Le contrat social a été annonciateur de la naissance d’une certaine réglementation
concernant un ensemble de rapports entres les Hommes, dans une panoplie de domaines.
Le domaine contractuel engendre une relation contraignante entre les parties, dont le but
est la satisfaction de besoins réciproques. Ces rapports donnent lieu à des obligations.
Les obligations contractuelles font part d’un intérêt pointu de la part du législateur, car
assurer la sécurité contractuelle dans les rapports et les transactions entres les personnes,
quelles soient des personnes appartenant à la catégorie des particuliers, ou que se soient
une catégorie appartenant aux professionnelles. La réglementation de ces liens est d’une
importance capital, afin qu’on puisse assurer la paix social.
D’une manière assez globale, le terme « Obligation » trouve son fondement dans le devoir
de respecter une décision ou une prescription provenant de l’autorité publique. Mais en ce
qui concerne le droit commercial, ce dernier a une vision beaucoup plus pointu, en la
considérant comme étant un titre émis par une société commerciale. L’obligation est un lien
de droit entre deux ou plusieurs personnes. 1
Parmi l’une des principales sources d’obligation, on trouve en premier lieu le contrat, ce
dernier est un acte juridique contraignant, car il est considéré comme étant une loi pour les
parties qui ont opté pour sa création. Le contrat doit être exécuté de bonne foi, c’est un
principe fondamental dont est soumise la création d’un rapport contractuel. C’est un
principe qui prône la bonne intention, l’honnêteté dans les relations contractuelles, la
sincérité concernant les éléments essentiels du contrat, et une croyance juste.
En effet, l’article 19 du dahir des obligations et des contrats, stipule que : « La convention
n’est parfaite que par l’accord des parties sur les éléments essentiels de l’obligation, ainsi
que sur toutes les autres clauses licites que les parties considèrent comme essentielles. (…) »
Le DOC et la loi 31-08 relative à la protection du consommateur mettent constamment la
lumière sur le fait que le consommateur doit pouvoir être au courant de tous les éléments
essentiels concernant l’objet du contrat. Il doit être informé par le vendeur de tous, même
les défauts qui peuvent existés. Dans le cas contraire ceci pourrait être considéré comme un
dol ou une erreur de la part du vendeur, on pourrait même parler d’un enrichissement sans
cause et ceci nous renvoie également vers une notion qui est d’une importance capitale
dans le bon déroulement des relations contractuelles, on parle ainsi des vices cachés.
Ainsi, le législateur a fait de la garantie des défauts de la chose vendue une obligation qui
pèse sur le vendeur. L’article 498 du DOC en fait référence. En effet, cet article dispose que :
« Le vendeur a deux obligations principales :
1- Celle de délivrer la chose ;
1« Cours de THEORIE GENERALE DES OBLIGATIONS ET DES CONTRATS » Pr RHOMRI MOUNIR Mounia, année
universitaire 2021/2022.
2- Celle de la garantie. »
Toutefois, il est essentiel de faire une distinction entre ces deux obligations, car se sont deux
notions différentes.
En ce qui concerne les vices cachés, c’est l’article 549 du DOC qui nous permet de mieux
comprendre cette notion, « Le vendeur garantit les vices de la chose qui en diminuent
sensiblement la valeur, ou la rendent impropre à l’usage auquel elle est destinée d’après sa
nature ou d’après le contrat. Les défauts qui diminuent légèrement la valeur ou la
jouissance, et ceux tolérés par l’usage ne donnent pas ouverture à garantie.
Le vendeur garantit également l’existence des qualités par lui déclarées, ou qui ont été
stipulées par l’acheteur. »
D’après cet article on peut définir le vice caché comme étant un défaut qui a un lien avec
une chose, et ce défaut rend l’usage de cette dernière auquel elle est destinée impropre. Ce
défaut doit diminuer l’usage de la chose vendue, de telle sorte que l’acquéreur n’aurait
jamais accepté d’acheter la chose ou aurait plutôt diminué le prix de cette dernière, s’il avait
su que cette chose était entachée d’un vice.2
En d’autres termes, un vice caché est un défaut qui n’était ni commun ni apparent au
moment de l’achat, qui existait au moment de l’achat, et qui rend le produit partiellement
ou totalement impropre à l’usage que l’acheteur est censé pouvoir en faire. Le vice caché est
un motif légal de remboursement du produit, ou de réduction du prix. L’acheteur doit
néanmoins pouvoir prouver les trois conditions du vice caché, à savoir, le défaut non
apparent, existant au moment de l’achat et rendant le produit inutilisable dans les
conditions normalement attendues. 3
Le dahir des obligations et des contrats, ainsi que la loi 31-08 sur la protection du
consommateur à travers tous le dispositif mis en place concernant la garantie des défauts de
la chose vendue, ont veillé à ce que les étapes qui sont antérieures et postérieures à la
procédure puisse se passer dans un cadré réglementaire établie d’une manière assez précise
pour que les intérêts du consommateur puissent être respecté.
Mais afin de mieux comprendre tous ce cadre réglementaire, ainsi que le chemin qu’à
traverser cette institution de règles régissant la matière, un aperçu historique semblerait
être nécessaire.
En effet, si Henri Battifol disait que “ l’intelligence du droit passe par la connaissance de sa
genèse historique “ nous, à notre tour, ne pouvons pas y passer à côté sans apprécier
l’historicité de cette chapelle juridique.
2
[Link]
3 [Link]
Avant le protectorat, les opérations contractuelles au royaume étaient littéralement basées
sur les prescriptions musulmanes. A cet effet, l’islam soumet la viabilité de la vente à des
exigences comportementales comme la sincérité du vendeur, la bonne parole, la
bienfaisance et la tolérance, tout comme disait notre messager de Dieu ( que sa prière et son
salut soit sur lui) “ Qu’allah fasse miséricorde à un homme conciliant lorsqu’il vend, lorsqu’il
achète, et lorsqu’il réclame son dû “ rapporté par Al boukhari. En outre, la doctrine malékite
admet le devoir de garantie de ce que l’on a vendu et s’est avéré vicié , à condition que le dit
vice soit antérieur à la vente ou au cours de cette dernière.
Par ailleurs, le commencement juridique était le fait du Dahir des obligations et des contrats
du 13 août 1913 comme étant le texte général ayant donné naissance aux notions de base
du droit civil marocain, à partir de là, les dispositions de l’article 549 jusqu’à 575 en
témoignent, où le législateur a préparé une certaine assise solide à la garantie des défauts
de la chose vendue.
Presque cent ans plus tard, le bulletin officiel enregistre une première loi portant sur les
mesures de protection des consommateurs qui semble tantôt reconfirmer certains principes
du droit civil, tantôt abroger quelques uns pour répondre aux nécessités du moment. En
revanche, le sujet de la garantie de la chose vendue a fait l’objet du cinquième titre de cette
loi et comprenant quatre chapitres pour venir compléter les vertus de cette institution et
imposer aux tribunaux son application chaise fois qu’il s’agisse d’un différent entre un
fournisseur et un simple consommateur.
Le législateur marocain a toujours veillé, et a toujours été dans une vision constante de
sécurité juridique et contractuelle, assurant tantôt les intérêts des professionnels, ainsi que
les intérêts du consommateur, en vaillant à établir un équilibre juste et permanent des
relations contractuelles qui découlent du contrat établie par les parties. Sauf que la loi 31-08
estime que le consommateur est une partie faible au contrat, raison pour laquelle il a soumis
le vendeur a des obligations bien précise, mais ce qui nous intéresse dans notre étude, à un
lien avec les vices cachés dont peut faire face un consommateur lors de l’établissement d’un
contrat, concernant l’achat d’une chose.
Raison pour laquelle notre étude a un double intérêt, un intérêt théorique qui réside dans la
compréhension du cadre juridique établit par le législateur pour encadrer les dispositifs
permettant de faire jouer la garantie des défauts de la chose vendue.
Et enfin, un intérêt pratique trouvant son fondement dans la mise en place d’un ensemble
de mécanismes qui tiennent leurs sources des textes généraux et spéciaux, réalisant la
formation d’un corps juridique applicable sur le terrain, permettant une protection du
consommateur assuré.
Dans cet arsenal juridique encadrant cette obligation qui pèse sur le vendeur, dans quel
mesure peut-on considérer que le cadre réglementaire dont est soumis la garantie des
défauts de la chose vendue comme étant suffisant pour assurer une certaine sécurité
contractuelle quant à la protection des intérêts du consommateur vis-à-vis du vendeur ?
Afin de répondre à cette problématique, il semblerait nécessaire d’établir le plan suivant :
• Partie 1 : La mise en œuvre de la garantie des vices cachés
Chapitre 1 : La garantie relative aux défauts de la chose vendue
Section 1 : La détermination du vice caché au sens de la garantie
Section 2 : le déficit d’usage en matière du vice caché
Chapitre 2 : La distinction entre les différentes obligations qui pèsent sur le vendeur, et
celle de la garantie de la chose vendue
Section 1 : La distinction entre l’obligation de délivrance et la garantie des défauts de la chose
vendue
Section 2 : La distinction entre l’obligation d’informations et la garantie des défauts de la chose
vendue
• Partie 2 : Les étapes procédurales établit par le législateur pour faire
jouer la garantie des vices cachés
Chapitre 1 : Les démarches préliminaires, permettant la constatation du défaut de la chose
vendue
Section 1 : La constatation régulière
Section 2 : La constatation de la preuve dans des cas particuliers
Chapitre 2 : Les procédures de recours contre la défectuosité
Section 1 : L’action rédhibitoire
Section 2 : L’action estimatoire et la diminution du prix
Partie 1 : La mise en œuvre de la garantie des vices cachés
L’article 498 du DOC précise que : « Le vendeur a deux obligations principales :
- Celle de délivrer la chose vendue.
- Celle de la garantie. »
Cependant, il est primordial de faire une distinction entre les obligations qui pèsent sur le
vendeur, et celle de la garantie des défauts de la chose vendue.
La garantie des vices cachés est un mécanisme de droit civil d’une importance capitale, qui
impose aux vendeurs d’une chose, de garantir les défauts cachés de celle-ci.
Il est indispensable de rappeler que la garantie des vices cachés n’est pas applicable à
l’ensemble des contrats de vente. En effet, On trouve une application de la garantie des
vices cachés, concernant tous types de ventes, sauf des ventes nécessitant l’intervention de
la justice, tel que les ventes aux enchères. Ainsi, les ventes par autorités de justice et les
ventes aléatoires ne sont pas soumises à la garantie des vices cachés.
Concernant sont applicabilité, la garantie des vices cachés est conditionnées à la réunion et
à la démonstration de conditions bien précisés par la loi.4
Chapitre 1 : La garantie relative aux défauts de la chose vendue
4[Link]
[Link]
Le DOC vient nous éclairer sur ce qu’est une garantie, à travers l’article 532 qui stipule : « La
garantie que le vendeur doit à l’acquéreur a deux objets :
1- Le premier est la jouissance et la possession paisible de la chose vendue (garantie
pour cause d’exécution) ;
2- Le second, les défauts de cette chose (garantie pour les vices rédhibitoires).
La garantie est due de plein droit, quand même elle n’aurait pas été stipulée, la bonne foi du
vendeur ne l’exonère pas de cette obligation. »
Même en l’absence d’une dérogation aux normes reconnues, la vérification et validation
objectives d’une diminution d’usage normal (évaluée selon les attentes raisonnables de
l’acheteur), suffisent pour qualifier le phénomène de vice en vertu de la garantie de qualité.
Il doit y avoir des conditions cumulées qui sont définit par la loi pour qu’on puisse faire jouer
la garantie des défauts de la chose vendue. Que le défaut soit matériel, fonctionnel ou
conventionnel, il doit présenter quatre caractères, tous essentiels à la garantie, il doit être :
- Etre caché
- Suffisamment grave
- Existant au moment de la vente
- Inconnu de l’acheteur
Section 1 : La détermination du vice caché au sens de la garantie
L’article 549 du Doc dispose que: « Le vendeur garantit les vices de la chose qui en
diminuent sensiblement la valeur, ou la rendent impropre à l’usage auquel elle est destinée
d’après sa nature ou d’après le contrat. Les défauts qui diminuent légèrement la valeur ou la
jouissance, et ceux tolérés pas l’usage, ne donnent pas ouverture à garantie.
Le vendeur garantit également l’existence des qualités par lui déclarées, ou qui ont été
stipulées par l’acheteur. »
La loi numéro 31-08 sur la protection du consommateur, à renforcer les dispositions du DOC
afin de protéger le consommateur contre les vices cachés, elle a permis lors d’un achat d’un
produit, de bénéficier de différentes garanties. Elle permet à l’acheteur en cas de défauts,
d’obtenir un remboursement, une réparation ou le changement partiel, ou total, du produit
s’il ne correspond pas aux attentes de l’acheteur. Cette loi fait une distinction entre la
garantie légale de la garantie conventionnelle et du service après-vente.
En ce qui concerne la garantie légale, cette dernière est obligatoire et permet de couvrir les
vices cachés. Il s’agit de défauts qui ne sont pas apparents au moment de la vente et qui
rendent le produit impropre à son usage.
Quant à la garantie conventionnelle, ici on est devant une proposition faite par le
fournisseur. Il s’agit d’une garantie commerciale, considérée comme étant complémentaire
à la garantie légale.
Le service après-vente est une prestation de services après-vente qui est proposé par le
fournisseur. Si elles sont payantes, un contrat devra être établi en dehors de celui de la
garantie conventionnelle.5
Le rôle de la garantie découle de ce but d’assurer la pleine utilité du bien vendu. Elle a pour
rôle de protéger l’usage du bien qu’attend un acheteur raisonnable contre un vice au sens
de la garantie.
Un vice au sens de la garantie existe, s’il a effet néfaste sur l’usage du bien. L’usage protégé
par la garantie est celui qui est attendu par l’acheteur raisonnable. Le fait de protéger cet
usage implique la protection de l’usage physique du bien, celle de son usage normal et celle
de son usage sécuritaire. Cependant, la garantie ne protège pas l’usage lorsque les attentes
de l’acheteur raisonnable sur celui-ci sont réduites.
La garantie de qualité protège l’usage du bien vendu contre un vice au sens de la garantie.
Un vice au sens de la garantie est celui qui a un effet néfaste sur l’usage du bien.
Pas conséquent, la garantie protège l’usage contre un défaut qui a cet effet sur celui-ci ou
contre un défaut qui est source d’un déficit d’usage.
Lorsqu’on parle d’un vice caché, on parle automatiquement d’un défaut concernant une
chose ou un objet. Quand ceci à un lien avec les cas d’une habitation, en d’autre termes
lorsqu’on est devant un acheteur qui acquiert une habitation ayant un défaut de telle sorte
que l’acheteur ne l’aurait en aucun choisit s’il était au courant du vice caché, ou en cas de
connaissance du défaut il l’aurait acquis à un prix moindre. La personne concernée par la
commercialisation d’habitat reste soumis à l’obligation de présenter un produit sans pour
autant caché un défaut quelque soit la taille du défaut.
Si la clause n’est pas prise en considération, l’acquéreur possède tous les droits pour faire
intervenir la garantie des vices cachés. 6
Cette garantie se destine pour la totalité des ventes, en dehors de celles effectuées par une
autorité de justice telles que les ventes aux enchères. Bien entendu, plusieurs conditions
doivent être réunies. Le bâtiment doit se révéler impropre à sa destination, le vice caché ne
5 [Link]
6[Link]
immobilier#:~:text=Lors%20d'une%20affaire%20li%C3%A9e,immobilier%20impliqu%C3%A9s%20dan
s%20la%20vente%20
doit pas être connu de l’acheteur lors de la vente, il doit dater d’avant celle-ci et doit être
inhérent au bien commercialisé.
Afin de mieux comprendre le vice caché et pour qu’on puisse parler d’un vice caché, le vice
doit remplir des conditions cumulatives pour être considéré comme étant caché, ainsi la
détermination de ce dernier se fait à travers la réalisation des conditions suivantes, à savoir :
• Le défaut doit être caché :
En effet, le défaut ne doit pas être en mesure d’être détecter d’une manière aisée, c’est-à-
dire qu’il ne doit pas avoir été apparent ou connu de l’acheteur que l’on qualifie comme
« prudent et diligent » au moment de la transaction. Toutefois, ce dernier est responsable
des vices qu’il peut lui-même déceler ou dont il devrait présumer l’existence, et qu’on
évoque également, le caractère non-apparent du vice, on doit absolument prendre en
considération la qualité et les compétences de l’acheteur.
• Le défaut doit rendre le produit impropre à l’usage :
Le défaut doit être considéré comme étant la cause qui rend un produit impropre à un
usage, dont ce dernier a été destiné, ou on peut parler également, d’une diminution
considérable de cet usage.
• Le défaut doit exister au moment de l’achat :
Il est évident que le défaut doit exister au moment où il y a eu un contrat ou un accord
d’achat, et non pas postérieur au moment de l’achat. Un vice qui est nait après l’achat de la
chose, ne peut donner aucune couverture au recours en vice caché. Et c’est à l’acheteur que
revient la preuve de démontrer que le vice date d’avant l’achat.
• Le défaut doit être grave :
La gravité est le premier critère auquel il faut faire attention. On considère d’une manière
générale que le vice est grave, lorsqu’il rend l’usage du bien impropre. Toutefois, il n’y a pas
une nécessité quant au fait que le vice doit absolument empêcher l’usage complet, il peut
simplement porter préjudice à un usage normal.
• Le défaut doit être inconnu de l’acheteur :
Un acheteur qui achète une chose, sachant qu’il est au courant d’un vice, perd tous recours
contre les défauts de la chose vendu. La loi exige que les vices soient inconnus de l’acheteur
au moment de la vente de la chose concernée.
En ce qui concerne les produits qui sont considérés techniquement complexes, le recours a
un expert en la matière semblerait être nécessaire, afin que ce dernier puisse détecter non
seulement l’étendue du vice mais aussi le moment de son apparition.
Section 2 : Le déficit d’usage en matière de vice caché
Une des quatre conditions se devant d’être présentes pour qu’on puisse conclure à
l’existence d’un vice caché couvert par la garantie légale de qualité est celle relative à la
gravité du vice (vice grave). Cela signifie que la gravité du vice doit être telle qu’il en découle
un déficit d’usage, c’est-à-dire que le vice fait en sorte que l’acheteur n’est pas en mesure
d’utiliser le bien conformément à l’usage auquel il le destinait au moment de la vente. 7
Il faut faire la distinction entre trois types d’usages, à savoir ; l’usage normal, l’usage
sécuritaire, l’usage pratique ou économique.
Pierre-Louis Bazinet 8:
« D’après la doctrine et la jurisprudence, ce déficit d’usage peut être principalement celui de
l’usage normal, de l’usage sécuritaire, de l’usage pratique ou économique du bien et n’être
que probable ou éventuel. (…)
L’usage protégé est celui auquel l’acheteur raisonnable peut s’attendre et se limite à cet
usage. Or, l’usage normal est raisonnablement attendu par l’acheteur alors que l’usage
spécial ne l’est pas. Cet auteur fait observer que si l’acheteur destine les biens à une fin que
n’envisagerait pas l’acheteur raisonnable (un usage spécial), l’usage attendu ne bénéficie pas
de la protection de la garantie. »
En ce qui concerne le déficit d’usage de nature pratique et économique, d’après Pierre-Louis
Bazinet :
« (…) L’utilité pratique et économique du bien acquis par l’acheteur fait partie du but visé
par la garantie contre les vices cachés suivant la Cour suprême de Canada. Michel Pourcelet
explique que l’obligation du vendeur de garantir l’acquéreur contre les vices cachés de la
chose lui impose de remettre une chose dont l’acheteur pourra tirer toute l’utilité
économique. Jeffrey Edwards, quant à lui, fait observer que l’usage protégé par la garantie
s’interprète de manière large et doit comprendre la valeur marchande du bien. Dans la
mesure où la valeur du bien est objectivement réduite, il y a déficit d’usage. Ainsi, un défaut
qui diminue l’utilité économique, la valeur marchande, du bien constitue un vice tout
comme celui qui diminue son utilité pratique, matérielle. Par exemple, la présence
d’hydrocarbures dans le sol d’un terrain vendu en occasionne la perte de toute valeur
7 [Link]
limportance-dalleguer-un-deficit-dusage-meme-dans-un-recours-en-garantie-
287/#:~:text=Cela%20signifie%20que%20la%20gravit%C3%A9,au%20moment%20de%20la%20vente
8 BAZINET, Pierre-Louis, « La démonstration par un acheteur du lien de causalité entre un vice environnemental
et le déficit d’usage d’immeuble pour satisfaire la condition de gravité du vice », Aout 2017
spéculative et commerciale et constitue un vice, comme déjà mentionné. Cet exemple vient
de la jurisprudence. Par ailleurs, la présence de M.I.U.F. qui ne déprécie pas la valeur de
l’immeuble ne se qualifie pas comme vice. »
Chapitre 2 : La distinction entre les différentes obligations qui
pèsent sur le vendeur, et celle de la garantie de la chose vendue
Le vendeur est considéré comme la partie forte du contrat, contrairement au consommateur
qui est considéré comme étant la partie faible au contrat. Raison pour laquelle le vendeur
est tenu d’expliquer d’une manière claire ce à quoi le consommateur s’obligera dans le futur
concernant tous les éléments qui ont un lien avec le contrat, et toute convention obscure ou
ambigüe s’interprète contre le vendeur.
Le dahir des obligations et des contrats a soumis le vendeur à deux obligations principales,
celle de délivrer et celle de garantir.
Alors que la loi 31-08 sur la protection du consommateur, a soumis le vendeur à l’obligation
d’information, afin de renforcer les lois protégeant les intérêts du consommateur.
Section 1 : La distinction entre l’obligation de délivrance et la garantie de la
chose vendue
Le vendeur a deux obligations principales, celles de délivrer et celle de garantir la chose qu’il
vend. L’article 499 du DOC édicte que : « La délivrance a lieu, lorsque le vendeur ou son
représentant se dessaisit de la chose vendue et met à l’acquéreur en mesure d’en prendre
possession sans empêchement. »
L’article 512 du DOC stipule que : « la chose doit être délivrée en l’état où elle se trouvait au
moment de la vente. A partir de ce moment, le vendeur ne peut en changer l’état. »
Le produit doit être délivré dans l’état où il se trouve au moment de la vente. L’obligation de
délivrance concerne le produit lui-même, mais aussi ses accessoires et tous ce qui est
destiné à son usage. La conformité de la chose vendue. C’est une notion des plus
importantes du contrat de vente. La loi prévoit que délivrer une chose conforme suppose la
délivrance d’une chose correspondant aux attentes du client exprimées dans le contrat. La
chose doit être conservée en cet état jusqu’à la délivrance. Il s’agit donc de mettre la chose
qui a été vendue tant quantitativement que qualitativement. C'est-à-dire celles sur
lesquelles les parties se sont entendues lors de la vente. Premièrement la délivrance
conforme doit être quantitative, c'est-à-dire conforme en ce qui concerne la quantité dans
les ventes mobilières et la superficie dans les ventes immobilières. Deuxièmement la
délivrance conforme doit être qualitative, c'est-à-dire qui a trait aux caractéristiques et à
l’état de la chose. Par exemple, est non conforme le terrain vendu comme ayant été
dépouillé, mais n’ayant en réalité par fait l’objet de travaux de dépollution.
L’obligation de garantie, quant à elle suppose que le vendeur est tenu de la garantie à raison
des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la
destine, ou qui diminuent considérablement ou tellement cet usage que l’acquéreur ne
l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il en avait connus.
Autrement dit, une obligation contre les vices cachés de la chose a été mise à la charge du
vendeur. Encor faut-il que le vice soit à la fois antérieur ou concomitant à la vente, qu’il soit
inhérent à la chose et suffisamment grave.
Enfin, il est nécessaire de mentionner que pour déclarer qu’on est en présence de vice
caché, l’existence cumulative de certaines conditions est obligatoire.
Section 2 : La distinction entre la garantie et l’obligation d’information
Le dahir des obligations et des contrats à parler des vices de consentement dont peut faire
part cette convention entre les parties. Ainsi, l’article 39 du DOC édicte que : « Est annulable
le consentement donné par erreur, surpris par dol, ou extorqué par violence. »
Le dol peut être vu d’une manière où il pourrait être considéré comme étant toute ruse,
toute manœuvre ayant été utilisé dans un but d’avoir le consentement de l’autre partie dans
un contrat. Mais l’établissement d’un contrat sous une influence trompeuse est considéré de
mauvaise foi et donne lieu à la nullité du contrat. Le dol peut apparaitre sous plusieurs
formes de manœuvres, tel que le mensonge, le silence, la ruse, etc. il est évidement clair
qu’il s’agit d’une erreur provoqué. En outre, le dol peut se manifester dans la commission
d’un acte positif, appelé le dol par commission, tel que les mensonges, ou encore d’un acte
d’abstention, on parle ainsi du dol par omission, tel que le silence. 9
En partant de ce constat, on peut dire que la vente d’une chose ou d’un objet fait part d’une
réglementation de la part du dahir des obligations et des contrats et également par la loi 31-
08 relative à la protection du consommateur, cette loi édicte des mesures de protection du
consommateur, en veillant à assurer l’équilibre dans les relations contractuelles entre un
fournisseur et un consommateur, on parle ainsi de la partie faible au contrat qui est
considéré par le législateur comme étant le consommateur. Parmi les mesures édictées par
la loi 31-08, on trouve l’obligation d’informations dont est soumis le fournisseur. En effet,
l’article 3 de la loi 31-08 édicte que : « Tout fournisseur doit mettre, par tout moyen
approprié, le consommateur en mesure de connaitre les caractéristiques essentielles du
9« Cours de THEORIE GENERALE DES OBLIGATIONS ET DES CONTRATS » Pr RHOMRI MOUNIR Mounia, année
universitaire 2021/2022.
produits, du bien ou du service ainsi que l’origine du produit, ou du bien et la date de
péremption, le cas échéant, et lui fournir les renseignements susceptibles de lui permettre
de faire un choix rationnel compte tenu de ses besoins et de ses moyens.
A cet effet, tout fournisseur doit notamment par voie de marquage, d’étiquetage,
d’affichage ou par tout autre procédé approprié, informer le consommateur sur les prix des
produits et biens et tarifs des services, et lui fournir le mode d’emploi et le manuel
d’utilisation, la durée de garantie et ses conditions ainsi que les conditions particulières de la
vente ou de la réalisation de la prestation et, le cas échéant, les limitation éventuelles de la
responsabilité contractuelles.
Les modalités de l’information sont fixées par voie réglementaire. »
L’obligation d’information du vendeur vise à protéger l’intégrité du consentement de
l’acheteur qui doit être éclairé, tandis que la garantie légale de qualité a pour objet de
protéger l’intégrité de l’usage du bien vendu.
Le vendeur se doit même s’il vend sans garantie légale de qualité, de divulguer à son
acheteur tout élément pouvant affecter objectivement la valeur de l’immeuble dont il a
connaissance et que l’acheteur ne peut connaitre ni découvrir et qui peut avoir un impact
déterminant dans lé décision de l’acheteur de l’acheter ou non, ou de payer le prix s’il se
propose de payer.
Il a été constaté que certains vendeurs qui vendent leur immeuble sans garantie légale,
pensent être capable d’échapper à des poursuites judiciaires. Ils s’imaginent qu’ils seront
libérés de toute possibilité de poursuite judiciaire liée à la vente de celui-ci dans l’avenir.
Or, une vente faite sans garantie légale ne libère pas le vendeur de son obligation
d’information, car le vendeur est supposé être de bonne foi.
En effet, bien que l’obligation d’information du vendeur et la garantie légale se rejoignent
dans la protection du consommateur, la première vise à protéger l’intégrité du
consentement de l’acheteur, qui doit être éclairé, tandis que la seconde a pour objectif de
protéger l’intégrité de l’usage du bien vendu. Ainsi, un vendeur ne peut se contenter de
simplement répondre honnêtement aux questions d’un acheteur, mais doit en aussi
informer ce dernier de tout fait connu de lui et susceptible d’influencer de manière
importante le consentement de l’acheteur à conclure la vente. Ainsi, le vendeur se doit,
même s’il vend sans garantie légale de qualité, de divulguer à son acheteur tout élément
pouvant affecter objectivement la valeur de l’immeuble dont il a connaissance et que
l’acheteur ne peut connaître ni découvrir, et qui pourrait avoir un impact déterminant dans
la décision de l’acheteur d’acheter ou non l’immeuble, ou de payer le prix qu’il se propose
de payer.
Partie 2 : Les étapes procédurales établit par le législateur
pour faire jouer la garantie des vices cachés
La procédure de mise en œuvre de la garantie des vices cachés, est une demande qui se fait
par l’acheteur concerné auprès du vendeur qui lui a vendu la chose. C’est à lui que revient le
souhait de se prévaloir de la garantie des vices cachés.
L’acheteur dans un délai de deux ans à partir de la date de la découverte du vice caché, doit
se diriger vers le vendeur, avec des justificatifs à l’appui, pour prouver qu’il existe un vice
caché. En effet, la preuve est à la charge de l’acheteur et non du vendeur. Quand on évoque
les justificatifs, cela nous renvoie vers des factures d’achats, constat d’huissier, devis de
remise en état, etc.10
Ainsi, deux options sont accordées à l’acheteur
- Garder le bien
- Restituer le bien
Chapitre 1 : Les démarches préliminaires, permettant la
constatation du défaut de la chose vendue
10[Link]
immobilier#:~:text=Lors%20d'une%20affaire%20li%C3%A9e,immobilier%20impliqu%C3%A9s%20dan
s%20la%20vente%20
L’étape cruciale de la démarche qui concerne la constatation du vice caché, après avoir
découvert ce dernier, sera de réunir les éléments de preuve qui augmenteront les chances
d’obtenir gain de cause pour le consommateur.
En effet, le dahir des obligations et des contrats auquel renvoi constamment la loi 31-08
réserve une ingénierie spéciale qui va de la constatation du défaut jusqu’à la mise en
mouvement des actions y appropriées.
Section 1 : La constatation régulière
La première remarque qui nous saute aux yeux en lisant les dispositions de l’article 554
organisant l’étape de la constatation, est que le législateur n’a soumis cette condition à
aucun délai.
En revanche, à travers la lecture de l’article pré mentionné, nous comprenons que la
constatation ne peut se faire que par l’autorité judiciaire ou par leur expert.
En ce qui concerne l’autorité judiciaire, il s’agit majoritairement de l’huissier de justice qui
est en vrai, un auxiliaire de la justice et est habilité à se déplacer sur les lieux pour constater,
rédiger des rapports pouvant être utiles lors de la procédure contentieuse.
Tandis que le l’expert est une personne compétente qui reçoit du juge une mission précise
comme des investigations complexes pour lui fournir des questions de fait, des
renseignements ou un avis technique que le juge ne peut se procurer lui-même.
En suite, le même article prévoit que l’acheteur comme étant un consommateur doit faire
parvenir cet état de la chose, à son fournisseur ou son représentant s’ils sont sur les lieux, en
insistant sur le principe du contradictoire pour permettre au vendeur de se défendre et
débattre sur l’état de la chose.
Et en guise d’illustration, prenons l’exemple d’un acquéreur d’appartement, et qui se rend
compte quelques mois après, qu’il existe des vices rendant l’habitation impropre, et ne
présente pas la qualité promise et déclarée. A ce stade, il lui est obligatoire de faire appel à
un expert ou représentant de l’autorité judiciaire pour identifier ledit vice (susceptible d’être
sur la toiture, plomberie, peinture …) et fixer la date de sa survenance.
Mais qu’en est-il de l’acheteur qui ne procède pas à ce type de constatation ? Ou s’il est
impossible de contacter le vendeur ?
Section 2 : La constatation de la preuve dans des cas particuliers
Toujours en se basant sur le même article organisant l’étape de la constatation, nous
pouvons dire que si l’acheteur n’arrive pas à constater l’état de la chose par le biais de
l’expert pour certaines raisons, il sera à cet égard obligé de prouver que les vices existaient
bel et bien antérieurement ou au moment de la réception, comme le dispose l’article 552 ( le
vendeur ne garantit que les vices qui existaient au moment de la vente….).
Quant à l’autre cas où l’acheteur se trouve dans l’impossibilité de présenter l’état de la
chose au vendeur ou à son représentant sur les lieux de la réception, ce dernier a l’obligation
de veiller et pourvoir provisoirement à la conservation de la chose.
Sans oublier qu’il en va de même pour la marchandise qui provient d’un autre lieu.
Cependant, il existe un cas où l’acheteur n’aurait pas l’obligation de conserver la chose qui
est entachée de défaut, et devrait procéder par la force de la loi et de plein droit à une autre
démarche.
Nous parlons désormais de la marchandise qui présente un danger de détérioration rapide
et qui rend le consommateur en droit de la faire vendre en présence de l’autorité
compétente du lieu où elle se trouve après la série de constatation que nous avons
mentionnés. Néanmoins, cette possibilité n’est permise et jouable que si l’intérêt du
vendeur l’exige.
De même, l’acheteur est tenu aussitôt de donner avis au vendeur du déroulement de tout ce
qui précède sous peine des dommages et intérêts.
Chapitre 2 : Les procédures de recours contre la défectuosité
Les vices cachés peuvent faire l’objet d’un recours de la part de l’acquéreur, mais la réunion
de certaines conditions reste primordiale pour cette étape. Il en est de même des délais
imposés par le législateur, ainsi que le respect de la réglementation dont fait part cette
procédure pour valoir cette réclamation.
Après que le consommateur aurait bien constaté l’inconformité de la marchandise à ce qui a
été communiqué par le vendeur au moment de la vente, il lui revient de décider de la nature
d’action qu’il pourrait intenter contre son fournisseur, celle ci se détermine bien
évidemment selon l’état de la chose et l’étendue du vice dont elle souffre. Et avant
d’entamer ces différentes actions, il est intéressant de signaler que celles doivent être
intentées sous peine de forclusion dans un délai de deux ans pour les choses immobilières et
un an quant cela concerne les choses mobilières.
Section 1 : L’action rédhibitoire
En effet, l’action rédhibitoire est synonyme de la résolution de la vente et la restitution du
prix soit pour cause de vices soit à raison de l’absence de certaines qualités. Quant à
l’étendue de cette résolution, il suffit de dire qu’en conformité à l’article 559 du DOC, le
défaut de la chose principale s’étend même aux accessoires alors que le contraire n’est pas
possible.
Cependant, avant de juger le comportement de son fournisseur, l’acheteur doit
obligatoirement remplir certaines conditions, à défaut il ne pourrait en aucun cas exercer la
résolution. En revanche, l’acheteur n’a pas droit à la restitution si la chose a péri par cas
forfait, par sa faute ou celle des personnes dont il doit répondre, également le cas où la
chose lui a été volée ou soustraite et enfin s’il a transformé la chose de manière qu’elle ne
puisse plus servir sa destination initiale et primitive.
A partir du moment où les conditions sont bel et bien remplies, et que le l’acheteur a bien
prouvé que le vice n’était pas apparent et que il a pas pris connaissance de son existence, il
lui est obligatoire de restituer la chose affectée du vice telle qu’il l’a reçu avec ses
accessoires, ainsi que les fruits de la chose depuis le moment de la résolution aimable ou du
jugement qui la prononce, de même que les fruits intérieurs à cette date, toutefois lorsque
les fruits n’étaient pas noués au moment de la vente, l’acheteur peut les faire siens. Tandis
que l’acheteur serait tenu de restituer le prix qu’il a reçu ainsi que les frais et loyaux coûts du
contrat, et l’indemniser des pertes que la chose peut lui avoir occasionnées si le vendeur est
en dol, notamment s’il connaissait les vices de la chose ou l’absence des qualités promises.
Enfin, l’action rédhibitoire s’éteint dans des cas particuliers :
Lorsque le vice a disparu avant ou pendant l’instance s’il s’agit d’un vice transitoire de sa
nature et qui n’est pas susceptible de reparaître, si l’acheteur a expressément renoncé après
avoir eu connaissance du vice de la chose, ainsi le ces où depuis que le vice lui a été connu, il
a vendu la chose ou en a autrement disposé à titre de propriétaire, la situation selon laquelle
s’il la appliqué à son usage personnel et continue à s’en servir après avoir connu le vice dont
elle est affecté et enfin l’action ne peut pas jouer dans les ventes faites par autorité de la
justice.
Section 2 : L’action estimatoire et la diminution du prix
Comme nous l’avons précédemment mentionné, le type des actions organisées par la
législature civile en matière de garantie diffère d’un cas d’espèce à autre.
• De l’action estimatoire :
Celle ci permet de replacer l’acheteur dans la situation où il se serait trouvé si la chose
vendue n’avait pas été atteinte de vices.
Ainsi cette action est intentée souvent lorsque la vente a pour objet plusieurs choses
différentes achetées en bloc et un pour un prix unique comme l’annonce l’article 558 du
DOC.
A cet égard, l’acheteur peut faire résilier la vente pour la partie défectueuse de ces objets et
se faire restituer une partie proportionnelle du prix.
Prenons l’exemple d’un consommateur qui achètent des habits et qui se rend compte après
la délivrance que quelqu’un d’eux ne correspondent pas à sa taille, et que cette dernière est
indisponible sur chez le fournisseur, sur cela il pourrait demander la restitution du prix qu’il
la payé pour les habits qui lui sont impropre.
• La diminution du prix :
Mise à part ce qui précède, une autre action figure qui a trouvé ses vertus dans le corps du
DOC, ce n’est autre que la diminution du prix qui ne peut se faire qu’en établissant d’une
part la valeur de la chose à l’état sain au moment du contrat et d’autre part la valeur qu’elle
a en l’état où elle se trouve.
Toutefois, lorsque la vente a pour objet plusieurs choses achetées en un lot unique,
l’évaluation se fait sur la base de la valeur de toutes les choses constituant le lot.
Il nous est obligatoire de dire que ces actions peuvent également être jouées si la chose a
été détériorée par sa faute ou par celle des personnes dont il doit répondre, ou s’il l’a
appliquée à un usage qui en diminue notablement la valeur.