MPSI 3 - Fermat Le 15.09.
22
2022-2023
Devoir à la maison n◦ 1
CORRECTION
————————————————————–
Exercice 1
1. (a) F0 = Im (f 0 ) = Im (idE ).
Nécessairement, Im f 0 ⊂ E car f 0 : E → E.
Et réciproquement : ∀ x ∈ E, x = f 0 (x), donc x ∈ Im f 0 . Ainsi E ⊂ Im f 0 .
Donc par double inclusion : F0 = E
(b) Soit x ∈ Fn+1 = Im (f n+1 ).
Donc il existe a ∈ E tel que x = f n+1 (a) = f n (f (a)).
Ainsi x ∈ Im (f n ) (en prenant A = f (a), x = f n (A)), donc x ∈ Fn .
Par conséquent : ∀ n ∈ N, Fn+1 ⊂ Fn .
2. On suppose dans cette question qu’il existe un entier p telle que Fp+1 = Fp .
(a) On va démontrer le résultat par récurrence.
Posons, pour tout k ∈ N, Pk : Fp+k = Fp .
— Fp = Fp , donc P0 est vraie.
— Soit k ∈ N. Supposons que Pk est vraie.
On sait déjà que Fp+k+1 ⊂ Fp+k (1.(b)), on va montrer l’inclusion réciproque.
Soit x ∈ Fp+k . Donc il existe a ∈ E tel que x = f p+k (a) = f k (f p (a)).
Or f p (a) ∈ Fp = Fp+1 . Donc il existe b ∈ E tel que f p (a) = f p+1 (b).
Par conséquent : x = f k (f p+1 (b)) = f k+p+1 (b) et donc x ∈ Fp+k+1 .
Donc Fp+k+1 = Fp+k et Fp+k = Fp , d’après Pk .
Et donc Fp+k+1 = Fp et la proposition Pk+1 est donc vérifiée.
Ainsi, ∀ k > p, Fk = Fp .
(b) Soit J non vide inclus dans N. J est non vide, il admet un élément n0 .
L’ensemble I = J ∩ [[0, n0 ]] est un ensemble fini (il possède au plus n0 + 1 éléments), il admet
donc un plus petit élément N vérifiant N 6 n0 et N ∈ J.
Puis, pour tout n ∈ J, ou bien n > n0 et donc n > N ,
ou bien n < n0 , et donc n ∈ J et n ∈ [[0, n0 ]], donc n ∈ I et par définition (de N ) : N > n.
Ainsi, J admet un plus petit élément N .
(c) L’ensemble {k ∈ N | Fk+1 = Fk } n’est pas vide, car p ∈ {k ∈ N | Fk+1 = Fk }.
Par ailleurs, c’est un ensemble d’entiers naturels.
Donc {k ∈ N | Fk+1 = Fk } admet un plus petit élément.
3. On suppose dans cette question que f est injective.
(a) Soient A, B deux parties de E telles que f (A) = f (B).
Soit x ∈ A. Alors f (x) ∈ f (A) = f (B). Donc il existe x0 ∈ B tel que f (x) = f (x0 ).
Or f est injective, donc x = x0 et donc x ∈ B. Ainsi A ⊂ B
Par symétrie, on montre de même que B ⊂ A.
si A et B sont deux parties de E telles que f (A) = f (B), alors A = B.
(b) Supposons qu’il existe p tel que Fp = Fp+1 .
Nous avons déjà que f est injective. Il suffit de montrer que f est surjective.
On a vu, en question 2.(b) que {k ∈ N | Fk+1 = Fk } admet un plus petit élément, noté h.
Donc Fh+1 = Fh et, si h > 1, Fh 6= Fh−1 . Supposons donc que h > 1, et soit x ∈ Fh−1 .
∃ a ∈ E tel que x = f h−1 (a) =⇒ f (x) = f h (a) =⇒ f (x) ∈ Fh = Fh+1 =⇒ ∃ b ∈ E tel que f (x) = f h+1 (b)
et par injectivité de f : x = f h (b), donc x ∈ Fh .
Donc Fh−1 ⊂ Fh . L’inclusion réciproque Fh ⊂ Fh−1 est démontrée en 1.(b).
On a donc Fh−1 = Fh , et une contradiction avec l’hypothèse, donc h = 0.
Par conséquent E = F0 = F1 = Im f , donc f est surjective.
s’il existe un entier p tel que Fp+1 = Fp , alors f est bijective.
4. Si l’ensemble E n’est pas infini, on risque d’avoir quelques soucis. . .
Prenons par exemple E = R+ et f : x 7→ x + 1.
f est clairement injective (f (x) = f (x0 ) =⇒ x + 1 = x0 + 1 =⇒ x = x0 ).
On montre par récurrence (à faire, pour avoir vraiment tous les points mais sinon, on n’a
déjà beaucoup de points...) que pour tout n ∈ N, Fn = f n (E) = [n, +∞[.
Par exemple, avec f : R+ → R+ , x 7→ x + 1,
la suite (Fn ) = ([n, +∞[) est strictement croissante pour l’inclusion
Exercice 2
Soit θ ∈ [0, 2π[ Soit n ∈ N.
1. Puisque eikθ = (eiθ )k , il s’agit de calculer la somme des termes consécutifs d’une suite géométrique
de raison eiθ .
• Si eiθ = 1 ⇐⇒ θ = 0 (car θ ∈ [0, 2π[), on a
Sn (0) = n + 1
• Si eiθ 6= 1, on a
1 − (eiθ )n+1
Sn (θ) = 1 ×
1 − eiθ
Or, en factorisant par l’angle moitié numérateur et dénominateur :
θ θ θ θ θ
1 − eiθ = (ei0 − eiθ ) = ei 2 (e−i 2 − ei 2 ) = −2i sin ei 2
2
n+1 n+1 n+1 n + 1 i n+1 θ
1 − ei(n+1)θ = (ei0 − ei(n+1)θ ) = ei 2 θ (e−i 2 θ − ei 2 θ ) = −2i sin( θ)e 2
2
Donc
n+1
sin 2 θ i n2 θ
e si θ 6= 0
Sn (θ) = sin 21 θ
n+1 sinon
n
X n
X n
X
2. • Si θ = 0, alors cos(kθ) = 1 = n + 1 et sin(kθ) = 0
k=0 k=0 k=0
• Si θ 6= 0. En prenant les parties réelles et imaginaires, on trouve :
n
sin n+1 sin n+1
2 θ in 2 θ n
X
θ
cos(kθ) = Re 1 e 2 = 1 Re ei 2 θ
k=0
sin 2 θ sin 2 θ
Et de même pour sin :
n n
X sin n+1 n
2 θ × cos 2 θ
X sin n+1 n
2 θ × sin 2 θ
cos(kθ) = 1 et sin(kθ) = 1
k=0
sin 2 θ k=0
sin 2 θ
k
X
3. k = 1 (addition de constante), donc
h=1
n n k
! n n
!
X X X X X X
keikθ = 1eikθ = eikθ = eikθ
k=1 k=1 h=1 16h6k6n h=1 k=h !
n i(n−h+1)θ n ihθ i(n+1)θ n n
X 1 − e X e − e 1 X X
= eihθ = = eihθ − ei(n+1)θ
1 − eiθ 1 − eiθ 1 − eiθ
h=1 h=1 h=1 h=1
θ 2n+1
e−i 2 inθ
ei 2 θ
iθ 1 − e i(n+1)θ 1 in θ n
= × e − ne = e 2 × (−2i) sin 2 θ − n
−2i sin θ2 1 − eiθ −4 sin2 θ2 −2i sin θ2
n 2n+1
sin 2 θ i n θ i θ
e 2
= 2 θ ie
2 − in
2 sin 2 2 sin θ2
En prenant les parties réelles et imaginaires, on trouve :
n n
! !
sin n
θ i 2n+1 θ
X X n e 2
k cos(kθ) = Re keikθ = Re 2
2 θ ie
i2θ
− in
k=0 k=1
2 sin 2 2 sin θ2
n n
X n sin 2n+1
2 θ sin2 n2 θ X cos n2 θ sin n2 θ n cos 2n+1
2 θ
k cos(kθ) = − et k sin(kθ) = −
k=0
2 sin θ2 2 sin2 θ
2 k=0
2 sin2 θ
2 2 sin θ2