Bonsoir, je vais commencer par me presenter.
je m’appelle Sokona, j’ai 14ans ;
oui je sais, vous vous dites surement que je suis trop veille pour mon âge .N’Est
ce pas ? Mais c’est normale, c’est ce qui arrive quand on arrive tôt dans un
foyer.
Je viens dune famille Sarakolé et vous savez là-bas, on se marie généralement
entre nous (coussin cousine) et j’ai vraiment beaucoup de cousin sur cette terre
donc je savais bien que tôt ou tard, j’allais épousée l’un de mes nombreux
cousin mais je ne savais pas que arriverai si tôt
Mes parents m’ont mise a l’école et je travaillais bien, j’adorais l’école,
j’apprenais pleins de choses là-bas. J’étais appréciée par tous mes professeurs et
ils n’encourageaient beaucoup .Par contre, dans la famille mes études
n’intéressait personne mais moi je ne me décourageais pas, parce que je voulais
être médecin et on me disait qu’il fallait travailler très dur a l’école pour y
parvenir. Mon rêve c’était de sauver des vies, me sentir importante et utile au
monde, je me voyais déjà avec mon blouson blanc comme un ange entrain de
prendre soin de mes patients. Oui je considère les médecins comme des anges.
Un jour en rentrant de l’école, ma mère m’a appelé et elle m’a demandé de
m’assoir, elle m’a regardé longuement et je commençais à avoir peur, quand
finalement, elle dit ceci : Ma fille, une fille cesse d’être fille lorsqu’elle voit ses
premières règles et toi tu les a vu il ya quelques jours, je suis fière et contente de
voir que ma petite est devenue femme. Je suis ta mère et le rêve de chaque mère
est de voir sa fille dans son foyer avec ses petits enfants et je suis la plus
heureuse des mères en voyant que ce rêve se réalise. Oui ma fille, tu vas te
marier dans une semaine avec l’un de tes cousins.
SOKONA : quoi ?
MERE : oui ma fille, désormais tu dois bien te comporte, tu dois te comporter en
femme et laisser tes comportements de petite fille
Laisser mes comportements de petite fille. Mais en réalité, je n’avais que 11 ans
a l’époque, 11 ans, je devais laisser mes rêves de petite fille et grandir plus vite
que prévue et le pire est que je n’avais pas le choix, je devais tout accepter. Je
lui ai demandé QUI ÉTAIT MON MARI ? Elle ma répondue que c’était
OUSMANE, que nous allons nous marier dans une semaine parce qu’il devait
partir en France
OUSMANE mon cousin, un cousin avec qui j’ai presque toujours vécue, il était
évidemment beaucoup plus âgée que moi, il m’a pris dans ses bras quand jetais
bébé, j’ai même grandie sous ses yeux. Il était un grand frère que je respectais
beaucoup et bientôt mon mari.
Je suis restée bouche B, tout ca allais trop vite pour moi mais la vie est faite
ainsi. Lorsque mes profs ont appris la nouvelle, ils sont essaye d’intervenir mais
c’était sans succès et j’ai perdue tout espoir, Je devais faire face a mon destin.
Durant les unes semaines, on me préparait à être une femme au foyer. On me
disait comment es ce que je devais me comporter devant mon futur mari et
toutes sa famille, on me donnait des astuces de femmes, je recevais vraiment une
formation accélérer, en gros, on m’a fait un vrai lavage de cerveau.
Les unes semaines sont passées et c’était le jour de mon mariage. On a fait
toutes les cérémonies et on m’a lavée la tête comme on le dit chez nous. Ensuite,
on m’a amené dans la chambre nuptiale (kognon so). Une heure plus tard, mon
mari m’a rejoins. Il est venue vers moi et m’a saluer comme si on venait de faire
connaissance et commencer à me déshabiller, je sentais qu’il était gêner et moi
aussi d’ailleurs ensuite, il sest desahabilier aussi. C’était la première fois que je
voyais un homme nu devant moi .il a alors commencer à me faire l’amour,
j’avais très mal car j’étais vierge. Jai versée des larmes et il a arrêté, et m’a fixé,
j’ai vu de la pitié dans ses yeux ensuite il est sorti. Le lendemain, ma belle
famille à organiser une fête en mon honneur parce que mon mari m’avait
deviergée. Tout le monde était content et ils étaient tous impatient que je tombe
enceinte donc chaque soir, mon mari essayait de me faire l’amour mais dés que
nos regards se croisaient, il arrêtait. Nous avons fait une semaine dans la
chambre nuptiale ensuite on s’est installer chez nous (chez ses parents je veux
dire). Il est resté à mes cotés pendant un mois. Les deux familles s’inquiétaient
parce que je n’étais toujours pas enceinte et ils me donnaient beaucoup de
médicament traditionnelle a boire parce que je ne servais qu’a sa, mettre au
monde leurs progénitures. Mais comment pouvais-je tomber enceinte si mon
mari n’arrivait pas à éjaculer ? À chaque fois qu’il essayait de me toucher, je
sentais de la pitié, j’avais même l’impression que je le dégoutais.
Il est parti en France et moi je suis restée ici. Je faisais tout dans la maison :
balayer, piler nettoyer, asphaltier, repasser, préparer, laver… absolument tout. Et
personne ne m’aidais avec les taches ménagères, pourtant j’avais six(6) belles
sœurs et c’est moi dalleurs qui m’occupais d’eux. A croire que j’ai quitte
l’école, mes rêves pour être l’esclave, la bonne de ma belle famille. J’étais trop
malheureuse. Chaque soir, je repensais à l’avenir que j’avais imaginé avant de
venir dans ce foyer, je comparais ce rêve à ma vie actuelle et je me mettais à
pleurer.
Deux années s’est écroulées ainsi, deux(2) ans de tristesses, de désespoir, de
dépression …
Un soir, quelqu’un est venu taper a ma porte, j’ai ouvert, c’était mon beau père ;
il se faisait tres tard, surement qu’il allait me demander de lui faire quelque
choses à manger, mais non. il m’as demander de le laisser entrer , qu’il avait
quelque chose de tres important a me dire ; je l’ai donc laisser entrer puis il a
lui-même fermer la porte a clé , je ne comprenais rien . Il m’a prit violemment
par la main et m’a sorti : « je veux juste te rendre service, ne crie surtout pas
sinon, je te mets dehors et personne ne t’accueilleras, tu seras une honte pour
tout le monde «. J’étais terrifier, je ne reconnaissais plus mon beau père. Il a
enlevé son pantalon et m’a demander de me déshabiller, j’ai refusée alors il m’a
prit par force et m’a déchirer mes habits, m’a jeter sur le lit et a commencer à me
violer encore et encore. J’essayais de me débattre mais il était plus fort que moi.
Il m’a violé, violer avec tellement de plaisir qu’il a jouit en moi ensuite, il s’est
rhabiller, en partant, il m’a dit « sa reste entre nous, d’accord » et il est parti .cet
imbé… il était fier d’avoir violé une petite fille. Il a osé me salir me souiller. Je
me dégoûtais, je n’arrêtais pas de pleurer et trembler .je me suis laver je ne sais
combien de fois cette nuit la. J’espérais me réveillée et voir que c’était juste un
horrible cauchemar mais hélas !
Le lendemain je suis sortie très tôt pour aller voire ma mère, j’avais besoin de
parler à quelqu’un. À qui pouvais-je dire que mon propre beau père m’avait
violée si ce n’est ma mère, elle seule pouvait me comprendre et me soutenir. Je
suis donc allée la voire et je lui disais tout ce qui s’était passé quand elle a
brusquement mis sa main sur ma bouche avant même que je finisse de parler
comme si elle voulait m’empêcher de parler , puis elle m’a dit de ne pas le
répéter ailleurs , que les linges salles se lavent en famille ; que ce n’était pas
aussi grave que ca , ce n’est que mon beau père et elle a ajoutée que le foyer
c’est comme ca ; on te dit tout , on te fait tout et tu supporte tout c’est ca être
femme.
Je n’arrive pas à croire tout ce que ma mère disait, moi qui pensait qu’elle seule
pouvait m’aider mais non ! Je me suis trompée. Je devais me taire une fois de
plus et accepter.
Je me suis tue quand m’a foutue dans ce foyer de merde avec une belle mère
méchante, un beau père pervers, un mari puissant ou impuissant je n’en sais
rien et des belles sœurs horriblement méchantes. Et je dois encore me taire alors
que j’ai été violée par mon propre beau père. Un silence si lourd à porter.
J’ai dis a ma mère que j’avais compris et je suis rentrée chez moi ; j’ai croisée
mon beau père a la porte, je l’ai saluée comme si de rien n’était, en retour il m’a
répondu avec un sourire diabolique.
Et bien oui, vous avez compris, j’ai décidée de me taire parce que je n’avais pas
le choix comme d’habitude. Depuis que je suis venu au monde, on ne fait que
choisir a ma place. Jai décidée d’accepter ceci et d’avancer, après tout ce n’était
qu’une nuit.
J’ai continuée ma routine, j’essayais d’oublier mais c’était impossible
Une semaine après, mon beau père est revenu taper à ma porte. Il a commencé à
venir une fois par semaine, puis DEUX puis QUATRE et finalement tous les
jours. Je me faisais violer tous les jours. J’avais cessée de résister, ce ne servait
rien du tout. Il me dégoûtait et je me dégoûtais aussi, mais je pouvais je faire ?
Mettre fin a ma vie ? J’y ai pensée vous savez mais on dit chez nous que si tu
te suicide eh bien tu vas direct en enfer.
Alors on a continué ainsi pendant DEUX mois puis un jour, on m’a annoncé que
mon mari allait venir dans un mois et le mois suivent j’ai commencée à avoir
des nausées, des vertiges, des maux de tête etc.… au début, on pensait tous dans
la famille que c’était le paludisme donc je prenais les médicaments
traditionnelles mais ca n’aillait toujours pas. On a fini par m’amener a L’Hôpital
et effectivement jetais belle et bien enceinte de DEUX mois.
Tout le monde était choqué à part mon beau père bien sûr. Ma belle mère et mes
belles sœurs me traitaient de pute. Moi je pleurais seulement je pensais a
l’arriver de mon mari. Comment pourrais-je le regarder dans les yeux ?
Ma belle mère était tellement furieuse qu’elle a convoquer une réunion de
famille. Elle a convoquée tout le monde : les oncles, les tantes, les cousins et
cousine pour parler de ma grossesse, elle voulait m’humilier devant tout le
monde.
Une fois la réunion commencé, on m’a fait assoir au milieu et les oncles m’ont
demandé qui était le père de mon enfant. C’était la première fois ou on donnait
la parole donc j’en ai profitée. J’ai répondue que c’était mon beau père en le
regardant dans les yeux, pour la première je n’avais pas peur de l’affronter, j’ai
ajoutée que sa faisait plus de DEUX mois qu’il me viole tous les soirs .ma belle
mère n’arrivait pas a le croire, elle me traitait de menteuse. Les oncles lui ont
demandé si ce que je disais était vrai et il a reconnu que c’était bien lui le père
de l’enfant .ma belle mère n’arrivait plus a parler. Je sentais qu’on allait enfin
me rendre justice, que j’allais enfin être libre de se fardeau jusqu’a ce que les
oncles me disent ceci : cette affaire n’est pas vraiment grave, c’est un homme de
la famille qui l’a enceinte, c’est le même sang qui coulera dans les veines de
l’enfant, donc elle restera notre belle fille et son mari sera le père de l’enfant.
Je ne comprenais rien du tout j’ai répliquée : mais mon mari n’est pas le père de
mon enfant et il vient dans une semaine comment pourrai je dormir a c’est
cotes ? ET ils m’ont répondu que ce qui c’est passer entre mon beau père et moi
c’était juste un incident et que mon mari reste mon [Link] cette histoire est
close et que tout le monde pet aller a ses occupations. Je suis rentrée dans ma
chambre
Un incident ! Depuis quand le viole est un incident ? Depuis quand tomber
enceinte du père de son mari est un incident ? INCIDENT ! Drôle d’incident.
Comment pourrais-je regarder mon mari dans les yeux ? Comment pourrai-je lui
dire que je vais donner naissance à son-demi-frere ou sœur ? Comment es que
qu’il pourrait avoir du respect a mon égard en sachant que j’ai couchée avec son
père ? Comment ma belle mère et ses filles allaient me traiter après tout ca ?
J’imaginais les regards dans la rue
Ma tête n’était remplie que de question. Pourquoi moi ? Pourquoi c’est moi qui
devrai subir tout ca. Je ne me sentais plus capable de vivre sous le même toit que
ses monstres, je ne pourrais pas supporter alors j’ai pris quelque affaire et je me
suis enfuis très tard la nuit. C’est comme ca que j’ai atterrie ici. J’ai décidée de
garder cet enfant que je porte parce qu’il n’est pour rien. C’est la première fois
que je décidée de ma vie, que je décidé de la prendre en main et je crois que
pour la première fois j’ai fais le bon choix .il me reste une dernière chose à
faire ; celles de réaliser mon rêve, de devenir médecin, mon rêve de sauver des
vies, de donner espoirs. Je me demander s’il n’est pas trop tard pour le réaliser.