0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
72 vues41 pages

Conservation des viandes et œufs

très important en cuisine

Transféré par

youaichouche
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
72 vues41 pages

Conservation des viandes et œufs

très important en cuisine

Transféré par

youaichouche
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Alimentation.

LES VIANDES.

On groupe sous cette appellation :

 Les viandes de boucherie.


 La charcuterie.
 Les abats.
 Les volailles.
 Les gibiers.

1 – Composition :
Composition moyenne de 100 g de partie comestible :

 Lipides 05 à 33 g.
 Protides 15 à 20 g.
 Sels minéraux 01 g.
 Eau 65 à 70 g.
 Vitamines B1 – B2 – B6 – B12 – PP – A – C – E.

* Les viandes ne contiennent pratiquement pas de glucides.

2 – Valeur alimentaire :

A – Teneur en protides :
Principale caractéristique de la viande. Source remarquable de protides, quelque soit l’espèce
considérée.
 Soluble : Myoalbumine en se coagulant à la chaleur donne l’écume du bouillon.
 Insoluble : Myosine du muscle au contact de l’eau de cuisson donne la gélatine.
Osseine de l’os. (sur le pourtour de l’os à l’extrémité)

Ces protides sont particulièrement intéressants pour les enfants, les adolescents, femme enceinte…
etc. par leur teneur en acides aminés indispensables à la croissance.
Ces matières azotées (viandes), jouent un rôle excitant ; la sécrétion des sucs digestifs. (effet
psychologique du à l’instinct animal de l’être humain.)
Elles passent dans les bouillons et donnent la saveur particulièrement abondante dans les viandes :
 Mortifiées Boucherie.
 Faisandées Gibiers.

Les matières azotées laissent des déchets dans l’organisme. (dans le sang et qui sont filtrés par les
reins)
Une consommation abusive de viandes transformerait leur action tonique, en action toxique pour le
système cardio-vasculaire, le foie, les reins, les articulations…etc.

B – Teneur en lipides :
Teneur variable avec l’espèce et le degrés d’engraissement (très faible pour le cheval, elevée
pour le porc).
Les lipides se trouvent :

 A la surface.

1
 Marbrée : grosses veines de graisse entre les muscles.

 Persillée : imprégnant finement la masse du muscle

Remarque :
En cuisine le fait que la viande soit marbrée ou persillée démontre une marque de noblesse
(grande qualité) de la chaire.

C – Teneur en éléments minéraux :


Intéressant :
 En phosphore pour les abats.
 En potassium, en soufre et en fer pour les viandes rouges et le foie.
Très faible en calcium. Une consommation de viande est décalcifiante.

D – Teneur en vitamines :
 Vitamine B : La viande en est une source intéressante, en particulier les viandes fraîches de porc
et le foie. Ces vitamines sont détruites en grande partie par la cuisson (65 % par les cuissons
longues et 20 % par les rôtis et les grillades).
 Vitamine PP : Les viandes assurent la quasi totalité de son apport, le foie en particulier.
 Vitamine A : Stockée en quantités élevées par le foie qui en est particulièrement riche.
 Vitamine D : Apportée en quantité notable par le foie, les ris. Les viandes n’en contiennent pas.
 Vitamine C : Les abats sont, avec les mollusques les seuls aliments d’origine animale à apporter
une quantité notable de vitamine C. (Le foie, la rate : 30 mg / 100 g)

Remarque :
La dégradation de certaines protides et des éléments minéraux de la viande apportent à
l’organisme des déchets sous forme d’acides uriques et autres corps toxiques.
Une consommation abusive de viande est acidifiante (laisse des déchets dans le sang) et entraîne une
fatigue des reins.
Des aliments alcalinisants (ne laissant pas de déchets dans le sang) doivent compenser cette action exp. : Le
lait, les légumes frais…etc.

E – Digestibilité :
 Digestion : (opérations mécaniques et chimiques au niveau de l’appareil digestif)
La viande ne laisse pas de résidus indigestibles. Les produits carnés (les viandes) sous forme de
régime est constipant. Sa facilité dépend de la teneur en tissu conjonctif et de la teneur en
graisse. (plus la viande possède de tissu conjonctif et de graisse, plus la viande est difficile à digérer)

 Digestibilité : (passage vers le sang = assimilation)


La digestion est très grande (95 % de l’aliment (la partie protidique = viande) absorbé est utilisé par
l’organisme. La digestibilité des aliments du groupe (01) est supérieure à celle de tous les
aliments d’origine végétale.

 Intolérance :
Aliment bien toléré. Il peut être administré à un âge précoce (de 06 à 08 mois). Considéré
comme un reconstituant (fortifiant).

Conclusion :
La viande est un aliment plastique (constructeur) par excellence.
2
Alimentation. 10 / 02 / 99.

LES PRODUITS DE LA PÊCHE.

Malgré l’importance des pêcheries Algériennes et la grande variété de poissons qu’elles apportent sur
le marché, les Algériens demeurent de faibles consommateurs de poisson. Ceci est du à des préjugé,
car ils le considèrent inférieur à la viande et l’introduisent seulement une (01) fois par semaine dans
leur menu. (200.000 espèces recensées à ce jour.)

1 – Composition :
Pour 100g de partie comestible :

 Glucides 00 à 06 g.
 Lipides 01 à 15 g.
 Protides 10 à 18 g.
 Sels minéraux 0,8 à 1,5 g.
 Eau 75 à 80 g.
 Vitamines A - B1 – B2 – B6 – D – PP – C.

2 – Valeur alimentaire :

A – Teneur en protides :
Sensiblement la même que celle des viandes. Inférieure pour les moules et les huîtres. Ces
protides sont de valeurs biologiques équivalante. Le poisson est à considérer sur le même plan que
les viandes, en tant que source de protides.

B – Teneur en lipides :
Teneur très variable. On peut adapter le classement suivant le pourcentage de graisse :
(Pourcentage de graisse)

Maigre (0,5 à 02 %) Demi gras (06 à 08 %) Gras (11 à 20%)


Mollusques, Crustacés Congre Anguille
Bar, Brochet, Loup de mer Hareng Sardine
Carpe, Colin, Daurade Maquereau Saumon
Raie, Limande, Sole, Truite Turbot Thon
Goujon, Rouget, Merlan

C – Teneur en glucides :
Nulle pour les poissons, seule l’huître possède un peu de glycogène.

D – Teneur en éléments minéraux :

 Potassium, en quantités importantes (300 mg).


 Phosphore, en quantités très variables (100 à 400 mg).
 Calcium, en quantités assez faibles, sauf chez l’huître.
 Chlore, Sodium, Magnésium à doses assez importantes.
 Teneur en Fer inférieure à celle des viandes.
 Présence de Cuivre.
 Apport en Iode assez intéressant, parfois très important. Les populations côtières,
présentent rarement des goitres, grâce à la présence d’Iode dans l’air marin.

3
E – Teneur en vitamines :

 Vitamine C : Seules les mollusques, l’huître en particulier, assurent un apport intéressant,


ainsi que les œufs et les laitances de certains poissons. (Laitances : Vesiga desséché, enlevé de la moelle
épinière des poissons. C’est aussi la graisse qui entoure l’estomac des poissons).
 Apport important en vitamines du groupe B (B1 – B2 – B6).
 Les poissons gras sont riches en vitamines A et D.
 L’huître est un des rares aliments à renfermer presque toutes ls vitamines connues et cela en
quantités appréciables.

F – Digestibilité :
Leur pauvreté en tissus conjonctifs (cartilage) les rend très digestibles. Les poissons gras sont
de digestion plus difficile (elle est plus longue). Ils sont à proscrire pour les estomacs délicats, les
jeunes enfants, les femmes enceintes, les eczémateux (accentue les poussées d’eczéma) et dans les
cas de cholestérolémie.
L’huître est très digestible et possède des propriétés apéritives.

G – Intolérance :
Avec des produits parfaitement saints, certaines personnes ont des accidents cojestifs ou
éruptifs, mais généralement sans gravité.

Conclusion :
En raison de leur teneur en protides et de la qualité biologique de ces protides, les produits de la
Pêche sont des aliments plastiques par excellence.

4
Alimentation. 24 / 02 / 99.

LES ŒUFS.

Les œufs couramment consommés sont les œufs de poule.

1 – Constitution de l’œuf : Germe.

Albumine ou blanc. Coquille calcaire.

Chalazes. Membrane coquillière.

Jaune. Chambre à air.

Leur poids courant est de 50 à 60g.


Poids respectifs des différentes parties d’un œuf de 60g :

 Coquille : 06g.
 Blanc : 36g.
 Jaune : 18g.

60g.

Les œufs sont classés en trois (03) catégories :

 A : Pèse 50 à 60g et plus.


 B : Pèse entre 42 et 50g.
 C : Pèse moins de 42g et ne sont pas uniformes. Ils sont utilisés dans l’industrie
alimentaire.

2 – Composition :
Composition moyenne pour 100g de partie comestible d’un œuf de 60g.

 Glucides 0,6g.
 Lipides 12g.
 Protides 13g.
 Sels minéraux 0,3g.
 Eau 75g.
 Vitamines A – B 1 – B2 – D – E.

3 – Valeur alimentaire :

5
A – Teneur en éléments énergétiques :

 Pratiquement pas de glucides.


 Teneur intéressante en lipides phosphorés (des lécithines en particulier).

 Présence de cholestérol.
 Œuf de 60 g 78 cal.

B – Teneur en protides :

 Ovalbumine dans le blanc.


 Ovovitelline dans le jaune.

Teneur importante qualitativement en protides particulièrement riches en A.A.I.

C – Teneur en éléments minéraux :


Le jaune, riche en Fer est un aliment recommandé aux anémies, aux surmenés
intellectuels, après un accouchement. L’œuf couvre le quart des besoins en Fer.

D – Teneur en éléments vitaminés :


Vitamines A, D, E, B1, B2, B12 . Teneur en vitamines A et E particulièrement élevées.
L’alimentation, l’âge des poules, le degré de fraîcheur, influent sur leur teneur en vitamines.

E – Digestibilité :

 Digestion :
Le blanc est difficilement attaquable par les sucs digestifs. L’œuf cuit est plus digestible que
l’œuf cru, surtout mélangé à d’autres préparations culinaires

 Digestibilité :
L’œuf cuit est presque entièrement assimilé.

 Intolérance :
Fréquente chez les hépatiques.

Conclusion :
Etant la valeur biologique des protides qu’il apporte, sa richesse en Fer, sa teneur en vitamines A
et D, l’œuf est un aliment essentiellement plastique.

4 - Achat et choix :

a- Choix : Le choix des œufs varie avec la préparation culinaire à exécuter.

b- Achat : Le prix de l’œuf peut varier selon son poids et sa fraîcheur :

 Les œufs extra : 04 jours.


 Les œufs frais : 08 jours.
 Les œufs de 2eme catégorie : conservés ou réfrigérés.
 Les œufs déclassés : destinés à l’industrie alimentaire.

Critères de fraîcheur :
- Coquille lisse et brillante indique une ponte récente.
- Coquille propre et non fêlée.

Conservation :
6
Le vieillissement de l’œuf entraîne la putréfaction des protéines. Les agents favorisants
l’altération sont :

 Œuf sale.
 Œuf gelé à – 03 °c.
 Chaleur et humidité.
 Lumière.

Moyens de conservation :

 Emballage de sciure dans un lieu frais et obscur 08 à 10 jours.


 En immersion dans un bain de chaux.
 Froid, réfrigération domestique 08 à 10 jours.
 Réfrigération industrielle à 0 °c 07 à 09 mois.
 Surgélation de l’œuf entier (blanc et jaune séparés).
 Déshydratation en poudre (œuf entier ou jaunes et blancs séparés).

Utilisations :

Mollets.
- Les œufs entiers frais à la coque.
Pochés.

Au plat
- Les œufs réfrigérés Omelette.
Brouillés.
Frits.

- Les œufs congelés ou surgelés Industrie alimentaire.

- Les œufs en poudre Industrie alimentaire.

7
Alimentation. 21 / 04 / 99.
LES PRODUITS LAITIERS.

LE LAIT.

Le lait est le produit résultant de la traite d’une femelle laitière vache, chèvre, brebis, ânesse…etc.

Etude du lait de vache :

I – Généralités :
Le lait est le produit d’origine animale le plus couramment utilisé chez toutes les populations
du globe. Toutefois, la consommation algérienne est insuffisante chez les nourrissons et les adultes,
étant donné la haute valeur nutritive de ce produit.

II – Caractères généraux :
Le lait de vache est un liquide blanc, opaque, de saveur douce et sa densité est de 1,03 . Le
lait est livré à la consommation :

 Nature : cru, pasteurisé, stérilisé.


 En conserve : en poudre, concentré.

III – Composition :
Composition moyenne pour 100 g de lait de vache. Elle varie sensiblement selon l’âge, la
saison et l’heure de la traite. (Rendement : 10 l de lait 01 Kg de crème, 400 g beurre.)

 Glucides 4,6.
 Lipides 3,9g.
 Protides 3,5g.
 Sels minéraux 0,6g.
 Eau 87,5g.
 Vitamines A – B 1 – B2 – B6 – C – D – PP – E.

IV – Valeur alimentaire :

1 - Teneur en glucides :
Relativement faible, un seule glucide, le lactose ou sucre de lait à très faible pouvoir
sucrant.

2 - Teneur en lipides :
Variable avec la race, la saison. La teneur est plus élevée en hiver. Ces corps gras ou
beurre est sont de digestion facile.

3 - Teneur en protides :
8
La caséine.
Ces produits sont : La lactalbumine.
La lactoglobumine.

Les protéines du lait ont une haute valeur biologique.

V – Teneur en éléments minéraux :


Teneur très élevée :

 Présence de Phosphore (90 mg) et de Calcium (125 mg). Source très importante de ces deux
éléments par leur abondance et leu valeur physiologique. Le lait est classé parmi les aliments dont
le Phosphore et le Calcium sont les mieux utilisés par l’organisme en voie de croissance ou adulte.
Le lait est la principale source de Calcium, une ration insuffisante en produits laitiers entraîne un
déséquilibre calcique.
 Présence de Chlorure de Sodium et de Potassium en quantités notables.
 Présence de Soufre, de Magnésium et de Cuivre.
 Pauvreté de tous les laits en Fer. Un régime lacté exclusif ne convient plus au nourrisson, lorsque
sa réserve hépatique de Fer est épuisée.

VI – Teneur en vitamines :

 Vitamine A et provitamines A : Le lait est considéré comme une source appréciable de vitamine A
et provitamines A. (richesse exceptionnelle en début de lactation).
 Vitamine D : La teneur en vitamine D n’est pas très élevée. Le lait est considéré comme source de
facteurs antirachitiques par la régularité de sa consommation. Variabilité de cette teneur avec
l’irradiation solaire des vaches et leur alimentation.
 Vitamine C : Teneur en vitamine C en quantités variables. Pertes considérables dues à l’agitation
du lait durant son transport, à l’action de la lumière et aux différents moyens de consommation.
 Vitamine B : Presque toutes les vitamines B en quantités importantes.

VII – Teneur en diastases :


Teneur importante de catalase, peroxydase, reductase…etc.

VIII – Teneur en acides organiques :


- Acide citrique importante présent sous forme de sels qui évitent toute acidité au lait.
- Acide lactique prenant naissance à partir du lactose, on en trouve toujours dans le lait de
consommation.

IX – Digestibilité :
Excellente, ces produits contiennent, en particulier le lait, des protides intégralement
assimilables. Aliment de choix pour les enfants et les vieillards.

X – Intolérance :
Fréquente chez les hépatiques crème.

Conclusion :
Remarquable source de protides de haute valeur biologique. Sa faible teneur en glucides, sa
pauvreté en oligo-éléments, notamment en Fer font que le lait ne peut être considéré comme un
aliment complet malgré tous ses avantages.

Le lait est un aliment plastique par excellence.

Nota :

9
Plusieurs travaux très récents des chercheurs français et américains, ont en effet constatés que le
manque de Calcium en provenance des produits laitiers et l’absence de fruits et légumes, étaient
deux caractéristiques les plus fréquentes de l’alimentation des personnes souffrant d’hypertension
artérielle.

XI – Consommation et ration journalière :


Le lait est un aliment irremplaçable, il est indispensable en quantités spécialement
importantes dans tous les cas de la croissance nécessitant des besoins en Calcium et en protides, soit
la naissance, l’adolescence, la grossesse et l’allaitement.

AGES OU ETATS RATIONS MOYENNES

Enfants. 500 ml + 20 à 40g de fromage.


Adolescents. 400 à 500 ml + 40 à 50g de fromage.
Adultes. 250 ml + 50g de fromage.
Femmes enceintes. 500 à 750 ml + 40 à 60g de fromage.
Femmes allaitantes.
Vieillards. 500 ml + 40g de fromage maigre.

10
LES YAOURTS.

I – Généralités :
De Russie.
Fabrication très ancienne Du Caucase.
De la Sibérie.

Attention particulière pour la consommation de ce produit depuis quelques années en Algérie.

II – Principes de fabrication :
Fermentation du Lactose mis en contact avec certains ferments lactiques.

Transformation du Lactose en acide lactique.


Coagulation de la Caséine en température favorable.

III – Technique de fabrication :

 Lait stérilisé entier ou semi - écrémé.


 Ensemencé avec une culture pure ou avec du levain.
 Conditionné dans des pots individuels stérilisés.
Mise à l’étuve :
 Au dessus de 45°c développement de l’acidité du yaourt.
 Au dessous de 45°c développement d’un yaourt plus savoureux.
 La saveur peut être donc différente.
 Refroidie à la sortie et maintenue à basse température.
 Peuvent être aromatisés aux fruits.

IV – Propriétés et valeur alimentaire :

 Rôle intéressant dans le tube digestif.


 Amélioration de la flore intestinale (conseillé lors de l’ingestion des antibiotiques).
 Ne comporte pas de contre indications.

Conclusion :
Aliment très sain, de grande digestibilité, favorisant une consommation plus importante de
produits laitiers.

LES FROMAGES.

11
Produits égouttés et plus souvent fermentés du lait caillé. Depuis l’antiquité la plus reculée, on a
fabriqué du fromage dans tous les pays d’élevage ; cela pour utiliser le lait qui n’était pas
immédiatement utilisé.
Actuellement, le nombre des espèces de fromage est tel qu’aucune énumération, si longue soit – elle
ne peut se flatter d’être complète.
Chaque pays, chaque région a son fromage particulier. Le lait de vache, de chèvre ou de brebis peut
être employé entier, partiellement ou totalement écrémé, ou encore enrichi de crème.

I – Classification et caractéristiques :

CLASSIFICATION CARACTERISTIQUES

- Fromages blancs, - Fermentation purement lactique lait caillé


puis moulé.
- Fromages à la crème.
- Double crème, Triple crème, Petits - Lait entier additionné de crème jusqu'à 75 %.
suisses.
- Demi - sels.

- Fermentés à pâte molle et à


croûte moisie. - Les conditions favorisant le développement d'une
Brie. moisissure blanche abondante à la surface du fromage.
Camembert. - Pâte onctueuse d'aspect crémeux.
Carré de l'Est. - Peut être à peine fait, demi fait ou fait.
Saint Marcelin.

- Fermentés à pâte molle et à


croûte lavée.
Livarot. - Lavée afin de combattre les moisissures.
Munster. - Saveur et odeur assez fortes.
Pont l’Evêque.
- Fermentés à pâte ferme avec
moisissures internes persillé.
Roquefort. - Lait de Brebis. Caillé + moisissures.
Bleus d'Auvergne. - Lait de vache.
- Fermentés à pâte pressée non
cuite. - Le lait est pasteurisé. Salage du caillé après égouttage
Hollande. - Lavage de la croûte à l'eau salée.
Reblochon.
Chester.
- Fermentés à pâte pressée et
cuite. - Elimination d'une quantité importante du caillé par
Gruyère. pressage.
Emmental. - Ralentissement du travail des ferments.

II – Fabrication :

12
1. Coagulation de la caséine.
2. Egouttage du caillé.
3. Maturation et affinage.

1 – Coagulation de la caséine :
Sous l’action de la présure, la caséine coagule lait caillé qui est composé de la
caséine Protides, de sels minéraux, de vitamines, de matières grasses et d’eau.

2 – Egouttage du caillé :
Cette opération permet l’élimination partielle de l’eau et des éléments solubles comme le lactose.
3 – Maturation et affinage :
La pâte de fromage se transforme sous l’influence des ferments qu’elle contient. La durée
d’affinage varie de 24h à 02 ans selon les fromages.
Il y a une transformation plus ou moins poussée de la caséine, ce qui donne des fromages plus
ou moins fermes et d’arômes et de goûts particuliers.

III – Composition :
La composition des fromages varie beaucoup. En effet plus le fromage est égoutté plus il est
concentré, plus il est riche en éléments nutritifs.

COMPOSITION Fromage à pâte ferme: Fromage à pâte molle: Fromage frais, type:
Gruyère. Camembert. Petit suisse.
Eau. 35% 50% 75%

Glucides. 3% 4% 4%

Lipides. 28% 22% 10%

Protides. 27% 18% 9%

Sels minéraux. 4% 3% 1,50%

IV – Valeur alimentaire :
Les fromages sont des aliments très nourrissants sans faible volume. Ils constituent un
excellent aliment de croissance et d’entretien.
Comme le lait, le fromage manque de Fer, de vitamine C et cellulose. Malgré sa richesse en éléments
nutritifs, le fromage est très facile à digérer.

A – Valeur en éléments énergétiques :


Elimination du Lactose avec l’eau de fabrication. Teneur en lipides variable avec la qualité de
lait utilisé, écrémé ou non et l’addition de crème.
Fromage blanc 142 cal.
100 g Camembert 286 cal.
Gruyère 372 cal.

B – Teneur en protides :
Les fromages étant fabriqués à partir du caillé, la caséine est l’élément essentiel dans toutes
les variétés de fromage.

C – Eléments minéraux :

 La caséine entraîne le Calcium dans la coagulation.


 Teneur importante en Phosphore.
13
 Teneur plus ou moins importante en Chlorure de Sodium suivant leur fabrication.
 Carence en Fer.

D – Vitamines :

 Vitamine A : teneur variable avec celle des lipides.


 Vitamines B1 , B2 : intéressante dans les fromages à pâte molle.
 Vitamine C : carence.

E – Digestibilité :

 Excellente.
 Très bonne utilisation digestive.
 Assimilation quasi totale des protides par l’organisme.
 Vertus digestives, certaines dues à sa teneur en enzymes divers.

14
Alimentation. 03 / 10 / 99.

LES CORPS GRAS ALIMENTAIRES


ET LES FRITURES.

LES CORPS GRAS :

Les corps gras alimentaires comprennent toutes les matières grasses comestibles. Ils entrent pour
une large part dans la cuisine.
Les corps gras sont d’origine animale ou végétale. Ils ont une température de décomposition qui
leur est propre. Passés une certaine température, ils brûlent, se décomposent et donnent de
« l’acroléine » qui est nocive pour l’organisme.
Nombreuses sont les préparations culinaires qui nécessitent leur utilisation. La préférence donnée à
l’un ou l’autre est fonction :


 Des goûts.
 Des températures de décomposition.
 Des prix de revient.

I – Les corps gras solides :

CORPS GRAS. ORIGNE. UTILISATION.


Beurre. Lait. Toute la cuisine, sauf les fritures.
Margarine. Arachide, Coprah, Colza,
Palme, Karité. Toute la cuisine, sauf les fritures.
Graisse Végétale. Coprah. Toute la cuisine.
Graisse de Veau. Veau. Pour les fritures.
Graisse de Bœuf. Bœuf. Pour les fritures.
Saindoux. Porc. Peut servir à la cuisine.
Graisse d'Oie. Oie. Confits d'oie, Choucroute, Cuisine.
Graisse de Volaille. Volaille. Grillades, Cuisine.

II – Les corps gras fluides :

CORPS GRAS ORIGNE. UTILISATION.


Huile Arachide Toute la cuisine
d'Arachide. 40 à 45% d'huile Chaude et Froide.
15
Huile Olive. Toute la cuisine
d'Olive. 25% d'huile. Chaude et Froide.
Huiles Noix. Salade.
Diverses. Colza. Entre dans la composition de la margarine.

Le point de fusion :
C’est la température à partir de laquelle un corps se liquéfie. Le point de fusion est difficile à
préciser, car avant d’être liquides, les corps gras passent par un état pâteux. De même, toutes les
composantes d’un même corps gras naturel ne se solidifient pas à la même température : cas des
huiles à demi figées, qui sont un mélange de corps gras différents.

Le point de fumée :
C’est la température à laquelle un corps gras commence à se décomposer, en noircissant et en
dégageant une fumée acre.
Le point de fumée correspond à la « température critique » qui ne doit en aucun cas être dépassée.
Même si les corps gras pour fritures profondes ont un point de fumée élevé (entre 200 à 240°c) pour
un seul bain, il ne faut pas dépasser la température de 180°c dans le bain d’huile, car dans le cas des
fritures profondes, le chauffage est répété de nombreuses fois, ce qui rend le corps gras fragile.

-Températures

Huile de Palme.
Critiques : Blanc de Bœuf.

Huile de Colza.

Huile de Maïs.
Huile de Soja.
Graisse d'Oie.

Huile d'Olive.
Point de Fumée.

d'Arachide.
Végétaline

Tournesol.
Margarine

Saindoux.
Standard.

(Coprah).

Saindoux

Huile de
Raffiné.

-Températures
Beurre.

Huile
maximales onseillées.

230°c


220°c

DANGER 210°c

200°c

190°c

180°c

170°c

160°c

150°c

140°c

130°c

120°c

110°c

100°c

16
LES FRITURES :

Les fritures sont des bains d’huile ou de graisse, portés à des températures varianr suivant le
corps gras utilisé et l’aliment mis en traitement.

I – Préparation des fritures :


En principe, toutes les graisses animales (sauf celle du mouton) et les huiles végétales
comestibles sont bonnes pour les fritures.
Ces graisses et ces huiles doivent posséder une grande pureté et une forte résistance à la chaleur.

Le mélange de graisses et d’huiles ou de graisses de différentes origines, est parfois générateur de


fritures mousseuses.

II – Recommandations générales :

 Ne remplir les bassines qu’à moitié.


 Eviter de porter les bains de fritures à des températures trop élevées, ce qui diminue
considérablement la durée utilitaire.
 Ne pas les laisser brûler inutilement se décomposent.
 Ne pas plonger d’aliments mouillés sans les avoir préalablement épongés.
 Eviter de déplacer brutalement les récipients sur le fourneau.
 Passer au chinois les huiles de friture, après chaque utilisation.

III – Classification d’utilisation :

Stade de Dénomination Degrés aspect. Utilisation.


Dégradation. d'Utilisation.

Friture à Pour cuire intégralement les aliments


Pocher ou Moyennement contenant de l'eau de végétation
PREMIER. Friture de Chaude: Friture neuve. pommes paille, chips, gaufrettes ou
mise en 160°c. une cuisson première pommes pont
place. neuf, allumettes.

Présente une légère Pour les aliments ayant déjà subi


Friture à coloration une première cuisson: pommes
DEUXIEME. tremper ou Chaude: occasionnée pont neuf, allumettes, les aliments
Friture de 180°c. par le travail panés à l'anglaise ou enrobés de
Service. précédent. pâte à frire: croquettes, beignets,
fritôts.

Presque
intégralement usée
TROISIEME. Friture de Très Chaude: par les deux
poisson. 180°c. services antérieurs, Pour toutes les fritures de poissons
200°c. elle présente une petites portions et faible grosseur.
coloration plus

17
prononcée que la
deuxième.

 PREMIER : 04 fois. Pocher.


 DEUXIEME : 03 fois. Dorer. Théoriquement.
 TROSIEME : 02 fois. Cuire les poissons.

Alimentation. 17 / 10 / 99.

LE SUCRE.

Le sucre commercial ou saccharose est l’aliment consommé avec plus de fréquence dans le
déroulement de la journée.

 Dissous dans de nombreuses boissons.


 Croqué lors d’un effort physique.
 Intégré dans les desserts.
 Incorporé aux multiples friandises.

I – Principales sources :
Les plantes contenant du saccharose sont peu nombreuses. Le sucre que nous consommons
couramment provient de la racine de la betterave sucrière ou de la tige de la canne à sucre.

II – Fabrication du sucre de betterave :

 Nettoyage et découpage.
 Extraction du jus.
 Epuration du jus.
 Evaporation du jus.
 Concentration ou cristallisation.
 Raffinage, purification.

III – Composition :

Pour 100g de sucre 99,5 à 99,9g de saccharose.

IV – Valeur alimentaire :

- 100g de sucre fournissent 380 cal.


- Le sucre est le combustible des muscles.
- Il doit être utilisé comme un aliment de fond dans tous les cas nécessitant un effort physique
Travailleur de force.

V – Digestibilité :

18
 Excellente.
 Sa transformation en glucose est très rapide.
 Aliment le plus rapidement utilisé par l’organisme 15 à 30mn après ingestion.

Conclusion :
Le sucre est un aliment énergétique par excellence.

VI – Consommation :
Le saccharose est le seul sucre directement consommé. Si l’on considère le sucre ajouté aux
boissons de la journée, la consommation doit être de 35 à 40g pour les adultes avec 60 à 100g de
préparations sucrées.

VII – Formes commerciales :

 Sucre cristallisé : obtenu directement après cristallisation en sucrerie.


 Sucre en morceaux : obtenu par le moulage du sucre cristallisé.
 Sucre semoule : fine poudre obtenue après broyage du sucre cristallisé.
 Sucre glace : plus fin que le sucre semoule en forme de farine.
 Sucre Candi : très gros cristaux.

19
Alimentation. 31 / 10 / 99.

LE MIEL.

I – Origine et récolte :
Produit élaboré par l’abeille après avoir recueilli le nectar de certaines fleurs ou feuilles.
Les abeilles récoltent le nectar produit parfumé, riche en sucre. Ce nectar est transformé
dans les organes des abeilles grâce à une diastase dans leur jabot. Après transformation, le miel est
rejeté (régurgité) et emmagasiné dans les cellules des rayons de la ruche.
Le miel est récolté en Algérie de juillet à septembre. A la récolte, le miel est liquide, limpide, épais et
visqueux.
Cristallisation rapide Substance opaque et granuleuse.

II – Composition :
Composition moyenne pour 100g de miel :

- Saccharose, Glucose, Cellulose, Lévulose. 75g.


- Sels minéraux. 1,5g.
- Eau. 18g.
- Vitamines : C + Traces de B1, B2 et PP.
- Gomme, Cire, Pollen, Gelée royale et protides.

III – Valeur alimentaire :

- Aliment essentiellement énergétique : 100g 300 cal.


- Aux pouvoirs thérapeutiques peu connus.

A – Digestibilité :

 Facilité d’assimilation des sucres qui le composent.


 Le miel est appelé substance vivante.
 On prête au miel de nombreuses propriétés Elles sont dues aux plantes qui l’ont parfumé.
 Il à une action laxative.

20
IV – Achat :
L’état solide ou liquide du miel n’est pas un critère de bonne qualité, il est recherché finement
granulé.
La coloration et le parfum sont différents suivant les plantes butinées :

 Miel de Sainfoin. Blanc et fin.


 Miel de Lavande. Ambré, riche en Fer.
 Miel de Romarin. Très apprécié.
 Miel de Bruyère. Très foncé, riche en Fer.
 Miel de Figues. Très foncé, peu pâteux, son prix d’achat est élevé.

Sa conservation en peau paraffinée, hermétiquement fermé, dans un endroit frais et sec, peut être
gardé plusieurs années.

V – Utilisation :

 Utilisé pour sucrer les boissons.


 En pâtisserie algérienne (Baklava).
 En pâtisserie occidentale (gâteaux secs, pain d’épices…etc.)
 En confiserie (pour fourrer certaines spécialités).

21
Alimentation. 14 / 11 / 99.

LE CHOCOLAT.

I – Origine :
C’est un produit obtenu par un mélange de sucre, de pâte de cacao et de beurre de cacao.

II – Production :

 Torréfaction des fèves séchées de cacao Développement des principes arômatiques.


 Concassage et dégermage.
 Broyage Pâte liquide, plus ou moins fine Cacao en poudre.

III – Fabrication :

 pétrissage du sucre pulvérisé avec la pâte de cacao Pâte sèche.


 Malaxage et addition de substances aromatiques.
 Raffinage par broyages successifs Finesse du chocolat.
 Agitation de la pâte Onctuosité Stabilité.
 Moulage et refroidissement.

IV – Composition :
Composition moyenne pour 100g de chocolat :

 Glucides 64g.
 Lipides 24g.
 Protides 07g.
 Sels minéraux 0,60g. teneur importante en phosphore, calcium et fer.
 Peu de vitamines « B ».

V – A - Valeur alimentaire :

 100g de chocolat 500 cal.


 Contient une substance, « la théobromine », voisine de la caféine, ayant un pouvoir stimulant.
22
 Le chocolat renferme les trois groupes d’aliments énergétiques, il est conseillé particulièrement
dans la ration des sportifs et des travailleurs de force.

B – Digestibilité :

 Assez bonne Sa richesse en lipides le fait déconseiller aux hépatiques.


 Il est conseillé aux enfants, mais à interdire aux bébés au dessous d’ 01 an pour sa teneur en
théobromine.
 Une consommation abusive entraîne des troubles intestinaux Constipation et troubles
hépatiques.

Conclusion :
Le chocolat est un aliment énergétique.

C – Consommation :
Ne jamais manger de chocolat avant les repas.

 02 à 04 an : 20 à 25g / Semaine.
 04 à 12 an : 35 à 40g / Semaine.
 Adultes : 70g / Semaine.

VI – Achat et utilisations du chocolat :

 Aspect brillant.
 Sans bulles d’air.
 Ne doit laisser aucun résidu au fond de la casserole.
 A conserver dans un endroit sec et aéré : 15°c.

Le chocolat est utilisé comme :

- Aliment Dessert Goûter.

- Boisson Lait au chocolat.

- Friandise En confiserie.

- Elément de décoration En pâtisserie.

23
Alimentation. ?????

LES CONFITURES.

I – Définition :
C’est le mélange de fruits baignant dans une gelée formée par la cuisson de sucre et de jus de
fruits.

II – Principe de fabrication :

- Assurer une bonne conservation aux fruits.


- Assurer à la confiture une bonne saveur et une bonne consistance.

Ces résultats dépendent de trois (03) facteurs :

1. L’acidité des fruits.


2. La teneur en sucre.
3. La teneur en pectine

A – Acidité :
Créée par la présence des acides des fruits grande dans les fraises, pommes…etc.
L’acidité évite la cristallisation du sucre et favorise la gélification. Si les fruits utilisés sont trop peu
acides, on peut ajouter des fruits acides ou un jus de citron.

B – Teneur en sucre :
La teneur en sucre du fruit est en fonction du degré de mûrissement.
Utilisation familiale du saccharose, 50% est le minimum indispensable. Au delà de 65%, le goût du
fruit est masqué et à 80 %, la confiture se cristallise.
Une teneur convenable est obtenue en ajoutant un poids égal de sucre au poids des fruits
confiture industrielle.

C – Teneur en pectine :
24
 La prise en gelée lorsque les fruits et le sucre cuisent est due à une substance appelée
« pectine », existante dans les fruits.
 La rigidité du gel augmente avec la teneur en pectine des fruits, exp. : les groseilles, les fraises et
les pommes en sont très riches.
 Si les fruits utilisés sont pauvres en pectine, on peut ajouter :

 De la gelée de pommes. (mais elle risque de dénaturer la confiture)


 De la pectine en poudre ou en liquide vendue dans le commerce.

III – Les confitures proprement dites :

A – Composition :
Mélange de fruits entiers, d’eau et de sucre suivant les proportions données.

B – Techniques de préparation :

1ère Méthode :
Cuisson des fruits dans un sirop de sucre pour les fruits à chair ferme poires
pommes …etc. Les fruits, le sucre et l’eau sont mis à cuire ensemble jusqu’à ce que le jus fasse la
« perle ».

2ème Méthode :
Cuisson des fruits dans un sirop au perlé fruits délicats fraises, framboises …etc.
Au premier bouillon, retirer les fruits et laisser concentrer le sirop pendant (20) minutes. Remettre les
fruits durant quelques bouillons. Les fruits doivent rester entier en les retirant

IV – Technique de conservation des confitures :

A l’heure actuelle, la confection des confitures dans les cuisines et les ménages est rare. Le prix de
revient étant élevé, compte tenu des combustibles, du matériel nécessaire à la réalisation, du temps
nécessaire et surtout le prix élevé des fruits utilisés.

 La mise en pot :

- Elle doit se faire à chaud dès que la cuisson est terminée.


- Les pots doivent être ébouillantés s’ils sont en verre.
- Les pots ne doivent pas être fermés aussitôt Il faut permettre la formation d’une pellicule
protectrice.
- Protéger pendant ce temps avec une feuille de papier.
- Au bout d’une journée, on peut fermer les pots.

V – Altération des confitures :

 Cristallisation.
 Fermentation.
 Moisissure.

A – Cristallisation :
Le saccharose cristallise à la surface et dans la masse de la confiture par manque d’acidité.
 Recuire quelques temps avec un jus de citron.

B – Fermentation :
25
La confiture fermente lorsque la quantité de sucre est insuffisante, la cuisson est
insuffisante, ou encore, mise en pot tardive.

Faire bouillir la confiture en ajoutant du sucre. (sucre cuit avec un peu d’eau,
consistance assez épaisse)

C – Moisissure :
Les confitures se recouvrent d’un feutrage blanc, puis vert et enfin noir, dû à la fermeture
tardive (ou précoce) du pot, ou à la conservation dans un milieu trop humide.

Enlever les moisissures et faire cuire quelques minutes.

VI – Les gelées :

A – Extraction du jus :
Les fruits sont écrasés et pressés ou mis à crever puis égouttés. Les fruits charnus sont
cuits et égouttés sans pression au tamis, le jus doit être clair.
B – Gélification :
Ajouter un poids égal de sucre au poids du jus de fruits.

 Trois méthodes de cuisson :

1ère Méthode :
Cuisson du mélange (10) à (20) minutes après le 1 er bouillon, suivant le fruit.

2ème Méthode :
Cuisson d’un sirop de sucre au perlé et ajouter le jus. Retirer au 1 er bouillon gelée plus
parfumée.

3ème Méthode :
Les fruits sont jetés dans un sirop au soufflé. On retire à ébullition et on passe au tamis.

VII – Les compotes :


Les compotes n’assurent pas la conservation des fruits, elles sont un usage immédiat ou
dans les deux ou trois jours qui suivent leur confection dans un lieu frais.
La proportion du sucre est beaucoup plus inférieure à celle des confitures. Les fruits sont mis à cuire
dans un sirop de sucre parfumé à la vanille, au citron ou à la cannelle. Les fruits après cuisson,
peuvent être passés à la moulinette ou consommés entiers.

26
Alimentation. 30 / 01 / 2000.

LES CÉRÉALES.

Généralités :
Les céréales sont des graminées dont l’homme utilise les grains riches en amidon pour sa
nourriture ou celle des animaux domestiques.
Les principales sont : le blé, le seigle, l’orge, l’avoine, le maïs, le millet, le sorgho.
Les structures et les composition chimiques des diverses céréales sont très voisines, nous
prendrons comme exemple, le grain de blé. Toutefois, le blé avec le seigle sont les seules céréales
panifiables.
A l’heure actuelle, le pain représente l’aliment énergétique quotidien le plus courant et le moins
cher à l’unité de calories.

LE BLÉ.

Le blé est une céréale noble du monde évolué, sa culture occupe les plus grandes surfaces et
elle nourrit le plus grand nombre d’homme.

I - Structure du grain de blé :


Comme toutes les céréales :
 Enveloppe.
 Amande.
 Germe.

COUPE. COMPOSITION.

Brosse Son
Enveloppe Cellulose
Protides (22 %), Lipides
27
Assise protéique P, Mg, Fe, Zn, Cu, Mn, S, R.
Vitamines B1, B2, PP.
Amidon.
Amande Gluten.
Protides, Glucides, Lipides.
Sel minéraux : Ca, Na, Mg,
Germe ou embryon Cu, Zn, Cl, P, S.
Vitamines : A, B1, B2, B6,E.

II- Classification des blés :

A- Blés tendres :
Appelé aussi Froment farine servant à la panification et la viennoiserie 8 à 15% de
gluten.

B- Blés Durs :
Blés riches en gluten (10 à 18%) couscous, galette, semoule et pâtes alimentaires.

LES FARINES.

Poudres blanches, fines, obtenues par la mouture des céréales après séparation de leurs
enveloppes.
Le grain est d’abord criblé, épierré, nettoyé et séparé des graines étrangères, parfois lavé avant
d’être broyé.
Quantitativement, la farine représente la proportion la plus importante des ingrédients dans la
fabrication du pain.

I - Classification des farines :


Les farines sont classées par types :

Types. Taux de cendres. Taux d’extraction.


Type 45 Moins de 0,5% 70%
Type 55 De 0,5 à 0,6 % 75%
Type 150 Supérieur à 1,4 % 90%

On remarque donc qu’une farine de type 45 contient moins d’enveloppe (son) et sera plus blanche
qu’une farine du type 55 ou 150.

II - Qualité de la farine :
Elle s’interprète d’après la valeur « boulanger » c.à.d l’aptitude de la farine à donner du bon pain
et là trois (03) points sont à analyser et qui sont :

a – Propriétés mécaniques de la farine :


Elles sont dû principalement à la qualité du gluten, ce que l’on apprécie par la force de la pâte.
Cette force nous permet de connaître l’équilibre qu’il y a entre ces trois propriétés et qui sont :

 Souplesse. (En appuyant du doigt, elle remonte, elle ne résiste pas)


 Elasticité. (Peut s’étirer)
 Ténacité. (Il ne doit pas y avoir de résistance en coupant).

 Ces renseignements peuvent être communiqués par le meunier sous la forme d’un
« Alvéogramme Chopin ».

28
b – le taux d’hydratation :
C.à.d la quantité d’eau ajoutée à la farine pour confectionner une pâte. Elle s’exprime en
pourcentage de la quantité de la farine.
Certains facteurs influent sur le pouvoir d’absorption des farines :

 La richesse en gluten. (+ farine riche en gluten = + farine bonne)


 Le taux d’extraction. (+ il y a de cendre = - farine bonne)
 Le taux d’humidité. (+ taux d’humidité élevé = - farine bonne)

 Il est évident que le taux d’hydratation conditionne le rendement en pain et


viennoiserie.

c – les qualités de fermentation :


Elles sont liées principalement au pouvoirs diastasiques des farines et ont pour conséquence une
production gazeuse plus ou moins importante et une influence sur la couleur de la croûte du pain.

Alimentation. 13 / 02 / 2000.

LE RIZ.

I – Généralités :
Le riz constitue depuis des millénaires l’élément fondamental et traditionnel de l’alimentation
des populations d’extrême orient, de l’Inde, de la Malaisie, d’une partie de l’Afrique …etc.

Il constitue pour les populations consommant du pain, un aliment occasionnel au même titre que les
pâtes alimentaires et les légumineuses.

II – Usinage :

1- Nettoyage : du grain vêtu de ses balles Riz « PADDY ».

2- Décorticage : Riz encore revêtu de son Riz « CARGO ».

3- Blanchissement : Brisures Son Riz « BLANCHI ».

4- Polissage : Elimination des poussières de


« Son » et enrobage dans un Glucose
mélange. +
Talc Riz « GLACÉ ».
ou
Glaçage : Meilleure présentation, bonne Paraffine.
conservation.

III – Rendement :

100 kilogrammes de riz « PADDY »

29
60 kg de riz blanc. + 10 kg + 10 kg + 20 kg
brisures. Son. Balles.

IV – Composition :

 Glucides 77g.
 Lipides 0,5g.
 Protides 07g.
 Sels minéraux 0,08g.
 Eau 12g.
 Vitamines B 1 – B2 – PP. (très peu)

V – Valeur alimentaire :
100g de riz = 350 cal.

A – Teneur en glucides :

 Richesse en glucides importante.


 Aliment énergétique.
B – Teneur en protides :

 Assez faible.
 De valeur nutritive inférieure à celle des dérivées du blé.

C – Teneur en sels minéraux :

 Sans importance.
 A base de tous les régimes sans sel.

D – Teneur en vitamines :

 Extrêmement faible.
 Le riz décortiqué, poli, glacé est un aliment déséquilibré.

E – Digestibilité :

 Très grande, il est presque entièrement absorbé


 C’est un des aliments de sevrage.
 Intéressant aux vieillards.
 Convient aux affections gastro-intestinales.
 Absence totale de cellulose.
 Recommandé aux diahrétiques.

Conclusion :
Aliment énergétique par excellence, de grande digestibilité.

30
Alimentation. 13 / 02 / 2000.

LA POMME DE TERRE.

I – Généralités :
Tubercule importée d’Amérique du Sud en Espagne au XVI siècle. Admise en France
à la fin du XVIII siècle grâce aux travaux de Parmentier sur sa culture et sa valeur nutritive.

A l’heure actuelle, aliment de base de l’alimentation quotidienne chez les populations d’Amériques,
d’Europe et d’Afrique du Nord.

II – Composition :
Composition moyenne pour 100g de pomme de terre crue et épluchée :

 Glucides 20g.
 Lipides 0,10g.
 Protides 02g.
 Sels minéraux 0,7g.
 Eau 75g.
 Vitamines B 1 – B2 – B6 – PP - C.

III – Valeur alimentaire :

A – Teneur en glucides :

 Importante sous forme d’amidon appelé « fécule ».


 100g de pomme de terre = 86 cal.

B – Teneur en lipides :

31
 Très faible, ce qui la différencie des céréales et des légumineuses.

C – Teneur en sels minéraux :

 Assez pauvre, sauf en sels de Potassium, et Magnésium.


 Sa pauvreté en Chlorures de Sodium, permet de la recommander dans les régimes sans sel.

D – Teneur en eau :

 Fortement hydratée comme tous les légumes frais.

E – Teneur en vitamines :

 Moins importante que les céréales en groupe « B ».


 Apport intéressant en vitamine « C ».

F – Digestibilité :

 Avec le riz, aliments végétaux les plus facilement digestibles.


 Seul aliment amylacé toléré pour les diabétiques, les dyspepsiques, les convalescents, les
cardiaques et les constipés sauf pommes frites et sautées.
G – Ration alimentaire journalière :

 200g / Pax.

Conclusion :
La pomme de terre est un aliment uniquement énergétique et de bonne digestibilité.

H – Intoxication :

 Ne pas consommer les pommes de terres nouvelles Celles-ci pourraient renfermer


cuites avec leur peau, au four ou en friture. du poison SOLANINE,
 Ne pas consommer les parties vertes présentes sur qui est soluble dans l’eau
les pommes de terre. Bouillante.

 Ne jamais consommer l’eau de cuisson des pommes de terre cuites en robe des champs.
 Les pommes de terres bouillies mises en salade doivent être rapidement servies, car
elles peuvent être nocives par la rapidité de leur fermentation.

32
Alimentation. 27 / 02 / 2000.

LES CHAMPIGNONS.

I – Définition :
Végétaux sans chlorophylle, vivants au dépend des substances organiques vivantes ou
en voie de décomposition, dont le fruit pousse à l’air libre.

II – Généralités :
Les champignons ne sont pas recherchés pour leur valeur nutritive, mais pour leur
goût délicat et parfumé.
Hormis le champignon de couche, champignon cultivé, largement utilisé naturel ou en conserves, le
champignon sauvage n’apparaissant que quelques jours de l’année est considéré comme un met de
choix répondant aux exigences gastronomiques.

III – Composition des champignons en général :


Composition moyenne pou 100g de champignons frais :

 Glucides 03g.
 Lipides 00g.
 Protides 05g.
 Sels minéraux 01g.
 Eau 90g environ.
 Cellulose 02g.
 Vitamines B 1 – B2 – PP - D.

IV – Valeur alimentaire :
33
A – Teneur en éléments énergétiques :

 Très faible.
 Sans intérêt.

B – Teneur en protides :

 Importante en protides d’origine végétale.


 Ils peuvent constituer un excellent complément protidique.

C – Teneur en sels minéraux :

 Apport intéressant en Phosphore et en Potassium.


 Peu de Calcium.
 Quantité importante d’oligo-éléments Fer, Zinc, Cuivre, Manganèse …etc.

D – Teneur en vitamines :

 Importance de l’apport en vitamines du groupe « B ».


 Richesse en vitamine « D ».

E – Teneur en eau :

 Comme tous les légumes verts, les champignons sont fortement hydratés, mais cette teneur en
eau diminue beaucoup durant la cuisson.
F – Digestibilité :

 Généralement de digestion difficile, ils sont contre indiqués à tous les malades rhumatisants et
aux vieillards
 D’autre part, il existe des espèces toxiques et dangereuses, renfermant des poisons violants
pouvant entraîner la mort.

Conclusion :
Les champignons se rapprochent de la viande par leur composition chimique et leur
consistance sous la dent.
Toutefois, du fait de leur forte teneur en eau, (01)kg de champignons = 100g de viande et que les
protides apportées par les champignons présentent une valeur biologique et nutritive inférieure à
celle des protides d’origine animale, ils ne peuvent être introduits comme aliment de substitution mais
comme complément protidique.
« Aliment plastique de complément »

Comment reconnaître si un champignon est bon ? :


Aucun moyen formel ne permet au cuisinier de
distinguer les champignons comestibles des champignons dangereux (vénéneux).
La plus simple des méthodes, est de connaître les champignons mortels et dangereux, qui sont peu
nombreux :
 (03) à (04) espèces presque toujours mortelles.
 Une vingtaine de dangereux.
 (50) espèces comestibles.

VI – Utilisation culinaire des champignons :

A – Triage :

34
- Choisir les jeunes.
- Chair ferme
- Parfum délicat.
- Rejeter les champignons :
 Véreux.
 Piqués.
 Avariés (nocifs comme les viandes avariées).

 Les chapeaux sont les plus appréciés.


 Les pieds sont plus coriaces utilisés pour les farces.

B – Lavage :

 A l’eau froide.
 Jamais à l’eau chaude.

C – Utilisation :

 Taillage : Entiers, Tournés, Escalopés, Hachés.

 Formes de cuisson : Crus, Sautés, Grillés, Au four, Braisés, En sauce.

Alimentation. 09 / 04 / 2000.

LES LÉGUMES FRAIS.

I – Définition :
Se sont les légumes consommés peu de temps après leur récolte :

- Les uns sont des aliments.


- D’autres sont des aromates ou des condiments.

On distingue :

 Les primeurs Légumes apparaissant sur le marché avant leur époque normale de
maturation dans la région.

 Les légumes de pleine saison, généralement à bon marché.

 Les légumes d’arrière saison, de qualité moindre et de prix relativement élevé.

II – Classification :

Carottes, Navets, Radis, Betteraves, Céleri rave,


LES RACINES. Salsifis, Choux rave.

LES BOURGEONS.
35
Asperges, Choux de Bruxelles, Artichauts.

LES BULBES. Ail, Echalotes, Oignons.

LES FRUITS LÉGUMES. Aubergines, Cantaloup, Tomates, Concombre.

Salade, Cresson, Epinards, Poireaux, Choux, Céleri,


LES LÉGUMES VERTS. Cerfeuil, Estragon, Persil, Menthe.

LES GRAINES LÉGUMINEUSES FRAICHES. Petits pois, Fèves, Haricots verts.

LES TUBERCULES. Pommes de terre, Patate douce, Topinambours.

III – Classification :
Composition moyenne pour 100g de légumes frais :

 Glucides 06g.
 Lipides 00g.
 Protides 03g.
 Sels minéraux 01g.
 Eau 88g.
 Cellulose 02g.
 Vitamines C – B 1 – B2 – A (Provitamine).

IV – Valeur alimentaire :

a- Teneur en aliments énergétiques :

 Glucides sous forme d’amidon.


 Les racines 06 à 09%.
 Les graines fraîches 15%.
 Glucides sous forme de saccharose.
 Faible importance de l’apport en protides végétaux.
 Valeur calorique variant de 02 cal (Laitue) à 75 cal (Oignon) pour 100g.

b- Teneur en sels minéraux :

- Importante.
- Action recalcifiant 40 à 50mg / 100g de Calcium. Source importante après les produits laitiers.
- Action diurétique Très riche en Potassium.
- Action anti – anémiante Fe, Cu.
- Action irritante (Tous les légumes riches en souffre, tels que les navets ou choux fleur …etc.) .

c- Teneur en eau :

 Très importante proportion, jusqu’à 90% environ pour les légumes herbacés.

d- Teneur en cellulose :

 Importante.
 Cellulose et Pectine non utilisées par l’homme. elles jouent un rôle de stimulant du tube digestif.

e- Teneur en vitamines :

36
- Importante.
- Eventuellement de la vitamine « C », 50 à 200mg (Persil, Cresson, Choux).
- Secondairement, vitamines « B1 » et « B2 ».
- Source de provitamine « A » (Chez les fruits colorés).

f- Teneur en substances aromatiques :

 Chez certains légumes, goût particulier

g- Teneur en acides organiques :

 Acide citrique, Acide malique et Acide oxalique.

Conclusion :
Source importante d’eau, de sels minéraux, de vitamines et de cellulose, surtout dans
leur partie verte. Aliment non énergétique.

V – Consommation des légumes frais :


En général, la consommation des légumes frais est peu
abondante en Algérie. Elle est limitée par :

 Le prix généralement élevé.


 La mauvaise intégration dans la cuisine familiale.
 Importance des déchets et le temps nécessaire à la préparation.

VI – Ration journalière moyenne :

a- Pour les légumes frais crus, sous forme de crudités :

100g au minimum, 01 fois / jour, en début de repas.


Couleurs variées, assaisonnement adéquat action apéritive.

Cette ration assure un apport en Calcium et en vitamine « C », absolument indispensables au corps


humain. A prescrire dans toutes les rations alimentaires, sauf contre indication.

b- Pour les légumes frais et cuits :

200 à 250g / jour, représentés généralement par un potage et un plat de légumes cuits.
La ration augmente pour les femmes enceintes et les cas de constipation.

VII – Digestibilité :
Les légumes frais ont sur l’organisme une action alcalinisante. Leur digestion ne
laisse pas de résidus acides dans nos tissus Ration à augmenter dans le cas d’une alimentation
très riche en protides animaux.
Consommés crus, leur acidité et leur présentation excite les sécrétions digestives. Cependant,
certains estomacs les tolèrent mal exp. : Oignons, Tomates …etc.
La présence de cellulose stimulant le processus intestinal, excellente dans la constipation, devient
irritante dans le cas de muqueuse fragile.
La pectine contenue dans certains légumes, telle la carotte, a un effet bénéfique au cours des
diarrhées.

VIII – Quelques particularités :

 Oignon : Aliment nourrissant lorsqu’il est frais, environ 13% de glucides ; lorsqu’il est sec, 68%
de glucides.
37
Il devrait être utilisé comme légume proprement dit, plus couramment.
Il est mal supporté par certains estomacs.
Il est diurétique.

 Asperge et Haricot vert : Contre indiqués aux malades des reins déchets toxiques.
 Oseille et tomate : Contre indiqués aux estomacs délicats pour leur teneur importante en acides
organiques.
 Artichaut : Particulièrement recommandé aux Hépatiques, favorisant l’activité biliaire.
 Poireaux : Propriétés laxatives.

IX – Achat et qualité des légumes :

 La fraîcheur.
 La fermeté.
 Tissus brillants.
 Vivacité des couleurs.
 Propreté.

Alimentation. 23 / 04 / 2000.

LES FRUITS.

I – Généralités :
La consommation des fruits frais et crus ne peut être comparée à celle des autres
aliments ; en effet, ce n’est pas pour calmer la faim que l’on consomme des fruits, mais pour :

 Leur consistance juteuse et rafraîchissante.


 Leur arôme particulier.
 Leur goût sucré.

Comme les friandises, ils peuvent être consommés et dégustés à n’importe quel moment de la
journée. Leurs propriétés rafraîchissantes sont très appréciées durant l’été.
Dans certaines régions du pays, les fruits tiennent un place importante dans l’alimentation, telles que
les dattes au Sud et les figues en Kabylie.
Les fruits frais sont surtout considérés comme aliments d’agrément, présentés fréquemment au
dessert.
Leur introduction dans la ration alimentaire date de la découverte des vitamines. Source essentielle
de la vitamine « C ». de plus, les fruits présentent l’avantage d’être consommés crus, donc, la totalité
le leurs vitamines et de leurs matières minérales est ingérée.
La consommation des fruits varie considérablement suivant :

38
- Les régions géographiques.
- Les saisons.
- Les milieux sociaux.

Sur le plan économique, on constate que la consommation des fruits frais va de paire avec celle des
viandes et des produits de crémerie. Attention particulière dans les foyers algériens depuis les années
1970, bien que les prix soient très élevés.

II – Classification et valeur alimentaire : (voir tableau)

A – Richesse en cellulose :
D’autant plus qu’ils sont consommés crus, donc cellulose non ramollie.

B – Richesse en vitamines :
L’élément essentiel des fruits sur le plan de l’hygiène alimentaire. Bien
qu’on puisse être bien portant avec une faible ration de vitamine « C », il y a intérêt à ce que les
tissus soient largement imprégnés de vitamine « C », car elle joue un rôle dans la défense contre
l’infection et dans la réparation des plaies.
Le degrés de maturité des fruits peut avoir des répercutions assez importantes sur leur teneur en
vitamines Un fruit bien mûr, pourcentage en vitamines élevé.

C – pouvoir alcalinisant :

D – Richesse en sucre :
La plupart des fruits contiennent en quantité à peu près égale du Fructose et
du Glucose.
III – Choix et achat :
Le choix est varié Nombreuses variétés et qualités dans la variété.

IV – Moyens de conservation :

 L’appertisation.
 La dessiccation.
 La surgélation.
 La réfrigération.
 Les rayons Gamma (tuer le germe avec le rayon infrarouge).
 En atmosphère contrôlée apport de gaz et produits chimiques spéciaux.

39
Alimentation.

LES LÉGUMES SECS.

I - Définition :
Graines des légumineuses comestibles :
 Pois.
 Haricots.
 Lentilles.
 Fèves.

Mises en réserve à l’abri de l’humidité et des insectes, de longue conservation, de stockage, peu
encombrant, elles apportent une contribution importante durant l’hiver, notamment dans la couche
sociale moyenne et les travailleurs manuels.

II – Composition :
Composition moyenne de 100g de légumes secs :

 Glucides 56 à 63g.
 Lipides 1,50g.
 Protides 23g.
 Sels minéraux 01g.
 Eau 13g.
 Cellulose 04g.
 Vitamines B 1 – B2 – PP.
40
III – Valeur alimentaire :

A – Teneur en glucides :

- Importante sous forme de fécule.


- 100g 300 à 360 cal.
- A substituer aux pâtes et au riz dans les rations caloriques importantes Travailleur de force.
- Toutefois, les légumes secs ne doivent en aucun cas remplacer les légumes verts, mais s’ajouter à
leur ration.

B – Teneur en protides :

- Teneur importante en légumine.


- Seul aliment d’origine végétale riche en protides.
- La valeur alimentaire de la légumine ne leur permet pas d’être substitué aux sources protidiques
animales.

C – Teneur en sels minéraux :

- Très intéressante car ils sont presque tous présents : Phosphore, Calcium, Fer, Potassium et
Soufre (en quantité notable).
- Leurs bouillons de cuisson sont à recommander aux anémies, convalescents et aux enfants.

D – Teneur en cellulose :
Apport important enveloppe plus ou moins épaisse.

E – Vitamines :
B1 – B2 – PP en très faibles quantités.

F – Digestibilité :

- Rendue souvent difficile par leur enveloppe.


- Des fermentations gastro-intestinales provoquent des ballonnements.
- Leur usage ne doit pas être trop fréquent.
- Les lentilles sont plus faciles à digérer.
- Ils sont contre indiqués aux arthritiques et aux hépatiques.
- Les sédentaires doivent en consommer rarement.

Conclusion :
Aliments énergétiques, secondairement protidiques.

41

Vous aimerez peut-être aussi