MPSI Lycée technique Errazi
Pr,Ing. ESSALHIOUI Karam Problème de préparation CPGE -Eljadida-
Problème : Suites et continuité
1 Partie I : suite de Cauchy et applications
Définition 1 : Soit (un ) une ssuite de nombres réels ou complexes. On dit que (un ) est de
Cauchy si elle verifie la condition de Cauchy suivante :
∀ > 0 ∃n ∈ N, ∀m, n ∈ N, si m, n ≥ n alors |um − un | ≤
.
A. Critere de Cauchy : Soit (un ) une suite réelle.
1. Montrer que si (un ) converge, alors (un ) est de Cauchy. Qu’en est il si un est complexe ?
2. On suppose que (un ) est de Cauchy et qu’elle admet une sous suite uφ(n) gui converge vers
une limite l. Montrer que (un ) converge vers l
3. Montrer que si (un ) est une suite de Cauchy. alors elle est bornée.
4. En déduire que toute suite réelle de Cauchy converge.
Soit (un ) une suite complexes qui est de Cauchy. Pour tout n ∈ N , on pose xn = Re((un ),
la partie réelle de (un ), yn = Im((un )), sa partie imaginaire.
5. Montrer que (xn ) et (yn ) sont de Cauchy.
6. En déduire que (un ) converge.
On a donc démontré le résultat suivant :
Résultat 1 : Soit (un ) une suite de nombres réels ou complexes, Alors (un ) converge si et seulement
si elle est de Cauchy.
Donc pour toute suite réelle ou complexe ;
(un ) converge ⇐⇒ ∀ > 0 ∃n ∈ N, ∀m, n ∈ N, si m, n ≥ n alors |um − un | ≤
B. UnePpremière application Soit (un ) une suite réelle ou complexe, pour tout n ∈ N∗ , on
note Sn = nk=1 uk et Tn = nk=1 |uk | On suppose que (Tn ) est majorée.
P
1. Montrer que (Tn ) converge.
2. En déduire que (Sn ) converge.
3. On pose vn = nk=1 sin(k)
P
k2
Pn 1
(a) Montrer que une suite (un ) de terme général wn = k=1 k2 converge.
(b) En déduire que (vn ) converge.
[Link] deuxième application. Soit a, b ∈ R tels que a < b et f ; [a, b] → [a, b] une application.
On suppose que
∃k ∈ [0, 1[ tel que ∀x, y ∈ [a, b], |f (x) − f (y)| ≤ k|x − y|
.
1. Montrer qu’il existe un seul l ∈ [a, b] tel que f (l) = l. Un tel réel l est dit un point fixe de f .
2. Soient c ∈ [a, b] et (xn ) la suite définie par x0 = c et xn+1 = f (xn ) pour tout n ∈ N.
(a) Montrer gue ∀n ∈ N, |xn+1 − xn | ≤ k n |x1 − x0 |.
(b) En déduire que (xn ) converge et lim xn = l.
Pn
[Link] Troisième application Soient (xn ) et (an ) deux suites réelles. On pose Xn = k=1 xk
pour tout n ∈ N∗ . On suppose qu’on a les 2 hypothèses suivantes :
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— (h1 ) (an ) est décroissante et lim an = 0.
— (h2 ) La suite (Xn ) est bornée.
Pn
Soit M > 0 tel que ∀n ∈ N∗ , |Xn | ≤ M. On pose Sn = k=1 ak x k
1. Montrer que :
n+p−1
X
∀n ∈ N∀ p ∈ N∗ Sn+p − Sn = −an+1 Xn + (ak − ak+1 ) Xk + an+p Xn+p
k=n+1
2. En déduire que pour tout n ∈ N et p ∈ N∗ , on a
|Sn+p − Sn | ≤ 2an+1 M
3. Déduire que (Sn ) converge.
Pn sin(k)
4. Pour n ∈ N ∗ , on pose Tn = k=1 k
. Montrer que (Tn ) converge.
2 Partie 2 : Critère de Cauchy pour les fonctions
A. Critere de Cauchy pour les fonctions : Soient I un intervalle de R, a ∈ I et f une
application réelle définie sur.I \{a}.
Definition 2 ; On dit que f vérifie le critère de Cauchy en a si et seulement si :
(CC) : ∀ > 0 ∃r > 0/∀x, y ∈ I\{a}, si |x − y| < r alors |f (x) − f (y)| ≤ .
1. On suppose que f admet une limite finie l en a. Montrer que f vérifie (CC).
2. Réciproquement, on suppose que f vérifie le critère de Cauchy en a, Soit (an ) une suite
d’éléments de I\{a} qui converge vers a.
(a) Montrer que (f (an )) converge. On note l sa limite.
(b) Montrer que f admet l comme limite en a.
(c) Conclure,
B. Applications. Soient I un intervalle de R, f : I −→ R une application.
Définition 3 : On dit que f est uniformément continue sur I si elle vérifie :
(CU ) : ∀ > 0 ∃r > 0/∀x, y ∈ I, si |x − y| < r alors |f (x) − f (y)| ≤ .
(a) On suppose que f est uniformément continue sur I. Montrer que f est continue sur I.
(b) Montrer que si f est Lipschitzienne sur I, alors, elle est uniformément continue sur I.
(c) On suppose que I = [a, b] où a, b ∈ R tels que a < b et que f : [a, b] −→ R est
uniformément continue sur [a, b[. Montrer que f admet une limite finie en b
(d) On se propose de démontrer le théorème suivant :
Résultat 2 : Soient [a, b] un segment de R non réduit à un point. f : [a, b] → R
une application. Alors f est continue sur [a, b] si et seulement si elle est uniformément
continue sur [a, b].
Le sens réciproque est déjà démontré. On va démontrer le sens direct par l’absurde. Suppo-
sons, donc, que f est continue sur I mais non uniformément continue sur I. Donc :
∃ > 0/ ∀r > 0 ∃(x, y) ∈ I telsque |x − y| < r et |f (x) − f (y)| >
Fixons un tel .
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(a) Montrer que l’on peut construire deux suites (xn ) et (yn ) d’ éléments de [a, b] telles que
1
∀n ∈ N |xn − yn | < et |f (xn ) − f (yn )| >
n+1
(b) Montrer qu’il existe une application φ : N −→ N strictement croissante telle que xφ(n)
et (yφ (n)) convergent et que elles ont la même limite c.
(c) Déduire une absurdité et conclure.
(a) Donner, avec justification, une fonction qui soit continue sur [−1, 0[ mais non unifor-
mément continue sur [−1, 0[.
Fin de l’épreuve.
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