UNIVERSITE SAINT-JOSEPH DE BEYROUTH
FACULTE D’INGENIERIE - E.S.I.B.
DEPARTEMENT ELECTRICITE ET MECANIQUE
GENIE ELECTRIQUE
EP - R01
TRAVAUX PRATIQUES : ELECTRONIQUE INDUSTRIELLE
MONTAGES ELEMENTAIRES A DIODES ET THYRISTORS
Version avril 2017
EP - R01
MONTAGES ELEMENTAIRES A DIODES ET THYRISTORS
La présente manipulation permet une validation expérimentale des montages élémentaires à
diodes et thyristors précédemment simulés sous Matlab/SimPower dans le cadre du TP EI-01 du cours
d’Electronique Industrielle. Elle permet aux étudiants de se familiariser avec les diodes et les
thyristors de puissance lorsque ceux-ci sont placés au sein de convertisseurs élémentaires assistés par
un réseau alternatif monophasé.
La simplicité des convertisseurs envisagés leur enlève toute réalité industrielle et on s’attachera
essentiellement à comprendre les phénomènes non linéaires fondamentaux que l’utilisation de tels
composants implique dans la pratique.
Attention : Toutes les prédéterminations, en italique gras dans le texte, doivent être préparées et
présentées à l’encadrant en début de séance.
Toutes les courbes et oscillogrammes présentés dans vos rapports doivent montrer les
axes et les échelles nécessaires à leur lecture.
1. Rappels théoriques
1.1. Les composants
La figure 1 rappelle le symbole et le fonctionnement de la diode en montrant sur des formes
d’onde simplifiées de tension et de courant les différents états possibles de ce composant :
Amorçage de la diode lorsque la tension à ses bornes devient positive
Etat passant entraînant une tension aux bornes de la diode nulle et un courant la
traversant imposé par le circuit de puissance
Blocage de la diode lorsque le courant qui la traverse s’annule
Etat de blocage inverse caractérisé par une tension négative aux bornes de la diode
imposée par le circuit de puissance et un courant nul
La figure 2 rappelle le symbole et le fonctionnement du thyristor en montrant sur des formes
d’onde simplifiées de tension et de courants les différents états possibles de ce composant :
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Figure 1 - Symbole et fonctionnement de la diode
Figure 2 - Symbole et fonctionnement du thyristor
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Etat de blocage direct caractérisé par une tension positive aux bornes du thyristor,
imposée par le circuit de puissance et un courant nul
Amorçage du thyristor, uniquement possible lorsqu’il est bloqué en direct, par une
impulsion de gâchette caractérisée par une durée d’impulsion qui doit être suffisamment
longue pour que le courant traversant le thyristor devienne supérieur au courant
d’accrochage
Etat passant entraînant une tension aux bornes du thyristor nulle et un courant le
traversant imposé par le circuit de puissance
Blocage du thyristor lorsque le courant qui le traverse s’annule et conditionné par un
fonctionnement en blocage inverse à l’état suivant
Etat de blocage inverse caractérisé par une tension négative aux bornes du thyristor
imposée par le circuit de puissance et un courant nul. Le temps pendant lequel un
thyristor se trouve en état de blocage inverse juste après avoir été passant s’appelle
temps de repos 𝑡𝑟
Les conditions de bon fonctionnement d’un thyristor se résument aux trois points suivants :
𝑡𝑟 > 𝑡𝑞 , 𝑡𝑞 étant le temps de désamorçage
(𝑑𝑣⁄𝑑𝑡)𝑏 < (𝑑𝑣⁄𝑑𝑡)𝑀
(𝑑𝑖 ⁄𝑑𝑡)𝑎 < (𝑑𝑖 ⁄𝑑𝑡)𝑀
Les grandeurs 𝑡𝑞 , (𝑑𝑣⁄𝑑𝑡)𝑀 et (𝑑𝑖 ⁄𝑑𝑡)𝑀 sont des données fournies par le constructeur.
1.2. Les appareils de mesure
1.2.1. Introduction
Etant donné les formes des signaux que l’on rencontre en électronique de puissance, le
problème de la mesure des grandeurs qui leur sont associées est essentiel, et il convient de rappeler
la nature des grandeurs mesurées par les appareils selon leur type.
Le lecteur se reportera avec profit à la manipulation ME-A03 « Utilisation des appareils de
mesures électriques » des classes préparatoires.
1.2.2. Caractéristiques des appareils de mesure classiques
Les caractéristiques des appareils de mesure classiques sont résumées ci-dessous :
Appareil magnétoélectrique
Ce type d’appareil mesure la valeur moyenne d’un signal quelle qu’en soit la forme d’onde pour
peu que la fréquence de ce signal soit suffisamment grande devant la fréquence propre de l’équipage
magnétoélectrique qui constitue l’appareil.
Sa consommation, de 1 à 300 W, augmente avec sa robustesse et sa classe de précision.
Sa bande passante s’étend de 10 Hz à 106 Hz.
Appareil magnétoélectrique à redresseurs
Ce type d’appareil mesure la valeur moyenne de la valeur absolue d’un signal, quelle qu’en soit
la forme d’onde pour peu que la fréquence de ce signal soit suffisamment grande devant la fréquence
propre de l’équipage magnétoélectrique qui constitue l’appareil.
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Il est utilisé comme appareil de valeur efficace dans tous les cas où il existe une relation simple
entre la valeur moyenne de la valeur absolue du signal et la valeur efficace du signal lui-même,
comme c’est le cas en sinusoïdal où :
2√2
〈|𝑣|〉 = 𝑉
𝜋
En général, ces appareils sont gradués en valeurs efficaces en sinusoïdal. On peut cependant les
utiliser comme appareils de valeur moyenne lorsque le signal qu’ils traitent est unidirectionnel.
Leur consommation est légèrement supérieure à celle des appareils magnétoélectriques
classiques, les diodes qui constituent le système de redressement consommant une énergie non
négligeable.
Leur bande passante s’étend de 10 Hz à 105 Hz.
Appareil magnétoélectrique à thermocouple
Ce type d’appareil mesure la valeur moyenne du carré de la valeur instantanée du signal, c’est-
à-dire le carré de sa valeur efficace quelle que soit sa forme d’onde, pour peu que la fréquence de ce
signal soit suffisamment grande devant la fréquence propre de l’équipage magnétoélectrique qui
constitue l’appareil.
L’échelle de ces appareils n’est pas linéaire et leur propriété essentielle est qu’ils ne supportent
pas les surcharges d’une part, et que le temps de mesure est long car il faut attendre qu’un équilibre
thermique soit établi d’autre part.
Leur bande passante est cependant très étendue.
Appareil ferromagnétique
Ce type d’appareil mesure la valeur efficace d’un signal quelle qu’en soit la forme d’onde, pour
peu que la fréquence de ce signal soit suffisamment grande devant la fréquence propre du système
électromécanique qui constitue l’appareil.
L’échelle de ces appareils est linéaire. Ils sont robustes et supportent les surcharges importantes.
On ne les utilise qu’en basse fréquence, l’inductance propre de la bobine constituant leur système
électromécanique étant élevée.
Leur robustesse appelle une consommation plus élevée qu’un autre appareil.
Appareil électrodynamique
Ce type d’appareil mesure la valeur moyenne du produit des valeurs instantanées des deux
signaux qui lui sont appliqués, quelle que soit la forme d’onde de ceux-ci pour peu que la fréquence
de ces signaux soit suffisamment grande devant la fréquence propre du système électromécanique qui
constitue l’appareil.
Ces appareils sont essentiellement destinés à la mesure des puissances et leurs caractéristiques
propres conduisent à ne les utiliser qu’en dessous de quelques centaines d’Hertz.
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2. Données expérimentales
2.1. Description de la chaine de conversion de l’énergie
Figure 3 - Schéma électrique de la chaine de conversion
Le schéma électrique de la chaine de conversion de l’énergie est donné figure 3. Elle comprend :
Un transformateur monophasé 220 V – 120 V 1,65 kVA
Un convertisseur dont la constitution sera donné au début de chaque paragraphe de la
partie pratique.
Une charge formée de :
o une inductance constituée de la mise en parallèle des trois enroulements d’une
inductance triphasée,
o une résistance constituée de la mise en parallèle de deux rhéostats 220 V 4 kW,
les voies de chacun d’entre eux étant mises en parallèle,
o une source de tension continue de force contre-électromotrice E vis-à-vis du
courant ic, obtenue par une génératrice à courant continu à excitation séparée
entrainée par un moteur asynchrone à cage, et dont le schéma de montage est
donné en annexe.
2.2. Description des éléments constitutifs du convertisseur
Le convertisseur comprend le convertisseur proprement dit, et une maquette de commande
capable de délivrer des impulsions de courant de largeur réglable avec un retard à l’amorçage
également réglable.
Le convertisseur est obtenu en utilisant une maquette universelle pouvant conduire à
tous les montages proposés dans la manipulation selon les modules enfichables que l’on
utilise. Dans le cas présent, les modules sont des thyristors ou des diodes, munis de
circuits de protection assurant leur bon fonctionnement au sein du convertisseur. Ces
protections sont de nature :
o thermique (convecteurs)
o dynamiques (circuits RLC de protection contre les gradients de tension et de
courant, 𝐿 = 25 𝜇𝐻, 𝐶 = 0.1 𝜇𝐹, 𝑅 = 22 ou 68 Ω correspondant à des
amortissements de 0.7 ou 2.2 que l’on choisit en basculant à droite ou à gauche
un interrupteur situé sur le convecteur et dont la position médiane correspond à
l’absence de circuits de protection).
o contre les surcharges rapides (fusibles ultra-rapides accessibles à l’arrière de la
maquette).
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L’ensemble est représenté en figure 4, la face avant comportant un schéma synoptique du
composant et de son circuit de protection. Toutes les bornes permettant les connections avec le circuit
extérieur existent sur la face avant. Le signal de commande est injecté au moyen d’un connecteur
situé à l’arrière de la maquette.
Attention : Les radiateurs des composants étant à des potentiels différents, il est préférable d’éviter
de les toucher quand le système est sous tension.
Figure 4 - La maquette universelle de composants
La maquette de commande se présente conformément au schéma de la figure 5.
Les impulsions de commande sont générées au moyen d’un ensemble électronique qui ne peut
fonctionner que si la maquette de commande est reliée au secteur 220 V alternatif. Le retard à
l’amorçage peut être réglé au gré de l’expérimentateur entre 10 et 165 :
o au moyen d’un potentiomètre 10 tours, repéré sur la maquette, l’interrupteur
commande étant basculé sur position I.
o au moyen d’une tension de commande extérieure variant entre -7,5 V et +7.5 V,
l’interrupteur commande étant basculé sur position E.
Les impulsions sont synchronisées sur le réseau alternatif alimentant les bornes 1 et 2. Les
impulsions repérées 1 et 2 sont simultanées et existent lorsque 𝑣12 est positive. Les impulsions 3 et 4
sont simultanées et existent lorsque 𝑣12 est négative.
L’interrupteur Impulsions autorise les impulsions lorsque celui-ci est basculé en position M. Un
témoin rouge est alors allumé. La largeur des impulsions est réglable entre 20 s et 250 s au moyen
du potentiomètre largeur d’impulsions.
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Figure 5 - La maquette de commande monophasée
Remarque : Les fils de connexion reliant les sorties impulsions de la maquette de commande aux
entrées commande de la maquette de puissance sont d’un usage délicat et seront en
conséquence manipulés avec le plus grand soin.
L’ensemble convertisseur-maquette de commande fonctionne de la manière suivante :
o Le convertisseur est conforme aux souhaits de l’expérimentateur.
o La maquette de commande est connectée au secteur 220 V alternatif.
o La tension 𝑣12 (valeur maximale 220 V et valeur minimale 50 V) est synchrone
de la tension monophasée d’alimentation du convertisseur.
o Mise en marche : basculer l’interrupteur Alimentation sur position M, alimenter
la partie puissance et basculer ensuite l’interrupteur Impulsions sur position M.
o Arrêt : Basculer l’interrupteur Impulsions sur position A et ensuite couper
l’alimentation de la partie puissance.
2.3. Réglage de la charge RL
Les valeurs de L et R sont fixées pour toute la manipulation. Elles sont réglées par un essai
préliminaire au cours duquel le transformateur alimente en régime sinusoïdal permanent la charge RL
série en lui fournissant un courant efficace voisin de 10.5 A sous cos égal à √3⁄2.
a) Proposer une méthode permettant de régler expérimentalement les charges R et L selon le
cahier des charges fixé.
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b) Préparer un schéma de câblage permettant de régler les charges R et L. Indiquer clairement le
nom, type, nature, etc. de tous les éléments qui le constituent ainsi que toutes les connexions à
faire.
c) Faire le montage proposé après validation des prédéterminations avec votre encadrant et régler
les charges R et L de manière à satisfaire au mieux le cahier des charges fixé. Relever toutes les
grandeurs électriques caractérisant la charge adoptée.
Attention : Ne plus modifier cette charge pour tout le reste de la manipulation.
3. Montages élémentaires à diodes et thyristors
Les montages suivants ont tous été étudiés et préparés dans le TP EI-01. Toutes les
prédéterminations qui ont été faites seront validées expérimentalement dans les manipulations
suivantes. Attention toutefois à adapter les valeurs des grandeurs caractéristiques et des paramètres
aux valeurs mesurées lors de la manipulation.
3.1. Débit d’un thyristor sur résistance pure
La chaine de conversion de l’énergie est conforme au schéma de la figure 6.
Figure 6 - Débit d’un thyristor sur résistance pure
d) Rappeler, en fonction du retard à l’amorçage 𝜶, l’allure prévue de la tension 𝒖𝒄 aux bornes de
la charge, du courant 𝒊𝒄 la traversant et de la tenson aux bornes d’un thyristor 𝒗𝑻 .
e) Comment mesurer l’angle d’amorçage 𝜶 à partir de ces oscillogrammes (𝜶 = 𝒇(∆𝒕)) ?
f) Rappeler les expressions de :
- la valeur moyenne de la tension aux bornes de la charge 〈𝒖𝒄 〉, réduite à sa valeur
moyenne maximale 〈𝒖𝒄 〉∗ ,
- la valeur efficace du courant traversant la charge 𝑰𝒄 , réduite à sa valeur maximale 𝒊∗𝒄 .
g) Tracer l’allure théorique des grandeurs 〈𝒖𝒄 〉 et 𝑹𝑰𝒄 en fonction de 𝜶.
h) Préparer un schéma de câblage de la chaine de conversion de l’énergie, contenant les appareils
adaptés à la mesure de la valeur moyenne de la tension aux bornes de la charge, de la valeur
efficace du courant traversant la charge, ainsi que l’angle d’amorçage 𝜶. Indiquer clairement
le nom, type, nature, etc. de tous les éléments qui le constituent ainsi que toutes les connexions
à faire.
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i) Faire le montage proposé après validation par votre encadrant.
j) Relever expérimentalement les variations de la valeur moyenne de la tension aux bornes de la
charge et de la valeur efficace du courant traversant la charge en fonction de celle du retard à
l’amorçage en utilisant les appareils de mesure adaptés.
k) Représenter graphiquement sous Matlab les variations de 〈𝑢𝑐 〉 et 𝐼𝑐 en fonction du retard à
l’amorçage α, superposées aux courbes théoriques.
l) En déduire la valeur de la résistance 𝑅.
m) Comparer les résultats expérimentaux aux données théoriques une fois 𝑅 calculée. Commenter.
3.2. Débit du montage tête-bêche à thyristors sur résistance pure
La chaine de conversion de l’énergie est conforme au schéma de la figure 7.
Figure 7 - Débit du montage tête-bêche sur résistance pure
n) Rappeler, en fonction du retard à l’amorçage 𝜶, l’allure prévue de la tension 𝒖𝒄 aux bornes de
la charge, du courant 𝒊𝒄 la traversant et de la tenson aux bornes d’un thyristor 𝒗𝑻 .
o) Comment mesurer l’angle d’amorçage 𝜶 à partir de ces oscillogrammes (𝜶 = 𝒇(∆𝒕)) ?
p) Rappeler, en fonction de 𝜶, les expressions de :
- la valeur efficace de la tension aux bornes de la charge 𝑼𝒄 , réduite à sa valeur
maximale 𝒖∗𝒄 ,
- la valeur efficace du courant traversant la charge 𝑰𝒄 , réduite à sa valeur maximale 𝒊∗𝒄 .
- la valeur de la puissance moyenne dissipée dans la charge 〈𝒑〉, réduite à sa valeur
maximale 〈𝒑〉∗ ,
- la valeur de la puissance de dimensionnement du transformateur (puissance
apparente) 𝑺, réduite à sa valeur maximale 𝒔∗ ,
- et le facteur de puissance de l’installation au niveau du secondaire du transformateur
𝑭𝒑 .
q) Tracer l’allure théorique des grandeurs 𝑹𝑰𝒄 , 𝑹〈𝒑〉 et 𝑭𝒑 en fonction du retard à l’amorçage 𝜶.
r) Préparer un schéma de câblage de la chaine de conversion de l’énergie, contenant les appareils
adaptés à la mesure des grandeurs caractéristiques étudiées. Indiquer clairement le nom, type,
nature, etc. de tous les éléments qui le constituent ainsi que toutes les connexions à faire.
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s) Faire le montage proposé après validation par votre encadrant.
t) Relever expérimentalement les variations de la valeur efficace du courant traversant la charge 𝐼𝑐
et de la puissance moyenne 〈𝑝〉 reçue par celle-ci en fonction de celle du retard à l’amorçage α.
En déduire le facteur de puissance 𝐹𝑝 .
u) Représenter graphiquement les variations de 𝐼𝑐 , 〈𝑝〉 et 𝐹𝑝 en fonction du retard à l’amorçage α,
superposées aux courbes théoriques.
v) Confirmer la valeur obtenue pour la résistance 𝑅 dans le cadre du premier montage.
w) Comparer les résultats expérimentaux aux données théoriques une fois 𝑅 calculée. Commenter.
3.3. Débit du montage tête-bêche sur charge RL
La chaine de conversion de l’énergie est conforme au schéma de la figure 8.
Figure 8 - Débit du montage tête-bêche sur charge RL
x) Câbler le montage proposé en y insérant les appareils permettant de relever les valeurs du courant
efficace traversant la charge et la puissance moyenne reçue par celle-ci, en fonction du retard à
l’amorçage 𝛼.
y) On constate que, lorsque la valeur du retard à l’amorçage varie, les formes d’onde de la tension
𝑢𝑐 et du courant 𝑖𝑐 varient également. Expliquer.
z) Relever à la main plusieurs oscillogrammes des grandeurs les plus significatives du
fonctionnement du système (les photos prises sur vos téléphones portables ne seront pas
corrigées).
aa) Relever la valeur de l’argument de la charge 𝜑. Peut-on en déduire la valeur de l’inductance 𝐿 ?
Pourquoi ?
bb) Observer et expliquer l’influence de la largeur de l’impulsion de commande sur le fonctionnement
du système en un cas bien particulier.
cc) Relever les valeurs du courant efficace traversant la charge et de la puissance moyenne reçue par
celle-ci, pour les valeurs du retard à l’amorçage correspondant à un fonctionnement normal du
système.
dd) Tracer les variations des courbes correspondantes.
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3.4. Utilisation d’une diode de roue libre en présence d’une source de tension contre-
électromotrice vis-à-vis du courant.
La chaine de conversion de l’énergie est conforme au schéma de la figure 9.
Figure 9 - Utilisation d’une diode de roue libre
ee) Câbler le montage proposé en y insérant les appareils permettant de relever la valeur de la tension
E, la valeur moyenne de la tension aux bornes de la charge en fonction du courant moyen la
traversant, ainsi que les oscillogrammes de ces deux grandeurs.
ff) Pour des valeurs de E égales à 10 V, 70 V et 130 V, observer les variations des formes d’onde de
la tension côté continu 𝑢𝑐 et du courant côté continu 𝑖𝑐 lorsque le retard à l’amorçage varie et
lorsque la diode D est successivement déconnectée et connectée.
gg) Relever quelques allures illustrant le mieux les divers fonctionnements possibles. Expliquer
l’influence de la diode suivant les diverses valeurs de E.
hh) Le retard à l’amorçage prenant successivement les valeurs de 30 et 120, calculer les variations
de la tension moyenne 〈𝑢𝑐 〉 aux bornes de la charge en fonction du courant moyen dans la charge
lorsque la diode est successivement déconnectée et connectée.
ii) Quel est l’intérêt de la diode de roue libre ?
Remarque : Si cette dernière partie n’a pas pu être finalisée pendant la séance de TP par manque de
temps, il vous est permis de remettre vos résultats de simulation et commentaires en place
des résultats de simulation.
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ANNEXE
La tension variable continue 𝐸 est obtenue de la manière suivante (figure ) :
Le montage en pont de l’excitation de la machine à courant continu permet de changer la
polarité de E sans avoir à modifier les connections.
La valeur de E est surveillée par un voltmètre.
Attention : on évitera de placer l’un quelconque des curseurs à une extrémité du potentiomètre
correspondant, le courant traversant alors les quelques spires étant supérieur au
courant admissible par le potentiomètre. Ceci peut entrainer la fusion du fil de
bobinage de ce dernier.
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