MÉTHODE DE L’EXPLICATION-COMMENTAIRE DE TEXTE (TG)
Remarque préalable : à la différence d’un texte littéraire, un texte philosophique est composé
surtout d’idées et d’arguments. Il est plus démonstratif qu’expressif.
— L’INTRODUCTION (= entre 1 demi-page et 1 page) indique :
Le problème du texte = la question à laquelle le texte prétend répondre (=>
Formulation possible : « L’auteur aborde ici la question de savoir si/dans quelle mesure etc.»,
«Ce texte pose le problème X etc .»).
La thèse du texte = la position spécifique l’auteur par rapport au problème précédemment
dégagé (=> Formulation possible : « Selon l’auteur, etc. », « L’auteur affirme que, prétend
démontrer que etc. »). Parfois la thèse est explicitement posée dans le texte même, mais le
plus souvent ce n’est pas le cas et il faut la dégager de manière synthétique à partir de
l’ensemble du texte.
Le plan du texte = les différentes étapes de l’argumentation. Pour chaque partie ou sous-
partie, il faut indiquer brièvement à la fois son contenu essentiel et sa fonction logique (ex :
affirmer une position / illustrer à l’aide d’un exemple / préciser la signification d’une notion
ou d’un phénomène / expliquer un phénomène en en dégageant la cause / prouver, réfuter,
objecter, contre-objecter à l’aide d’arguments ou de contre-arguments etc.). (=> Formulation
possible : « Ayant posé que…, l’auteur le démontre en s’appuyant sur l’argument selon
lequel…, et il illustre son argument avec l’exemple X. Cela lui permet alors de préciser la
signification de Y etc. »). Rq : si le propos est précis, l’indication du numéro des lignes n’est
pas obligatoire.
— LE DÉVELOPPEMENT (3 pages minimum !) explique et commente, dans l’ordre,
chacune des étapes de l’argumentation du texte dégagées en Introduction :
Le DVT comporte autant de grandes parties qu’il y a de grandes parties dans le
texte. Chacune de ces grandes parties du développement comporte évidemment plusieurs §§,
dont chacun est généralement consacré à l’explication (et éventuellement au commentaire)
d’une grande idée ou d’un grand problème ou d’une grande unité argumentative etc. du texte.
À la fin du DVT, presque tout le texte aura donc été expliqué-commenté.
Dans chaque §, le DVT vise surtout à expliquer (en précisant la signification des
idées, le fonctionnement des arguments, et à mettre en relief les points forts etc.), mais il doit
aussi essayer de commenter (en comparant telle idée ou tel argument du texte avec l’opinion
courante ou avec d’autres auteurs, en évaluant la force/faiblesse de cette idée ou de cet
argument, en les complétant, en indiquant ce que l’auteur ne dit pas etc.)
Le DVT doit faire fonctionner l’argumentation du texte : il doit donc être attentif aux
articulations logiques du texte et les mettre en évidence, qu’elles soient explicites ou
implicites => Au lieu des « Ensuite… », « D’autre part… », « En un second lieu… », il vaut
mieux utiliser les « Donc… » (« L’auteur en déduit que… », « L’auteur se pose alors le
problème de savoir si… » etc.), « Mais… » (« L’auteur a dit que… Cependant, ne pourrait-on
lui objecter que… » etc.), « De même… » (« L’auteur a montré que… D’une manière
analogue, il réfléchit à… » etc.), « En effet…» (« L’auteur a démontré le phénomène X. Et il
l’explique en effet par le phénomène Y, à savoir que… » etc.)
Le DVT doit citer le texte fréquemment, mais par petites quantités (=> mots, groupes de
mots, ou 1/2 lignes du texte maximum).
— LA CONCLUSION rappelle juste, d’une manière forte et nette, la thèse du texte et elle
essaie d’en montrer l’intérêt, l’originalité etc.