LE CONCEPT
LA CONCEPTUALISATION
Présentation d’une démarche pédagogique
(BRITH MARI BARTH)
Le célèbre tableau de Magritte, jouant
sur les concepts et « les mots »
LE CONCEPT pour vous c’est …
et
LA CONCEPTUALISATION …..
DEFINIR UN CONCEPT
Jérôme Bruner :
« L’acquisition des concepts est un aspect de ce qu’on
appelle traditionnellement « penser »…
Le concept est à la base de la réflexion et de la
pensée.
Il est donc nécessaire d’en tenir compte si nous
désirons faciliter l’accès au savoir chez nos élèves.
POUR RENDRE ACCESSIBLE LES APPRENTISSAGES
DEFINIR UN CONCEPT
« Pratiquement toute activité cognitive comprend et dépend
du processus de la catégorisation » Britt-Mari Barth
Les concepts permettent non seulement de se représenter le monde mais de
l’appréhender (c’est-à-dire de le comprendre).
Apprendre serait d’abord la capacité de discerner des
attributs (caractéristiques).
Un attribut c’est ce qui permet de distinguer une idée d’une autre idée, un objet d’un
autre objet
Pour acquérir un concept, on apprend à reconnaître et à distinguer les attributs
(caractéristiques) essentiels qui le spécifient. Sous le mot qui désigne ce concept,
nous regroupons tous les exemples qui possèdent la même combinaison d'attributs
essentiels.
DEFINIR DES ATTRIBUTS
• 2 types d’attributs :
1- Les attributs physiques sont observables, donc
paraissent évidents, simples.
Ce sont des critères tels que : « la taille, le son, la forme, le goût,
la couleur, la température, la densité, le nombre, le volume, la
consistance, le poids, l’éclat, la texture, l’état, l’odeur. ».
2- Les attributs non physiques, ils ne sont donc pas
observables
Ce sont : « la fonction (utilité, rôle), le lieu ou place (relation
entre un concept et son emplacement), le temps (existence dans
le temps), la cause/effet (conséquence) ……. ».
DEFINIR UN CONCEPT
Attribut essentiel Attribut non essentiel
si on veut désigner un objet si on veut décrire un objet et
dans le but de l'identifier, de non pas le définir
déterminer son
appartenance à une classe
UN CONCEPT c’est ….
UNE DÉFINITION PHILOSOPHIQUE DU EXEMPLE D'UN
DÉNOMINATION CONCEPT CONCEPT
une ÉTIQUETTE une PENSÉE ABSTRAITE désignée PAYS
par un mot
non pas isolée mais FRONTIERE
qui désigne une liste TRADITION
ORGANISATION POLITIQUE
d'... COMPRÉHENSION
CAPITALE
Attention : langue ? Religion?
ATTRIBUTS
laquelle est
ETATS UNIS
susceptible d'être EXTENSION
FINLANDE
appliquée à des
EXEMPLES
EXEMPLES
Classez les mots suivants comme étant ou non des concepts :
• Chaise
• Verbe
• Être vivant
• L’islam
• Insecte
• La révolution d’octobre
Définir des attributs
• La difficulté du concept réside dans l’ensemble des
attributs que l’on va retenir pour le définir. Parfois, ces
attributs seront qualifiés d’essentiels, alors qu’ils sont en
réalité secondaires.
• D’autres fois des attributs impropres se glissent dans la
« définition », ce qui induit une fausse interprétation.
• L’élève distrait par des caractéristiques non essentielles,
distinguera avec difficulté le concept dont il sera
question dans la leçon.
EXEMPLE
• Par exemple, pour
appréhender le concept de
carré.
• L’élève retiendra comme
définition :
4 côtés égaux,
4 angles droits
et une figure posée sur sa
base.
L’élève n’a pas construit
réellement la notion de
carré (ni de losange).
Ce qui fait que lorsqu'il sera confronté à une image non conventionnelle du
carré, il prendra la figure pour un losange.
L’attribut non essentiel « carré = figure posée sur sa base » qu’il aura pu
maintes et maintes fois observer dans des exemples aura pris une place
essentielle.
L’ACQUISITION DES CONCEPTS
• Il s'agit d'identifier la combinaison d'attributs selon
laquelle un concept est défini, que ce soit par le
dictionnaire, l'enseignant....
• Il nécessite une interaction verbale puisqu'il s'agit de
vérifier la règle de classification déjà déterminée par
d'autres.
LA CONCEPTUALISATION
• Conceptualiser (le processus) nécessite d’utiliser des
stratégies mentales, ce qui est souvent fait de manière
inconsciente.
• C’est un processus complexe par lequel le sujet forme
des hypothèses, met en oeuvre des stratégies pour les
tester, révise ensuite à la fois les hypothèses et les
stratégies pour atteindre les concepts.
LA CONCEPTUALISATION
• Lors du processus de conceptualisation, les individus peuvent
mettre en oeuvre des stratégies différentes, mais ces
stratégies ne se sont pas figées.
• Dans certaines situations, Bruner a montré que ces stratégies
pouvaient changer.
• L’enseignant peut influer sur les « choix » de stratégies et
ainsi modifier la façon de penser de l’élève pour qu’il
apprenne mieux.
LE « MODÈLE PÉDAGOGIQUE »
DE BRITT MARI BARTH
Le « modèle pédagogique »
de Britt Mari Barth
• Une fois le savoir à transmettre analysé par l’enseignant :
préparer le choix des attributs par lesquels on décide de
définir un concept, pour un public donné.
• Britt-Mari Barth propose une démarche pédagogique
particulière dont les actions sont généralisables à
d’autres situations d’apprentissage des concepts.
Les différentes phases de la démarche Pédagogique
Les phases de la stratégie d'enseignement respecte la hiérarchie des modes de
représentation de la connaissance selon Bruner
LE MODE ENACTIF LE MODE ICONIQUE LE MODE SYMBOLIQUE
Phase 1 : Phase 2 : Phase 3 :
Observation - exploration Représentation mentale Abstraction
LES PROCESSUS COGNITIFS SOUS JACENTS :
- Perception
- Comparaison
- Inférence et vérification
- Hypothèse et vérification
LA MÉTACOGNITION
EXEMPLE
• Le film : Classe de CE1 et CE2
• CONCEPT : LE SUJET
• Les élèves ont déjà travaillé sur le concept de VERBE
• Observer –repérer les différentes phases de la démarche
pédagogique (actions du maître et actions des élèves)
LES DIFFERENTES
PHASES
Autre exemple
GROUPE : A partir de la fiche de préparation d’un enseignant
spécialisé
Concept : Les croyances
Retrouver
• les différentes phases de la démarche
• Les actions de l’enseignant-élèves
• Les opérations mentales de l’élève
Pour conclure
• C'est par LE COGNITIF, par l'apprentissage complet et réussi, par
la MOTIVATION INTRINSÈQUE, que l'on arrive à IMPLIQUER les ÉLÈVES.
• « Pour rendre l’élève autonome dans la construction de son
savoir, il est indispensable de l’imprégner (au minimum) ou
(mieux) de le rendre conscient des démarches cognitives pour
raisonner, abstraire… »BMB