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Étude du GSM et identification mobile

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Compte – Rendu de TP

GSM

( Global System for Mobiles )

Julien GUELLEC & Alexandre GERMONNEAU

GTR 202
Étude du GSM avec les :

Sagem OT 160 Sagem OT 260

&

Global System for Mobiles -1- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
1. Introduction

Le GSM ( pour Global System for Mobiles ) est une technologie de téléphone
cellulaire. Cette technologie est issue d'un groupe français qui commença son étude à partir
de 1982. Elle permet l'accès au RTCP ( Réseau Téléphonique Commuté public ) à partir d'un
terminal portatif.

Le GSM opère à 900MHz et à 1,8 GHz en Europe et à 1,9 GHz aux Etats-Unis. Les
téléphones GSM comprennent une carte SIM (Subscriber Identity Module) qui contient les
informations concernant l'utilisateur de l'appareil.

Le GSM repose sur un fonctionnement « cellulaire », c'est-à-dire sur un découpage de


la zone géographique en plusieurs cellules :

Chaque cellule GSM dispose d'une Station Radio


de Base ( BTS ) qui agit sur un ensemble de
canaux radios, différents de ceux utilisés dans les
cellules voisines pour éviter les interférences.

Ce mode de subdivision permet d'utiliser à


nouveau les mêmes fréquences dans des cellules
éloignées.

Cette station BTS est quand à elle reliée à une station BSC qui est en charge de
l'allocation des fréquences, de la décision ( éventuelle ) d'un saut de fréquence et de son
exécution ( nous verrons plus dans le détails ce dont il en retourne ). Les stations BSC sont
reliées aux MSC qui gèrent, entre autre, les identités temporaires des abonnés ( via les VLR ),
et la commutation avec le réseau RTCP.

En raison du nombre sans cesse croissant d'utilisateurs, les opérateurs sont amenés à
réduire le diamètre des cellules pour augmenter la capacité du système (et donc du nombre
d'utilisateurs). Une conséquence de ce choix est la diminution de la distance de réutilisation
des fréquences, autrement dit de la distance entre deux cellules du même canal.

Enfin, pour terminer cette approche, le standard GSM utilise la technologie d'accès à
division de fréquence (FDMA) associé à celle d'accès à division de temps (TDMA).

Global System for Mobiles -2- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
2. Étude des différents numéros d'identification

2.1. Étude de l'IMEI

◊ L'IMEI ( International Mobile Equipment Identity ), est un numéro unique spécifique


à chaque mobile ( un peu comme une @MAC pour une carte réseau ). Il peut être obtenu,
sur la plupart des téléphones, par la combinaisons des touches *#06#.

En cas de vol, la déclaration du code IMEI permet d'interdire l'accès au réseau à ce


mobile. Il est inscrit dans le logiciel, mais peut être reprogrammé ( à l'aide d'un logiciel
adéquat ).

L'IMEI est codé sur 15 digits ( ou 16 pour l'IMEISV ). Il se découpe ainsi :

– le TAC ( Type Approval Code ) : codé sur 6 digits fourni au constructeur lorsque le
mobile à passé l'agrément,

– le FAC ( Final Assembly Code ) : codé sur 2 digits et identifie l'usine de fabrication,

– le SNR ( Serial Number ) : codé sur 6 digits,

– Spare : codé sur 1 ou 2 digits et représente la version logiciel du terminal.

◊ Nous relevons le code IMEI du mobile OT160 : 350833 82 004647 2, soit :

– le TAC : 350833
– le FAC : 82
– le SNR : 004647
– Spare : 2

◊ Le code identifiant l'usine ayant fabriqué l'appareil est le FAC, soit ici 82. Ce numéro
n'a absolument aucun rapport avec le numéro de téléphone associé à l'abonnement, puisque
( heureusement pour les constructeurs ), une usine fabrique plus d'un téléphone ! Ce numéro
permettra, en cas de défaut de l'appareil, de retrouver une trace de sa construction ( et de
virer le technicien qui à fait la bourde ! ).

Global System for Mobiles -3- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
2.2. Étude de l'IMSI

◊ L'IMSI ( International Mobile Subscriber Identity ), est un numéro ( unique )


identifiant l'abonné. Il est confidentiel et transmis le moins souvent possible pour éviter
qu'une personne se fasse passer pour l'abonné. L'IMSI est invariant dans le temps, il sera
renouvelé que si l'utilisateur change de carte SIM ( celui-ci étant stocké dessus ). C'est
d'ailleurs « à cause » de ce numéro qu'on demande, lors de la première souscription d'un
abonnement, une pièce d'identité au client.

L'IMSI est codé sur 15 digits ( mais sur 18 dans la carte SIM ) et se compose ainsi :

– le MCC ( Mobile Country Code ) : codé sur 3 digits et identifie l'indicatif du pays
domicile de l'abonné,

– le MNC ( Mobile Network Code ) : indicatif identifiant l'opérateur,

– le MSIN ( Mobile Subscriber Identification Number ) qui est le numéro de


l'abonné à l'intérieur du réseau GSM.

◊ Nous relevons le code IMSI de la carte SIM : 08 2 9 80102510261759, soit :

– longueur de l'IMSI : 08 ( <=> 8 octets <=> 15 digits )


– premier digit du MCC : 2 [...]
– codage bit de parité : 9
– reste de l'IMSI :
– MCC : [...] 80
– MNC : 10
– MSIN : 2510261759

sachant que pour décoder les informations citées ci-dessus, nous devons inverser 2 à 2 les
10 derniers digits, le décryptage de l'IMSI de notre carte SIM est le suivant :

– longueur de l'IMSI : 08
– premier digit du MCC : 2 [...]
– codage bit de parité : 9
– reste de l'IMSI :
– MCC : [...] 08 ( 208 <=> France )
– MNC : 01 ( <=> France Télécom )
– MSIN : 5201627195 ( <=> numéro identifiant l'abonné )

Global System for Mobiles -4- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
◊ Nous avons déjà expliqué que ce numéro était personnel, et unique à l'abonné. Il
permet de l'identifier sur le réseau GSM et est strictement confidentiel. C'est pour cette
raison qu'il est stocké sur la carte SIM, un peu comme une carte d'identité qu'un individu
porte dans son porte-feuilles et qui l'identifie lui, et lui seul.

Ce numéro à un rapport avec le numéro de téléphone « classique » associé à


l'abonnement dans la mesure où il permet d'identifier l'abonné, et donc, de retrouver son
numéro d'appel.

2.3. Étude du TMSI

◊ Nous venons de voir que l'IMSI était confidentiel et qu'on évitait, autant que possible,
de le transmettre sur le réseau GSM. C'est pour cela qu'est introduit le TMSI ( Temporary
Mobile Subscriber Identity ) qui à pour rôle de remplacer, provisoirement, l'IMSI et donc
d'identifier l'abonné. Ce numéro est renégocié régulièrement auprès de la station BTS locale.

◊ Nous relevons le code TMSI qui nous à été attribué : 01 BE B5 ED. Nous constatons
qu'il est codé sur 8 digits ( soit 10 digits de moins que l'IMSI ). Cela n'est probablement pas
un hasard, puisqu'un numéro d'appel « classique » est codé sur 10 digits, et que nous
voulons, ici, garder le plus de confidentialité possible.

2.4. Les autres numéros présents dans la carte SIM

◊ Analysons les autres numéros que nous pouvons trouver sur la carte SIM :

( dans le menu SIM Info )

– KC info
– IMSI
– Lock Info
– Liste BA
– Rx préférés
– Rx interdits
– Groupe ID1
– Groupe ID2
– Administration

Global System for Mobiles -5- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
2.5. Conclusion

IMEI IMSI TMSI


Identification du mobile auprès du réseau lors de la
première mise sous tension

Connaître le numéro de l'abonné

Faire un appel sortant, une fois que le mobile est identifié


par le réseau

Faire un appel entrant, une fois que le mobile est identifié


par le réseau

S'assurer que le terminal n'est pas un appareil volé

S'assurer que l'abonné a bien le droit d'utiliser le réseau

Lorsqu'une personne, sur un poste fixe, veut joindre une autre personne sur son téléphone
portable :

– il commence par composer son numéro « classique » ( <=> le MSISDN de la


forme 06 87 81 03 69 ),
– L'appel est acheminé jusqu'à une passerelle ( <=> le GMSC ) qui va gérer la
commutation entre le RTCP et le réseau GSM ( cf Introduction ),
– Le GMSC interroge ensuite le HLR pour savoir où se trouve l'abonné à joindre,
toujours avec le numéro MSISDN,
– Le HLR va substituer le MSISDN par l'IMSI et interroger le VLR pour avoir
l'identité temporaire de l'abonné.
– Le VLR substitue l'IMSI par le MSRN ( pour plus de confidentialité ) et le
retourne à l'HLR,
– ce dernier le renvoie à son tour au GMSC, qui va interroger son collègue le VMSC,
– qui va, enfin, substituer le MSRN par le TMSI et établir la liaison avec l'abonné.

Global System for Mobiles -6- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
3. Étude de l'interface radio (couche 1)

3.1. Rappel de cours

◊ Nous avons déjà parlé des types de multiplexages utilisés ( simultanément ) sur le
réseau GSM. Ces derniers sont :

– technologie d'accès à division de fréquence : FDMA


– technologie d'accès à division de temps : TDMA

Voyons les un peu plus dans le détail :

a) Le FDMA ( Frequency Division Multiple Access )

L'accès multiple par répartition en fréquence


(ou AMRF, en anglais Frequency Division
Multiple Access ou FDMA) est un mode de
multiplexage destiné à la téléphonie mobile.

Il s'agit d'un découpage en bande de


fréquences de manière à attribuer une partie
du spectre à chaque utilisateur. De cette
manière, chaque utilisateur se voit attribué
une bande de fréquences distincte.

En GSM, N = 124 canaux

b) Le TDMA ( Time Division Multiple Access )

Le TDMA est une méthode d'accès qui se


base sur la répartition de ressources dans le
temps. Chaque utilisateur émet ou transmet
dans un intervalle de temps concret dont la
périodicité est définie par la durée de la
trame.
Dans ce cas, pour écouter l'utilisateur N, le
récepteur n’a qu’à considérer l’intervalle de
temps N associé à cet utilisateur.
En GSM, N = 8 Time Slots

------------------------------------------

=> En combinant ces 2 technologies de multiplexage, on arrive, pour le GSM, à utiliser :

124 x 8 = 992 canaux

ce qui n'est évidemment pas cohérent avec le nombre d'utilisateurs de téléphones


mobiles, soit environ 42 382 800 au 2ème trimestre 2005 !!!

=> Pour pallier à ce problème, nous allons étudier, un peu plus loin, le réseau cellulaire.

Global System for Mobiles -7- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
c) Le Fading

◊ Le fading est la diminution momentanée de la puissance d'un signal radioélectrique à


l'entrée d'un récepteur, due aux conditions de propagation des ondes.

Le fading ( ou l’évanouissement du signal ) est le résultat de la somme algébrique des ondes


(directes + réfléchies) :

– Les ondes sont en phases, le signal reçu est amplifié,


– Les ondes sont en opposition de phase, le signal est atténué => évanouissement.

Pour pallier aux fadings, on émet en changeant de porteuse régulièrement, d'une façon
pseudo-aléatoire. L'évanouissement va apparaître à fréquence donné, à un moment donné,
en un lieu donné et en fonction des réflections multiples et trajets de l'onde, des immeubles,
des voitures, etc...

En changeant de fréquence constamment on transmet les données sur une multitudes de


porteuses. Les canaux ( suite de fréquences porteuses) sont définis et chaque portable
commute d'un canal à l'autre sans chevauchement de fréquences, même si elles sont
proches : c'est le principe du Handover.

3.2. Analyse spectrale

Voies descendantes :

Fmin (MHz) Fmax (Mhz)


GSM 935 + (0,2 x 1) = 932,2 935 + ( 0,2 x 124 ) = 959,8
DCS 1800 1805,2 + [0,2 x (512 – 512)] = 1805,2 1805,2 + [0,2 x (885 – 512)] = 1879,8
E-GSM 935 + [0,2 x (975-1024)] = 925,2 935 + [0,2 x (1024-1024)] = 935

Voies montantes :

Fmin (MHz) Fmax (Mhz)


GSM 932,2 – 45 = 887,2 959,8 – 45 = 914,8
DCS 1800 1805,2 – 45 = 1760,2 1879,8 – 45 = 1834,8
E-GSM 925,2 – 95 = 830,2 935 – 95 = 840

Global System for Mobiles -8- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
◊ On force maintenant l'OT 160 à utiliser la bande GSM uniquement :

( menu (4) > Forcing Functions > set band > 900 MHz )

◊ On règle l'analyseur de spectre pour visualiser la bande descendante du GSM :

( Fmin = 930 Mhz [...] Fmax = 960 Mhz )

◊ Puis on relève le chronogramme suivant, correspondant à la voie balise :

La voie balise permet au mobile de


se raccorder en permanence à la
station BTS la plus favorable.

Il mesure la puissance du signal


reçu sur la voie balise
correspondant à une fréquence
particulière de l’ensemble des
fréquences allouées à cette
station.

Lors d’une mise sous tension,


pendant l’état de veille et pendant
une communication, le mobile
scrute les voies balises pour
connaître les stations avoisinantes
susceptibles de l’accueillir en cas
de Handover.

Cette voie balise étant émise en permanence, nous l'utilisons pour mesurer la largeur d'une
voie de conversation, soit ici : 320 kHz.

En comparant ce résultat au critère de Nyquist pratique ( B = 0,8 x R ), on trouve :

Théorique : 0,8 x 270 = 216


Pratique : 0,8 x 320 = 256

Global System for Mobiles -9- Julien Guellec & Alexandre Germonneau
◊ Réglons maintenant l'analyseur de spectre pour visualiser la voie montante :

( Fmin = 890 Mhz [...] Fmax = 915 Mhz )

◊ On relève le chronogramme suivant :

Pour pouvoir observer ce


chronogramme, nous avons émit
un appel vers le numéro de la
boîte vocale orange (888).

Tous les « pics » que l'on aperçoit


sur ce chronogramme sont en fait
les différentes porteuses, utilisées
par l'appareil pour porter notre
signal lors de la « conversation ».

◊ Maintenant, nous paramétrons l'analyseur de spectre pour pouvoir observer, de plus


près, l'une de ces porteuse. On relève le chronogramme suivant :

Nous observons plusieurs « pics »


qui correspondent en fait à des
bursts : c'est le moment où notre
mobile parle. Le réseau GSM
autorise se dernier à émettre ces
bursts, pendant un intervalle de
temps définis ( appelé Time Slot )
et qui dure ( pour le TDMA utilisé
en GSM ) 576,92 µs. Ici nous
trouvons 550 µs.

Le reste du temps ( intervalles


entre les bursts ) est alloué à 7
autres utilisateurs.

C'est le principe du TDMA qui


découpe la bande passante pour la
distribuer à plusieurs utilisateurs.

Nous savons également que la trame TDMA ( celle qui regroupe les 8 utilisateurs ), dure :

0,57692 x 8 = 4,61536 ms

Global System for Mobiles - 10 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


Ce que nous nous empressons de vérifier :

On trouve ici, entre les 2 markers,


un intervalle de temps de 4,6 ms,
ce qui correspond à la valeur
théorique.

=> Notre téléphone « parle » tout


les 4,6 ms

Ce schéma résume ce que nous venons d'aborder :

– 1 trame est composée de 8 Time Slots et dure 4,615 ms => elle permet à 8
utilisateurs de se partager le temps sur 1 même fréquence,

– chaque Time Slot dure 0,57692 ms, et permet l'émission de bursts.

3.3. Fréquences / canaux

◊ Nous connectons maintenant l'OT 160 au port série de l'ordinateur. Puis nous lançons
OT Drive, le logiciel de gestion du mobile, qui va nous servir dans la suite du TP. Une fois
OT Drive lancé, nous réalisons la connexion avec l'appareil :

Global System for Mobiles - 11 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


On sait que la répartitions des 124 canaux GSM est déterminée de la manière suivante :
(source : [Link] )

valeur de n fréquences centrale du canal (MHz)


bande basse bande haute
1 n 124 890 + 0,2n 935 + 0,2n sous-bande A (900)
n=0 890 + 0,2n 935 + 0,2n sous-bande B (900)
975 n 1023 890 + 0,2(n-1024) 935 + 0,2(n-1024) sous-bande B (900)
512 n 885 1710,2 + 0,2(n-512) 1805,2 + 0,2(n-512) GSM 1800

◊ Avec la fonction scanning, on relève maintenant les 10 plus forts canaux suivants, et
l'on en déduit les fréquences associées, avec les formules du tableau ci-dessus :

CANAL 3 107 113 10 78 93 90 109 117 102


BSIC ( NCC – BCC ) 2–7 0–1 0–6 1–0 0–1 0–3 0–7 0–4 0–2 0 -5
Rx_Level (dBm) -50 -66 -70 -74 -74 -76 -78 -79 -79 -81
Fréquence basse (MHz) 890,6 911,4 912,6 892 905,6 908,6 908 911,8 913,4 910,4
Fréquence haute (Mhz) 935,6 956,4 957,6 937 950,6 953,6 953 956,8 958,4 955,4
Puissancereçue (W) 10 -8 2,5x10 -10 10 -10 4x10 -11 4x10 -11 2,5x10 -11 1,6x10 -11 1,2x10 -11 1,2x10 -11 8x10 -12

Et les conversations dBm => Watt de la manière suivante :


PdBm
­3 10
P Watts=10 ∗10

◊ Nous relevons les canaux des voies balises présentent à portée du mobile (Orange) :
( dans le menu Network )

BCCH BSIC Rx_Lvl


Serving cell 0003 2-7 -50
Neighbouring cell 1 0010 1-0 -74
Neighbouring cell 2 0002 *** -73
Neighbouring cell 3 0005 3-7 -74
Neighbouring cell 4 0011 1-1 -83
Neighbouring cell 5 0007 1-7 -85
Neighbouring cell 6 0009 *** -91

Le canal BCCH ( Broadcadt Control Channel ) que nous relevons ici, est un canal
caractéristique de la cellule à laquelle il appartient ( différent d'une cellule à une autre ). Il
permet la diffusion de données la caractérisant.

Le BSIC ( Base Station Identify Code ) est composé du :


– NCC ( Network Color Code ) : permet de différencier 2 opérateurs GSM. Il est
codé sur 3 bits = 23=8 valeurs possibles
– BCC ( BTS Color Code ) : numéro attribué à la BTS pour la différencier d'une autre
utilisant le même canal.
Ensembles ( NCC + BCC ) forment le BSIC qui permet de différencier 2 BTS utilisant le
même canal.

Le Rx_Level est, quand à lui, la mesure sur ½ seconde du champs reçu par le mobile. Il est
exprimé ici en dBm.

Global System for Mobiles - 12 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Nous recommençons la manip avec une carte SIM de l'opérateur SFR :
( dans le menu Network )

BCCH BSIC Rx_Lvl


Serving cell 0113 0-6 -66
Neighbouring cell 1 0095 0-3 -84
Neighbouring cell 2 0109 0-4 -78
Neighbouring cell 3 0078 0-1 -79
Neighbouring cell 4 0099 0-6 -86
Neighbouring cell 5 0118 *** -92
Neighbouring cell 6 0098 0-2 -92

➢ On remarque que le mobile est cette fois « accroché » à la cellule diffusant le canal
0113 et que les numéros des canaux des cellules voisines sont plus élevés. Cela
provient du fait que, ces derniers ont été attribués de la façon suivante :

Pour le GSM à 900 Mhz ( c'est-à-dire entre Orange et SFR, Bouygues utilisant des
fréquences plus hautes ) les 124 canaux disponibles sont répartis ainsi :

- Orange ( zones très denses ) : 62 canaux => 1 [...] 62


- SFR ( zones très denses ) : 62 canaux => 63 [...] 124

➢ De plus : le NCC de la cellule serveuse SFR (« 0 ») est différent de celui de la cellule


serveuse Orange (« 2 »), ce qui indique bien que nous ne sommes plus sur le même
réseau opérateur que tout à l'heure.

➢ On remarque aussi que les niveaux de réception ( Rx_Level ) du réseau SFR sont un
petit moins bon que ceux relevés tout à l'heure avec le réseau Orange.

3.4. Structure cellulaire du réseau GSM

◊ Avec la fonction Layer 1 Report, on relève les caractéristiques suivantes :

En plus du BCCH, BSIC ( NCC + BCC ) et du Rx_Level, nous trouvons d'autre informations
telles que :

– Cell ID : représente le numéro d'identité de la cellule dans la zone de localisation

Global System for Mobiles - 13 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


– C1 : Critère d'affaiblissement. Ce critère a pour objet de s'assurer qu'une
communication entre le mobile et la BTS serait possible dans les 2 sens
( montants et descendants ).

– C2 : Critère de re-sélection de cellules. C2 = C1 + différents paramètres de


contrainte. Pour la re-sélection de cellule, le mobile utilise le critère C2. il peut
comporter une composante temporelle (Penalty time, Temporary Offset, et Cell
Reselect Offset) afin de défavoriser une cellule pendant un temps donné. La re-
sélection de cellule en mode veille est toujours à l'initiative du mobile.

– [...] encore beaucoup d'autres paramètres, comme par exemple si la cellule


supporte le GPRS etc...

◊ En comparant les résultats que nous venons de relever avec OTDrive, et les résultats
obtenus, tout à l'heure, directement à partir du mobile (page 12), nous nous apercevons que :

➢ la cellule serveuse ( BCCH = 3 ), est toujours la même,


➢ elle possède toujours le meilleur niveau de champs Rx_Level.
➢ les cellules voisines varient légèrement : par exemple, nous nous apercevons que la
numéro 9 à disparue, laissant sa place à la numéro 14,
➢ et enfin que les niveaux de réceptions ne sont plus exactement les mêmes

globalement, la réception des caractéristiques des cellules se fait de la même manière ( le


mobile n'ayant pas beaucoup bougé !! ), et les niveaux varient légèrement. La cellule avec le
canal BCCH 10 pourrait servir de cellule serveuse... Nous en ferons l'expérience par la suite.

◊ Utilisons maintenant la fonction MM Information de OTDrive :

on s'intéresse à la fenêtre de droite, dans


laquelle on trouve :

PLMN ( Public Land Mobile Network ),

LAC ( Location Area Code ),

CI ( Cell Identity ).

Le PLMN permet d'identifier le réseau GSM d'un opérateur dans un pays :

➢ 208 <=> France


➢ 01F <=> Orange France ( Itineris )

Le LAC est la zone de localisation au sein du PLMN :

➢ les cellules sont regroupées par zones géographiques et à chaque zone est attribuée un
LAC. Ces zones peuvent être plus ou moins grandes selon la densité de la surface
couverte, en moyenne quelques dizaines de kilomètres.
➢ A l'intérieur de ces LAC, chaque cellule possède un numéro d'identifiant unique: le CI.
C'est la différence fondamentale qu'il existe entre le LAC et le CI.

Global System for Mobiles - 14 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Nous allons maintenant forcer le mobile à s'accrocher sur la fréquence d'une cellule
voisine. Nous utiliserons pour cela la fonction « forcing BCCH » de OTDrive.

Tout d'abord, nous devons déterminer quelle cellule voisine serait le plus susceptible d'être
utilisée comme cellule serveuse. Nous jetons un coup d'oeil aux Rx_Levels du moment :

clairement, les résultats que nous avons


annoncés précédemment sont confirmés, et
nous pouvons utiliser la cellule BCCH = 10
comme cellule serveuse :

c'est celle qui est la mieux reçue, à ce moment


et à cet endroit, par le mobile.

Nous forçons donc le mobile sur cette cellule =>

La procédure est assez simple :

– on indique le numéro de BCCH

– on clique sur « Send »

Le résultat est quasi immédiat, et l'affichage que nous


avions dans la fenêtre « Layer 1 Report » à la page 13
( où le BCCH de la cellule serveuse était le numéro 3 )
change de la manière suivante :

Global System for Mobiles - 15 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Nous venons donc de forcer le mobile à utiliser la cellule avec le canal BCCH 10.
Voyons à présent comment ont évolué le LAC et le CI...

Nous avons déjà décrits à quoi correspondaient le LAC & le CI. Logiquement, après la
manipulation que nous venons de faire, nous devrions récupérer le même LAC ( le mobile n'a
pas changé de zone géographique ), mais le CI doit être différent dans la mesure où le
mobile est accroché sur une autre cellule, et que, par conséquent, le numéro d'identification
de celle-ci ne peut être le même...

Vérifions ceci à l'aide de la fonction « MM Information » :

dans la fenêtre de droite, nous


constatons que :

– le PLMN est le même ( on est


toujours sur le réseau Orange
France )

– le LAC est le même

– le CI est bien différent

=> ce qui confirme nos résultats.

En changeant la cellule serveur, nous avons, bien évidemment, changé de BSIC.

Ce dernier change obligatoirement, au moins pour le BCC ( rappelons que c'est le numéro
attribué à la BTS pour la différencier d'une autre qui utiliserait le même canal ).

◊ Changeons maintenant notre carte SIM Orange pour une carte SIM SFR. Les résultats
obtenus concernant les caractéristiques des différentes cellules figurent en haut de la page 13.

Les fréquences associées à cet opérateur ne sont pas les mêmes que pour Orange : nous avons
déjà vu que les 124 canaux GSM disponibles étaient équitablement répartis entre les 2
opérateurs ( 62 – 62 ).

Cette nécessité ( en dehors des enjeux commerciaux ) provient du fait que Orange et SFR
veulent, tous les 2, pouvoirs couvrir la France entière, sans se perturber l'un l'autre !

Dans le cas de SFR, nous avons vu que les canaux qui lui étaient attribués étaient compris
entre 63 et 124. Nous pouvons confirmer les résultats obtenus à la page 13 en ouvrant la
fenêtre « Layer 1 Report » :

Global System for Mobiles - 16 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


On remarquera au passage que le NCC du BSIC à changé (« 2 » pour Orange « 0 » pour SFR).

Le LAC et le CI ont également changés, cette fois tous les 2 :

➢ le CI, pour des raisons évidentes


(non seulement nous ne sommes
plus sur la même cellule, mais en
plus chez un autre opérateur !),

➢ et le LAC, pour cette dernière


raison : nous sommes cette fois
sur le réseau SFR, et il n'y a
aucune raison que cet opérateur
ait attribué les mêmes aux mêmes
endroits !

Le PLMN n'est également plus le même :


– nous sommes toujours en France (si,si!) : 208
– nous sommes sur SFR : 10F

◊ Contrarions maintenant le mobile à se brancher sur une cellule de chez Orange... Pour
ce faire, nous choisissons d'utiliser la cellule serveuse que nous avions tout à l'heure par
défaut chez Orange, celle diffusant le canal BCCH 3.

Le mobile s'accroche bien sur le canal de la cellule


concurrente et l'affichage du logo opérateur SFR sur
l'écran de celui-ci disparaît.

Il n'est pas possible d'établir de communication ( le


mobile refuse de numéroter ), et lorsqu'on essaye de
joindre l'abonné à partir d'un autre mobile, on tombe
directement sur la messagerie.

=> l'abonné n'est pas présent dans la VLR, et pour


l'opérateur le mobile est considéré comme éteint.

Enfin, nous avons remarqué que le mobile, tout seul, cherchait à se remettre sur une cellule
SFR.

Global System for Mobiles - 17 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


4. Étude du protocole ( couche 2 & 3 ) lors d'une connexion au réseau

◊ Classification des canaux :

FCCH Canal permettant à un mobile de se


(Frequency Correction Channel) caler sur la fréquence nominale
d'une BTS.
SCH Canal de synchronisation dont les
BCH (Synchronisation Channel) burst, diffusés par la BTS ont une
( Broadcast Channels ) séquence d'apprentissage.
Il permet au mobile de se
Canal descendant sur lequel sont synchroniser sur la BTS.
diffusés des messages courts BCCH Canal sur lequel sont diffusées
spécifiques, utilisant la voie balise (Broadcast Control Channel) régulièrement des informations de
la cellule vers le mobile en veille. Il
diffuse des infos sur les règles
d'accès à la cellule courante et aux
cellules voisines.
PCH Canal logique supportant
CCCH (Paging Channel) l'ensemble des appels en diffusion.
(Common Control Channels) lorsque le réseau désire
communiquer avec un mobile, elle
canaux partagés par tous les diffuse l'identité du mobile sur un
usagers, dans les 2 sens. ensemble de cellules d'une zone de
localisation via le PCH.
SDCCH Canal de signalisation dédié
(Stand Alone Dedicated Control (assignation d'un canal TCH, mise
Channel ) à jour de localisation etc..)
SACCH Supervision de la liaison. Canal de
DCCH (Slow Associated Control Channel ) contrôle lent faible débit (380
(Dedicated Control Channels) bit/s), associé à tout canal dédié
(TCH ou SDCCH) permettant d'en
canaux dédiés de contrôle effectuée la supervision
FACCH Utilisé particulièrement pour le
(Fast Associated Control Channel ) Hand-over, il utilise les ressources
du TCH pour transmettre ses infos
de signalisation lors d'une
communication.
TCH TCH/FS &HS Voix plein et ½ débit
(Traffic Channel) (trafic Channel for Coded Speech) (13kbps & 5,6kbps)

canaux dédiés acheminant le trafic TCH/D Modem GSM


utilisateur (Trafic Channel dor Data)

Global System for Mobiles - 18 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ A l'aide d'OTDrive, nous lançons maintenant une capture de trame de niveau 2&3
(menu Trace) et nous observons les échanges qui se produisent lorsque le mobile est en
veille :

Nous observons tout d'abord que, en veille, le mobile ne fait que recevoir des informations.
Celles-ci sont les suivantes :

– PCH : le mobile « écoute » la voie balise ( 935 Mhz ) et reçoit de la BTS des
informations sur la cellule, demande d'identification, etc...

– BCCH : on retrouve également le numéro de BCCH de la cellule sur laquelle le


portable est accroché : « 113 » mais également des informations sur les cellules
voisines ( notamment leur BCCH : 78, 98 & 109 )...

=> même en veille, le mobile continue à recevoir des informations sur l'état actuel de la
cellule dans laquelle il se trouve. Cela lui permet, même s'il n'est pas utilisé et en mouvement,
( dans un poche en voiture par exemple ), de changer de cellule lorsque le signal devient trop
faible, ou lorsqu'il entre dans une cellule différente.

Global System for Mobiles - 19 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Observons maintenant une capture de trame lorsque le mobile établit, puis coupe une
connection :

Cette fois nous observons des


échanges dans les 2 sens de
communication montant et
descendant.

Les types de messages reçus sont


les suivants :

– SDCCH

– SACCH

Les messages SDCCH :

– SDCCH-SABM ( Asynchronous Balanced Mode ) : sert à établir et à couper la


connexion

– SDCCH-UA ( Unnumbered Acknoledge ) : sert d'acquittement non numéroté

– SDCCH-I ( Information ) : transporte les messages de niveau 3

– SDCCH-RR ( Receiver Ready ) : sert d'acquittement

– SDCCH-UI ( Unnumbered Information ) : information non numérotée

Les messages SACCH :

– il est chargé de contrôler, en permanence, le fonctionnement du SDCCH auquel il


est associé.

Global System for Mobiles - 20 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Diagramme d'échanges des messages de type DCCH :

5. Étude des échanges lors d'un handover

◊ Le processus du handover permet de basculer une communication en cours d’un


canal physique à un autre sans que la QoS ne soit dégradée (<=> communication coupée ou
détériorée ). Il est donc absolument indispensable d'avoir un minimum d'interruption ( car
elle existe tout de même ) soit, en moyenne, <100ms.

Le handover peut se produire dans différents cas :

Intercellulaire Intracellulaire

se produit lorsque qu'une cellule voisine se produit lorsque les mesures montrent
offre une meilleure qualité que la qualité du signal reçu (Rx_Level)
(un meilleur Rx_Level) est faible avec un niveau de champ élevé
dans la cellule active.

se produit lorsqu'une cellule voisine


permet la communication avec un niveau
de puissance signal plus faible

se produit lorsque le réseau veut


transférer la charge du trafic sur des
cellules adjacentes

Global System for Mobiles - 21 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Le mobile étant toujours branché au port COM du PC, nous relevons les informations
suivantes :

Nous allons cette fois établir une communication à


partir du portable, et le forcer, en cours de
communication, à faire un handover.

Comme le montre la capture ci contre, nous sommes


actuellement sur la cellule serveuse, celle qui à le
BCCH 113, et nous basculons, en cours de
communication, sur la cellule 78 en cliquant sur
« Send ».

La fenêtre « Layer 1 report » évolue et deviens :

ce qui prouve bien que le


handover à été effectué.

NB : le mobile reviens, de
lui même, assez
rapidement sur la cellule
serveuse précédente car il
s'aperçoit qu'elle offre une
meilleure qualité que celle
que nous avons choisie.

Global System for Mobiles - 22 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau


◊ Analysons les trames qui sont passées pendant ce handover :

<= FIN du handover

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<= DEBUT du handover

Ce sont les canaux FACCH qui sont utilisés pour réaliser un handover. Ils sont de différents
types ( Information, Acquittement, ... ). Ces canaux remplacent tout ou en partie le canal de
trafic (TCH, cf tableau page 18 ) lorsqu’une information de signalement urgente doit être
transmise ( par exemple un handover ).

Global System for Mobiles - 23 - Julien Guellec & Alexandre Germonneau

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