PROGRAMME DE LA FORMATION
- Rappel sur les réseaux électriques.
- Schéma de liaison à la terre.
- Protection des installations électriques.
- Isolateurs
RAPPEL SUR LES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
Chapitre 1 HISTOIRE
Alternative ou
continue?
Chapitre 1 HISTOIRE
Pourquoi un réseau
électrique?
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Les niveaux de tensions des réseaux
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
✓ Les réseaux électriques sont hiérarchisés :
d'une façon générale, la plupart des pays mettent en œuvre :
• Un réseau de transport THT 220 …….. 800 KV 225 KV
• Un réseau de répartition HTB 60 ……...170 KV 60 KV
• Un réseau de distribution HTA 5 ……... 36 KV 20 et 22 KV
• Un réseau de livraison de l'abonné BT 400/230 V 380/220 V
✓ Cette hiérarchie c'est-à-dire, les niveaux de tensions utilisés varient
considérablement d'un pays à l'autre en fonction des paramètres liés à l'histoire
électrotechnique du pays, ses ressources énergétiques, sa surface et finalement
des critères technico-économiques.
Chapitre 1 HISTOIRE
C’est quoi un réseau
électrique?
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
✓ Ce sont des ouvrages et des matériels - lignes aériennes et souterraines, postes,
câbles, appareillage, transformateurs, parafoudres, etc. - qui, assemblés, forment le
réseau physique ; ouvrages et matériels dont la qualité conditionne très largement celle
du réseau, donc celle de la desserte en électricité de ses clients.
✓ C’est aussi tout un ensemble d’automatismes et de transmission d’informations et de
commandes, ensemble coordonné, donc système nerveux absolument indispensable à la
protection des ouvrages et des matériels, à la robustesse du réseau vis-à-vis des
défaillances internes et des agressions extérieures telles la foudre et les conditions
climatiques extrêmes ;
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Exigences essentielles du réseau
électrique
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
➢ Stabilité
➢ Economie
➢ Continuité du service.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
TOPOLOGIES DES RESEAUX ELECTRIQUES
Topologie des réseaux
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Schéma de principe de la distribution haute tension - HTA
1. Distribution en «Antenne» ou «Simple dérivation»
▪ Il est principalement utilisé dans les zones rurales, en réseau aérien.
▪ En cas de défaut sur un tronçon de câble ou dans un poste, les utilisateurs sont privés
d'alimentation le temps de la réparation.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Schéma de principe de la distribution haute tension - HTA
2. Distribution en «Coupure d'artère» ou en «Boucle»
▪ Il est utilisé en zone urbaine.
▪ En cas de défaut sur un tronçon de câble ou dans
un poste, on isole le tronçon en défaut par
l'ouverture des 2 appareils de protection ou de
sectionnement qui l'encadrent et on réalimente la
boucle en refermant le disjoncteur.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Schéma de principe de la distribution haute tension - HTA
3. Distribution en « Double dérivation »
▪ Il est utilisé pour assurer une continuité de
service optimale.
▪ En cas de défaut sur l'une des lignes,
l'alimentation de l'abonné est permutée sur la
seconde.
▪ Les deux arrivées sont différentes mais peuvent
être issues du même poste source.
On ne peut se connecter sur les deux arrivées en
même temps grâce au verrouillage mécanique
présents entre A1 & A2.
Chapitre Exemple
1 Généralité
Schéma de principe sur le transport
de la distribution haute et la distribution
tension en boucle électrique
- HTA
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Exemple d’exploitation du réseau à coupure d’artères
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Exemple d’exploitation du réseau à coupure d’artères
LES CELLULES FONCTIONNELLES
- Cas d’etude -
Sectionneur ? Interrupteur ? Disjoncteur ?
CAS D’ÉTUDES
P.T
PRODUCTION
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure d’un poste HTA/BT
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Différence entre un poste et un transformateur
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Dès que la puissance demandée atteint 50 kVA, les entreprises industrielles ou tertiaires
sont alimentées en haute tension 20 kV (HTA).
L’étendue de leur site fait qu’elles sont généralement amenées à réaliser un réseau
interne HTA. L’alimentation d’une installation électrique est effectuée avec un poste de
transformation HTA/BT qui est disposé au plus près des éléments consommateurs
d’énergie.
L’abonné livré en énergie électrique HTA (de 5 à 30 kV) peut choisir son schéma de
liaison du neutre. Il n’est pas limité en puissance et il bénéficie d’une tarification plus
économique.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
1 - Les différents types de postes de livraison
Les postes d’extérieur
- Postes sur poteau : puissances 25 -50-100 KVA.
- Postes en bas de poteau :
Préfabriqué de 100 à 250 kVA
Compact de 160 à1 250 kVA
Maçonné traditionnel de 160 à 1 250 kVA.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
1 - Les différents types de postes de livraison
Les postes d’extérieur
- Postes sur poteau : puissances 25 -50-100 KVA.
- Postes en bas de poteau :
Préfabriqué de 100 à 250 kVA
Compact de 160 à1 250 kVA
Maçonné traditionnel de 160 à 1 250 kVA.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
1 - Les différents types de postes de livraison
Les postes d’extérieur
- Postes sur poteau : puissances 25 -50-100 KVA.
- Postes en bas de poteau :
Préfabriqué de 100 à 250 kVA
Compact de 160 à1 250 kVA
Maçonné traditionnel de 160 à 1 250 kVA.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Les postes d’intérieur
▪ Postes ouverts maçonnés ou préfabriqués.
▪ Postes en cellules préfabriquées métalliques.
Les puissances sont à partir de 100 KVA . Le comptage BT doit être remplacé par un
comptage HT dès que l’installation dépasse 2 000 A, ou s’il existe plusieurs
transformateurs.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
2 - Structure d’un poste HTA/BT
Le poste de livraison comporte
essentiellement de l’appareillage et un ou
plusieurs transformateurs afin d’assurer les
fonctions suivantes:
- Dérivation du courant sur le réseau
- Protection du transformateur côté HT
- Transformation HTA/BT
- Protection du transformateur côté BT
- Comptage d’énergie.
Toutes les masses métalliques du poste sont
reliées à la terre. Pour l’intervention dans le
poste, les arrivées doivent être sectionnées et
les câbles reliés entre eux mis à la terre.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
3 - Postes HTA/BT en haut de poteau
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
4 - Postes préfabriqués monobloc
Ces postes sont très compacts et leur mise en place est très rapide.
Il en existe une grande variété selon le milieu (urbain ou rural), selon les puissances installées
et le type d’alimentation (en aérien ou en souterrain).
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Structure des postes HTA/BT
5 - Postes avec cellules fonctionnelles ( DE LIVRAISON )
Les postes avec cellules préfabriquées métalliques sont réalisés avec des cellules remplissant chacune une
fonction.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Eléments constructifs des postes HTA/BT
Transformateurs
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
IMMERGÉ A SEC
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Distances à respecter pour les traversées
Une distance minimale dans l'air de 225 mm, doit être respectée :
• entre pièces conductrices des traversées MT ;
• entre les traversées BT et les pièces conductrices de traversées MT ;
• entre la masse et les pièces conductrices de traversées MT.
Une distance minimale de 70mm entre axe des traversées BT, doit être respectée.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Repérage des bornes
Le repérage des bornes doit être effectué au moyen de symboles gravés sur le
couvercle ou sur des plaquettes métalliques fixées par la boulonnerie de fixation des
bornes ou à l'extrémité des traversées.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Degré d'herméticité
Le transformateur immergé dans l'huile est :
• soit à remplissage intégral, auquel cas l'équilibre des pressions (pression interne et
pression atmosphérique) doit être réalisé au voisinage des conditions normales (20° C , 1
013 mbar). La mention "attention : transformateur à remplissage intégral" doit être
apposée au voisinage immédiat de l’orifice de remplissage;
• soit respirant, auquel cas le couvercle doit comporter un indicateur de niveau à flotteur,
muni d'un orifice assurant la respiration du transformateur.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Mode de refroidissement
Un système de refroidissement est caractérisé par un code de quatre lettres. La première
lettre désigne le fluide de refroidissement interne : O pour l'huile minérale (99 % des cas), K
pour les liquides isolant ayant un point de feu>300 °C, L pour les liquides à point de feu non
mesurable. La seconde lettre désigne le mode de circulation du fluide de refroidissement
interne : N pour naturel, F pour forcé (présence d'une pompe, mais l'huile circule librement), D
pour forcé et dirigé (pompe et l'huile est forcée et dirigée à travers les enroulements). La
troisième lettre indique le fluide de refroidissement externe : À pour air, W pour eau. Enfin la
quatrième lettre désigne le mode de circulation du fluide de refroidissement externe : N pour
naturel, F pour forcé (ventilateurs).
Ainsi le mode de refroidissement le plus simple est le ONAN. Concrètement l'huile colporte la
chaleur vers l'extérieur du transformateur et est refroidie à l'intérieur du radiateur, qui évacue
la chaleur par convection
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Protection contre la corrosion
Les surfaces externes de la cuve et du couvercle doivent subir une opération de sablage
ou grenaillage. Les panneaux d'ondes peuvent ne pas subir cette opération si à leur
fabrication ils sont protégés contre l'apparition de traces de rouille, par huilage ou par
application d'une couche de peinture antirouille.
Le sablage ou grenaillage doit être suivi par l’application d’une peinture antirouille, les
deux opérations devant intervenir le même jour. Le stockage après sablage d’éléments de
transformateurs ou de cuves montées, n’est pas toléré. Les surfaces externes de la cuve et
du couvercle doivent subir ensuite l’application, en deux couches au minimum, d’une
peinture de couleur grise.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
Masse
La masse du transformateur triphasé Haut de poteau ne doit pas dépasser 550kg.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
MARQUAGE
Le transformateur doit être muni de plaque signalétique résistant aux intempéries, fixée
à un emplacement visible et donnant les indications énumérées ci-dessous, marquées de
manière indélébile :
- type du transformateur;
- le numéro de série;
- date de fabrication;
- nom du fabricant ;
- fréquence assignée (en Hz);
- Puissance assignée (en KVA);
- tension assignée MT (en kV);
- tension assignée BT (en V);
- courants primaire et secondaire (A)
- niveau d’isolement (en kV)
- mode de refroidissement;
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Caractéristiques des transformateurs
MARQUAGE
Le transformateur doit être muni de plaque signalétique résistant aux intempéries, fixée
à un emplacement visible et donnant les indications énumérées ci-dessous, marquées de
manière indélébile :
- symbole de couplage;
- tension de court-circuit en %;
- nombre de phases;
- masse totale;
- masse de l'huile isolante (dans le cas des transformateurs immergés);
- Isolement (normal, surisolé ou spécial).
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Essais des transformateurs
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Postes immergés
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Postes à sec
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Protection des transformateurs contre les défauts
internes
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Protection des transformateurs contre les défauts internes
Cette protection est exigée pour les transformateurs immergés dans un diélectrique
liquide dont la puissance est supérieure à 630kVA. Elle doit être assurée par un détecteur
d’émission de bulles gazeuses à 1, 2 ou 3 contacts suivants les cas :
630 kVA < P ≤ 5 MVA A un contact ou type 1 à deux contacts
5 MVA < P ≤ 20 MVA Type 2 à deux contacts
P > 20 MVA Type 3 à deux contacts
Pour les dispositifs à deux contacts, le 1er est utilisé en signalisation (Alerte du personnel),
le 2ième pour la mise hors tension.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
DGPT1 ou DGPT2
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Fonctionnement
Dégagement gazeux :
En cas d’avarie interne du transformateur, un flotteur va se déplacer à l’intérieur du corps
tubulaire de l’appareil en faisant basculer un contact. Ce contact peut être exploité en
alarme ou en
déclenchement.
Augmentation de pression :
Lors d’une avarie interne grave, il se produit un violent dégagement gazeux qui provoque
à l’intérieur du transformateur un gonflement du diélectrique et un mouvement ascendant
de celui ci.
Cette surpression est détectée et va provoquer le basculement d’un contact. Ce contact
sera exploité uniquement en déclenchement.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Fonctionnement
Augmentation de température :
Un échauffement anormal du liquide peut être détecté par le DGPT (1 à 1 thermostat, 2 à
2 thermostats). Deux seuils différents sont obtenus grâce aux deux thermostats
indépendants. Dans le cas du DGPT1, le contact peut être utilisé soit en alarme, soit en
coupure. Dans le cas du DGPT2, le contact du thermostat 1 est à utiliser en alarme, Le
contact du thermostat 2 est à utiliser en déclenchement. Un thermomètre solidaire de
l’appareil peut être utilisé aux cours de rondes pour contrôler la tendance de la
température du diélectrique
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Relais Buchholz (Alsthom Savoisienne)
Les relais Buchholz sont montés essentiellement sur les gros transformateurs tandis que les
DGPT (1 ou 2) sont montés essentiellement sur les transformateurs de distribution à
couvercles scellés. Les caractéristiques ainsi que les règles de construction font l’objet de la
norme NFC 52-108.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Fonctionnement
Le corps du relais renferme deux flotteurs
b1 et b2 qui peuvent pivoter
respectivement autour des axes 01 et 02 et
commander ainsi les contacts à mercure c1
et c2. Ces deux contacts ferment (ou
ouvrent sur demande) chacun un circuit.
Le circuit du contact c1 actionne un signal
d'alarme. Le circuit du contact c2 actionne
le dispositif de déclenchement.
Le relais « Buchholz » protège toujours le
transformateur en cas de fuite du
diélectrique à condition toutefois qu'elle se
manifeste au-dessous du relais.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Cas d'avaries peu graves :
Lors d'une avarie de faible importance, le
dégagement de bulles de gaz provenant
du transformateur est recueilli par le «
Buchholz ». Le niveau d'huile s'abaisse
dans le corps du relais d'où une rotation
du flotteur b1 autour de son axe 01 et,
pour un volume de gaz déterminé, la
fermeture du contact c1.
Le fonctionnement du signal d'alarme « d
» se produit ainsi dans un temps
diminuant avec l'importance et la vitesse
du dégagement gazeux et, par
conséquent, avec la gravité du défaut. Le
flotteur b2 baignant toujours dans l'huile
n'est pas sollicité par ce phénomène.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Cas d'avaries graves :
Un dégagement gazeux violent, résultant de
défauts graves à l'intérieur du transformateur
provoque un mouvement d'huile du transformateur
vers le conservateur qui fait basculer le flotteur b2,
produisant ainsi la fermeture du contact c2 dont
l'action sur le circuit de la bobine de déclenchement
ordonne l'ouverture des disjoncteurs. Cette action
des deux contacts, fonction du dégagement gazeux
accompagnant un défaut, permet donc la détection
rapide de toute avarie susceptible de se produire
dans un transformateur ou autre appareil électrique
immergé.
En vue de signaler de manière certaine la présence
d'un défaut grave, on peut avantageusement relier
le contact de déclenchement simultanément aux
deux circuits d'alarme et de déclenchement.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Cas d'un niveau d'huile insuffisant
Si le niveau d'huile diminue
progressivement, le flotteur b1 fonctionne
le premier en donnant une alarme, puis le
flotteur b2 bascule à son tour, provoquant
le déclenchement des disjoncteurs.
Chapitre 1 Généralité sur le transport et la distribution électrique
Cas d'avaries peu graves :
Lors d'une avarie de faible importance, le
dégagement de bulles de gaz provenant
du transformateur est recueilli par le «
Buchholz ». Le niveau d'huile s'abaisse
dans le corps du relais d'où une rotation
du flotteur b1 autour de son axe 01 et,
pour un volume de gaz déterminé, la
fermeture du contact c1.
Le fonctionnement du signal d'alarme « d
» se produit ainsi dans un temps
diminuant avec l'importance et la vitesse
du dégagement gazeux et, par
conséquent, avec la gravité du défaut. Le
flotteur b2 baignant toujours dans l'huile
n'est pas sollicité par ce phénomène.
SCHÉMA DE LIAISON À LA TERRE
C’est quoi une masse ?
LES RISQUES LIÉS AU COURANT ÉLECTRIQUE
Contact direct Contact indirect
Schéma de liaison à la terre
(SLT)
Schéma de liaison à la terre
Schéma TT
Dans ce type de schéma, dit de « neutre à la terre » :
Le neutre de la source est relié à une prise de terre distincte de celle des masses
toutes les masses doivent être reliées à un même système de mise à la terre dédié à
l’installation.
Schéma de liaison à la terre
En présence d’un défaut d’isolement, apparition du courant de défaut Id:
Schéma de liaison à la terre
EXERCICE D’APPLICATION:
Calculer la limite supérieure de la résistance de la prise de terre des masses à ne pas
dépasser en fonction de la sensibilité des DDR et de la tension limite pour :
- UL= 50V; IΔn= 30 mA.
- UL= 50V; IΔn= 300 mA
- UL= 50V; IΔn= 500 mA
- UL= 25V; IΔn= 30 mA
- UL= 25V; IΔn= 300 mA
- UL= 25V; IΔn= 500 mA
Schéma de liaison à la terre
Schéma TN
Le principe de ce schéma dit de « mise au neutre » est de transformer tout défaut
d’isolement en court-circuit monophasé phase – neutre.
Dans ce type de schéma :
- Le point neutre BT de chaque source est relié directement à la terre.
- Toutes les masses de l’installation sont reliées à la terre et donc au neutre par le
conducteur de protection PE (avec conducteur de neutre distinct, TN-S) ou PEN
(conducteur de neutre commun, TN-C).
Schéma de liaison à la terre
En présence d’un défaut d’isolement, le courant de défaut Id n’est limité que par
l’impédance des câbles de la boucle de défaut :
Schéma de liaison à la terre
En présence d’un défaut d’isolement, le courant de défaut Id n’est limité que par
l’impédance des câbles de la boucle de défaut :
Pour les réseaux 230/400 V, cette tension de l’ordre de Uo/2 (si RPE = Rph) est
dangereuse car supérieure à la tension limite de sécurité
Schéma de liaison à la terre
Pour que la protection assure bien sa fonction, il faut Ia < Id, d’où l’expression de Lmax,
longueur maximale autorisée par la protection ayant pour seuil Ia :
Lmax =0,8Uo Sph/ρ (1+m) Ia. Avec:
- Lmax : longueur maximale en m ;
- Uo : tension simple 230 V pour un réseau triphasé 400 V ;
- ρ : résistivité à la température de fonctionnement normal ;
- Ia : courant de coupure automatique :
- m= Sph/SPE
IMPORTANT:
Si la ligne est d'une longueur supérieure à Lmax, il faut soit diminuer Ia, soit augmenter SPE,
soit mettre en œuvre un Dispositif Différentiel Résiduel (DDR). (seulement pour le TNS)
Schéma de liaison à la terre
Schéma de liaison à la terre
Schéma IT
Dans ce type de schéma dit « à neutre isolé », le neutre du transformateur est :
- Soit isolé de la terre (neutre isolé)
- Soit relié à la terre par une impédance élevée (neutre impédant), toutes les
masses de l’installation sont reliées à la terre.
Schéma de liaison à la terre
RL1 Id
Rd
L1
RPE
V Liaisons entre UC
prise de terre RA
RB
N
CPI 100 k
Schéma de liaison à la terre
Vue l’impédance importante du CPI, la tension V se retrouve à ses bornes laissant ainsi
une tension Uc très faible.
Dans le cas d’un 1er défaut, aucun danger n’est présent .
V V 140
Id = = = 0,14mA
R R CPI 100000
Schéma de liaison à la terre
Exemple de coexistence entre les divers
SLT.
PROTECTION DES
INSTALLATIONS ÉLECTRIQUES
LEXIQUE
Introduction
Les buts visés par les dispositifs de protection sont multiples :
▪ Participer à la protection des personnes contre les dangers électriques,
▪ Éviter les détériorations de matériel (un court-circuit triphasé sur un jeu de barres moyenne tension peut
faire fondre jusqu’à 50 kg de cuivre en 1seconde ; la température de l’arc peut dépasser en son centre 10 000 °C),
▪ Limiter les contraintes thermiques, diélectriques et mécaniques auxquelles sont soumis ces
matériels,
▪ Préserver la stabilité et la continuité de service du réseau,
▪ Protéger les installations voisines (par exemple, réduire les tensions induites dans les circuits proches)
Introduction
▪ Un système de protection doit avoir des qualités de rapidité, sélectivité et fiabilité.
▪ Il faut être conscient des limites de la protection : les défauts doivent tout d’abord se produire
pour qu’elle agisse.
▪ La protection ne peut donc empêcher les perturbations ; elle ne peut que limiter leurs effets
et leur durée.
▪ Le choix d’une protection est souvent un compromis technico-économique entre la sécurité
et la disponibilité de l’alimentation en énergie électrique.
Introduction
ETUDE DES PROTECTIONS D’UN RÉSEAU
L’étude des protections d’un réseau se décompose en 2 étapes distinctes :
▪ La définition du système de protection, encore appelée plan de protection,
▪ La détermination des réglages de chaque unité de protection, encore appelée coordination
des protections ou sélectivité.
Introduction
DÉFINITION DU SYSTÈME DE PROTECTION
C’est le choix des éléments de protection et de la structure globale de l’ensemble, de façon
cohérente et adaptée au réseau.
Le système de protection se compose d’une chaîne constituée des éléments suivants :
▪ Capteurs de mesure – courant et tension – fournissant les informations de mesure
nécessaires à la détection des défauts,
▪ Relais de protection, chargés de la surveillance permanente de l’état électrique du
réseau, jusqu’à l’élaboration des ordres d’élimination des parties défectueuses, et leur
commande par le circuit de déclenchement,
▪ Organes de coupure dans leur fonction d’élimination de défaut : disjoncteurs,
interrupteurs-fusibles, contacteurs-fusibles.
Introduction
LE PLAN DE PROTECTION
Le plan de protection définit les dispositifs de protection contre les principaux défauts
affectant les réseaux et les machines :
▪ Les court-circuit, entre phases et phase-Neutre,
▪ Les surcharges,
▪ Les défauts propres aux machines tournantes.
Pour établir un plan de protection, les paramètres suivants sont à prendre en compte :
▪ L’architecture et la taille du réseau et ses différents modes d’exploitation,
▪ Les schémas de liaison à la terre,
▪ Les caractéristiques des sources de courant et leurs contributions en cas de défaut,
▪ Les types de charges,
▪ Le besoin de continuité de service.
LES DISJONCTEURS
I- Les différents types des disjoncteurs
- Les disjoncteurs magnétiques, qui assure la protection contre les court-circuit,
- Les disjoncteurs thermiques, qui assure la protection contre les surcharges,
- Les disjoncteurs magnétothermiques, qui assure la protection contre les court-circuit
ainsi que les surcharges,
- Les disjoncteurs électroniques, qui réalisent les fonctions des déclencheurs thermiques
et / ou magnétiques, tout en disposant d’une large plage de réglage (du niveau de
déclenchement, du délai de déclenchement),
- Les interrupteurs et les disjoncteurs magnétothermiques différentiels, qui assurent la
protection contre les court-circuit, les surcharges et la protection des personnes contre les
contacts indirects.
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Courbe de déclenchement du relais thermique
Cette courbe montre que le déclenchement du relais thermique:
▪ Dépend énormément du temps,
▪ Et que le disjoncteur ne peut déclencher instantanément, il lui faut un certain laps de
temps pour s'ouvrir.
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Courbe de déclenchement du relais magnétique
Cette courbe montre que le déclenchement du relais magnétique:
▪ Ne dépend peu du temps, au delà d'une certaine intensité (Im) et quel que soit le
temps, on a le déclenchement,
▪ Et permet de ne pas laisser passer des pointes de courant (plusieurs fois In).
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Cette courbe regroupe les deux précédentes afin obtenir la courbe complète de
déclenchement du disjoncteur. Elle indique que si on se trouve à droite et /ou au
dessus de la courbe, on aura déclenchement.
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Courbe B
Le disjoncteur a un déclenchement magnétique relativement bas et permet d’éliminer
les courts-circuits de très faible valeur.
Elle assure la protection des générateurs, des personnes et des câbles de grandes
longueurs de câbles en régime TN et IT.
Courbe C
Elle assure la protection des câbles alimentant des récepteurs classiques( Installations
domestiques).
Courbe D
Elle assure la protection des circuits et des câbles où il existe de très fortes pointes de
courant à la mise sous tension (ex: moteurs).
Les disjoncteurs
LES COURBES DE DÉCLENCHEMENT
Courbe MA
Elle assure la protection des démarreurs de moteurs.
Courbe K
Elle assure la protection des câbles alimentant des récepteurs à fort courant d’appel
Courbe Z
Elle assure la protection des circuits électroniques.
SÉLECTIVITÉ AVEC LES DISJONCTEURS
DE PUISSANCE BASSE TENSION
Qu'est ce que la sélectivité ?
C'est la coordination des dispositifs de coupure automatique pour qu'un défaut survenu
en un point quelconque du réseau soit éliminé par le disjoncteur placé en amont.
Immédiatement en amont du défaut et par lui seul !
Qu'est ce que la sélectivité ?
▪ La sélectivité entre deux disjoncteurs A et B est totale si B fonctionne seul pour toute
valeur du courant de court circuit au point où il est placé (IccB).
▪ La sélectivité est partielle si B fonctionne seul jusqu'à un courant de court circuit
présumé Icc inférieur à IccB. Au-delà de cette valeur, A et B fonctionnent
simultanément.
▪ La sélectivité concourt à la continuité de service, qui est une nécessité pour beaucoup
d'entreprises industrielles.
La sélectivité en fonction des types de défaut
Surcharges :
Elle est assurée si, pour toute valeur du courant de
surcharge, le temps de non-déclenchement du
disjoncteur amont D1 est supérieur au temps
maximal de coupure du disjoncteur aval D2 (y
compris le temps d’extinction d’arc). Cette condition
est réalisée en pratique si le rapport Ir1 / Ir2 est
supérieur à 1,6.
La sélectivité en fonction des types de défaut
Courts-circuits :
La sélectivité peut se traiter, en partie, en comparant
les courbes temps/courant, tant que le temps tc est
supérieur à quelques dizaines de millisecondes, ces
courbes sont un instrument insuffisamment précis
pour statuer avec certitude.
En outre, le temps et le courant ne sont alors plus les
seuls critères discriminants. Il faut, selon les cas, tenir
compte du courant crête, de la limitation, ou d’une
combinaison du temps et du courant
(par exemple,∫ i²dt ). Il est alors nécessaire de se
reporter aux tableaux de sélectivité publiés par le
constructeur des disjoncteurs concernés.
Les techniques de sélectivité lors des
courts-circuits
▪ Sélectivité ampèremétrique.
▪ Sélectivité chronométrique.
▪ Sélectivité pseudo-chronométrique.
▪ Sélectivité « SELLIM » et sélectivité énergétique.
▪ Sélectivité logique.
SÉLECTIVITÉ AMPÈREMÉTRIQUE
Plusieurs cas peuvent être envisagés :
1- Le disjoncteur aval B n'a pas de pouvoir de limitation.
2- Le disjoncteur aval B possède un pouvoir de limitation.
3- Le disjoncteur amont A est sélectif.
1- Cas où le disjoncteur aval n'a pas de pouvoir de limitation :
Sur court circuit franc aux bornes aval de B, le disjoncteur A est traversé par IccB. La
sélectivité est totale entre A et B si ImA est supérieur à IccB.
Plusieurs cas peuvent être envisagés :
1- Le disjoncteur aval B n'a pas de pouvoir de limitation.
2- Le disjoncteur aval B possède un pouvoir de limitation.
3- Le disjoncteur amont A est sélectif.
1- Cas où le disjoncteur aval n'a pas de pouvoir de limitation :
La sélectivité totale est souvent impossible à réaliser car ImA est inférieur à IccB, dans ce
cas il y a sélectivité partielle
Plusieurs cas peuvent être envisagés :
1- Le disjoncteur aval B n'a pas de pouvoir de limitation.
2- Le disjoncteur aval B possède un pouvoir de limitation.
3- Le disjoncteur amont A est sélectif.
2- Cas où le disjoncteur aval possède un pouvoir de limitation
Pour améliorer la sélectivité, il est intéressant d'utiliser un appareil limiteur en aval. Sur
court circuit franc en aval de B, A n'est plus traversé que par un courant I'ccB inférieur à
IccB. Le courant I'ccB se déduit de IccB à l'aide de la courbe de limitation du disjoncteur B.
La sélectivité peut être totale si ImA > I'ccB.
Plusieurs cas peuvent être envisagés :
1- Le disjoncteur aval B n'a pas de pouvoir de limitation.
2- Le disjoncteur aval B possède un pouvoir de limitation.
3- Le disjoncteur amont A est sélectif.
2- Cas où le disjoncteur aval possède un pouvoir de limitation
Pour améliorer la sélectivité, il est intéressant d'utiliser un appareil limiteur en aval. Sur
court circuit franc en aval de B, A n'est plus traversé que par un courant I'ccB inférieur à
IccB. Le courant I'ccB se déduit de IccB à l'aide de la courbe de limitation du disjoncteur B.
La sélectivité peut être totale si ImA > I'ccB.
Courbe de limitation du disjoncteur B
Plusieurs cas peuvent être envisagés :
1- Le disjoncteur aval B n'a pas de pouvoir de limitation.
2- Le disjoncteur aval B possède un pouvoir de limitation.
3- Le disjoncteur amont A est sélectif.
2- Cas où le disjoncteur aval possède un pouvoir de limitation
Pour améliorer la sélectivité, il est intéressant d'utiliser un appareil limiteur en aval. Sur
court circuit franc en aval de B, A n'est plus traversé que par un courant I'ccB inférieur à
IccB. Le courant I'ccB se déduit de IccB à l'aide de la courbe de limitation du disjoncteur B.
La sélectivité peut être totale si ImA > I'ccB.
Courbe de limitation du disjoncteur B
SÉLECTIVITÉ CHRONOMÉTRIQUE
D1 : disjoncteur à crans de court-retard 0-1-2-3, sélectif aux crans 1, 2 et 3 avec D2.
D2 : disjoncteur instantané à seuil Iins2
SÉLECTIVITÉ LOGIQUE
Elle s'obtient par un système donnant l'ordre de déclenchement en fonction de la
localisation du défaut. A chaque niveau, le relais logique reçoit deux informations. Une
image de l'intensité passant dans le disjoncteur qu'il commande et un signal venant des
disjoncteurs situés immédiatement en aval, lui indiquant si l'un de ces disjoncteurs voit
passer la surintensité.
Le relais émet alors deux ordres, un ordre de déclenchement vers le disjoncteur qu'il
contrôle s'il l'estime nécessaire et une information indiquant ou non qu'il voit passer une
surintensité vers le disjoncteur situé en amont.
SÉLECTIVITÉ LOGIQUE
Dans l'exemple ci dessus, la surintensité sera vue par le relais de Q1 et le relais de Q2.
Dans un premier temps le relais de Q1 reçoit une information du relais de Q2 lui
indiquant qu'il donne l'ordre à Q2 de s'ouvrir pour éliminer la surintensité.
Si Q2 n'ouvre pas suite à une défaillance, le relais de Q1 donnera alors l'ordre à Q1 de
couper.
Ce système de sélectivité nécessite des fils pilotes entre étages et une source auxiliaire
d'alimentation ce qui rend son utilisation difficile en basse tension.
SÉLECTIVITÉ TYPE "SELLIM"
Cette technique (brevet MERLIN GERIN) permettant d'assurer une sélectivité totale met en
œuvre en amont, un disjoncteur limiteur Compact type L équipé d'un déclencheur sélectif
type SB sans aucun réglage de temporisation et en aval, un disjoncteur standard.
Sur court circuit en aval de B, l'onde de courant est très fortement réduite par le pouvoir de
limitation de A et traverse A sans provoquer de déclenchement, laissant au disjoncteur B le
temps de s'ouvrir.
Sur court circuit en aval de A, la première onde de courant est aussi très fortement limitée,
le déclenchement de A n'intervenant que lors de l'apparition de la deuxième onde de courant.
SÉLECTIVITÉ ÉNERGÉTIQUE
Ce nouveau type de sélectivité (1994) est mis en œuvre sur les disjoncteurs de la gamme
Compact NS de chez Merlin Gérin.
Ces appareils sont rapides et fortement limiteurs.
Principe :
L 'énergie que laisse passer le disjoncteur aval doit toujours être inférieure à l'énergie
nécessaire au fonctionnement du disjoncteur amont. Pour cela il faut réunir deux
conditions :
▪ Le rapport des courants assignés des disjoncteurs doit être au moins égal à 2,5.
▪ Le rapport des seuils de réglage de leurs déclencheurs doit être supérieur à 1,6
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLATEURS
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
INTRODUCTION
➢ Les isolateurs entrent pour un faible pourcentage dans le prix d’une ligne
aérienne, mais ils en sont un élément essentiel.
➢ Leur rôle est de relier les conducteurs sous tension aux supports et d’assurer
l’isolement électrique entre ces deux parties constitutives de la ligne.
➢ Le choix du type d’isolateur, les contrôles de réception, la surveillance en
exploitation doivent-ils être faits avec le maximum de soin.
➢ La difficulté réside principalement dans le fait qu’aucun essai de réception ne peut
jusqu’à ce jour mettre en évidence un vieillissement certain de l’isolateur.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
DEFINITIONS
Décharge disruptive : phénomène associé à une défaillance de l’isolation sous l’effet de la
contrainte électrique, avec chute de la tension et passage d’un courant (une décharge
disruptive dans un diélectrique solide entraîne une perte permanente de la rigidité
diélectrique).
Perforation : décharge disruptive à travers un solide.
Contournement : décharge disruptive le long d’une surface solide.
Ligne de fuite : plus courte distance ou somme des plus courtes distances suivant les
contours des surfaces extérieures des parties isolantes entre les parties qui sont
normalement soumises à la tension de service (une distance mesurée à la surface de la
matière de scellement conductrice ne doit pas être considérée comme faisant partie de la
ligne de fuite).
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
MATÉRIAUX UTILISÉS
Un isolateur est constitué en général de deux parties : une partie isolante et des pièces
métalliques de liaison, scellées sur cette partie isolante.
[Link]
[Link]èces métalliques de liaison
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLANTS
Jusqu’aux années quatre-vingt, seuls le verre et la céramique ont justifié d’un bon
comportement en exploitation, bien que ces deux matériaux soient, par essence,
des matériaux fragiles. Le développement technologique a donné naissance à de
nouveaux matériaux synthétiques (composites)
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLANTS
Céramiques : Elles sont actuellement utilisées pour les isolateurs à haute tension et
correspondent à des formules voisines, soit de Al2O3, SiO2 (porcelaine traditionnelle), soit
de Al2O3, 5 SiO2 (stéatite).
Certaines céramiques à grains très fins sont recommandées pour des isolateurs devant
supporter des efforts mécaniques élevés.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLANTS
Verres. – Deux types sont utilisés : le verre recuit et le verre trempé.
le verre recuit.
Le verre recuit a surtout été utilisé pour faire des isolateurs rigides,
mais on s’est aperçu que les isolateurs un peu épais ne résistaient pas aux variations
brusques de température. De plus, le verre recuit ne supporte que des tensions
mécaniques relativement faibles, ce qui interdit son emploi pour les isolateurs de
suspension.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLANTS
Verres. – Deux types sont utilisés : le verre recuit et le verre trempé.
Le verre trempé est obtenu par réchauffage de l’isolant retiré du moule à une
température d’environ 700 °C, puis refroidi par des jets d’air sous pression .
Le verre trempé présente une contrainte mécanique en traction environ 5 à 6 fois plus
grande que celle du verre recuit et peut supporter des variations brusques de
température pouvant atteindre 100 °C.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
ISOLANTS
Matériaux synthétiques.
Ces isolateurs, dits composites, sont constitués d’une âme réalisée en fibre de verre
imprégnée de résine, donnant à l’isolateur sa tenue mécanique, et d’une enveloppe en
matériaux synthétiques isolants.
Les revêtements ayant un comportement satisfaisant sous contraintes électriques sont
certaines résines, des caoutchoucs synthétiques (silicones ou EPDM :
éthylpropyldimonomère) ou du Téflon. Ces revêtements évitent tout cheminement
carboné en surface sous l’effet de contraintes électriques mais sont soumis à une
érosion superficielle plus ou moins rapide selon leur constitution.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Pièces métalliques de liaison
Les parties isolantes constitutives de l’isolateur sont reliées entre elles ou au support par
des pièces métalliques, réalisées dans différents métaux qui doivent répondre aux
contraintes mécaniques et thermiques appliquées à l’isolateur au cours de son
exploitation.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Pièces métalliques de liaison
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Pièces métalliques de liaison
Les principaux métaux ou alliages utilisés sont :
— les fontes malléables, permettant de réaliser des pièces minces et de forme
compliquée, par exemple les capots d’isolateurs ;
— les aciers au carbone, de caractéristiques précises, employés pour la réalisation des
pièces forgées, en particulier les tiges d’isolateurs ;
— les alliages d’aluminium et les alliages de cuivre et de bronze d’aluminium, permettant
de fabriquer certains capots ;
— les alliages de zinc (type Z-A4G), qui, compte tenu de leur température de fusion,
permettent de couler directement les capots sur les diélectriques des isolateurs de faible
résistance mécanique.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
TYPES D’ISOLATEURS
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Isolateur de type rigide
Un isolateur rigide est relié au support par une ferrure fixe. Cet isolateur est
principalement soumis à des efforts de flexion et de compression, lorsqu’il est placé en
position verticale. Il peut, dans certains cas, être placé horizontalement, voire à l’oblique.
Tous les isolateurs rigides normalisés sont livrés avec une douille scellée de telle façon
qu’ils puissent être vissés directement sur les ferrures correspondantes. Le scellement au
plâtre, lors du montage de la ligne, opération délicate, est ainsi évité.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Isolateur de type rigide
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Élément de chaîne
C’est un isolateur constitué par un matériau isolant équipé de pièces métalliques de
liaison , nécessaires pour le relier de façon flexible à d’autres éléments de chaîne, à la
pince de suspension du conducteur ou au support.
Ces éléments sont généralement utilisés en suspension et forment des chaînes
d’isolateurs soit verticales (chaînes d’alignement), soit horizontales (chaînes d’ancrage).
La liaison entre deux éléments successifs est réalisée par des systèmes métalliques soit
à rotule et logement de rotule (ball and socket), soit à chape et tenon
Il existe deux types principaux d’éléments de chaîne : les isolateurs
à capot et tige et les isolateurs à long fût.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Élément de chaîne
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CLASSIFICATION DES ISOLATEURS
Conformément à la publication NF EN 60383-1, les isolateurs de lignes aériennes sont
divisés en deux classes selon leur forme.
Classe A
Elle comprend tous les isolateurs ou
éléments de chaîne pour lesquels la plus
courte longueur ε du canal de
perforation à travers la matière isolante
solide est au moins égale à la moitié de
la plus courte distance dans l’air
extérieure à l’isolateur. Cette forme
implique que ces isolateurs soient
imperforables.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CLASSIFICATION DES ISOLATEURS
Classe B
Elle comprend tous les isolateurs ou éléments
de chaîne pour lesquels la plus courte longueur
ε du canal de perforation à travers la matière
isolante est inférieure à la moitié de la plus
courte distance dans l’air extérieure à l’isolateur.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Caractéristiques d’un élément de
chaîne ou d’un isolateur rigide
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Destruction de la jupe d’un élément de
chaîne
La destruction de la jupe d’un élément de la chaîne ne constitue pas une gêne pour
l’exploitant, à condition que la ligne de fuite reste suffisante. Si l’élément avarié est
situé à l’une des extrémités de la chaîne, il est à craindre cependant qu’en cas de
contournement l’arc s’accroche sur cet élément plutôt que sur les pièces de garde, et
entraîne une rupture par fusion d’une partie métallique de la chaîne (la tige en
général).
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
On choisit les isolateurs en fonction de :
➢ La tension de service de la ligne.
➢ Les efforts mécaniques auxquels ils sont soumis (poids des conducteurs et du givre, L’action
du vent, tension mécanique des conducteurs éventuellement).
➢ La pollution du site.
➢ Les paramètres économiques
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
Ligne de fuite
Les études effectuées montrent que le facteur prédominant pour la tenue sous pollution est la
ligne de fuite Lf de l’isolateur.
Les isolateurs le plus couramment utilisés ont un rapport :
2 < Lf /p < 2,5
avec p pas.
En améliorant leur profil (ondulations plus profondes, jupes de diamètre plus grand), on peut
atteindre un rapport voisin de 3 (isolateurs dits antipollution)
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
Ligne de fuite
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
Ligne de fuite
Il est illusoire de penser pouvoir dépasser la valeur de 3 car les
ondulations deviendraient trop rapprochées et seraient court-circuitées
par les arcs qui se forment lorsque la surface de l’isolateur se pollue.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
POLLUTION
C’est quoi la pollution?
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
POLLUTION
Remèdes à apporter contre la pollution
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
CHOIX DES ISOLATEURS
POLLUTION
Augmentation du nombre d’isolateurs :
C’ est la méthode la plus employée dans les zones à pollution moyenne. Cette technique est
certes limitée car un pylône donné d’un certain type ne peut pas admettre un important
supplément d’isolateurs.
Isolateurs spéciaux : (dans les zones à forte pollution)
C’est l’allongement de la ligne de fuite des isolateurs conduit à l’utilisation de ces
isolateurs appelés généralement isolateurs antipollution.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
Revêtements protecteurs : (dans le but de réduire l’effet néfaste)
différents revêtements protecteurs peuvent être utilisés:
Des graisses, soit minérales, soit à base de silicones. Leur durée de vie dépend de la sévérité
de pollution du site ; elle peut aller de quelques mois (en zones fortement polluées) à
quelques années (trois à cinq) ; une graisse n’agit plus soit lorsqu’elle est saturée de dépôts
solides non solubles, soit lorsqu’elle a été dégradée par l’action des rayons ultraviolets.
Des revêtements à base d’émaux semi-conducteurs sont apparus. Ils améliorent la
répartition du champ à la surface de l’isolateur et préviennent ainsi les amorçages en évitant
la formation des arcs partiels ; les surfaces isolantes sont parcourues par des courants de fuite
assez importants qui créent des échauffements non négligeables.
La conservation de ces revêtements dans le temps pose des
problèmes ; aussi cette technique ne s’est-elle pas généralisée.
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU
TABLEAU DE CHOIX
Chapitre 1.2 LES COMPOSANTES DU RESEAU