Méthodes de Maintenance des Équipements
Méthodes de Maintenance des Équipements
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Niveau : Master
Conception
Cette unité d’enseignement a été conçue et développée Baba Dièye DIAGNE, Enseignant-
chercheur au Département Techniques Industrielles de l’ENSETP (STI).
Objectifs spécifiques
• Distinguer les différentes formes de maintenance ainsi que leurs objectifs.
• Décrire les concepts sur lesquels repose la maintenance corrective et les opérations qui
en découlent.
• Décrire les concepts sur lesquels repose la maintenance préventive et les opérations
qui en découlent.
• Décrire les concepts sur lesquels repose la maintenance améliorative et les opérations
qui en découlent.
• Décrire les niveaux de maintenance ainsi que le lieu d’intervention et les habilitations
correspondantes.
2. Dégradation : état d’une entité présentant une perte de performances d’une des fonctions
assurées par celle-ci ou alors un sous-ensemble lui-même dégradé, voire défaillant, sans
conséquence fonctionnelle sur l’ensemble. On peut aussi parler de dérive.
3. Défaillance : c’est la cessation d’aptitude d’un bien à accomplir une fonction requise ;
c’est donc la perte de disponibilité du bien. C’est le passage d’un état à un autre. Une
défaillance peut être :
• partielle s’il y a altération d’aptitude du bien à accomplir sa fonction requise,
• complète s’il y a cessation d’aptitude du bien à accomplir sa fonction requise,
• intermittente si le bien retrouve son aptitude au bout d’un temps limité sans
avoir subi d’action corrective externe.
Niveau de performance
Niveau Dégradation
initial
Seuil de
perte de
fonction Défaillance t
0 t lim
Faute
Défaut
Défaillance
MAINTENANCE
Maintenance Maintenance
préventive corrective M éthodes de
ma intena nce
Défaillance
Opéra tions
Dépannage Réparation de
Inspection
Contrôle ma intena nce
Visite
Réparation Dépannage
Fonctionnement Arrêt Fonctionnement Arrêt … t
[Link]. La réparation
Actions physiques exécutées pour rétablir la fonction requise d’un bien en panne. (EN
13306 : avril 2001).
La réparation concerne tous les équipements : quelle que soit la méthode d’entretien qui
leur est appliquée, tôt ou tard, leur état nécessitera une réparation. En effet, une réparation
peut intervenir :
• à la suite d’un dépannage provisoire,
1. État normal
A.M.D.E.C.
3. Réparation
Défaillance
Arrêt programmé
Remède
[Link]. Le dépannage
Actions physiques exécutées pour permettre à un bien en panne d’accomplir sa fonction
requise pendant une durée limitée jusqu’à ce que la réparation soit exécutée (EN 13306 : avril
2001).
En dehors des défaillances imprévisibles qui guettent tout l’équipement, le dépannage est la
méthode d’entretien appropriée pour :
• les équipements secondaires au fonctionnement sporadique ou à faible coût de
défaillance,
• les équipements pour lesquels une méthode d’entretien plus élaborée est
inadéquate (difficultés de démontage ou de visite, marche en continu, matériel
récent en cours de mise au point, matériel en fin de carrière, matériel bon marché
produit en grande série).
5. Réparation
1. État normal
4. Etat provisoire
3. Dépannage
Défaillance
e
• maintenance conditionnelle,
• maintenance prévisionnelle.
[Link]. La maintenance préventive : un apprentissage progressif
Lorsque l’exploitant reçoit un nouvel équipement, il est clair qu’il n’a pas d’idées
préconçues sur celui-ci, en particulier sur son comportement et ses pathologies possibles. La
Maintenance doit donc suivre au départ les préconisations du constructeur, généralement
données sous forme systématique et donc non optimisées en fonction des contraintes
d’environnement.
Le service Méthodes Maintenance devra donc mettre en place un plan de préventif
provisoire qu’il affinera progressivement. Cela signifie qu’au départ, la maintenance
préventive est un « apprentissage du comportement » du nouvel équipement :
• visites systématiques,
• prise de signatures (mesures de référence),
• historiques des interventions,
• mémorisation des anomalies de comportement, etc..
Les travaux revêtent alors un caractère systématique (contrairement à ce qui se passe dans
la maintenance conditionnelle), ce qui suppose une parfaite connaissance du comportement de
l’équipement, de ses modes et de sa vitesse de dégradation.
Remarque : lorsque la maintenance systématique est imposée par le législateur (le plus
souvent pour des raisons de sécurité), on parle alors de maintenance réglementaire.
B – Organisation de la maintenance systématique
L’organisation de la maintenance systématique propre à un équipement recouvre deux
aspects : la détermination du contenu des interventions et le choix de leur périodicité. Ces
éléments sont fréquemment fixés par :
• le constructeur, dans le «guide d’entretien» de l’équipement (aéronautique,
matériel ferroviaire,...),
• le législateur, dans des normes homologuées éditées par l’AFNOR (ascenseurs,
matériel sous pression, matériel électrique,...).
Mais ils peuvent aussi être le fait de l’utilisateur qui, ayant préalablement testé, en
dépannage et/ou en maintenance conditionnelle, les réactions de l’équipement, estime
posséder des historiques suffisamment documentés et précis pour en extraire des lois de
dégradation fiables.
L’intérêt majeur de la maintenance systématique réside dans sa facilité de gestion. La
GMAO y contribue fortement : ainsi le listing des interventions systématique d’une semaine
peut être sorti le vendredi précédent : la charge de travail est connue et planifiable à l’avance.
En règle générale, on s’arrange pour que ces interventions aient lieu en dehors de la
production ou pendant les temps de non-réquisition de la ligne de production (changement de
production, changement d’outillage, etc..).
E - Conclusion
La maintenance systématique coûte cher puisque l’on jette des organes qui n’en sont qu’à la
moitié, voire au tiers, de leur durée de vie potentielle. De plus, il se trouve que le taux de
panne de beaucoup de machines n’est pas toujours amélioré par le remplacement périodique
de pièces usées. Parfois même au contraire (10 à 15% des cas), la fiabilité des machines après
remontage se trouve réduite du fait d’erreurs humaines ou de fragilité de jeunesse des
nouveaux appareils installés.
Probabilité de
défaillance
Augmentation des coûts Augmentation des risques
La répartition future des pannes de chaque machine étant inconnue, ce type de maintenance
est souvent inefficace. Son intérêt probant par rapport à la maintenance corrective sur les
coûts de production lui a valu de belles années, mais aujourd’hui :
• le remplacement systématique du matériel doit disparaître progressivement
sauf pour du matériel peu coûteux (graissage, filtre, joints, petites pièces, etc..) ou
pour des équipements pour lesquels la sécurité des biens et des personnes est mise
en jeu ;
• l’auscultation périodique par démontage partiel ou complet, aujourd’hui
encore très répandue, doit céder la place à des méthodes de maintenance
conditionnelle.
[Link]. Maintenance préventive conditionnelle
A – Définition (norme NF EN 13306)
C’est la « maintenance préventive subordonnée à un type d'événement prédéterminé (auto-
diagnostic, information d'un capteur, mesure, etc.) ou à l'analyse de l'évolution surveillée de
paramètres significatifs de la dégradation et de la baisse de performance d'une entité ».
Cette surveillance de la dégradation permet de fixer un seuil d'alarme avant un seuil
d'admissibilité (figure 13). Le principal intérêt d'une telle stratégie est de pouvoir utiliser les
entités au maximum de leur possibilité mais aussi de diminuer le nombre des opérations de
maintenance corrective.
Niveau de performance
Dégradation surveillée
Niveau initial
ou signature
Seuil d'alarme
Délai prévisionnel
avant la défaillance
Intervention
Seuil d'admissibilité
"juste à temps"
Seuil de perte
de fonction
Défaillance IP
t
0 IC
État normal
Surveillance,
Réparation signalisation
Elle se traduit par une surveillance des points sensibles de l’équipement, cette surveillance
étant exercée au cours de visites préventives. Ces visites soigneusement préparées, permettent
d’enregistrer différents paramètres : degré d’usure, jeu mécanique, température, pression,
débit, niveau vibratoire, pollution ou tout autre paramètre qui puisse refléter l’état de
l’équipement.
Le niveau de performance initial, quelque soit le paramètre surveillé, s’appelle aussi
« signature » de l’équipement : c’est la référence de bon fonctionnement de celui-ci pour le
point sensible surveillé. Les mesures peuvent être :
• visuelles (examen de l’usure à l’aide d’une cote, observation d’un jeu
mécanique, d’une courroie détendue, etc..),
• réalisées à partir d’appareil de mesures (voltmètre, oscilloscope, analyseur de
spectre, radiographie, comptage de particules, etc..),
• visualisables grâce à des capteurs préréglés (témoin de plaquette de frein sur
une voiture, témoin de température, etc..).
On ne décide de travaux de remise en état (changement de pièces, réparation, réglages) qui
si les paramètres contrôlés mettent en évidence l’imminence d’une défaillance. La décision
« volontaire » d’intervention est donc liée au résultat des visites préventives qui sont réalisées
de façon systématique et en fonction d’un planning. La maintenance préventive conditionnelle
permet donc de « retarder » et de planifier les interventions.
B – But de la maintenance conditionnelle
Il s’agit pour un équipement donné :
• d’éliminer ou de limiter le risque de panne, l’intervention ayant lieu avant que
la dégradation n’atteigne un caractère critique,
• de maintenir la production à un niveau acceptable, tant en quantités fabriquées
qu’en qualité du produit,
• de diminuer les temps d’arrêt, par limitation du nombre de pannes, par une
meilleure préparation des interventions (efficacité) et utilisation des créneaux
horaires ne perturbant pas la production (ordonnancement),
• de réduire les dépenses d’entretien en intervenant à un stade précoce des
dégradations, évitant ainsi des remises en état très coûteuses,
• d’intervenir dans les meilleures conditions possibles, sans urgence, au moment
choisi, avec la préparation adéquate,
• de ralentir le vieillissement.
L’ensemble de ces mesures a souvent pour conséquence non négligeable d’améliorer l’état
d’esprit du personnel de conduite de l’équipement, parfois associé au système de maintenance
à travers les tâches de premier niveau (maintenance autonome).
La maintenance conditionnelle nécessite de connaître les points faibles des machines afin
de les surveiller à bon escient. Elle devra aboutir à du « concret » si nécessaire (arrêt de la
machine, échange d’une pièce parfois importante). Elle devra être prévue dés la conception de
la machine, afin d’intégrer les capteurs nécessaires à la surveillance. L’exemple classique sur
une automobile est le témoin de température ou le témoin de niveau d’huile. Mais, attention
toutefois aux fausses informations, car un capteur peut lui aussi être soumis à une
défaillance !
Tous les matériels sont concernés, encore faut-il qu’ils s’y prêtent (dégradation détectable
et mesurable) et qu’ils le méritent (notion de criticité).
C – Formes de maintenance conditionnelle
Selon la périodicité des mesures, on distinguera :
➢ la surveillance périodique ou forme large (off-line) : l’intervalle de temps t est fixé
en fonction de la vitesse estimée de dégradation ; elle permet de détecter l’apparition
de défauts à évolution lente. La période peut aller de 2 semaines à six mois selon
l’importance et le coût des équipements en cause ;
➢ la surveillance continue ou forme stricte (on-line) : les capteurs délivrent de manière
continue une information, donc dans ce cas t → 0. A la limite, on est capable de
suivre sur écran ou sur traceur la loi de dégradation du matériel. Elle permet donc de
suivre des défauts à évolution rapide. L’intervention préventive est alors signalée par
une alarme. Cette alarme peut interrompre l’équipement si nécessaire (pour cause de
sécurité par exemple). C’est certainement la forme la plus moderne de la
maintenance. On y retrouve bien sûr, l’aspect maintenance conditionnelle et aussi la
notion de surveillance auxquels on va associer le pouvoir de décision et
d’ordonnancement.
D – Cas d’application
La maintenance conditionnelle doit être mise en œuvre quand on désire éviter les
défaillances sur un équipement sans pour autant procéder au remplacement systématique des
pièces et organes sujets à dégradation.
Quand une entreprise ou un service prend la décision d’appliquer la maintenance
conditionnelle à un équipement (ou à un ensemble d’équipements), il est indispensable que les
moyens nécessaires soient mis en place pour avoir, en permanence, connaissance de l’état et
de l’évolution de l’équipement concerné. Cela est rendu possible par la pratique de contrôles
production ni démontage, tels que, par exemple, les vibrations émises par un ensemble
tournant ou la composition des huiles utilisées. Il est clair que le mot « prédictif » est très mal
choisi : le technicien de maintenance ne « prédit pas l’avenir » de la machine, il prévoit
simplement un problème à terme sur celle-ci si on ne prend pas les décisions nécessaires. La
prévision n’est qu’une règle de bon sens, la prédiction…
Les outils des maintenances conditionnelle et prévisionnelle
Si une maintenance conditionnelle peut s’imaginer très simplement avec peu de matériel ou
du matériel simple, voire sans matériel (VTOA), on dispose actuellement sur le marché, d’un
certain nombre d’outils, certes onéreux, mais qu’il n’est pas inutile de connaître. Ce sont des
techniques très évoluées dont certaines sont issues des progrès réalisés en médecine non
invasive. On parle d’ailleurs souvent de contrôles non destructifs. Les principales techniques
utilisées sont :
1. La mesure de la température grâce aux techniques de thermographie
infrarouge.
2. La mesure des vibrations (niveau, fréquence), bruits et jeux mécaniques.
3. La mesure de la teneur en résidus des huiles et lubrifiants.
Parmi les différentes techniques de maintenance préventive conditionnelle et/ou
prévisionnelle, on peut citer :
✓ le ressuage
✓ l’ultrason
✓ l’endoscopie.
[Link]. Autres aspects de la maintenance préventive
A – Maintenance de ronde
Une forme particulière de la maintenance préventive, à caractère systématique et
conditionnel, est la maintenance de surveillance ou de veille (appellation non normalisée),
que l’on appelle le plus souvent maintenance de ronde. Elle assure une surveillance
constante de l’ensemble des équipements. Elle ne peut être réalisée que par des techniciens
concernés, c’est à dire attentifs aux moindres problèmes. Elle permet de détecter très
rapidement des défaillances mineures qui pourraient, à terme, avoir des conséquences
majeures. Elle concerne :
• tous les problèmes de lubrification, de contrôles de pression, température,
• les examens sensoriels (détection de fuites, d’odeurs, de bruits anormaux),
• les réglages de certains organes (courroies, calages, etc..),
• les contrôles des équipements annexes (distribution d’énergie, épuration des eaux,
évacuation des résidus, ...).
B – L’automaintenance
Si les installations de télésurveillance font gagner du temps, donc de l’argent, elles ne
remplacent pas, c’est évident, le « nez » du bon maintenicien. Les japonais l’ont d’ailleurs
bien compris dans leur TPM (Total Productive Maintenance). Tout le monde est associé à la
maintenance, même l’opérateur du bas de l’échelle et chacun est responsabilisé à son propre
niveau (ce qui implique une formation) : c’est l’automaintenance.
sauf bien sûr, les matériels obsolètes ou proches de la réforme. Les objectifs de la
maintenance améliorative d’un bien sont :
• l’augmentation des performances de production,
• l’augmentation de la fiabilité,
• l’amélioration de la maintenabilité,
• la standardisation de certains éléments ou sous-ensemble,
• l’augmentation de la sécurité des utilisateurs.
6. Les niveaux d’intervention en maintenance
La maintenance et l’exploitation d’un bien s’exercent à travers de nombreuses opérations,
parfois répétitives, parfois occasionnelles, communément définies jusqu’alors en 5 niveaux de
maintenance.
Le classement de ces opérations permet de les hiérarchiser de multiples façons. Ce peut être
en fonction des critères suivants :
• la compétence requise,
• le lieu où l’intervention doit se dérouler,
• les moyens matériels à mettre en œuvre,
• la complexité des instructions nécessaires à l’exécution,
• l’impact de l’intervention sur le stock de rechange,
• l’importance des contrôles et des essais à faire, en cours ou en soin
d’intervention.
6.1. Niveau 1
Ce sont des actions simples nécessaires à l’exploitation et réalisées sur des éléments
facilement accessibles en toute sécurité à l’aide d’équipements de soutien intégrés au bien. A
titre d’exemple et pour fixer les grandeurs : compléments de carburant ou de fluides, graissage
sur bornes externes, remplacement de consommables ou accessoires (lampe, pile, etc..),
relevés d’indicateurs (pression, température, etc..). C’est le plus souvent l’opérateur ou
l’exploitant du bien qui effectue la maintenance de niveau 1 : il est en effet inutile d’appeler
un technicien de maintenance pour effectuer ce travail (cf automaintenance).
6.2. Niveau 2
Ce sont des actions qui nécessitent des procédures simples et des équipements de soutien
(intégrés ou non au bien) d’utilisation et de mise en œuvre simple. On trouvera par exemple
les contrôles de performance, certains réglages, les dépannages simples, les réparations par
échange standard (à condition qu’il soit facile à réaliser).Ce type d’intervention doit être
réalisé par du personnel habilité selon des procédures détaillées et des équipements de soutien
définis dans les instructions de maintenance. Exemples : nettoyage ou remplacement d’un
filtre à air, vidange d’un carter d’huile, graissage de transmissions, réparation d’un système
d’éclairage au néon, etc.
6.3. Niveau 3
Ce sont des actions qui nécessitent des procédures complexes et des équipements de soutien
d’utilisation ou de mise en œuvre complexes. On trouve les opérations de réglages et de
contrôles généraux (réétalonnage d'un pH-mètre sur un système de contrôle de l'acidité d'une
cuve de traitement chimique par exemple), les réalignements d’arbres, les opérations de
maintenance systématique délicates, les réparations par échanges de sous-ensembles ou de
composants (électronique, mécanique, thermique, etc..).
Ces opérations délicates doivent être réalisées par des techniciens qualifiés, à l’aide de
procédures détaillées et des équipements de soutien définis dans les instructions de
maintenance.
6.4. Niveau 4
Ce sont des opérations dont les procédures impliquent la maîtrise d’une technique ou d’une
technologie particulière et la mise en œuvre d’équipements de soutien spécialisés. Ce sont
toutes les opérations de maintenance corrective et préventive à l’exception de la rénovation et
de la reconstruction : réparations par échanges de sous-ensembles ou de composants (révision
d’un compresseur d’air par exemple), réparations spécialisées (démontage, réparation,
remontage d’un treuil de levage, remplacement d’une armoire électrique, etc..), vérification
des appareils de mesure, contrôle de la transmission de données sur un réseau, etc..
Ces interventions doivent être réalisées par un technicien ou une équipe spécialisée à l’aide
de toutes les instructions de maintenance générales ou particulières.
6.5. Niveau 5
Ce sont des opérations dont les procédures impliquent un savoir-faire faisant appel à des
techniques ou technologies particulières, des processus et des équipements de soutien
industriels. Ce niveau recouvre donc toutes les opérations de réfection, rénovation ou
reconstruction. Par exemple : remise en conformité électrique d’un immeuble, modernisation
d’une ligne de production, remise en conformité électrique etc…
Elles sont en règle générale réalisées par le constructeur ou par une société spécialisée avec
des équipements de soutien définis par le constructeur.