Dysport 500 U : Indications et Posologie
Dysport 500 U : Indications et Posologie
1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT
1 ng correspond à 40 unités.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
4. DONNÉES CLINIQUES
Remarque:
Avant de commencer le traitement par Dysport, le patient doit être informé de l'existence d'autres options
thérapeutiques (médicamenteuses, chirurgicales) et du fait que tous les patients ne répondent pas au
traitement par Dysport. Il se peut que certains patients ne constatent qu’un soulagement partiel des
symptômes.
Les unités sont spécifiques pour un produit et ne sont pas interchangeables avec celles d'autres produits
de toxine botulique.
Dysport ne peut être administré que par des médecins correctement formés dans ce domaine.
Nettoyer à l'alcool la partie centrale du bouchon en caoutchouc du flacon avant de le percer. Il faut
utiliser une aiguille stérile de 23 ou 25 Gauge.
Sauf pour l’indication d’incontinence urinaire résultant d’une hyperactivité neurogène du détrusor (pour
laquelle des instructions spécifiques suivent par après), les instructions de reconstitution pour l’obtention
des concentrations spécifiques à chaque indication sont les suivantes:
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 1/28
Posologie obtenue Diluant* par flacon de 500 U
(U/ par ml)
500 U 1 ml
200 U 2,5 ml
100 U 5 ml
*solution injectable de chlorure de sodium à 0,9% (9 mg/ml) sans conservateur
Pour le traitement de la spasticité chez les enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale, la posologie
étant calculée en unités par kg de poids corporel, une dilution supplémentaire peut s’avérer nécessaire
pour obtenir le volume d’injection final.
Injecter une dose de 10 unités (0,05 ml) dans la partie médiane et une dose de 10 unités (0,05 ml) dans
la partie latérale de la jonction entre les zones préseptales et orbitales des muscles orbiculaires supérieurs
(3 et 4) et inférieurs (5 et 6) de chaque œil.
Afin de réduire le risque de ptose, il convient d’éviter les injections à proximité du muscle élévateur de
la paupière supérieure.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 2/28
Lors des injections dans la paupière supérieure, l'aiguille doit être détournée du centre pour éviter le
muscle releveur de la paupière. Vous trouverez en annexe un schéma montrant comment placer ces
injections. On peut s’attendre à l’amélioration des symptômes dans les 2 à 4 jours qui suivent l’injection,
avec un effet maximal dans les 2 semaines.
Pour éviter la réapparition des symptômes, les injections sont répétées toutes les 12 semaines ou quand
c’est utile, au cas par cas, toutefois sans dépasser la fréquence de 12 semaines.
Dans ces injections de rappel, si l’on considère la réponse au traitement initial insuffisante, la dose peut
être augmentée à 60 unités par œil : 10 unités (0,05 ml) médialement et 20 unités (0,1 ml) latéralement,
80 unités : 20 unités (0,1 ml) médialement et 20 unités (0,1 ml) latéralement ou jusqu’à 120 unités : 20
unités (0,1 ml) médialement et 40 unités (0,2 ml) latéralement, au-dessus et en dessous de chaque œil,
comme décrit précédemment. Des injections peuvent également être faites à d’autres endroits dans le
muscle frontal, au-dessus des sourcils (1 et 2), si des spasmes y interfèrent avec la vision.
En cas de spasmes unilatéraux, le traitement doit se limiter à l’œil atteint. Les patients présentant des
spasmes hémifaciaux doivent être traités de la même façon que les patients présentant des
blépharospasmes unilatéraux. Les doses recommandées conviennent à l’adulte de tout âge ainsi qu’à la
personne âgée.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Dysport n’ont pas été démontrées dans le traitement des blépharospasmes
et des spasmes hémifaciaux chez les enfants.
Mode d’administration
Pour le traitement des blépharospasmes et des spasmes hémifaciaux, reconstituer Dysport à l’aide de
2,5 ml de chlorure de sodium à 0,9% pour obtenir une solution contenant 200 unités par ml.
Dysport est administré à l’aide d’une injection sous-cutanée, dans la partie médiane et dans la partie
latérale de la jonction entre les zones préseptales et orbitales des muscles orbiculaires supérieurs et
inférieurs de chaque œil.
Torticolis spasmodique
Posologie
Les doses recommandées pour un torticolis conviennent à l’adulte de tout âge, à condition que l’adulte
ait un poids corporel normal et que sa masse musculaire au niveau de la nuque ne soit pas manifestement
faible. Une dose plus faible peut être indiquée chez un patient présentant un sous-poids évident ou chez
la personne âgée pouvant présenter une diminution de la masse musculaire.
La dose recommandée pour le traitement du torticolis spasmodique est de 500 unités par patient. Cette
quantité doit être administrée au niveau des deux ou trois muscles les plus actifs de la nuque. Les
injections sont généralement administrées au niveau du sterno-cléido-mastoïdien, du splénius capitis et
du trapèze.
Pour les torticolis rotatoires : les 500 unités seront réparties comme suit : 350 unités dans le splénius
capitis homolatéral par rapport à la direction de la rotation du menton/de la tête et 150 unités dans le
sterno-cléido-mastoïdien controlatéral par rapport à la rotation.
Pour les latérocolis : les 500 unités seront réparties comme suit : 350 unités dans le splénius capitis
homolatéral et 150 unités dans le sterno-cléido-mastoïdien homolatéral. En cas de relèvement de
l’épaule, un traitement du trapèze et de l’angulaire de l’omoplate homolatéraux peut également s’avérer
nécessaire, en fonction de l’hypertrophie visible du muscle ou des résultats électromyographiques. S’il
s’avère nécessaire d’injecter 3 muscles, répartir les 500 unités comme suit : 300 unités dans le splénius
capitis, 100 unités dans le sterno-cléido-mastoïdien et 100 unités dans le troisième muscle.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 3/28
Pour les rétrocolis : les 500 unités seront réparties comme suit : 250 unités dans chaque splénius capitis.
Des injections de façon bilatérale dans les splénius peuvent augmenter le risque de diminution de la
force des muscles du cou.
Les autres formes de torticolis dépendent essentiellement de la connaissance du spécialiste et de l’EMG
pour identifier et traiter les muscles les plus actifs.
L’EMG doit être utilisé de façon diagnostique dans toute forme de torticolis complexe, en cas de
réévaluation après un échec des injections dans des cas non complexes et pour accompagner des
injections dans des muscles profonds ou chez des patients en surpoids et dont des muscles du cou sont
difficilement palpables.
Pour les injections suivantes, les doses peuvent être ajustées en fonction de l'effet clinique et des effets
secondaires observés. Des doses comprises entre 250 et 1000 unités sont recommandées ; des doses plus
élevées peuvent s’accompagner d’une augmentation des effets indésirables, principalement la
dysphagie. La dose maximale administrée ne peut dépasser 1000 unités.
L'amélioration des symptômes du torticolis apparaît normalement en l’espace d’une semaine. Les
injections peuvent être répétées toutes les 16 semaines environ ou selon les besoins afin de maintenir
une réponse, mais pas plus fréquemment que toutes les 12 semaines.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Dysport n’ont pas été démontrées dans cette indication chez les enfants.
Mode d’administration
Dans le traitement du torticolis spasmodique, Dysport est reconstitué avec 1 ml de chlorure de sodium
(0,9%) solution pour injection pour obtenir une solution contenant 500 unités par ml. En cas de
traitement d’un torticolis spasmodique, Dysport doit être administré par voie intramusculaire, selon le
mode d’administration indiqué ci-dessus.
La déformation dynamique du pied en équin induite par la spasticité focale chez les patients
présentant une infirmité motrice cérébrale
Posologie
Au cours du traitement initial et de la poursuite du traitement, la posologie doit être adaptée de manière
individuelle et en fonction de la taille, du nombre et de la localisation des muscles atteints, de la gravité
de la spasticité, de la présence d’une faiblesse musculaire locale, de la réponse du patient au traitement
antérieur et/ou de ses antécédents d’effets indésirables probablement induits par des toxines botuliques.
La dose totale maximale de Dysport administrée par traitement ne peut pas dépasser 15 unités/kg pour
les injections unilatérales au niveau des membres inférieurs, ou 30 unités/kg pour les injections
bilatérales. De plus, la dose totale de Dysport par traitement ne peut pas dépasser 1 000 unités ou 30
unités/kg, selon la valeur la plus faible des deux. La dose totale administrée doit être répartie entre les
différents muscles spastiques atteints du/des membre(s) inférieur(s). Si possible, la dose doit être répartie
entre plusieurs sites d’injection dans un même muscle. La dose administrée par site d’injection ne peut
pas dépasser 0,5 ml de Dysport. Voir tableau ci-dessous pour la posologie recommandée.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 4/28
Dose totale Maximum 15 U/kg/jambe
Même si la palpation permet de déterminer la localisation précise des sites d’injection, il est recommandé
d’utiliser une technique complémentaire au cours de l’injection, notamment l’électromyographie, la
stimulation électrique ou l’échoscopie.
Le traitement par Dysport doit être répété lorsque l’effet de l’injection précédente se dissipe, mais en
respectant des intervalles d’au moins 12 semaines entre les traitements. Au cours des études cliniques,
la plupart des patients nécessitaient un nouveau traitement toutes les 16 à 22 semaines. Chez certains
patients, la réponse se maintenait plus longtemps et persistait jusqu’à 28 semaines. La sévérité et le type
de spasticité musculaire au moment de la réinjection peuvent nécessiter des adaptations au niveau de la
posologie de Dysport et des muscles à injecter.
Spasticité focale des membres supérieurs chez les patients pédiatriques présentant une infirmité
motrice cérébrale
Posologie
Au cours des séances de traitement initiale et ultérieures, la posologie doit être adaptée de manière
individuelle, en fonction de la taille, du nombre et de la localisation des muscles concernés, de la sévérité
de la spasticité, de la présence d'une faiblesse musculaire locale, de la réponse du patient au traitement
antérieur et/ou de ses antécédents d'effets indésirables liés à l'utilisation de toxines botuliques.
En cas d’injection unilatérale, la dose maximale de Dysport administrée par séance de traitement ne doit
pas dépasser 16 U/kg ou 640 U, selon la valeur la plus faible. En cas d’injection bilatérale, la dose
maximale de Dysport administrée par séance de traitement ne doit pas dépasser 21 U/kg ou 840 U, selon
la valeur la plus faible.
La dose totale administrée doit être répartie entre les différents muscles spastiques atteints du/des
membre(s) supérieur(s). La dose administrée par site d’injection ne doit pas dépasser 0,5 ml de Dysport.
Voir tableau ci-dessous pour la posologie recommandée :
Posologie de Dysport par muscle chez les patients pédiatriques présentant une spasticité
des membres supérieurs
Muscle Intervalle des doses Nombre de sites
recommandées par muscle par d’injection par
membre supérieur (U/kg de muscle
poids corporel)
Brachial 3 à 6 U/kg Maximum 2
Brachioradial 1,5 à 3 U/kg 1
Biceps brachial 3 à 6 U/kg Maximum 2
Rond pronateur 1 à 2 U/kg 1
Carré pronateur 0,5 à 1 U/kg 1
Fléchisseur radial du carpe 2 à 4 U/kg Maximum 2
Fléchisseur ulnaire du carpe 1,5 à 3 U/kg 1
Fléchisseur profond des doigts 1 à 2 U/kg 1
de la main
Fléchisseur superficiel des doigts 1,5 à 3 U/kg Maximum 4
de la main
Court fléchisseur du 0,5 à 1 U/kg 1
pouce/opposant du pouce
Adducteur du pouce 0,5 à 1 U/kg 1
Dose totale Maximum 16 U/kg par membre supérieur (et sans dépasser
21 U/kg en cas d’injection dans les deux membres supérieurs)
Même si la localisation exacte des sites d’injection peut être déterminée par la palpation, l'utilisation
d'une technique de guidage pour l'injection, p. ex. électromyographie, stimulation électrique ou
échographie, est recommandée pour viser avec précision les sites d’injection.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 5/28
Le traitement par Dysport doit être répété si l'effet de l’injection précédente s’est réduit, mais en
respectant un délai d’au moins 16 semaines après l’injection précédente. Au cours des études cliniques,
le traitement a été répété dans les 16 à 28 semaines chez la plupart des patients ; chez certains patients,
la durée de la réponse a néanmoins été plus longue, c.-à-d. d’au moins 34 semaines. Le degré et la
localisation de la spasticité musculaire au moment de la nouvelle injection peuvent nécessiter une
modification de la dose de Dysport et des muscles à injecter.
Spasticité focale associée à une déformation dynamique du pied et à une spasticité des membres
supérieurs chez les patients pédiatriques présentant une infirmité motrice cérébrale
Posologie
Pour le traitement combiné de la spasticité des membres supérieurs et inférieurs chez les enfants âgés
de 2 ans et plus, voir la rubrique posologie pour l’indication individuelle, c.-à-d. traitement de la
spasticité focale des membres supérieurs ou de la déformation dynamique du pied chez les patients
pédiatriques présentant une infirmité motrice cérébrale. La dose de Dysport à injecter en cas de
traitement concomitant ne doit pas dépasser une dose totale par séance de traitement de 30 U/kg ou
1000 U, selon la valeur la plus faible.
La répétition du traitement combiné des membres supérieurs et inférieurs doit être envisagée si l'effet
de l’injection précédente s’est réduit, mais en respectant un délai de 12 à 16 semaines après la séance
de traitement précédente. Le moment optimal de la répétition du traitement doit être déterminé en
fonction de l’évolution individuelle du patient et de sa réponse au traitement.
Mode d’administration
Au cours du traitement de la spasticité focale associée à une déformation dynamique du pied ou à une
spasticité des membres supérieurs chez des enfants présentant une infirmité motrice cérébrale, ou en
cas d’association des deux composantes de l’affection, Dysport est reconstitué avec une solution
injectable de chlorure de sodium B.P. (0,9% p/v) (voir également rubrique 6.6) et est administré par
injection intramusculaire de la manière décrite ci-dessus.
La posologie recommandée est de 1000 unités (U) réparties sur les 5 muscles suivants : fléchisseur
commun profond des doigts (FPD), fléchisseur commun superficiel des doigts (FSP), cubital antérieur
(CA), grand palmaire (GP), biceps brachial (BB). Dans les études cliniques, des doses de 500 U, 1000
U et 1500 U ont été réparties sur les muscles sélectionnés au cours d'une séance de traitement
déterminée. Des doses supérieures à 1000 U et pouvant aller jusqu'à 1500 U peuvent être administrées
lorsque les muscles de l'épaule sont également injectés. Tous les muscles, à l'exception du biceps
brachial, doivent être injectés d'un seul côté alors que le biceps doit être injecté des deux côtés. Voir le
tableau ci-dessous pour la posologie recommandée.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 6/28
Muscle Dose de Dysport Nombre de sites
recommandée (U)1 d'injection par muscle 2 Ha
bit
Muscle grand palmaire (GP) 100-200 U 1 uel
Muscle cubital antérieur (CA) 100-200 U 1 le
Muscle fléchisseur commun profond des 1 me
100-200 U nt,
doigts (FPD)
Muscle fléchisseur commun superficiel des 1 on
150-250 U n'a
doigts(FSD)
Muscle long fléchisseur propre du pouce 100-200 U Pas d'info spécifique dm
Muscle adducteur du pouce 25-50 U Pas d'info spécifique ini
Muscle brachial antérieur 200-400 U Pas d'info spécifique str
Muscle huméro-stylo-radial 100-200 U Pas d'info spécifique era
Muscle biceps brachial(BB) 300-400 U 2 pa
Muscle rond pronateur 100-200 U Pas d'info spécifique s
plu
Muscle triceps brachial (long chef) 150-300 U 1-2
s
Muscle grand pectoral 150-300 U 1-2
de
Muscle sous-scapulaire 150-300 U 1-2
1
Muscle grand dorsal 150-300 U 1-2
1 La dose initiale doit être réduite s'il existe une raison de supposer que cette dose peut donner lieu
ml
par
à une faiblesse excessive des muscles ciblés, comme chez les patients chez qui les muscles ciblés en
sont petits, chez qui le biceps brachial ne doit pas être injecté ou chez les patients qui doivent dr
recevoir des injections à de multiples niveaux. oit
2 Le nombre d'endroits dépend du volume du muscle où l'injection est pratiquée.
d'i
njection. Des doses supérieures à 1500 U n'ont pas été étudiées pour le traitement de la spasticité des
membres supérieurs chez l'adulte.
Bien que la localisation précise des endroits d'injection puisse être déterminée par la palpation,
l'utilisation d'une technique auxiliaire pour l'injection, comme l'électromyographie, la stimulation
électrique ou l'échoscopie, est recommandée afin d'aider à localiser précisément les endroits d'injection.
Le traitement par Dysport doit être répété si l'effet de la précédente injection est réduit, mais pas plus
souvent qu'une fois toutes les 12 semaines.
Dans les études cliniques, la plupart des patients ont été à nouveau traités dans les 12 à 16 semaines.
Chez certains patients, la réponse a persisté plus longtemps, jusqu'à 20 semaines. La sévérité et la
distribution de la spasticité musculaire au moment de la nouvelle injection peuvent nécessiter une
modification de la dose de Dysport et des muscles à injecter.
On peut s'attendre à une amélioration clinique endéans une semaine.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 7/28
Muscle Dose recommandée Nombre de sites
DYSPORT (U) d'injection par muscle
Distal
Muscle soléaire 300 – 550 U 2-4
Gastrocnémien
Chef médial 100 – 450 U 1-3
Chef latéral 100 – 450 U 1-3
Jambier postérieur 100 – 250 U 1-3
Fléchisseur commun des orteils 50 – 200 U 1-2
Court fléchisseur plantaire 50 – 200 U 1-2
Long fléchisseur propre du gros 50 – 200 U 1-2
orteil
Court fléchisseur du gros orteil 50 – 100 U 1-2
Bien que la localisation concrète des sites d'injection puisse être déterminée par palpation, l'utilisation
de techniques de guidage pour l'injection, par ex. l'électromyographie, l'électrostimulation ou
l'échographie, est recommandée pour aider à cibler précisément les sites d'injection.
Le traitement par Dysport sera répété toutes les 12 à 16 semaines ou plus, en fonction de la nécessité,
sur base de la réapparition des symptômes cliniques, mais minimum 12 semaines après la précédente
injection.
Hyperhidrose axillaire
Posologie
La dose initiale recommandée est de 100 unités par creux axillaire (aisselle). Lorsque l’effet escompté
n’est pas atteint, on peut administrer jusqu’à 200 unités par aisselle lors des injections suivantes. La
dose maximale administrée ne peut pas dépasser 200 unités par aisselle. La zone d’injection doit être
préalablement déterminée au moyen du test à l’iode-amidon. Les deux aisselles doivent être lavées et
désinfectées à fond. Ensuite, on administre des injections intradermiques en dix endroits différents,
chaque endroit recevant 10 unités, donc 100 unités par aisselle. L’effet maximal doit être perceptible 2
semaines après l’injection. Dans la majorité des cas, la dose recommandée assurera un contrôle suffisant
de la sécrétion sudorale pendant environ 48 semaines. Le moment pour administrer un traitement
ultérieur doit être déterminé sur base individuelle, en fonction du moment où la sécrétion sudorale du
patient réapparaît comme avant, mais en veillant à espacer les administrations d’au moins 12 semaines.
Il existe des indications d’un effet cumulatif en cas de doses répétées, de sorte que le moment où chaque
patient est traité doit être déterminé individuellement.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Dysport dans le traitement de l’hyperhidrose axillaire n’ont pas été
démontrées chez les enfants.
Mode d’emploi
Dans le traitement de l’hyperhidrose axillaire, Dysport est reconstitué avec 2,5 ml de chlorure de sodium
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 8/28
(0,9%) solution pour injection afin d’obtenir une solution contenant 200 unités par ml. Dans le traitement
de l’hyperhidrose axillaire, Dysport est administré au moyen d’injections intradermiques pratiquées en
dix endroits.
Dysport doit être administré aux patients qui réalisent régulièrement un sondage vésicale stérile
intermittent (‘clean intermittent catheterisation’, CIC).
La dose totale administrée doit être divisée en 30 injections dans le détrusor, réparties de manière
uniforme dans le muscle détrusor entier, en évitant le trigone. Dysport s’injecte au moyen d’un
cystoscope flexible ou rigide et chaque injection doit être réalisée à une profondeur d’environ 2 mm,
en délivrant 0,5 ml à chaque endroit. Pour l’injection finale, il faut injecter environ 0,5 ml de chlorure
de sodium 0,9% (9 mg/ml) solution injectable afin de s’assurer que la totalité de la dose est bien
administrée.
Une antibiothérapie prophylactique doit être instaurée conformément aux directives et protocoles locaux
ou tel qu’utilisé dans les études cliniques (voir rubrique 5.1).
Le traitement par des anticoagulants doit être arrêté au moins 3 jours avant l’administration de Dysport
et il ne doit être réinstauré que le lendemain de l’administration. Si cela s’avère médicalement indiqué,
des héparines de bas poids moléculaire peuvent être administrées 24 heures avant l’administration de
Dysport.
Avant l’injection, un anesthésique local pour l’urètre ou un gel lubrifiant peut être administré pour
faciliter l’insertion confortable du cystoscope. Si requis, l’instillation intravésicale d’un anesthésique
dilué (avec ou sans sédation) ou une anesthésie générale peut également être pratiquée. Si l’instillation
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 9/28
d’un anesthésique local est pratiquée, la solution d’anesthésique local doit être drainée, puis la vessie
doit être instillée (rincée) avec chlorure de sodium 0,9% (9 mg/ml) solution injectable et à nouveau
drainée avant de poursuivre la procédure d’injection dans le détrusor.
Avant l’injection, la vessie doit être instillée avec une quantité suffisante de chlorure de sodium 0,9%
(9 mg/ml) solution injectable pour obtenir une visualisation adéquate pour les injections.
Après l’administration de la totalité des 30 injections dans le détrusor, la chlorure de sodium 0,9% (9
mg/ml) solution injectable utilisée pour la visualisation de la paroi vésicale doit être drainée. Les patients
doivent rester en observation pendant au moins les 30 minutes suivant l’injection.
L’apparition de l’effet survient généralement dans les 2 semaines suivant le début du traitement. Le
traitement par Dysport doit être répété si l'effet de la précédente injection est réduit, mais pas plus
souvent qu'une fois toutes les 12 semaines. Chez les patients traités par Dysport dans les études cliniques
(voir rubrique 5.1), le délai médian jusqu’à un retraitement était compris entre 39 et 47 semaines, mais
la durée de la réponse peut être plus longue car plus de 40% des patients n’ont reçu aucun retraitement
au bout de 48 semaines.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Dysport dans le traitement d’incontinence urinaire résultant d’une
hyperactivité neurogène du détrusor chez les enfants (moins de 18 ans) n’ont pas été démontrées.
Mode d’administration
Dysport s’administre au moyen d’injections dans le détrusor, de la manière décrite ci-dessus. Au cours
du traitement de l’incontinence urinaire résultant d’une hyperactivité neurogène du détrusor, Dysport
est reconstitué avec chlorure de sodium 0,9% (9 mg/ml) solution injectable pour obtenir 15 ml d’une
solution contenant 600 ou 800 unités. Pour les instructions de reconstitution du médicament avant
l’administration, voir rubrique 4.2.
4.3. Contre-indications
Des effets indésirables (voir rubrique 4.8) secondaires à la diffusion de la toxine dans des endroits situés
en dehors du site d'administration ont été rapportés. Les patients traités par des doses thérapeutiques
peuvent présenter une faiblesse musculaire excessive. Il est possible de limiter le risque d’effets
indésirables de ce type en utilisant la plus faible dose efficace et en ne dépassant pas la dose
recommandée.
Le médecin traitant doit bien connaître l'anatomie neuromusculaire et de l’orbite concernée, ainsi que
les éventuelles modifications anatomiques consécutives à une intervention chirurgicale et les techniques
électromyographiques standard.
Lorsque l'on reconstitue la solution, on doit être conscient de la toxicité du produit et des risques qui y
sont liés.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 10/28
Dysport sera administré avec prudence aux patients présentant des troubles de déglutition ou des troubles
respiratoires préexistants car ceux-ci peuvent s’aggraver si l’effet de la toxine s’étend aux muscles
concernés. Dans de rares cas, une aspiration s’est produite. Ce risque concerne le traitement de patients
souffrant de troubles respiratoires chroniques.
De très rares cas de décès ont été rapportés après traitement par la toxine botulinique A ou B. Ces décès
ont occasionnellement été mis en relation avec une dysphagie, une pathologie pulmonaire (dont, entre
autres, dyspnée, insuffisance respiratoire, arrêt respiratoire) et/ou observés chez des patients présentant
une asthénie marquée.
Les patients souffrant d’affections entrainant un défaut de transmission neuromusculaire et des troubles
de déglutition ou respiratoires sont plus à risque de présenter des effets secondaires. Chez ces patients,
le traitement doit être administré sous la surveillance d’un spécialiste et uniquement si le bénéfice du
traitement l'emporte sur le risque.
Il faut attirer l'attention des patients et des personnes qui les soignent sur la nécessité d'un traitement
médical immédiat en cas de survenue de problèmes pour avaler, pour parler ou pour respirer.
On fera preuve de prudence lors du traitement de patients adultes, en particulier de sujets âgés, présentant
une spasticité focale affectant les membres inférieurs car ils peuvent courir un risque accru de chutes.
Dans les études cliniques contrôlées contre placebo dans lesquelles des patients étaient traités pour
spasticité des membres inférieurs, respectivement 9,4% (Dysport 1000 U), 6,3% (Dysport 1500 U) et
3,7% (placebo) des patients ont fait une chute.
Chez les patients présentant des signes infracliniques ou cliniques de troubles de la transmission
neuromusculaire (par exemple une myasthénie grave), Dysport ne sera utilisé qu’avec toute la prudence
nécessaire et sous supervision stricte. Des patients de ce type peuvent être plus sensibles à des produits
(tels que Dysport) qui risquent d’induire une faiblesse musculaire excessive.
Dans de rares cas, une formation d’anticorps anti-toxine botulinique a été observée chez des patients
traités par Dysport. Une détérioration importante de la réponse au traitement ou un besoin répété de
doses plus élevées peut être un signe clinique faisant suspecter la formation d’anticorps.
Dysport ne doit pas être utilisé pour traiter la spasticité chez des patients qui ont développé une
contracture fixée.
Il ne faut pas dépasser la dose et la fréquence d’administration recommandées (voir la rubrique 4.2).
Comme pour toute autre injection intramusculaire, Dysport ne sera administré à des patients présentant
un allongement du temps de saignement, une infection ou une inflammation du site d’injection proposé,
qu’en cas de stricte nécessité.
En cas d’atrophie du muscle ciblé, des précautions particulières doivent être prises. Des cas d'atrophie
musculaire ont été rapportés après l’utilisation de toxine botulinique (voir rubrique 4.8).
Ce produit contient une petite quantité d’albumine humaine. Le risque de transmission d’infections
virales en cas d’utilisation de sang ou de produits sanguins d’origine humaine ne peut être exclu avec
une certitude absolue.
Des cas de sécheresse oculaire ont été rapportés lors de l'utilisation de Dysport dans les régions
périoculaires (voir rubrique 4.8). Il est important de porter une attention particulière à cet effet
indésirable car la sécheresse oculaire peut prédisposer à des troubles cornéens. Le patient sera surveillé
pour dépister l’apparition d’une sécheresse oculaire secondaire à une fermeture insuffisante de l’œil
traité ou à une diminution du clignement de la paupière. Des gouttes protectrices, des pommades,
l’occlusion de l'œil par un pansement ou d'autres moyens peuvent être nécessaires pour prévenir les
troubles cornéens.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 11/28
Jusqu’à présent, aucune réaction anaphylactique secondaire à un traitement par Dysport n’a été
signalée ; toutefois, comme c’est le cas pour tous les produits biologiques, de l’adrénaline et d’autres
mesures nécessaires en cas de réaction anaphylactique doivent être disponibles.
Dysport ne peut être utilisé que pour traiter un seul patient au cours d’une seule séance. Le cas échéant,
il convient de jeter le reste du produit inutilisé, conformément à la rubrique 6.6 (Instructions d’utilisation
et de traitement). Il convient de prendre des précautions spécifiques dans la préparation et
l’administration du produit, l’inactivation et la suppression de la solution reconstituée éventuellement
inutilisée (voir la rubrique 6.6).
Population pédiatrique
Dans le traitement de la spasticité chez les patients présentant une infirmité motrice cérébrale, Dysport
ne sera utilisé que chez l’enfant âgé de plus de 2 ans. Après la mise sur le marché du médicament, de
très rares cas d’une diffusion de la toxine vers d'autres sites corporels ont été rapportés chez des patients
pédiatriques présentant des comorbidités, principalement une infirmité motrice cérébrale. Dans ces cas,
la dose utilisée était généralement supérieure à la dose recommandée (voir rubrique 4.8). Chez des
enfants atteints d’une infirmité motrice cérébrale sévère, de rares cas de décès, parfois associés à une
pneumonie par aspiration, ont fait l'objet de déclarations spontanées après un traitement par la toxine
botulique, notamment lors d'utilisation dans des indications non autorisées (p. ex. dans la région du cou).
Une prudence extrême est de mise lors du traitement de patients pédiatriques présentant une débilité
neurologique significative, une dysphagie ou un antécédent récent de pneumonie par aspiration ou de
maladie pulmonaire. Les patients présentant un mauvais état de santé sous-jacent ne doivent être traités
que si les bénéfices du traitement pour le patient l'emportent sur les risques.
Traçabilité
Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit
administré doivent être clairement enregistrés.
Les effets de la toxine botulinique peuvent être renforcés par des médicaments interférant directement
ou indirectement avec la fonction neuromusculaire (par ex. les aminoglycosides, les agents similaires
au curare, les bloquants non dépolarisants). La prudence est de mise en cas d’utilisation de ce genre de
médicaments chez les patients traités à la toxine botulinique.
Les données concernant l’utilisation du complexe toxine botulique de type A – hémagglutinine chez la
femme enceinte sont limitées. Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets nocifs directs
ou indirects pour la grossesse, le développement embryonnaire/ fœtal, la parturition ou le développement
postnatal, à l’exception de ceux observés aux doses élevées provoquant une toxicité maternelle.
Dysport ne doit être utilisé au cours de la grossesse que si les bénéfices justifient les risques potentiels
pour le foetus. La prudence est de mise en cas de prescription à des femmes enceintes.
On ignore si le complexe toxine botulique de type A – hémagglutinine passe dans le lait humain.
L’excrétion du complexe toxine botulique de type A – hémagglutinine dans le lait n’a pas été étudiée
chez l’animal. L’utilisation du complexe toxine botulique de type A – hémagglutinine n’est pas
recommandée au cours de la période d’allaitement.
4.7. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Il y a un risque potentiel de faiblesse musculaire ou de troubles visuels qui, le cas échéant, peuvent
altérer temporairement, l’aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 12/28
4.8. Effets indésirables
Très fréquents ( ≥/10) ; fréquents ( ≥1/100, <1/10) ; peu fréquents ( ≥1/1000, <1/100) ; rares ( ≥1/10
000, <1/1000) ; très rares (<1/10 000).
En général
Environ 28,2% des patients traités par Dysport dans le cadre d’études cliniques ont développé un effet
secondaire.
Les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients traités pour toutes sortes d’indications
comme un blépharospasme, des spasmes hémifaciaux, un torticolis, une spasticité suite à une
encéphalopathie infantile ou un AVC, une hyperhidrose axillaire et d’incontinence urinaire résultant
d’une hyperactivité neurogène du détrusor :
Des effets indésirables résultant de la diffusion des effets de la toxine à des endroits éloignés du site
d'injection ont été très rarement rapportés (faiblesse musculaire excessive, dysphagie, pneumonie
d'aspiration pouvant être fatale).
Rare Rash
Troubles généraux et anomalies Fréquent Asthénie, fatigue, malaise grippal et douleur au
au site d’administration site d’injection/ecchymose
Des effets indésirables peuvent se produire suite à une injection profonde ou mal orientée de Dysport
qui paralyse de façon temporaire des groupes musculaires voisins.
Torticolis spasmodique
Dans le traitement de torticolis spasmodique, les effets indésirables suivants ont été observés.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 13/28
Classes de systèmes d’organes Fréquence Effet indésirable
Affections du système nerveux Fréquent Maux de tête, sensations vertigineuses,
parésie faciale
Affections oculaires Fréquent Vision floue, diminution de l’acuité visuelle
La dysphagie semble être liée à la dose et survient plus fréquemment après une injection dans le muscle
sterno-cléido-mastoïdien. Une alimentation à base d’aliments mous peut s’avérer nécessaire jusqu’à
disparition des symptômes.
Spasticité focale chez les patients pédiatriques âgés de deux ans et plus, présentant une infirmité
motrice cérébrale
La déformation dynamique du pied en équin chez les patients ambulants, présentant une infirmité
motrice cérébrale
Les effets indésirables suivants ont été observés chez des patients traités par Dysport pour une spasticité
de la jambe secondaire à une infirmité motrice cérébrale.
Spasticité des membres supérieurs chez les patients pédiatriques présentant une infirmité motrice
cérébrale
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 14/28
contusion, douleur,
gonflement, éruption cutanée)
Peu fréquent Asthénie
Affections de la peau et du tissu Fréquent Eruption cutanée
sous-cutané
Traitement concomitant d’une déformation dynamique du pied en équin et d’une spasticité des
membres supérieurs chez les patients pédiatriques ambulants présentant une infirmité motrice
cérébrale
On ne dispose d’aucune donnée issue d’études cliniques contrôlées par placebo ; selon les données
existantes, le nombre d’effets indésirables liés au traitement n’est pas plus élevé pour des doses allant
jusqu’à 30 U/kg ou 1 000 U, selon la valeur la plus faible, par comparaison au nombre observé au cours
du traitement isolé des muscles des membres supérieurs ou des membres inférieurs.
*membres supérieurs :
Dans le traitement de la spasticité du bras chez l’adulte après un accident vasculaire cérébral, les effets
indésirables suivants ont été observés.
*membres inférieurs :
Dans le traitement de la spasticité focale de l'articulation de la cheville chez l'adulte après un accident
vasculaire cérébral ou une lésion cérébrale traumatique, les effets indésirables suivants ont été observés :
Lors du traitement concomitant des membres supérieurs et inférieurs au moyen de Dysport à une dose
totale de maximum 1500 U, aucun problème de sécurité n'a été observé autre que ceux attendus lors du
traitement des seuls muscles du membre supérieur ou du membre inférieur.
Hyperhidrose axillaire
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 15/28
Dans le traitement de l’hyperhidrose axillaire, les effets indésirables suivants ont été observés.
Expériences post-commercialisation
Le profil des effets secondaires signalés à la firme depuis la commercialisation du produit reflète la
pharmacologie du produit ainsi que les effets secondaires qui ont été observés lors des essais cliniques.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 16/28
Affections du système nerveux Hypoesthésie Fréquence indéterminée
Affections musculosquelettiques et Atrophie musculaire Fréquence indéterminée
du tissu conjonctif
4.9. Surdosage
Des doses trop importantes peuvent induire une paralysie neuro-musculaire sévère et à distance.
Un surdosage peut entraîner une augmentation du risque de pénétration de la neurotoxine dans la
circulation sanguine et être à l’origine de complications qui sont apparentées aux effets d’une
intoxication orale par la toxine botulinique (par exemple : effets sur la déglutition et dysphonie). Des
mesures de soutien respiratoire peuvent s’avérer nécessaires lorsque des doses excessives provoquent
une paralysie des muscles respiratoires.
Des mesures de soutien général sont conseillées. En cas de surdosage, le patient sera surveillé
médicalement à la recherche de tout signe et/ou symptôme de faiblesse musculaire exagérée ou de
paralysie musculaire.
Au besoin, il convient d’entamer un traitement symptomatique.
Il est possible que les symptômes de surdosage ne se produisent pas immédiatement après l’injection.
En cas d'injection accidentelle ou de prise par la bouche, le patient devra être surveillé médicalement
pendant plusieurs semaines à la recherche de tout signe et /ou symptôme de faiblesse musculaire
exagérée ou de paralysie musculaire.
5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES
Après injection dans le détrusor pour le traitement d’une hyperactivité neurogène du détrusor, la toxine
affecte les voies efférentes de l’activité du détrusor en inhibant la libération d’acétylcholine.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 17/28
De plus, la toxine peut inhiber les neurotransmetteurs afférents et les voies sensorielles.
Résultats des études cliniques avec Dysport dans le traitement de la spasticité focale chez l’adulte
*membres supérieurs
Dans une étude ‘dose-finding’ randomisée, en double aveugle, à groupes parallèles (n=82) portant sur
des hommes et des femmes ayant une spasticité des membres supérieurs après un accident vasculaire
cérébral, on a comparé Dysport à des doses de 500 unités (n=22), 1000 unités (n=22) et 1500 unités
(n=19) à un placebo (n=19). A la semaine 4, toutes les doses de Dysport montraient, par rapport au
placebo, une réduction significative de la spasticité mesurée par l’échelle MAS (‘Modified Ashworth
Scale’). Après 16 semaines, la MAS était également diminuée significativement pour toutes les doses
de Dysport susmentionnées en ce qui concerne le coude et le poignet, de même que pour les doigts dans
le groupe recevant 1000 unités de Dysport (p<0,05). Le nombre de patients qui montrait une réaction
(réduction de la MAS d’au moins 1 point sur l’échelle de temps) sur au moins 2 des articulations
étudiées, était significativement plus grand dans les groupes à 500 et 1.000 unités de Dysport que dans
le groupe placebo. Sur base de cette étude, la dose de 1000 unités de Dysport fut considérée comme la
dose optimale.
Dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo (n=59) portant sur des hommes
et des femmes ayant une spasticité des membres supérieurs après un accident vasculaire cérébral,
Dysport (1000 unités ; n=27) fut comparé à un placebo (n=32). La meilleure amélioration de la spasticité
au niveau des articulations du coude, du poignet et des doigts, mesurée par MAS était clairement
supérieure chez les patients traités par Dysport que dans le groupe placebo (p=0,004). L’amplitude de
l’effet par le score MAS durant les 16 semaines de l’étude était significativement plus grande chez les
patients traités par Dysport au niveau du poignet (p=0,004) et des articulations des doigts (p=0,001) par
rapport au groupe placebo. Le degré de mouvement passif du coude durant les 16 semaines de l’étude
était faible, mais significativement amélioré chez les patients traités avec Dysport par rapport au groupe
placebo (p=0,036).
L'efficacité et la sécurité de Dysport dans le traitement de la spasticité des membres supérieurs ont
encore été évaluées dans une étude multicentrique randomisée, en double aveugle et contrôlée contre
placebo menée chez 238 patients (159 recevant Dysport et 79 un placebo) présentant une spasticité des
membres supérieurs après un AVC ou une lésion cérébrale traumatique survenu(e) au moins 6 mois
plus tôt.
Le critère de jugement primaire pour l'efficacité était le tonus musculaire dans le groupe de muscles
primairement ciblé (PTMG: Primary Targeted Muscle Group) à la semaine 4, mesuré à l'aide de la MAS,
et le premier critère de jugement secondaire était l'évaluation globale par le médecin (PGA: Physician
Global Assessment) de la réponse au traitement. Les principaux résultats obtenus à la semaine 4 et à la
semaine 12 sont montrés ci-dessous :
Semaine 4 Semaine 12
Placebo Dysport Dysport Placebo Dysport Dysport
(500 U) (1000 (500 U) (1000
(N=79) (N=80) U) (N=79) (N=80) U)
(N=79) (N=79)
Modification moyenne (LS) à la
MAS du tonus musculaire dans le -0.1 -0.7** -0.8**
-0.3 -1.2** -1.4**
PTMG par rapport aux valeurs n=75 n=76 n=76
initiales
PGA moyenne (LS) de la réponse au 0.4 0.5 1.0*
traitement 0.7 1.4* 1.8**
n=75 n=76 n=76
Modification moyenne (LS) à la
MAS du tonus musculaire dans les -0.3 -1.4** -1.6** -0.3 -0.7* -0.9*
fléchisseurs du poignet par rapport n=54 n=57 n=58 n=52 n=54 n=56
aux valeurs initiales
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 18/28
Modification moyenne (LS) à la
MAS du tonus musculaire dans les -0.3 -0.9* -1.2** -0.1 -0.4* -0.6*
fléchisseurs des doigts par rapport n=70 n=66 n=73 n=67 n=62 n=70
aux valeurs initiales
Modification moyenne (LS) à la
MAS du tonus musculaire dans les -0.3 -1.0* -1.2** -0.3 -0.7* -0.8*
fléchisseurs du coude par rapport aux n=56 n=61 n=48 n=53 n=58 n=46
valeurs initiales
Modification moyenne à la MAS du
tonus musculaire dans les extenseurs -0.4 -0.6 -0.7 0.0 -0.9 0.0
de l'épaule par rapport aux valeurs n=12 n=7 n=6 n=12 n=7 n=6
initiales (1)
*p<0.05; ** p<0.0001;
LS = Least Square (moindres carrés)
(1) Aucun test statistique n'a été effectué en raison de la faible fréquence dans les groupes traitement et
placebo
Pour examiner l'effet du traitement sur les troubles fonctionnels, des évaluations ont été réalisées à la
‘Disability Assessment Scale’ (DAS). Les répondants, en termes de score à la DAS, pour le principal
groupe cible du traitement (population ITT) sont montrés ci-dessous :
En outre, des améliorations de la spasticité, évaluée sur l'échelle de Tardieu, ont été observées au plan
de l'amplitude de mouvement actif des doigts, du poignet ou du coude et de la facilité de mise en place
d'une attelle par le patient, surtout pour la dose de 1000 U de Dysport.
Dans une étude d'extension ouverte subséquente, un deuxième traitement a été administré sur base de
la nécessité clinique après un minimum de 12 semaines. Des doses supérieures à 1000 U avec un
maximum de 1500 U étaient autorisées lorsque les muscles de l'épaule étaient injectés.
Après administration répétée, l'efficacité de Dysport se maintient jusqu'à 1 an, d'après l'évaluation à la
MAS (étayé par des taux de réponse allant de 75% à 80% dans l'étude d'extension ouverte contre 75%
dans l'étude contrôlée contre placebo) et à la PGA lorsque les muscles du membre supérieur étaient
injectés. L'effet de Dysport était également maintenu ou amélioré sur les fonctions passives (DAS), la
spasticité (échelle de Tardieu), l'AROM (Active Range Of Motion) et la facilité de mise en place d'une
attelle.
*membres inférieurs :
L'efficacité et la sécurité de Dysport dans le traitement de la spasticité des membres inférieurs ont été
évaluées dans une étude-pivot multicentrique, randomisée, en double aveugle et contrôlée contre
placebo qui incluait 385 patients présentant une spasticité des membres inférieurs après un accident
vasculaire cérébral ou une lésion cérébrale traumatique (255 sujets traités par Dysport et 130 par
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 19/28
placebo). Le critère de jugement primaire était le score à la MAS (‘Modified Ashworth Scale’) évalué
au niveau de l'articulation de la cheville.
Un volume total de 7,5 ml de Dysport 1000 U (N=127), Dysport 1500 U (N=128) ou placebo (N=128)
était réparti entre les muscles gastrocnémien et soléaire et au moins un autre muscle du membre inférieur,
en fonction de la présentation clinique.
Lors de l'évaluation MAS au niveau de la cheville, genou tendu, (impliquant tous les fléchisseurs de la
plante du pied), une amélioration statistiquement significative a été observée avec 1500 U. Lors de
l'évaluation MAS au niveau de la cheville, genou fléchi, (impliquant tous les fléchisseurs de la plante
du pied à l'exception du gastrocnémien), une amélioration statistiquement significative a été observée
avec 1000 U et 1500 U.
Des améliorations de la spasticité au niveau de l'articulation de la cheville ont également été démontrées
à l'aide de l'échelle de Tardieu (‘Tardieu Scale’ TS), avec des améliorations statistiquement
significatives du degré de spasticité observées avec les doses de 1000 U et de 1500 U. Le traitement
par Dysport était également associé à une amélioration clinique statistiquement significative, mesurée
par le score à la PGA (Physician Global Assessment), avec les deux doses.
À la fin de cette étude, 345 patients ont été enrôlés dans une étude d'extension ouverte dans laquelle un
nouveau traitement par Dysport 1000 U ou 1500 U était déterminé par la nécessité clinique. Les sujets
présentant une spasticité concomitante des membres supérieurs pouvaient recevoir des injections de
Dysport 500 U dans les membres supérieurs affectés, en plus des 1000 U dans le membre inférieur,
pour une dose totale maximum de 1500 U. Les améliorations des paramètres d'efficacité (MAS, PGA
et TS) observées après 4 semaines de traitement en double aveugle par Dysport dans les membres
inférieurs se sont poursuivies avec le traitement répété. Aucune amélioration de la vitesse de marche
n'avait été observée après un seul traitement dans l'étude en double aveugle, ce qui a, par contre, été le
cas après traitement répété.
La déformation dynamique du pied en équin induite par la spasticité chez les patients âgés de 2 ans et
plus, présentant une infirmité motrice cérébrale
Une étude multicentrique, réalisée en double aveugle et contrôlée par placebo (étude Y-55-52120-141)
a été menée chez des enfants présentant une déformation dynamique du pied en équin induite par une
spasticité secondaire à une infirmité motrice cérébrale. Au total, 235 patients naïfs ou non naïfs de
traitement par la toxine botulique et présentant un score MAS de 2 ou plus, ont été inclus dans l’étude
pour recevoir 10 unités de Dysport par kg par jambe, 15 unités de Dysport par kg par jambe ou un
placebo. Le traitement était bilatéral chez 41% des patients, qui ont ainsi reçu une dose totale de Dysport
de 20 ou 30 unités par kg. Le critère d’évaluation primaire d’efficacité était la variation moyenne du
score MAS par rapport à l’état initial, mesuré à la semaine 4 au niveau des fléchisseurs plantaires de la
cheville. Les critères d’évaluation secondaires d’efficacité étaient le score PGA moyen (« Physicians
Global Assessment ») et le score GAS moyen (« Goal Attainment Scaling ») mesurés à la semaine 4.
Après le traitement, les patients ont fait l’objet d’un suivi supplémentaire pendant une durée minimale
de 12 semaines jusqu’à maximum 28 semaines. À la fin de l’étude, les patients ont été invités à participer
à une étude d’extension réalisée en ouvert (étude Y-55-52120-147).
Variation du score MAS par rapport à l’état initial, mesuré à la semaine 4 et à la semaine 12, les
scores PGA et GAS moyens à la semaine 4 et à la semaine 12 (population ITT)
Dysport
Paramètre Placebo 10 U/kg/jambe 15 U/kg/jambe
(N=77) (N=79) (N=79)
Variation moyenne (MC) par rapport
à l’état initial du score MAS mesuré
au niveau des fléchisseurs plantaires
de la cheville
À la semaine 4 -0,5 -0,9 ** -1,0 ***
À la semaine 12 -0,5 -0,8 * -1,0 ***
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 20/28
Score moyen (MC) pour PGA
réponse au traitement [b]
À la semaine 4 0,7 1,5 *** 1,5 ***
À la semaine 12 0,4 0,8 * 1,0 **
Score GAS moyen (MC) [a]
À la semaine 4 46,2 51,5 *** 50,9 **
À la semaine 12 45,9 52,5 *** 50,5 *
* p≤ 0,05 ; **p≤ 0,003 ; *** p≤ 0,0006 par comparaison au placebo ; MC=moindres carrés
[a] Le score GAS mesure le niveau de réalisation des objectifs choisis à l’état initial dans une
liste incluant douze catégories. Les cinq objectifs les plus fréquemment choisis étaient
l’amélioration de la marche (70,2%), l’amélioration de l’équilibre (32,3%), la réduction de la
fréquence des chutes (31,1%), la réduction de la fréquence du trébuchement (19,6%) et
l’amélioration de l’endurance (17,0%)
Une amélioration de la spasticité des fléchisseurs plantaires de la cheville a été observée et évaluée par
l’échelle de Tardieu. Le degré de spasticité (Y) présentait une amélioration statistiquement significative
par rapport au placebo pour les deux groupes de traitement Dysport 10 U/kg/jambe et 15 U/kg/jambe à
la semaine 4 et à la semaine 12, et l’angle de ressaut (Xv3) était significatif à la semaine 12 pour le
groupe Dysport 10 U/kg/jambe et à la semaine 4 et à la semaine12 pour le groupe Dysport
15 U/kg/jambe.
Les patients des deux groupes de traitement Dysport, 10 U/kg/jambe et 15 U/kg/jambe, présentaient une
amélioration significative par rapport à l’état initial du score global obtenu à l’échelle OGS
(« Observational Gait Scale ») à la semaine 4 par comparaison au placebo, et une proportion
statistiquement significativement plus élevée de patients répondaient au traitement à la semaine 4 et à
la semaine 12 pour le critère de contact initial du pied à l’échelle OGS.
Les parents ont rempli le module spécifique pour l’IMC de l’Inventaire de la qualité de vie pédiatrique
(« Paediatric Quality of Life Inventory »). À la semaine 12, les patients des groupes de traitement
Dysport 10 U/kg/jambe et 15 U/kg/jambe présentaient une amélioration statistiquement significative de
la fatigue, par rapport à l’état initial et par comparaison au placebo. Aucune autre amélioration
statistiquement significative n’a été observée au niveau des autres sous-échelles.
À la fin de cette étude, 216 patients ont été inclus dans une étude d’extension réalisée en ouvert (étude
Y5552120-147), au cours de laquelle ils pouvaient à nouveau recevoir le traitement en fonction de leurs
besoins cliniques. Les injections étaient autorisées dans les muscles distaux (jumeaux, soléaire, jambier
postérieur) et les muscles proximaux (ischio-jambiers et adducteurs de la hanche), y compris les
injections sur plusieurs niveaux. Au cours de séances de traitement répétées pendant maximum 1 an,
une efficacité a été observée et a été évaluée par la détermination des scores MAS, PGA et GAS.
Spasticité focale des membres supérieurs chez les patients pédiatriques âgés de deux ans et plus,
présentant une infirmité motrice cérébrale
L’efficacité et la sécurité de Dysport pour le traitement de la spasticité des membres supérieurs chez
des enfants ont été évaluées au cours d’une étude randomisée, multicentrique, contrôlée, réalisée en
double aveugle, ayant comparé un groupe de patients traités par des doses de 8 U/kg et 16 U/kg
administrées dans le membre supérieur choisi pour l’étude avec un groupe témoin recevant une faible
dose de 2 U/kg. Au total, 212 patients ayant une spasticité des membres supérieurs résultant d’une
infirmité motrice cérébrale, naïfs ou non naïfs de traitement par la toxine botulique et présentant un
score MAS (Modified Ashworth Scale) ≥ 2 dans le PTMG (Primary Targeted Muscle Group, groupe de
muscles primairement ciblé), ont été randomisés dans l’étude.
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 21/28
La dose totale de Dysport était injectée par voie intramusculaire dans les muscles du membre supérieur
atteint, qui incluaient le PTMG ou les fléchisseurs du coude ou du poignet, ainsi que d’autres muscles
du membre supérieur, en fonction de la présentation clinique. Il n’était pas permis d’administrer une
dose supérieure à 0,5 ml par site d’injection. Il était néanmoins autorisé d’utiliser plus d’un site
d’injection par muscle.
Le critère d’évaluation primaire de l’efficacité était la variation moyenne du score MAS par rapport à
l’état initial, dans le PTMG à la semaine 6. Les critères d’évaluation secondaires de l’efficacité étaient
le score PGA moyen (Physicians Global Assessment) et le score GAS moyen (Goal Attainment Scale)
à la semaine 6.
Variation du score MAS par rapport à l’état initial, mesuré à la semaine 6 et à la semaine 16,
dans le PTMG, scores PGA et GAS à la semaine 6 et à la semaine 16 – Cycle de traitement 1
(population randomisée)
Dysport 2 U/kg Dysport 8 U/kg Dysport 16 U/kg
(N=71) (N=70) (N=71)
Score MAS dans le PTMG
Semaine 6
Variation moyenne MC (IC* à 95%) -1,4 [-1,7 ; -1,2] -1,9 [-2,1 ; -1,6] -2,2 [-2,4 ; -2,0]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
-0,4 [-0,8 ; -0,1] -0,8 [-1,1 ; -0,5]
95%)
Valeur p 0,0093 <0,0001
Semaine 16
Variation moyenne MC (IC à 95%) -0,9 [-1,2 ; -0,7] -1,3 [-1,5 ; -1,0] -1,5 [-1,7 ; -1,2]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
-0,3 [-0,7 ; 0,0] -0,8 [-1,1 ; -0,5]
95%)
Valeur p 0,0573 0,0008
Score MAS des répondants, semaine 6
Amélioration ≥ 1
Nombre de sujets (%) 56 (78,9) 61 (87,1) 66 (93,0)
Odds ratio par rapport à 2 U/kg (IC à
1,7 [0,7 ; 4,2] 4,6 [1,4 ; 15,4]
95%)
Valeur p 0,2801 0,0132
Amélioration ≥ 2, n (%)
Nombre de sujets (%) 32 (45,1) 47 (67,1) 55 (77,5)
Odds ratio par rapport à 2 U/kg (IC à
2,4 [1,2 ; 4,8] 4,3 [2,0 ; 9,0]
95%)
Valeur p 0,0129 0,0001
Amélioration ≥ 3, n (%)
Nombre de sujets (%) 14 (19,7) 25 (35,7) 35 (49,3)
Odds ratio par rapport à 2 U/kg (IC à
2,3 [1,1 ; 5,1] 4,2 (1,9 ; 9,0]
95%)
Valeur p 0,0326 0,0003
Score PGA
Semaine 6
Score moyen MC (IC à 95%) 1,6 [1,4 ; 1,9] 2,0 [1,7 ; 2,2] 2,0 [1,7 ; 2,2]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
0,3 [0,0 ; 0,7] 0,3 [0,0 ; 0,7]
95%)
Valeur p 0,0445 0,0447
Semaine 16
Score moyen MC (IC à 95%) 1,6 [1,3 ; 1,8] 1,5 [1,3 ; 1,8] 1,7 [1,5 ; 2,0]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
-0,1 [-0,4 ; 0,3] 0,2 [-0,2 ; 0,5]
95%)
Valeur p 0,7797 0,3880
Score total GAS [a]
Semaine 6
Score moyen MC (IC à 95%) 51,2 [48,8 ; 51,4 [48,9 ; 52,3 [49,8 ;
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 22/28
53,6] 53,8] 54,7]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
0,2 [-3,2 ; 3,5] 1,1 [-2,2 ; 4,4]
95%)
Valeur p 0,9255 0,5150
Semaine 16
53,3 [50,6 ; 52,8 [50,1 ; 54,6 [51,8 ;
Score moyen MC (IC à 95%)
56,1] 55,6] 57,4]
Différence par rapport à 2 U/kg (IC à
-0,5 [-4,3 ; 3,3] 1,3 [-2,5 ; 5,0]
95%)
Valeur p 0,7862 0,5039
MC = moindres carrés
PTMG : primary target muscle group, groupe de muscles primairement ciblé (fléchisseurs du coude ou
fléchisseurs du poignet)
[a] Les quatre objectifs primaires les plus fréquemment choisis étaient « pouvoir tendre la main »,
« pouvoir saisir et relâcher un objet », « pouvoir utiliser un membre comme une main servant à
stabiliser » et « pouvoir impliquer davantage le bras atteint dans les activités quotidiennes ».
*IC = intervalle de confiance
Les résultats observés au niveau des critères d’évaluation primaire et secondaires ont été confirmés par
les résultats positifs obtenus dans le module spécifique pour l’infirmité motrice cérébrale de l’Inventaire
de la qualité de vie pédiatrique (Paediatric Quality of Life Inventory).
Au cours du premier cycle de traitement, une répétition du traitement a eu lieu endéans la semaine 28
chez la majorité des sujets traités par Dysport (62,3% dans le groupe Dysport 8 U/kg et 61,4% dans le
groupe Dysport 16 U/kg), alors que ce n’était pas encore le cas à la semaine 34 chez plus de 24% des
sujets dans les deux groupes de traitement.
Deux études cliniques pivots, multicentriques, randomisées, réalisées en double aveugle et contrôlées
par placebo, ont été réalisées chez des patients souffrant d'une incontinence urinaire secondaire à une
hyperactivité neurogène du détrusor. Tous les patients pratiquaient déjà le sondage pour vider
régulièrement leur vessie et ne bénéficiaient pas d’une prise en charge adéquate par des thérapies orales;
les patients avaient déjà reçu ou non de la toxine botulique pour un traitement antérieur du détrusor. Au
cours des deux études, un total de 485 patients présentant une lésion de la moelle épinière (N=341) ou
la sclérose en plaques (N=144) ont été randomisés pour recevoir 600 U de Dysport (N=162), 800 U de
Dysport (N=161) ou le placebo (N=162). Le traitement a été administré par cystoscopie sous la forme
de 30 injections dans le détrusor, réparties de manière uniforme en évitant le trigone. Une antibiothérapie
prophylactique doit être instaurée au moins 3 jours avant l’administration de Dysport et poursuivie
pendant au moins les 3 jours suivant l’administration de Dysport. Après le traitement initial, les patients
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 23/28
pouvaient recevoir des traitements supplémentaires de 600 U ou 800 U de Dysport s’ils répondaient aux
critères de retraitement.
Les résultats des études pivots mises en commun sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Critères d’évaluation primaire et secondaires au cours des études pivots mises en commun
(population randomisée)
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 24/28
maximale (ml), semaine 6 [b]
Variation moyenne selon
-4,0 (13,9) 164,6 (13,6) 175,8 (13,7)
méthode MC (ET)
Différence par rapport au placebo 179,8
168,5 [132,4 ; 204,7]
(IC à 95% [143,5 ; 216,1]
Valeur p <0,0001 <0,0001
Absence de contractions
involontaires du détrusor,
semaine 6 [b]
Proportion de sujets 6,6% 44,0% 55,0%
Odds ratio par rapport au placebo
11,9 [5,3 ; 26,6] 18,6 [8,3 ; 41,7]
(IC à 95%)
Valeur p <0,0001 <0,0001
Volume à la première contraction
involontaire du détrusor (ml),
semaine 6 [b]
Variation moyenne selon
12,3 (14,7) 166,4 (14,4) 191,2 (14,6)
méthode MC (ET)
Différence par rapport au placebo 178,9
154,1 [116,0 ; 192,1]
(IC à 95%) [140,4 ; 217,5]
Valeur p <0,0001 <0,0001
Pression maximale du détrusor
pendant le stockage (cmH2 O),
semaine 6 [b]
Variation moyenne selon
-4,9 (2,3) -33,1 (2,2) -35,4 (2,2)
méthode MC (ET)
Différence par rapport au placebo
-28,2 [-34,0 ; -22,3] -30,4 [-36,3 ; -24,5]
(IC à 95%)
Valeur p <0,0001 <0,0001
Score I-QOL total [c], semaine 6
Variation moyenne selon
7,1 (1,8) 22,1 (1,8) 22,2 (1,7)
méthode MC (ET)
Différence par rapport au placebo
15,0 [10,4 ; 19,6] 15,1 [10,5 ; 19,7]
(IC à 95%)
Valeur p <0,0001 <0,0001
I-QOL = qualité de vie liée à l’incontinence ; MC = moindres carrés ; ET = erreur type
[a] La proportion des patients obtenant une réduction de l’état initial à la semaine 6 d’au moins 75%
des épisodes d’incontinence était de respectivement 62,5% et 57,6% dans les groupes Dysport 600 U
et 800 U, contre 15,0% dans le groupe placebo. Les proportions pour les groupes correspondants
obtenant une réduction d’au moins 50 % étaient de 73,6% et 67,6%, contre 34,3%.
[b] En se basant sur la population urodynamique (N=447) car les paramètres urodynamiques
spécifiques à l’étude n’ont pas été mesurés chez tous les patients : N=148 (placebo), N=153 (Dysport
600 U), N=146 (Dysport 800 U)
[c] L’échelle des scores totaux au questionnaire I-QOL varie entre 0 (problème maximal) et 100
(absence totale de problème). La différence minimale importante pour le score total I-QOL, rapportée
au sein de la population présentant une hyperactivité neurogène du détrusor, est de 11 points. Des
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 25/28
améliorations par rapport au placebo ont également été observées pour chaque score de domaine
individuel (comportement limitant/d’évitement, impact psychosocial et embarras social)
Des améliorations par rapport au placebo de la variation par rapport à l’état initial ont également été
observées dans les deux groupes Dysport pour le volume évacué par miction ainsi que pour le paramètre
urodynamique de compliance du détrusor. En plus de la qualité de vie liée à la santé et spécifique à
l’incontinence évaluée au moyen du questionnaire I-QOL, l’impression globale du patient de la réponse
au traitement, mesurée au moyen de l’échelle d’évaluation à 7 points (allant de « beaucoup mieux » à
« beaucoup moins bien »), indiquait une réponse significativement meilleure après le traitement par
Dysport qu’avec le placebo.
Pour tous les critères d’évaluation d’efficacité, les patients présentaient une réponse cohérente avec un
retraitement par Dysport ; 426, 217 et 76 sujets ont reçu au moins 1, 2 et 3 traitement(s) par Dysport.
La réduction moyenne de la fréquence hebdomadaire des épisodes d’incontinence à la semaine 6 pour
l’ensemble des cycles de traitement par Dysport était de -21,2 à -22,3 pour Dysport 600 U et de -21,3 à
-23,7 pour Dysport 800 U.
Le délai médian jusqu’à un retraitement était de 39 à 47 semaines après avoir reçu le traitement initial
par Dysport, même si plus de 40% des sujets n’ont reçu aucun retraitement au bout de 48 semaines.
6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES
6.2. Incompatibilités
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 26/28
Sans objet.
Après reconstitution, une stabilité a été mise en évidence pendant 24 heures entre 2-8°C. Pour des
raisons microbiologiques, le produit doit être immédiatement utilisé. Si le produit n’est pas utilisé
immédiatement, le temps et les conditions de conservation à l’utilisation sont sous la responsabilité de
l’utilisateur, et la durée de conservation ne peut normalement pas dépasser 24 heures entre 2-8°C.
Conservation :
A conserver au réfrigérateur (entre 2-8°C).
Ne pas congeler.
Le produit reconstitué, conservé entre 2-8°C doit être utilisé dans les 24 heures qui suivent sa
préparation.
Après utilisation, la solution restante doit immédiatement être éliminée.
Boîte de 1 ou 2 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
IPSEN nv
Guldensporenpark 87
9820 Merelbeke
Belgique
BE180521
LU: 2002020015
Numéro national 0312493: 1 flacon
Numéro national 0312509: 2 flacons
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 27/28
9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE
L’AUTORISATION
03/2023
Approbation : 03/2023
(basis: new NDO indication (bladder) ID 15024) + AULv3 FAMHP ID 231514 + CCSIv14 FAMHP ID 267746 28/28