Niveau : Tle D
THEME 1 : MECANIQUE
LEÇON 4 : AUTO-INDUCTION
Durée : 4 heures
HABILETES CONTENU
Définir le flux propre.
Connaître l’expression du flux propre
Expliquer le phénomène d’auto-induction.
Connaître la loi de l’auto-induction.
Déterminer l’inductance L d’un solénoïde.
Connaître l’unité d’inductance.
les expressions :
Connaître - de la tension aux bornes d’une bobine.
- de l’énergie magnétique emmagasinée dans une bobine.
- la force électromotrice d’auto-induction.
Déterminer - la tension aux bornes d’une bobine.
- l’énergie magnétique emmagasinée dans une bobine.
Appliquer la loi de l’auto-induction.
MATERIELS PAR POSTE DE TRAVAIL SUPPORTS DIDACTIQUES :
- Schémas sur polycopies
- Fiche TD
-
-
BIBLIOGRAPHIE :
Eurin-gié, Arex, Internet, Guides et programmes
PRE-REQUIS :
- VOCABULAIRE SPECIFIQUE :
-
-
STRATEGIES DE TRAVAIL ET CONSIGNES PARTICULIERES
PLAN DU COURS
1. Comportement d’une bobine dans un circuit : le phénomène d’auto-induction
1.1. Expérience 1 : Retard à l’allumage d’une lampe
1.1.1. Schéma du montage
1.1.2. Observations
1.1.3. Conclusion
1.2. Expérience 2 : visualisation du phénomène à l’oscilloscope
1.2.1 Montage expérimental
1.2.2. Analyse des oscillogrammes
1.2.3. Conclusion
2. Flux propre et inductance d’une bobine
2.1. Flux propre d’une bobine
2.2. L’inductance d’une bobine
3. Force électromotrice d’auto-induction
3.1. Expression de l’auto-induction
3.2. Loi d’Ohm aux bornes d’une bobine
3.2.1. Cas d’une Bobine idéal
3.2.2. Cas d’une bobine réelle
3.3. Vérification expérimentale
3.3.1. Montage
3.3.2. Observation
3.3.3. Vérification de l’expression de la f.é.m.
4. Energie électromagnétique emmagasinée dans la bobine
4.1. Puissance reçue par la bobine
4.2. Expression de l’énergie emmagasinée dans la bobine
Trace écrite
Moments
Stratégies Activités
Activité élèves
didactiques/
Durée pédagogiques Professeur
AUTO-INDUCTION
Les élèves
Questions- Rappels/
Présentation répondent aux
réponses pré requis
questions
Situation d’apprentissage
En regardant un documentaire sur la chaîne Discovery science, une élève en
classe de Tle C au Lycée Ste Marie de Cocody apprend que le retard mis par
certaines lampes fluorescentes à s’allumer normalement est dû au fait qu’elles
contiennent une bobine.
En classe, toute contente et émue d’avoir appris quelque chose de nouveau
elle partage l’information avec ses camarades. Ensemble, elles décident
d’expliquer le phénomène d’auto-induction, de déterminer la f-é-m d’auto-
induction, la tension aux bornes d’une bobine, l’énergie emmagasinée dans une
bobine et d’appliquer la loi de l’auto-induction.
1. NOTION DE FLUX MAGNÉTIQUE
1.1. Vecteur surface
Considérons un circuit fermé plan orienté (on choisit un sens positif pour le
contour de la surface). On appelle vecteur surface 1⃗ = S.34⃗ caractérisé par :
son point d’application : le centre de la surface
direction : perpendiculaire à la surface
sens : déterminé par la règle de la main droite : les doigts courbés
indiquent le sens + et le pouce indique le sens de 4S⃗.
norme : la valeur S de la surface (en m2)
4⃗.S
6 4⃗.S
6 4⃗
6
4⃗
6
1.2. Définition du flux magnétique
Le flux magnétique à travers un contour délimité par une surface S est le nombre
de lignes de champ qui traverse ce contour fermé. Son expression est :
= 47 4⃗ = B.S×cos ; avec = (7
4⃗.8 4⃗) avec 8
44⃗, 8 4⃗ = S.6
44⃗
Le flux magnétique s’exprime en Weber (symbole : Wb)
Champ uniforme
44⃗
<
+ =⃗ =⃗
+
=⃗ α α <44⃗
+ 4<
4⃗
44⃗
<
ϕ = B.S ϕ= ϕ=0
Remarque :
4⃗
[Link]α
Si le champ magnétique B est ∥ à 4n⃗S alors = B.S
et si la surface est délimitée par un circuit bobiné comportant N spires
on a : = N.B.S
2. MISE EN ÉVIDENCE EXPÉRIMENTALE DU
PHÉNOMÈNE D’AUTO-INDUCTION
2.1. Expérience
2.1.1. Montage
Dans le montage suivant les deux lampes sont identiques
Le conducteur ohmique et la bobine ont la même résistance.
(L, R)
I1 L1
I2 L2
R
K
2.1.2. Observations
Lorsqu’on ferme l’interrupteur K la lampe L2 s’allume instantanément mais L1
s’allume progressivement puis fini par avoir le même éclat que L2.
Lorsqu’on ouvre K, la lampe L2 s’éteint très tôt alors que L1 s’éteint
progressivement.
2.1.3. Conclusion
La bobine est donc la cause du retard à l’établissement et à l’annulation du
courant dans la branche 2.
2.2. Visualisation du phénomène à l’oscilloscope
2.2.1. Montage
Y2
I A
la voie Y1 visualise les variations de UBM aux bornes
du conducteur Ohmique, donc de l’intensité du
courant
la voie Y2 visualise la tension rectangulaire UAM aux
B Y1 bornes du générateur.
M
2.2.2. Visualisation
UAM
Lorsque la tension aux bornes du
générateur est maximale, l’intensité
du courant n’atteint pas
t(s) immédiatement sa valeur maximale.
0
De même si la tension est nulle, le
courant i diminue progressivement
UBM = R.i
avant de s’annuler
t(s)
0
3. CARACTERISTIQUES DE L’AUTO INDUCTION
3.1. Flux propre d’une bobine
34⃗
d
4B⃗
ℓ
I
I
La bobine est constituée de N spires, le flux du champ magnétique à travers cette
bobine est son flux propre.
ϕP = N.B.S
3.2. Inductance d’une bobine
On montre que le flux propre d’une bobine est proportionnel à l’intensité I du
courant qui le traverse. ϕP = L.I (L est l’inductance de la bobine, une grandeur
ϕD E L. I
caractéristique propre à chaque bobine)
ST UV 8
B GH I
ϕD E N. B. S E I
Surface S (en m2)
W
L=
ℓ en mètre (m)
μF donc
ℓ
L en Henrys (H)
3.3. Force électromotrice d’induction
Lorsque le flux propre à travers une bobine varie, il apparait à ses bornes une
f.é.m d’auto-induction notée e.
KL NO
e=− ϕL = L.i donc e = − L.
KM NP
; e s’exprime en volt (V)
N.B : e et i ont toujours le même sens.
3.4. Courant d’auto-induction
Dans un circuit fermé de résistance R l’intensité du courant d’auto-induction est :
Q KL
; e=− X YZ
R KM i=−
i= d’où
R Y[
3.5. Tension aux bornes d’une bobine
La bobine est un récepteur donc la tension à ses bornes est positive en
convention récepteur : Son symbole et son schéma équivalent est :
e ri
(L, r)
A I B
A I B r
NO
uAB > 0
uAB = ri – e ; soit uAB = ri + L
NP
Remarque :
Dans le cas où la bobine est une inductance pure, sa résistance est
NO
NP
nulle et la tension à ses bornes s’écrit : uAB = L
En régime permanent, le courant est constant (i =cte), la tension
aux bornes de la bobine s’écrit uAB = ri : la bobine se comporte
comme un conducteur ohmique.
4. ÉNERGIE EMMAGASINÉE DANS UNE BOBINE
4.1. Puissance reçue par une bobine
La puissance reçue par la bobine est p = uAB×i
]^ ]^
or uAB = ri + L ; p = (ri + L ).i ; NO
]_ ]_
p = rOV + Li = fPg + fh
NP
4.2. Énergie emmagasinée
a
L’énergie emmagasiné dans une bobine est : E = ri` t + Lb ` mais pour une
`
bobine d’inductance pure (r =0) on a :
]^ ] a ]e a
cd = Li ( Lb ` ) = Lb `
]_ ]_ ` ]_
= ; par analogie
`
E=
4.3. Étincelle de rupture
Lorsqu’on ouvre l’interrupteur d’un circuit contenant une bobine l’energie
magnétique libérée par celle-ci se reporte aux bornes de l’interrupteur et fait
apparaitre de l’étincelle.
L’étincelle peut détériorer les contacts et l’isolation de cette interrupteur. Pour
prévenir ce desagrément, on réalise des dérivations qui n’interviennent pas dans
le fonctionnement normal du circuit.
K K
C
(L, r) (E, r) (L, r)
(E, r)
R
À l’ouverture du circuit, l’énergie libérée par À l’ouverture du circuit, l’énergie libérée par
la bobine est stockée par le condensateur C la bobine est dissipée par la résistance R
SITUATION D’EVALUATION 1
Au cours d’une séance de travaux dirigés, un groupe d’élèves de la TD1 du
Lycée Moderne de Bonon étudie la tension aux bornes d’un solénoïde
parcouru par divers courants
Le solénoïde de longueur
ℓ = 50cm et de diamètre d = 5cm
de résistance r = 2 Ω comporte
N = 1000 spires jointives.
Expérience 1 : le
solénoïde est parcouru par
un courant d’intensité I =
2 A.
Expérience 2 : ils utilisent
un courant dont l’intensité varie en fonction du temps (voir figure ci-
contre)
On prendra i ` = 10 et µ0 = 4π.10-7 SI
Etant de ce groupe tu es désigné pour déterminer ces différentes tensions
1. Calcule l’inductance L du solénoïde.
2. Détermine, au cours de la première expérience :
2.1. L’intensité du champ magnétique j 4⃗ à l’intérieur du solénoïde.
2.2. La tension aux bornes du solénoïde.
2.3. L’énergie magnétique emmagasinée dans le solénoïde
3. Détermine, au cours de la deuxième expérience, dans chaque phase :
3.1. La f.é.m. d’auto-induction e.
3.2. L’intensité bklm du courant.
3.3. La tension aux bornes de la bobine.
SITUATION D'EVALUATION 2
Au cours d'une séance de travaux pratiques au laboratoire du lycée
moderne 2 de Daloa, Le professeur physique-chimie met à la disposition d'un
groupe d'élèves de la terminale C, un solénoïde de longueur ℓ = 41,2cm
comportant N = 400 spires de rayon r = 2,5cm et de résistance négligeable.
Ces élèves décident de comprendre le comportement du solénoïde et de
déterminer expérimentalement la valeur son l'inductance.
- Dans une première étape, ils réalisent
une expérience dont le schéma du
montage et la description sont donnés
ci-dessous (figure 1). Lorsque les élèves
ferment de l'interrupteur K, Ils
observent que la lampe L1 s'allume avec
un léger retard par rapport à L2.
- Dans une deuxième étape, ils réalisent
l'expérience dont le schéma du montage
et la description sont donnés ci-dessous (figure 2). Le conducteur
ohmique a une résistance R = 2kΩ. Ils observent sur l'écran de
l'oscilloscope bicourbe la tension u1 aux bornes du conducteur ohmique
et u2 aux bornes du solénoïde.
Joins-toi au groupe pour interpréter le comportement de la lampe L1 et pour
déterminer la valeur expérimentale du solénoïde.
1. Interprète le phénomène observé dans la première expérience. Donne son
nom.
2. Détermine théoriquement l'inductance Lth du solénoïde.
3. Ecris relation entre la tension u1 et la tension uR selon la loi d'ohm aux
bornes du conducteur ohmique et exprime u1 en fonction de R et i.
4. Ecris la relation entre la tension u2 et la tension uL selon la loi d'ohm aux
di
bornes du solénoïde et exprime u2 en fonction L et dt puis en fonction L, R et
du1
dt .
5. Les réglages de l'oscilloscope sont : voie 1 : 3V/div ; voie 2 : 1mV/div ;
base de temps : 1ms/div.
du1
5.1 détermine dans l'intervalle [0 ; 3ms] la valeur de k = dt ;
5.2 donne dans le même intervalle, la valeur de u2 et déduis la valeur
expérimentale de l'inductance Lexp du solénoïde. Compare Lexp et Lth