9782100529476-Prouvost-F09.
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FICHE 9 Thermocouples
I Principe d’un thermocouple
Un thermocouple est un circuit électrique fermé, constitué par deux métaux différents
A et B, dont les jonctions sont soumises à un gradient de température. La conversion
d’énergie thermique crée un déplacement d’électrons et génère une force électromo-
trice (f.é.m.) de Seebeck, qui dépend de la nature des deux métaux et de la différence
des températures au niveau des jonctions (fig. 9.1).
Jonction de référence
Jonction de mesure ou soudure froide
métal A
ou
soudure chaude Tf
f.é.m. V
Tc
métal B
Figure 9.1 Constitution d’un circuit thermoélectrique ou thermocouple
Dans la désignation d’un thermocouple A/B, le métal A est le conducteur positif et le
métal B le négatif. La jonction de mesure est soumise à la température Tc à mesurer,
et la jonction de référence, reliant les bornes de l’instrument de mesure, est à une tem-
pérature T f connue.
Tc ,T f
La f.é.m. de Seebeck, notée E A/B , est positive lorsque la température Tc est supérieu-
re à la température T f .
Elle est négative dans le cas inverse, et nulle si les températures Tc et T f sont égales.
En fonction des métaux A et B employés, la f.é.m. varie de 5 à 70 μV par °C de différen-
ce entre les deux températures Tc et Tf des jonctions.
II Principes pratiques généraux
• Loi des températures successives
Cette loi permet de déterminer la température Tc de la jonction de mesure à partir
de la f.é.m. mesurée à la jonction de référence lorsque la température T f est diffé-
rente de 0 °C pour un thermocouple A/B. On a :
f.é.m. à lire dans la E AT c/ B, 0 °C= E TAc/, BT f + E TAf /,B0 °C f.é.m. à lire dans la
table de référence table de référence
pour déduire T c f.é.m. mesurée à la
jonction de référence
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Exemple : pour connaître la température Tc , on relève T f = 30 °C, et
la tension à la jonction de référence du thermocouple (type K) :
E KTc ,30 °C = 18 589 μV.
La table de référence (tableau 9.1.) indique pour T = 30 °C :
E K30 °C,0 °C = 1/203 μV.
La loi des températures successives conduit à :
E KTc ,0 °C = 18 589 + 1 203 = 19 719 μV, correspondant à Tc = 480 °C.
• Loi des conducteurs intermédiaires
La f.é.m. d’un couple thermoélectrique n’est pas modifiée si on intercale dans le
circuit un ou plusieurs conducteurs intermédiaires, de nature différente, à la condi-
tion que les nouvelles jonctions de ces conducteurs soient maintenues à la même
température deux à deux.
La principale application de cette loi est exploitée au chapitre IV.
Gradient de température des différents conducteurs (exemple)
Tc
métal A
métal D métal C
Tr
métal B Tf cuivre
J1 condu cteur 1 J3
métal A cuivre
métal C
Tr Tf f.é.m. V
Tc
condu cteur 2
métal B métal D cuivre
J2 J4
Figure 9.2 Conducteurs intermédiaires
Exemple : pour des températures constantes Tc = 480 °C et
T f = 30 °C, et pour un thermocouple type K, la f.é.m. est
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
E KTc ,30 °C = 18 589 μV à condition que les jonctions J1 – J2 et J3 – J4
soient à la même température Tr, avec Tr = T f , et ceci quelles que soient
les variations de température le long de la chaîne de mesurage. Si l’une
de ces conditions est fausse, alors E KTc ,30 °C =
/ 18 589 μV et la tempéra-
ture indiquée n’est pas Tc = 480 °C.
• Table de référence normalisée
La relation entre la température et la f.é.m. étant une fonction polynomiale com-
plexe, c’est-à-dire non linéaire, il est d’usage d’utiliser des tables de conversion.
Pour chaque type de thermocouple, le report de la f.é.m. lue à la jonction de réfé-
rence dans une table de référence normalisée (norme CEI 584.1) permet d’obte-
nir la valeur de la température de la soudure chaude. Il existe huit types de ther-
FICHE 9 – Thermocouples 53
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mocouple normalisé codifiés par une lettre : K, J, T, N, E, S, R, et B. Le tableau 9.1
donne la correspondance entre la température Tc (par pas de 10 °C) et E KTc ,0 °C pour
le thermocouple type K.
Tableau 9.1. Table de référence basée sur l’Échelle Internationale de Température
1990 (EIT 90) pour thermocouple Nickel-Chrome / Nickel-Aluminium (type K)
F.é.m. en microvolts, jonction de référence à 0 °C
°C 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
– 200 – 5 891 – 6 035 – 6 158 – 6 262 – 6 344 – 6 404 – 6 441 – 6 458
– 100 – 3 554 – 3 852 – 4 138 – 4 411 – 4 669 – 4 913 – 5 141 – 5 354 – 5 550 – 5 730 – 5 891
–0 0 –392 – 778 – 1 156 – 1 527 – 1 889 – 2 243 – 2 587 – 2 920 – 3 243 – 3 554
0 0 397 798 1 203 1 612 2 023 2 436 2 851 3 267 3 682 4 096
100 4 096 4 509 4 920 5 328 5 735 6 138 6 540 6 941 7 340 7 739 8 138
200 8 138 8 539 8 940 9 343 9 747 10 153 10 561 10 971 11 382 11 795 12 209
300 12 209 12 624 13 040 13 457 13 874 14 293 14 713 15 133 15 554 15 975 16 397
400 16 397 16 820 17 243 17 667 18 091 18 516 18 941 19 366 19 792 20 218 20 644
500 20 644 21 071 21 497 21 924 22 350 22 776 23 203 23 629 24 055 24 880 24 905
600 24 905 25 330 25 755 26 179 26 602 27 025 27 447 27 869 28 289 28 710 29 129
700 29 129 29 548 29 965 30 382 30 798 31 213 31 628 32 041 32 453 32 865 33 275
800 33 275 33 685 34 093 34 501 34 908 35 313 35 718 36 121 36 524 36 925 37 326
900 37 326 37 725 38 124 38 522 38 918 39 314 39 708 40 101 40 494 40 885 41 276
1 000 41 276 41 665 42 053 42 440 42 826 43 211 43 595 43 978 44 359 44 740 45 119
1 100 45 119 45 497 45 873 46 249 46 623 46 995 47 367 47 737 48 105 48 473 48 838
1 200 48 838 49 202 49 565 49 962 50 286 50 644 51 000 51 355 51 708 52 060 52 410
1 300 52 410 52 759 53 106 53 451 53 795 54 138 55 479 54 819
III Compensation de soudure froide
La connaissance de la température de la soudure froide est indispensable pour déter-
miner la température de la soudure chaude. Deux cas pratiques se présentent.
• Température de soudure froide constante à 0 °C
Lorsque la soudure froide est à 0 °C, la mesure de la f.é.m. permet de connaître
directement la température de la soudure chaude à l’aide des tables de référence.
Dans ce cas idéal, les conducteurs de la soudure froide doivent être insérés dans un
milieu thermostaté à 0 °C avec une précision meilleure que celle du thermocouple.
À utiliser uniquement pour un étalonnage en laboratoire.
• Température de soudure froide variable
Industriellement, c’est un circuit électronique qui mesure automatiquement la tem-
pérature de la soudure froide, à partir d’une thermistance (cf. fiche 8) placée près
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Tc ,0 °C
de la jonction de référence, et ajoute la f.é.m. correspondante E A/B à la f.é.m. de
Tc ,T f Tc ,0 °C
mesure E A/B . La tension exploitée est E A/B et correspond à la température
mesurée. Ce circuit est appelé circuit de compensation de soudure froide, souvent
noté CSF, et intégré dans l’instrument de mesure (transmetteur, régulateur ou auto-
mate). La CSF doit être validée dans la configuration de cet instrument.
Instrument
Tf Circuit de de mesure
Compensation de
métal A
Soudure Froide
T f , 0 °C T c , 0 °C
Circuit
Tf E TAc/,BT f E A/ B E A/ B d’exploitation
Tc de la f.é.m.
métal B
Figure 9.3 Compensation de soudure froide
Le circuit de CSF mesure la température de soudure froide avec une incertitude négli-
geable dans le cas de variations de cette température inférieures à 50 °C.
IV Câbles d’extension
ou de compensation
Industriellement, comme la distance est éloignée entre la jonction de mesure et la jonc-
tion de référence, on emploie soit des câbles d’extension soit des câbles de compen-
sation. Leurs caractéristiques, telles que le domaine de température d’utilisation, la
tolérance ou le repérage par couleurs, sont données par la norme NF C 42-324.
• Câbles d’extension
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Les câbles d’extension sont des fils de même nature que ceux du thermocouple et
sont employés pour le relier jusqu’à la jonction de référence. C’est la meilleure
solution au point de vue précision, mais la moins économique.
• Câbles de compensation
Les câbles de compensation sont des fils de nature différente de ceux du thermo-
couple mais dont les propriétés thermoélectriques sont équivalentes dans un domai-
ne restreint de température d’environ 100 °C à 200 °C entre Tr et T f . C’est une solu-
tion économique, mais moins précise qu’avec l’emploi des câbles d’extension.
Exemples : pour un thermocouple Nickel-Chrome/Cuivre-Nickel
(type E) relié avec des câbles d’extension la tolérance est de ± 1,5 °C,
et, avec des câbles de compensation la tolérance est de ± 2,5 °C, dans
FICHE 9 – Thermocouples 55
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les deux cas pour une variation de température de câble entre – 25 °C et
200 °C (température maximale).
Pour un thermocouple Platine-10 % Rhodium/Platine (type S) relié avec
des câbles de compensation, les tolérances sont de ± 2,5 °C pour une
variation de température de câble entre 0 °C et 100 °C (température
maximale), ou de ± 5 °C pour une variation de température de câble
entre 0 °C et 200 °C (température maximale).
V Protection d’un thermocouple
Lorsqu’ils ne sont pas protégés, les conducteurs utilisés ne doivent pas réagir chimi-
quement avec l’atmosphère environnante. Il existe trois possibilités :
– Le thermocouple nu dont la soudure chaude est non isolée, chaque conducteur
étant isolé électriquement par un revêtement en PVC, en Téflon ou en soie de
verre.
– Le thermocouple chemisé est un ensemble constitué par les éléments du ther-
mocouple insérés dans une poudre minérale comprimée isolante dans une gaine
déformable en acier. Trois options sont possibles : à soudure isolée, à la masse
ou à soudure exposée. Le choix se fait en tenant compte de l’atmosphère dans
laquelle est placé l’ensemble et du temps de réponse désiré.
– La canne pyrométrique com-
prend le thermocouple che-
misé surmonté d’une tête de
raccordement étanche proté-
geant le bornier de connexion
et, en option, le transmetteur.
Un raccord fileté est prévu
pour fixer la canne sur le pro- Figure 9.4 Canne pyrométrique à thermocouple
cédé (fig. 9.4).
VI Critères de choix
Les critères de choix sont très nombreux, ainsi la démarche pour déterminer le bon
thermocouple est de lister tous les besoins et en conséquence toutes les spécificités de
la prise de mesure. La comparaison avec les propriétés de chaque type thermocouple
permet alors de choisir le thermocouple adéquat.
• Propriétés générales des thermocouples
– Le domaine de température est compris entre −270 °C et 1 800 °C.
– La précision moyenne est de ± 2,5 °C.
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– Le temps de réponse dépend du diamètre de sonde et du milieu de mesure
(liquide, gaz, ou solide) allant d’environ 0,1 s pour les thermocouples minia-
tures à plusieurs minutes pour certaines cannes industrielles de 30 mm de dia-
mètre.
Exemple de temps de réponse à 95 % dans l’eau :
Tr95 % = 1,5 s pour un diamètre de 3 mm avec une jonction isolée, et
Tr95 % = 0,6 s pour un diamètre de 3 mm avec une jonction non isolée.
– Les diamètres de sonde vont de 0,25 mm en chemise souple pour thermocouple
miniature à environ 26 mm pour des cannes pyrométriques. Les diamètres les
plus courants sont entre 3 et 6 mm.
– Mesure ponctuelle et de surface possible par une taille réduite de la jonction
d’extrémité (0,25 mm).
– Coût moindre que les sondes Pt100 (cf. fiche 8), mais les câbles spéciaux pour
le raccordement (extension ou compensation) sont plus chers que le cuivre.
Durée de vie d’un thermocouple : elle est diminuée par deux pour chaque tranche de
50 °C si la température est supérieure à 500 °C. Des cycles répétés entre 20 °C et 500 °C
diminuent également de moitié la durée de vie. En revanche, elle est doublée, voire tri-
plée, si on double le diamètre des conducteurs.
• Propriétés spécifiques des thermocouples par type
Tableau 9.6 Spécificités des thermocouples normalisés.
Métaux courants pour K, T, J, N et E. Métaux précieux pour R, S et B
Température en °C
Indications pour thermocouples nus
conducteurs (hors isolants)
code (les performances peuvent évoluer
positif négatif Usage pour certains matériaux de gaine)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
Usage continu
intermittent
Le plus utilisé dans l’industrie pour sa gran-
Nickel-Chrome de étendue de mesure et son prix très
K Nickel- 0 à 1 100 – 180 à 1 300 faible. Utilisable en milieu oxydant. Moins
Aluminium stable que les autres thermocouples.
Progressivement remplacé par le type N.
Cuivre Applications cryogéniques.
T – 185 à 300 – 250 à 400 Très utilisé en laboratoire.
Cuivre-Nickel Très bonne tolérance ( ± 0,5 °C à ± 1,0 °C).
Très utilisé dans l’industrie plastique.
Fer Fragilisé à basse température. Utilisable en
J 20 à 700 – 180 à 750
Cuivre-Nickel milieu réducteur. Condensation oxydant le
fer à éviter.
FICHE 9 – Thermocouples 57
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Tableau 9.6 Spécificités des thermocouples normalisés.
Métaux courants pour K, T, J, N et E. Métaux précieux pour R, S et B
Température en °C
Indications pour thermocouples nus
conducteurs (hors isolants)
code (les performances peuvent évoluer
positif négatif Usage
Usage continu pour certains matériaux de gaine)
intermittent
Dernier né des thermocouples. Meilleure
Nickel-Chrome- tenue à l’oxydation que le type K. Plus stable
que les thermocouples K, T, J et E. Très
N Silicium 0 à 1 150 – 270 à 1 300
bonne stabilité en milieu nucléaire. De 10 à
Nickel-Silicium 20 fois moins onéreux que les types S ou R
pour les mêmes qualités jusqu’à 1 300 °C.
Nickel F.é.m. la plus élevée des thermocouples.
E 0 à 800 – 40 à 900 Utilisable en milieu oxydant ou inerte.
Cuivre-Nickel Meilleure précision que le type E.
Platine Rhodié
R 13 % 0 à 1 600 0 à 1 700 Plus stable et f.é.m. plus forte que le type S.
Platine
Platine Rhodié Tolérance très intéressante (± 1 °C de 0 °C
S 10 % 0 à 1 550 0 à 1 700 à 1 100 °C en classe 1). Résistance élevée
Platine à l’oxydation et à la corrosion.
Platine Rhodié À utiliser entre 600 et 1 600 °C, car en des-
30 % sous la f.é.m. est très faible. D’ailleurs, si la
B 100 à 1 600 0 à 1 800
Platine Rhodié température de référence est entre 0 et
6% 50 °C, la CSF n’est pas nécessaire.
Circuit de compensation de soudure froide
(extrait du sujet de BTS CIRA 2008)
La température en tête d’une colonne à distiller doit être maintenue constante à
138 °C. Cette mesure est réalisée par une sonde thermocouple de type T dont un
extrait de table est donné. La température ambiante est de 12 °C. L’étendue de
mesure du transmetteur est E M = 145 °C et le réglage du zéro est Z = 5 °C. Le
signal de sortie du transmetteur est en courant normalisé 4 – 20 mA.
1. Le transmetteur ne possède pas de circuit de compensation de soudure froide.
1.1. Déterminer les f.é.m. d’étalonnage, c’est-à-dire les deux tensions permettant de
régler le signal de sortie à 4 mA puis 20 mA.
1.2. Déterminer la relation entre le signal de mesure M (en mA) et la f.é.m. E (en mV)
du thermocouple, en supposant linéaire la relation M = f (E).
1.3. Déterminer la f.é.m. E (en mV) et la valeur du signal de mesure M (en mA) pour
θ = 138 °C
2. Le transmetteur possède un circuit de compensation de soudure froide.
Pour ce nouveau cas, reprendre les questions ci-dessus.
3. Conclure sur le rôle du circuit de compensation de soudure froide.
58 Instrumentation et régulation en 30 fiches
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Extrait de la table de référence (EIT 90) pour thermocouple (type T)
F.é.m. en mV et jonction de référence à 0 °C
°C 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
0 0,000 0,039 0,078 0,117 0,156 0,195 0,234 0,273 0,312 0,352 0,391
10 0,391 0,431 0,470 0,510 0,549 0,589 0,629 0,669 0,709 0,749 0,790
20 0,790 0,830 0,870 0,911 0,951 0,992 1,033 1,074 1,114 1,155 1,196
130 5,714 5,763 5,812 5,861 5,910 5,959 6,008 6,057 6,107 6,156 6,206
140 6,206 6,255 6,305 6,355 6,404 6,454 6,504 6,554 6,604 6,654 6,704
Solution
1. Z = 5 °C et E M = 145 °C : la plage de mesure du transmetteur est 5 °C à 150 °C.
1.1. E zéro = E T5 °C,12 °C = E T5 °C,0 °C − E T12 °C,0 °C = 0,195 − 0,470 = −0,275 mV
E maxi = E T150 °C,12 °C = E T150 °C,0 °C − E T12 °C,0 °C = 6,704 − 0,470 = 6,234 mV
1.2. M1 (%) = E(%) donc M1 = 2,458 × E + 4,676
1.3. E T138 °C,12 °C = E T138 °C,12 °C − E T12 °C,0 °C = 6,107 − 0,470 = 5,637 mV
soit : M1 (138 °C) = 2,458 × 5,637 + 4,676 = 18,53 mA
2.1. E zéro = E T5 °C,0 °C − E T12 °C,0 °C − E CSF
0 °C,12 °C
= E T5 °C,0 °C soit : E zéro = 0,195 mV
E maxi = E T150 °C,0 °C − E T12 °C,0 °C − E CSF
0 °C,12 C
° = E T150 °C,0 °C soit : E maxi = 6,704 mV
2.2. M2 (%) = E (%) donc M2 = 2,458 × E + 3,521
2.3. E T138 °C,0 °C = 6,107 mV et M2 (138 °C) = 2,458 × 6,107 + 3,521 = 18,53 mA
3. Le circuit de CSF sert à s’affranchir des variations de la température ambiante à la
jonction de référence, et donc indiquer la valeur juste de la température de 138°C.
Conducteurs intermédiaires
c f T ,T
Dans la figure 8.2, la f.é.m. mesurée est bien E A/B lorsque :
Vrai ou faux ?
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
1. les métaux C et D sont identiques et les températures Tr et Tf sont diffé-
rentes.
2. les métaux C et D sont différents et Tr et Tf sont égales.
3. la nature de A est proche de celle de C, et celle de B proche de D (câbles
d’extension ou de compensation) et Tr et Tf sont différentes.
4. les métaux C et D sont identiques et Tr et Tf égales.
5. les métaux C et D sont différents et les températures aux jonctions J1 et J2
sont différentes.
6. les métaux C et D sont différents et les températures aux jonctions J3 et J4
sont différentes.
Solution
1. Faux ; 2. Vrai ; 3. Vrai ; 4. Vrai ; 5. Faux ; 6. Faux.
FICHE 9 – Thermocouples 59