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Définition et types de compétences

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Que signifient les mots « APPROCHE » et « COMPETENCE » ?

 « L‘APPROCHE par compétences » est composé de 2 mots clés : « Approche » et «


Compétence ».
 Elle est appelée : « APPROCHE » et non méthode par souci de prudence, puisqu’on ne la
considérait pas comme une méthode constituée solide. Elle est le fruit de plusieurs courants de
recherches en psychologie, en épistémologie, en pragmatique et en didactique.
 Plusieurs de ses concepts sont issus d’une part de l’épistémologie et de la pragmatique et
d’autre part de la psychologie et de la didactique.
 Dans l’APPROCHE PAR COMPÉTENCE, tous les efforts sont axés sur l ’acquisition et le
réinvestissement de compétences par l’apprenant. C’est pourquoi ce dernier est encouragé à
agir, même si ses connaissances sont limitées.

Qu’est-ce qu’une compétence ?


Une compétence est l’aptitude à mettre en œuvre un ensemble organisé
de savoirs (connaissances, composante déclarative), de savoir-faire
(habiletés, composante procédurale) et de savoir-être (attitudes,
composante conative) permettant d’accomplir un certain nombre de
tâches.

La compétence est définie comme étant « un savoir agir fondé sur la


mobilisation et l’utilisation efficace d’un ensemble de ressources ».

Les types de compétences


Il existe deux sortes de compétences :

Les compétences générales :


Ce sont les compétences transférables qui rendent possible l’accomplissement de nombreuses tâches
différentes, on les appelle aussi dans la littérature pédagogique, les compétences transversales ; ce sont
celles qui sont communes à plusieurs matières.

Les compétences spécifiques :


Ce sont celles qu’on ne peut caractériser que dans des tâches très spécifiques et bien déterminées, ce
sont celles qu’on réalise que dans une seule matière.
L’auteur de cette définition dans ce dictionnaire encyclopédique estime qu’il existe d’autres
compétences comme la compétence qui facilite l’apprentissage, la compétence qui facilite
l’élaboration des rapports sociaux et la compréhension entre les individus, les compétences concernant
le savoir- savant, le savoir- faire et le savoir- être.

Exemples pratiques
Dans les différents guides pédagogiques, nous constatons que les formulations les plus répondues sont
celles qui expriment la compétence comme un objectif décomposé en plusieurs comportements
observables, mesurable, comme :
* Connaître le sens d’un nombre entier (mathématique),
* Déterminer dans le temps des événements historiques importants, (compétence dans le domaine de
l’histoire).
Mais nous pouvons nous constater dans d’autres guides pédagogiques des formulations cognitives
comme :

 L’élève doit être capable d’écrire un texte.


 L’élève doit être sensible aux valeurs religieuses et morales.
 L’élève doit être capable d’appliquer des règles de grammaire.
Malgré ces deux constatations, nous allons présenter des exemples qui ont trait à des situations –
problèmes.

Exemple 1 :
Pour un inspecteur de langue française :
L’inspecteur doit être capable, durant 30 minutes, de gérer un entretien avec un enseignant, visant à
justifier et à éclairer sa méthode d’enseignement et ses pratiques pédagogiques.

Exemple 2 :
Préparer un dossier sur la problématique de l’enseignement de la langue Amazigh ou de la langue
anglaise ou de la langue arabe.
Ce dossier doit comporter un plan de formation dans le domaine de l’écriture et de la lecture, avec la
possibilité de présenter devant des enseignants de niveaux différents, tout en prenant en considération
la région à laquelle ils appartiennent.

Les compétences dans le domaine de l’enseignement de la


langue.
Dans le domaine de l’enseignement de la langue, nous pouvons distinguer entre quatre sortes de
compétences :
La compétence à communiquer :
Elle vise à améliorer les capacités linguistiques acquises, à approfondir les connaissances liées aux
sciences de la langue, à rationaliser ses rapports de la manière qui permet et la communication et
l’exploration des sentiments, émotions, des idées nouvelles afin de les exprimer facilement et
clairement.
La compétence méthodologique :
Elle vise à améliorer l’usage des techniques et des habilités acquis et à les renforcer, comme les
techniques de l’écriture et ses fonctions ou l’entraînement à utiliser des approches linguistiques pour
acquérir la capacité d’identifier des problématiques d’ordre linguistique et langagier, ou à décomposer
un récit et le recomposer ou à reconnaître sa forme.
La compétence culturelle :
Elle vise à améliorer le bilan culturel de l’élève dans le domaine de langage et de la littérature d’une
manière générale comme :
 Savoir les différentes formes des écrits en poésie ou en texte;
 Savoir les critères qui permettent à l’élève de distinguer entre les textes et leurs spécificités.
La compétence liée aux valeurs affectives :
Cette compétence est commune à toutes les formes d’enseignement de la langue; elle vise à :
a. Rendre l’élève capable d’accepter les activités éducatives et le sensibiliser à ses objectifs et
leurs intérêts dans la vie sociale.
b. Rendre l’élève capable d’exprimer son propre intérêt à la langue, ses problèmes liés à
l’apprentissage de sa langue, etc.
c. Rendre l’élève capable d’acquérir des valeurs littéraire et artistiques exprimant ses sensations
et ses goûts.
d. Rendre l’élève capable de s’ouvrir à d’autres langues, à d’autres littératures et cultures.
e. Rendre l’élève capable de s’adapter aux valeurs humaines et spirituelles transmises par la
littérature des différentes cultures de l’humanité.

L’enseignement par compétence


Comment ?
En situation

 En proposant des tâches à réaliser qui impliquent différents degrés de maîtrise :


 Tâche impliquant des procédures simples identifiées, voire automatisées
 Tâche avec choix de la procédure à mettre en œuvre
 Tâche complexe (interdisciplinaire) avec choix et combinaison de plusieurs procédures
connues pour répondre à une situation complexe.

 En identifiant les compétences mises en œuvre lors de la conception des activités


 En explicitant les compétences attendues aux élèves
 En développant leurs capacités à autoévaluant
 En fournissant des outils de suivi des compétences, avec différents degrés de maîtrise (M,
SPC, élève)
 En proposant des aides lors de la réalisation des tâches complexes, et des outils pour la
remédiation
 En effectuant une programmation pour l’acquisition des compétences, mais en la modulant en
fonction des apprentissages
 En ménageant des temps pour la différentiation : aides pour les uns et approfondissements
pour les autres
 En individualisant au maximum les apprentissages : par exemple, lors des corrections de
contrôles
Définition et principes de l’APC:
L’approche par compétence est une notion qui s’est développée au début des années 1990 et qui vise à
construire l’enseignement sur la base de savoir-faire, évalués dans le cadre de la réalisation d’un
ensemble de tâches complexes. L’enseignement devient alors apprentissage.
Cette notion est donc à différencier de l’approche par objectifs, ou par connaissances, qui base
l’enseignement sur l’acquisition de connaissances théoriques seules nécessaires à l’étudiant pour
progresser dans son parcours éducatif.

Caractéristiques
Comparé aux approches traditionnelles qui définissent et découpent une formation en périodes
temporelles et thématiques, une approche par compétence est définie et découpée en termes
d’acquisition de capacités nécessaires pour effectuer une tache.
C’est l’application d’une capacité dans un contexte particulier avec un niveau de maîtrise spécifié qui
définit la compétence visée, évaluée et/ou validée.

L’approche par compétences, pourquoi ?


o Pour placer l’apprenant au cœur des apprentissages et le rendre plus actif dans ses apprentissages
et dans l’interaction avec les autres.
o Pour favoriser l’autonomie de l’apprenant dans ses apprentissages, et ce, tout au long de sa vie.
o Pour favoriser l’intégration des apprentissages et leur transfert dans des situations de vie d’adulte.
o Pour favoriser l’intégration des apprentissages et leur transfert dans des situations de vie d’adulte.
o Pour harmoniser le curriculum de la formation générale des adultes avec ceux de la formation
générale des jeunes et de la formation professionnelle.

Principes:
Partant de ce principe (un référentiel de compétences) l’APC fut adoptée dans le domaine de
l’enseignement et elle est de plus en plus admise dans les systèmes éducatifs.

Enseignement/Apprentissage
 Dans le processus Enseignement/Apprentissage l’approche permet l’élève d’acquérir des
compétences durables susceptibles de l’aider dans son parcours éducatif et dans la vie
quotidienne.
 Elle met l’accent sur tous ce qui est fondamental afin de garantir une meilleure transmission
des savoirs. L’APC devient donc la base pédagogique de tous les constituants de
l’enseignement.
 Les actions et les réflexes de l’apprenant deviennent la principale source de son apprentissage,
elle vise à mettre l’apprenant dans le centre du processus éducatif pour lutter contre son échec.
L’approche par compétences était l’objet de plusieurs travaux élaborés par les didacticiens tel,
Philippe Perrenoud qui suppose que pour garantir la bonne pratique de cette approche dans les
systèmes éducatifs il faut rénover et réécrire les programmes pour qu’il ait une cohérence entre les
intentions (les objectifs) et leurs mises en œuvre (la pratique).
Perrenoud définit cinq principes fédérateurs pour enseigner selon l’APC :
A. Créer des situations didactiques porteuses de sens et d’apprentissages.
B. Les différencier pour que chaque élève soit sollicité dans sa zone de proche développement.
C. Développer une observation formative et une régulation interactive en situation en travaillant
sur les Objectifs obstacles.
D. Maîtriser les effets de relations intersubjectives et de la distance culturelle sur la
communication didactique.
E. Individualiser les parcours de formation dans le cycle d’apprentissage pluriannuels.

Les principaux valeurs et principes sur lesquels s’appuie


L’APC.
Le premier principe « ce qui est significatif pour l’apprenant réside mieux à l’usure du temps »,
l’enseignant veille à créer des situations d’apprentissage porteuses de significations pour l’apprenant
dans la mesure où elle relie les savoirs à des pratiques sociales qui font partie de son environnement
socioculturel. La formation se libère de son champ de matières et des connaissances cumulées pour
atteindre ce X. Rogiers l’appelle « la variété écologique ».
Ce principe consiste donc à amener l’apprenant à mobiliser ses savoirs en touchant ses centres
d’intérêt ce qui lui permet de contextualiser les savoirs acquis et saisir leur utilité.
L’APC présente un atout pour créer et donner du sens au travail scolaire et l’apprenant devient un
sujet actif dans l’enseignement et l’artisan de son propre savoir.
Le deuxième principe c’est la création d’un apprentissage en « situation ». L’approche se repose sur la
« situation » qui représente l’outil primordial de l’intégration des savoirs, X Rogiers définit la situation
« un exemple d’informations destiné à une tâche précise ». L’importance n’est plus accordée au
savoir/savoir-faire de l’apprenant mais plus tôt à la mobilisation de ses connaissances dans les
différentes situations et circonstances.
Un enseignement basé sur les cycles: afin d’établir des compétences durables donc il est nécessaire de
décaler les échéances d’évaluation pour avoir le temps nécessaire à la construction des savoirs et
d’apprentissages.
Ce principe véhicule l’idée que ce qui est fondamental à un niveau d’études donné n’est pas celui d’un
autre niveau, d’où le besoin de hiérarchiser les compétences visées d’un niveau à l’autre et
l’évaluation ne porte que sur ce qui est fondamental et nécessaire pour la poursuite des études donc il
fallait faire une répartition de l’enseignement sur les cycles et sur des degrés et opter une évaluation de
type formative pour évaluer le niveau atteint et remédier les lacunes chez l’apprenant.
La différentiation :
Elle s’appuie sur le principe des différences individuelles dans l’apprentissage puisque chaque
apprenant apprend un peu à sa manière il a son propre rythme, ses compétences spécifiques et ses
difficultés particulières, tenir en compte de cette diversité permet de garantir l’égalité des potentialités
et des chances de réussite pour tous les apprenants.
Finalement nous pouvons dire à travers la lecture de différents principes de l’approche par
compétences qu’elle répond au besoin de réduire l’échec scolaire chez les élèves tant qu’elle place
l’apprenant au centre de l’action éducative, il devient le principal acteur dans le processus
Enseignement/Apprentissage

Les 3 défis qui se posent dans le cadre de l’APC


o La multiplication des connaissances qui rend caduque toute pédagogie fondée sur la transmission
des savoirs,
o La nécessité de plus en plus reconnue de proposer aux élèves des apprentissages significatifs
débouchant sur des applications authentiques,
o La lutte contre l’échec scolaire souvent défini en fonction d’éléments plus ou moins pertinents
pour la formation des individus.

Conclusion :
Il est quasiment difficile de mettre en œuvre l’approche par les compétences dans notre système
éducatif sans la construction et l’élaboration de programmes qui permettent la rationalisation de l’acte
pédagogique et qui vise à développer les compétences et des élèves et des enseignants.
Ces programmes ne peuvent réaliser ces deux objectifs que sous l’angle d’une vision technico-
systémique du processus enseignement/ apprentissage.
Dans le cadre de cette approche, les différentes activités d’enseignement ne doivent pas rendre la
réalisation d’un objectif comportemental comme une finalité en soi, elles doivent partir plutôt d’une
dialectique entre l’objectif général et l’objectif spécifique, en passant par les compétences visées qui
doivent être considérées comme « la dynamo » de l’acte pédagogique dans sa globalité.
L’approche par les compétences, ne peut être efficace qu’à travers l’acte enseignement / apprentissage,
que si elle arrive à rendre l’élève capable de tester des hypothèses, de poser des problématiques, de
résoudre des problèmes, d’analyser des opinions et des idées, etc.
Un acte pédagogique émanant de cette approche n’aura une valeur positive que s’il arrive à rendre
l’élève capable de s’intégrer dans le réel et de s’y impliquer pour changer son milieu, voire son propre
destin.
L’approche par les compétences dans l’enseignement et la formation doit viser à améliorer et à
développer les capacités suivantes : Imaginer, comparer, analyser, synthétiser, appliquer, évaluer,
classer, apporter des critiques….
Enfin, un acte pédagogique partant de l’approche considérée ne peut avoir des résultats positifs que
s’il arrive à rendre l’élève capable de défendre les valeurs et les idéaux positifs de sa société et de
l’humanité comme : la vérité, la justice, le bien, la beauté, l’amour et la démocratie et à repousser la
haine, la violence et les guerres.

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