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Optimisation de l'Irradiation pour TIS

salut

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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la

Recherche Scientifique
Ecole Supérieure d’Agriculture de Mograne Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires

Rapport de Projet de Fin d’Etudes


(Cycle Ingénieur)
Filière : Production Agricole
Spécialité : Production Végétale

Optimisation de la dose d’irradiation dans le cadre du


projet de lutte par la Technique de l'Insecte Stérile (TIS)
contre la cératite (Cératitis Capitata)

Elaboré par : Encadré par :


LACHIHEB Abdallah Mme Meriam Guerfali M’saad
Pr. BOUBAKER Mohsen

Année Universitaire :
2007-2008
Projet de fin d’études ESA Mograne

W°w|vtvxá
W°w|vtvxá

Il m’est agréable de dédier ce travail aux personnes qui me

sont très chères et qui ont tout fait pour me permettre d’être ce

que je suis et tout particulièrement à :

 Mes chers parents en signe de mon amour et en

témoignage de ma profonde reconnaissance.

 Mes sœurs ; Asma, Nesrine et Marwa

 Ma grand-mère Fatma

 Ma meilleure amie Amna

1
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

exÅxÜv|xÅxÇàá
exÅxÜv|xÅxÇàá
C’est avec un grand plaisir que je présente mes sincères

remerciements à tous ceux qui m’ont aidé à réaliser ce travail ; qu’ils

sachent que ces quelques lignes sont loin de décrire toute ma

reconnaissance pour l’aide, le soutien et les remarques judiciaires qu’ils

m’ont apportés.

Mes remerciements s’adressent plus particulièrement à :

Mes encadreurs : Madame Meriam M’saad Guerfali, chef de l’unité

de production et le Professeur Mohsen Boubaker pour leurs

encadrements, leurs précieux conseils et critiques constructives qui m’ont

été bien utiles.

Par la même occasion je voudrais remercier vivement :

 Tout le personnel au sein de l’unité de production des mâles

stériles dans le Centre National des Sciences et Technologies

Nucléaires de Sidi Thabet et spécialement : Haythem Hamden,

Noureddine Ferjéni et Ramzi Yaakoubi ;

 L’ensemble des enseignants de l’Ecole Supérieure d’Agriculture

de Mograne ;

 Mais aussi à tous ceux que j’ai oublié de nommer.

`xÜv|

Lachiheb Abdallah 2 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

INTRODUCTION

Le contrôle des ravageurs des cultures suppose dans l'avenir le recours à un


ensemble plus ou moins complexe mais cohérent d'actions qui dépassent largement le
recours à l'usage exclusif d'une pharmacopée coûteuse et polluante. Une telle stratégie
nécessite une parfaite connaissance du ravageur et de son milieu. La mise en oeuvre
d'une gamme diversifiée de méthodes et de produits suffisamment sélectifs pour qu'ils
puissent être associés au contrôle du ravageur tout en évitant l'usage excessif et
inconsidéré des pesticides chimiques.

La mouche méditerranéenne des fruits est une espèce très polyphage s'attaquant
à plus de 250 plantes hôtes. En Tunisie, elle est plus connue pour avoir comme cible
les agrumes. Mais elle s'attaque en réalité à tous les fruits notamment les fruits d'été
qui subissent parfois des dégâts considérables.

Il s'agit donc d'un ravageur potentiel contre lequel nous devons mobiliser tous
nos efforts d'autant plus que notre pays lui offre une gamme très étendue d'hôtes qui se
succèdent tout au long de l'année et des conditions climatiques excessivement
favorables lui permettant de développer pas moins de sept générations par an.

L'attention des chercheurs s'est toujours focalisée sur la mise au point d'une
stratégie de lutte par le biais d'une combinaison de méthodes d'intervention
susceptibles de contrecarrer l'amplitude des dégâts enregistrés.
Après les méthodes de lutte chimique classique, il y a eu recours aux méthodes
biotechniques essentiellement la lutte autocide. Mais toujours sans grand succès.

En Tunisie, on a commencé depuis les années 70 à penser à la lutte contre la


Cératite. Récemment, la technique de l’insecte stérile s’applique dans notre pays dans
le cadre du projet national de lutte contre la Cératite. Ce projet, avec la participation de
la FAO, la AIEA et le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Hydrauliques,
tente de contrôler la cératite dans la zone de Beni Khaled au Cap Bon, par la lâcher de
3
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

mâles stériles produit au sein de l’unité de mouches stériles au centre national des
sciences et technologies nucléaires.

Dans le présent travail, on tient à représenter cette technique à savoir les étapes
de production des mâles stériles et d’optimiser l’effet de la dose d’irradiation sur la
qualité et le potentiel reproducteur des mâles destinés à la lâcher.

Lachiheb Abdallah 4 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

PRESENTATION DU CENTRE

Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires

Le Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires de Sidi Thabet


a été crée en Novembre 1993 (Loi n° 93-115 du Novembre 1993), avec
actuellement, un effectif total de 54 dont 25 chercheurs, ingénieurs et techniciens.
Ses missions se présentent comme suit :
• Réalisation d'études et de recherches nucléaires à caractères
pacifiques dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et de la
médecine,
• Collecte et traitement des informations relatives aux sciences,
recherche et technologies nucléaires,
• Fourniture de services dans les domaines de ses attributions, aux
institutions universitaires et aux entreprises publiques et privées, y
compris la formation et les stages,
• Réalisation de toutes les activités tendant à assurer le
développement des sciences nucléaires, la promotion de ses
différentes applications et à la maîtrise des technologies nucléaires
à des fins pacifiques.

5
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Unité Pilote de Production des Mâles Stériles de la Cératite

Objectif :

Création et installation d'une unité pilote de production des mâles stériles de


Cératite.

Description :

Cette unité a une capacité de production de 12 Millions de mâles adultes


stériles par semaine.
Elle se compose d'un filtre permettant l'élevage de la souche à sexage génétique
(SSG) tout en le préservant et d'un module de production.

Equipement :

La majorité des équipements utilisés dans cette unité a été fabriquée localement
avec un design semblable avec celui des équipements de l’unité El Pino du
Guatemala.

Lachiheb Abdallah 6 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Première Partie

Revue Bibliographique

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Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

- CHAPITRE 1 -
Données générales sur la biologie de la Cératite

I- Origine et distribution géographique

I.1. Origine
Les informations concernant l’origine de la Cératite sont assez nombreuses et
différentes mais restent assez proches les unes des autres.
Le spécimen type de Ceratitis capitata a été collecté dans l’océan indien en 1817
probablement sur un bateau transportant une cargaison de fruits collectés à partir d’un port
africain.
L’Afrique tropicale et plus spécialement l’Afrique occidentale où vivaient plusieurs
hyménoptères parasites indigènes de la Cératite sont probablement l’habitat d’origine de ce
diptère.
Selon Buyckx (1994), son origine est plus précisément l’Afrique sub-saharienne à
partir de laquelle elle s’est répandue dans les deux hémisphères à une latitude supérieure à
40° au delà de laquelle la survie de la Cératite est limitée par le froid et les températures
hivernales.
En Afrique du Nord, la Cératite a été signalée pour la première fois dans les îles de
l’Atlantique (Açores, Madère, Cap vert) en 1829; en Algérie en 1859 et en Egypte en 1904.
En 1863, la Cératite a gagné l’Italie du Nord ensuite a été signalée en 1878 en
Calabre et Sicile. Ce n’est qu’en 1885 qu’on l’a découvert en Tunisie pour la première fois.
En Afrique du Nord, elle existait sur toute la zone littorale et sub- littorale depuis la Tunisie
jusqu’au Souss au Maroc (1).

I.2. Distribution géographique


Au cours du siècle dernier, la mouche méditerranéenne des fruits s’est dispersée dans
une grande partie du globe en arrivant à gagner des pays lointains tels que l’Amérique du sud,
l’Amérique centrale, les îles Hawaii et l’Australie. Sa présence est signalée pour la première
fois aux Etats Unis d’Amérique (Floride) en 1929 en plein centre citricole (Tableau 1).

Lachiheb Abdallah 8 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Tableau 1: Répartition et date de la première observation de Ceratitis capitata(1).

Afrique Europe Amérique centrale USA

Algérie - 1858 Espagne - 1842 Brésil - 1901 Floride - 1929


Tunisie - 1885 Malte - 1845 Argentine - 1905 Texas - 1966
[Link] Sud - 1889 Italie - 1863 Paraguay - 1951 Californie - 1975
Egypte - 1904 Sicile - 1878 Costarica -1955 Hawaii - 1910
Madagascar - 1915 France - 1900 Pérou - 1956
Turquie – 1904 Equateur - 1976
Hongrie - 1904 Chili - 1963
Nicaragua - 1961
Panama - 1963
Salvador - 1975
Guatemala - 1975
Mexique - 1977

Cette dispersion rapide est certainement due aux activités diverses de l’homme telles
que le transport des fruits, les voyages touristiques et à moindre degré le vent et les
migrations naturelles.
La Cératite s’est propagée dans les différentes contrées du globe, non seulement dans
les régions tropicales, mais aussi dans les régions tempérées si bien qu’elle doit être
considérée aujourd’hui comme une espèce cosmopolite.
Outre son installation dans le bassin méditerranéen avec une importante abondance
répandue dans la zone littorale et sub-littorale, la Cératite se trouve aussi dans toutes les
régions tropicales et sub-tropicales du globe.
Les adultes peuvent se disperser sur deux kilomètres et plus, spécialement dans la
direction du vent, mais ne peuvent pas migrer ou parcourir de longues distances (2).

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Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 1 : Répartition géographique de Ceratitis capitata(3).

II- Position systématique – Synonymes


Ceratitis capitata, wied; est une espèce qui a été décrite sous plusieurs noms depuis le
début du XIXème siècle. Elle a porté le nom de Trypeta capitata en 1824 par wiedmann,
Petalophora capitata Macepi en 1825, Trypeta citriperda Mac leay en 1829; Trypeta
hispanica de Brème en 1842; puis Ceratitis flexuosa walk en 1856; et Pardalaspis asparagi
Bezzi en 1942 (1).
D’aprés Balachowsky et Mesnil (1935), le nom qui a été retenu est Ceratitis capitata
wiedmann 1829. Dans le langage commun, l'espèce se nomme Cératite ou encore mouche
méditerranéenne des fruits, "med fruit fly" pour les anglo-saxons (1).
D'après Hendel (1927), Seguy (1934), et Costantino (1950) (1), Ceratitis capitata
wiedmann est un insecte appartenant au:

Lachiheb Abdallah 10 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

 Super ordre : Mecopteroides


 Ordre : Diptères
 S / Ordre : Brachycères
 Division : Cyclorraphes
 Groupe : Schizophores
 S / Groupe : Acalyptères
 Super famille : Muscoidea
 Série : Haplostomates
 Section : Trypetidiens
 Famille : Tephritidae ou Trypetidae
 S / Famille : Trypetinae
 Tribu : Trypetini
 Genre : Ceratitis

III- Description morphologique des différents stades de


développement

III.1. Adulte
L’adulte de la Cératite mesure environ 5 à 6 mm et est caractérisé par un thorax noir
luisant à bandes de pruinosité argentées ou grises portant des ailes à larges bandes jaunes
serties de brun avec dessin de traits et points noirs à la racine. Les ailes sont tenues écartées
perpendiculairement au corps, elles sont marquées d’une bande transversale jaune salie de
taches grises estompées, une autre bande de la même couleur longe l’extrémité de la marge
supérieure (1).
L’abdomen élargi comporte des bandes transversales alternées grises et rousses. Chez
la femelle il se termine par l’organe de ponte, l’oviscapte.
La tête porte deux yeux composés et une paire d’antennes à une soie. Les mâles
possèdent deux soies orbitales antérieures allongées et terminées chacune par une petite
palette en forme de losange de couleur noirâtre. Les femelles ont un ovipositeur court, large,
aplati et rougeâtre à jaune (1).

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Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 2: Aspect général du mâle et de la femelle de Ceratitis capitata.

III.2. L'œuf
De couleur blanche nacrée, brillant, de forme allongée et arquée en son milieu, il a un
diamètre de 0,15 mm environ sur 1mm de longueur. Le tégument est nettement visible à la
loupe binoculaire et on distingue bien ses particularités au microscope. Il fait 0,9 à 1,1mm de
long sur 0,20 à 0,25mm de large (1). L'oeuf peut être manipulé facilement dans l'eau où il
peut éclore (4).

III.3. La larve
La larve qui est communément appelée asticot, est acéphale, apode, lisse et de couleur
blanc-crème. La larve mesure environ 1 mm à l’éclosion, elle est de forme conique effilée
dans sa partie antérieure, elle est subcylindrique et tronquée dans sa partie postérieure.
La larve passe par trois stades larvaires, et mesure 7 à 8 mm à la fin de son
développement c’est à dire au stade L3 (1).
Les trois stades se différencient par la présence, le nombre, la forme et la taille des
stigmates. Au cours du troisième stade, la larve est caractérisée par la présence de stigmates
fortement chitinisés et par le saut larvaire caractérisant l’espèce, qu’elle réalise en s’arc-
boutant et en se détendant brusquement pour tomber sur le sol et s’y enfoncer pour s’y
nymphoser.

Lachiheb Abdallah 12 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

III.4. La Pupe
Le troisième stade larvaire ne rejette pas son exuvie qui va lui servir d'une enveloppe à
l'intérieur de laquelle il se nymphose formant le puparium.
La pupe a la forme d'un petit tonnelet elliptique, lisse et résistant de 4 à 5 mm de
longueur. Il change progressivement de couleur pour devenir brun foncé.

IV- Cycle de développement de la cératite


La mouche méditerranéenne est caractérisée par une période pré-ovipositionnelle
après laquelle la femelle s'accouple pour la formation des ovules mûrs qui seront ensuite
pondus. La survie et la durée de développement de ce stade sont régies par plusieurs facteurs
dont notamment, la température et les caractéristiques physico-chimiques du site de ponte.
Delrio et al. (1986) trouvent que les éclosions peuvent se faire entre 12 et 38°C et
avoir lieu après 24-72 heures selon les conditions climatiques. L'hôte peut exercer des effets
néfastes sur les oeufs et leur développement par l'action des pH élevés ou des acides volatils
contenus dans l'écorce (1).

IV.1. Développement larvaire


Le développement larvaire est régi par deux principaux facteurs; les conditions
climatiques et la plante hôte (5).
Les larves peuvent manifester une compétition intra spécifique en fonction de la
densité de la population larvaire. La qualité de l'hôte affecte aussi bien la durée de
développement que les caractéristiques biométriques de l'adulte (poids et mensurations).
Une fois les trois stades larvaires sont achevés, le troisième stade passe dans le sol
pour se pupéfier (6). Ce saut est stimulé par la lumière, le phénomène commence avant l'aube,
dure 3 à 4 heures et atteint son maximum au début de la matinée. Causse (1974) et Smith
(1989) montrent une rythmicité des sauts larvaires en fonction de la photopériode et une
perturbation de ce phénomène par la pluie (1).

IV.2. La pupaison
Une fois enfouie dans le sol, la larve entre dans un stade fixe au cours duquel se
déroule un ensemble de transformations profondes.
La durée de la pupaison est fonction de la température et de l'humidité relative. Les
pupes sont sujettes à une mortalité causée par les facteurs biotiques et abiotiques (1).

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Projet de fin d’études ESA Mograne

IV.3. La maturation
L'éclosion des pupes se fait dans le sol, d'où émergera l'adulte après avoir durci ses
ailes. Ce phénomène est stimulé par la lumière et s'étale sur une période de 3 à 4 heures. Elle
commence très tôt à l'aube et dure jusqu'au début de la matinée.
A l'émergence, les adultes présentent une période de prématurité sexuelle. En ce qui
concerne le mâle de la mouche, Bodenheimer (1951) indique qu'il exige une période de
maturation. Contrairement à Balachowsky et Mesnil (1935) et Seguy (1951) qui le
considèrent sexuellement mûr dès l'émergence. Avec l'étude de la spermatogenèse,
Williamson (1989), opte pour la première hypothèse puisqu'il montre que l'activité sexuelle
est fonction de l'âge de l'adulte et que cette période dure de 2 à 4 jours (1).

Chez les femelles, la prématurité sexuelle à l'émergence est dite période de pré-
oviposition (7). La femelle de la Cératite exige une alimentation protéique au cours de cette
période pour pouvoir former des oeufs. La durée de pré-oviposition dépend des conditions
climatiques, de la photopériode et de la nutrition larvaire. Dans les conditions optimales elle
dure 2 à 3 jours (1).

Lachiheb Abdallah 14 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 3. Cycle biologique de la cératite

Lachiheb Abdallah 15 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

V- Facteurs agissant sur le développement de la Cératite


Le développement de la mouche des fruits de l'oeuf jusqu'à l'imago est sujet à
l'influence de plusieurs facteurs biotiques ou abiotiques, perturbant les différentes étapes
évolutives ou les arrêtant, causant parfois même la mort de l'individu. Ces facteurs peuvent
être intrinsèques relatifs à l'insecte, ou extrinsèques dus au milieu environnant.
 Facteurs intrinsèques
Ils concernent principalement le potentiel reproductif qui dépend des caractéristiques
biophysiologiques de la population telle que la longévité des adultes et la fécondité des
femelles.
 Facteurs extrinsèques
Ils englobent les facteurs biotiques ou abiotiques. Les facteurs biotiques sont
essentiellement l'alimentation, la compétition intra spécifique et interspécifique, le parasitisme,
le prédatisme et la convenance de l'hôte. Il faut signaler que la compétition intra spécifique
n'entre en jeu qu'à partir d'un seuil de densité larvaire dépendant de la qualité de l'hôte (7).
Les facteurs abiotiques sont essentiellement les facteurs climatiques, la température,
l'humidité et la photopériode.

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Projet de fin d’études ESA Mograne

- CHAPITRE 2-
Les plantes hôtes et les dégâts de la Cératite

La Cératite est connue par sa large gamme d'hôtes, elle est le ravageur polyphage le
plus dangereux des régions tropicales et subtropicales .A partir de son aire d'origine, l'Afrique
de l'Ouest; elle a pu s'adapter et coloniser plusieurs régions tels que le bassin méditerranéen,
l'Amérique centrale et du sud et l'Australie de l'ouest, s'attaquant à 353 plantes hôtes (1).
Pour la Tunisie, Cheikh et al. (1975) (9), indiquent que la Cératite s'attaque à tous les
fruits d'hiver et d'été, particulièrement le Bigaradier, l'Oranger, le Mandarinier, le
Clémentinier, l'Abricotier, le Néflier du Japon, le Pêcher, le Prunier, le Figuier, le Pommier, le
Poirier et la Figue de Barbarie. Sans oublier les espèces sauvages considérées comme hôtes
secondaires (10).

I- Séquences des hôtes et époques d’infestation


La Cératite, ravageur polyphage, est caractérisée par la ponte dans les fruits après leur
véraison jusqu'à la maturité complète. Ceci fait que les époques d'infestation coïncident avec
la chronologie de maturation des espèces.
Le tableau 2 schématise la succession chronologique des périodes d’infestation dans le
nord de la Tunisie (11). La succession des hôtes en Tunisie offre à la Cératite une période
d'infestation continue tout au long de l'année.

Lachiheb Abdallah 17 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Tableau 2: Succession des périodes d’infestation sur les différentes espèces fruitières dans le nord
de la Tunisie (17) ;(11).

II- Importance de l’hôte


L'hôte influe considérablement l'épidémiologie de la Cératite. Cette influence à partir
de la séquence des hôtes. Elle revêt une importance capitale car elle détermine le nombre de
générations et donc le nombre de femelles en quête de ponte dans un biotope donné. L'absence
d'hôtes pour une période donnée conditionne le niveau des populations. Alors que
l'éloignement par rapport aux cultures pouvant être contaminées, conditionne le taux
d'infestation (10).

II.1. La Cératite et les citrus


Bondenheimer (1951) a décrit le point de piqûre de la Cératite sur citrus. Il est facile à
remarquer sur les oranges vertes où il présente une zone de décoloration qui le circonscrit. Ce
phénomène hâte la maturité (1).

Les points des piqûres sont légèrement soulevés par rapport au niveau de la surface du
fruit ou au contraire légèrement affaissés. La tâche finit par s'élargir, devient brunâtre et la
chair sous-jacente pourrit (Figure 3). La tâche des piqûres ne renfermant pas d'oeufs ou
d'individus morts, se cicatrise. La peau se dessèche sous la pourriture (1).

18
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Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 4 : Piqûres de la Cératite sur des citrus : Citron (a) et Orange (b).

II.1.1. Susceptibilité des différentes variétés à l’attaque


Les différentes espèces de Citrus montrent des différences dans leurs structures
physiques et chimiques, déterminées par une variabilité de la résistance de l'écorce, de la
résistance mécanique, de la présence des huiles d'éther et de la sécrétion de gomme pouvant
gêner d'une manière ou d'une autre le développement adéquat des larves (12).Les différences
dans les caractéristiques font que les diverses variétés de Citrus présentent des prédispositions
variables aux attaques de la Cératite.
Bodenheimer (1951) considère le Citronnier et le Cedratier comme espèces immunes
d'infestation, malgré la présence de piqûres stériles. Alors que les Bigaradiers sont sévèrement
attaqués à cause du relâchement du tissu de l'écorce (12). Les variétés tardives telles que les
Oranges Valencia Late favorisent la pullulation de la mouche des fruits, en effet en plus des
conditions climatiques favorables, l'espèce variétale a une épaisseur d'écorce relativement
faible, facile à percer par l'ovipositeur de la femelle.
Les Clémentines ont une peau très mince, ainsi la ponte se fait directement dans la
pulpe. Les Oranges "Navel" sont infestées à l'approche de la maturité. Les Tangerines, elles,
sont faiblement infestées. Pour les Oranges "Thomson", le taux maximal élevé des piqûres
stériles montre une grande réceptivité de cette variété due à la structure de l'écorce très lisse et
relativement fine. Alors que pour les variétés "Maltaise" et "Double fine" qui mûrissent en
même temps, les piqûres stériles diminuent dans le temps indiquant une inhibition de la ponte
et un changement de l'hôte (1).

Lachiheb Abdallah 19 2007 /2008


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En ce qui concerne la chute des fruits, les variétés d'Oranges "Thomson" et "Maltaise"
sont celles qui subissent la plus forte chute due à la Cératite (Tableau 3). Alors que les
Oranges "Doubles fines" tiennent le mieux à l'arbre mais il faut considérer que cette espèce
passe durant sa maturation par une période de froid, ce qui se traduit par un allongement de la
durée du développement larvaire (13).

Tableau 3: Epoque de réceptivité des fruits de Citrus dans le biotope de Mraissa (13).

II.1.2. Comportement de la Cératite sur les citrus


o Répartition de l’infestation sur les citrus
Il a été prouvé par plusieurs auteurs que la Cératite visite préférentiellement les
endroits dégagés plutôt que ceux diffus. Elle préfère également le côté Sud de l'arbre, ou bien
le côté Est (1).
Quant à Gahbiche (1993), elle a montré l'existence sur les Citrus de deux gradients
décroissants d'infestation l'un allant de l'extérieur vers l'intérieur de l'arbre, et l'autre selon ses
points cardinaux. Le côté Sud-est présente le taux d'infestation le plus élevé, ce qui tranche
entre la préférence au côté sud et au côté est de l'arbre (13).
o Evolution temporelle de l'infestation des fruits
L'étude de l'évolution montre une succession de l'infestation au rythme de la succession
de la maturité des fruits.
L'augmentation du taux d'infestation est en relation directe avec l'augmentation du taux
des captures (12) ;(13). Pour ce qui est de l'impact de l'infestation sur la chute des fruits, Soria
(1961) (14) a trouvé que lorsque la larve du 3ème stade effectue son saut caractéristique au
sol, le fruit peut ne pas tomber.
Les Clémentines ont une structure qui permet un développement larvaire plus
important que les autres variétés (14) trouve que la tenue des fruits sur l'arbre est d'origine
variétale, indiquant que les Oranges "Maltaise" ne tiennent pas bien sur l'arbre.
20
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II.2. La Cératite sur les fruits d’été


En dehors des Citrus, l'arboriculture tunisienne offre à la Cératite une multitude de
plantes hôtes permettant le développement du ravageur. L'ensemble des plantes hôtes
cultivées, essentiellement les arbres fruitiers, offre à la mouche méditerranéenne le milieu
favorable en plus des conditions climatiques optimales à son développement pendant toute la
période estivale. Cette dernière commence avec le Néflier du Japon, et se termine sur le
Figuier de Barbarie, en passant par l'Abricotier, le Pêcher, le Figuier, le Pommier, le Poirier et
d'autres espèces fruitières (Vigne,...).

II.2.1. Comportement de la Cératite sur les principaux fruits d’été

• Les pêches : Prunus persica :


Les pêches constituent l'hôte préférentiel de la Cératite (Figure 4/a). En effet, elles sont
classées parmi les hôtes les plus attaqués. Dans la région méditerranéenne, dont la Tunisie, la
Cératite est considérée comme étant le ravageur majeur des Pêches. Fimiani (1972) trouve des
taux d'infestations allant de 80 à 100% en Italie et Selim (1967) en Egypte, mentionne un
maximum d'attaque de 97% lors des contrôles pendant la saison estivale.
Les fruits attaqués peuvent renfermer 15 à 30 larves. Quayle (1941) montre que le
niveau d'infestation est de 6 à 20 larves par fruit, et peut atteindre parfois 30 à 35 larves.
Vargas et al. (1983) ont obtenu à partir de 665 fruits, 228 pupes dont 104 ont donné
lieu à des adultes. Alors que Nishida et al. (1985) ont pu avoir une moyenne de 200 adultes
par kilogramme de fruits attaqués dans l'île de Hawaii. Le maximum de larves dans un fruit est
de 76 individus, alors que la moyenne est de 24,6 larves par fruit (1).
• Les abricots: Prunus armeniaca :
L'abricot est un hôte très recherché par la Cératite, spécialement les variétés tardives.
Les variétés précoces échappent à l'infestation.
En ce qui concerne la capacité du fruit, Selim (1967) trouve une moyenne de 14,2
larves par fruit infesté, alors que la plus grande capacité est de 29 individus. Bodenheimer
(1951) montre que le fruit d'abricot ne peut contenir plus de 3 à 5 larves. A partir
d'échantillons d'abricots collectés aux îles Hawaii, Liquido et al. (1990) obtiennent une
moyenne de 340,55 adultes par kilogramme de fruits attaqués (1) ;(8).
• Les prunes: Prunus spp:
Les Prunes sont relativement résistantes aux attaques des mouches des fruits: Ceratite
capitata (Wied.) mais une fois mûres elles sont rapidement infestées surtout au cours de la

Lachiheb Abdallah 21 2007 /2008


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période Juin-Juillet. Bien que la forte humidité de la pulpe provoque une mortalité des jeunes
larves (1)
Nishida et al. (1985) trouvent une moyenne d'émergence de neuf adultes par
kilogramme de fruits infestés (1).
• Les poires: Pyrus communis :
Les poires constituent un hôte favorable à la Cératite, avec des taux d'infestation allant
de 25,8 à 71,3 % et pouvant atteindre 80 à 100 %. Plusieurs variétés précoces ayant des fruits
juteux et à petit calibre sont sévèrement attaquées (1)
Bodenheimer (1951) trouve que les poires peuvent être le siège de développement de 6
à 7,5 individus, alors que Liquido et al. (1990) à Hawaii trouvent une moyenne de 1,09 adultes
de Cératite par kilogramme de fruits infestés (1) (8).
• Les Pommes: Pyrus malus :
Myburgh (1976) en Afrique du Sud, trouve en contrôlant le niveau d'infestation dans
plusieurs vergers de pommiers en fonction des traitements insecticides, que dans les vergers
traités, les taux d'infestations varient de 0 à 2,9%, alors qu'ils atteignent le niveau de 7,9%
dans les vergers n'ayant reçu aucun traitement chimique (1)
En ce qui concerne la capacité des pommes de recevoir et permettre le développement
des larves de la mouche des fruits, Liquido el al. (1990) obtiennent une moyenne de 79,02
adultes par kilogramme de fruits infestés (8).
• Les Figues: Ficuscarica L:
Les figues sont susceptibles à l'attaque de la mouche des fruits uniquement après
maturité. Le liquide laiteux et acre contenu dans la peau des figues non mûres empêche la
ponte des femelles.
En ce qui concerne la capacité des figues à héberger la progéniture de la mouche des
fruits, et à lui procurer les éléments nécessaires à son développement, Wong el al. (1983)
trouvent à partir de plusieurs échantillons de 122 à 471 fruits, des taux d'infestation de 3,3 à
43,3% alors que le nombre d'individus collectés sur le sable, varie entre 72 et 2108 pupes,
avec des taux d'émergence de 49,6 à 100%. Nishida el al. (1985) ont obtenus à partir de 28
échantillons pris dans l'île de Hawaii, une moyenne de 200 adultes de Cératite par kilogramme
de fruits (1). Alors que Liquido et al. (1990) obtiennent une moyenne de 18,59 adultes par
kilogramme de fruits infestés uniquement (8).

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• Les raisins : Vitis vinifera :


Les raisins peuvent être sujets aux attaques de la mouche des fruits: Ceratite capitata
(Wied.). En effet, les raisins sont généralement attaqués aux îles Hawaii, et rarement voire
secondairement en Afrique du Sud (1).
La présence de la Cératite est rare sur la vigne tout en maintenant sa susceptibilité à
l'attaque. Lors des essais au laboratoire, 86% des 2251 oeufs déposés sur des grappes de
raisins ont pu se développer (1).
• Les figues de barbarie : Opuntia ficus indica:
Elles présentent au cours de la période automnale un hôte de privilège à la mouche des
fruits (8).
Liquido et al. (1990) obtiennent à partir des fruits infestés une moyenne de 1,82 adultes
par kilogramme de figues de barbarie véreuses (8).

II.2.2. Autres cultures estivales hôtes de la Cératite à importance


économique en Tunisie
Plusieurs autres cultures fruitières et maraîchères figurant sur la liste des plantes hôtes
de la mouche des fruits: Ceratite capitata (Wied.), revêtent une importance capitale dans le
système de production agricole en Tunisie.

• Les grenades : Punica granatum


La peau dure et résistante de la grenade saine est inaccessible à l'ovipositeur de la
mouche, ce qui est à l'origine de la faible infestation. Ceci malgré le fait que Keck et Marshall
(1930) obtiennent des larves à l'intérieur de la grenade mûre après son exposition à la mouche
au laboratoire (1)
• Les dattes : Phoenix dactylifera
Back et Pemberton (1918a) signalent que les dattes sont très peu attaquées. Elles sont
classées parmi les hôtes rarement attaqués (15)

Lachiheb Abdallah 23 2007 /2008


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Figure 5 : Fruits infestés par la Cératite : Pêche (a) ; Poire (b) ; Orange(c).

III- Les dégâts de la Cératite

III.1. Les dégâts de la Cératite dans le monde


La Cératite affecte des intérêts économiques dans plusieurs pays à travers le monde. En
effet, par son infestation de plusieurs variétés de fruits, elle cause une réduction considérable
dans la production et la qualité des récoltes. Et si on ajoute les dépenses de montants
substantiels d’argent sur les méthodes de contrôle de la mouche des fruits, et sur les
traitements de la récolte lorsque le fruit est destiné à l’exportation, ces pertes peuvent s’élever
à des millions de dollars américains.
En Californie, les pertes causées par la Cératite sont estimées à 910 millions de dollars
américains, s’ajoutent les 290 millions de dollars dépensés sur les tentatives de contrôle de
l’insecte (1).

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Dans une estimation économique récente pour la région du moyen orient (Palestine, la
Jordanie, le Liban et la Syrie), la perte annuelle causée par la Cératite a été estimée à 132
millions de dollars américains (16) (Tableau 4).
Dans la région du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, et la Tunisie), les pertes
financières imposées par la mouche des fruits sont de 67 et 100 millions de dollars américains
chaque année (17).

Variétés de Dommage Production Pertes Prix Pertes


fruits (%) (Tonne) (Tonne) (US $ / Tonne) (US $ / million)

Citrus 39 205800 80262 317 25.44


Pomme 21 63400 13314 731 9.73
Poire 18 2700 486 750 0.36
Figue 55 6700 3685 550 2.03
Grenades 1 4900 49 378 0.02
Datte 2 1000 20 800 0.02
Raisin 7 53400 3738 826 3.09
Autres 7 300 21 350 0.01

Total --- 338200 101575 --- 40,7


Tableau 4 : Dommages et pertes dues à la Cératite en Jordanie en 1996 (16) .

III.2. Les dégâts de la Cératite en Tunisie :


En Tunisie, l'évaluation économique des dégâts dus à la Cératite (17), indique que les
pertes s'élèvent annuellement à l'équivalent de quatre millions de Dollars américains. Et c’est
pendant la période d’été que l’on enregistre le maximum de dégâts. Parmi les fruits hôtes, les
agrumes sont les plus touchés représentant 38% des pertes annuelles directes pour l'économie
Tunisienne.

Lachiheb Abdallah 25 2007 /2008


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Cultures Coût de traitement


Superficies (ha)
(Milles Dinars Tunisien)

Agrumes 13.500 377.200

Pommes 19.500 72.540

Poires 11.000 40.920

Abricots 12.000 44. 640


Pêches 25.000 93.000

Prunes 5.000 18.600


Cerisier 960 3.570

Total 86.960 650.470


Tableau 5: Estimation des coûts des traitements cératicides sur les différentes cultures (1).

Les pertes à la production, à la commercialisation et lors de l'échange extérieur des


fruits, doivent s'ajouter à un second ensemble de pertes lié aux coûts des traitements qui
s'élèvent à 640 milles Dinars.
Les pertes totales évaluées à 3.838.290 Dollars américains constituent les coûts directs
des pertes causées par la mouche des fruits. En Tunisie, cette estimation ne tient pas compte
des autres pertes indirectes, qui sont très importantes et qui sont dues aux écarts de triage de la
production destinée à l'exportation et des refoulements sur le marché intérieur (1) (Tableau 5).

Pour le secteur des agrumes ces pertes ont été estimées à 1.403.500 dinars Tunisiens
en 1990. Pour les agrumes les écarts de triage représentent en Tunisie 30 à 35 % du tonnage de
fruits reçus dans les stations de conditionnement et constituent des manques à gagner, car ils
sont vendus sur le marché local avec une partie destinée à la transformation (1).

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Fruits Perte à la production Perte à la commercialisation Perte totale


Agrumes 1082.5 36 1403.5

Pêches 856 32 888

Poires 355 20 375

Pommes 261 30 291

Abricots 201 6 207


Prunes 156 6 162

Figues 104 1.8 105,8


Nèfles 30 3 33

Coings 6 4 10

Autres - - 149

Total 3190.3
Tableau 6: Estimation des pertes en milliers de Dinars Tunisiens (17).

Bien qu’elle soit considérée comme une culture stratégique la production d’agrumes
en Tunisie connaît des alternances importantes d’une année à l’autre, suite aux conditions
climatiques et aux techniques culturales et les attaques par les ravageurs.

Lachiheb Abdallah 27 2007 /2008


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- CHAPITRE 3 -
Les méthodes de lutte et de contrôle de la Cératite

La lutte contre la Cératite demeure un problème très préoccupant compte tenu de la


gravité et de l'ampleur des dégâts associés à la difficulté d'intervention. Plusieurs techniques
ont été mises au point depuis le début du siècle sans arriver à éradiquer ce ravageur très
polyphage et multivoltine.

I- La lutte chimique
La lutte chimique reste l'arme la plus déployée contre la mouche des fruits. La gamme
d'insecticide ne cesse de s'agrandir vu le pouvoir de re-sélection, le pouvoir reproductif rapide
et les générations courtes et chevauchantes dans le temps du ravageur.
Le seul stade cible étant l'adulte, les autres stades exigent des produits systémiques
contre-indiqués pour les fruits en maturité susceptibles à l'attaque et pour la faune (1).

Périodes
Groupes d’insecticides Insecticides
d’utilisation
Minéraux Arséniates Arséniates de sodium 1908-1950
DDT 1949-1963
Dieldrine 1950-1965
Organochlorés HCH 1963-1974
Chlordane 1963-1974

Parathion 1958-1973
Organiques de
Malathion 1956- aujourd’hui
synthèse
Trichlorvios 1956-aujourd’hui
Diméthoate 1958- aujourd’hui
Organophosphorés
Fenthion 1959- aujourd’hui
Dichlorvos 1963- aujourd’hui

Pyérthrinoïdes Deltaméthrine Récemment


Tableau 7 : Liste des insecticides utilisés dans le monde contre la Cératite (1) :

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L'utilisation des produits chimiques par plusieurs méthodes vise essentiellement ces
dernières années leur épandage en quantité minimale (Tableau 7). Ces méthodes varient de
l'utilisation avec un attractif sous forme d'appâts empoisonnés jusqu'au traitement par bandes
ou par taches. En plus, les femelles exigeant une alimentation protéique pour leur maturité
sexuelle, seront attirées dès l'émergence vers l'appât.
Les appâts empoisonnés consistent en la présence d'attractif alimentaire additionné à
l'insecticide attirant les mouches qui s'en alimentent et meurent.
En Tunisie, Yana et Stancic (1967) ont mis au point une méthode de traitement aérien à
très bas volume en utilisant une part d'insecticide pour 4 parts de solution protéinique avec une
dose totale de 1,5 l /ha. Récemment, l'utilisation des attractifs sexuels s'est avérée très
prometteuse.
Le traitement par bandes alternées avec le polycore à base de trimedlure a donné une
efficacité pouvant atteindre 76% par rapport au témoin contre 47% pour l’insecticide plus un
attractif alimentaire (Lysatex). Ce résultat est beaucoup plus intéressant sachant
qu’uniquement la moitié de la surface est traitée ce qui permettra une meilleure gestion des
ressources naturelles : objectif primordial des politiques agricoles.
Aujourd’hui et selon les recommandations du Ministère de l’Agriculture et des
Ressources Hydrauliques, on conseille de lutter chimiquement par voie terrestre dans les
plantations d’agrumes qui est considérée comme une culture stratégique, surtout les espèces
précoces en automne.
Toutes les autres espèces doivent être traitées selon la chronologie de maturité des
fruits, y compris les plantations à usage familier (le Néflier de Japon, le Pêcher,
l’Abricotier…). Le traitement se fait sur les fruits chutés et sur les arbres avec un insecticide
chimique et un attractif, sans oublier de traiter le pourtour des vergers et surtout les haies de
Figuier de Barbarie dès le mois de mai.
La lutte chimique s'est avérée insuffisante pour contrôler ce ravageur. Les pertes, dues
à la Cératite en Tunisie, malgré les traitements effectués, sont de l'ordre de 10.500.000 $ US
par an. Sans oublier l'impact de ces traitements sur l'environnement, la santé humaine et
l'entomofaune auxiliaire utile.

II- Les méthodes de lutte biotechnique :


Ce terme, de plus en plus utilisé ces dernières années avec la montée de l'aspect
écologique, a été rapporté par Boller (1983) comme désignant des méthodes utilisées pour la

Lachiheb Abdallah 29 2007 /2008


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lutte contre les insectes, comprenant des stimuli physiques et chimiques ou agents qui agissent
sur le comportement ou le développement des insectes nuisibles. Elles englobent les attractifs,
les répulsifs, les régulateurs et les inhibiteurs de croissance en incluant la stérilisation des
insectes (1).

II.1. L’anéantissement des mâles :


Cette méthode est basée sur l'utilisation d'un attractif sexuel très performant mélangé à
un insecticide pour attirer les mâles et les tuer par contact. La rareté des mâles augmente le
pourcentage des femelles ne produisant pas d'oeufs fertiles, mais cette méthode n'a pas trouvé
d'échos favorables envers la Cératite (1).

II.2. La confusion sexuelle :


La lutte par confusion sexuelle consiste à diffuser dans l'atmosphère du verger des
quantités importantes de phéromone sexuelle de synthèse de façon à désorienter les mâles
empêchant ainsi la rencontre des sexes. Cette méthode ne présente aucun avantage pratique
pour la Cératite à cause de ses exigences techniques (coût élevé de la phéromone).

II.3. La lutte biologique :


La lutte biologique consiste en l'utilisation d'ennemis naturels d'un ravageur. La lutte
biologique par épizooties est connue principalement par les agents qui se développent au cours
des élevages de Cératite tel que les bactéries du genre Serratia qui s'attaquent aux oeufs, larves
et pupes, et les champignons entomophorales du genre Beauvaria, ou agents viraux (1).
Mais tous les microorganismes sont sans aucune importance pratique en dehors de
leurs dégâts sur les élevages de masse.

Les parasites sont divisés en :


- Parasites des larves généralement du genre Diachasma (Hyménoptéra,
Braconidae).
- Endoparasite "larvo-pupaux" dont l'Opius concolor Szepligeti (Hyménoptéra,
Braconidae) endoparasite du stade (L3) juste avant la formation de la pupe, provoquant
la mort de l'adulte et la destruction du puparium. A l'opposé des autres parasites, il ne
se disperse pas beaucoup mais présente une grande capacité adaptative. En Tunisie, son
taux de parasitisme sur la Cératite est très bas (13).
- Les parasites des pupes sont des espèces attaquant la Cératite au stade pupe tel que
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Trichopria capensis et galesus silvestrii (Hyménoptéra, diapriidae).


Malgré les nombreux travaux réalisés sur ces différents parasites, les résultats sont
relativement faibles à cause des difficultés d'élevage et de la complexité de la relation hôte-
parasite.

II.4. Piégeage de masse


Devant l'incapacité de la lutte chimique, plusieurs auteurs se sont penchés sur la
combinaison des facteurs pouvant affecter les populations de mouches tel que le stimulus
olfactif et visuel. Le piégeage de masse consiste à l'utilisation de cet ensemble de stimuli par le
biais d'un grand nombre de pièges en vu de réduire au maximum la population adulte de la
mouche.
L'utilisation des pièges Mcphail appâtés avec des attractifs alimentaires et des
chémiostérilisants réduit significativement l'infestation. Le contrôle par les pièges englués à
attractifs alimentaires réduit aussi bien la densité de la population que le taux d'infestation des
fruits sous certaines conditions (1).
Les pièges appâtés à l'attractif alimentaire et à la phéromone sexuelle capturent plus de
femelles que ceux appâtés uniquement à la phéromone. Pour ceci les modèles mathématiques
de Barclay (1988) montrent qu'en piégeage de masse la combinaison des deux types
d'attractifs sur le même piège augmente son efficacité (1).
Haniotakis et al. (1991) concluent après un essai de piégeage de masse, que cette
technique peut être utilisée à la place des traitements insecticides pour le contrôle de la
mouche des fruits, mais ayant l'inconvénient de n'être dirigée que vers le stade mobile du
ravageur et qu'elle n'est efficace qu'en cas de vergers isolés où le risque de ré invasion est
minimisé (1).
En Tunisie, les captures étaient 4 à 5 fois plus importantes dans la parcelle traitée par le
piégeage de masse. Les niveaux d'infestation étaient relativement faibles; de l'ordre de 9,6%
correspondant à des réductions des piqûres de l'ordre de 82% et 89 % par rapport aux parcelles
traitées chimiquement et aux témoins.

[Link] technique des insectes stériles

[Link]
C’est une méthode de lutte biologique contre les insectes nuisibles notamment la
Cératite, qui commence à s’imposer devant les traitements chimiques comme étant une
méthode très respectueuse de l’environnement, sans conséquences négatives sur la santé

Lachiheb Abdallah 31 2007 /2008


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humaine et très efficace.


La méthode a été appliquée pour la première fois à l’île de Curacao (Antilles) contre la
Cochliomyia hominivorax (20) ce qui a incité les chercheurs à l’expérimenter sur plusieurs
insectes notamment ceux de la famille des Tephritidae tel que le Dacus dorsalis Hendel et
Dacus cucurbitae coquillet, Dacus tryoni Frogg, Anastrepha ludens Loew et Anastrepha
suspensa loew et plus timidement pour Bractocera oleae Gmelin, et Rhagolettis cerasi (21).
En ce qui concerne la Cératite, le programme qui a permis de limiter les populations
dans la région d’Amérique centrale a commencé à Hawaii, en Californie, et en Mexique.
D’autres applications ont été engagées depuis, avec plus ou moins de succès en Egypte et
Tunisie (22) ;(11)
En Tunisie, le programme en cours est celui mené par le ministère de l’Agriculture et
le Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires. Ce programme qui vise le
contrôle de la cératite dans la région de Beni Khaled au Cap bon (environ 6000 hectares).

II.5.2. Principe de la méthode


C’est l’entomologiste Américain [Link] qui a été le premier à développer l’idée
de contrôler les insectes nuisibles aux cultures végétales par des manipulations génétiques, une
méthode connue comme « lutte autocide » ou un « contrôle génétique des insectes nuisibles »
(23).
En se basant sur les travaux du généticien [Link], qui a provoqué des mutations
létales dominantes dans les chromosomes de Drosophila melanogaster, « Knipling » et ses
collègues ont montré que des faibles doses de radiation sont capable de stériliser les insectes.
Son modèle comprend une colonisation et un élevage en masse de l’espèce cible, sa
stérilisation et sa dispersion dans les champs. Si les mouches stériles l’emportent largement
en nombre sur les mouches fécondes, la population des mouches sauvages est rapidement
anéantie. La proportion des mouches stériles par rapport aux mouches sauvages fertiles doit
être d’au moins 10 pour 1.
Dans les champs, les mâles trouveront et s’accoupleront avec les femelles fertiles leur
transférant ainsi leur sperme stérile. On obtient des descendants non viables, causant de cette
façon une réduction dans la population naturelle de l’insecte nuisible. Au début de l’année
1950, dans son essai dans les champs contre la mouche screwworm en Floride et Curaçao, la
validité de ce modèle a été démontrée.

32
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II.5.3. Bases génétiques de la stérilité


La technique des insectes stériles a comme cible les femelles sauvages dans les
champs. Les femelles déterminent la dimension de la population de la génération suivante. Par
conséquent, la stérilité est introduite seulement dans la population sauvage à travers les mâles
stériles. Ainsi les mâles sont l’agent actif de la technique des insectes stériles.
II.5.3.1. Processus de la stérilisation
Le processus de stérilisation doit être sélectif et spécifique à la population cible.
Le traitement doit affecter seulement les cellules reproductrices tout en gardant
l’insecte viable et capable de rivaliser dans les champs.
L’exposition des cellules germinales aux radiations ionisantes cause des mutations
létales dominantes dans la progéniture de la mouche irradiée (1).
L’irradiation des jeunes pupes de la Cératite permet d’obtenir des adultes stériles à
l’émergence.
Les doses de 80 à 100 Gray provoquent un niveau élevé de stérilité chez les mâles. Les
femelles sont sensibles à des doses d’irradiation inférieures à celles des mâles. En effet, à des
doses de 40 Gray, on obtient des femelles stériles.

II.5.3.2. Conséquences génétiques de l’irradiation


Bien que quelques mutations létales dominantes causées par l’irradiation soient des
mutations seulement dans les unités génétiques (gènes), on croit que la létalité provient du fait
que des parties des chromosomes sont perdues, se sont dupliqués ou ont subis une
translocation. Ce déséquilibre des chromosomes est engendré par la radiation ionisante causant
la fragmentation des chromosomes (25) (Figure 5).

Figure 6 : Les conséquences génétiques de l’irradiation (25)

Lachiheb Abdallah 33 2007 /2008


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Lors de la fécondation de la femelle par le mâle irradié, les chromosomes fragmentés


sont transmis aux cellules causant un matériel génétique déséquilibré. Ainsi, lors de
l’embryogenèse, les duplications et les délétions des chromosomes vont révéler des embryons
qui vont finir par mourir.

II.5.4. Base génétique des souches à sexage génétique :


Puisque seulement les mâles irradiés transmettent la stérilité désirée à la population
cible, et comme pour le plus part des espèces les mâles et les femelles sont
morphologiquement semblables, des souches à sexage génétique ont été développés pour
pouvoir séparer les deux sexes lors de l’élevage et de ne lâcher que des mâles qui sont l’agent
actif de la stérilité.

II.5. 4.1. Cytologie de la Cératite :


La mouche méditerranéenne des fruits contient 6 paires de chromosomes
incluant la paire de chromosomes du sexe. Quatre autosomes sont métacentrique ou
submetacentrique et une paire est acrocentrique. Les chromosomes du sexe sont
subtelocentrique.

II.5.4.2. Les mutations génétiques :


Pour rendre la technique de l’insecte stérile plus efficace et plus économique, on s’est basé sur
une approche génétique pour pouvoir séparer les mâles des femelles lors de l’élevage en masse de la
Cératite.
Une mutation sur la couleur des pupes : wp (white pupae : pupe blanche) et une deuxième
mutation (temperature sensitive lethal) : tsl (26) sont utilisés comme marqueurs de sélection. Ces
mutations sont induites sur le chromosome 5.
Philippe Kerremans et Gerald Franz (1993) (26) ont pu déterminer la position de ces mutations
sur le chromosome 5 en construisant la carte cytogénétique de ce dernier (Figure 6).

34
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Figure 7: Carte cytogénétique du chromosome 5 de la Cératite.

D’autres marqueurs de sélection sont également utilisés lors du sexage


génétique des souches de la mouche méditerranéenne des fruits tel que la sensibilité
des larves à la purine, la sensibilité différentielle (une mutation Adh (Alcool
deshydrogénase)) à l’alcool et la couleur des pupes noire / brune (26).
II.5.4.3. Les souches à sexage génétique :
Parmi les souches à sexage génétique il y’a ceux dont on a réalisé une liaison
entre l’autosome portant le gène des marqueurs de sélection (mutation tsl et wp) avec le
chromosome du sexe mâle (chromosome Y). L’allèle dominant du type sauvage des
marqueurs de sélection est lié au chromosome Y suite à une translocation provoquée
par irradiation.

Lachiheb Abdallah 35 2007 /2008


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Figure 8 : Structure du chromosome des souches à sexage génétique (26).


Dans les souches à sexage génétique, en se basant sur ce mécanisme, les mâles sont de
phénotype sauvage (tsl/wp+ : pupe brune/résistant à la température) et les femelles sont
mutantes (tsl+/wp : pupe de couleur blanche/non résistant à la température).

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[Link] de développement larvaire


II.5.5.1. Milieu d’élevage standard
Le milieu d'élevage présente la composante la plus importante pour un élevage
de masse destiné à faire des lâchers en plein champ. Par conséquent, le souci majeur de
l'élevage de masse est d'améliorer les performances des insectes produits tout en
réduisant le coût de leur élevage. Le milieu d'élevage adopté à l'unité est celui de
Tanaka (1969).

Type de milieu Composition

Son de blé 28%


Sucre 12%
Levure Torula 7%
Benzoate de sodium 0.2%
HCL 1%
Eau 50%
Tableau 8. Milieu d’élevage de la cératite (Tanaka 1969)

Lachiheb Abdallah 37 2007 /2008


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Tableau 9: Quelques milieux d’élevage essayés dans certains programmes de lutte contre la Cératite dans
le monde

Type de Composition
Unité d’élevage
milieu
Son de blé………………………………26 %
Sucre …………………………………....12%
Milieu Tanaka Levure Torula ………………………….3,6 % Unité d’élevage
(Tanaka et al, Benzoate de sodium ……………….......0,1 % Waimanalo et California
1970). Methyl-p-hydroxy benzoate……………0,1% à Hawaii.
Eau ……………………………………..58 %

Methyl-p-hydroxy benzoate……………..0.1%
Sucre granulé…………………………......12%
Milieu à cane Levure Torula (type B)…………………….9%
à sucre HCl concentré…………………….……......1% Unité d’élevage El Pino
bagasse Eau…………………………………..........56% au Guatemala.
Cane à sucre bagasse………………..........13%
Farine……………………………….……..6%

Methyl-p-hydroxy benzoate……..……....0.6%
Sucre granulé……………………………..10% Unité d’élevage Metapa
Levure Torula (type B)…………………….9% de Dominguez, Chiapas
Milieu à HCl concentré…………………………....0.7% au Mexique.
betterave à Eau………………………………………..60%
sucre bagasse Betterave à sucre bagasse…………..…..11,5%
Son de blé………………………………....8%

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II.5.5.2. Milieu d’élevage liquide


L'élevage de la mouche méditerranéenne des fruits, en employant un milieu liquide a
été un objectif à réaliser pour des programmes d'élevage de masse de mouche de fruit pendant
les trois dernières décennies. A cause de l’anatomie buccale de la cératite et de ses fonctions
(la succion), convertir le milieu de développement d’un régime solide à base de son de blé à
un régime liquide pourrait en effet présenter une multitude d’avantages, ces avantages ont été
constatés surtout au niveau du premier et du deuxième stade de développement de la mouche.
Toutefois la mortalité élevée et le bas rendement ont été rapportés dans quelques études
(Halanda 1976, Brunissent et La Neige 1978, Letardi et Caffarelli 1990) (27).
Le milieu de développement larvaire de la mouche à fruit basé sur l’utilisation du son
de blé utilisé actuellement au Département d’Agriculture des Etats Unis (USDA) a été exécuté
pendant plus de 30 ans et excepté les changements mineurs (principalement dans les agents
nutritifs), ce milieu est employé dans le monde entier pour l'élevage de masse de la mouche.
Ce milieu contient du son de blé qui présente pour les jeunes larves le rôle d’un substrat de
soutien aussi bien que certaines autres valeurs nutritives. Cependant, ce type de milieu
conventionnel présente quelques problèmes liés à l’absorption de l'eau, la contamination par
les champignons, le coût de la production, la gestion (disposition, malaxage et nettoyage du
plateau), le stockage, l'espace, etc. Toutefois un milieu de développement basé sur un liquide
et fait d’un système recyclable de substrat, pourrait diminuer plusieurs de ces problèmes
énumérés ci-dessus et réduirait le coût de production global (27).
Le milieu est composé de levure de brasseur, de sucre, d’agents antifongiques
(benzoate de sodium et de Nipagine), d'acide citrique, et d'eau distillée. Le tissu d'éponge
placé à la base des plateaux a été employé comme élément de soutien pour des larves,
substituant ainsi le rôle de son de blé comme substrat dans le milieu traditionnel.
L'élevage larvaire de la Bactrocera Cucurbitae Coquillett (la mouche du melon) sur
ce type de milieu a eu comme conséquence :
• Une production de moins de 20% de pupes
• Un poids de pupe inférieur de 10% par rapport au milieu conventionnel,
tandis que la densité, l’émergence des adultes et les insectes adultes n'ont
montré aucune anomalie significative.
• La productivité en pupes a augmenté avec des concentrations en levure jusqu'à
14.2%.

Lachiheb Abdallah 39 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Les avantages d'un élevage à base d’un milieu liquide incluent la réduction dans le
coût de production, la suppression du son de blé (qui risque d’être contaminé par les pestes et
les champignons) la réduction de l’espace de stockage et du travail consacré (27).
Ces avantages et ces réductions du coût de production doivent être pris en
considération surtout lorsque l'élevage passe à une grande échelle de production de mouche
stériles dans le cadre d’un programme de lutte.

40
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Projet de fin d’études ESA Mograne

- CHAPITRE 4 -

La Radiation Ionisante

I. Procédure d'irradiation des pupes


L'effet des rayonnements gamma varie selon le stade de développement de l'insecte.
Pour les mouches des fruits, il est plus facile d'irradier l'insecte durant le stade pupe que durant
le stade adulte. Il est important lors du choix de la période d'irradiation de considérer les effets
sur les cellules sexuelles et somatiques. Pour des pupes jeunes, une dose plus faible peut
induire une stérilité satisfaisante, mais avec des effets somatiques néfastes, qui auront des
conséquences sur la qualité des insectes produits. Des doses plus élevées par contre n'ont pas
d'effets néfastes sur le soma, mais donnent des taux de stérilité réduits.
Il existe notamment des différences d'effet du rayonnement selon le sexe. Les femelles
sont plus radiosensibles que les mâles, mais cette radiosensibilité diminue à un jour de
l'émergence. La dose d'irradiation dépend donc de l'âge des pupes. Les meilleurs résultats sont
obtenus avec des pupes avant un à deux jours de l'émergence (pupes mâles).
Les pupes de la souche à déterminisme sexuel génétique irradiées à trois jours de
l'émergence donnent des adultes de très mauvaise qualité, alors que celles irradiées à moins de
24 heures de l'émergence donnent un pourcentage de stérilité très élevé qui doit être vérifié.

II. Dose d’irradiation

[Link]
La dose absorbée qui est utilisée pour induire la stérilité est d’importance maximale
dans un programme de lutte autocide contre la Cératite qui se base sur le lâcher des mâles
stériles, si la dose est élevée, la stérilité atteint son maximum mais la qualité et la compétitivité
diminueront (28).
Les insectes qui reçoivent des faibles doses ne sont pas suffisamment stériles et ceux
qui reçoivent des doses élevées seront moins compétitifs et donc l’optimisation du processus
de stérilisation est nécessaire pour équilibrer le niveau de stérilité et la compétitivité (29)

Lachiheb Abdallah 41 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

[Link] modifiants la sensibilité de l’insecte à l’irradiation


La sensibilité des insectes aux rayons ionisants dépend de plusieurs paramètres :

[Link] physiques et environnementaux


a. Atmosphère ambiant
Le niveau de l’oxygène affecte la sensibilité des insectes à l’irradiation (30). Les dégâts
causés par l’irradiation sont minimes lorsque le radio traitement est effectué dans un milieu à
faible taux d’oxygène, donc l’atmosphère joue un rôle important dans l’amélioration de la
stérilité et la compétitivité dans un programme TIS (29).

b. Température
L’irradiation à des températures faibles augmente la résistance des insectes aux rayons
ionisants. Une température fraîche (20 à 25°C) avec une certaine limite et hypoxie réduit le
taux métabolique et par conséquent le taux de développement des insectes pendant
l’irradiation (29).

[Link] biologiques
Les cellules les plus sensibles à l’irradiation sont ceux qui sont en pleine division donc
les cellules qui ont un caractère primitif. Généralement l’irradiation cause des dégâts
chromatiques qui sont à l’origine des mutations mortelles dominantes, ces dernières qui se
produisent au niveau des cellules germinales ne causent pas le dysfonctionnement du gamète
mais la mort de l’œuf fécondé ou l’embryon en voie de développement.
Les premières étapes de la spermatogenèse (spermatocyte et spermatogonie) sont
généralement plus sensibles aux rayons γ que les étapes les plus tardives (spermatides).
Poverbs (1969), Dey et Manna (1983) trouvent que les chromosomes en métaphase et
en anaphase I étaient plus sensibles aux rayons γ que ceux dans les autres étapes (31) ;(29).

[Link] de la dose
Les effets inverses de l’irradiation paraissent en général êtres à moindre impact, cela
peut être fait par l’utilisation d’un débit de dose inférieur et plus long d’application pour une
seule irradiation (32).

42
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Pour conserver la qualité de l’insecte, il faut fractionner la dose c'est-à-dire que la dose
stérilisante doit être délivrée au cours temps avec une série de faibles expositions aux
radiations ionisantes (29).

[Link] et stades de développement


L’âge et les stades du cycle de vie de l’insecte sont deux paramètres importants qui
sont pris en considération dans un programme de lutte contre un ravageur par l’utilisation de la
TIS. Les pupes âgées ont tendance d’être plus radio résistantes que les pupes jeunes (29) ;(33).

II.2.5. Sexe
En ce qui concerne les deux sexes, les femelles sont en général plus sensibles au radio
traitement que les mâles (34). Mais il y a des exceptions, par exemple, chez les Hémiptères,
Pyrrhocoidae, Piesmidae et certains Coléoptères les mâles sont plus radio sensibles que les
femelles.
Une variation de point de vu radio sensibilité entre mâle et femelle est due aux
différences au niveau de la maturité d’oocytes. Par exemple, l’irradiation des pupes femelles
de la Cératite deux jours avant l’émergence ou plus, entraîne l’arrêt de la production des œufs
même pour des doses inférieures à celles stérilisant des mâles. Mais si l’irradiation est faite un
jour avant l’émergence, les femelles contiennent plus d’oocytes croissants qui vont terminer
leur maturation même si l’irradiation est faite à des doses stérilisantes pour les mâles (29).

II.2.6. Taille et poids


Les espèces dont les adultes sont de grandes tailles sont plus sensibles à l’irradiation
que ceux dont les adultes sont de petites tailles.
L’expérimentation a montré que Periplaneta americana est stérilisée à certaines doses
alors que les insectes de petite taille tel que Drozophila, Habrobracon et Triboluim sont
résistants. Il y a une corrélation entre la taille, le poids et la radiosensibilité (29).

II.2.7. Stade nutritionnel


Le stade nutritionnel peut être influencé par la radiosensibilité chez certains insectes.
Exemple, pour avoir 100% de stérilité d’Amblyomma americanum (mâle et femelle) on utilise
une dose de 10 Gy avant engorgement et 24 Gy après engorgement (29).

Lachiheb Abdallah 43 2007 /2008


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[Link] supplémentaires
- L’état d’hydratation de l’insecte ou son degré d’humidité peut influencer
potentiellement les effets de l’irradiation.
- Les différences génétiques reliées à la diversité géographique de l’espèce peuvent
affecter potentiellement la radiosensibilité de l’insecte (29) ;(35).

III. Radiosensibilité de la Cératite


Ceratitis capitata ou mouche méditerranéenne des fruits appartient à l’ordre Diptère et
la famille de Tephritidae. La dose de stérilisation de cet ordre varie entre 20 et 160 Gy (29).
Les familles de Drosophilidae et Agromyzidae sont parmi les familles les plus
résistantes à l’irradiation alors que la famille de Tachnidae est la plus sensible. Le stade
préféré de l’irradiation est le stade pupe.
La famille de Tephritidae est la majeure famille dans cet ordre à laquelle on a appliqué
la TIS. Cette famille est relativement homogène en ce qui concerne la sensibilité à
l’irradiation, c’est pour cela au moins 100 Gy est exigé pour accomplir la stérilité complète
pour les cinq genres les plus majeurs (Bactrocera, Cératitis, Amastrepha, Dacus, Rhagoletis)
(36). Beaucoup de programmes appliquant la TIS contre la famille de Tephritidae utilisent des
doses variant entre 100 et 150 Gy pour la stérilisation, c’est une précaution pour augmenter la
marge de stérilité. Mais ces doses ont souvent baissé la compétitivité et la capacité totale
d’aptitude au vol des mouches irradiées et donc la transmission de la stérilité à la population
sauvage (37). Dans les programmes les plus récents, ces hautes doses sont habituellement
associées avec l’usage d’hypoxie pour rehausser la compétitivité des mâles stériles.

IV. Effet de l’irradiation sur la qualité


Pour plusieurs groupes d’insectes, l’irradiation provoque une réduction de la
compétitivité. Récemment, plusieurs travaux ont visés à éliminer cet effet négatif. En plus, cet
effet est influencé par plusieurs facteurs tels que l’étape de développement de l’insecte,
l’atmosphère utilisée pendant l’irradiation et la dose de l’irradiation. Normalement, le
minimum des dégâts causés par l’irradiation sur les mâles adultes est obtenu quand
l’irradiation est portée peu après émergence mais le problème est que l’irradiation d’un grand
nombre d’insectes adultes est souvent impraticable et difficile à réaliser, par conséquent on
irradie en stade pupe peu avant l’émergence. Pour la mouche méditerranéenne des fruits, le

44
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développement des pupes est déterminé par la couleur des yeux ainsi on peut déterminer le
stade optimal pour l’irradiation (38).
L’irradiation crée des radicaux libres qui affectent la qualité des insectes. Si on exclu
l’oxygène en traitant les récipients des pupes par de l’azote liquide, l’impact de ce problème
est réduit. Plus tard, Robinson (1975) a découvert que quand les récipients sont scellés, les
pupes épuisent l’oxygène rapidement et produisent l’anhydride carbonique, ainsi l’hypoxie
résultante a fourni une protection semblable.
Pour plusieurs insectes, les femelles seront 100% stériles à des doses inférieures à
celles des mâles. Mais pour atteindre 100% de stérilité chez les mâles on doit augmenter la
dose par conséquent la qualité sera diminuée donc il est obligatoire de réduire la dose pour
obtenir sur le terrain un mâle plus compétitif et une meilleure énumération des femelles
stériles (37).
Pour les Lépidoptères et Hétéroptères, les très hautes doses d’irradiation sont exigées
pour induire des mutations mortelles dominantes à cause de la structure des chromosomes.
Mais pour d’autres groupes, des doses inférieures peuvent être utilisées et les mâles traités ont
un haut degré de stérilité.

Lachiheb Abdallah 45 2007 /2008


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- CHAPITRE 5 -
Etude de la compétitivité sexuelle

I. Définition
Elle détermine l’aptitude des mâles stériles à entrer en compétition avec les mâles
sauvages et à s’accoupler avec des femelles sous des conditions semi contrôlées. Ceci est
réalisé par l’analyse du nombre d’accouplements des mâles sauvages et stériles avec les
femelles sauvages (39).
L'aptitude à l’accouplement a été définie comme étant la proportion des femelles qui
s’accouplent et qui représentent un indicatif de la tendance des mouches à l’accouplement.
II. Durée d’accouplement
La durée de la copulation peut être une indication sur l'adaptation de la souche dans le
Laboratoire et peut avoir un rapport avec la qualité de sperme et les glandes accessoires
fluides transférés aux femelles. Cependant une courte durée d'accouplement des mâles stériles,
relativement à celle des mâles sauvages en copulation avec le même type de femelle, doit être
contrôlée et peut corréler avec d'autres données.
Les mâles d'élevage de masse ont tendance à réduire le temps de copulation en
comparaison avec les mâles sauvages (39).

III. Durée de la parade nuptiale chez le mâle (Male calling time)


Le comportement sexuel avant accouplement (parade nuptiale) ou la libération de
phéromones pour attirer les femelles, est une étape critique pour le mâle afin d'assurer la
copulation. Dans la cage, le nombre de mâles stériles observés en copulation doit être
typiquement plus élevé que le nombre de mâles sauvages.
L'incidence d'accouplement est une composante de l'aptitude d'accouplement, et une
faible incidence d'accouplement entre les mâles stériles peut traduire une faible qualité et
viabilité des mouches.
Les mâles stériles peuvent aussi mal participer à l'accouplement malgré l'incidence
relative élevée d'accouplement qu'ils possèdent.
La durée d'accouplement peut être évaluée par le calcul du temps au cours duquel les
mâles sauvages et stériles sont observés en copulation.

46
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L'aptitude des mâles à attirer les femelles peut être estimée par l'utilisation d'un
auxiliaire "le test de compatibilité de phéromones".
IV. Compétitivité sexuelle chez la Cératite
Chez la Cératite, les mâles commencent par choisir un micro habitat convenable pour
la parade nuptiale, notamment l'émission de la phéromone qui attire les femelles.
Généralement, ils choisissent la partie inférieure de la feuille.
Les mâles effectuent parfois cette parade en formant ce qu'on appelle le "leks"
comparable à celui de certains vertébrés (40). Quand la femelle s'approche, le mâle initie un
rituel qui consiste à secouer la tête et à balancer les ailes (41). Si la femelle est réceptive la
copulation aura lieu.
Les femelles peuvent quitter le lieu où se déroule ce rituel à n'importe quel moment.
Même après avoir accepté le mâle, les femelles peuvent abandonner le substrat et rejettent le
mâle avant que la copulation n'ait lieu.
Avec ce système d'accouplement ou de comportement sexuel des divergences minimes
dans le comportement sexuel des mâles stériles peuvent réduire la compétitivité. Certaines
recherches ont montré que les femelles sauvages de la Cératite s'apprêtent plus à s'accoupler
avec les mâles sauvages qu'avec les mâles stériles .Par contre, d'autres essais qui ont été fait
sur terrain ont montré que la stérilité induite chez la Cératite donne une compétitivité de 10 %
supérieur à celle des sauvages (41).
Les interactions des mâles et des femelles entre 3 souches sauvages d’élevage de la
mouche méditerranéenne des fruits C. capitata (wiedemann) ont été étudiées et observées par
Lance et al. (2000) (42), à Hawaii et Guatemala dans des cages contenant des plants hôtes.
Pour cette série d'expériences, il a été démontré que les interactions entre mâles et
femelles stériles sont de l’ordre de 36 % de l'ensemble des interactions observées, alors que
seulement 18 % des interactions ont été marquées entre mâles et femelles sauvages. Les
interactions des mâles sauvages avec des femelles stériles et des mâles stériles avec des
femelles sauvages étaient chacune de l’ordre de 23 % du total.
Suite aux observations faites sur les appels (calling) des mâles stériles qui étaient actifs
et leur participation aux agrégations d’accouplement, Shelly et al. (1994) (43) ont suggéré que
la faible compétitivité de ces derniers a été due à la réduction de leur aptitude à attirer les
femelles sauvages au cours de la parade nuptiale.
Dans les cages, le nombre de mâles observés entrain d’appeler les femelles (calling)
était similaire ou légèrement supérieur à celui des mâles sauvages. L’aptitude des mâles

Lachiheb Abdallah 47 2007 /2008


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stériles à attirer les femelles à leurs alentours, apparaît comparable (ou s’approche) de celle
des mâles sauvages (41).
En plus, la distribution randomisée des interactions observées entre les mouches
sauvages et stériles suggère que les mâles stériles comme les sauvages étaient capables
d’attirer les femelles sauvages ainsi que les femelles stériles.
Durant les observations faites, les comportements de la parade nuptiale (courtship
behavior) des mâles sauvages et stériles apparaissent qualitativement similaires.
Aussi, on a détecté des différences qualitatives pour le comportement des femelles
pendant la parade ; en effet, les analyses de la parade, ont détecté des différences entre les
mâles stériles et sauvages en relation avec la fréquence et la durée de certains composants de
la séquence de la parade .
De la même manière, Heath et al. (1994) (41) ont détecté des différences quantitatives
de la libération des quatre composants majeurs de phéromones de C. capitata entre les mâles
sauvages à déterminisme sexuel génétique et irradiés.
Il est possible que la phéromone produite par les mâles stériles soit adéquate pour
attirer les femelles sauvages à leurs alentours, mais moins que l’optimal durant la parade.
Quelque soit la cause, les taux faibles d’acceptabilité (acceptation) des mâles stériles
pour les femelles sauvages, réduisent le rendement de l’efficacité du coût du programme TIS
(44).

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Deuxième
Deuxième Partie

Matériels et Méthodes

Lachiheb Abdallah 49 2007 /2008


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- CHAPITRE 6 -

Matériels et méthodes

I. Matériel biologique
Dans nos essais nous avons utilisé :
- une souche de Cératite à sexage génétique VIENNA 8 (tsl+, wp+).

I.1. Les étapes de l’élevage massif de la souche à sexage génétique de


la Cératite:

I.1.1. Système d’élevage au filtre


Le système d'élevage au filtre adopté par l’unité pilote de Sidi Thabet représente la
solution pour éviter l'accumulation des individus recombinants et assurer leur élimination.
L'élevage au niveau du filtre se fait dans un seul sens, aucun insecte ne revient au filtre et la
colonie au niveau du filtre est appelée "colonie mère".
La 1ère étape de l'amplification est appelée colonie d'initiation, elle aura pour rôle
d'amplifier la colonie mère et donc d'initier le filtre. La 2ème étape de l'amplification est
appelée colonie d'injection qui va alimenter les colonies de production. La dernière étape est la
colonie de lâcher dont les œufs seront traités par la chaleur. Cette colonie va donner seulement
des mâles pour le lâcher.
Dans le filtre, le recyclage de la colonie a lieu seulement au niveau de la colonie mère.
Cette dernière doit donc être maintenue sous des conditions minimales de stress pour éviter au
maximum l'accumulation des recombinants.
Le système d’élevage du filtre comprend les différentes étapes de l’élevage en masse
mais sur un modèle plus réduit ; ces dernières sont effectuées dans des salles où les conditions
sont bien respectées.
La 1ère tâche débute par la séparation des pupes mâles brunes des pupes femelles
blanches et choisir celles de bonne qualité et de bon calibre (Figure 8).

50
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Figure 9:Séparation des pupes

Ces pupes sont mises dans des alvéoles avec un volume bien déterminé (150 ml pupes
femelles et 50 ml pupes mâles) jusqu'à émergence, sous une température de 24 °C et une
humidité relative de 75%.

Figure 10:Mise des pupes dans les bouteilles pour émergence.

Après émergence, les recombinants qui sont soit des femelles issues des pupes brunes,
soit des mâles issus des pupes blanches sont éliminés. L'élimination concerne aussi les pupes
non émergées, demi émergées et les adultes déformées.
Les adultes restants sont vidés dans une cage avec un rapport de 1:1 (un mâle pour une
femelle), tout en évitant le stress au cours de l'élevage. Chaque cage présente une source de
nourriture avec les proportions suivantes : 2/3 sucre et 1/3 levure hydrolysée. La cage est
ensuite mise dans la chambre d'élevage à une température de 24 °C et une HR de 75 %. Dans
ces conditions, les femelles sont excitées et la ponte est favorisée. Pour récupérer les œufs,
deux bacs en inox, remplis d'eau, sont placés de part et d'autre de la cage (Figure 10).

Lachiheb Abdallah 51 2007 /2008


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Figure 11: Récupération des œufs


.
Les œufs collectés sont ensemencés sur un milieu d’élevage bien déterminé. Après
éclosion et arrivant au stade L3, les larves effectuent leur saut larvaire caractéristique, dans la
sciure de bois où se fait la pupaison à une température de 20-22 °C et HR 70%.

Figure 12: Saut larvaire caractéristique des L3 dans la sciure de bois


.
II. Elevage de masse de la cératite
L'unité pilote d'élevage de la cératite présente un travail cyclique qui se déroule dans
plusieurs salles, chaque salle est caractérisée par des conditions spécifiques de température et
d'humidité relative. Ces conditions sont citées dans le tableau qui suit :

Salle Température (°C) Humidité relative (%)

Contrôle de qualité 24 70

Initiation
- Lâcher + injection 22 à 25
70
- Mâle 28 à 30

Larves 17 75

Pupes 20 à 22 70
Tableau 10: Conditions de température et d’humidité dans la salle d’élevage [15]

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Filtre Injection & Lâcher Mâle

Sélection individuelle entre les males et les Éclosion des oeufs et libération Éclosion des oeufs et libération
femelles des mouches des mouches

Œufs Œufs Œufs


collecte journaliére collecte journaliére collecte journaliére

Oxygénation Irradiation
Oxygénation Oxygénation
24h à 34°c

Ensemencement Ensemencement Ensemencement

Maturation des larves Maturation des larves Maturation des larves

Collecte des larves

Collecte des larves Collecte des larves


Pupaison

Pupaison Pupaison
Maturation des pupes
Chargement des
Séparation des pupes Maturation des pupes
cages

Chargement des
Maturation des pupes
cages

Figure 13: Le système d'élevage adopté à l’UPMS

Lachiheb Abdallah 53 2007 /2008


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II.1 Les étapes de l’élevage massive

II.1.1 Préparation de milieu d’élevage


a. Milieu d’élevage standard

Type de milieu Composition

Son de blé 28%


Sucre 12%
Levure Torula 7%
Benzoate de sodium 0.2%
HCL 1%
Eau 50%
Tableau 11: Milieu d’élevage de la cératite (Tanaka 1969)

La quantité du milieu à préparer pour chaque colonie est déterminée selon la formule
suivante :
Nombre de plateaux Mâles = Nombre de ml d'œufs mâles produits / 8
Nombre de plateaux Injection = Nombre de ml d'œufs Injection produits / 4
Nombre de plateaux Lâcher = Nombre de ml d'œufs Lâcher produits / 4
Les ingrédients du milieu sont pesés en respectant les pourcentages indiqués dans le
tableau et mélangés dans le malaxeur. Après malaxage, vérification de la texture du milieu ; la
valeur admise du pH varie entre 3.2 et 3.8.
Une vis sans fin assure l'entraînement du milieu vers la salle d'ensemencement, où il
sera réparti à raison de 5 kg / plateau.

b. Essai d’un milieu d’élevage liquide


 Protocole expérimental
Ce type de milieu est utilisé pour la première fois en Tunisie, et pour tester son efficacité, une
comparaison avec le milieu standard s’avère nécessaire :

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Type de milieu Composition

Levure de brasseur 15.06%


Sucre 8.99%
Benzoate de sodium 0.15%
Nipagine 0.15%
Acide Citrique 1.70%
Huile de germe de blé 0.15%
Eau 73.81%
Tableau 12: Milieu d’élevage liquide de la cératite

En effet le prototype expérimental envoyé du Département de l’agriculture des


Etats Unies l'USDA-ARS était composé de : un récipient plastique, une bouteille de germe de
blé, une sachet de sucre, une sachet d’acide citrique, un mélange de levure et de produit
chimique et de deux éponges.

f g

d e

c
h

b
a

a.Récipient plastique [Link] en plastique [Link] de blé [Link] [Link] [Link] et Nipagine g et h. Deux éponges
Figure 14: Les composants du kit expérimental

Après avoir mélangé tous les composants ensemble et avant de verser le milieu dans le
récipient, un ajustement de l’acidité avec quelques goûtes d’acide chlorhydrique doit être fait
pour atteindre un pH de 3,5 (Figure 14) optimal pour le développement des larves.

Lachiheb Abdallah 55 2007 /2008


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Figure 15: Mélange des composants et ajustement du pH

Par la suite, le mélange est versé dans le récipient et une quantité de 1 ml d’œufs sera
ensemencée sur la petite éponge supérieure où les œufs se développeront après éclosion
(Figure 15).

Figure 16:Préparation du milieu et ensemencement des œufs

Parallèlement, et pour pouvoir juger l’efficacité de ce milieu liquide, un milieu témoin


avec les composants standards est préparé et ensemencé par la même quantité des œufs
(Figure 16).

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Figure 17: Préparation du milieu standard

Trois répétitions de chaque type de milieu ont été réalisées ; ces essais seront par la
suite incubés dans une étuve à 23°C pendant 6 jours pour le développement des trois stades
larvaires. Vers le septième jour ces milieux sont déplacés vers la salle de collecte des larves où
ces derniers effectueront le saut larvaire dans la sciure de bois.

 Collecte des données


 Contrôle de la qualité
Les pupes issues de ces deux milieux vont subir certains tests de contrôle de qualité
afin de pouvoir affirmer le plus performant des deux, les tests subis sont :

- Test de sexe ratio


C'est un test qui permet de déterminer le rapport entre le nombre des mâles et celui des
femelles. Un volume de 2 ml de pupes est pris afin de compter le nombre de pupes de chaque
sexe et déterminer la sexe ratio selon la formule suivante :

% de pupes femelles = Nbr de pupes femelles/Nbr total des pupes * 100

% de pupes mâles = 100 - % de pupes femelles

- Test d'aptitude au vol


L'aptitude au vol est un paramètre très important dans l'étude de l'activité de la souche.
Ce test consiste à contrôler la capacité des adultes de voler.
On effectue trois répétitions, chaque répétition consiste à mettre 100 pupes (T) de
chaque sexe dans un cylindre noir qui contient du papier filtre noir avec du papier en

Lachiheb Abdallah 57 2007 /2008


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accordéon afin d'accorder aux mouches de l'espace pour se déployer les ailes. On met du
talque sur le contour du cylindre. Les cylindres sont mis dans une cage d'aptitude au vol (T°=
25°C et HR= 60%) et les mouches émergées étant régulièrement aspirées.
La lecture des résultats se fait après 72 heures. On compte le nombre des adultes non
émergés (A), demi émergés (B), déformés (C) et émergés non effectuant le vol (D) puis on fait
la moyenne des trois répétitions.

% du vol = [T- (A+B+C+D)]/100

- Test d'émergence
Ce test consiste à calculer le pourcentage d'émergence des adultes pour contrôler leur
capacité d'émergence lors du lâcher dans la nature.
La procédure de ce test est la même que celle utilisée pour le test d'aptitude au vol sauf
qu'on compte seulement le nombre des adultes non émergés (A) et demi émergés (B).

% d'émergence = T- (A+B) / 100

- Test de poids des pupes


Ce test est utilisé pour la détermination de la qualité des mouches destinées au lâcher.
Il consiste à faire trois prélèvements de 2 ml chacun, on compte le nombre des pupes et on les
pèse à l’aide de la balance de précision. On calcule le poids d’une pupe et le poids moyen des
trois prélèvements. On dégage ainsi le nombre moyen des pupes par millilitre.

II.1.2. Collecte et préparation des oeufs :


Les adultes de la mouche des fruits sont logés dans des cages rectangulaires de cadre
métallique avec quatre faces revêtues de moustiquaires.
Les cages sont gardées durant une quinzaine de jours à une température de 23°C ±1 et
à une humidité relative de 70%. La lumière est fournie par un tube fluorescent fixé au plafond
ou à proximité des cages. L’eau est introduite par l’intermédiaire des éponges imbibées d’eau
par capillarité. Pour l’alimentation des adultes, un mélange de sucre et de levure hydrolysée
« yeast hydrolysat enzymatic » à raison de 3/1 est placé à l’intérieur de la cage.

58
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Figure 18. Les cages d’émergence, de maturation et de copulation des mouches

Une fois matures, les femelles s’accouplent avec les mâles et pondent leurs œufs à
travers les mailles des cages.
Les œufs pondus tombent sous l’effet de la pesanteur dans des bacs remplis d’eau
placés sur les côtés de chaque cage et sont collectés et comptés d’une façon volumétrique
quotidiennement.

Figure 19. Les bacs d’eau placés des cotés des cages

Les suspensions d'œufs sont incubées sous agitation permanente, dans le "bubbling", à
température ambiante (environ 25 °C) pendant 48 heures pour les colonies Injection et Lâcher.

Lachiheb Abdallah 59 2007 /2008


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Figure 20. Le bubbling

Une partie des œufs collectés est destinée au lâcher. Ces œufs subissent un traitement
thermique par la mise dans un bain marie réglé à une température de 34 °C sous une agitation
permanente pendant 24 heures, c’est la colonie Mâle. La température de la solution est réglée
à 34°C pour assurer l'élimination des embryons femelles et par conséquent, il ne reste que les
mâles.

II.1.3 Ensemencements des œufs :


L'ensemencement des œufs sur le milieu d’élevage est une opération journalière qui se
fait pour toutes les colonies dans la salle d'ensemencement.
Les solutions d'œufs sont récupérées dans une solution d'arrosage contenant du
Benzoate de sodium, de l'acide HCL 32 % et de l'eau.
Le volume de la suspension des œufs de chaque colonie est déterminé selon la formule
suivante :
Vs = Nombre de plateaux X 50 ml

Pour chaque colonie, on indique la date d'ensemencement, le volume total et le nombre


des plateaux ensemencés sur le haut des plateaux.

60
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Figure 21. L’ensemencement d’une colonie Mâle

II.1.4 Mouvements des transferts :


Juste après ensemencement, les transferts Injection et Lâcher sont placés dans la salle
d'initiation femelle à une température de 23 ± 1°C et une HR de 70 ± 10%.
Les transferts mâles sont placés dans la salle d'initiation mâle, réglée à une température
de 28 ± 1°C et d’une humidité relative de 70 ± 10%. Cette température permet la
dégénérescence des embryons femelles qui peuvent résister au traitement thermique. La durée
de séjour des plateaux (transfert) dans la salle d'initiation est de trois jours.
Les transferts seront par la suite déplacés vers la salle de maturation où les larves
auront accompli leur 1er et 2ème stade larvaire. La température est de 21 ± 2°C et l’humidité
relative est de 70 ±10 % pendant trois jours jusqu'au stade larvaire L3.

II.1.5. Collecte des larves :


Une fois le 3ème stade larvaire est accompli, les plateaux seront déplacés vers la salle de
collecte. Les larves L3 quittent le milieu en accomplissant leur saut caractéristique dans des
bacs remplis de sciure de bois.

Lachiheb Abdallah 61 2007 /2008


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Figure 22. Salle de collecte

II.1.6. Collecte des pupes :


La collecte des pupes se fait par simple séparation de la sciure de bois soit par un tamis
électrique soit manuellement. Les pupes ainsi collectées sont mises dans des plateaux dont le
fonds est constitué de filet de très fines mailles afin de favoriser l’aération des pupes.

Figure 23. Collecte des pupes dans la sciure de bois et leur tamisage par la suite

II.1.7. Préparation des cages adultes :


La préparation des cages d'élevage est une opération journalière. Tous les jours,
l'opérateur doit préparer au minimum quatre cages : une pour l'injection, une pour le lâcher et
62
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deux pour la colonie des mâles. Ces cages vont remplacer celles qui ont achevé leur période de
ponte (environ 10 jours).
Les pupes des différentes collectes des transferts matures sont identifiées en prenant
100 pupes de chaque collecte et en notant la couleur des yeux de chaque pupe. Le pourcentage
de couleur des yeux doit être noté : les pupes sont considérées matures lorsqu'on trouve 75 %
de couleur marron foncé.
On établit le ratio Mâles/femelles pour chaque collecte choisie et on calcule le volume
nécessaire de chaque transfert pour le chargement d'une cage (1.5 l de pupes mâles et 1.5 l de
pupes femelles),
Injection : Ratio Mâles / femelles 1:1
Lâcher : Ratio Mâles / femelles 1:2
Mâles : Ratio Mâles / femelles 1:3
La nourriture est préparée à raison de 2/3 sucre et 1/3 levures hydrolysées et sera
répartie entre les cages.
On met de « chamex » dans les endroits réservés dans les abreuvoirs et remplit les
tubes avec de l'eau. Chaque plateau contenant les pupes, les abreuvoirs d’eau et la nourriture
doit être identifié par un numéro, la date de chargement et la colonie.

III. Contrôle de la qualité :


La qualité des mouches produites dans l'unité d'élevage doit être contrôlée
conformément aux indications données dans un manuel de contrôle de la qualité. Ce dernier
décrit les types d'essais afin de s'assurer que les mouches stériles produites sont de bonne
qualité. En effet, le contrôle de la qualité est un outil de gestion qui consiste à :
- Mettre en place des normes de la qualité,
- Une conformité à ces normes,
- Agir lorsque ces normes sont transgressées,
- Planifier pour l'amélioration de ces normes.
Les facteurs qui influent la qualité du produit sont de deux types. Des facteurs d'ordre
technique et des facteurs d’ordre humain. Les facteurs humains incluent les opérateurs, les
superviseurs et le reste du personnel et ils sont de loin les facteurs les plus importants. Le but
du programme de contrôle de la qualité est de surveiller et d'identifier ces facteurs qui
généreraient une faible qualité durant le processus de production au lieu d'essayer de corriger
cette qualité après que les insectes aient été élevé en masse.

Lachiheb Abdallah 63 2007 /2008


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Le programme de contrôle de la qualité aura pour but d'améliorer la qualité du produit


ainsi que la conscience professionnelle et de réduire les coûts de la production.
Les procédures de contrôle de la qualité concernent les paramètres suivants :
Eclosion des œufs
Sexe ratio
Recombinants
Aptitude au vol
Emergence
Poids des pupes

IV. Radiation et Dosimétrie


L’unité de radio traitement utilisé est une source scellée radioactive de rayon gamma
contenant du cobalt 60. La source est télescopique, constituée de deux cylindres encastrables
chacun contient 4 crayons de cobalt 60 de 45.2 cm et sont disposés et encapsulés suivant une
symétrie axiale. Le stockage de cette source se fait à sec dans un container cylindrique dans
lequel elle a été transportée. Il est constitué d’acier et de plomb. L’activité initiale de la source
est de 98.000 Ci.

L’unité d’irradiation est constituée d’une cellule d’irradiation abritant la source, d’un
labyrinthe, d’une salle de commande, d’un laboratoire de dosimétrie, d’un hall de stockage des
produits ionisés et non ionisés et de chambres froides.

Les sachets sont fermés et exposés à une dose de 110 Gy. Après irradiation des pupes
colorées, les cartons sont transportés au laboratoire de la Direction Générale de la Protection et
du Contrôle de la Qualité des Produits Agricoles (DGPCQPA) pour la mise des pupes à
l’émergence.
Les pupes sont mises de nouveau dans des sachets en Kraft dont chacun contient 130 ml de
pupes avec 8 g de sucre. On introduit du papier pour accorder aux mouches de l’espace pour
se déployer les ailes. On ferme ainsi les paquets avec de l’agrafe. Ces paquets sont mis à une
température de 24°C. Après 48 heures, les mouches émergent et sont prêtes à être lâchées.

IV .1. Dose d’irradiation


L'effet des rayonnements gamma varie selon le stade de développement de l'insecte.
Pour des pupes jeunes, une dose plus faible peut induire une stérilité satisfaisante, mais avec
des effets somatiques néfastes, qui auront des conséquences sur la qualité des insectes
64
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produits. Des doses plus élevées par contre n'ont pas d'effets néfastes sur le soma, mais
donnent des taux de stérilité réduits.

IV.1.1. Protocole expérimental


Ainsi, et pour pouvoir déterminer une approximation de la dose nécessaire
d’irradiation, un test de détermination de la stérilité chez la cératite a été effectué où les pupes
ont été exposées à différentes doses d’irradiation 50 Gy, 60 Gy, 70 Gy, 80 Gy, 90 Gy, 100
Gy, 110 Gy, 120 Gy, 145 Gy.
Les pupes soumises à différentes doses d’irradiation sont par la suite placées dans des
bouteilles contenant une ration alimentaire (levure +sucre) et de l’eau, deux autres bouteilles
une contenant que des pupes femelles et l’autre avec des pupes mâles non irradiées seront
placées en émergence avec ceux irradiées dans la salle d’élevage , 3 jours après émergence les
mouches seront déplacées dans des boites rectangulaires coupées à la base et enveloppées par
une moustiquaire avec de l’aliment et de l’eau (Figure 23).
Dans chaque boite 25 mouches mâles de chaque dose y compris le témoin et 25 autres
femelles y seront placés et cette procédure est répétée 5 fois pour en avoir à la fin 5 boites de
chaque dose (Figure 24).

Figure 24. Les bouteilles où les mouches émergent et mûrissent et les boites où elles seront transférées par
la suite

Lachiheb Abdallah 65 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 25. Le transfert des mouches dans les boites

Ces boites seront placées dans la salle d’élevage à une température de 23°C et une
humidité relative de 75%, les mouches vont s’accoupler, et sur un petit morceau d’éponge
imbibé d'eau, recouvert d'un papier filtre noir, les œufs seront récoltés (Figure 25).

Figure 26. Disposition des boites et collecte des œufs

66
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IV.1.2. Collecte des données


Le taux de stérilité des mâles irradiés est déterminer par l’intermédiaire du taux
d’éclosion de leur progéniture ; ainsi les œufs collectés sur le papier filtre vont subir le test
d’éclosion des œufs, un test d'observation qui consiste à vérifier l'état normal de l'œuf tout en
déterminant le taux d'éclosion.
Les œufs sont étalés sur le papier filtre et la lecture de ce test se fait, sous loupe
binoculaire, quatre jours après la collecte.

B D

A. œuf intact B. larve C. œuf déshydraté D. membrane d’un œuf éclos


Figure 27. Vu des œufs 4 jours après ponte sous la loupe binoculaire

Une fois les œufs étalés, le comptage du nombre des œufs déshydratés, transparents,
les œufs éclos et non éclos est effectué.

Le pourcentage d'éclosion est calculé comme suit :


Nbr d'œufs éclos = Nbr Tot des oeufs – Nbr d'œufs non éclos – Nbr d'œufs déshydratés – Nbr d'œufs Transparents

% d'éclosion = (Nbr d'œufs éclos/Nbr Tot des œufs)*100

Lachiheb Abdallah 67 2007 /2008


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V. Effet de l’irradiation sur la génération F1 issue des mâles


traités
Généralement l’irradiation cause des dégâts chromatiques qui sont à l’origine des
mutations mortelles dominantes, ces dernières qui se produisent au niveau des cellules
germinales ne causent pas le dysfonctionnement du gamète mais la mort de l’œuf fécondé ou
l’embryon en voie de développement. Malgré les dégâts causés, certains œufs peuvent
échapper à cette létalité, écloser et se développer même en pupe, ainsi un suivi de la
progéniture F1 de ses mouches irradiées à différentes doses s’avère nécessaire.

V.1. Protocole expérimental


De même que le test précédent, des pupes mâles sont soumises à différentes doses
d’irradiation mises dans des bouteilles pour émergence et les mouches mâles sont transférées
par la suite avec des femelles dans des boites pour accouplement.
Ces boites seront placées dans la salle d’élevage à une température de 23°C et une
humidité relative de 75%, les mouches vont s’accoupler, et une fois la ponte est réalisée, les
œufs vont être récupérés dans des boites de pétri remplies d’eau sans papier filtre. Cette
procédure est répétée 3 fois pour avoir à la fin 3 boites de chaque dose (Figure 27).

Figure 28. Disposition des boites et collecte des œufs pour ensemencement

68
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Par la suite, un milieu mélangé à base de son de blé est réparti dans des boites de pétri
où les œufs collectés quotidiennement seront ensemencés (Figure 28).

Figure 29. Préparation du milieu et ensemencement des oeufs

Les répétitions ensemencées de chaque dose vont être mises par la suite dans une étuve
à 23°C pendant 4 jours pour assurer une éclosion, s’il y aura lieu, parfaite (Figure 29).

Figure 30. Disposition des boites ensemencées

Lachiheb Abdallah 69 2007 /2008


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Après 4 jours, ces boites sont mises séparément sur de la sciure de bois où les larves se
transformeront en pupe.

V.2. Collecte des données


Dans chaque étape de ce test, tous les stades de développement de la génération F 1 de
ces mouches irradiées sont suivis soigneusement.
Les œufs, les larves ainsi que les pupes issues de chaque répétition de chaque dose sont
comptés et installés séparément dans les salles d’élevages appropriées (salle de collecte, salle
d’élevage…), une évolution du développement de la progéniture des mouches par rapport aux
différentes doses d’irradiation sera réalisée.

VI. Etude de la compétitivité sexuelle de la cératite

VI.1. Protocole expérimental


Deux jours avant le test, les mouches sont marquées individuellement selon leur type
(irradiées ou non) par l'application d'une petite quantité de peinture (gouache) sur la face
dorsale du thorax à l'aide d'un pinceau fin. L'immobilisation des mouches peut être effectuée
de deux manières, soit par leur placement à une basse température (5°C) pendant quelques
minutes, soit sous une pochette en moustiquaire à mailles moyennes.

Figure 31. Marquage des mouches par la gouache

70
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Bien que le marquage des mouches par la peinture paraisse sans effet sur la
performance d'accouplement, cette application pourra endommager en partie les ailes de la
mouche et induire à une incapacité de voler. Ainsi, on a opté pour la coloration en stade pupe
par un colorant synthétique, technique déjà utilisée pour le marquage des mouches irradiées
avant leur lâcher au champs.

Figure 32. Coloration de la cératite en stade pupe

Immédiatement après marquage, les mouches sont transférées dans des bouteilles
contenant une source de protéine et de sucre 1: 3, de l’eau et une aération suffisante.
Le jour du test, soit le 5ème jour après émergence où les mouches atteignent leur pique
de maturation, 15 mâles fertiles et 15 mâles stériles sont lâchés ensemble dans une bouteille,
il faut attendre 15 à 30 minutes avant le lâcher des femelles, le temps nécessaire pour qu'ils se
dispersent et prennent leur bonne position. Le temps de lâcher doit précéder le temps du pic
d'accouplement de ces espèces. Les mouches doivent effectuer leurs vols toutes seuls et non
forcés. Par la suite les 15 femelles fertiles sont lâchées.

Figure 33. Déclenchement du test par la présence des fertiles, des stériles et des femelles

Lachiheb Abdallah 71 2007 /2008


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Le nombre et le type de paires qui se sont accouplés sont continuellement contrôlés. En


effet, cinq minutes après l’initiation d’accouplement, les couples sont collectés dans des boites
(50 ml de volume) pour suivre la durée d’accouplement de près.

VI.2. Collecte des données


Toutes les informations sont enregistrées y compris le temps du début d'accouplement
lorsqu'un couple est collecté dans la boite, le type du mâle traité ou non collecté dans chaque
boite. Une étiquette est placée sur chaque boite indiquant le nombre d'accouplements qui ont
eu lieu, le jour du test et le nombre des paires en copulation. Les couples doivent être
numérotés dans l'ordre de leur collecte dans la cage.
Pour chaque couple, on note le début et la fin de l'accouplement. On calcule par la suite la
durée de l'accouplement ainsi que le temps de latence (le temps mis dès l'heure de début du
test jusqu'à l'obtention d'un couple).

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Troisième Partie

Résultats et discussion

Lachiheb Abdallah 73 2007 /2008


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- CHAPITRE 7 -

Résultats et Discussion

I. Le milieu liquide

I.1. La production

60

50

40

Qté de pupes en Milieu Standard


30
ml Milieu Liquide

20

10

0
collecte collecte collecte collecte collecte collecte
N°1 N°2 N°3 N°4 N°5 N°6
N°de collecte

Figure 34. Quantité de pupes produite par les deux milieux dans 6 jours (Moyenne/ Voir Annexe)

D’après la précédente figure en remarque une production en larve du milieu


témoin (standard) assez importante par rapport au milieu liquide , une production qui
connaît une chute dés la troisième collecte, probablement due à une charge
microbienne assez importante qui consomme une grande quantité du milieu pour son
développement et ainsi les larves ne trouvent pas la quantité entière d’ingrédients ce
qui inhibe leur développement alors que le milieu liquide continue de produire avec
une baisse moins importante jusqu’au sixième jour.

74
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39

38

37
Qté de pupes
36

35

Qté totale de 34
pupes (ml)
33

32

31

30

29

28
Milieu standard Milieu Liquide
Nature du milieu

Figure 35. Quantité totale de pupes produite (Moyenne/ Voir Annexe)

D’après ces résultats, le milieu à base de son de blé se montre plus productif de
5 ,55% que le milieu liquide à base de levure de brasserie, probablement due à la baisse
du taux éclosion enregistrée à l’unité ce qui a causé une densité moins importante des
larves dans la boite de développement les empêchant ainsi de monter le bord de la
boite et d’effectuer le saut larvaire.

Figure 36. Représentation de la disposition des larves dans la boite de développement du milieu liquide

Lachiheb Abdallah 75 2007 /2008


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I.2. Contrôle de qualité

I.2.3. Test du poids des pupes


Ce test consiste à déterminer le poids des pupes de chaque collecte afin d’évaluer la
qualité des pupes obtenus. En effet, le poids des pupes renseigne sur la nutrition des larves et
le degré de croissance de l’adulte de la Cératite avant son émergence.

8
7

5
Poids en (mg)
4 Poids moyen d'une pupe
femelle
3
Poids moyen d'une pupe male
2
1
0
Pupes Pupes
issues d'un issues d'un
milieu std milieu
liquide
Nature du milieu

Figure 37. Variation du poids moyen d'une pupe dans les deux milieux (Moyenne/ Voir Annexe)

D’après la IAEA (2003) (39), les limites des paramètres de contrôle qualité des pupes
sont les suivants :

Paramètres Limites
Poids des pupes 6.5 mg
Emergence 75 % pré irradiation,
70 % post irradiation
Aptitude au vol 65 % pré irradiation,
60 % post irradiation
Tableau 13. Normes de quelques paramètres de contrôle qualité des pupes

76
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D’après la figure 37 on remarque que le poids moyen d’une pupe mâle et d’une pupe
femelle produite à partir d’un milieu liquide est supérieur à ceux produites à partir d’u milieu
standard et assez supérieur aux normes fixés par la AIEA.
Ceci est probablement dû à l’association de la Nipagine, un agent antifongique, et le
benzoate de sodium qui inhibent la croissance des microorganismes et offre aux larves une
disponibilité plus favorable des ingrédients, cette association présente dans le milieu liquide
mais qui ne fait pas partie des composants du milieu standard.

I.2.2. Test d’émergence et d’aptitude au vol


L’aptitude au vol c’est l’aptitude des adultes de la Cératite à voler après émergence. Le
test de l’aptitude au vol calcul le pourcentage des adultes produits ayant volés parmi les pupes
non émergées, les adultes déformés et ceux qui sont demi émergés.
Les résultats du test de l’aptitude au vol sont représentés comme suit :

% d'émergence
99,00 Aptitude au vol

98,00

97,00

96,00

95,00
Pourcentage
94,00

93,00

92,00

91,00

90,00
Emergence et Emergence et Emergence et Emergence et
aptitude au vol aptitude au vol aptitude au vol aptitude au vol
pour les males pour les femelles pour les males pour les femelles
MS MS ML ML
Emergence et Aptitude au vol

Figure 38. Variation du pourcentage d'émergence et d'aptitude au vol pour les deux types de milieux
(Moyenne/Voir Annexe)

Lachiheb Abdallah 77 2007 /2008


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D’après les valeurs des histogrammes, on remarque que les pupes mâles et femelles
qui sont issues du milieu liquide présentent un pourcentage d’émergence et d’aptitude au vol
compris entre 99% et 96%, donc assez supérieur à celui enregistré pour les pupes issues du
milieu standard compris entre 95% et 92%, ce qui confirme la bonne qualité des pupes et des
mouches produites à partir d’un milieu liquide par rapport au milieu à base de son de blé.

I.3. Conclusion
Bien que le milieu standard qui est à base de son de blé présente une production totale
des pupes plus importante que le milieu liquide, ce dernier, et d’après les paramètres de
contrôle de qualité se montre plus efficace et d’une production de plus bonne qualité.

II. Détermination de la dose d’irradiation


Le choix de la dose d'irradiation est un équilibre entre la stérilité et la qualité des mâles
qui doivent être compétitifs capables de voler et capables de produire chez la femelle, après la
copulation, le réflexe de non réceptivité d'autres accouplements.

II.1. Test d’éclosion des œufs


Pour pouvoir déterminer la dose nécessaire d’irradiation, un test de détermination de la
stérilité chez la cératite a été effectué où les pupes ont été exposées à différentes dose
d’irradiation : 50 Gy, 60 Gy, 70 Gy, 80 Gy, 90 Gy, 100 Gy, 110 Gy, 120 Gy, 145 Gy, les
femelles et les mâles utilisés sont ceux du laboratoire.
Le but de cet essai est d’enregistrer l’effet de l'irradiation par rapport à l’éclosion des
œufs issus de l’accouplement des femelles fertiles avec les mâles stériles.
Pour les œufs obtenus de chacune des doses, on compte aussi le nombre total de ces
œufs, le nombre des déshydratés, transparents, éclos et non éclos.

78
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Nbre d'œuf Œufs déshydratés Œufs transparents Œufs Non éclos Œufs éclos % d'éclosion

Témoin 302,65 4,17 1,96 149,22 147,30 52,29

50 Gy 438,00 8,57 2,87 407,17 19,40 4,70

60 Gy 350,20 6,78 3,13 334,57 5,73 1,63

70 Gy 474,33 7,33 3,37 457,37 6,27 1,36

80 Gy 323,53 3,07 2,38 316,63 1,45 0,70

90 Gy 284,35 3,55 0,78 278,27 1,55 0,64

100 Gy 404,4 22 1,6 321,13 2,73 0,52

110 Gy 403,80 13,67 1,57 381,67 0,40 0,15

120 Gy 574,27 19,00 2,60 459,87 2,07 0,39

145 GY 382,40 6,28 1,38 372,38 0,47 0,17

Tableau 14 : Profils des œufs enregistrés pour chaque dose d’irradiation (Moyenne/Voir Annexe)
D’après le tableau 12, on remarque que la moyenne des œufs non éclos ne cessent
d’augmenter en fonction de l’augmentation de la dose d’irradiation appliquées sur les pupes
mâles , un résultat évident vue l’effet de l’irradiation sur les cellules germinales des testicules
et le par la suite transfert du sperme.
Ainsi par les formules :

Nbr d'œufs éclos = Nbr Tot des oeufs – Nbr d'œufs non éclos – Nbr d'œufs déshydratés – Nbr d'œufs Transparents

% d'éclosion = (Nbr d'œufs éclos/Nbr Tot des œufs)*100

On a pu calculer le pourcentage d’éclosion des œufs qui se présente comme un indice de


détermination de la stérilité induite chez les mouches
Répétition 1 Répétition 2 Répétition 3 Répétition 4 Répétition 5 Moyenne

Témoin 57,13 60,56 51,16 40,16 52,43 52,288


50 Gy 7,62 4,53 3,46 5,01 2,87 4,698
60 Gy 1,29 1,05 1,4 1,95 2,48 1,634
70 Gy 1,35 0,99 0,71 1,58 2,17 1,36
80 Gy 0,6 0,46 0,48 0,74 1,24 0,704
90 Gy 1,35 0,36 0,24 0,3 0,98 0,646
100 Gy 0,81 0,42 0,84 0,03 0,51 0,522
110 Gy 0 0 0,11 0,46 0,16 0,146
120 Gy 0,21 0,83 0 0,53 0,38 0,39
145 Gy 0 0 0 0 0,1 0,02
Tableau 15:Calcul du taux de stérilité des mouches irradiés par rapport au pourcentage d'éclosion
(Moyenne/Voir Annexe)

Lachiheb Abdallah 79 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

60

50

40
Taux d'éclosion
%d'éclosion 30

20

10

0
Témoin 60 80 100 120

Dose d'irradiation (Gy)

Figure 39. Variation du taux d’éclosion d’œufs issus des mouches irradiées par rapport au Témoin
(Moyenne/Voir Annexe)
D’après les résultats illustrés dans le dernier tableau et ceux indiqués sur les
histogrammes, on remarque que le pourcentage d’éclosion des œufs issus des femelles
accouplées avec les males irradiés est d’une part, négligeable par rapport à l’éclosion des
mouches non traitées (ces derniers qui ont subi une baisse de 25% du taux d’éclosion à cause
d’une rupture de production) et ne cesse, d’autre part, de diminuer en fonction de
l’augmentation de la dose d’irradiation.

La dose d’irradiation recommandée pour un programme TIS doit avoir une stérilité
strictement supérieur à 5 % ce qui nous permet d’éliminer la dose 50 Gy qui présente un taux
de fertilité proche de 95%.

A ce niveau, la dose d’irradiation placée comme idéale pour un programme de contrôle


ne peut être que 145 Gy, mais ceci est une hypothèse qui reste à vérifier car il ne faut pas
négliger l’effet de l’irradiation sur les mouches traitées, leurs performances sexuelles, leurs
compétitivités, leurs aptitudes d’émerger et de voler.

Pour déterminer le niveau de la stérilité induite, les différents résultats sont transformés
pour une analyse du Probit, c'est-à-dire, les différentes doses d’irradiation sont transformées
en une fonction logarithmique, ainsi que le taux d’éclosion des œufs qui est ajusté et analysé
par la loi normal inverse NED pour donner à la fin les valeurs du Probit qui est égale à :

Probit (fertility) = NED + 5


80
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Tableau 16: Ajustement des résultats pour l'obtention du Probit (fertility) (Moyenne/Voir Annexe)
Répétition 1 Répétition 2 Répétition 3 Répétition 4 Répétition 5 Moyenne Ajustement
Témoin 57,13 60,56 51,16 40,16 52,43 52,288 100% Log (dose) NED Probit (fertility)
50 Gy 7,62 4,53 3,46 5,01 2,87 4,698 8,98% 1,69897 -1,34198765 3,65801235
60 Gy 1,29 1,05 1,4 1,95 2,48 1,634 3,13% 1,7781513 -1,862021924 3,137978076
70 Gy 1,35 0,99 0,71 1,58 2,17 1,36 2,60% 1,845098 -1,943133751 3,056866249
80 Gy 0,6 0,46 0,48 0,74 1,24 0,704 1,35% 1,90309 -2,211517809 2,788482191
90 Gy 1,35 0,36 0,24 0,3 0,98 0,646 1,24% 1,9542425 -2,244503873 2,755496127
100 Gy 0,81 0,42 0,84 0,03 0,51 0,522 1,00% 2 -2,326347874 2,673652126
110 Gy 0 0 0,11 0,46 0,16 0,146 0,28% 2,0413927 -2,770327233 2,229672767
120 Gy 0,21 0,83 0 0,53 0,38 0,39 0,75% 2,0791812 -2,432379059 2,567620941
145 Gy 0 0 0 0 0,1 0,02 0,04% 2,161368 -3,352794781 1,647205219

4
y = -3,6073x + 9,7227
2
3,5 R = 0,8897
3
2,5
probit(fertility) 2
1,5
1
0,5
0
1,6 1,7 1,8 1,9 2 2,1 2,2
Log(dose)

Figure 40 . La relation entre la dose d'irradiation et la stérilité

Lachiheb Abdallah 81 2007 /2008


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D’après l’allure de la courbe de tendance tracée sur la figure 35, on peut remarquer la
baisse significative du taux d’éclosion donc l’augmentation du taux de stérilité des mouches
traitées par rapport à l’augmentation des doses d’irradiations.

II.2. Suivi de la F1
Pour s’assurer de l’effet de l’ionisation et des dégâts chromatiques causés par les
différentes doses d’irradiation, un suivi de la progéniture d’une génération irradiée s’impose :

II.2.1. Quantité d’œuf F1

1700 Qté des œufs

Nbre d'oeuf 1600

1500
50 Gy 70 Gy 80 Gy 90 Gy 100 110 120 145
Gy Gy Gy Gy
Dose d'irradiation (Gy)

Figure 41. Quantité totale d'œufs produites par les différentes mouches irradiées (Moyenne/ Voir Annexe)

D’après ces résultats on remarque une production presque équilibrée par toutes les
femelles copulées avec des mouches irradiées à différentes doses ce qui permet de conclure
qu’à ce stade, l’irradiation ne présente aucun effet ni sur la ponte des œufs ni sur la quantité
des œufs pondus.

II.2.1. Quantité de larves F1


Ces œufs, après comptage, ont été semés dans un milieu de développement larvaire et
ces résultats ont été enregistrés :

82
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4
y = -0,2714x + 2,5214
3,5 R2 = 0,5688

3
Qté de larves
2,5 Linéaire (Qté de larves )

Nbre de larves 2

1,5

0,5

0
50 Gy 70 Gy 80 Gy 90 Gy 100 110 120 145
Gy Gy Gy Gy
Dose d'irradiation (Gy)

Figure 42. Moyenne des larves issues des œufs par dose (Moyenne/ Voir Annexe)

On remarque que le nombre des larves issues des femelles accouplées avec les mâles
irradiés ne cesse de diminuer pour atteindre la moyenne de deux larves issues de trois
répétitions dans la dose 145 Gy.

II.2.2 Quantité de pupes produites à la fin du cycle


Ces mêmes larves sont collectées et mises dans des boites à pétri contenant de la
sciure de bois pour vérifier si ces larves arrivent a effectué la métamorphose en pupe :

1,4 y = -0,1x + 0,75


2
1,2 R = 0,375

Nbre de 0,8
pupes 0,6

0,4

0,2
0
50 Gy 70 Gy 80 Gy 90 Gy 100 110 120 145
Gy Gy Gy Gy
Dose d'irradiation (Gy)
Figure 43. Moyenne des pupes produites par dose (Moyenne /Voir Annexe)

Lachiheb Abdallah 83 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Le nombre de la descendance de ces mouches irradiées ne cessent de diminuer tout au


long du cycle de développement pour atteindre 0 pour quelques doses telles que 80 Gy, 100
Gy et 145 Gy.

% de transformation = (Nombre de pupes formées /Nombre totale des œufs)*100

y = -0,0027x + 0,3554
0,4
R2 = 0,4392
0,35
0,3
0,25 % d'éfficacité
Linéaire (% d'éfficacité)
% d'éfficacité 0,2
0,15
0,1
0,05
0
40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150
Dose d'irradiation

Figure 44. Pourcentage de transformation des oeufs en pupes - Efficacité

D’après les résultats de ce test, on se trouve dans la mesure d’affirmer les conclusions
du test d’éclosion qui présentent la dose 145 Gy comme une dose efficace avec un faible taux
d’éclosion et sans aucun développement des œufs éclos, autrement dit, aucun effet sur le fruit
en cas de piqûre par une cératite traitée par cette dose.

II.3. Contrôle de qualité


Afin de s’assurer de la qualité des mouches stériles produites différents tests tels que le
test d’émergence et d’aptitude au vol doivent être réalisés.

II.3.1. Test d’émergence et d’aptitude au vol


Cinq répétitions pour chacune des neufs doses sont réalisées, chaque répétition consiste
à mettre 100 pupes dans un cylindre noir qui contient du papier filtre noir avec du papier en
accordéon afin d'accorder aux mouches de l'espace pour se déployer les ailes. On met du

84
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talque sur le contour du cylindre. Les cylindres sont mis dans une cage d'aptitude au vol (T°=
25°C et HR= 60%) et les mouches émergées étant régulièrement aspirées.

N émergé 1/2 émérgé Déformé N. V % émerg % A.V

50 Gy 4,8 1,4 0,8 1,8 93,8 91,2


60 Gy 4,6 2 0,6 1,8 93,4 91
70 Gy 6,6 2,4 0,2 1,6 91 89,2
80 Gy 6,6 2,2 0,6 1,4 91,2 89,2
90 Gy 7,6 3,2 0,8 2,2 89,2 86,4
100 Gy 5 7,6 2,2 0,8 87,4 84,4
110 Gy 8,4 4,6 2,2 0,4 87 84,4
120 Gy 7,6 8,8 1 0,8 83,6 81,8
145 Gy 10,4 7,8 1,6 0,8 81,8 79,2
Tableau 17. Calcul de pourcentage d'émergence et d'aptitude au vol (Moyenne/Voir Annexe)

D’après les valeurs illustrées sur ce dernier tableau, on remarque une augmentation
significative du nombre des mouches non et demie émergées, ce qui a provoqué une baisse
dans les pourcentages d’émergence et d’aptitude au vol proportionnellement avec
l’augmentation de la dose d’irradiation.

95
% d'émergence
% d'Aptitude au Vol
90

85
Pourcentage
( %)
80

75

70
50 60 70 80 90 100 110 120 145
Dose d'irradiation

Figure 45. Variation du % d'émergence et de vol par rapport aux différentes doses d'irradiations
(Moyenne/Voir Annexe)

Lachiheb Abdallah 85 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

En fonction des allures des histogrammes qui présentent les différents pourcentages
d’émergence et d’aptitude au vol, on remarque une baisse de ces deux taux en fonction de
l’augmentation de la dose de traitement.

On a dit auparavant, suite aux résultats du test d’éclosion, que la dose 145 Gy semblait
la meilleure de toutes les autres pour assurer une stérilité proche de 100%, mais suite aux
résultats de cette dernière expérimentation on remarque que cette même dose présente les taux
les plus bas des mouches émergées et présentant une bonne aptitude au vol, ce qui permet de
dire que plus la dose de traitement des mouches est élevée, moins elles ont la capacité
d’émerger des pupes et de voler convenablement et vice-versa.
% compétitivité = Nombre de couple obtenu/ Nombre de couple possible

Donc par une élimination des extremums des doses de traitement, une approximation
entre 70 Gy et 110 Gy de traitement semble assez recommandée pour l’irradiation de la
cératite. Reste à vérifier la capacité de ces derniers vis-à-vis de la compétitivité sexuelle avec
les mouches non traitées fertiles.

II.4. Etude de l’effet de l’irradiation sur le potentiel de reproduction


des mouches : la compétitivité sexuelle
Pour étudier l'effet d'irradiation sur l'accouplement, on a travaillé avec des mâles
stériles qui ont déjà été irradiés au stade pupe. Différentes doses ont été choisies: 50 Gy, 60
Gy, 70 Gy, 80 Gy, 90 Gy, 100 Gy ,110 Gy, 120 Gy et 145 Gy. Les femelles utilisées sont
celles du laboratoire.
Le but de cet essai est de voir s'il y a un effet de l'irradiation sur le nombre des couples
formés, la durée d'accouplement et la compétitivité des mâles traités par rapport aux mâles
non traités.

86
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70
60

50

40
%de compétitivité
30 Irradiée
[Link]ée
20

10

0
50 60 70 80 90 100 110 120 145
Dose d'irradiation

Figure 46. Compétitivité des couples des différentes doses (Moyenne/Voir Annexe)

D’après les valeurs enregistrées sur les histogrammes de cette figure, on remarque que
le nombre des couples formés à partir des mâles irradiés est largement supérieur de 30,22% au
nombre des couples formés à partir des mâles non traités, ce qui permet d’affirmer une
compétitivité importante des mouches stériles par rapport aux mouches fertiles.

Vue aussi la distribution des couples par rapport aux doses d’irradiations, on remarque
une performance exceptionnelle pour les couples issus des doses 80 Gy et 90 Gy par rapport
aux mouches traitées par les autres doses. Probablement les deux les plus adéquats pour
l’obtention des mouches présentant un faible taux d’éclosion de transformation en larve et de
pupaison, une émergence et une aptitude au vol tolérables et une compétitivité acceptable.
Durée
d'Accouplement y = -4,085x + 148,1
(mn) 180 R2 = 0,4388

160
140
120
100
80
60
40
20
0
50 60 70 80 90 100 110 120 145
D. d'irradiation (Gy)

Figure 47. Variation de la durée d'accouplement en fonction des doses d'irradiation (Moyenne/Voir
Annexe)

Lachiheb Abdallah 87 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

D'après cette figure, on remarque que la durée moyenne d'accouplement varie avec la
dose. Elle est décroissante avec l'élévation de la dose. En effet, elle passe de 162 minutes à la
dose 50Gy pour atteindre les 98,5 minutes à la dose 145 Gy.
Plus on augmente la dose d'irradiation plus la durée d'accouplement est raccourcie : un
phénomène qui peut être à l’origine d’une diminution dans le transfert du sperme à la femelle.

250
y = 3,7402x + 144,84
R2 = 0,1362
200

150
Temps de
latence (mn)
100

50

0
50 60 70 80 90 100 110 120 145
D. d'irradiation (Gy)

Figure 48. Variation du temps de latence en fonction des doses d'irradiation (Moyenne/Voir Annexe)

D'après la l’allure de la courbe de tendance représenté dans la figure de la variation du


temps de latence en fonction de la dose d'irradiation, on remarque un effet négatif perceptible
sur l'initiation de l'accouplement.
En effet la moyenne du temps de latence à 145 Gy arrive à 230,6 minutes. Des doses
élevées d'irradiation retarderaient probablement l'accouplement.
Ce qui confirme le choix des doses 80 Gy et 90 Gy, ces derniers présentant un temps
de latence et d’accouplement assez proches tolérables et proches de la moyenne.

88
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Projet de fin d’études ESA Mograne

Conclusion et Perspectives

La Cératite n’a cessé de susciter l’intérêt de la recherche dans notre pays. Les dégâts
qu’elle commet sur les fruits d’une façon générale et sur les oranges d’une façon particulière
sont très importants. De plus, la dépréciation de la valeur marchande des fruits piqués, même
intacts, et leur refus à l’exportation touche une proportion importante de notre production.

Depuis, on a pensé à lutter contre ce ravageur par la technique de l'insecte stérile (TIS).
La principale composante de réussite de la technique de l’insecte stérile est l’élevage massif de
la Cératite tout en utilisant un milieu d’élevage convenable, en appliquant tous les tests de
contrôle de qualité des mouches produites et destinées aux lâchers et surtout en maîtrisant la
technique et la dose d’irradiation. Cependant, après lâcher, des différences de comportement
sexuel des mâles stériles par rapport aux mâles sauvages peuvent apparaître.

L’objectif de ce présent travail a été de déterminer une dose d’irradiation efficace qui
assure une stérilité acceptable et qui permet en même temps le maintien de la bonne qualité de
l’insecte.

D’après les résultats du premier test effectué sur le taux d’éclosion des œufs issus des
femelles accouplées avec les mâles irradiés à différents degrés d’ionisation, on a pu constater
que la dose 145 Gy a assuré une stérilité parfaite par rapport aux autres doses avec un taux de
0,02% d’éclosion des œufs.

L’analyse de la progéniture F1 de ces mêmes mouches irradiées a révélé le


développement de quelques pupes issues des mouches irradiées à différentes doses telles que
la dose 50 Gy qui présente un total de 6 pupes produites par trois répétitions alors que la dose
145 Gy présente une production 0 de pupes, ce qui a confirmé les résultats du dernier test.

Mais suite au contrôle de qualité de ces mouches irradiées en question, les résultats ont
révélé la mauvaise qualité de cette dose supposée être la meilleure vue les bas valeurs
enregistrées par rapport au taux d’émergence des mouches et leurs aptitude au vol par la suite.

Lachiheb Abdallah 89 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Donc par une élimination des extremums des doses de traitement, une approximation
entre 70 Gy et 110 Gy d’irradiation semble assez recommandée pour l’irradiation de la
cératite, une conclusion qui a été affirmée par la suite à l’aide d’une analyse de la
compétitivité des différentes doses d’irradiation, un test qui a révélé la capacité des mouches
irradiées à 80 Gy et à 90 Gy à former le plus grand nombre de couples que le témoin non
irradié et les autres mouches irradiées ensembles avec des temps de latence et d’accouplement
assez tolérables et proches de la moyenne.

Au sein de l’unité d’irradiation les pupes de la cératite se trouvent exposées à une dose
d’irradiation de 110 Gy mais au terme de ce travail on pourra conseiller une marge entre 80
Gy et 90 Gy. Une marge qui assure un développement, une émergence et une aptitude au vol
parfaits, ainsi qu’une compétitivité, un temps de latence et un temps d’accouplement tolérables
et enfin un taux d’éclosion et une génération F1 assez basse pour pouvoir causer des dégâts
aux différents types de fruits.

Ce travail pourrait ainsi connaître un développement ultérieur


- Par la répétition d’autres essais pour pouvoir appuyer d’avantages les résultats des
tests;
- Par le suivie complet de la génération F1, c'est-à-dire suivie de l’émergence, de
l’aptitude au vol et de la compétitivité ;
- Par l’application du test de la compatibilité et la compétitivité sexuelle entre les
mouches irradiées et les mouches de la souche sauvage.

90
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Annexe

Lachiheb Abdallah 91 2007 /2008


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Milieu Liquide

Nature du milieu Témoin 1 Nature du milieu Témoin 1


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 17 qté de pupes totale (ml) 14
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 94 0,5434 0,005781 ♂ 100 0,874 0,008740
♀ 20 0,1333 0,006665 ♀ 9 0,0557 0,006189
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 2 0 0 0 ♂ 3 0 1 0
♀ 1 0 0 0 ♀ 0 1 0 0

Nature du milieu Témoin 2 Nature du milieu Témoin 2


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 17 qté de pupes totale (ml) 15
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 66 0,4614 0,006991 ♂ 97 0,8699 0,008968
♀ 20 0,1537 0,007685 ♀ 7 0,052 0,007429
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 7 0 0 0 ♂ 2 1 0 0
♀ 2 1 0 0 ♀ 1 1 0 1

Nature du milieu Témoin 3 Nature du milieu Témoin 3


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 18 qté de pupes totale (ml) 13
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 73 0,4921 0,006741 ♂ 90 0,8451 0,00939
♀ 21 0,1421 0,006767 ♀ 10 0,0511 0,00511
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 4 1 0 0 ♂ 1 1 0 0
♀ 3 0 0 0 ♀ 2 0 1 0

92
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Projet de fin d’études ESA Mograne

Nature du milieu Témoin 1 Nature du milieu Témoin 1


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 4 qté de pupes totale (ml) 2
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 41 0,246 0,0060 ♂ 39 0,2561 0,006567
♀ 43 0,258 0,0060 ♀ 51 0,4201 0,008237
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 2 0 1 0 ♂ 1 0 0 0
♀ 0 1 0 0 ♀ 2 1 0 1

Nature du milieu Témoin 2 Nature du milieu Témoin 2


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 4,2 qté de pupes totale (ml) 2,1
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 39 0,221 0,005667 ♂ 37 0,2491 0,006732
♀ 57 0,3945 0,006921 ♀ 50 0,4173 0,008346
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 2 1 0 0 ♂ 3 0 1 0
♀ 0 1 0 0 ♀ 3 0 0 1

Nature du milieu Témoin 3 Nature du milieu Témoin 3


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 5 qté de pupes totale (ml) 2
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 40 0,233 0,005825 ♂ 35 0,2401 0,00686
♀ 45 0,2674 0,005942 ♀ 55 0,4401 0,00800
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 2 0 0 0 ♂ 2 1 0 0
♀ 2 1 0 0 ♀ 1 1 0 1

Lachiheb Abdallah 93 2007 /2008


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Nature du milieu Milieu liquide 1 Nature du milieu Milieu liquide 1


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 8,5 qté de pupes totale (ml) 7,5
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 75 0,6774 0,00903 ♂ 62 0,554 0,00894
♀ 20 0,2012 0,01006 ♀ 8 0,056 0,00700
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 0 0 1 1 ♂ 0 0 0 0
♀ 0 2 0 0 ♀ 1 2 0 0

Nature du milieu Milieu liquide 2 Nature du milieu Milieu liquide 2


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 10 qté de pupes totale (ml) 8
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 66 0,5889 0,00892 ♂ 101 0,8714 0,00863
♀ 21 0,21 0,01000 ♀ 11 0,1012 0,00920
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 1 1 0 0 ♂ 0 1 0 0
♀ 1 0 0 0 ♀ 1 0 0 0

Nature du milieu Milieu liquide 3 Nature du milieu Milieu liquide 3


date de collecte 09/05/2008 date de collecte 10/05/2008
qté de pupes totale (ml) 9,1 qté de pupes totale (ml) 8
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 71 0,6426 0,009051 ♂ 101 0,8817 0,008730
♀ 25 0,2194 0,008776 ♀ 11 0,0989 0,008991
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 0 0 0 0 ♂ 0 0 0 1
♀ 0 0 0 0 ♀ 0 1 0 0

94
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Nature du milieu Milieu liquide 1 Nature du milieu Milieu liquide 1


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 5,9 qté de pupes totale (ml) 4
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 45 0,3669 0,008153 ♂ 41 0,3861 0,009417
♀ 46 0,3988 0,008670 ♀ 49 0,413 0,008429
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 0 1 0 0 ♂ 1 1 0 0
♀ 0 0 0 1 ♀ 2 0 1 0

Nature du milieu Milieu liquide 2 Nature du milieu Milieu liquide 2


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 7 qté de pupes totale (ml) 5,3
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 55 0,5325 0,009682 ♂ 42 0,39 0,00929
♀ 40 0,3661 0,009153 ♀ 50 0,421 0,00842
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 0 0 0 2 ♂ 1 1 1 0
♀ 1 0 0 0 ♀ 2 0 0 0

Nature du milieu Milieu liquide 3 Nature du milieu Milieu liquide 3


date de collecte 11/05/2008 date de collecte 12/05/2008
qté de pupes totale (ml) 6,5 qté de pupes totale (ml) 5,1
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 47 0,3501 0,007449 ♂ 44 0,3995 0,009080
♀ 43 0,38 0,008837 ♀ 48 0,4031 0,008398
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 0 0 0 1 ♂ 0 0 0 0
♀ 1 0 0 0 ♀ 1 0 0 0

Lachiheb Abdallah 95 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Nature du milieu Milieu liquide 1 Nature du milieu Milieu liquide 1


date de collecte 13/05/2008 date de collecte 14/05/2008
qté de pupes totale (ml) 3,8 qté de pupes totale (ml) 2
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 42 0,28 0,006667 ♂ 38 0,3121 0,008213
♀ 55 0,4413 0,008024 ♀ 52 0,4793 0,009217
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 1 1 0 0 ♂ 1 0 0 0
♀ 2 0 0 0 ♀ 0 1 0 0

Nature du milieu Milieu liquide 2 Nature du milieu Milieu liquide 2


date de collecte 13/05/2008 date de collecte 14/05/2008
qté de pupes totale (ml) 4 qté de pupes totale (ml) 2,3
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 41 0,2884 0,007034 ♂ 34 0,2901 0,008532
♀ 56 0,4502 0,008039 ♀ 56 0,4901 0,008752
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 1 0 0 0 ♂ 0 0 1 0
♀ 1 0 0 0 ♀ 0 1 1 0

Nature du milieu Milieu liquide 3 Nature du milieu Milieu liquide 3


date de collecte 13/05/2008 date de collecte 14/05/2008
qté de pupes totale (ml) 3,5 qté de pupes totale (ml) 3
Nbre Poids PM Nbre Poids PM
♂ 40 0,2931 0,00733 ♂ 37 0,301 0,008135
♀ 53 0,4493 0,00848 ♀ 55 0,4801 0,008729
N émer 1/2 emer Déformé No Fly N émer 1/2 emer Déformé No Fly
♂ 1 0 0 0 ♂ 2 1 0 0
♀ 0 0 1 0 ♀ 0 2 0 1

96
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Témoin 1 Témoin 2 Témoin 3 Moyenne ML1 ML2 ML3 Moyenne


Qté tot de pupes (ml) 37 38,3 38 37,767 31,7 36,6 35,2 34,5
Nbr des pupes ♂/ 2ml 274 239 238 250,33 303 339 340 327,33
Nbr des pupes ♀/ 2ml 123 134 131 129,33 230 234 235 233,00
Poids d'une pupe ♂ (g) 0,006772 0,007090 0,007204 0,00702 0,008403 0,008681 0,008295 0,00846
Poids d'une pupe ♀ (g) 0,006773 0,007595 0,006455 0,00694 0,008567 0,008927 0,008701 0,00873

Nbre de pupe / 2ml N émer 1/2 emer Déformé No Fly % Emergence % Fly
Témoin 1 274 8 0 2 0 97,08 96,35
Témoin 2 202 14 2 1 0 92,08 91,58
♂ Témoin 3 238 9 3 0 0 94,96 94,96
Moyenne 238 10,33 1,67 1 0 94,96 94,54
Témoin 1 123 3 2 0 1 95,93 95,12
♀ Témoin 2 134 5 2 0 2 94,78 93,28
Témoin 3 131 8 2 1 1 92,37 90,84
Moyenne 129,33 5,33 2,00 0,33 1,33 94,33 93,04
ML1 303 3 3 1 0 98,02 97,69
ML2 339 3 3 2 0 98,23 97,64
♂ ML3 340 3 1 0 2 98,82 98,24
Moyenne 327,33 3,00 2,33 1,00 0,67 98,37 97,86
ML1 230 6 5 1 1 95,22 94,35
♀ ML2 234 6 1 1 0 97,01 96,58
ML3 235 2 3 1 1 97,87 97,02
Moyenne 233 4,67 3 1 0,67 96,71 95,99

Lachiheb Abdallah 97 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Test d’éclosion des œufs

50 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 51 0 0 44 7 13,73
03/04/2008 2 483 15 4 437 27 5,59
04/04/2008 3 565 4 2 539 20 3,54
Somme 1099 19 6 1020 54 22,86
Moyenne 366,33 6,33 2 340 18 7,62
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 355 2 14 329 10 2,82
03/04/2008 2 784 35 0 700 49 6,25
Somme 1139 37 14 1029 59 9,07
Moyenne 569,5 18,5 7 514,5 29,5 4,53
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 174 0 0 171 3 1,72
03/04/2008 2 741 10 2 701 28 3,78
04/04/2008 3 164 10 4 142 8 4,88
Somme 1079 20 6 1014 39 10,38
Moyenne 359,67 6,67 2 338 13 3,46
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 369 3 4 345 17 4,61
03/04/2008 2 702 15 0 649 38 5,41
Somme 1071 18 4 994 55 10,02
Moyenne 535,5 9 2 497 27,5 5,01
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 337 0 1 322 14 4,15
03/04/2008 2 636 7 3 616 10 1,57
04/04/2008 3 104 0 0 101 3 2,88
Somme 1077 7 4 1039 27 8,61
Moyenne 359 2,33 1,33 346,33 9 2,87

98
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

60 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 71 0 0 70 1 1,41
03/04/2008 2 608 15 3 583 7 1,15
04/04/2008 3 460 16 7 431 6 1,30
Somme 1139 31 10 1084 14 3,86
Moyenne 379,67 10,33 3,33 361,33 4,67 1,29
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 292 2 15 273 2 0,68
03/04/2008 2 631 12 3 606 10 1,58
04/04/2008 3 230 0 0 228 2 0,87
Somme 1153 14 18 1107 14 3,14
Moyenne 384,33 4,67 6 369 4,67 1,05
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 182 0 4 177 1 0,55
03/04/2008 2 381 15 4 360 2 0,52
04/04/2008 3 405 0 0 402 3 0,74
05/04/2008 4 106 7 0 95 4 3,77
Somme 1074 22 8 1034 10 5,59
Moyenne 268,5 5,5 2 258,5 2,5 1,40
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 78 1 4 68 5 6,41
03/04/2008 2 88 0 0 88 0 -
04/04/2008 3 98 2 0 95 1 1,02
05/04/2008 4 201 1 0 197 3 1,49
06/04/2008 5 620 28 0 587 5 0,81
Somme 1085 32 4 1035 14 9,73
Moyenne 217 6,4 0,8 207 2,8 1,95
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 282 1 3 273 5 1,77
03/04/2008 2 721 13 4 681 23 3,19
Somme 1003 14 7 954 28 4,96
Moyenne 501,5 7 3,5 477 14 2,48

Lachiheb Abdallah 99 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

70 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 43 1 0 42 0 -
03/04/2008 2 316 4 0 308 4 1,27
04/04/2008 3 645 25 1 601 18 2,79
Somme 1004 30 1 951 22 4,06
Moyenne 334,67 10 0,33 317 7,33 1,35
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 151 2 2 145 2 1,32
03/04/2008 2 522 7 5 507 3 0,57
04/04/2008 3 943 11 13 909 10 1,06
Somme 1616 20 20 1561 15 2,96
Moyenne 538,67 6,67 6,67 520,33 5 0,99
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 310 1 2 303 4 1,29
03/04/2008 2 787 11 4 771 1 0,13
Somme 1097 12 6 1074 5 1,42
Moyenne 548,5 6 3 537 2,5 0,71
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 154 1 1 150 2 1,30
03/04/2008 2 640 2 7 621 10 1,56
04/04/2008 3 317 6 2 303 6 1,89
Somme 1111 9 10 1074 18 4,75
Moyenne 370,33 3 3,33 358 6 1,58
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 250 4 4 235 7 2,8
03/04/2008 2 909 18 3 874 14 1,54
Somme 1159 22 7 1109 21 4,34
Moyenne 579,5 11 3,5 554,5 10,5 2,17

100
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

80 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 61 0 0 60 1 1,64
03/04/2008 2 396 7 2 385 2 0,51
04/04/2008 3 411 7 3 400 1 0,24
05/04/2008 4 180 5 0 175 0 -
Somme 1048 19 5 1020 4 2,39
Moyenne 262 4,75 1,25 255 1 0,60
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 170 5 5 159 1 0,59
03/04/2008 2 513 0 0 511 2 0,39
04/04/2008 3 503 5 1 495 2 0,40
Somme 1186 10 6 1165 5 1,38
Moyenne 395,33 3,33 2 388,33 1,67 0,46
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 129 0 6 122 1 0,78
03/04/2008 2 389 3 0 384 2 0,51
04/04/2008 3 713 0 2 710 1 0,14
Somme 1231 3 8 1216 4 1,43
Moyenne 410,33 1 2,67 405,33 1,33 0,48
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 113 0 3 108 2 1,77
03/04/2008 2 200 2 1 197 0 -
04/04/2008 3 629 9 6 612 2 0,32
05/04/2008 4 117 0 0 116 1 0,85
Somme 1059 11 10 1033 5 2,94
Moyenne 264,75 2,75 2,5 258,25 1,25 0,74
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 80 0 5 75 0 -
03/04/2008 2 115 3 2 106 4 3,48
04/04/2008 3 720 1 7 711 1 0,14
05/04/2008 4 226 10 0 213 3 1,33
Somme 1141 14 14 1105 8 4,94
Moyenne 285,25 3,5 3,5 276,25 2 1,24

Lachiheb Abdallah 101 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

90 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 54 0 0 53 1 1,85
03/04/2008 2 632 6 0 621 5 0,79
04/04/2008 3 424 0 2 416 6 1,42
Somme Somme 1110 6 2 1090 12 4,06
Moyenne 370,00 2,00 0,67 363,33 4,00 1,35
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 94 0 0 94 0 -
03/04/2008 2 350 5 2 338 5 1,43
04/04/2008 3 465 15 3 447 0 -
05/04/2008 4 190 4 0 186 0 -
Somme somme 1099 24 5 1065 5 1,43
Moyenne 274,75 6 1,25 266,25 1,25 0,36
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 60 0 0 60 0 -
03/04/2008 2 311 3 0 307 1 0,32
04/04/2008 3 482 10 2 467 3 0,62
05/04/2008 4 194 0 0 194 0 -
Somme Somme 1047 13 2 1028 2 0,94
Moyenne 261,75 3,25 0,5 257 0,5 0,24
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 7 0 0 7 0 -
03/04/2008 2 546 8 3 532 3 0,55
04/04/2008 3 312 0 0 310 2 0,64
05/04/2008 4 149 2 0 147 0 -
Somme Somme 1014 10 3 996 5 1,19
Moyenne 253,5 2,5 0,75 249 1,25 0,30
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 34 0 0 33 1 2,94
03/04/2008 2 494 15 3 474 2 0,40
04/04/2008 3 361 1 0 358 2 0,55
05/04/2008 4 158 0 0 158 0 -
Somme Somme 1047 16 3 1023 5 3,90
Moyenne 261,75 4 0,75 255,75 1,25 0,98

102
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

100 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 219 0 0 216 3 1,36
03/04/2008 2 594 39 4 551 0 0
04/04/2008 3 205 20 0 183 2 1,08
somme 1018 59 4 950 5 2,44
Moyenne 339,33 19,67 1,33 316,67 1,67 0,81
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 61 0 0 55 1 0,4
03/04/2008 2 332 0 2 328 2 0,6
04/04/2008 3 853 57 3 791 2 0,25
SOMME 1246 57 5 1174 5 1,25
Moyenne 415,33 19,00 1,67 391,33 1,67 0,42
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 109 3 0 102 4 0,77
03/04/2008 2 466 0 0 459 7 1,5
04/04/2008 3 793 56 2 733 2 0,27
somme 1368 59 2 1294 13 2,54
Moyenne 456,00 19,67 0,67 431,33 4,33 0,85
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 11 0 0 11 0 0
03/04/2008 2 320 11 3 306 0 0
04/04/2008 3 1033 79 2 95 1 0,1
SOMME 1364 90 5 412 1 0,1
Moyenne 454,67 30,00 1,67 137,33 0,33 0,03
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 58 8 1 46 3 0
03/04/2008 2 338 4 3 328 3 0,9
04/04/2008 3 674 53 4 613 11 0,64
somme 1070 65 8 987 17 1,54
Moyenne 356,67 21,67 2,67 329,00 5,67 0,51

Lachiheb Abdallah 103 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

110 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 145 0 1 136 0 0
03/04/2008 2 680 6 1 673 0 0
04/04/2008 3 262 2 0 260 0 0
Somme 1087 8 2 1069 0 0
Moyenne 362,33 2,67 0,67 356,33 0 0
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 296 7 2 282 0 0
03/04/2008 2 848 69 3 776 0 0
Somme 1144 76 5 1058 0 0
Moyenne 572 38 2,5 529 0 0
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 37 0 0 36 0 0
03/04/2008 2 522 2 2 518 0 0
04/04/2008 3 569 11 0 556 2 0,35
Somme 1128 13 2 1110 2 0,35
Moyenne 376,00 4,33 0,67 370,00 0,67 0,12
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 138 1 0 131 0 0
03/04/2008 2 666 35 7 624 0 0
04/04/2008 3 229 9 0 217 3 1,36
Somme 1033 45 7 972 3 1,36
Moyenne 344,33 15,00 2,33 324,00 1,00 0,45
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 197 0 0 196 1 0,5
03/04/2008 2 739 19 4 641 0 0
04/04/2008 3 157 6 1 150 0 0
Somme 1093 25 5 987 1 0,5
Moyenne 364,33 8,33 1,67 329,00 0,33 0,17

104
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

120 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 99 0 3 90 0 0
03/04/2008 2 624 9 2 609 4 0,65
04/04/2008 3 1126 89 3 1034 0 0
Somme 1849 98 8 1733 4 0,65
Moyenne 616,33 32,67 2,67 577,67 1,33 0,22
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 463 5 0 453 5 1,21
03/04/2008 2 861 15 2 442 2 0,45
Somme 1324 20 2 895 7 1,66
Moyenne 662 10 1 447,5 3,5 0,83
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 23 1 2 20 0 0
03/04/2008 2 355 1 1 3 0 0
04/04/2008 3 793 12 0 381 0 0
Somme 1171 14 3 404 0 0
Moyenne 390,33 4,67 1,00 134,67 0,00 0,00
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 396 8 2 383 3 0,77
03/04/2008 2 706 26 4 674 2 0,29
Somme 1102 34 6 1057 5 1,06
Moyenne 551 17 3 528,5 2,5 0,53
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 27 0 0 22 0 0
03/04/2008 2 836 16 12 799 9 1,14
04/04/2008 3 1092 76 4 1012 0 0
Somme 1955 92 16 1833 9 1,14
Moyenne 651,67 30,67 5,33 611,00 3,00 0,38

Lachiheb Abdallah 105 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

145 Gy

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 265 0 0 257 0 0
03/04/2008 2 707 15 2 690 0 0
04/04/2008 3 63 0 0 63 0 0
somme 1035 15 2 1010 0 0
Moyenne 345 5 0,66666667 336,666667 0 0
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 270 0 2 264 4 0
03/04/2008 2 769 19 4 746 0 0
SOMME 1039 19 6 1010 4 1,49
Moyenne 519,50 9,50 3,00 505,00 2,00 0,75
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 24 0 0 20 0 0
03/04/2008 2 383 1 2 370 10 2,63
04/04/2008 3 845 12 3 830 0 0
SOMME 1252 13 5 1220 10 2,63
Moyenne 417,33 4,33 1,67 406,67 3,33 0,88
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 10 0 0 10 0 0
03/04/2008 2 293 3 1 286 0 0
04/04/2008 3 517 6 0 511 0 0
05/04/2008 4 194 0 0 194 0 0
Somme 1014 9 1 1001 0 0
Moyenne 253,50 2,25 0,25 250,25 0 0
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 57 2 2 49 0 0
03/04/2008 2 320 0 0 319 1 0,31
04/04/2008 3 753 29 2 722 0 0
Somme 1130 31 4 1090 1 0,31
Moyenne 376,67 10,33 1,33 363,33 0,33 0,10

106
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Témoin

Répétition 1
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 17 1 0 3 13 76,47
03/04/2008 2 336 4 0 149 183 54,46
04/04/2008 3 532 6 0 301 225 42,29
05/04/2008 4 161 0 0 72 89 55,28
Somme 1046 11 0 525 510,00 228,51
Moyenne 261,5 2,75 0 131,25 127,5 57,13
Répétition 2
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 134 2 4 35 93 69,40
03/04/2008 2 380 6 1 170 203 53,42
04/04/2008 3 695 5 1 280 409 58,85
Somme 1209 13 6 485 705 181,67
Moyenne 403,00 4,33 2 161,67 235 60,56
Répétition 3
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 74 0 0 23 51 68,92
03/04/2008 2 239 1 1 107 130 54,39
04/04/2008 3 247 19 4 104 120 48,58
05/04/2008 4 394 10 2 181 201 51,02
06/04/2008 5 79 3 0 50 26 32,91
Somme 1033 33 7 465 528 255,82
Moyenne 206,6 6,6 1,4 93 105,6 51,16
Répétition 4
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos % d'éclo
02/04/2008 1 128 1 6 77 44 34,38
03/04/2008 2 435 14 5 199 217 49,89
04/04/2008 3 552 2 6 344 200 36,23
Somme 1115 17 17 620 461 120,49
Moyenne 371,67 5,67 5,67 206,67 153,67 40,16
Répétition 5
date N° collecte Nb d'œuf œufs desyh Œufs trsp Œufs Néclo Œufs eclos
02/04/2008 1 59 0 0 23 36 61,02
03/04/2008 2 306 4 1 139 162 52,94
04/04/2008 3 621 2 2 417 200 32,21
05/04/2008 4 96 0 0 35 61 63,54
Somme 1082 6 3 614 459 209,71
Moyenne 270,5 1,5 0,75 153,5 114,75 52,43

Lachiheb Abdallah 107 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Test d’émergence et d’Aptitude au vol

50 Gy
N émergé 1/2 émérgé Déformé No fly % émerg % fly
Répétition 1 6 0 1 4 94 89
Répétition 2 6 1 0 2 93 91
Répétition 3 7 0 0 1 93 92
Répétition 4 1 3 2 1 96 93
Répétition 5 4 3 1 1 93 91
Moyenne 4,8 1,4 0,8 1,8 93,8 91,2

60 Gy
N émergé 1/2 émérgé Déformé No fly % émerg % fly
Répétition 1 6 2 0 3 92 89
Répétition 2 3 3 1 2 94 91
Répétition 3 5 2 2 1 93 90
Répétition 4 5 2 0 1 93 92
Répétition 5 4 1 0 2 95 93
Moyenne 4,6 2 0,6 1,8 93,4 91

70 Gy
N émergé 1/2 émérgé Déformé No fly % émerg % fly
Répétition 1 6 2 0 1 92 91
Répétition 2 8 2 0 1 90 89
Répétition 3 8 2 0 0 90 90
Répétition 4 7 3 0 3 90 87
Répétition 5 4 3 1 3 93 89
Moyenne 6,6 2,4 0,2 1,6 91 89,2

80 Gy
N émergé 1/2 émérgé Déformé No fly % émerg % fly
Répétition 1 5 1 0 2 94 92
Répétition 2 3 4 0 3 93 90
Répétition 3 8 2 2 1 90 87
Répétition 4 8 4 1 1 88 86
Répétition 5 9 0 0 0 91 91
Moyenne 6,6 2,2 0,6 1,4 91,2 89,2

108
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

90 Gy
N émergé 1/2 émérgé Déformé No fly % émerg % fly
Répétition 1 6 2 1 3 92 89
Répétition 2 7 4 0 2 89 87
Répétition 3 12 4 0 1 84 83
Répétition 4 5 1 2 1 94 91
Répétition 5 8 5 1 4 87 82
Moyenne 7,6 3,2 0,8 2,2 89,2 86,4

100 Gy
N émergé ½ émergé Déformé No Fly % émergence % Fly
Répétition 1 5 7 3 0 88 85
Répétition 2 6 8 0 3 86 83
Répétition 3 3 8 2 1 89 86
Répétition 4 4 8 3 0 88 85
Répétition 5 7 7 3 0 86 83
Moyenne 5 7,6 2,2 0,8 87,4 84,4

110 Gy
N émergé ½ émergé Déformé No Fly % émergence % Fly
Répétition 1 5 9 2 0 86 84
Répétition 2 8 3 4 0 89 85
Répétition 3 11 5 0 2 84 82
Répétition 4 8 5 2 0 87 85
Répétition 5 10 1 3 0 89 86
Moyenne 8,4 4,6 2,2 0,4 87 84,4

120 Gy
N émergé ½ émergé Déformé No Fly % émergence % Fly
Répétition 1 5 12 0 0 83 83
Répétition 2 10 9 0 0 81 81
Répétition 3 7 9 0 3 84 81
Répétition 4 8 6 2 1 86 83
Répétition 5 8 8 3 0 84 81
Moyenne 7,6 8,8 1 0,8 83,6 81,8

Lachiheb Abdallah 109 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

145 Gy
N émergé ½ émergé Déformé No Fly % émergence % Fly
Répétition 1 13 5 2 0 82 80
Répétition 2 7 11 3 0 82 79
Répétition 3 9 6 0 4 85 80
Répétition 4 13 8 3 0 79 76
Répétition 5 10 9 0 0 81 81
Moyenne 10,4 7,8 1,6 0,8 81,8 79,2

Témoin
N émergé ½ émergé Déformé No Fly % émergence % Fly
Répétition 1 3 2 0 0 95 95
Répétition 2 2 3 0 0 95 95
Répétition 3 2 1 2 1 97 94
Répétition 4 1 4 1 0 95 94
Répétition 5 2 2 0 2 96 94
Moyenne 2 2,4 0,6 0,6 95,6 94,4

110
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

Compétitivité sexuelle

50 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

3 T 10 : 01 15 : 08 307 19 R1 9 : 40
3 I 10 : 08 15 : 10 302 26 R2 9 : 45
1 I 10 : 10 12 : 50 160 30 R3 9 ; 42
2 I 10 : 48 14 : 18 210 63 R4 9 : 41
2 I 11 : 13 13 : 07 114 76 R5 9 : 44
2 I 13 : 34 15 : 21 107 229
4 T 14 : 30 15 : 56 86 289
5 I 14 : 44 16 : 45 121 300
2 I 14 : 38 16 : 38 120 293
4 T 15 : 27 17 : 04 97 346
3 T 15 : 43 18 : 30 167 361

60 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

2 I 10 : 33 12 : 08 125 18 R1 10 :13
2 I 11 : 55 14 : 24 149 100 R2 10 :15
2 T 12 : 19 14 : 18 119 124 R3 10 :10
2 T 12 : 10 13 : 57 47 115 R4 10 :16
3 I 12 : 25 15 : 32 187 135 R5 10 :11
2 I 15 : 01 16 : 45 104 286
2 T 15 : 35 17 : 10 95 320
2 I 14 : 38 16 : 21 103 263
2 T 15 : 35 17 : 10 95 320

Lachiheb Abdallah 111 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

70 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

5 T 12 : 02 15 : 05 183 114 R1 10 : 04
3 I 12 : 43 14 : 54 131 161 R2 10 : 05
1 I 12 : 46 14 : 56 130 162 R3 10 : 02
1 T 12 : 49 15 : 27 158 165 R4 10 : 07
1 I 13 : 16 14 : 42 86 192 R5 10 : 08
1 I 13 : 06 15 : 00 114 182

80 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

1 T 10 : 23 13 : 10 167 55 R1 9 : 28
4 I 10 : 54 12 : 56 122 82 R2 9 : 30
2 I 10 :34 11 : 40 66 64 R3 9 : 29
4 I 12 : 38 14 : 30 112 186 R4 9 : 32
2 I 12 : 24 12 : 59 35 174 R5 9 : 33
1 I 10 : 24 13 : 50 206 56
1 I 12 : 36 15 : 35 179 188
4 I 12 : 00 15 : 38 218 148
4 I 13 : 08 14 : 49 101 216
3 T 13 : 22 14 : 48 86 233
4 I 13 : 23 14 : 48 85 231
3 T 15 : 22 16 : 49 87 353
3 I 14 : 05 16 : 31 146 276

112
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne

90 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

3 I 10 : 03 15 : 09 147 27 R1 9 : 37
3 I 10 : 03 10 : 59 51 27 R2 9 :34
3 I 10 : 06 11 :16 70 30 R3 9 : 36
4 T 10 : 38 11 : 53 75 59 R4 9 : 39
5 T 10 : 01 12 : 09 128 23 R5 9 : 38
5 I 10 : 17 12 : 30 133 39
5 I 12 : 14 14 : 30 136 156
3 T 14 : 18 16 : 06 108 282
3 T 12 : 47 16 : 07 80 191
3 I 14 : 13 16 : 12 119 274
1 T 13 : 20 16 : 12 172 223
2 I 13 : 14 16 : 40 206 220
1 I 15 : 14 17 : 33 139 337
1 I 15 : 14 17 : 42 148 337

100 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

5 T 12 : 42 15 : 09 147 167 R1 9 : 50
5 I 11 : 45 13 : 09 84 110 R2 9 : 58
5 I 10 : 12 11 : 16 64 17 R3 10 : 00
2 I 11 : 45 14 : 15 150 107 R4 10 : 01
5 I 12 : 18 15 : 20 182 143 R5 9 : 55
3 I 12 : 40 15 : 39 179 160
5 I 14 : 48 16 : 06 78 293
2 I 12 : 27 14 : 57 150 149
5 T 15 : 05 17 : 48 163 310

110 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

2 I 11 : 15 13 : 30 135 84 R1 9 : 52
1 T 10 : 22 12 : 03 101 30 R2 9 : 51
2 T 10 : 29 13 : 06 157 38 R3 9 : 53
3 I 10 : 56 13 : 50 174 63 R4 9 : 48
5 I 13 : 36 14 : 55 79 227 R5 9 : 49
2 T 13 : 29 15 : 57 148 218
1 I 14 : 10 16 : 40 150 268

Lachiheb Abdallah 113 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

120 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

3 I 11 : 00 12 : 40 100 42 R1 10 : 23
3 I 10 : 26 13 : 50 204 8 R2 10 : 21
3 I 11 : 42 14 : 07 145 84 R3 10 : 18
5 I 13 : 37 15 : 20 103 198 R4 10 : 24
3 I 13 : 19 15 : 21 122 181 R5 10 : 19
5 T 13 : 39 15 : 31 112 200
3 T 13 : 16 15 : 42 146 178
1 T 13 : 07 15 : 54 167 164
3 T 15 : 29 17 : 10 101 311
1 I 15 : 39 16 : 48 69 316
2 T 15 : 34 17 : 36 122 313
3 T 14 : 41 17 : 47 186 263

145 Gy
Durée
Début Fin Tps de Tps de mise
Répétition Irradié/témoin accouplement
accouplement accouplement latence (min) des mouches
(min)

3 I 11 : 47 12 : 20 33 54 R1 10 : 50
3 I 11 : 57 14 : 51 174 64 R2 10 : 53
5 T 14 : 45 17 : 51 186 247 R3 10 : 53
2 I 17 : 21 18 : 59 98 388 R4 10 : 37
4 I 17:33 19 : 02 89 416 R5 10 : 38

114
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Projet de fin d’études ESA Mograne

Génération F1

Collecte N°1 Collecte N°2 Collecte N°3 Collect e N°4 Collecte N°5
œuf larve pupe œuf larve pupe œuf larve pupe œuf larve pupe œuf larve pupe
50 Gy 57 2 0 269 3 2 344 5 4 377 4 0 567 3 0
70 Gy 56 2 0 240 2 0 354 1 1 367 2 1 589 0 0
80 Gy 78 2 0 283 1 0 328 1 0 345 1 0 578 1 0
90 Gy 70 2 1 245 3 0 345 0 0 389 0 0 556 0 0
100 Gy 26 1 0 284 3 0 356 1 0 380 0 0 572 0 0
110 Gy 19 1 0 274 2 2 345 0 0 390 0 0 586 1 0
120 Gy 73 0 0 286 2 1 354 0 0 366 1 0 532 2 0
145 Gy 69 1 0 233 0 0 310 1 0 358 0 0 630 1 0

Somme des larves Moyenne Somme des pupes Moyenne Somme des œufs Moyenne
50 Gy 17 3,4 6 1,2 1614 322,8
70 Gy 7 1,4 2 0,4 1606 321,2
80 Gy 6 1,2 0 0 1612 322,4
90 Gy 5 1 1 0,2 1605 321
100 Gy 5 1 0 0 1618 323,6
110 Gy 4 0,8 2 0,4 1614 322,8
120 Gy 5 1 1 0,2 1611 322,2
145 Gy 3 0,6 0 0 1600 320

Lachiheb Abdallah 115 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

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Lachiheb Abdallah 117 2007 /2008


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118
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Liste des Figures

Figure 1 : Répartition géographique de Ceratitis capitata(3)....................................................................................................10


Figure 2: Aspect général du mâle et de la femelle de Ceratitis capitata. .................................................................................12
Figure 3. Cycle biologique de la cératite....................................................................................................................................15
Figure 4 : Piqûres de la Cératite sur des citrus : Citron (a) et Orange (b)...................................................................................19
Figure 5 : Fruits infestés par la Cératite : Pêche (a) ; Poire (b) ; Orange(c). ..............................................................................24
Figure 6 : Les conséquences génétiques de l’irradiation (25).....................................................................................................33
Figure 7: Carte cytogénétique du chromosome 5 de la Cératite. ................................................................................................35
Figure 8 : Structure du chromosome des souches à sexage génétique (26). ...............................................................................36
Figure 9:Séparation des pupes....................................................................................................................................................51
Figure 10:Mise des pupes dans les bouteilles pour émergence. .................................................................................................51
Figure 11: Récupération des œufs ..............................................................................................................................................52
Figure 12: Saut larvaire caractéristique des L3 dans la sciure de bois........................................................................................52
Figure 13: Le système d'élevage adopté à l’UPMS....................................................................................................................53
Figure 14: Les composants du kit expérimental .........................................................................................................................55
Figure 15: Mélange des composants et ajustement du pH..........................................................................................................56
Figure 16:Préparation du milieu et ensemencement des œufs....................................................................................................56
Figure 17: Préparation du milieu standard .................................................................................................................................57
Figure 18. Les cages d’émergence, de maturation et de copulation des mouches ......................................................................59
Figure 19. Les bacs d’eau placés des cotés des cages ................................................................................................................59
Figure 20. Le bubbling...............................................................................................................................................................60
Figure 21. L’ensemencement d’une colonie Mâle .....................................................................................................................61
Figure 22. Salle de collecte ........................................................................................................................................................62
Figure 23. Collecte des pupes dans la sciure de bois et leur tamisage par la suite .....................................................................62
Figure 24. Les bouteilles où les mouches émergent et mûrissent et les boites où elles seront transférées par la suite ...............65
Figure 25. Le transfert des mouches dans les boites...................................................................................................................66
Figure 26. Disposition des boites et collecte des œufs ...............................................................................................................66
Figure 27. Vu des œufs 4 jours après ponte sous la loupe binoculaire .......................................................................................67
Figure 28. Disposition des boites et collecte des œufs pour ensemencement.............................................................................68
Figure 29. Préparation du milieu et ensemencement des oeufs ..................................................................................................69
Figure 30. Disposition des boites ensemencées..........................................................................................................................69
Figure 31. Marquage des mouches par la gouache.....................................................................................................................70
Figure 32. Coloration de la cératite en stade pupe......................................................................................................................71
Figure 33. Déclenchement du test par la présence des fertiles, des stériles et des femelles .......................................................71
Figure 34. Quantité de pupes produite par les deux milieux dans 6 jours (Moyenne/ Voir Annexe) .........................................74
Figure 35. Quantité totale de pupes produite (Moyenne/ Voir Annexe).....................................................................................75
Figure 36. Représentation de la disposition des larves dans la boite de développement du milieu liquide ................................75
Figure 37. Variation du poids moyen d'une pupe dans les deux milieux (Moyenne/ Voir Annexe)...........................................76
Figure 38. Variation du pourcentage d'émergence et d'aptitude au vol pour les deux types de milieux (Moyenne/Voir Annexe)
........................................................................................................................................................................................77

Lachiheb Abdallah 119 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Figure 39. Variation du taux d’éclosion d’œufs issus des mouches irradiées par rapport au Témoin (Moyenne/Voir Annexe)
........................................................................................................................................................................................80
Figure 40 . La relation entre la dose d'irradiation et la stérilité ..................................................................................................81
Figure 41. Quantité totale d'œufs produites par les différentes mouches irradiées (Moyenne/ Voir Annexe)............................82
Figure 42. Moyenne des larves issues des œufs par dose (Moyenne/ Voir Annexe)..................................................................83
Figure 43. Moyenne des pupes produites par dose (Moyenne /Voir Annexe)............................................................................83
Figure 44. Pourcentage de transformation des oeufs en pupes - Efficacité ................................................................................84
Figure 45. Variation du % d'émergence et de vol par rapport aux différentes doses d'irradiations (Moyenne/Voir Annexe) ....85
Figure 46. Compétitivité des couples des différentes doses (Moyenne/Voir Annexe) ..............................................................87
Figure 47. Variation de la durée d'accouplement en fonction des doses d'irradiation (Moyenne/Voir Annexe) ........................87
Figure 48. Variation du temps de latence en fonction des doses d'irradiation (Moyenne/Voir Annexe)....................................88

120
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Projet de fin d’études ESA Mograne

Liste des Tableaux

Tableau 1: Répartition et date de la première observation de Ceratitis capitata(1).......................................................................9


Tableau 2: Succession des périodes d’infestation sur les différentes espèces fruitières dans le nord de la Tunisie (17) ;(11). ..18
Tableau 3: Epoque de réceptivité des fruits de Citrus dans le biotope de Mraissa (13)..............................................................20
Tableau 4 : Dommages et pertes dues à la Cératite en Jordanie en 1996 (16) ...........................................................................25
Tableau 5: Estimation des coûts des traitements cératicides sur les différentes cultures (1). .....................................................26
Tableau 6: Estimation des pertes en milliers de Dinars Tunisiens (17)......................................................................................27
Tableau 7 : Liste des insecticides utilisés dans le monde contre la Cératite (1) : .......................................................................28
Tableau 8. Milieu d’élevage de la cératite (Tanaka 1969)..........................................................................................................37
Tableau 9: Quelques milieux d’élevage essayés dans certains programmes de lutte contre la Cératite dans le monde..............38
Tableau 10: Conditions de température et d’humidité dans la salle d’élevage [15] ...................................................................52
Tableau 11: Milieu d’élevage de la cératite (Tanaka 1969) .......................................................................................................54
Tableau 12: Milieu d’élevage liquide de la cératite....................................................................................................................55
Tableau 13. Normes de quelques paramètres de contrôle qualité des pupes ..............................................................................76
Tableau 14 : Profils des œufs enregistrés pour chaque dose d’irradiation (Moyenne/Voir Annexe)..........................................79
Tableau 15:Calcul du taux de stérilité des mouches irradiés par rapport au pourcentage d'éclosion (Moyenne/Voir Annexe).79
Tableau 16: Ajustement des résultats pour l'obtention du Probit (fertility) (Moyenne/Voir Annexe)........................................81
Tableau 17. Calcul de pourcentage d'émergence et d'aptitude au vol (Moyenne/Voir Annexe).................................................85

Lachiheb Abdallah 121 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

Sommaire

INTRODUCTION.................................................................................................................................... 3

PRESENTATION DU CENTRE ............................................................................................................ 5

CENTRE NATIONAL DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES NUCLEAIRES ............................ 5

PREMIÈRE PARTIE .......................................................................................................................... 7

- CHAPITRE 1 - ....................................................................................................................................... 8

DONNÉES GÉNÉRALES SUR LA BIOLOGIE DE LA CÉRATITE.................................................... 8

I- ORIGINE ET DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE ...................................................................................................8


I.1. Origine..................................................................................................................................................... 8
I.2. Distribution géographique...................................................................................................................... 8
II- POSITION SYSTEMATIQUE – SYNONYMES ....................................................................................................10
III- DESCRIPTION MORPHOLOGIQUE DES DIFFERENTS STADES DE DEVELOPPEMENT .....................................11
III.1. Adulte.................................................................................................................................................. 11
III.2. L'œuf.................................................................................................................................................... 12
III.3. La larve ............................................................................................................................................... 12
III.4. La Pupe............................................................................................................................................... 13
IV- CYCLE DE DEVELOPPEMENT DE LA CERATITE ............................................................................................13
IV.1. Développement larvaire ...................................................................................................................... 13
IV.2. La pupaison......................................................................................................................................... 13
IV.3. La maturation...................................................................................................................................... 14
V- FACTEURS AGISSANT SUR LE DEVELOPPEMENT DE LA CERATITE................................................................16

- CHAPITRE 2- ...................................................................................................................................... 17

LES PLANTES HÔTES ET LES DÉGÂTS DE LA CÉRATITE ......................................................... 17

I- SEQUENCES DES HOTES ET EPOQUES D’INFESTATION ..................................................................................17


II- IMPORTANCE DE L’HOTE .............................................................................................................................18
II.1. La Cératite et les citrus ........................................................................................................................ 18
II.1.1. Susceptibilité des différentes variétés à l’attaque ............................................................................. 19
II.1.2. Comportement de la Cératite sur les citrus....................................................................................... 20
II.2. La Cératite sur les fruits d’été............................................................................................................. 21
II.2.1. Comportement de la Cératite sur les principaux fruits d’été ............................................................ 21
II.2.2. Autres cultures estivales hôtes de la Cératite à importance économique en Tunisie ........................ 23
III- LES DEGATS DE LA CERATITE ....................................................................................................................24
III.1. Les dégâts de la Cératite dans le monde............................................................................................. 24
III.2. Les dégâts de la Cératite en Tunisie :................................................................................................. 25

122
Centre National des Sciences et Technologies Nucléaires
Projet de fin d’études ESA Mograne
- CHAPITRE 3 -...................................................................................................................................... 28

LES MÉTHODES DE LUTTE ET DE CONTRÔLE DE LA CÉRATITE........................................... 28

I- LA LUTTE CHIMIQUE .....................................................................................................................................28


II- LES METHODES DE LUTTE BIOTECHNIQUE : ...............................................................................................29
II.1. L’anéantissement des mâles :............................................................................................................... 30
II.2. La confusion sexuelle : ......................................................................................................................... 30
II.3. La lutte biologique : ............................................................................................................................. 30
II.4. Piégeage de masse ............................................................................................................................... 31
[Link] technique des insectes stériles.......................................................................................................... 31
[Link]........................................................................................................................................ 31
II.5.2. Principe de la méthode...................................................................................................................... 32
II.5.3. Bases génétiques de la stérilité ........................................................................................................ 33
II.5.4. Base génétique des souches à sexage génétique : ............................................................................. 34
[Link] de développement larvaire ...................................................................................................... 37

- CHAPITRE 4 - ..................................................................................................................................... 41

LA RADIATION IONISANTE............................................................................................................... 41

I. PROCEDURE D'IRRADIATION DES PUPES .......................................................................................................41


II. DOSE D’IRRADIATION ..................................................................................................................................41
[Link]........................................................................................................................................... 41
[Link] modifiants la sensibilité de l’insecte à l’irradiation............................................................... 42
[Link] physiques et environnementaux........................................................................................... 42
[Link] biologiques .......................................................................................................................... 42
[Link] de la dose ................................................................................................................. 42
[Link] et stades de développement ......................................................................................................... 43
II.2.5. Sexe ................................................................................................................................................... 43
II.2.6. Taille et poids.................................................................................................................................... 43
II.2.7. Stade nutritionnel .............................................................................................................................. 43
[Link] supplémentaires................................................................................................................... 44
III. RADIOSENSIBILITE DE LA CERATITE..........................................................................................................44
IV. EFFET DE L’IRRADIATION SUR LA QUALITE ...............................................................................................44

- CHAPITRE 5 -...................................................................................................................................... 46

ETUDE DE LA COMPÉTITIVITÉ SEXUELLE.................................................................................. 46

I. DEFINITION ..................................................................................................................................................46
II. DUREE D’ACCOUPLEMENT...........................................................................................................................46
III. DUREE DE LA PARADE NUPTIALE CHEZ LE MALE (MALE CALLING TIME) ..................................................46
IV. COMPETITIVITE SEXUELLE CHEZ LA CERATITE .........................................................................................47

DEUXIÈME PARTIE ........................................................................................................................ 49

Lachiheb Abdallah 123 2007 /2008


Projet de fin d’études ESA Mograne

- CHAPITRE 6 -...................................................................................................................................... 50

MATÉRIELS ET MÉTHODES ............................................................................................................. 50

I. MATERIEL BIOLOGIQUE ................................................................................................................................50


I.1. Les étapes de l’élevage massif de la souche à sexage génétique de la Cératite:................................... 50
I.1.1. Système d’élevage au filtre ................................................................................................................. 50
II. ELEVAGE DE MASSE DE LA CERATITE ..........................................................................................................52
II.1 Les étapes de l’élevage massive ............................................................................................................ 54
II.1.1 Préparation de milieu d’élevage ........................................................................................................ 54
II.1.2. Collecte et préparation des oeufs :.................................................................................................... 58
II.1.3 Ensemencements des œufs :................................................................................................................ 60
II.1.4 Mouvements des transferts :............................................................................................................... 61
II.1.5. Collecte des larves : .......................................................................................................................... 61
II.1.6. Collecte des pupes :........................................................................................................................... 62
II.1.7. Préparation des cages adultes : ........................................................................................................ 62
III. CONTROLE DE LA QUALITE : ......................................................................................................................63
IV. RADIATION ET DOSIMETRIE .......................................................................................................................64
IV .1. Dose d’irradiation.............................................................................................................................. 64
IV.1.1. Protocole expérimental .................................................................................................................... 65
IV.1.2. Collecte des données ........................................................................................................................ 67
V. EFFET DE L’IRRADIATION SUR LA GENERATION F1 ISSUE DES MALES TRAITES ..........................................68
V.1. Protocole expérimental ........................................................................................................................ 68
V.2. Collecte des données ............................................................................................................................ 70
VI. ETUDE DE LA COMPETITIVITE SEXUELLE DE LA CERATITE.........................................................................70
VI.1. Protocole expérimental ....................................................................................................................... 70
VI.2. Collecte des données ........................................................................................................................... 72

TROISIÈME PARTIE ....................................................................................................................... 73

- CHAPITRE 7 -...................................................................................................................................... 74

RÉSULTATS ET DISCUSSION ............................................................................................................ 74

I. LE MILIEU LIQUIDE .......................................................................................................................................74


I.1. La production ........................................................................................................................................ 74
I.2. Contrôle de qualité ................................................................................................................................ 76
I.2.3. Test du poids des pupes ...................................................................................................................... 76
I.2.2. Test d’émergence et d’aptitude au vol................................................................................................ 77
I.3. Conclusion............................................................................................................................................. 78
II. DETERMINATION DE LA DOSE D’IRRADIATION ............................................................................................78
II.1. Test d’éclosion des œufs ....................................................................................................................... 78
II.2. Suivi de la F1 ....................................................................................................................................... 82
II.2.1. Quantité d’œuf F1 ............................................................................................................................. 82
124
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Projet de fin d’études ESA Mograne
II.2.1. Quantité de larves F1 ........................................................................................................................ 82
II.2.2 Quantité de pupes produites à la fin du cycle ................................................................................... 83
II.3. Contrôle de qualité............................................................................................................................... 84
II.3.1. Test d’émergence et d’aptitude au vol............................................................................................... 84
II.4. Etude de l’effet de l’irradiation sur le potentiel de reproduction des mouches : la compétitivité
sexuelle ........................................................................................................................................................ 86

CONCLUSION ET PERSPECTIVES ................................................................................................. 89

ANNEXE .............................................................................................................................................. 91

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ........................................................................................... 116

LISTE DES FIGURES ........................................................................................................................ 119

LISTE DES TABLEAUX .................................................................................................................... 121

SOMMAIRE......................................................................................................................................... 122

Lachiheb Abdallah 125 2007 /2008


Résumé
La technique de l’insecte stérile a confirmé son efficacité dans la lutte contre la
Cératite en Tunisie. Parmi les composants principaux de la réussite de cette technique
c’est le choix d’une dose d’irradiation convenable. En effet, ce dernier joue un rôle
prépondérant sur la qualité et le potentiel reproducteur des mâles destinés à la lâcher.
L’objectif du présent travail a été de déterminer la dose nécessaire d’ionisation à fin de
produire des mouches avec un développement, une émergence et une aptitude au vol
parfaits, ainsi qu’une compétitivité, un temps de latence et un temps d’accouplement
tolérables et enfin un taux d’éclosion et une génération F1 assez basse pour pouvoir
causer des dégâts aux différents types de fruits.
.
Une première étape consiste à la détermination du taux d’éclosion des œufs qui
sont issus d’un accouplement entre des femelles fertiles et des mâles irradiées à
différents doses d’ionisation, un test qui a révélé une stérilisation parfaite pour les
mouches irradiées à une dose de 145 Gy, un second test qui viser l’analyse de la
génération F1 et qui confirmer les résultats du premier test. Mais les analyses de
qualité de ces mouches irradiées en question, ont révélé la mauvaise qualité de cette
dose supposée être la meilleure vue les bas valeurs enregistrées par rapport au taux
d’émergence des mouches et leurs aptitude au vol par la suite d’une analyse de la
compétitivité des différentes doses d’irradiation, ce test a révélé la capacité des
mouches irradiées à 80 Gy et à 90 Gy à former le plus grand nombre de couples que le
témoin non irradié et les autres mouches irradiées ensembles avec des temps de
latence et d’accouplement assez tolérables et proches de la moyenne.
.
Abstract
The technique of the sterile insect confirmed its effectiveness in the fight
against Ceratite in Tunisia. The principal components of the success of this technique
it is the choice of a suitable degree of irradiation. Indeed, this last exploits a
dominating role the quality and the reproductive potential of the males intended to
release it. The objective of this work was to determine the necessary degree of
ionization to produce flies with a development, an emergence and an aptitude for the
flight perfect, as well as a competitiveness, a latency time and a tolerable time of
coupling and finally a rate of blossoming and an enough low F1 generation to be able
to cause damage with the various types of fruits.

A first stage consists in the determination of the rate of blossoming of the eggs
which result from a coupling between fertile females and males irradiated with
different amounts of ionization, a test which revealed a perfect sterilization for the flies
irradiated with an amount of 145 Gy, a second test which to aim at the analysis of the
F1 generation and which to confirm the results of the first test. But the analyses of
quality of these flies irradiated in question, revealed the bad quality of this amount
supposed best to be seen the low values recorded compared to the rate of emergence of
the flies and their aptitude for the flight thereafter of an analysis of the competitiveness
of the various amounts of irradiation, this test revealed the capacity of the irradiated
flies with 80 Gy and 90 Gy to form the greatest number of couples that the witness not
irradiated and the other irradiated flies sets with coupling and latency times rather
tolerable and close to the average

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