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Étude de la Machine Asynchrone Triphasée

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Université Saint-Joseph de Beyrouth

Faculté d’Ingénierie et d’Architecture


E.S.I.B.
ET-A01-L
Département Électricité et Mécanique

Programme de Génie Électrique


Semestre 2

ÉTUDE DE LA MACHINE

ASYNCHRONE TRIPHASÉE À BAGUES

Texte destiné à effectuer la manipulation en mode virtuel

Logiciel utilisé : MATLAB/Simulink

Version révisée 1.03

Mars 2024
INTRODUCTION

Le but est de simuler, à l’aide de MATLAB/Simulink, la manipulation ET-A01 intitulée


« ÉTUDE DE LA MACHINE ASYNCHRONE TRIPHASÉE À BAGUES ».

A cette fin, une annexe (pages 10 à 26) dédiée à cet effet est rajoutée à la fin du texte de
la manipulation classique (pages 2 à 9) destinée à être réalisée au laboratoire.

Cette annexe détaille le travail à faire et explique la démarche à suivre pour le réaliser.

1
ET-A01-L

ÉTUDE DE LA MACHINE ASYNCHRONE TRIPHASÉE À BAGUES

1. DONNÉES THÉORIQUES

1.1. Principe de la production de couple

Une machine asynchrone est composée de deux armatures triphasées. Le stator crée
un champ tournant à la vitesse du synchronisme.
𝜔0
Ω0 =
𝑝
En appelant :
𝑝 : le nombre de paire de pôles
𝜔0 : la pulsation des courants d'alimentation
Ce champ induit au rotor des courants de pulsation :

Ω0 −Ω
𝜔0 = 𝑔𝜔0 avec 𝑔 = Ω0

𝑔 est le glissement, Ω est la vitesse de rotation de la machine.

Ces courants rotoriques créent à leur tour un champ tournant dont la vitesse relative
au stator est celle du synchronisme. C'est l'interaction entre ces deux champs, tournant à
la même vitesse, qui crée le couple.

1.2. Schéma monophasé étoile équivalent

Figure 1 : Schéma monophasé étoile équivalent de la machine asynchrone

Le schéma monophasé étoile équivalent d'un moteur asynchrone est donné figure 1.

2
𝑅1 résistance statorique du schéma monophasé étoile équivalent.

𝐿1 𝜔 réactance de magnétisation.

𝑅𝑃𝐹𝑒 résistance équivalente aux pertes fer statoriques.

𝑁′2 𝜔 réactance des fuites totales ramenée au stator.

𝑅′2 résistance rotorique du schéma monophasé étoile équivalent, ramenée au stator.

Ce schéma ne tient pas compte des pertes fer rotoriques qui en fonctionnement
normal sont négligeables du fait de la faible valeur de g.

1.3. Couple du moteur asynchrone

Les moteurs utilisés au laboratoire sont de trop faible puissance pour pouvoir
négliger 𝑅1 . Néanmoins on peut simplifier les calculs, en considérant que la chute de
tension dans 𝑅1 est faible devant la tension d'alimentation. On peut alors transférer R1 de
l'autre côté de la branche magnétisante. Cette transformation conduit à des résultats
compatibles avec la réalité à 2 ou 3% près.

Comme par ailleurs, l'établissement du schéma équivalent de la figure 1 est obtenu


moyennant d'autres approximations du même ordre (absence de saturation, d'hystérésis,
de traînage magnétique), le fait d'utiliser le schéma de la figure 2 est justifié.

Figure 2 : Schéma monophasé étoile équivalent simplifié

Le schéma de la figure 2 conduit à l'expression du couple électromagnétique suivante :

𝑝 𝑅′2 /𝑔
𝐶𝑒𝑚 = 𝑈12
𝜔 (𝑅1 +𝑅′2 /𝑔)2 +𝑁′2 𝜔2

Il faut remarquer que l'utilisation du schéma de la figure 1 conduit à la même


expression du couple électromagnétique à condition de négliger :

- 𝑅1 devant 𝑅𝑃𝐹𝑒 d'une part,


- 𝑅1 devant 𝐿1 𝜔 et 𝑁′2 𝜔 devant 𝐿1 𝜔 d'autre part.

Remarquons que les valeurs numériques justifieront à posteriori ces approximations.

3
1.4. Différents modes de fonctionnement d'une machine asynchrone

Le bilan des puissances, lorsqu'il est établi au niveau du rotor, fournit :

𝑃1→2 = 𝑃𝐽2 + 𝑃2

avec :

𝑃1→2 puissance "traversant" l'entrefer


𝑃2 puissance mécanique fournie à l'arbre
𝑃𝐽2 pertes Joule rotoriques

Conventionnellement, les puissances 𝑃1→2 et 𝑃2 seront positives (figure 3).

Figure 3 : Bilan de puissance du rotor de la machine asynchrone

Avec ces conventions, la puissance 𝑃𝐽2 dissipée par effet Joule est positive.

D'autre part, nous savons que :

𝑃𝐽2 = 𝑔 𝑃1→2
ce qui entraîne :

𝑃1→2 (1 − 𝑔) = 𝑃2

Ce qui permet d'écrire deux relations, qui, au niveau du rotor, régissent le


fonctionnement de la machine asynchrone en imposant uniquement la valeur algébrique
de g.

𝑔 𝑃1→2 > 0
{
𝑃2 = 𝑃1→2 (1 − 𝑔)

a) Fonctionnement en moteur : g compris entre 0 et 1

• 𝑔 𝑃1→2 positif entraîne 𝑃1→2 positive.

• 1 − 𝑔 positif et 𝑃1→2 positive entraînent 𝑃2 positive.

On retrouve bien que le rotor reçoit une puissance à travers l'entrefer et fournit une
puissance sur l'arbre.

4
b) Fonctionnement en génératrice : g négatif

• 𝑔 𝑃1→2 positif entraîne 𝑃1→2 négative.

• 1 − 𝑔 positif et 𝑃1→2 négative entraînent 𝑃2 négative.

La puissance sur l'arbre est absorbée par le moteur qui fournit au stator une
puissance traversant l'entrefer.

c) Fonctionnement en frein : g supérieur à 1

• 𝑔 𝑃1→2 positif entraîne 𝑃1→2 positive.

• 1 − 𝑔 négatif et 𝑃1→2 positive entraînent 𝑃2 négative.

Le rotor reçoit de la puissance mécanique par l'arbre et de la puissance électrique à


travers l'entrefer.

Remarque
Dans tous les modes de fonctionnement décrits ci-dessus, la machine
asynchrone consomme toujours de la puissance réactive.

2. TRAVAIL A EFFECTUER

2.1. Essai à l'arrêt rotor ouvert

Le rotor étant à vide, mesurer la tension à ses bornes lorsque le stator est alimenté
sous tension nominale.

En déduire le rapport de transformation du transformateur équivalent :

𝑈𝑟𝑜𝑡𝑜𝑟
𝑚=
𝑈𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟

Faire un essai inverse, en alimentant le rotor par une tension égale à celle qui a été
mesurée durant l'essai direct.
En déduire :

𝑈′𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟
𝑚′ =
𝑈′𝑟𝑜𝑡𝑜𝑟

En déduire le coefficient de dispersion :

𝜎 = 1 − 𝑚𝑚′

Quelle est la signification de ce coefficient ?

5
2.2. Essai en court-circuit à rotor bloqué

Figure 4 : Montage à réaliser pour les essais en court-circuit et à vide

a) Planification de l’expérience
En indiquant le but de cet essai, planifier l’expérience à réaliser en définissant :
- Les appareils de mesures nécessaires,
- La procédure à suivre,
- Les grandeurs à mesurer,
- La plage de variation,
- L’ordre de grandeur prévu.
Dessiner le montage détaillé avec les appareils de mesure nécessaires et le faire
valider par votre encadrant.

b) Réalisation de l’expérience
Le montage utilisé est celui de la figure 4.

Remarque
La tension fournie par l'autotransformateur est nulle au moment de la mise sous
tension. On augmente progressivement la tension jusqu'à avoir le courant nominal
au stator.

Relever et déterminer les différentes grandeurs statoriques : puissance, courant,


tension et 𝑐𝑜𝑠 𝜙𝑐𝑐 .

c) Analyse des résultats


Interpréter les résultats obtenus en calculant les grandeurs que cet essai permet de
déterminer.
6
d) Conclusion
Conclure sur la pertinence des valeurs obtenues au 2.2. c).

2.3. Essai à vide en rotation

a) Planification de l’expérience
En indiquant le but de cet essai, planifier l’expérience à réaliser en définissant :
- Les appareils de mesures nécessaires,
- La procédure à suivre,
- Les grandeurs à mesurer,
- La plage de variation,
- L’ordre de grandeur prévu.
Dessiner le montage détaillé avec les appareils de mesure nécessaires et le faire
valider par votre encadrant.

b) Réalisation de l’expérience
Le moteur est accouplé à la génératrice à courant continu qui, pour assurer son rôle
de convertisseur d'énergie mécanique en énergie électrique demandera au moteur de lui
fournir un couple sur l'arbre. Dans cet essai, la génératrice ne débite aucun courant,
n'absorbe donc aucun couple.

Le montage est toujours le même qu'au paragraphe 2.2, mais lors de la mise sous
tension le rhéostat de démarrage est en circuit ouvert. Alimenter le moteur sous tension
nominale. Amener progressivement le rhéostat de démarrage en position de court-circuit,
position qu'il conserve toujours en fonctionnement normal.

Faire varier la tension d'alimentation Us et relever les courbes :

𝐼𝑠 = 𝑓(𝑈𝑠 )
𝑐𝑜𝑠 𝜙 = 𝑓(𝑈𝑠 )
𝑔 = 𝑓(𝑈𝑠 )
{ 𝑃0 = 𝑓(𝑈𝑠 )

où 𝑃0 = 𝑊 − 3𝑅1 𝐼𝑠2 − 𝑃𝑚 représente la somme des pertes fer et mécaniques de la


machine asynchrone, 𝑊 étant la puissance moyenne fournie par le réseau alternatif, et 𝑃𝑚
étant les pertes mécaniques de la génératrice.

c) Analyse des résultats


Interpréter les résultats obtenus en calculant les grandeurs que cet essai permet de
déterminer.

d) Conclusion
Conclure sur la pertinence des valeurs obtenues au 2.3. c) et justifier l’allure des
courbes.

7
2.4. Essai en charge

Le montage utilisé est celui de la figure 5.

Figure 5 : Montage à réaliser pour l’essai en charge

Relever, à tension d'alimentation constante égale à 𝑈𝑛 , les variations des


grandeurs suivantes:

• Le courant statorique 𝐼𝑠 , en Ampères.

• Le courant rotorique 𝐼𝑟 en Ampères.

• La puissance 𝑊 absorbée par le moteur asynchrone, en Watts.

• La vitesse N, en Volts, délivrée par la génératrice tachymétrique.

2.5. Mesures des résistances

Mesurer les résistances statorique 𝑅𝑠 et rotorique 𝑅𝑟 entre bornes.

8
3. PREDETERMINATIONS

3.1. Tracé des courbes

Pour un fonctionnement en moteur et à tension d'alimentation nominale 𝑈𝑛 ,


dessiner et commenter les courbes expérimentales et extrapolées à l'aide du schéma
monophasé étoile équivalent :

𝐼𝑠 = 𝑓(𝑊)
𝐶 = 𝑓(𝑔)
{ 𝑔 = 𝑓(𝑊) et { 𝑒𝑚
𝐶𝑒𝑚 = 𝑓(𝐼𝑟 )
𝑐𝑜𝑠 𝜙 = 𝑓(𝑊)

Remarque : 𝐶𝑒𝑚 est le couple électromagnétique donné par :

𝑃𝑒𝑚
𝐶𝑒𝑚 =
Ω

avec,
𝑃𝑒𝑚 = 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙 ′ 𝑎𝑟𝑏𝑟𝑒 + 𝑃𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠
= (𝑊 − 𝑃𝑓𝑒 − 3𝑅1 𝐼𝑠2 )(1 − 𝑔)

et 𝑃𝑓𝑒 = 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑟 (voir § 2.3)

3.2. Prédétermination d'un rhéostat de démarrage

• Déterminer la valeur du glissement nominal 𝑔𝑛 et déduire celle du couple nominal


𝐶𝑛 de la machine asycnrhone à l'aide des courbes imprimées.

• Calculer, un rhéostat de démarrage pour que le couple au rotor reste compris entre
1.1𝐶𝑛 et 1.7𝐶𝑛 pendant la phase de démarrage.

4. DISCUSSION

Comparer les résultats expérimentaux aux résultats théoriques et conclure.

_____________________________

12/03/2024

9
ANNEXE
Simulation de la manipulation à l’aide du logiciel MATLAB/Simulink

S.1. Travail à effectuer

Il est indispensable de lire la totalité de cette annexe avant d’entamer le travail


demandé.

En particulier, les étudiants auront tout intérêt à lire le § S.2.6. de la page 25 avant
d’entamer le travail demandé au § S.1.2.

Un document réponse, destiné à la rédaction du compte-rendu, sera fourni aux étudiants.


Chaque trinôme devra y indiquer les résultats des mesures ainsi que les réponses aux
questions posées.

La démarche à suivre pour le rendu du document réponse rempli en format PDF ainsi que
des courbes tracées sera précisée le jour de la manipulation.

S.1.1. Fichiers disponibles et réalisation des connexions sur le modèle Simulink

Les étudiants auront à leur disposition trois fichiers MATLAB/Simulink et un fichier en


format Word destiné à la rédaction du compte-rendu :

a) Un fichier d’initialisation des paramètres appelé « TP_ET_A01_init.p ». Ce


fichier doit être exécuté en premier.

Pour l’exécuter, taper « TP_ET_A01_init » dans la fenêtre de commande.

b) Un fichier permettant de tracer les courbes demandées appelé


« TP_ET_A01_courb.p ». Ce fichier doit être exécuté après avoir effectué toutes
les mesures ainsi que les calculs correspondants.

Pour l’exécuter, taper « TP_ET_A01_courb » dans la fenêtre de commande.

c) Un modèle Simulink appelé « TP_ET_A01_L.slx ».

Ce modèle sera automatiquement ouvert lors de l’exécution du fichier


d’initialisation.

d) Il est recommandé aux étudiants de sauvegarder immédiatement le modèle


Simulink en rajoutant à la fin le numéro du trinôme comme suit :

« TP_ET_A01_L_T05.slx » Si le trinôme concerné a le numéro cinq

e) Le fichier en format Word « ET_A01_L_R.doc » destiné à la rédaction du


compte-rendu de la séance. Il est recommandé aux étudiants de le sauvegarder
immédiatement en suivant la démarche indiquée au d).

10
f) Les étudiants noteront finalement que les trois fichiers MATLAB/Simulink
mis à leur disposition ont été conçus avec la version Matlab 2022b. La
compatibilité avec d’autres versions de Matlab n’a pas été testée.

Par conséquent il est très fortement recommandé aux étudiants d’utiliser


uniquement cette version lors de la réalisation du travail demandé.

Une fois le modèle Simulink sauvegardé conformément aux instructions données au c),
les étudiants devront compléter ce modèle en connectant les différents blocs de manière
à obtenir le fonctionnement souhaité ainsi que les mesures des grandeurs exigées.

A cette fin, les étudiants noteront que tous les blocs dont ils auront besoin ont été placés
dans le modèle de manière à faciliter les connexions et rendre le modèle complet
suffisamment clair.

Les différents blocs utilisés, ainsi que le schéma global du modèle Simulink fourni, sont
donnés avec les explications nécessaires à la fin de cette annexe.

Attention : Le modèle Simulink utilisé comporte un dispositif de protection contre


les surintensités et les surtensions qui arrête la simulation en cas de
défaut.

Les seuils de déclenchement de ce dispositif sont les suivants :

Survitesse : 1,15 Nn
Courant statorique de la machine asynchrone : 1,15 In
Courant de l’induit de la génératrice : 1,15 In

Il est par conséquent fortement recommandé aux étudiants de calculer


et noter les valeurs numériques de ces seuils qui correspondent au
transformateur utilisé dans le modèle Simulink mis à leur disposition
afin de veiller à leur respect et éviter ainsi des arrêts fréquents de la
simulation qui leur feraient perdre un temps précieux.

11
S.1.2. Essai en court-circuit à rotor bloqué

a) Planification de l’expérience
En indiquant le but de cet essai, planifier l’expérience à réaliser en définissant :
- Les appareils de mesures nécessaires,
- La procédure à suivre,
- Les grandeurs à mesurer,
- La plage de variation,
- L’ordre de grandeur prévu.
Dessiner le montage détaillé avec les appareils de mesure nécessaires et le faire
valider par votre encadrant.

b) Réalisation de l’expérience
Le montage utilisé est celui de la figure 4 à la page 6 avec les deux différences
suivantes :

a) L’ensemble « Source de tension – Autotransformateur » est remplacé par une


source de tension de force-électromotrice réglable à l’aide d’un curseur prévu à
cet effet.
b) Les courants seront mesurés directement sans utiliser des transformateurs de
courants.

Pour effectuer cet essai il faudra exécuter le fichier d’initialisation et choisir


l’option correspondante afin de bloquer effectivement le rotor.

Remarque : La source de tension étant réglée au départ de manière à délivrer une


tension nulle, augmenter progressivement cette tension jusqu'à avoir
le courant nominal au stator.

Relever et déterminer les différentes grandeurs statoriques : puissance, courant,


tension et 𝑐𝑜𝑠 𝜙𝑐𝑐 .

c) Analyse des résultats


Interpréter les résultats obtenus en calculant les grandeurs que cet essai permet de
déterminer.
d) Conclusion
Conclure sur la pertinence des valeurs obtenues au 2.2. c).

Attention : Ne pas oublier de déposer, dans le répertoire prévu à cet


effet, le modèle Simulink complet (avec les connexions)
utilisé dans cette partie sous le nom
« TP_ET_A01_L_cc_T05.slx » si le trinôme concerné a le
numéro cinq.

12
S.1.3. Essai à vide en rotation

a) Planification de l’expérience
En indiquant le but de cet essai, planifier l’expérience à réaliser en définissant :
- Les appareils de mesures nécessaires,
- La procédure à suivre,
- Les grandeurs à mesurer,
- La plage de variation,
- L’ordre de grandeur prévu.
Dessiner le montage détaillé avec les appareils de mesure nécessaires et le faire
valider par votre encadrant.

b) Réalisation de l’expérience
Le montage utilisé est celui de la figure 5 à la page 8 avec le rhéostat de charge
de la génératrice à courant continu en circuit ouvert et son courant d’excitation réglé
à sa valeur minimale.

Le moteur est accouplé à la génératrice à courant continu qui, pour assurer son rôle
de convertisseur d'énergie mécanique en énergie électrique demandera au moteur de lui
fournir un couple sur l'arbre. Dans cet essai, la génératrice ne débite aucun courant,
n'absorbe donc aucun couple.

Le rhéostat de démarrage disponible est placé initialement en circuit ouvert lors du


lancement de la simulation à t = 0 et le changement de plots s’effectue automatiquement
jusqu’à la position de court-circuit pendant une durée inférieure ou égale à deux secondes.
Cette position de court-circuit, est ensuite toujours conservée en fonctionnement normal.

Avant de lancer la simulation, vérifier que le curseur permettant le réglage de la


valeur efficace de la tension fournie par la source est bien placé sur la position maximale
de manière à ce que le moteur soit alimenté sous tension nominale dès le lancement de la
simulation

Faire varier la tension d'alimentation Us, depuis sa valeur nominale jusqu’à la valeur
minimale Usmin, en dessous de laquelle la machine décroche et relever les valeurs
permettant de tracer les courbes suivantes :

𝐼𝑠 = 𝑓(𝑈𝑠 )
𝑐𝑜𝑠 𝜙 = 𝑓(𝑈𝑠 )
𝑔 = 𝑓(𝑈𝑠 )
{ 𝑃0 = 𝑓(𝑈𝑠 )

où 𝑃0 = 𝑊 − 3𝑅1 𝐼𝑠2 − 𝑃𝑚 représente la somme des pertes fer et mécaniques de la


machine asynchrone, 𝑊 étant la puissance moyenne fournie par le réseau alternatif, et 𝑃𝑚
étant les pertes mécaniques de la génératrice.

13
Remarque : Les valeurs des pertes mécaniques de la génératrice Pm et de la
résistance statorique R1 seront fournies par les encadrants durant la
séance.

c) Analyse des résultats


Interpréter les résultats obtenus en calculant les grandeurs que cet essai permet de
déterminer.

d) Conclusion
Conclure sur la pertinence des valeurs obtenues au 2.3. c) et justifier l’allures des
courbes.

Attention : Ne pas oublier de déposer, dans le répertoire prévu à cet


effet, le modèle Simulink complet (avec les connexions)
utilisé dans cette partie sous le nom
« TP_ET_A01_L_vi_T05.slx» si le trinôme concerné a le
numéro cinq.

S.1.4. Essai en charge

Le montage utilisé est toujours celui de la figure 5 à la page 7 avec le rhéostat de


charge de la génératrice à courant continu initialement en circuit ouvert et son
courant d’excitation réglé à sa valeur minimale.

Relever, à tension d'alimentation constante égale à 𝑈𝑛 , les variations des grandeurs


suivantes :

• Le courant statorique 𝐼𝑠 , en Ampères.

• Le courant rotorique 𝐼𝑟 en Ampères.

• La puissance 𝑊 absorbée par le moteur asynchrone, en Watts.

• La vitesse N, en tr/mn.

La variation de ces grandeurs sera obtenue en agissant sur le courant


d’excitation de la génératrice et/ou sur le rhéostat de charge.

14
S.1.5. Prédéterminations

S.1.5.1. Tracé des courbes


Pour un fonctionnement en moteur et à tension d'alimentation nominale 𝑈𝑛 ,
dessiner et commenter les courbes expérimentales des grandeurs suivantes lors de l’essai
en charge :

𝐼𝑠 = 𝑓(𝑊)
{ 𝑔 = 𝑓(𝑊) et 𝐶𝑒𝑚 = 𝑓(𝑔)
𝑐𝑜𝑠 𝜙 = 𝑓(𝑊)

Remarque : 𝐶𝑒𝑚 est le couple électromagnétique donné par :

𝑃𝑒𝑚
𝐶𝑒𝑚 =
Ω

avec : 𝑃𝑒𝑚 = 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑙 ′ 𝑎𝑟𝑏𝑟𝑒 + 𝑃𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑚é𝑐𝑎𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠


= (𝑊 − 𝑃𝑓𝑒 − 3𝑅1 𝐼𝑠2 )(1 − 𝑔)

et 𝑃𝑓𝑒 = 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑟 (voir § S.1.3 : Essai à vide en rotation)

S.1.5.2. Discussion
Comparer les résultats expérimentaux aux résultats théoriques et conclure.

Attention : Ne pas oublier de déposer, dans le répertoire prévu à cet


effet, le fichier destiné à la rédaction du compte-rendu
de la séance que vous avez rempli. Il devra être
sauvegardé en format PDF sous le nom « ET-
A01_L_R_T05.pdf » si le trinôme concerné a le numéro
cinq.

15
S.2. Explication du modèle Simulink utilisé
S.2.1. Schéma global

Annexe - Figure 1 : Schéma global du modèle Simulink utilisé.


Le schéma comporte tous les blocs nécessaires, il revient aux étudiants de les relier afin de réaliser le montage voulu.

16
S.2.2. Machines utlisées

Une machine asynchrone triphasée à rotor bobiné, fonctionnant en moteur, et une machine à
courant continu à excitation séparée, fonctionnant en génératrice, sont accouplées par
l’intermédiaire des ports S qui représentent les arbres des machines conformément au schéma
représenté en Annexe - Figure 2.

Annexe - Figure 2 : Machines utilisées.

Les bornes A, B et C de la machine asynchrone correspondent respectivement aux phases 1, 2


et 3 du stator.

Les bornes a, b et c de la machine asynchrone correspondent respectivement aux phases 1, 2 et


3 du rotor. Ces bornes doivent être court-circuitées en fonctionnement normal.

Lorsque le stator de la machine asynchrone est alimenté par un système de tensions (ou de
courants) triphasé équilibré direct, le rotor tourne dans le sens positif.

Afin de faciliter l’utilisation de ces deux machines dans le modèle Simulink global, elles ont
été regroupées dans un sous-système représenté en Annexe - Figure 3.

Annexe - Figure 3 : Sous-système regroupant les machines asynchrone età courant continu.

17
La machine asynchrone, fonctionnant en moteur, possède les caractéristiques nominales
suivantes :

Stator : Couplage triangle – 220 V – 19 A – 50 Hz


cos n = 0,78 Rendement nominal 80 %
Rotor : 1395 tr/mn – 140 V – 18 A

La machine à courant continu, fonctionnant en génératrice, possède les caractéristiques


nominales suivantes :

Induit : Un = 240 V In = 15,3 A Nn = 1500 tr/mn


Inducteur : Ufn = 150 V Ifn = 1 A

Remarque :

Lorsque la machine asynchrone tourne dans le sens positif et le courant d’excitation de


la génératrice rentre par F+ et sort par F-, alors la tension UA+A- aux bornes de l’induit
de cette dernière est aussi positive.

18
S.2.3. Rhéostat de charge

Le rhéostat de charge de la génératrice, représenté en Annexe - Figure 4, possède les


caractéristiques nominales suivantes :

220 V – 4 kW Continu / Monophasé

• Il est muni de commutateurs permettant de régler le courant souhaité à des valeurs


inférieures au courant nominal Ichn.

• Les pourcentages indiqués sur chacun des cinq commutateurs correspondent à des
pourcentages de Ichn.

• La position arrêt pour un commutateur correspond à un courant nul.

• Tous les commutateurs sur arrêt, le rhéostat correspond à un circuit ouvert.

• Les pourcentages des différents commutateurs sont additifs. Exemple :


Com1: 10% - Com2: 20% - Com3: 30% - Com4: 6% - Com5: 2 % fournit 68% de Ichn

• Plus le pourcentage de Ichn est grand, plus la résistance est faible.

• Mettre tous les commutateurs sur arrêt avant de démarrer la manipulation.

• Les positions des commutateurs peuvent être modifiées en cours de simulation en


cliquant sur le pourcentage souhaité d’un commutateur donné et on voit alors la barre
rouge du commutateur venir se placer à la position choisie.

Annexe - Figure 4 : Rhéostat de charge utilisé.


19
S.2.4. Rhéostat de démarrage du moteur

Le rhéostat de démarrage, représenté en Annexe - Figure 5, fonctionne automatiquement


lorsque la simulation est démarrée. Il suffira de le connecter au rotor.

Annexe - Figure 5 : Rhéostat de démarrage utilisé.

Le rhéostat de démarrage disponible est placé initialement en circuit ouvert lors du lancement
de la simulation à t = 0 et le changement de plots s’effectue automatiquement jusqu’à la position
de court-circuit pendant une durée inférieure ou égale à deux secondes. Cette position de court-
circuit, est ensuite toujours conservée en fonctionnement normal.

S.2.5. Rhéostat d’excitation

Un bloc, faisant office de rhéostat d’excitation pour la génératrice à courant continu, est
disponible. Le réglage du courant d’excitation est possible en cours de simulation en
déplaçant le curseur associé au rhéostat utilisé conformément au schéma représenté en Annexe
- Figure 6.

Annexe - Figure 6 : Rhéostat d’excitation.

20
S.2.4. Sources de tension
S.2.4.1. Source de tension triphasée sinusoïdale

L’ensemble « Source de tension – Autotransformateur » est remplacé par une source de tension
triphasée, fournissant une tension réglable entre 0 et 220 V à l’aide d’un curseur prévu à cet
effet conformément au schéma représenté en Annexe - Figure 6. La fréquence est fixe égale à
50 Hz

Lors de l’exécution du fichier d’initialisation, les paramètres de cette source sont réglés
aux valeurs nominales correspondantes.

Annexe - Figure 6 : Sources de tension.

Remarque : Les étudiants noteront que le curseur permettant le réglage de la valeur


efficace de la tension composée fournie par la source, a été volontairement
agrandi afin d’améliorer la résolution et de permettre un réglage
suffisamment fin de cette tension, en particulier lors de l’essai en court-
circuit.

21
S.2.4.2. Source de tension continue

Un bloc appelé Uf, faisant office de source de tension continue, de f.e.m constante, est
disponible et a été obtenu à partir du bloc représenté en Annexe - Figure 7.

Lors de l’exécution du fichier d’initialisation, la f.e.m de cette source sera réglée à la


valeur nominale requise.

Annexe - Figure 7 : Source de tension continue.

Remarque : Comme indiqué précédemment, les étudiants veilleront à relier les pôles
positifs (resp. négatifs de la source de tension continue) à la borne positive
(resp. négative) de l’inducteur de la génératrice à courant continu.

Ils devront aussi faire attention à la polarité des appareils de mesures.

22
S.2.5. Blocs destinés aux mesures
S.2.5.1. Blocs destinés aux mesures de puissances

Des blocs, faisant office de Wattmètres numériques, permettant la mesure simultanée et


l’affichage de la valeur efficace d’un courant i(t) et d’une tension v(t), ainsi que de la valeur
moyenne du produit v(t).i(t) sont disponibles comme représenté en Annexe - Figure 8
(Attention aux bornes positive et négative de chaque grandeur).

Annexe - Figure 8 : Bloc faisant office de Wattmètre numérique.

Remarque : Il est demandé aux étudiants d’utiliser la méthode des deux wattmètres pour
mesurer les puissances.

Ils devront aussi faire attention à la polarité des appareils de mesures.

S.2.5.2. Bloc destiné à la mesure de tensions et courants continus

Un bloc permettant la mesure simultanée et l’affichage d’un courant et d’une tension sont
disponibles comme représenté en Annexe - Figure 9 (Attention aux bornes positive et
négative de chaque grandeur).

Annexe - Figure 9 : Mesure du courant et de la tension de l’induit de la génératrice.

23
S.2.5.3. Bloc destiné à la mesure de la vitesse

Un ensemble de deux blocs, représenté en Annexe - Figure 10, permet de mesurer la vitesse de
rotation du groupe formé par la machine asynchrone et la machine à courant continu.

On notera que la vitesse de rotation est mesurée à l’intérieur du sous-système représenté en


Annexe - Figure 3 à l’aide d’un capteur appelé « Génératrice tachymétrique » qui fournit une
tension continue rigoureusement proportionnelle à la vitesse. Dans le cas traité, ce coefficient
est de 0,06 V/tr/mn.

Annexe - Figure 10 : Mesure de la vitesse.

Remarque : Une génératrice tachymétrique est une machine à courant continu à aimants
permanents fonctionnant en génératrice à vide.

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S.2.6. Informations diverses

Les étudiants remarqueront que la durée de la simulation est fixée à une valeur suffisamment
élevée afin de leur permettre d’effectuer les réglages nécessaires et de noter les valeurs
mesurées sans avoir besoin de redémarrer à nouveau la simulation plusieurs fois.

Toutefois, dans le cas de l’essai en court-circuit, le montage à réaliser diffère


fondamentalement de celui à réaliser lors des essais à vide et en court-circuit.

Il est recommandé aux étudiants de procéder comme suit :

a) Essai en court-circuit à rotor bloqué : Réaliser le montage correspondant et effectuer


les mesures demandées.
b) Après avoir terminé l’essai en court-circuit à rotor bloqué : Arrêter la simulation en
cours et réaliser directement le montage qui correspond à l’essai en charge.
c) Pour effectuer l’essai à vide en rotation : Mettre tous les commutateurs du Rhéostat de
charge sur la position arrêt et effectuer les mesures demandées.
d) Pour effectuer l’essai en charge : Régler le courant de l’induit de la génératrice en
agissant sur les commutateurs du Rhéostat de charge et/ou le courant d’excitation et
effectuer les mesures demandées.

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Le 12/03/2024

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