Plan
- La modernisation de l’ordre juridique par une révolution douce
- La modernisation du droit substantiel des affaires
- La modernisation du droit processuel des affaires
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1. La modernisation de l’ordre juridique par une révolution douce
1.1 Controverses juridiques
1.1.1. Constitutionnalité du processus d’adhésion
Cour constitutionnelle du Sénégal (16 décembre 1993) (+ jurisprudence européenne)
Cour Suprême du Justice (5 février 2010/ art 213- 217 de la Constitution)
1.1.2. Coexistence entre l’OHADA et les autres organisations africaines
1.2 Evolution du processus d’adhésion
• 2001 et 2003 : annonces / 2004 : étude sur les modalités d’adhésion / 2006 : Conseil des
Ministres (formaliser le processus d’adhésion) / 2008 : Président de la République (lettre
d’intention) / 2009 : vote loi autorisant l’adhésion / 2010 : Cour Suprême (5 février) et
promulgation (11 février 2010) ; CNO / 2011 : Formations, vulgarisation, etc. (depuis 2005) /
2012 : dépôt de l’instrument d’adhésion. Application du droit OHADA (12 septembre 2012) /
Innovations.
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1.3. Domaine du droit des affaires
1.3.1. Processus d’adoption et portée des Actes uniformes
• Caractère direct et obligatoire de l’applicabilité des Actes uniformes : abrogation des
dispositions nationales contraires ou identiques (article 10 du Traité).
1.3.2. Contours élastiques du droit des affaires et survivance de normes nationales (+ limites)
1.3.3. Mesures transitoires et dérogatoires (art 908, 21, 916, 919 AUSCGIE)
• Processus de mise en conformité du droit national par rapport au droit OHADA et vice versa
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2. La modernisation du droit substantiel des affaires
2.1. La métamorphose au centre du droit des affaires
2.1.1. Droit commercial général (AU 15 décembre 2010)
• L’ancien droit commercial congolais confinait la femme mariée dans une incapacité juridique
qui a résisté aux idées novatrices. Notre droit ne contenait aucun mot sur le bail professionnel, à
peine sur le fonds de commerce.
• L’Acte uniforme sur le droit commercial général (AUDCG) modernise le droit commercial
général : statut du commerçant et de l’entreprenant (« petit commerçant »), registre du
commerce et du crédit mobilier (RCCM), bail professionnel, fonds de commerce, intermédiation
commerciale, vente commerciale.
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2.1.2. Droit des sociétés commerciales et du GIE (1/8)
AU 30/01/2014
1° Droit commun des sociétés et du GIE
Société (art 4-5) ; qualité d’associé ; forme des statuts ; objet social ; siège social ; durée (99
ans maximum) et prorogation ; apports (en numéraire, nature ou industrie) ; dénomination sociale
(le concept de raison sociale est abandonné) ; titres sociaux (actions, parts sociales) ; capital
social ; modification des statuts ; déclaration de régularité et de conformité ; déclaration notariée
de souscription et de versement ; sanctions applicables en cas de non respect des formalités ;
appel public à l’épargne ;
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2.1.2. Droit des sociétés (2/8)
immatriculation au RCCM, personnalité juridique ; engagements pris pour le compte de la société
en formation ; succursales (les succursales des sociétés ayant leurs sièges sociaux en dehors de
l’espace OHADA doivent se « transformer » en sociétés commerciales au bout de deux ans, sauf
dérogation par le Ministre du Commerce) ; pouvoirs des dirigeants sociaux ; décisions collectives
(AGO, AGE, AGS) ; états financiers de synthèse annuels ; affectation des résultats ; procédure
d’alerte ; expertise de gestion ; action en responsabilité civile contre les dirigeants sociaux ;
groupes de sociétés ; transformation des sociétés ;
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2.1.2 Droit des sociétés (3/8)
fusion ; scission ; apport partiel d’actif ; dissolution ; liquidation ; nullité de la société et des actes
sociaux ; formalités diverses.
Contrôles préventifs : les associés (et les commissaires aux comptes également) peuvent
adresser aux dirigeants sociaux une véritable demande d’explication lorsqu’une menace pèse sur
la continuité de l’exploitation. Ils peuvent aussi recourir à l’expertise de gestion.
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2.1.2 Droit des sociétés (4/8)
2° Droit spécial des sociétés et du GIE
a) Régimes juridiques spécifiques aux sociétés à
risque illimité (SNC, SCS)
Constitution de la société ; Composition (associés commandités et associés commanditaires) ;
Organisation et fonctionnement ; organes de gestion et de contrôle (seuls les commandités
peuvent devenir gérant) ; Responsabilité au passif : solidaire et indéfinie ; à concurrence de la
mise initiale pour les commanditaires ; Principe d’unanimité.
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2.1.2 Droit des sociétés (5/8)
b) Régimes juridiques des sociétés à risque limité (SA, SARL, SAS) Montant minimum du capital
social (1.000.000/10.000.000 CFA)
Evaluation des apports en nature et les avantages particuliers par un commissaire aux apports.
Formules classiques - souvent modernisées ou plus complètes - relatives à la constitution, à
l’organisation et au fonctionnement, aux organes de gestion et de contrôle, à la responsabilité au
passif social (à concurrence de la mise initiale), aux conventions entre la société et l’un de ses
dirigeants (ou associés), à l’augmentation du capital social, au contrôle exercé par les
commissaires aux comptes ; aux règles particulières sur la transmission, à la cession et au
nantissement des parts sociales, à la fusion et à la scission.
Société Anonyme : Conseil d’Administration ou Administrateur Général ; avec ou sans appel
public à l’épargne.