à des prévisions plus précises et fiables.
Dans le cas 4 comme indiqué dans le Tableau 30, où les valeurs aberrantes ont été supprimées, les
prévisions de l'algorithme Holt-Winters montrent une nette dégradation par rapport aux cas
précédents, avec un MAPE global de 27,39%. Cependant, même après avoir supprimé les valeurs
aberrantes, les erreurs restent significativement élevées, dépassant souvent les 20% pour la plupart
des mois. Cela suggère que même sans les données aberrantes, l'algorithme éprouve des difficultés
à capturer les tendances de manière précise. Bien que certaines erreurs soient relativement plus
faibles pour certains mois comme octobre, la performance globale reste en dessous des attentes,
indiquant un besoin d'amélioration dans la modélisation des tendances pour produire des
prévisions plus précises et fiables.
49
Tableau 30 : Cas 4 Holt Winters.
Cas 4 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 9916076 12 675 478 2 759 402 21,769609 27,38982828
Février 9788163 10 345 678 557 515 5,388868666
Mars 8959833 10 898 490 1 938 657 17,78830829
Avril 7558518 11 123 456 3 564 938 32,04883446
Mai 7155512 12 654 321 5 498 809 43,45400279
Juin 8384085 13 567 890 5 183 805 38,20641972
Juillet 10442531 16 789 012 6 346 481 37,80139653
Aout 10193041 17 690 123 7 497 082 42,3800445
Septembre 11038005 15 478 901 4 440 896 28,6899955
Octobre 10148411 12 567 890 2 419 479 19,25127448
Novembre 8634963 10 361 412 1 726 449 16,66229468
Decembre 6628107 8 865 478 2 237 371 25,23689078
Dans le cas 5 comme indiqué dans le Tableau 31, où les valeurs aberrantes ont été normalisées,
les prévisions de l'algorithme Holt-Winters montrent une amélioration notable par rapport au cas
précédent, avec un MAPE global de 17,24%. Les erreurs sont généralement plus faibles pour la
plupart des mois par rapport au cas 4, indiquant une meilleure capture des tendances saisonnières.
Bien que certains mois comme mai présentent encore des erreurs relativement élevées, la
performance globale s'est améliorée, montrant une meilleure adéquation des prévisions avec les
valeurs réelles. Cela suggère que la normalisation des valeurs aberrantes a permis à l'algorithme
de mieux modéliser les tendances, produisant ainsi des prévisions plus précises et fiables pour
l'ensemble des données.
Tableau 31 : Cas 5 Holt Winters.
Cas 5 Valeur du programme Réel valeur Erreur Erreur en % MAPE
Janvier 12327304 12 675 478 348 174 2,746831323 17,24391899
Février 9887569 10 345 678 458 109 4,428022987
Mars 8727142 10 898 490 2 171 348 19,92338388
Avril 10851578 11 123 456 271 878 2,444186411
Mai 8993947 12 654 321 3 660 374 28,92588231
Juin 10276325 13 567 890 3 291 565 24,25996231
Juillet 12648122 16 789 012 4 140 890 24,66428638
Aout 13169565 17 690 123 4 520 558 25,55413549
Septembre 12117390 15 478 901 3 361 511 21,71672911
Octobre 10146581 12 567 890 2 421 309 19,26583539
Novembre 8897675 10 361 412 1 463 737 14,12681013
Decembre 7192477 8 865 478 1 673 001 18,87096217
50
• Cas 1 : Données brute
SARIMA montre une très bonne performance avec les données brutes, obtenant une MAPE de
2,338 comme indiqué dans le Tableau 32. Cela indique que le modèle est bien adapté aux données
initiales sans aucune transformation ou manipulation.
• Cas 2 : Normalisation de l'année 2020 (Covid)
Après la normalisation de l'année 2020, la performance de SARIMA se dégrade légèrement avec
une MAPE de 5,34. Cela est dû à la perturbation introduite par la normalisation des données
spécifiques à l'année 2020.
• Cas 3 : Suppression de l'année 2020 (Covid)
La suppression complète de l'année 2020 entraîne une dégradation significative de la performance
du modèle, avec une MAPE de 8,71. Cela suggère que l'année 2020 contenait des informations
importantes pour le modèle et que sa suppression a nui à la précision des prévisions.
• Cas 4 : Suppression des valeurs aberrantes
La suppression des valeurs aberrantes augmente également la MAPE à 8,88, indiquant que ces
valeurs peuvent contenir des informations importantes pour le modèle SARIMA. Leur suppression
nuit à la précision des prévisions.
• Cas 5 : Normalisation des valeurs aberrantes
En revanche, la normalisation des valeurs aberrantes améliore légèrement la performance de
SARIMA, avec une MAPE de 2,27, comparée aux données brutes. Cela suggère que la
normalisation des valeurs aberrantes est bénéfique pour le modèle, rendant les données plus
homogènes sans les supprimer.
51
• Cas 1 : Données brutes
La performance est moyenne avec les données brutes. Forêt Aléatoire est relativement robuste
même sans manipulation des données, mais il y a place à amélioration.
• Cas 2 : Normalisation de l'année 2020 (Covid)
La normalisation de l'année 2020 améliore la performance, ce qui suggère que la régularisation
des anomalies de cette année rend les données plus homogènes et permet au modèle de mieux
capter les tendances.
• Cas 3 : Suppression de l'année 2020 (Covid)
Une légère amélioration supplémentaire est observée avec la suppression de l'année 2020. Cela
indique que l'élimination des données perturbatrices de 2020 permet au modèle de fonctionner
encore mieux.
• Cas 4 : Suppression des valeurs aberrantes
La performance reste relativement stable, légèrement meilleure que les données brutes, mais pas
de manière significative. Cela montre que Forêt Aléatoire est assez résistant aux valeurs
aberrantes.
• Cas 5 : Normalisation des valeurs aberrantes
La normalisation des valeurs aberrantes apporte une légère amélioration, mais elle est similaire à
celle des données brutes. Cela suggère que la normalisation aide, mais peut-être pas de manière
significative pour ce modèle spécifique.
Conclusion générale pour Forêt Aléatoire
Les conclusions tirées des résultats obtenus avec le modèle Forêt Aléatoire sont :
• Meilleure performance : Cas 3 (Suppression de l'année 2020 (Covid)) avec une MAPE de 4,52.
• Moins bonne performance : Cas 1 (Données brutes) avec une MAPE de 7,03.
• Observation :
1. Stable et robuste à travers divers scénarios.
2. Amélioration notable avec la normalisation et suppression de l'année 2020.
3. Résiste bien aux valeurs aberrantes, avec des performances moyennes dans presque tous les cas.
Forêt Aléatoire est un modèle plus robuste et stable qui peut gérer les variations dans les données
sans dégradation significative de la performance. Ce modèle est particulièrement adapté lorsque
les données contiennent des anomalies ou des valeurs aberrantes, car il maintient des performances
raisonnables dans presque tous les cas.
3.6.3. Holt Winters
Pour analyser les performances du modèle Holt Winters, nous présentons ci-dessous les résultats
en termes de MAPE pour les différents cas étudiés.
Tableau 34 : Résultat du modèle Holt Winters en fonction de la MAPE.
Modèle/MAPE Cas 1 Cas 2 Cas 3 Cas 4 Cas 5
Holt Winters 19,33 2,5 2,11 27,38 17,24
52
• Cas 1 : Données brutes
Holt-Winters performe mal avec les données brutes. Cette haute MAPE indique que les données
brutes, sans ajustement, ne conviennent pas bien à ce modèle. Cela est dû à la présence de
tendances et de saisonnalités irrégulières dans les données brutes qui perturbent le modèle.
• Cas 2 : Normalisation de l'année 2020 (Covid)
Une nette amélioration est observée après la normalisation de l'année 2020. La normalisation a
probablement atténué les perturbations causées par les événements anormaux de 2020, rendant les
données plus régulières et plus adaptées au modèle Holt-Winters.
• Cas 3 : Suppression de l'année 2020 (Covid)
Holt-Winters montre sa meilleure performance avec la suppression de l'année 2020. Cela indique
que les anomalies de 2020 ont un impact significatif sur les prévisions et que leur suppression
permet au modèle de fonctionner de manière optimale avec des données plus stables.
• Cas 4 : Suppression des valeurs aberrantes
La suppression des valeurs aberrantes entraîne une détérioration significative de la performance.
Cela suggère que les valeurs aberrantes contiennent des informations cruciales pour le modèle
Holt-Winters, et leur absence nuit à la précision des prévisions.
• Cas 5 : Normalisation des valeurs aberrantes
La normalisation des valeurs aberrantes améliore la performance par rapport aux données brutes,
mais reste moins efficace que les cas de normalisation ou de suppression de l'année 2020. Cela
indique que bien que la normalisation aide, elle n'est pas aussi bénéfique que d'autres
manipulations de données spécifiques.
Conclusion générale pour Holt Winters
Les conclusions tirées des résultats obtenus avec le modèle Holt Winters sont :
• Meilleure performance : Cas 3 (Suppression de l'année 2020 (Covid)) avec une MAPE de 2,11.
• Moins bonne performance : Cas 4 (Suppression des valeurs aberrantes) avec une MAPE de
27,38.
• Observation : Très sensible aux valeurs aberrantes et aux anomalies.
Holt-Winters est très performant dans des cas spécifiques (suppression ou normalisation de l'année
2020) mais est extrêmement sensible aux perturbations dans les données, comme la suppression
des valeurs aberrantes, ou bien la présence d’anomalie comme l’année du COVID 2020.
Dans l'analyse des résultats, il ressort que le modèle Holt-Winters se distingue comme étant
généralement le plus performant, surtout lorsque l'on exclut les données de l'année du COVID-19.
Cependant, il convient de noter que le modèle SARIMA affiche également des performances
remarquables, même avec les données brutes, enregistrant seulement 2,3% d'erreur. L'écart de
performance entre Holt-Winters et SARIMA est minime, avec seulement 0,2% en faveur de Holt-
Winters. Néanmoins, la nature non répétitive du COVID-19 avantage légèrement Holt-Winters,
mieux adapté à la modélisation des anomalies non récurrentes. Cette nuance soulève la question
stratégique de choisir entre la précision des prévisions dans des conditions normales et la capacité
à gérer les anomalies.
53
Une considération essentielle est que Holt-Winters peut rencontrer des difficultés significatives en
présence d'anomalies. Les modèles Holt-Winters sont sensibles aux variations soudaines et
importantes dans les données, telles que les anomalies ou les valeurs aberrantes, ce qui peut
entraîner des prévisions imprécises, voire erronées. Cette sensibilité accrue aux anomalies peut
constituer un inconvénient majeur, surtout dans des environnements où des événements
exceptionnels peuvent se produire de manière imprévisible. Ainsi, bien que Holt-Winters puisse
offrir des prévisions précises dans des conditions stables, il est important de reconnaître ses
limitations lorsqu'il est confronté à des données avec des anomalies potentielles.
En fin de compte, le choix entre Holt-Winters et SARIMA dépend des préférences et des objectifs
spécifiques de l'entreprise en matière de gestion des risques et de précision des prévisions. Si la
stabilité est une priorité et que le risque associé aux anomalies doit être minimisé, SARIMA peut
être une meilleure option, même si elle affiche une légère baisse de performance par rapport à
Holt-Winters dans des conditions normales. Cependant, si la précision dans des conditions
normales est cruciale et que l'entreprise est prête à prendre le risque associé aux anomalies, alors
Holt-Winters peut être préféré.
3.8. Conclusion
En conclusion, cette partie pratique a exploré diverses approches de modélisation pour la prévision
des ventes à partir des données historiques de 2019 à 2022. Nous avons suivi un cycle
méthodologique rigoureux en définissant le problème, collectant et préparant les données, puis en
entraînant et évaluant plusieurs modèles pour en discuter les résultats.
Nous avons souligné l'importance cruciale de la préparation des données, particulièrement dans
des contextes perturbés comme celui de la pandémie de COVID-19, où des choix de prétraitement
peuvent fortement influencer la performance des modèles.
En synthèse, cette partie a offert une compréhension approfondie des défis et des opportunités liées
à la prévision de production à travers des techniques avancées de modélisation des séries
temporelles, fournissant des recommandations pratiques pour renforcer les capacités
prévisionnelles des entreprises.
Dans notre quête continue pour optimiser la disponibilité de la machine, nous avons déjà amélioré
son efficacité avec l'approche SMED/TRS et optimisé l'approvisionnement en matières premières
via l'intelligence artificielle. Le prochain chapitre se concentrera sur la disponibilité des pièces de
rechange, détaillant la mise en œuvre d'un système de gestion de la maintenance assistée par
ordinateur (GMAO). Cette étape complétera notre stratégie intégrée visant à maintenir la machine
en fonctionnement optimal, renforçant ainsi la performance industrielle en termes de disponibilité
et d'efficacité opérationnelle.
54
Chapitre IV Implantation d’un projet GMAO
conforme aux objectifs de l’entreprise
55
4.1. Introduction
Pour optimiser la performance industrielle, il est crucial d'assurer la disponibilité des machines,
un facteur clé du TRS (Taux de Rendement Synthétique). Lors de notre stage, nous avons observé
que la machine ASB-70DWP, souvent en panne, a des interventions de maintenance prolongées,
allant d'une semaine à trois mois. Les principales causes de ces retards sont le manque de pièces
de rechange et le manque de savoir-faire.
Dans ce chapitre, nous mettons en œuvre un projet de Gestion de Maintenance Assistée par
Ordinateur (GMAO) au sein de l'unité ATLAS, en l'appliquant spécifiquement à la machine ASB-
70DPW. Le chapitre débute par une présentation générale du projet GMAO, où nous analysons
l'état actuel de la maintenance au sein de l'unité ATLAS. Une analyse SWOT est utilisée pour
identifier les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces. Ensuite, nous abordons les
objectifs du projet GMAO pour l'unité ATLAS et discutons les critères de sélection du logiciel
adéquat. Enfin, nous détaillons la planification du projet GMAO, suivie de la mise en place
effective du projet.
56
Dans notre cas d’étude, l’entreprise n’a pas un GMAO, donc, il nous faut définir les besoins de
l’entreprise et ses objectifs prévus d’un projet GMAO.
La démarche que nous avons suivie pour implanter un projet GMAO est la suivante :
4.2.1. Analyse des besoins
La première étape consiste à analyser les besoins de l'entreprise en matière de maintenance, où
nous évaluons l’état de la maintenance actuel, et les défis rencontres :
a. Forces
57
1. Expertise interne : Le bureau de méthode dispose de deux techniciennes spécialisées qui rédigent
des ordres de travail, assurant ainsi une organisation des tâches de maintenance.
2. Procédures établies : Des procédures claires sont en place pour diagnostiquer les pannes et
prendre des décisions, ce qui permet une réponse structurée aux problèmes de maintenance.
3. Support du SAV : L'entreprise peut faire appel au Service Après-Vente (SAV) de l’entreprise
mère, garantissant un soutien supplémentaire en cas de pannes complexes.
b. Faiblesses
c. Opportunités
1. Amélioration de la gestion des stocks : Optimiser la gestion des pièces de rechange pour réduire
les délais d'approvisionnement et minimiser les temps d'arrêt.
2. Formation et développement : Investir dans la formation des techniciens internes pour améliorer
leurs compétences et réduire la dépendance aux techniciens étrangers.
3. Adoption de nouvelles technologies : Implémenter des technologies de maintenance préventive
ou prédictive pour anticiper les pannes et réduire la fréquence des interventions correctives.
d. Menaces
58
Les menaces liées aux pannes fréquentes, aux coûts élevés et à la compétitivité réduite doivent
être gérées de manière proactive pour assurer la pérennité et l'efficacité de l'unité.
Sur la base de l'analyse des besoins, les objectifs du projet GMAO sont les suivants :
a. Former les techniciens : Utiliser le système GMAO pour suivre les compétences des techniciens
et organiser des sessions de formation régulières pour combler les lacunes en compétences.
b. Documenter les interventions : Créer une base de connaissances interne où les techniciens
peuvent accéder aux historiques de maintenance et aux solutions adoptées pour des pannes
similaires.
59
a. Suivre et analyser les coûts de maintenance : Utiliser le GMAO pour enregistrer toutes les
dépenses liées à la maintenance et analyser ces données pour identifier les opportunités de
réduction des coûts.
b. Optimiser les contrats de service : Analyser les performances des fournisseurs de services et des
pièces pour négocier de meilleurs contrats et conditions.
a. Implémenter des capteurs : Utiliser des capteurs connectés au GMAO pour surveiller en temps
réel l'état des équipements et anticiper les pannes.
b. Analyser les données : Exploiter les données collectées pour prévoir les défaillances potentielles
et planifier les interventions préventives de manière proactive.
c. Surveiller les indicateurs de performance : Analyser et suivre le tableau de bord des indicateurs
de performance de la maintenance comme le MTBF, MTTR, Taux de Disponibilité, Taux de
Fiabilité, Taux de Maintenance…etc.
L’étape suivante consiste à sélectionner un logiciel pour la mise en place du projet GMAO.
Après une recherche approfondie, nous avons choisi le logiciel ManageMaint grâce aux différentes
fonctionnalités extraordinaires qu’il porte, la demande d’essai gratuit et un savoir-faire acquis
durant la formation Génie Industriel en module GMAO avancée.
Cet outil est multi-utilisateur et multipostes, et fonctionne sur toutes les versions de Windows. Le
logiciel Manage Maint, en constante évolution, existe depuis plus de 15 ans. Plus de 800 clients le
font confiance : Agroalimentaire, industrie, plasturgie, menuiserie, automobile, énergie ... les
domaines sont variés, preuve que la GMAO Manage Maint peut s'adapter à tous les domaines
d'activités.
Le logiciel offre un support et une formation pour garantir une adoption fluide et efficace,
répondant ainsi aux besoins spécifiques de l'unité ATLAS en matière de maintenance (Consultez
l’annexe V).
60
4.2.4. Planification du projet GMAO
La planification du projet GMAO pour l'unité ATLAS, est répartie sur six mois, présente une
approche méthodique et structurée, assurant une transition en douceur vers l'utilisation du logiciel
ManageMaint :
Cette étape implique des discussions pour finaliser l'acquisition du logiciel GMAO ManageMaint.
Les négociations couvrent les termes du contrat, les fonctionnalités spécifiques, et le coût. Cette
phase est critique pour s'assurer que toutes les exigences de l'unité ATLAS sont couvertes par
l'offre.
Durant cette période, les informations essentielles sur les équipements, les historiques de
maintenance, les fournisseurs, et les pièces de rechange sont intégrées dans le logiciel. Cette tâche
est cruciale pour s'assurer que tous les éléments nécessaires à la maintenance sont disponibles dans
le système.
Le logiciel GMAO ManageMaint commence officiellement à être utilisé pour la gestion des
interventions. Cette phase marque le début de la gestion automatisée de la maintenance, facilitant
la planification et le suivi des travaux.
Les indicateurs clés de performance (KPI) sont surveillées pour évaluer l'efficacité du nouveau
système. Les données collectées permettent d'identifier les améliorations potentielles et d'ajuster
les processus en conséquence pour maximiser les bénéfices du GMAO.
Le logiciel est déployé sur toute l'entreprise, couvrant tous les départements concernés. Cette étape
garantit une intégration complète du système de GMAO, améliorant la coordination entre les
différents services et assurant une gestion unifiée de la maintenance.
61
Figure 3 : Calendrier du projet GMAO
A cause du temps insuffisant, nous avons décidé d’appliquer la version gratuite et limitée pour la
gestion du stock des pièces de rechanges, comme si c’est le premier besoin de la maintenance au
sein de l’unité ATLAS.
La prochaine étape sera la mise en œuvre du projet au niveau du stock de pièces de rechanges.
La mise en œuvre du ManageMaint sera pour la machine ASB-70DPW que nous avons appliqué le SMED
:
Nous ajoutons la machine ASB 70DPW et nous saisissons les détails nécessaires.
62
Figure 5 : Gestion des Machines-Détails.
63
.
Figure 7 : Gestion des Machines-Images.
64
Figure 10 : Gestion des Machines-Arrêts.
Après l’ajout de la machine ASB 70DPW, nous ajoutons les pièces de rechanges nécessaires pour cette
machine dans le module ‘’Articles du magasin’’ :
65
Figure 12 : Gestion du Magasin-Listes des articles du magasin.
66
Figure 14 : Gestion du Magasin-Divers.
67
Figure 16 : Gestion du Magasin-Fichiers.
68
Figure 18 : Gestion du Magasin-Magasin rempli.
69
Figure 20: Gestion du Personnel-Détails.
Après que nous ayant ajouté la machine, ses organes, une quantité de ses PDRs ainsi que le
personnel responsable sur la maintenance de cette machine, nous nous intéressons au module ‘’
Contrat de Maintenance’’ pour faire gestionnaire les contrats de maintenance pour les fournisseurs
de la machine, soient produits ou services.
70
Figure 22 : Contrats de Maintenance-Détails.
Puis, nous ajoutons une demande d’achat pour l’un des articles de PDRs :
71
Figure 24 : Gestion des demandes d’Achats-Détails.
72
Maintenant nous pouvons voir et surveiller le tableau de bord :
73
Nous devons aussi configurer l’impression des demandes d’achat :
74
Et pour finir, nous avons configuré une connexion entre le logiciel ManageMaint et l’application
ManageMaint disponible sur Google Play Store, qui donne la possibilité de faire la supervision et la
modification en ligne comme suit :
75
Pour connecter le logiciel avec l’application, il faut entrer le Port et l’Adresse IP dans l’application :
76
Enfin, nous allons présenter un rapport sur les indicateurs de performance de la maintenance de l’unité
INJECTION-SOUFFLAGE qui contient la machine ASB-70DPW :
77
4.3. Conclusion
Durant notre stage, nous avons rencontré plusieurs obstacles limitant l'application de nos solutions
dans un cadre spécifié. Le principal problème était la contrainte temporelle : une période de stage
de deux mois s'avère insuffisante pour diagnostiquer l'environnement de travail, proposer des
solutions, les mettre en œuvre et vérifier leur efficacité.
Notre étude est limitée par plusieurs facteurs : la durée du stage, les ressources matérielles
nécessaires, la disponibilité des ouvriers et des responsables, ainsi que l'accès aux données. Malgré
ces contraintes, notre étude a été bien accueillie par les dirigeants de l'entreprise, qui sont prêts à
intégrer nos solutions.
Pour contribuer efficacement, nous avons travaillé en équipe, atteint les objectifs fixés, réalisé un
diagnostic de l'état actuel de l'usine, interprété les résultats, mené des séances de brainstorming,
innové des solutions, présenté ces solutions aux responsables de manière efficace, communiqué
de façon claire et travaillé de manière régulière.
Après l'application du SMED pour améliorer le TRS et de l'Intelligence Artificielle pour optimiser
la production, tous dans le but d'améliorer la performance industrielle, nous avons réussi à
implanter la GMAO ManageMaint sous la version gratuite pour tester le logiciel et ses
fonctionnalités. Cela vise à améliorer la performance de la maintenance de l'unité ATLAS,
notamment en augmentant le taux de disponibilité des machines pour une meilleure performance
industrielle. La solution a été bien accueillie par l'administration de l'entreprise Laboratoires
VENUS SAPECO, qui est prête à acheter la version complète du logiciel.
À cet effet, nous avons demandé un devis (Annexe V) depuis le site officiel d'AS Informatique.
Le devis porte sur trois licences pour l'utilisation du logiciel par un administrateur serveur et deux
utilisateurs. Le montant du devis est de 540 euros, une somme négligeable pour une entreprise qui
domine un secteur d'activité (consultez l'annexe V pour voir le devis). Ceci constitue un premier
pas pour que l'entreprise intègre la maintenance préventive dans la politique de maintenance de
son système de production.
78
Conclusion Générale
Notre projet avait pour objectif d'optimiser la disponibilité des machines au sein de l'unité ATLAS,
et nous avons adopté trois approches principales pour y parvenir. Premièrement, nous avons mis
en œuvre la méthode SMED afin de réduire le temps de changement de série, ce qui a conduit à
une amélioration notable du TRS. Cette démarche a permis d'augmenter l'efficacité opérationnelle
et de minimiser les périodes d'inactivité des machines.
Deuxièmement, nous avons utilisé des algorithmes d'intelligence artificielle pour optimiser la
gestion de la matière première. En prévoyant avec précision les quantités nécessaires, nous avons
pu garantir une disponibilité constante de la matière première PET. Cette optimisation a non
seulement réduit les coûts de stockage mais aussi amélioré la planification de la production,
assurant ainsi une fluidité des opérations.
Troisièmement, nous avons intégré un logiciel de gestion de maintenance assistée par ordinateur
(GMAO), ManageMaint 4, pour optimiser la gestion des pièces de rechange. Ce logiciel s'est
révélé être un outil précieux pour garantir la disponibilité des pièces de rechange nécessaires,
réduisant ainsi les temps d'arrêt dus à des pannes imprévues. ManageMaint 4 s'est distingué par sa
conformité aux objectifs de maintenance, sa facilité d'utilisation et son interface intuitive.
Au-delà de ces initiatives, nous avons identifié des domaines d'amélioration supplémentaires au
sein de l'usine. En premier lieu, la centralisation des outils dans chaque atelier permettrait de
réduire les pertes de temps et d'améliorer l'efficacité des opérateurs. De plus, le recrutement de
profils d'ingénieurs et de managers est essentiel pour apporter une expertise avancée et pour élever
le niveau de qualité et de quantité de la production. Il est également crucial de former
continuellement le personnel aux nouvelles méthodes et techniques industrielles afin de maintenir
une compétitivité accrue.
Durant notre stage, nous avons eu l'occasion d'observer et d'analyser les différents processus de
l'usine. Grâce à la collaboration avec notre encadrante, Mme BOUGCHICHE Fazia, et le soutien
du personnel administratif, nous avons pu développer des compétences essentielles en
communication et en travail d'équipe. Cette expérience nous a permis d'appliquer nos
connaissances théoriques à des problèmes réels et de proposer des solutions concrètes et viables.
Enfin, notre travail a apporté une valeur ajoutée significative aux Laboratoires VENUS SAPECO,
qui sont désormais prêts à investir dans les solutions que nous avons proposées. Cette
reconnaissance est une grande fierté pour nous et marque le début d'une nouvelle phase de
développement pour l'entreprise. La continuité de ce projet et l'extension de ces solutions à
l'ensemble de l'usine représentent notre prochain défi en collaboration avec les Laboratoires
VENUS SAPECO.
79
Références Bibliographiques
1. COURTOIS, Alain, et al. Gestion de Production. 4ᵉ éd., vol. 447, Éditions d’Organisation, 2011,
[Link]
4. Bourguignon, Laurence & Delagnes, Anne & Meignen, Liliane. (2006). Systèmes de production
lithique, gestion des outillages et territoires au Paléolithique moyen où se trouve la complexité ?
Actes des XXVI Rencontres d'Archéologie et d'Histoire d'Antibes. 75-86.
6. Haddad, Tamer & Shaheen, Basheer & Nemeth, Istvan. (2021). Improving Overall Equipment
Effectiveness (OEE) of Extrusion Machine Using Lean Manufacturing Approach. Manufacturing
Technology. 21. 10.21062/mft.2021.006.
10. Molod, Andrea, et al. "GEOS‐S2S version 2: The GMAO high‐resolution coupled model and
assimilation system for seasonal prediction." Journal of Geophysical Research: Atmospheres
125.5 (2020): e2019JD031767
80
15. « Bizagi Modeler ». About Bizagi Modeler, [Link]
Consulté le 26/04/2024.
81
Annexes
Annexe A : Présentation de l’entreprise lieu de stage Laboratoires
VENUS SAPECO
1. Présentation de l’entreprise
Fondée en 1981 par Mr Mourad MOULA, Laboratoires VENUS SAPECO (Société Algérienne de
Produits d’Entretiens et Cosmétiques) est une entreprise familiale située à la zone 80, rue du 17
septembre 1956, Oulad Yaïch, Blida, 09100, Algérie.
Laboratoires VENUS SAPECO produisent une gamme complète de soins capillaires. Parmi leurs
produits pour cheveux, nous trouvons des shampooings, des démêlants, des masques capillaires,
des crèmes coiffantes, des laques, des crèmes sans rinçage, des sérums, des shampooings anti-
poux et des lotions anti-poux.
Site un est référé par le code 1001 et les sites est référé par le code 1002, la 3e unité est l'unité
d'emballage en plastique ou les bouteilles les bouchons et les flacons sont produits et envoyer vers
les 2 unités de production, cette unité est référée par le code 2000.
Nous choisissons de faire notre stage au sein de l'unité de production d'emballages en plastique
ATLAS située à Béni Merad, qui produit 3 catégories de produits avec différentes gammes : les
bouchons, les bouteilles et les flacons.
82
Figure : Produit bouteille en PP INJECTION.
Cette unité une contient les machines de marque Billion qui produit les bouchons en plastique en
2 couleurs, l'opération associée à cette unité et l'injection de la matière première PP Injection.
L’unité de soufflage contient les machines de marque Magic et Techne qui produisent les
bouteilles en plastique d'une seule couleur, avec un système de séchage contre l'humidité.
L’opération associée est le soufflage, les machines de marques Magic et Techne produisent les
bouteilles à travers la transformation de leur matière première nommée PEHD (poly éthylène de
haute densité) achetée par un fournisseur local Sonatrach , et le colorant par fournisseur extérieur
Masterbatch (hungary) qui se met dans un mélangeur numérique qui contient les options de
commande pour la couleur matières premières et les déchets , le mélangeur passe la matière mixte
83
dans un fourreau qui chauffe la matière et la sèche de l'humidité en utilisant Un système de
séchage, puis les transmet à la partie soufflage, où la matière mixte est montée sur un moule où il
est soufflé par l'air froid, puis réajuster en enlevant les déchets à travers un coupeur puis les
transmet convoyeur.
Cette unité contient les machines de marque ASB et AOKI qui produisent à la fois les flacons et
les bouteilles en plastique en injectant et en soufflant en matières premières PET.
84
Figure : Processus de production.
85
Annexe B : Fiche technique de la machine ASB 70-DPW
86
Annexe C : IA pour les prévisions de la production
Grâce à l'IA, les entreprises peuvent anticiper les fluctuations de la demande et ajuster leurs plans
de production en conséquence. Par exemple, en prévoyant une augmentation de la demande pour
un certain produit en période de fête, une entreprise peut augmenter sa production en amont, éviter
les ruptures de stock et optimiser l'utilisation de ses ressources. De même, une diminution prévue
de la demande peut conduire à une réduction proactive de la production, minimisant ainsi les coûts
de stockage et le risque de surstockage.
87
Les avantages de l'IA peuvent être dérivés à différents niveaux de la fabrication, à savoir le
produit, le processus et le niveau stratégique. Au niveau du produit, l'IA peut être appliquée pour
offrir des avantages aux utilisateurs finaux.
Random Forest est un ensemble de nombreux arbres de décision, où chaque arbre est construit à
partir d'un échantillon aléatoire des données et des sous-ensembles aléatoires de caractéristiques.
Les prévisions de tous les arbres sont combinées pour produire une prévision finale, ce qui se fait
par vote majoritaire pour la classification ou par moyenne pour la régression.
89
saisonnalités. Il a été développé par Charles Holt et Peter Winters dans les années 1950 et 1960.
Le modèle Holt-Winters peut être appliqué sous deux formes principales : additive et
multiplicative, selon la nature de la saisonnalité.
90
Annexe D : Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO)
La Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) est un système informatique qui
aide les entreprises à gérer et optimiser leurs activités de maintenance. Ce type de projet
comprend plusieurs étapes clés, chacune visant à améliorer l'efficacité, la productivité et la
rentabilité des opérations de maintenance. Définir un projet GMAO implique une compréhension
claire des besoins de l'entreprise, des objectifs spécifiques à atteindre, et des moyens techniques
et humains nécessaires pour y parvenir.
4.1. Objectifs du Projet GMAO
Les objectifs du projet GMAO sont :
A. Amélioration de la Productivité
Grâce à une gestion plus efficace des pièces détachées et des fournitures, ainsi qu'à une
meilleure planification des interventions préventives, les coûts de maintenance peuvent être
considérablement réduits.
Le projet permet de suivre et de gérer le personnel de maintenance, ainsi que les sous-traitants,
en assignant des tâches spécifiques et en surveillant leur réalisation.
La GMAO offre des outils de reporting et de suivi des indicateurs de performance, permettant de
mesurer l'efficacité des opérations de maintenance et d'identifier les domaines nécessitant des
améliorations.
Cette étape initiale consiste à identifier les besoins spécifiques de l'entreprise en matière de
maintenance et à définir les objectifs du projet.
Sélectionner un logiciel de GMAO adapté, tel que ManageMaint, en tenant compte de ses
fonctionnalités et de sa capacité à répondre aux besoins identifiés.
91
Finaliser les aspects contractuels et financiers pour l'acquisition du logiciel, assurant que toutes
les exigences sont couvertes.
Organiser des sessions de formation pour familiariser le personnel avec le nouveau système et
garantir une adoption fluide.
Remplir la base de données avec les informations sur les équipements, les pièces détachées, et
les historiques de maintenance.
Déployer le logiciel et effectuer des tests en conditions réelles pour s'assurer de son bon
fonctionnement.
Suivre les performances du système, recueillir des retours d'expérience et ajuster les processus
pour une amélioration continue.
Le logiciel offre un support et une formation pour garantir une adoption fluide et efficace,
répondant ainsi aux besoins spécifiques de l'unité ATLAS en matière de maintenance.
92
c. Historique et Reporting :
○ Traçabilité : Enregistrement de toutes les interventions effectuées sur chaque machine.
○ Rapports détaillés : Génération de rapports pour analyser les tendances de panne et l'efficacité
des interventions.
d. Accessibilité :
○ Interface utilisateur intuitive : Conception simple et facile à utiliser pour les techniciens et les
responsables de maintenance.
○ Compatibilité mobile : Application disponible sur Android pour permettre aux techniciens
d'accéder aux informations et de mettre à jour les interventions sur le terrain.
L'interface graphique de ManageMaint, telle qu'illustrée dans l'image, est conçue pour être
intuitive et fonctionnelle, offrant un accès rapide à diverses fonctionnalités essentielles pour la
gestion de la maintenance :
a. Fichier
Cette section inclut les options de gestion de base du logiciel, telles que quitter l'application.
b. Configuration
Ce module permet de configurer les paramètres généraux du logiciel selon les besoins
spécifiques de l'entreprise.
93
c. Action
94
d. Commandes
Cette section est dédiée à la gestion des achats et des approvisionnements, incluant les
demandes de prix et d'achat.
e. Rapports
95
Les rapports générés par ce module fournissent des analyses et des statistiques sur les activités
de maintenance.
f. Outils
Les outils offrent diverses fonctionnalités pour optimiser la gestion et le suivi des équipements
et des interventions.
96
g. Fenêtre
h. Aide
97
i. Alarmes
Gestion des alertes et des notifications pour les maintenances et les interventions.
99
4.4.2. Demande d’achat pour un article du magasin des pièces de rechange
100
4.5. Conclusion
Le projet de Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) pour l'unité ATLAS vise
à transformer radicalement la manière dont la maintenance est gérée. En mettant en place un
logiciel tel que ManageMaint, l'unité ATLAS bénéficiera d'une amélioration significative de la
productivité et de la réduction des coûts grâce à une meilleure planification, un suivi efficace des
ressources, et une gestion optimisée des pièces de rechange. La GMAO représente un
investissement stratégique pour l'unité ATLAS, permettant d'améliorer la gestion des opérations
de maintenance de manière durable et continue ainsi que la participation à l’amélioration de la
performance industrielle en assurant la disponibilité des équipements.
101
Résumé
Les Laboratoires VENUS SAPECO, leader algérien des produits cosmétiques, disposent de deux
sites de production : l'un pour les liquides et solides, l'autre pour les emballages en plastique. Le
projet vise à améliorer la performance industrielle, la productivité et la gestion de la maintenance
de l'unité d'emballage en plastique, ATLAS. L'objectif est d'optimiser le Taux de Rendement
Synthétique (TRS) d'une machine critique, de prévoir la production via l'Intelligence Artificielle,
et de mettre en place un logiciel de Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO). Le
secteur cosmétique étant très exigeant, l'entreprise a du mal à répondre rapidement à la demande
en utilisant encore des méthodes traditionnelles. Les solutions incluent des améliorations
techniques et une gestion de maintenance efficace, telles que la méthode SMED et l'implantation
d'un GMAO. Ces propositions ont été bien reçues et l'entreprise est prête à investir dans leur mise
en œuvre.
Summary
Laboratoires VENUS SAPECO, an Algerian leader in cosmetics, stands out with two production
sites: one for liquids and solids, and the other for plastic packaging. The project aims to improve
industrial performance, productivity, and maintenance management of the plastic packaging unit,
ATLAS. The objective is to optimize the Overall Equipment Effectiveness (OEE) of a critical
machine, predict production using Artificial Intelligence, and implement a Computerized
Maintenance Management System (CMMS). The cosmetics sector is very demanding, and the
company struggles to meet the demand quickly using traditional methods. The solutions include
technical improvements and effective maintenance management, such as the SMED method and
the implementation of a CMMS. These proposals have been well received, and the company is
ready to invest in their implementation.
ملخص
أحدهما للسوائل: بموقعين لإلنتاج، الشركة الجزائرية الرائدة في مجال مستحضرات التجميل،تتميز مختبرات فينوس سابيكو
يهدف المشروع إلى تحسين األداء الصناعي واإلنتاجية وإدارة الصيانة لوحدة.والمواد الصلبة واآلخر للتغليف البالستيكي
التعبئة والتغليف البالستيكيةATLAS. ( الهدف هو تحسين معدل اإلنتاجية االصطناعيةSEE) والتنبؤ باإلنتاج،لآللة المهمة
وتنفيذ برنامج إدارة الصيانة بمساعدة الحاسوب،( باستخدام الذكاء االصطناعيCMMS). ونظرا ألن قطاع مستحضرات ً
فإن الشركة تجد صعوبة في االستجابة بسرعة للطلب مع االستمرار في استخدام األساليب،التجميل يتطلب الكثير من المتطلبات
مثل طريقة، تتضمن الحلول التحسينات التقنية وإدارة الصيانة الفعالة. التقليديةSMED وتنفيذ نظام إدارة الصيانةCMMS.
وقد القت هذه المقترحات قبوالً جيدًا والشركة مستعدة لالستثمار في تنفيذها.
كلمات مفتاحية
، الفعالية الشاملة للمعدات, تبادل القالب في دقيقة واحدة, تحسين األداء الصناعي, الذكاء االصطناعي, نظام إدارة الصيانة
إدارة اإلنتاج
102