Mandombe
Ceci concerne un sujet aussi bref comme les autres mais très spécial. Un sujet
révolutionnaire pour l’Afrique et intéressant pour d’autres. Alors il s’agit du
Mandombe. Le Mandombe est un mot en langue ancestrale du Kongo (oui Kongo
avec un K) qui signifie: pour les noir(e)s ou par les noir(e)s. le préfixe Ma= article
pour faire le pluriel d’une chose, Ndombe= noir. Pourquoi en langue ancestrale?
Parce que cette langue est la langue la plus riche par rapport aux autres langues.
C’est même plus qu’une langue; toute une science. A nous de la découvrir!
Alors cette écriture ressemble à quoi? Ca ressemble à aucune autre écriture.
Voyons comment.
En dessous nous voyons quoi? Oui, c’est bien un mur que vous voyez. Rien à voir
avec l’écriture...
Eh ben dans ce mur nous pouvons tracer quelques lignes en suivant les formes
des briques comme sur la photo en dessous. On voit une forme d’un 5 et 2 en
forme carrée. C’est là ou l’écriture mandombe débute.
Ces signes on chaqu’un un nom propre:
Ce signe porte le nom Pelekete
Ce signe porte le nom Pakundungu
Ces deux signes sont appelés des MVUALA MPAMBA(simple) qui signifie: matrice
sur laquelle on peut apporter une empreinte. Ceci est donc le fondement de
l’écriture mandombe. Ce sont des points de départ pour commencer à écrire
quelque chose.
A partir de là on peut y ajouter un élément postiche appelé YIKAMU. Une
sixième barre que l’on ajoute au MVUALA qui donnera ceci:
L’élément ajouté en rouge est le YIKAMU. Ceci compte
aussi pour le MVUALA PELEKETE ( comme ci on le voyait dans un miroir).
Ce MVUALA PAKUNDUNGU avec le YIKAMU est appelé: MVUALA PILUKA.
La boule noire est le point de départ pour écrire ce signe.
C’est autour de cette boule que le YIKAMU peut faire des rotations.
ATTENTION! Il faut savoir qu’il s’agit d’une écriture tridimensionnelle.
C.à.d que selon la rotation, le YIKAMU aura alors tendance à sortir de la feuille
et ensuite monter vers le haut comme ceci:
Le mandombe est une écriture syllabique qui veut dire qu’on écrira pas selon un
système alphabétique. Alors on ne devra pas apprendre a,b,c,d,e,... Mais
plutôt ba,be,ka,ne,ve,...
Ces syllabes auront leur propre signe qui faudra juste connaître. Ces syllabes
on obtient en faisant l’union de deux MVUALA, notamment: un MVUALA
MPAMBA+MVUALA PILUKA qui donnera ceci:
Cette union est alors appelé: MVUALA ZA MPIMPITA qui signifie un mvuala
complexe puisque l’écriture, l’art, science,... sortira à partir de ce mvuala. On
voit deux points de départ. C’est sur ces deux points qu’il y aura les rotations
pour par exemple faire roter le MVUALA MPAMBA. Ces mvuala za mpimpita sont
organisés selon des temps. Exemple: Nous avons quatre temps dont chaque
temps contient quatre positions des mvuala za mpimpita. Chaque temps= un
degré de rotation.
Nous avons le premier temps= 0 degré donc pas de rotations
Points rouges sont les point de départ.
Le YIKAMU est roté de 45°
Ici le YIKAMU devra sortir de la feuille,
donc forme un point depuis notre perspective.(Petite faute: il s’agit du 3iéme
temps).
Grâce à la rotation du YIKAMU, le
MVUALA MPAMBA peut tourner autour du MVUALA PILUKA. A partir de notre
perspective on voit que le mvuala mpamba en vert peut monter et descendre par
rapport au mvuala en bleu parce qu’on le voit en deux dimensions.
Logiquement on peut voir plus loin en ajoutant un 5iéme temps de 180° pour que
le YIKAMU se mette à l’envers par rapport à 0°, mais ces signes porteront
aucune signification donc on se limite a 135°.
On terminera ici pour continuer dans un autre document où seront expliqué les
significations de ces signes et commencer à écrire quelques mots simples.
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