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Erreur en droit des contrats : définitions et cas

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1§.

L’erreur et les formes d’erreur


Selon l’article 39 du DOC, « est annulable le consentement donné par erreur, surpris
par dol, ou extorqué par violence ».

L’erreur a pour effet de dénaturer le consentement, car il réside dans une


appréciation inexacte de la réalité.
Cette erreur doit être excusable, c’est-à̀ -dire qu’il ne s’agit pas d’une erreur
inexcusable. Il est important de comprendre cette différence. Le caractère excusable
ou inexcusable ne réside pas dans la bienveillance de la partie qui subit de concéder
un pardon.

D’autant plus, que le DOC n’apporte aucune définition de l’erreur, simplement que «
l’erreur de droit donne ouverture à la rescision de l’obligation :

1. Lorsqu’elle est la cause unique ou principale ;

2 Lorsqu’elle est excusable

, l’article 41………………..

Il y a trois cas d’ouverture de rescision en cas d’erreur :


• Une erreur sur l’identité de l’objet
• Une erreur sur l’espèce de l’objet
• Une erreur sur la qualité de l’objet

L’erreur sur les qualités essentielles de la personne ou de la prestation :

L’article 42 du DOC explique que l’erreur portant sur la personne de l’une des parties
ou sur sa qualité ne donne pas ouverture à résolution, sauf le cas où la personne ou
sa qualité ont été l’une des causes déterminantes du consentement donné par l’autre
partie.
Il est important de procéder à une glose de cet article dans la mesure où il n’explicite
pas le cas de l’erreur sur les qualités essentielles de la personne.

Le contrat a été conclu en considération de la personne « intuitu personae », c’est-à̀ -


dire un contrat qui a été fait au regard de la personne.

La personne est le caractère déterminant de l’engagement à défaut l’erreur


n’emporte pas rescision. Une erreur sur un cocontractant ou sur sa situation ne va
entraîner une nullité sauf la partie s’est engagée en raison de cette personne.

L’erreur sur l’objet du contrat :


Article 41 : L’erreur peut donner ouverture à rescision, lorsqu’elle tombe sur l’identité
ou sur l’espèce, ou bien sur la qualité de l’objet qui a été la cause déterminante du
consentement.

On retrouve dans cette catégorie plusieurs variantes d’erreurs : comme l’erreur sur
l’objet c’est le cas quand une partie pensait vendre alors que l’autre partie pensait
louer un bien.
L’erreur sur la nature du contrat c’est le cas par exemple lorsqu’une personne vend un
bien alors que l’autre croit prendre un bail).

Il y a le cas de l’erreur sur la prestation, par exemple une partie pense vendre un
certain lot d’un terrain alors que l’autre pense qu’il s’agit d’un autre lot.

Le cas particulier de l’erreur du contractant sur sa propre prestation


L’erreur du cocontractant sur sa propre prestation peut être une cause de nullité :
l’erreur peut porter « sur les qualités essentielles de la prestation due ou sur celles du
cocontractant ». C’est une situation courante, où celui qui fournit la prestation se
trompe sur l’objet de celle-ci.

Ex un traiteur qui pensait s’occuper de la restauration des convives et du service mais le contrat
contenta également la décoration de la salle, il y a une erreur sur la prestation

Le rôle du juge dans l’appréciation de l’erreur : la démarche d’analyse de l’erreur


expliquée par le DOC

Article 44 : Dans l’appréciation de l’erreur et de l’ignorance, soit de droit, soit de fait,


les juges devront toujours avoir égard à l’âge, au sexe, à la condition des personnes
et aux circonstances de la cause.

Le cas de l’analphabète et de l’erreur dans l’objet du contrat


Selon l’article 427 du DOC, les personnes analphabètes lorsqu’elles s’engagent dans
des actes sous seing privé, doivent faire appel à un officier public. « Article 428 : Les
écritures portant l’obligation de personnes illettrées ne valent que si elles ont été
reçues par notaires ou par officiers publics à ce autorisés

Dans un arrêt de la Cour suprême marocaine des 21 novembres 2001, les juges
ont précisé les conditions pour invoquer la nullité pour analphabétisme. Dans cette
espèce, une femme avait soulevé la nullité d’un cautionnement car il n’avait pas été
signé devant un officier public. Les juges du fond avaient constaté que la
demanderesse avait pour habitude de faire des contrats sans la présence de notaire.
Dès lors, elle ne pouvait prétendre à l’annulation de la caution au motif que la
répétition des engagements sans officier public, suffit à écarter la protection de
l’analphabète.
L’erreur-obstacle est une erreur d’une importance telle qu’elle ne permet pas
l’existence du contrat. Ce type d’erreur peut se retrouver tant sur la nature ou l’objet
du contrat, ou l’identité d’une partie.

Que faut-il entendre par erreur inexcusable ?

C’est une erreur qui repose sur une ignorance ou une erreur qui était facilement
identifiable par celui qui l’invoque. Par exemple, un vendeur qui cède un tableau à un
prix inférieur à celui de sa valeur car il ne s’est pas informé sur l’origine de l’œuvre
d’art. A l’heure, des sites permettent de connaître le cours dans le marché de l’art. Il
est possible de qualifier d’erreur inexcusable à chaque fois que celui qui soulève cette
dernière pouvait légitiment obtenir l’information ou encore quand l’erreur provient
d’une absurdité

L erreur sur la valeur

L erreurs sur la valeur est une fausse appréciation de la valeur économique d


une prestation par l une des parties au contrat cette erreur ne porte pas sur les
qualités essentielles de la prestation mais uniquement su r le prix

Etude de cas B

Batman souhaite vendre sa batmobile a Harley Quinn, il pense que la batmobile


vaut 1milion de dollar alors que sera valeur réelle est de 100 000 dollar

Batman et Harley Quinn concluent un contrat de vent pour un prix de 1milion


de dollar

Dans cet ex Batman a commis une erreur sur la valeur de la batmobile

Il a vendu le bat mobile à un prix dix fois à sa valeur

La nullité et la rescision

L erreurs sur la valeur n est pas une cause de nullité du contrat cela signifie que
le contrat reste valable même si l une des parties a commis une erreur sur le prix

La nullité emporte la disparition rétroactive du contrat qui na jamais existé

La rescision pour lésion n entraine pas la disparition du contrat de manière


rétroactive mais seulement pour l avenir

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