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Performances de cultivars de tomate au Burkina

Diderot

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Performances de cultivars de tomate au Burkina

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Garane et al., 2019 Journal of Animal & Plant Sciences ([Link] Sci.

ISSN 2071-7024)
Vol.40 (3): 6656-6673. [Link]

Etude du comportement de neuf cultivars de


tomates (Solanum Lycopersicum L.) dans
différentes zones agro-écologiques du Burkina Faso
pendant l’hivernage.
Ali GARANE1*, Koussao SOME1, Jeanne NiKIEMA1, Mamoudou TRAORE2 et Mahamadou
SAWADOGO3
1* Institutde l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA/CREAF-Kamboinse), Département Production
Végétale/Programme Cultures Maraîchères, Fruitières, Plantes à Tubercules, 01 BP 470 Ouagadougou 01, Burkina Faso.
2Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA/CREAF-Kamboinsè), Département Gestion des Ressources

Naturelles/Système de Production, 03 BP 470 Ouagadougou 03, Burkina Faso.


3Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO/Unité de Formation et de Recherche en Science de la Vie et de la Terre

(UO/UFR-SVT), Laboratoire de Génétique et Biotechnologie Végétale, 03 BP 7021 Ouagadougou 03, Burkina Faso.
* Correspondance, courriel: ali_garane@[Link]

Mots clés: Tomate, performance, hivernage, maladies, Burkina Faso.


Key words: Tomato, wintering, performance, diseases, Burkina Faso.

Publication date 30/06/2019 [Link]

1. RESUME
Objectif: Au cours de la saison hivernale 2014-2015, une étude portant sur neuf cultivars
améliorés de tomate a été réalisée dans 5 zones agro-écologiques (Kamboinsè, Loumbila,
Komgoussi, Yako et Salgo) du Burkina Faso. Les observations et mesures ont porté sur la
sensibilité au flétrissement bactérien, le rendement et ces composants essentiels afin de
déterminer les cultivars les mieux adaptés aux conditions de culture d’hivernage dans les
zones de l’étude.
Méthodologie et résultats: Le dispositif expérimental est un bloc complet de Fisher
randomisé de 4 répétitions avec des traitements constitués des variétés V1, V2, V3, V4, V5 ,
V6, V7, V8 et V9. Les plants ont été repiqués en ligne simple en parcelles élémentaires de
37,5 m2. Les écartements sont de 0,75 m sur 0,40 m, soit une densité de 33333 pieds/ha. Les
variables suivantes de productivité ont été supérieures à Yako pour la densité chez les
cultivars Thorgal, Gempride, Jaguard, Mongal, Nadira respectives de 67,75; 71,75; 80,12;
99,5 et 108,75 plants/37,5 m². A Salgo pour le poids moyen du fruit chez Jaguard (56,06 g)
Mongal (55,63g), FBT5 (51,1 g) et Thorgal (48,8 g) et à Kongoussi pour Gempride (55,63 g).
Les cultivars Rs et Nadira ont observé des rendements meilleurs à Yako respectifs de 28,72
et 28,73 t/ha. A Salgo, les hybrides Gempride, Mongal, FBT5, Jaguard et Thorgal ont été
plus performant avec respectivement 21,65; 20,3; 20,0; 17,46 et 15,14 t/ha.
Conclusion et application des résultats: Selon la moyenne des rendements, les meilleurs
sites ont été par ordres décroissant Yako (19,044 t/ha), Salgo (17,44), Kongoussi (7,06 t/ha),
Loumbila (6,87 t/ha) et Kamboinsè (2,97 t/ha). Dans le même ordre, les meilleures variétés
ont été Nadira, Rs, Gempride, Jaguar, Thorgal, Mongal, FBT5 avec respectivement 13,87,
10,79; 10,23; 9,66; 8,23 et 7,08 t/ha. Si nous couplons à cela la tolérance aux flétrissements,
Jaguar, Nadira et Gempride demeurent les meilleures variétés suivies de Mongal et FBT5.
Les résultats obtenus sur les 5 sites ont montré une variabilité importante. Ce qui est peut-

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être du à la maitrise des techniques de production qui n’ont pas été homogènes d’un site à
un autre et à la particularité de chaque variété. Pour améliorer la performance de ces
variétés, il paraît indiqué de poursuivre les recherches dans une approche agronomique
visant la maîtrise de l’eau d’irrigation, une gestion intégrée des ravageurs et maladies
pendant le cycle cultural.

ABSTRACT
Objective: During the winter season 2014-2015, a study of nine improved tomato cultivars
was conducted in 5 agro-ecological zones (Kamboinsè, Loumbila, Komgoussi, Yako and
Salgo) of Burkina Faso. Observations and measurements focused on susceptibility to
bacterial wilt, yield and his essential components to determine the most suitable cultivars
for overwintering conditions in the study areas.
Methodology and results: The experimental field is a completely randomising block of 4
repetitions and nine treatments consisting of varieties V1, V2, V3, V4, V5, V6, V7, V8 and V9.
The seedlings were transplanted in single rows into 37.5 m2 elementary plots. The spacing
was 0.75 m x 0.40 m with a density of 33333 plants/ha. The following productivity variables
were greater than Yako for density respectively for Thorgal, Gempride, Jaguard, Mongal and
Nadira cultivars of 67.75; 71.75; 80.12; 99.5 and 108.75 plants/37.5 m². In Salgo for the
average fruit weight in Jaguard (56.06 g) Mongal (55.63g), FBT5 (51.1 g) and Thorgal (48.8
g) and Kongoussi for Gempride (55.63 g).The Rs and Nadira cultivars in Yako showed
higher yields of 28.72 and 28.73 t/ha, respectively. In Salgo, Gempride, Mongal, FBT5,
Jaguard and Thorgal hybrids were better at 21.65; 20.3; 20.0; 17.46 and 15.14 t/ha.
Conclusion and application of results: According to the average yields, the best sites were in
descending order Yako (19.04 t/ha), Salgo (17.44 t/ha), Kongoussi (7.06 t/ha), Loumbila
(6.87 t/ha) and Kamboinse (2.97 t/ha). In the same order, the best varieties were Nadira,
Rs, Gempride, Jaguar, Thorgal, Mongal, FBT5 with respectively 13.87, 10.79; 10.23; 9.66; 8.23
and 7.08 t/ha. If we combine this with tolerance to wilting, Jaguar, Nadira and Gempride
remain the best varieties followed by Mongal and FBT5. The results obtained on the 5 sites
showed significant variability. This may be due to the mastery of production techniques that
have not been homogeneous from one site to another. Varietal peculiarity has also been
played an important role. To improve the performance of these varieties, it seems
appropriate to continue research in an agronomic approach aimed to control irrigation
water, integrated pests management and diseases during the crop cycle.

2 INTRODUCTION
Au Burkina Faso, la tomate est la deuxième et 245 millions de F CFA entre 2008 et 2011,
plus importante culture maraîchère après celles de la tomate sont passées de 596 millions
l'oignon. En effet 21% de la production de F CFA à 795 millions de F CFA dans le
maraichère totale au Burkina Faso a été attribué même intervalle de temps (MASA, 2013). Les
à la tomate à la même période (MASA, 2013). principales zones de production sont Yatenga,
Selon FAOSTAT (2016), sa production est Sanmatenga, Gnagna et Oubritenga; ces
estimée à plus de 10 000 tonnes en 2014. Elle provinces totalisent plus de 22% de la
demeure l'une des spéculations maraîchères la production nationale. Le deuxième groupe de
plus exportée dans les pays comme le Ghana, le province est constitué du Kénédougou, du
Togo, le Benin, la Côte d'ivoire et la Guinée Passoré, du Koulpelogo, du Boulgou, du
Equatoriale (MAHRH 2011). Les recettes Zondoma et du Boulkiemdé. De 2006 à 201l,
d'exportation de l'oignon ont oscillé entre 150 les superficies emblavées en tomate ont

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augmenté de plus de 80% passant de 5224 ha à FBT2 et FBT3, FBT3 FBT5) créées par Institut
9529 ha (MASA, 2013). Cependant, depuis des de l’Environnement et de Recherches Agricoles
décennies, la culture de la tomate est (INERA) afin d’augmenter la disponibilité de ce
essentiellement faite en saison sèche en raison légume en période d’hivernage. Le présent
de l’absence ou de l’inaccessibilité de variétés travail cherche à testé et a évaluer les
adaptées à la saison pluvieuse. Au cours de ces performances des cultivars de tomate pour leur
dernières années, la recherche scientifique a tolérance au flétrissement bactérien et leur
travaillé sur l’évaluation de nouvelles variétés de rendement dans différentes conditions agro-
tomate importées à nos conditions agro- écologiques de saison pluvieuse de Burkina
écologiques de saison pluvieuse et à la création Faso.
de nouvelles variétés Farako-Bâ Tomate (FBT1,

3 MATERIEL ET METHODES
3.1 Choix des Sites d’étude: Par souci de (4107 tonnes), la tomate (118 tonnes) et le
comparaison, au cours des saisons maraîchères chou (498 tonnes) sont les productions
2014-2015, les études réalisées concernent majeures (MASA, 2013).
quatre sites maraîchers du Burkina Faso 3.1.3 Le site de Kongoussi (région du
appartenant à trois région territoriales dont le Centre Nord): Il appartient au climat de
plateau central (Loumbila, Salogo), centre-nord transition sahélo-soudanien avec une pluviosité
(Kongoussi) et le nord (Yako) qui concentrent annuelle de 600-700 mm. La saison sèche est de
jusqu’a 31,4% (51891 ha) des effectifs 7- 8 mois, les températures maximales
maraichers national, environ 32% des s’observent entre mars et avril avec des
superficies saisonnières (8973 ha) et 28% de la moyennes de 41oC et les températures
production maraîchère nationale soit environ minimales en janvier avec des moyennes qui
220825 tonnes (MASA, 2013). varient de 14 à 17oC. Les superficies
3.1.1 Le site de Loumbila (région du maraîchères représentent 826 ha sur les 2249,26
Centre): Le climat est de type soudanien avec ha dont dispose la région. La production
une pluviométrie moyenne annuelle variant maraîchère dans la province de 13849 tonnes se
entre 700 et 800 mm, Les températures sont compose en grande partie de l’oignon à bulbes
assez élevées et varient de 16oC en décembre (8794 tonnes), et de la tomate 2603 tonnes
(minimum journalier) à un maximum de 40oC (MASA, 2013).
mars et avril. La production maraîchère de 3.1.4 Le site de Yako (région du Nord): Le
33523 t (44572 t pour la région) est dominée climat de type tropicale sec se caractérise par
par l’oignon à bulbes (17232 tonnes) et la une saison de pluie de juin à octobre avec des
tomate 7887 tonnes (MASA, 2013). précipitations d’environ 650 mm/an et un
3.1.2 Le site de Salgo (Plateau Central): Le saison sèche de novembre a juin d’une durée 7
climat est de type nord-soudanien, la saison mois. Les superficies maraîchères d’environ 714
pluvieuse dure de mai-juin à septembre-octobre ha enregistrent une production maraîchère de
soit une durée moyenne de 4 mois, la pluviosité 17347 tonnes composée en majorité de l’oignon
annuelle de 500-800 mm est très irrégulière à bulbes (9385 tonnes), et de la tomate pour
avec une mauvaise répartition. Les 6868 tonnes (MASA, 2013).
températures les plus élevées oscillent entre 39 3.2 Matériel végétal: Le matériel végétal
et 45oC situées entre les mois de mars et mai est constitué de neuf (9) cultivars de la
tandis que les plus basses (16 à 19oC) sont tomate (Solanum Lycopersicum L.) dont huit (8)
atteintes aux mois de novembre et février, variétés hybrides F1 Gempride, Jaguar, Lindo,
Juillet et août sont généralement les plus Nadira, Mongal, Progress, Thorgal, RS
pluvieux la région pour une production 01658654. La variété locale FBT5 constitue le
maraîchère de 4827 tonnes et l’oignon à bulbes
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témoin. Les caractéristiques essentielles des variétés sont présentées dans le Tableau 1.

Tableau 1 : Description du Matériel végétal utilisé


Variété Origine Préciosié Poids moyen Caractéristiques essentielles
(1ièrerécolte) fruit
Très vigoureuse, Fruit : rond, très ferme;
Gempride Seminis résistance au TYLCV, au virus de la
moyenne 80 à 100 g
F1 Thailande mosaïque de la tomate, à la fusariose;
adaptée à la saison fraîche.
Productivité élevée; Fruit : Forme ovale,
bonne fermeté; Bonne tolérance au
65 JAR
Jaguar F1 100 à 110 g TYLCV et au Fusarium oxysporum (0 et 1);
adaptée aux cultures en saison sèche fraiche
et chaude.
Fruit: ovale, bonne fermeté ; Haute
Nadira F1 tolérance au TYLCV, Fusarium oxysporum (0
65 à 70 JAR 85 à 90 g
et 1); adaptée à la saison fraiche et chaude,
et hivernage.
Fruit : aplati et légèrement côtelé,
Tropicasen/
excellente tolérance au flétrissement
Technisem
65 JAR 100 à 120 g bactérien; résistance au TMV (0), au
Mongal F1 Sénégal
Fusarium FOL (0 et 1), FORL; adaptée à la
saison très chaude et à l’hivernage.
Fruit: Forme carrée longue, bonne fermeté;
90 g très bonne résistance au flétrissement
Lindo F1 65 JAR
bactérien, au TMV) et au Fusarium (fol, 0);
adaptée aux cultures en hivernage,
Fruit: ronde, bonne fermeté; très bonne
tolérance au flétrissement bactérien, au
Thorgal F1
65 JAR 120 à 130 g TMV (0), au Fusarium oxysporum f, sp,
lycopersicum (fol, 0); adaptée à la saison
chaude et à l’hivernage.
Très vigoureuse ; Resistante au ASC
Progress
Précoce 70 g (Alternaria alternata f. sp. Lycopersici)
F1
Monsanto Fusarium oxysporum (0 et 1).
RS Bayer Très vigoureuse ; fruit de Forme ronde,
01658654 Moyenne 65 g bonne fermeté; résistance à la verticilliose
F1
Fruit de couleur rouge; rendement
Farako-Ba
potentiel 40-45 t/ha ; bonne résistance aux
Tomate INERA 80 JAR 90-95 g
coups de soleil et aux éclatements de fruits
(FBT5)
adaptée aux cultures d’hivernage.

3.3 Le dispositif expérimental: Deux dispositif comprend 36 répétitions composées


types de dispositifs ont été utilisés pour ces de 9 sous blocs répétés 4 fois chacun et
tests. comportant chacun les 9 traitements (variétés)
3.3.1 En station (site de Kamboinsè) à en parcelles élémentaires de 12 m² (4 billons x 4
Ouagadougou: Le dispositif expérimental m x 0,75 m) à raison de 0,4 m entre pied sur la
(Figure 1) est constitué par un bloc complet de ligne et 0,75 m entre les lignes. Pour chaque
Fisher randomisées avec 4 répétitions. Ce traitement, 48 m² (12 m² x 4) seront utilisés.

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L’écartement entre bloc et entre les sous bloc par ligne de 4 m de long est de 10 (laisser 10 cm
est de 1 m. La longueur de la parcelle est de 35 de part et d’autre de la ligne), soit 40
m pour 19 m de largeur, soit une surface totale plants/parcelle élémentaire, 160 plants
de 665 m² sans les bordures pour une /traitement et 1440 plants pour le test, soit une
superficie utile de 432 m² (48 m² x 9 densité de 33333 plants/ha.
traitements) pour l’essai. Le nombre de plants

1m 3m

Bloc 1 4m
V4 V8 V3 V1 T7 V2 V5 V9 V6

1m

Bloc 2 V2 V7 V4 V3 V8 V5 T1 V6 V9

19 m

Bloc 3 V3 V6 V5 V2 V9 V1 V4 V8 V7

Bloc 4 V1 V4 V6 V5 V3 V9 V2 V7 V8

35 m
Figure 1: Dispositif expérimental utilisé
V1= Gempride; V2 = Jaguard; V3 = Nadira; V4 = Mongal; V5 = Progess; V6 = Thorgal; V7 = RS V8 = Lindo; V9 =
FBT5

3.3.2 En milieu paysan : Dans chaque site 3.4.1 Préparation du sol: Le labour a été
de production (Salgo, Yako, Komgoussi et effectué à l’aide d’une charrue à kamboinsè
Loumbila) situées dans un rayon de 150 km de (Ouagadougou) et dans quatre zones de
Ouagadougou), quatre (4) producteurs étaient production de la tomate (Salgo, Yako
installés sur le même site. Chacun exploitant les Komgoussi et Loumbila) avec une charrue
neufs (9) variétés de tomate. Chaque parcelle bovine. Une fumure de fond constituée de 20
cultivée était prise comme un traitement. Ainsi, t/ha pour le fumier et 450 kg/ha d’engrais
les 4 répétitions étaient constituées par les 4 minéral (NPK, 14-23-14) a été incorporée au
producteurs. Chaque répétition ou parcelle de sol à l’aide d’une houe et d’un râteau. En deux
mesure couvrait une superficie de 108 m² [(4 épandages, 200 kg/ha d’urée ont été appliqués
billons de 4 m x 0,75 m) x 9]. Les parcelles par parcelle élémentaire comme fumure
élémentaires étaient distantes de 1 m. Les d’entretien, soit la moitié à la reprise des plants
écartements entre les plants étaient de 0,75 m (21 jours après repiquage) et l’autre moitié à
entre les lignes et de 0,4 m sur la ligne. l’apparition des premiers fruits (45 jours après
3.4 Conduite de l’essai : repiquage).

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3.4.2 Semis en pépinière: Pour la mise en d’aout à la 3è décade d’octobre 2014 Les
place du test 110 g de semence ont été tomates ont été récoltées à raison de deux
nécessaire, soit environ 22 g pour chaque site et récoltes par semaine (stade fruits tournants).
3 g pour chacune des variétés. Les pépinières 3.5 Paramètres mesurés: La prévalence de
ont été installées pour l’ensemble des sites dans la maladie a été évaluée à partir de la troisième
des bacs métalliques dans la 1ère décade de juin semaine après transplantation. Les plants flétris
2014 en terre désinfectée au préalable à la très jeunes ou avant la floraison ont été
chaleur. Pour permettre une bonne aération des marqués par des étiquettes. Les fragments de
plants et leur meilleur développement, les plants ont été incubés sur du papier buvard
graines de tomate ont été semées dans des humidifié, puis, les champignons qui s’y sont
sillons ouverts à l’aide d’un morceau de bois et développés ont été identifiés au laboratoire. La
espacés de 15 cm avec 5 cm entre les poquets détection de bactéries notamment l’infection
dans le sillon. Après le semis, pour éviter les par Ralstonia solanacearum s’est faite également en
actions directes des eaux de pluie sur les jeunes plaçant la section transversale d’une tige malade
pousses, un toit recouvert de film plastique a dans un verre d’eau. L’excrétion des bactéries
été dressé des bacs. du tissu malade se traduit par décoloration
3.4.3 Repiquage: Les plantules de tomates blanche progressive du liquide. Au niveau des
ont été repiquées sur des billons en fin de la 3è variables de productivité, il a été question dans
décade de juin à la 1ère décade de juillet 2014, chaque traitement de compter le nombre de
soit environ 25-30 jours après le semis en plants récoltés (Nbptrec); le nombre moyen de
fonction des sites. Chaque variété a été repiquée fruits par plant (Nbfrtpt): nous avons procédé
sur 4 billons de 4 m chacun dans un dispositif au comptage des fruits de chaque cueillette et
complet randomisé avec quatre répétitions. Le pour chaque plant; le poids moyen du fruit
traitement phytosanitaire appliqué sur les (PdMfrt): il a été calculé à partir de la
parcelles était identique sur l’ensemble des sites production par plant/nombre de fruits du
de production. Tous les 15 jours, la même plant. La mesure est donnée en gramme
Deltaméthrine a été utilisé comme insecticide (1 (g) et enfin le rendement réel fruit (RdtFr) ou
l/ha) et le manèbe comme fongicide (3,5 rendement total par parcelle a été estimé par
kg/ha). En fonction du site et du degré récolte et pesée échelonnée de tous les fruits
d’enherbement des parcelles, 4 à 6 sarclages mûrs de tomates exprimé en kilogramme (kg).
manuels ont été réalisés pour éliminer les Les mesures de poids ont été faites à l’aide
mauvaises herbes pendant la culture. d’une balance électronique.
3.4.4 Récoltes: En fonction des sites, les
récoltes ont eu lieu de la 3è décade du mois

4 RESULTATS
4. 1 Effet du site et de la variété sur le plants). Les sites de Komgoussi, Loumbila et
nombre de plants récoltés: La Figure 2 Kamboinsè ont observé des moyennes très
présente l’évolution du nombre de plants de faibles pour ce paramètre respectives de 19,9;
tomate récoltés par traitement en fonction du 19,6 et 9,25 plants/traitement. Par contre,
site et de la variété. Les plants issus de toutes l’évolution de cette variable a montrée des
les variétés ont été sensibles aux variations du différences très significatives (p = 0,006) entre
site de culture, aussi, des différences très les variétés. Par ordre croissant, les cultivars
significatives (P<0,0001) ont été observées Thorgal (67,75 plants), Gempride (71,75
entre les différents sites de production. plants), Jaguard (80,12 plants), Mongal (99,5
Indépendamment du cultivar, la densité plants) et Nadira (108,75 plants) ont observé
moyenne de 81,9 plants par traitement a été leur plus forte densité moyenne à Yako. A
plus importante à Yako et faible à Salgo (37,2 Salgo, les variétés FBT5, Lindo et Rs01658654
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ont observé leurs meilleures performances Kamboinsè respectives de 10,75; 10; et 6,75
respectives de 30,37; 33,62 et 45 plant/traitement. Par rapport a ce site,
plants/traitement. En outre, contrairement aux Loumbila pour cette variable a été légèrement
sites de Kamboinsè, Kongoussi et Loumbila, les meilleure pour les tomates Nadira (24,2 plants),
cultivars Mongal (42,62 plants), Jaguard (46 Jaguard (23,2 plants), Gempride (20 plants),
plants), Nadira (46,12 plants) et Gempride Rs01658654 (18,6 plants) et Mongal (17,9
(50,87 plants) ont conservé des densités plants). L’interaction site et variétés a été non
moyennes relativement plus importantes. significative sur le nombre total de plants
Globalement, les tomates Nadira, Jaguard et récoltés (P = 0,1639)
Mongal ont observé leurs plus faibles densités à

Figure 2 : Effet du site et de la variété sur la densité de plantes récoltée par variété
Source DDL Type III SS Moyenne quadratique Valeur F Pr > F
Site 4 74729,98353 18682,49588 39,04 <,0001
Variétés 8 10645,74230 1330,71779 2,78 0,0060
Site*Variétés 20 12693,58097 634,67905 1,33 0,1639

4.2 Effet du site et de la variété sur le à Lounbila et de 5,35 à Kamboinsé. Les sites de
nombre moyen de fruits par plant (Nbfrtpt): Yako et Salogo ont enregistré en moyenne 6,23
Le comptage du nombre de fruits par plant a et 6,51 fruits/plant respectivement. Par cultivar
été effectué à chaque récolte. Les résultats de tomate, le nombre moyen de fruit par plant a
obtenus sont représentés par la Figure 3. très peu varié et aucune différence significative
Aucune différence significative (p = 0,4741) n’a (p = 0,1394) n’a été enregistrée. Ainsi, à
été enregistrée entre les sites de production Kamboinse ce paramètre a évolué de 3,12 fruits
pour cette variable. Le nombre moyen de fruits (Mongal) à 7,3 fruits (Nadira). Les tomates
par plant par site a été de 7,4 à Kongoussi, 7,16 Jaguard et Thorgal ont enregistré 6,2 et 4,8
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fruits respectivement. A Yako, il a varié de 6,35 5,49 fruits et 5,36 fruits/plants. A Salgo, la
fruits (Thorgal) à 5,1 (Mongal). Les cultivars variété Gempride (10,48 fruits/plant) a été plus
Nadira, Jaguard, Gempride, ont observé 6,3; performante. Les cultivars Nadira (7,95
5,94 et 5,6 fruits/plant respectivement. Le site fruits/plant) et Jaguard (7,85 fruits/plant) ont
de Loumbilaa observé une légère amélioration observé une légère amélioration de leur valeur.
pour ce paramètre qui a évolué de 4,42 fruits Les variétés restantes (Mongal, Thorgal Lindo
(Thorgal) à 12,9 fruits/plant (Gempride). Les et Progress) ont enregistré 6,63; 6,11; 5,36; 4,83
cultivars Nadira (7,92) et Lindo (7,87 fruits) ont et de 2,5 fruits/plant respectivement.
observé des valeurs sensiblement égales; tandis L’interaction site et variétés a été non
que FBT, Mongal et Jaguar avaient des valeurs significative sur le nombre de fruits récoltés par
presque identiques respectives de 5,8 fruits, plant (P = 0,1100).

Figure 3 : Effet du site et variété sur le nombre de fruits récoltés par plant (Nbfrtpt)
Source DDL Type III SS Moyenne quadratique Valeur F Pr > F
Site 4 112,0601437 28,0150359 0,88 0,4740
Variétés 8 394,2133007 49,2766626 1,56 0,1394
Site*Variétés 20 905,7875005 45,2893750 1,43 0,1100
4.3 Effet du site et de la variété sur le hautement significative (p < 0001) entre les
poids moyen du fruit (PdMfrt): Le poids sites de culture (Figure 4). Le poids moyen du
moyen du fruit a été très hétérogène par site de fruit a été élevé à Kamboinsè (60,0 g). Aucune
production. L’analyse de la variance de ce différence majeure de cette variable n’a été
paramètre montre une différence très observée à Loumbila et Komgoussi avec 49,11

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g et 48,19 g respectivement. Les sites de Salgo respectives de 38, 96 et 37, 28 g.


et Yako ont enregistré les plus faibles valeurs

Figure 4 : Effet du site et variété sur le poids moyen du fruit récoltés (PdMfrt)
Source DDL Type III SS Moyenne quadratique Valeur F Pr > F
Site 4 8830,714390 2207,678597 10,28 <,0001
Variétés 8 5347,552732 668,444092 3,11 0,0024
Site*Variétés 20 7465,850225 373,292511 1,74 0,0290

L’analyse de la variance sur le poids moyen du Thorgal (28,95 g), Lindo (33,10 g) et FBT5
fruit révèle une différence hautement (38,09 g). Les variétés Gempride (41,75 g),
significative entre les différents cultivars Mongal (43,46 g), Rs (44,45 g), Nadira (46,06 g)
(P=0,0024). A Kamboinsè, le poids moyen du et Jaguard (51,58 g) pour cette variable ont été
fruit variait entre 49,4 g (Nadira) et 78,97 g légèrement meilleurs. Pour ce paramètre, les
(Mongal). Les variétés Thorgal et Jaguard valeurs observées par les hybrides Gempride
avaient 53,72 et 57, 9 g respectivement. Sur la (29,19 g), Nadira (31,36 g) et Jaguard (38,39 g)
grande majorité des sites, la tomate Jaguard ont été plus faible à Yako. Comparativement à
pour cette variable a observé une valeur stable Salgo, cette variable a été meilleure pour
et en hausse légère d’environ (58 g). Le site de Thorgal (40,07 g) et Mongal (45,92 g), tandis
Salgo a observé un poids moyen du fruit que la tomate Jaguard (40,14 g) observait sa
sensiblement plus faible pour les cultivars plus faible performance sur l’ensemble des sites.

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A Kongoussi, les cultivars Gempride, Jaguard et de Salgo, Komgoussi et Lounbila ce sont


Thorgal ont observé des poids moyen du fruit respectivement 9,44; 7,06 et 6,87 t/ha. Le site
importants respectifs de 55,63; 56,06 et 51,1 g. de kamboinsè a été le moins performant avec
Chez les variétés FBT5, Lindo Nadira et en moyenne de 2,97 t/ha. Les variétés,
Rs01658654, ces variable respectives de 48,8; Gempride (21,65 t/ha), Mongal (20,3 t/ha),
46,28; 46,06 et 45,65 g ont été pratiquement FBT5 (20,0 t/ha), Jaguard (17,46 t/ha), Thorgal
identiques. Par rapport aux autres variétés, les (15,14 t/ha) et Lindo (9,68 t/ha) ont observé à
cultivars Jaguard (56,06 g) Mongal (55,63 g), Salgo leur plus forte performance. Bien que les
FBT5 (51,1 g) et Thorgal (48,8 g) avaient des rendements des tomates Rs01658654 et Nadira
fruits de poids moyen nettement supérieurs à respectifs de 17,42 et 17,9 t/ha soient excellents
Loumbila. De même, les variétés Rs01658654 à Salgo, ces dernières ont été plus performantes
(46,1 g), Lindo (45,65 g) et Gempride (43,28 g) à Yako avec 28,72 et 28,74 t/ha respectivement.
ont enregistré leur meilleure performance sur ce Pour cette variable les tomates Gempride,
dernier site. L’interaction site et variétés a été Jaguard et Thorgal ont enregistré
très significative sur le poids moyen des fruits respectivement de 22,00, 18,6 et 14,84 t/ha. A
récoltés (P = 0,0290). Loumbila, Les différents cultivars ont été peu
4.4 Effet du site et de la variété sur le performants. Les rendements chez Nadira (9,72
rendement fruit (RdtFr): La figure 5 présente t/ha), Mongal (6,77 t/ha) et Thorgal (4,4 t/ha),
l’évolution du rendement moyen fruit en sont restés identiques à ceux observés à
fonction de la variété et du site de production. kongoussi, tandis que, les cultivars FBT5 (5,63
L’analyse de la variance sur les rendements n’a t/ha), Jaguard (7,15 t/ha), Gempride (7,5 t/ha)
pas révélée une différence significative (p = et Rs (7,8 t/ha) ont observé leurs plus faibles
0,3564) entre les différents variétés de tomates valeurs sur l’ensemble des sites. Le site de
cultivées. Par contre, il est ressorti que les Kamboinsè avait les plus faibles rendements de
rendements ont varié différemment d’un site de l’essai. Les cultivars Jaguard, Nadira, Thorgal et
production à un autre. L’influence du site de Mongal ont enregistré respectivement 5,13;
production sur le rendement des variétés de 3,33; 2,4 et 1,6 t/ha. L’interaction site et
tomates a été très hautement significative (P < variétés n’a pas été significative sur le
0,0001). Le site de Yako a observé le plus fort rendement fruit récoltés (p = 0,9933).
rendement fruit moyen de 19,04 t/ha. Sur ceux

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Figure 5 : Effet du site et de la variété sur le rendement fruit récoltés (RdtFr)


Source DDL Type III SS Moyenne quadratique Valeur F Pr > F
Site 4 5934,583344 1483,645836 9,83 <,0001
Variétés 8 1342,784283 167,848035 1,11 0,3564
Site*Variétés 20 1144,834963 57,241748 0,38 0,9933

4.5 Effet du site et de la variété sur les Loumbila de 4,63% (Rs) - 10,58% (Mongal), à
taux de maladies foliaires et de mortalité Kamboinsè de 0,57% (Thorgal) - 17,54%
plants: Les taux de maladies foliaires et de (Nadira) et à Salogo de 9,48% (Rs01658654) -
mortalité des plants sont représentés dans le 15,15% (FBT5). Pour les différents cultivars, les
Tableau 2. Par site de production, les pourcentages de perte des plants ont varié de 0
proportions moyennes de plantes présentant à 7,53% à Yako, 2,49 à 16,43% à Kamboinsè,
des symptômes foliaires observées trois 3,75 à 20,32% à Kongoussi, 1,4 à 6,8% à Salgo
semaines après le repiquage ont été de 3,47% à et de 12,0 à 44,48% à Loumbila. Les variétés
Yako, 7,17% à Loumbila, 7,19 à Kongoussi, Mongal et Thorgal ont présenté des taux de
15,83% à Kamboinsè et 14,16% sur le site de mortalité élevés à Kongoussi respectifs de 20,32
Salgo. Par cultivar, Les pourcentages de et 32,12%. A Loumbila, outre Thorgal (28,9%),
maladies foliaires observés ont évolué à les cultivars Rs01658654 (44,48%), Lindo
Kongoussi de 4,82% (Nadira) - 9,19% (Rs), à (35,94%) Gempride (28,94%) et FBT5
Yako de 2,08% (Mongal) - 7,29% (Rs), à (28,87%) ont également subi des pertes

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importantes de plants, tandis qu’à Kamboinsè, moyen de mortalité des plantes, est le site le
Thorgal, Gempride et Rs ont présenté des taux plus affecté par les flétrissements des plants.
plus élevés de pertes respectifs de 16,19, 16,32 Les sites de Salgo (14,16%) et Kongoussi
et 16,43%. La comparaison entre les différents (11,05%) occupent la seconde et troisième place
sites a révélé que Loumbila (26,4%) de taux respectivement.

Tableau 2: Taux de maladies foliaires et de mortalité des plants


Kongoussi Yako Loumbila Kamboinsè Salgo
Variétés
de tomate MF Mort MF Mort MF Mort MF Mort MF Mort
(%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%) (%)
Mongal 7,5a 20,32ab 2,08a 7,53a 10,58a 17,06bc 11,71a 5,39a 10,11a 2,8a
Nadira 4,82a 8,35b 6,14a 6,44a 9,99a 16,89bc 17,54a 2,49a 10,38b 6,8b
Jaguar 8,87a 3,75b 3,12a 5,39a 10,54a 12,00c 12,03a 7,73a 13,92b 2,8a
Thorgal 6,2a 32,12a 0,00a 4,35a 5,21a 28,90abc 10,57a 16,19a 12,3b 5,9a
Gempride 6,82a 4,52b 0,00a 1,04a 5,24a 28,94abc 14,59a 16,23a 14,97b 1,4a
Rs 9,19a 4,43b 7,29a 4,16a 4,63a 44,48a 13,48a 16,43a 19,48ab 2,0a
FBT5 7,0a 5,06b 5,00a 5,16a 5,67a 29,87abc 17,07a 8,45a 15,15b 7,2b
Lindo 8,96a 10,97b 3,08a 0,00 5,11a 35,94ab 14,09a 5,09a 13,56a 3,1a
Moyenne 7,19 11,05 3,47 4,14 7,17 26,40 15,83 9,02 14,16 3,91
Probabilité 0,5890 0,0004 0,6788 0,0790 0,3766 0,0189 0,1282 0,3060 0,0010 0,0800
MF = Maladie foliaire; Mort = Mortalité; Mon = Mongal; Thorg = Thorgal; Gemp = Gempride; Moyen = Moyenne;
Prob = Probabilité

5 DISCUSSION
5.1 Effet du site de la variété sur le Lindo et Rs01658654 ont enregistré leur
nombre de plants récoltés: Les densités des meilleure densité. Globalement, sur le site de
plants issus de toutes les variétés ont été Kamboinsè les tomates Nadira, Jaguard et
sensibles aux variations du site. En moyenne, le Mongal ont observé leurs plus faibles densités.
nombre de plants récoltés a été le plus Comparativement à ce dernier, cette variable a
important à Yako. Il a été suivi par celui de été légèrement meilleure sur le site de Loumbila
Salgo, ensuite, viennent les sites de Komgoussi pour les tomates Nadira, Jaguard, Gempride, Rs
et Loumbila qui ont occupé la troisième et Mongal, cependant, les valeurs obtenues ont
position. Le site de Kamboinsè a enregistré en été en-dessous de celles enregistrées à
moyenne un nombre de plants très faible Kongoussi. Les différences dans les méthodes
comparativement aux autres sites. En fonction de travail et les conditions du milieu au cours
du cultivar, les densités de plants ont été très de la période végétative ont influencé la survie
variables par site. Les variétés Thorgal, des plants au cours de la période végétative et
Gempride, Jaguard, Mongal et Nadira ont son peuplement à la récolte. A ce propos,
observé leur plus forte densité sur le site de d’autres études conduites par les auteurs Belaid
Yako. Sur celui de Salgo, les variétés FBT5 (1996) et Buckman (1999) sur le blé ont établis

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une dépendance de la densité de la culture à la ressort de cette analyse générale que par pied de
quantité de grains semés et au taux de survie tomate, le nombre moyen de fruit a été plus
des plantes. De même pour ces auteurs, les élevé chez les cultivars Gempride (9,99 fruits)
conditions climatiques avant et après semis, et Nadira (7,36 fruits), suivis des cultivars
sont tous des facteurs qui influent le Jaguar (6,33 fruits), Lindo (6,66 fruits) et FBT5
peuplement d'une culture. Les résultats ont (6,21 fruits). Les variétés Mongal et Thorgal ont
confirmé qu’un bon peuplement résulte, en plus enregistré respectivement 4,95 et 5,1
des autres facteurs de production, d’un bon fruits/plant. Par rapport aux résultats de
comportement de la culture à la levée dans Kamara Muhuza (2016), qui a obtenu en
d’autres conditions agro-climatiques (Anonyme, moyenne pour la Mongal (8 fruits) et la Thorgal
2008). Selon le type de croissance de la tomate, 4,58 fruits dans les conditions culture dans le
(déterminée, semi-déterminée et indéterminée), sol enrichi de fumier de porc sous abri à
Naikal et al. (2005) recommandent Kisangani; il se dégage que les hybrides F1
respectivement des densités moyennes de Mongal et Thorgal présentent des valeurs
20000 plants/ha pour l’un et 27000 plants/ha numériques inferieures. Ces écarts peuvent
pour les deux derniers types de croissance. s’expliquer par les génotypes et les conditions
4.2 Effet du site et de la variété sur le d’expérimentation. Selon Chaux et Foury
nombre moyen du fruit par plant (Nbfrtpt): (1994) le poids moyen et le nombre des fruits
En générale faible par site de production, ce augmente lorsque les températures passent de
nombre moyen de fruits par plant a très peu 12 à 18°C; ils diminuent au-delà. Cependant, le
varié par site. Cependant, les valeurs observées poids moyen de fruit est un composant
ont été en hausses et quasiment identiques sur important dans la production.
les sites de Kongoussi et Lounbila, avec 7,40 et 5.3 Effet du site et de la variété sur le
7,16 fruits/plant respectivement. Les sites de poids moyen du fruit (PdMfrt): Le poids
Yako et salgo ont enregistré en moyenne des moyen du fruit a été meilleur à Kamboinsè,
valeurs presque similaires et légèrement plus faible sur les sites de Lounbila et Komgoussi et
faibles respectives de 6,23 et 6,51 fruits/plant. très faible sur ceux de Salgo et Yako. Par
Le site de Kamboinsé pour ce paramètre a contre, pour ce paramètre, les différents
observé 5,35 fruits/plant. S’agissant de la cultivars ont observé des différences hautement
quantité de fruits récoltés par pied de tomate, significatives. Pour Jaguard, cette variable a peu
les variétés testées n’ont pas été évoluée sur la majorité des sites testés, excepté
significativement différents. Cependant, pour Yako où à l’instar des cultivars Gempride et
certains cultivars ce paramètre a enregistré une Nadira sa valeur a été très faible. Pour ce
amélioration: Nadira a été plus performant sur paramètre, les performances ont été fortes à
les sites de Salgo, Loumbila, Kamboinse et Kongoussi pour la tomate Gempride et à
Yako avec 7,95; 7,92; 7,3 fruits et 6,3 Loumbila chez les cultivars Jaguard, Mongal,
fruits/plant respectivement; La variété FBT5 et Thorgal. Les meilleurs chiffres ont été
Gempride de par ce paramètre a été meilleure pour Gempride, Mongal, Rs01658654, Nadira
sur les sites de Loumbila (12,9 fruits/plant) et et Jaguard à Salgo. La comparaison chez les
Salogo (10,48 fruits/plant). Les cultivars hybrides de la moyenne de cette variable révèle
suivants ont amélioré cette variable pour pour les cultivars Mongal, Jaguard, FBT5,
Jaguard à Kamboinse (6,2 fruits/plant) et Rs01658654, Thorgal, Nadira, Gempride et
Salogo (7,85 fruits/plant); Thorgal à Yako (6,35 Lindo des valeurs respectives de 55,99; 52,34;
fruits/plant) et à Salogo (6,11 fruits/plant), 46,02; 45,4; 44,52; 43,22; 42,46 et 41,88 g. En
tandis que Lindo et Mongal ont été meilleures confrontant nos résultats avec ceux de Kamara
respectivement à Loumbila (7,87 fruits/plant) Muhuza (2016), qui a trouvé des poids moyen
et à Salogo (6,63 fruits/plant). pour les hybrides F1 Mongal (79,92 g) et F1
Indépendamment du site de production, il Thorgal (82,53 g) avec du fumier de porc et
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ceux de Tonganga (2016), qui a obtenu pour importantes (24 à 51 t/ha) en saison des pluies
l’hybride F1Thorgal sciure de bois (92 g), nous avec différentes variétés selon la séquence
constatons que les poids de fruits de l’hybride suivante: variétés d’Israël (T 3331 et T 3328) ˃
F1 Mongal (55,99 g) et F1 Thorgal (44,52 g) ont variétés de Taiwan (CLN 2026 D4, CLN 2443
été inférieurs. De même l’hybride Thorgal A, CLN 2443 B) ˃ variété locale Petomech. En
(sciure de bois) a été supérieur à Thorgal outre, le rendement d’un site à l’autre pour une
(fumier de porc) par ce paramètre. Les résultats même variété était très variable. Le rendement
obtenus ont été en général faibles. Ces hybrides des variétés Gempride (21,65 t/ha), Mongal
en temps normal enregistrent des poids moyen (20,3 t/ha), FBT5 (20,0 t/ha), Jaguard (17,46
du fruit pour FBT5 (90-95 g), RS 01658654 (65 t/ha) et Thorgal (15,14 t/ha) à Salgo ont été le
g), Thorgal (120 à 130 g), Lindo, Mongal (100 à triple de ceux obtenus à Loumbila et kongoussi
120 g), Nadira F (185 à 90 g), Jaguar F (1100 à et le quintuple des rendements observés à
110 g) et pour Gempride de (80 à 100 g). Ces Kamboinsè. De même, sur d’autres sites, pour
variations observées pourraient être dues soit ces variétés les rendements ont évolué de
aux conditions du milieu, soit aux techniques faibles à très faibles. Par exemple, les
culturales appliquées à la culture. Les périodes rendements ont chuté pour Thorgal de 4,4 t/ha
sèches et fraiches sont plus favorables à la à (Loumbila et Yako) à 2,4 t/ha à Kamboinsè et
production que les saisons pluvieuses et pour Mongal de 6,77 t/ha à 1,6 t/ha. Les
chaudes (Lannoy, 2001; Lokonga, 2015). Chaux rendements des sites de Kongoussi, de
et Foury (1994) confirment que le poids moyen Loumbila et plus encore de Kamboinsè ont été
et le nombre des fruits ainsi que la production moins importants que ceux enregistrés sur les
précoce augmentent lorsque les températures deux autres sites. Par ailleurs la mortalité des
passent de 12 à 18°C; ils diminuent au-delà. plants sur ces sites a été plus importante
5.4 Effet du site et de la variété sur le comparativement aux deux autres sites.
rendement fruit (RdtFr): Les rendements Toutefois, seul 7,19% des plantes à Kongoussi,
obtenus n’ont pas été fondamentalement 7,17% à Loumbila et 15,83% à Kamboinsè ont
différents par cultivar de tomate. Par contre, ils été sensibles aux flétrissements contre 3,47% de
ont été très variables d’un site à l’autre. Dans plants flétris à Yako et 14,16% à Salgo. Les
notre étude, les meilleurs rendements ont été flétrissements des plants n’ont pas été les
enregistrés à Yako par les cultivars Rs01658654 principales causes dans la mortalité des plantes
(28,72 t/ha), Nadira (28,74 t/ha), Gempride de tomates sur l’ensemble des sites de
(22,00 t/ha), Jaguard (18,6 t/ha), Thorgal (14,84 productions. Toutefois, selon Déclert (1990),
t/ha) et à Salgo par les variétés Gempride, les faibles rendements de la saison sèche
Mongal, FBT5, Jaguard et Thorgal avec peuvent être attribués à la forte pression des
respectivement 21,65; 20,3; 20,0; 17,46 et 15,14 maladies (TYLCV, et flétrissement bactérien) et
t/ha. Selon Messiaen et al. (2000), le rendement des insectes sur la parcelle. Les conditions du
moyen de la tomate est d’environ 25 t/ha au milieu ainsi que les techniques culturales
niveau mondial. Au sud du Sahara ce appliquées à la culture ont été capitales dans
rendement serait de 10 t/ha (Nono et al., 2001). l’obtention des résultats. En effet, selon Chaux
Cependant, on a assisté à une baisse des et Foury (1994), l’alimentation hydrique est un
rendements passés de 11,3 t/ha en 2010 à 9,7 facteur important du rendement de la tomate.
t/ha en 2014 (FAOSTAT, 2016). Les meilleurs Aussi pour les auteurs Pervez et al. (2009), le
rendements ont varié entre 14,84 et 28,74 t/ha, déficit hydrique diminue le nombre de fruits par
donc supérieurs aux valeurs obtenues au niveau plant mais augmente la quantité de sucres chez
sous régional et pour certains cultivars au les tomates. De même, pour Chaux et Foury
niveau mondial. Ces résultats corroborent ceux (1994), les températures nocturnes élevées
des auteurs Soro et al. (2007) qui ont en Côte augmentent la précocité mais diminuent plutôt
d’Ivoire ont obtenu des valeurs plus
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le rendement final, les fruits étant plus gros plants ont également été rencontrés dans tous
mais moins nombreux, tandis que les intensités les sites. Ce son notamment les genres Ralstonia,
lumineuses faibles et les températures élevées Solanacearum, Erwinia et Carotovora. La différence
provoquent une réduction de la taille des fruits non significative observée entre les variétés de
(Konnys, 2009). La croissance de la tomate est tomate par rapport au flétrissement bactérien
meilleure lorsque les maxima journaliers de lors du test indique que la sensibilité à cette
température sont supérieurs à 10°C sans maladie n’a pas dépendu des variétés donc du
dépasser 30°C, c’est ainsi que les rendements matériel végétal. Ces résultats obtenus ne
sont très satisfaisants en saisons sèche. Lorsque semblent pas corroborer les données de
la température dépasse plus de 35°C, la N’guessan et al. (2012) qui ont montré en Côte
fructification est interrompue par défaut de d’Ivoire différents niveaux de sensibilité au
fécondation (Kroll, 2001). La très faible flétrissement bactérien chez la tomate allant des
implication des producteurs dans le suivi des variétés hautement sensibles au plus résistantes.
tests sur certains sites lié au faible niveau Par exemple, selon Van Der Vossen et al.
d'instruction et de formation technique des (2004), la F1 Mongal est connue pour sa
producteurs peut aussi expliquer les rendements résistance au flétrissement bactérien et son
très faibles obtenus sur certains sites. Pour adaptation au climat chaud et humide. Les
Ahouangninou et al. (2011), kanda et al. (2013), pratiques culturales ont influencé dans notre
Wognin et al. (2013) et Naré et al. (2015), ces étude la gestion du flétrissement bactérien. La
facteurs seraient un frein a une bonne jachère et la rotation adoptées sur les différents
utilisation des produits phytosanitaires par sites ont permis le maintien à un niveau
méconnaissance des bioagresseurs et du produit acceptable de l’infection. Selon Fondio et al.
adéquat à utiliser en fonction de la cible (2010), la jachère ou la rotation culturale de la
contribuant à la réduire les rendements et la tomate avec d’autres cultures hormis la famille
qualité de la production des Solanacées est un moyen de contrôle du
4. 5 Effet du site et de la variété sur les flétrissement bactérien. Cependant, la présence
taux de maladies foliaires et de mortalité des eaux stagnantes ont contribué à accroitre la
plants: Les proportions moyennes de plantes sensibilité des cultivars Mongal (10,58%),
présentant des symptômes foliaires observées Nadira (17,54%) et FBT5 (15,83%) aux
trois semaines après le repiquage ont été flétrissements à Loumbila, Kamboinsè et Salgo
sensiblement identiques pour tous les cultivars respectivement. Pour Poussier (2000), Van
sur les différents sites. Cependant, la variété Elsas et al. (2001) et Cariglia (2007), l’excès
Rs01658654 a enregistré des valeurs en légère d’eau ainsi que les eaux stagnantes constituent
hausse à Yako et Kongoussi respectives de 7,29 des sources de dissémination de la bactérie
et 9,19%. De même, les cultivars Mongal lorsque des racines affectées par la maladie se
(10,58%), Nadira (17,54%) et FBT5 (15,83%) développent dans celles-ci. A cet effet, selon
ont été plus sensibles aux flétrissements à Naika et al. (2005), le drainage efficace des
Loumbila, Kamboinsè et Salgo respectivement. parcelles, en évitant la stagnation de l’eau est un
La comparaison entre les sites montre que les moyen de gestion du flétrissement bactérien en
périmètres de Salgo et Kamboinsè ont présenté culture de la tomate. Les températures au-
les plus forts taux de maladies foliaires dessus de 25oC favorisent la multiplication et la
respectifs de 14,16 et 15,15%. Plusieurs espèces progression de la maladie (Cariglia, 2007).
de champignons dont notamment les espèces Toutefois, les flétrissements des plants ne
des genres Fusarium, Cladosporium, Colletotrichum, semblent pas avoir une incidence majeure la
Curvuaria, Melanospora et Phoma présents sur culture d’autant plus qu’elles n’ont pas entrainé
presque tous les sites ont été impliquées dans le de défoliations importantes pouvant affecter
développement de ces infections. Des agents significativement le développement des plantes
pathogènes bactériens causant la mortalité des du faite du niveau générale faible de l’infection
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des parcelles. Les taux de mortalité des plants (35,94%) Gempride (28,94%) et FBT5
des différentes variétés de tomate ont varié de 0 (28,87%) ont également subi des pertes
à 7,53% à Yako, 2,49 à 16,43% à Kamboinsè, sensibles. La comparaison entre les différents
3,75 à 20,32% à Kongoussi, 1,4 à 6,8% à Salogo sites a révélé que Loumbila (26,4%) de taux
et 12,0 à 44,48% à Loumbila. Parmi ces variétés moyen de mortalité des plantes, est le site le
testées, Thorgal a présenté des taux de mortalité plus affecté par les flétrissements des plants.
élevés de 28,9 et 32,12% respectivement à Les sites de Salogo (19,36%) et Kongoussi
Loumbila et Kongoussi. A Loumbila, outre (11,05%) occupent la seconde et troisième
Thorgal, les cultivars Rs (44,48%), Lindo place.

6 CONCLUSION
Les rendements par site ont évolué de 17,9 t/ha contre 3,47% de plants flétris à Yako et 14,16%
(Nadira) - 21,65 t/ha (Gempride) à Salogo, à Salgo. Les flétrissements des plants n’ont pas
14,84 t/ha (Thorgal) - 28,72 (Rs01658654) à été les principales causes dans la mortalité des
Yako, 4,4 t/ha (Thorgal) - 9,72 t/ha (Nadira) à plantes de tomates sur l’ensemble des sites de
kongoussi, 1,6 t/ha (Mongal) - 5,13 (Jaguard) à productions. Selon la moyenne de rendements,
Kamboinse et à Loumbila de 4,4 t/ha (Thorgal) les meilleurs cultivars ont été par ordres
- 9,72 t/ha (Nadira). En moyenne, les sites de décroissant Nadira, Rs01658654, Gempride,
Salgo et Yako ont observé les plus forts Jaguar, Thorgal, Mongal, FBT5 avec
rendements respectifs 17,44 et 19,04 t/ha. Sur respectivement 13,87, 10,79; 10,23; 9,66; 8,23
les sites de Kongoussi, Loumbila et Kamboinsè et 7,08 t/ha. Les résultats obtenus sur les 5 sites
les rendements ont été moins importants. Par ont montré une variabilité importante entre les
ailleurs, sur ces derniers la mortalité des plants a sites. Ce qui est peut du à la maitrise des
été plus importante comparativement aux deux techniques de production qui n’ont pas été
autres sites. Toutefois, seul 7,19% des plantes à homogènes d’un site à un autre mais aussi aux
Kongoussi, 7,17% à Loumbila et 15,83% à conditions du milieu.
Kamboinsè ont été sensibles aux flétrissements

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