Optimisation de la rentabilité de la SNEL
Optimisation de la rentabilité de la SNEL
A notre grand frère NKONGOLO – KAUNDA Jean Baptiste pour l’amour, l’affection, le réconfort et
l’abnégation qu’il a montré à mon égard afin de faire de moi ce que je suis aujourd’hui.
REMERCIEMENT
Au terme de notre travail, nous tenons à nous acquitter d’une dette de reconnaissance contractée
auprès de ceux, qui de près ou de loin, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à notre
formation scientifique et à l’élaboration de ce travail.
Nos remerciements vont premièrement à l’endroit du Très Haut : Dieu tout-puissant, père de notre
seigneur et sauveur Jésus-Christ, à qui nous tenons grande reconnaissance pour les merveilles qu’il a
fait et qu’il continue à faire et pour nous avoir protégés tout au long de notre vie estudiantine.
A nos parents à tous : pour leur ferme détermination de faire de nous les hommes instruits,
disciplinés, intègres, sages, dignes des sois et responsables.
A nos frères, sœurs, cousins et cousines : que ce travail soit un exemple positif pour le
développement intellectuel a toutes nos familles.
A nos amis et plus proches : de gestion des ressources humaines, banque, et de toute SCOFI.
Que tous ceux qui demeurent dans l’anonymat ne se sentent pas oubliés.
AVANT PROPOS.
Nous tenons à remercier principalement l’assistant Aimé de TECHNIQUE D’ENQUÊTE pour avoir
accepté la direction de ce travail malgré ses innombrables occupations. Qu’il trouve ici l’expression
de notre révérence et de notre haute considération.
A tout le corps professoral de l’Institut Supérieur de Commerce pour la formation qu’ils nous ont
assuré tout au long de cette année académique de 2022-2023.
Nos sentiments de gratitude s’adressent aussi à tous nos amis et camarades de l’Institut Supérieur de
Commerce, qui ne nous ont jamais abandonné pendant les moments de peine ou de joie, symbole
d’une amitié sincère.
Enfin, nos remerciements vont à l’endroit de tous ceux dont les noms ne sont pas repris dans ce
travail, mais qui nous ont assurés de près ou de loin leur appui qu’ils trouvent ici l’expression de
notre reconnaissance.
0. INTRODUCTION
0.1 PROBLEMATIQUE
L’objectif primordial de toute entreprise est la recherche de profit. Ainsi, dès le départ, elle se fixe
des objectifs précis à atteindre et ces derniers ne peuvent être atteints que lorsqu’elle dégage une
rentabilité suffisante, c’est-à-dire son aptitude à sécréter un bénéfice.
Une entreprise qui se veut rentable doit savoir faire le choix sur les moyens qu’elle va mettre en
œuvre en fonction des objectifs fixés afin de générer un bénéfice pouvant lui permettre de maximiser
sa valeur et préserver son indépendance financière.
Par contre, nous avons remarqué que la plupart des entreprise congolaises et en particulier la SNEL
regorgent au sein d’elles des problèmes qui ne leurs permettent pas de parvenir à optimiser leur
rentabilité ; entre autres : la mauvaise gestion, le manque d’innovation et d’autonomie, un personnel
non qualifié et incompétent etc.
Suite à ces problèmes, notre préoccupation est de savoir comment faire pour trouver des moyens
plus ou moins efficaces pouvant nous permettre à remédier à ces lourdes difficultés.
Ainsi, dans notre travail, il sera question de guider notre réflexion sur les questions ci-après :
0.2 HYPOTHESE
L’hypothèse cherche à établir une vision supposée entre les faits sociaux dont le rapport constitue le
problème et en indiquant la nature de ce rapport.1(*) Dans le cadre de notre travail, en prenant
compte de la problématique du sujet :
Quant aux moyens pouvant servir à la SNEL d’améliorer ou d’optimiser sa rentabilité, elle devrait
rationaliser ou réduire ses charges, innover pour soutenir sa rentabilité, responsabiliser les salariés à
la rentabilité et enfin piloter son activité pour optimiser sa rentabilité.
Le choix et l’intérêt de notre travail est motivé par le souci de savoir comment les entreprises
congolaises, œuvrant dans différents domaines et s’adaptant aux réalités actuelles, doivent être
financièrement équilibrées afin de se rentabiliser pour assurer régulièrement leurs activités.
Ainsi, nous avons aussi voulu vérifier si la rentabilité réalisée par ces entreprises, permet à ces
dernières d’atteindre leur mission.
La seconde motivation a été celle de nous rassurer de la conformité de la théorie relative à la gestion
financière apprise tout au long de notre formation académique à la pratique sur terrain.
Ainsi, notre travail se découpe dans le temps en limitant nos investigations dans la période allant de
2008 à 2010, tandis que dans l’espace, nous nous limitons à la Société National d’Electricité « SNEL »
en sigle.
a. méthodes
R. PINTO et M. GRAWITZ pensent que « la méthode est un ensemble d’opérations intellectuelles par
lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre et les vérifie
».3(*)
Dans le cadre de la présente étude nous avons recouru à l’utilisation des méthodes ci-après :
- Méthode historique : qui nous a permis de récolter des faits ayants trait à notre recherche.
- Méthode analytique : qui nous a permis de vérifier et traiter systématiquement toutes les
informations et les données collectées.
b. techniques
Les techniques sont des procédés opératoires, rigoureux, bien définis, susceptibles d’être appliqués à
nouveau dans les mêmes conditions adaptées au genre des problèmes ou des phénomènes en
cause.4(*)
En ce qui concerne le travail, les techniques suivantes ont été mises en application :
- Technique documentaire : qui nous a permis la lecture des ouvrages, des articles, des textes
officiels, des notes de cours et autres documents se rapportant à notre sujet d’étude.
- Technique d’interview : qui nous a facilitée le contact avec les agents de la Société Nationale
d’électricité pour un complément d’informations.
Outre l’introduction et la conclusion, notre travail comporte deux parties, la première est consacrée
à l’aspect théorique et comprend deux chapitres :
Chapitre premier : qui parle des considérations générales sur les concepts de base ;
Chapitre deuxième : qui porte sur la notion de la rentabilité ;
La deuxième partie est consacrée à l’aspect pratique et contient également deux chapitres :
Chapitre troisième : il est basé essentiellement sur la société nationale d’électricité « SNEL
»;
Chapitre quatrième : évalue la problématique de la rentabilité au sein de la société nationale
d’électricité « SNEL ».
CHAPITRE I : CONSIDERATIONS GENERALES SUR LES CONCEPTS DE BASE
I.1 ENTREPRISE
Le fonctionnement de toute activité économique nécessite une structure qui regroupe les moyens
matériels et humains. Pour organiser le travail, les décisions et les actions liées à une activité
économique, il faut donc d’abord créer une entité juridique et économique appelée entreprise.5(*)
I.1.1 Définition :
D’après Gérard LELARGE, l’entreprise est une organisation qui met en œuvre différents moyens
appelés facteurs de production, de façon si optimale pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée
pour la production ou la commercialisation des biens ou des services.7(*)
Pour MARTINET A.C. et SILEM A., l’entreprise est une unité économique autonome combinant divers
facteurs de production, produisant pour la vente des biens et des services, et distribuant des revenus
en contrepartie de l’utilisation.8(*)
Selon Elie COHEN, l’entreprise est surtout considérée comme une organisation relativement
autonome, dotée des ressources humaines, matérielles et financières en vue d’exercer une activité
économique de façon stable et structurée.9(*)
Dans ce livre, Elie COHEN continue en disant que cette conception «moderne» caractérise d’abord
l’entreprise par objet qu’elle poursuit. A cet égard, l’entreprise est souvent définie comme une
organisation menant des activités orientées vers la recherche du profit ;
Le dictionnaire hachette encyclopédique de poche définit l’entreprise comme une unité économique
de production à but industriel ou commercial (biens et services).10(*)
Parmi toutes ces définitions, pour notre étude, nous avons préféré adopter celle de LELARGE car elle
nous décrit une entreprise comme une organisation qui doit mettre sur place des moyens en vue
d’atteindre ses objectifs aux moindres coûts. Elle est donc la définition la plus complète.
Lequel vise essentiellement la répartition équitable du produit social. Ceci permet aux travailleurs de
tirer profit du revenu de l’entreprise en contrepartie de leur prestation au sein de celle-ci en vue de
satisfaire les besoins de la communauté.
2° Rôle technique :
L’entreprise doit de manière permanente, suivre l’évolution technologique et s’y adapter de manière
à produire des biens et services qui soient compétitifs et les plus performants possibles.
3° Rôle économique :
Les biens et services produits sont destinés à la consommation. L’entreprise veille aux exigences du
marché où les facteurs de qualité et de prix jouent un rôle déterminant dans l’écoulement des
produits.
- Financièrement
L’entreprise est toujours à la recherche de la rentabilité ;
- Socialement
L’entreprise doit par la volonté de pouvoir, grâce au produit de son travail, permettre aux travailleurs
de vivre dans un état d’indépendance.
- Economiquement
Elle doit produire des richesses et que celles-ci répondent à un besoin esthétique de l’existence afin
de rendre service à la nation, à la collectivité.
Ex. Marsavco ;
Ex. : Snel ;
Celles qui transforment les matières premières en produits finis, (industries, bâtiments et travaux
publics),
- Les entreprises tertiaires
Sont celles qui font ou produisent des services. Elles sont purement des entreprises
administratives ;
Sont celles qui sont exploitées par des patrons qui risquent dans leurs propres capitaux, qui
exercent sur ces affaires une direction administrative et technique effective, et qui ont des
contacts directs et permanents avec leur personnel.
« Grande entreprise » est synonyme d’effectif nombreux. Celles qui emploient un effectif de 500
salariés et plus.
Appelées parfois familiales et qui sont propriété exclusive d’une seule personne, l’exploitant qui
dirige ;
§ Fonction sécurité
Celle qui s’occupe de la protection des biens et des personnes au sein de l’entreprise et est aussi
chargée de faire appliquer les règles d’hygiènes dans celle-ci.
§ Fonction comptable
Elle a pour rôle de prévoir, classer, synthétiser, prendre des décisions puis enregistrer les
informations relatives à l’activité normale de l’entreprise.
§ Fonction commerciale
Cette fonction s’occupe essentiellement de l’écoulement de la production en cas d’une entreprise
industrielle et de la vente des biens et des services en cas d’une entreprise commerciale.
§ Fonction technique
Cette fonction s’occupe de la production des biens et des services, de la transformation des
matières premières en produits finis et en même temps de la prévision, de la programmation et
du contrôle. Elle s’occupe aussi de l’acquisition et de la maintenance des équipements de
production et de tout autre matériel. Bref, produire, transformer et fabriquer.
§ Fonction administrative
Elle est chargée de superviser, prévenir, organiser, contrôler et coordonner l’exécution de toutes
les activités des autres fonctions ; aucune action de l’entreprise ne peut lui échapper. Ainsi, elle
est considérée comme le cerveau de l’entreprise.
§ Fonction financière
Cette fonction s’occupe de la recherche des capitaux, du contrôle pour la bonne utilisation de ceux-
ci, de l’élaboration du budget de l’entreprise ; de la présentation des états financiers et la définition
de la politique financière de l’entreprise.
Le cycle d’investissement
Le cycle d’exploitation
Le cycle de financement
a. Le cycle d’investissement
Il est constitué de plusieurs phases : la sélection des investissements, leur utilisation, leur
dépréciation et leur revente éventuelle.
b. Le cycle d’exploitation
c. Le cycle de financement
Selon J. VAES et Marcel GOBLET, financer une entreprise consiste à mettre à la disposition de ses
dirigeants au moment opportun et par les procédés les plus économiques, les capitaux qui leur sont
nécessaires tout en assurant leur indépendance et leur liberté d’action.11(*)
Pour Georges DEPALLENS et Claude PEROCHON, le financement est l’opération qui procure à
l’entreprise les moyens financiers nécessaires à son fonctionnement et à son développement.12(*)
Le financement doit fournir à l’entreprise les fonds qui lui sont nécessaires pour assurer son
développement à court, moyen et long terme.
Il est de même que le financement a pour objectif d’assurer la survie de l’entreprise et c’est à court,
moyen et long terme.
§ Le leasing
Ce sont des capitaux participants c’est-à-dire l’ensemble des apports des propriétaires (associés). Ils
sont augmentés des apports nouveaux et de l’autofinancement c’est-à-dire par les bénéfices laissés
dans l’entreprise, par les réserves, les reports à nouveaux et les amortissements. Ils sont diminués de
remboursement des dividendes ou du retrait d’un associé ou encore par les pertes.
En effet, dans une entreprise industrielle, seul l’entrepreneur apporte les capitaux propres et cela
suppose que l’entrepreneur dispose d’une certaine fortune. Les capitaux provenant d’une seule
personne a pour conséquence la diminution de dimension de l’entreprise dans la mesure où elle aura
difficile à se développer ou se moderniser.
En outre, dans une entreprise sociétaire, les capitaux propres proviennent des apports des associés
ou des actionnaires.
Ces capitaux permettent à l’entreprise de se développer, de se moderniser et elle peut faire appel
aux nouveaux actionnaires ou associés chaque fois que le besoin se fait sentir.
Il s’agit des crédits provenant des ressources étrangères qui sont mis à la disposition de l’ entreprise
pour son fonctionnement et pour une durée bien déterminée.
Les crédits dont bénéficient les entreprises dépendent pour une large part de la qualité de leur
financement propre.
En effet , on prête facilement ou on donne facilement du crédit aux entreprises disposant des
capitaux propres importants et aux entreprises réalisant des bénéfices importants qui, par
conséquent peuvent augmenter la qualité de vente de leur financement propre par l’ application de
l’autofinancement.
Ces capitaux peuvent être à long ou moyen terme et une forme particulière à long terme ; c’est
l’emprunt obligataire.
Remarque :
Du point de vue économique , les ressources empruntées jouent le même rôle que les capitaux
propres. Cependant, elles ne représentent pas pour l’entreprise la même sécurité puisqu’elles sont à
la disposition de l’entreprise pour une durée limitée.
I.5.3.3 Le leasing
C’est un mode de financement qui consiste à mettre à la disposition de l’entreprise les biens d’
équipements dont le paiement se fait en fonction du rendement de ces biens.
En terme clair, le leasing est un contrat de bail ou de location. Ce mode de financement représente
les avantages ci- dessous :
V Pas de charge de taxe à l’achat, l’ importation est la charge de loyer qui est considérée comme
charge d’ exploitation ;
Toutefois, aux cotés de ces avantages, l’entreprise étant dans le besoin n’a pas un choix à faire que
d’accepter l’ offre qui pourrait conditionner et exiger la structure de son exploitation.
CHAPITRE II : NOTION SUR LA RENTABILITE
Toute action économique met en œuvre des moyens en vue d’obtenir des résultats. Ainsi, une action
est dite rentable lorsque les résultats obtenus sont supérieurs aux moyens qui ont été mis en œuvre
pour leur production, c’est à- dire qu’il y a création d’un surplus monétaire.
Les managers, les actionnaires, les salariés, les banquiers, s’intéressent à la performance des
entreprises car de cette performance dépendent leurs revenus. La performance d’une entreprise
peut s’apprécier de différentes façons. Elle peut s’exprimer par le taux de croissance du chiffre
d’affaires, par les parts de marché, par sa position concurrentielle, etc. Derrière tous ces éléments se
trouve l’idée que l’entreprise doit être rentable.
La rentabilité est généralement considérée comme l’une des références fondamentales qui orientent
les décisions et les comportements des entreprises. Elle est définie par le rapport entre le résultat
obtenu et les moyens mis en œuvre.
Selon Elie COHEN, le terme rentabilité est défini comme l’aptitude d’une entreprise pour sécréter un
bénéfice.13(*)
Pour COLAISSE B., la rentabilité peut être définie comme « l’aptitude de l’entreprise à secréter un
résultat exprimé en unité monétaire».14(*)
D’après EGLEME J., PHILIPPS A. et RAULET, C., la notion de rentabilité est liée à celle de bénéfice et,
d’une manière générale on peut définir la rentabilité d’une entreprise comme son aptitude à
produire un bénéfice.15(*)
La rentabilité d’une entreprise s’apprécie donc en comparant un résultat et la valeur des moyens mis
en œuvre pour l’obtenir. Cette définition fait référence à deux autres notions :
l’efficacité
l’efficience.
II.1.a L’efficacité
Selon Philippe CAMUS, une action est efficace si les objectifs sont atteints ; par exemple produire la
quantité demandée16(*) ;
D’après ISABELE Calme et ALS, l’efficacité est définie comme l’atteinte des objectifs par
l’entreprise.17(*)
Pour Allain MIKOL et ALS, l’efficacité d’une entreprise a longtemps été perçue comme un concept
unidimensionnel et mesurée par un seul indicateur, en particulier financier : chiffre d’affaires, profit,
rentabilité.18(*)
D’après notre étude, nous avons compris par le terme efficacité que l’entreprise vise à atteindre les
objectifs qu’elle s’est fixée quel que soit le niveau des coûts engagés ou les ressources utilisées.
Donc, la mesure de l’efficacité d’une entreprise n’est que sa façon d’atteindre ses objectifs.
II.1.b L’efficience
L’efficience est l’aptitude d’une entreprise à atteindre ses objectifs en optimisant ses ressources.
En dehors du terme efficacité ISABELE Calme et ALS, définissent également l’efficience comme la
consommation des ressources pour atteindre l’objectif de façon optimale.19(*)
Pour Philippe CAMUS, l’efficience implique en plus la notion de rendement, il faut être efficace en
combinant au mieux les moyens alloués, produire la quantité demandée en optimisant les
coûts.20(*)
Selon Amitaï ETZIONI cité par Allain MIKOL, l’efficience tient compte de la façon dont les ressources
disponibles sont utilisées. L’efficience compare les résultats (prévus ou réalisés) aux moyens (prévus
ou réalisés).21(*)
En ce qui concerne l’efficience, nous avons compris que l’entreprise ne vise seulement pas à
atteindre ses objectifs mais aussi de les atteindre aux moindres coûts. C’est-à-dire que l’entreprise
cherche pour son bien la façon dont elle peut utiliser afin d’atteindre les objectifs lui assignés tout en
dépensant des ressources moins élevées.
L’efficacité et l’efficience sont des termes liés et complémentaires pour une entreprise. L’atteinte de
ses objectifs est l’un des succès au niveau de sa gestion par rapport aux autres entreprises, et
l’utilisation minimum de ses ressources dans sa perspective d’atteindre ses objectifs, clarifie
également l’entreprise comme celle qui applique une bonne gestion.
II.2 ROLES
II.3 CATEGORIES
la rentabilité économique
la rentabilité financière
la rentabilité commerciale
II.3.1 La rentabilité économique
Appelée aussi «rentabilité nette de l’investissement », elle correspond à ce que les Américains et
Britanniques appellent « Return On Investment » R.O.I en sigle. Elle mesure la rentabilité des
capitaux investis et est déterminée uniquement avant impôt.
Les capitaux investis représentent les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer son
activité. Ce sont les immobilisations et le besoin en fonds de roulement d’exploitation
D’après Elie COHEN, la rentabilité économique met en cause le rapport entre une mesure du résultat
et les actifs avancés afin de l’obtenir.23(*)
L’entreprise a besoin de l’ensemble de ses actifs pour générer ses bénéfices. Il est donc important de
mesurer la rentabilité qu’elle génère sur ses investissements.
- Soit, à volume de ventes constant, en augmentant la marge réalisée sur chaque produit ;
- Soit, à marge unitaire constante, en augmentant le montant des ventes, c’est-à-dire la
rotation.
La finalité de l’entreprise est d’offrir une bonne rentabilité à ses actionnaires ; il convient d’évaluer
cette rentabilité par rapport aux capitaux propres investis.
Les capitaux propres représentent l’ensemble des ressources risquées par des associés à la création
de l’entreprise. Le résultat est la rémunération qu’ils tirent de ces montants.
D’après GINGLINGER E., la rentabilité financière mesure la rentabilité de l’entreprise du point de vue
de chaque pourvoyeur de fond, que ce soit des actionnaires ou des prêteurs. En ce qui concerne la
rentabilité du point de vue des actionnaires, il s’agit d’estimer le taux de rémunération du capital
financier, c’est-à-dire la rentabilité d’investissement réalisé par les propriétaires de l’entreprise.24(*)
Pour Elie COHEN, la rentabilité financière met en jeu le rapport entre le résultat global de l’exercice
revenant aux propriétaires et le montant des capitaux propres qu’ils ont investis dans
l’entreprise.25(*)
Capitaux propres
Une entreprise peut améliorer la rentabilité financière servie aux associés de deux manières :
Elle a trait à la politique de prix de l’entreprise et à la marge brute qu’elle prélève sur le prix de
revient des produits vendus.
Chiffre d’Affaire
La rentabilité est le résultat de la politique générale d’une entreprise. Ainsi, pour juger l’efficacité de
la gestion, il sera normal de déterminer certains paramètres de gestion appelés « ratios » de la
rentabilité.
II.4.1 Définition
Selon BRUNO S., le ratio est le rapport expressif entre deux grandeurs caractéristiques (significatives)
de la situation du potentiel de l’activité ou de rendement de l’entreprise. Ce rapport est dit expressif
car à partir de deux données, l’on peut établir une nouvelle information de nature différente.26(*)
Pour Pierre CONSO et COTTA A., les ratios peuvent servir à mesurer les relations qui existent entre
les éléments de la structure de l’actif et du passif ou pour apprécier l’équilibre entre le degré de
liquidité et le degré d’exigibilité.27(*)
II.4.2 Objectifs
L’objectif des ratios est d’apprécier la performance de l’activité ainsi qu’une mesure relative de la
rentabilité.
II.4.3 Sortes
Ce ratio mesure la rentabilité de l’ensemble de l’actif, qu’il soit affecté à l’exploitation de la firme ou
à ses investissements financiers.
Ce ratio représente la rotation des capitaux propres dans le chiffre d’affaires et traduit l’intensité
avec laquelle les capitaux propres sont mis en œuvre dans l’activité
Capitaux propres
Ce ratio est fortement influencé par la politique de l’entreprise en matière d’amortissement et des
provisions.
Chiffre d’Affaire(C.A.)
De celle-ci aussi, on a :
Ici, la marge brute exprime la rentabilité de l’activité commerciale et ne tient pas compte des charges
« non décaissées » (les dotations aux amortissements et provisions), des résultats financiers, des
résultats exceptionnels, ni des impôts. Lorsqu’elle est négative ou insuffisamment positive, cela
signifie que l’entreprise a une structure d’exploitation qui risque à plus ou moins une brève échéance
de la mettre en péril.
La marge est l’expression de la rentabilité commerciale de l’entreprise après déduction des charges
non décaissées. La différence avec la marge brute réside dans le traitement des charges non
décaissées.
II.5 ANALYSE DU TAUX DE RENTABILITE EN TAUX DE MARGE ET TAUX DE ROTATION
Actif
Capitaux Propres
Ventes
Résultat
Marge
Une marge est une différence entre une valeur de vente et un coût.
Le taux de marge Résultat/Ventes est le rapport entre le bénéfice ou une marge réalisé et la valeur
des ventes ou chiffre d’affaire.
Ce taux augmente quand l’entreprise parvient à augmenter la marge réalisée sur chaque produit
vendu, soit en augmentant le prix de vente moyen, soit en limitant le coût de revient moyen.
Le taux de rotation Ventes/Actif met en rapport le volume des ventes avec le total de l’actif, c’est-à-
dire l’ensemble des moyens mis en œuvre.
CHAPITRE III : PRESENTATION DE LA SOCIETE NATIONALE D’ELECTRICITE
Dans ce chapitre, nous avons cherché à approfondir nos connaissances sur l’entreprise en touchant
les points concernant :
Son historique ;
Ses activités ;
Son organisation administrative et structurelle ;
Ses perspectives d’avenir.
Il est évident que l’énergie joue un rôle important dans le développement d’un environnement. Elle
est donc un facteur essentiel du développement de l’homme.
L’utilisation de l’énergie électrique dans notre pays, la République Démocratique du Congo s’est
effectuée d’une manière timide, car au départ, son emploi était fonction d’initiative privée. On peut à
titre d’exemple citer les mines de Katanga qui, à cause de l’inexistence des moyens, ont produit pour
le besoin de la cause des centrales propres.
Comme le développement n’est pas un problème d’une région, mais plutôt de l’ensemble,
l’électrification de la minière du Katanga devait être popularisée dans toute la République
Démocratique du Congo. Voilà pourquoi l’Etat, en tant que garant du bien être et du développement
économique et social de la nation, a fini par intervenir pour faire de l’énergie électrique une source
de production commerciale et industrielle.
Ø COMECTRICK ;
Ø FORCES DE L’EST ;
Ø FORCES DU BAS-CONGO ;
Ø SOGEFOR ;
Ø SOGELEC ;
Ø COGELIN.
Toutefois, en ce qui concerne la REGIDESO, la reprise totale par la SNEL des activités électriques de
cette société, y compris ses contrôles, n’interviendra qu’en 1979. Dès lors, la SNEL contrôle en réalité
toutes les grandes centrales hydroélectriques et thermiques du pays. Seuls quelques micros et minis
centraux hydroélectriques et des petites centrales thermiques intégrées aux installations
d’entreprises isolées continuent à révéler du secteur privé.
En 1994, le sous-secteur de l’électricité a été ouvert aux privés pour la construction et l’exploitation
des centrales hydroélectriques et des réseaux associés à des fins commerciales. L’année 2003 est
marquée par le début du processus de réforme institutionnelle dans touts les secteurs d’activités
publiques dont celui de l’énergie.
A ce jour, le service public de l’électricité est confié à la SNEL érigée sous forme de la société d’Etat,
régie par la loi-cadre sur les entreprises publiques et l’ordonnance n° 78/196 du 5 mai 1978
approuvant ses statuts, sous la tutelle technique du Ministère ayant l’énergie dans ses attributions :
la tutelle administrative et financière étant assurée par le Ministère du Portefeuille.
III.2 ACTIVITES
- La production ;
- Le transport ;
- La distribution et ;
- La vente de l’énergie.
Après sa création, au plan administratif et la définition de ses statuts par le pouvoir public, il
incombait à la nouvelle société de s’assurer en matérialisant ses structures fonctionnelles et ses
activités sur le terrain.
Parallèlement sur le plan de ses structures, la SNEL créa provisoirement de 1980 à 1986 sa propre
culture en lieu et place de celle héritée de ses prédécesseurs
D’après l’article 3 du nouveau statut, la SNEL est une entreprise qui s’occupe de la production, du
transport, de la transformation et de la distribution de l’énergie électrique sur l’ensemble de la
République Démocratique du Congo.
L’ordonnance loi n°78/196 du 05 mai 1978 renforce cet objectif en conférant à la société le pouvoir
d’effectuer toutes les opérations liées d’une manière ou d’une autre à l’objectif de la société.
Traduire dans les faits une véritable société d’électricité à l’échelon national et
international ;
Définir son développement à court, moyen et long terme en rapport avec les objectifs
généraux lui assignés par l’Etat : produire, transporter et distribuer l’électricité au moindre
coût possible ;
Capter et utiliser les eaux du Fleuve Congo à Inga pour de l’électricité.
La première phase, Inga I (puissance installée : 350 MW) officiellement démarrée le 01 janvier 1968,
fut inauguré le 24 novembre 1972.
La deuxième phase, Inga II (puissance installée : 1.424 MW), a vu ses installations entrer en service
en 1982. Cette période des grands travaux a été couronnée par la construction de la ligne #177 ;500
KV CC Inga-Kolwezi (1.774 Km), la plus longue du monde. Entrée en service industriel en 1983, cette
ligne était initialement destinée à l’approvisionnement en énergie électrique des mines et usines du
Katanga, au sud du pays. Aujourd’hui, elle permet la desserte de quelques pays d’Afrique Australe
(Zambie, Zimbabwe et Afrique du Sud).
A partir de ce plan, il fût arrêter deux programmes d’investissement prioritaire (PIP 1990-1991) et
(1991-1993), premières tranches d’exécution du plan directeur.
L’embargo financier décrété sur la République Démocratique du Congo en 1990, les pillages de 1991-
1993 et les guerres survenues aux pays (guerre de libération de 1996-1997 et guerre de deux
programmes d’investissements prioritaire).
Le plan directeur à l’horizon 2015 met, quant à lui, l’accent particulier sur la nécessité de mettre
l’énergie électrique à la portée de tous les congolais pour leur épanouissement, singulièrement ceux
habitants les milieux ruraux.
La Société Nationale d’Electricité fut une société publique (Etablissement de droit public) à caractère
industriel et commercial dotée d’une personnalité juridique. Elle a été créée par l’ordonnance-loi
n°70/033 du 16 mai 1970 et est enregistrée au mono livre de l’économie nationale sous le numéro
d’identification nationale (50212f).
A l’origine, l’entreprise reçue de l’Etat en tant que le maître d’ouvrage, le mandat de maître d’œuvre
pour les travaux de première étape de l’aménagement hydroélectrique du site d’Inga. En effet,
soucieuse de répondre aux besoins énergétiques du pays, les pouvoirs publics, par ordonnance
présidentielle n°67-391 du 23 septembre 1967, instituaient le comité du contrôle technique financier
pour les travaux d’Inga, lequel comité sera remplacé en 1970 par la SNEL.
Dans le cadre de reforme des entreprises publiques initiée par le gouvernement central de la
République Démocratique du Congo, la Société Nationale d’Electricité est devenue une société
commerciale depuis le31 décembre 2010.
Le siège social de la Société Nationale d’Electricité est situé sur l’avenue de la Justice numéro 2381,
plus précisément au croisement des avenues Batetela et justice dans la commune de la Gombe, à
Kinshasa, République Démocratique du Congo. Elle dispose des directions dans toutes les provinces
du pays.
La SNEL étant une entreprise issue de la fusion de plusieurs sociétés ayant chacune une organisation
et surtout une structure propre, il fallait donner à cet ensemble la forme d’une entreprise homogène
moderne.
Ensuite, après cette première étape, viendra l’époque où les besoins de disposer des véritables
systèmes de gestion et d’information se sont fait sentir. Le DOM se muera en BOM (Bureau
d’Organisation et Méthode) dont la mission principale sera de définir et mettre en place des
systèmes de gestion et d’information. Le BOM définira des activités de gestion de l’entreprise, cinq
systèmes de gestion et d’information :
Ø La gestion technique ;
Ø La gestion commerciale ;
Ø La gestion du personnel ;
Ces systèmes ont été développés jusqu’au stade de l’information de la plus grande partie des
activités de gestion y afférent. C’est cette époque que toutes les applications informatiques
actuellement utilisées et en cours d’amélioration ont été développées et que la SNEL s’est dotée
d’une macrostructure claire et bien définie par filière.
La troisième étape, celle grandes visions, fait subir une nouvelle mutation au département en cause
qui deviendra ainsi le département de l’organisation et contrôle avec pour rôle de :
Ø Contrôler la mise en œuvre et le respect des dites orientations et processus ainsi que
l’accomplissement de ces objectifs.
Pour l’heure, le comité de gestion de la SNEL s’emploie à examiner une nouvelle structure
organisationnelle lui proposée par une commission ad hoc. Les objectifs visés par cette
réorganisation sont, entre autres, les suivants :
- Regrouper les fonctions opérations en plaçant chacune d’elles sous une seule unité de
commandement ;
- Unifier, sous l’autorité hiérarchique du responsable provincial, régional, toutes les fonctions
de sa juridiction ;
- Revaloriser les fonctions opérationnelles et appui en province ;
- Optimiser la gestion, notamment en :
§ Renforçant le contrôle ;
§ Le regroupement des fonctions techniques, financières et administratives annexes situées dans une
même localité
1. La Tutelle
La société d’Etat SNEL est sous la double tutelle du Ministère de l’énergie d’une part, en tant
qu’entreprise technique, et du Ministère du Portefeuille d’autre part, en tant qu’entreprise du porte
feuille de l’Etat Congolais, suivant l’ordonnance n° 78/196 du 05 mai 1978.
2. Le conseil d’administration
Quant aux administrateurs, ils sont nommés par le président de la République pour un mandat de
cinq ans renouvelables et sont révocables par lui. Le conseil d’administration détermine les directives
de la gestion et surveille l’exécution
3. Le comité de gestion
Le comité de gestion se réunit au moins une fois par semaine et toutes les fois que l’urgence
s’impose.
Le comité de gestion représente la Direction dont la structure est décrite dans la macrostructure de
la SNEL. Il veille à la bonne marche et à l’application complète des décisions technico-économico-
financières de l’entreprise.
4. La direction générale
Le président délégué général et son adjoint sont nommés par l’ordonnance présidentielle.
La direction générale de la SNEL est composée de neuf Départements, à savoir :
Composé de quatre commissaires aux comptes, il s’occupe du contrôle des opérations financières et
comptables de la société. Les quatre membres sont nommés par le président de la République pour
un mandat de deux ans renouvelables et sont révocables par lui. Les commissaires aux comptes
disposent collégialement ou séparément du droit illimité de surveillance et de contrôle sur les biens
et les pièces de toutes les opérations de l’entreprise.
- Electrification Rurale
Il s’agit du :
§ Centre de Lubumbashi ;
§ Centre de Likasi ;
§ Centre de Kolwezi.
La Distribution Provinciale a sous sa dépendance six Centres de Distribution desservis par les
centrales hydroélectriques d’Inga et de Zongo à travers les lignes de transport de 132 et 70 KV.
Il s’agit du :
§ Centre de Matadi ;
§ Centre de Boma ;
§ Centre d’Inkisi ;
§ Centre de Lemba ;
§ Dépenser mieux les ressources disponibles, participer aux efforts de réduction de la pauvreté,
contribuée à l’amélioration de la qualité de vie des populations des milieux ruraux et à la
reconstruction nationale.
b. Objectifs généraux
c. Stratégies globales
Améliorer la communication au sein de la société et créer une culture d’honnêteté,
d’excellence et des hautes valeurs éthiques ;
Instaurer la transparence dans la gestion par le renforcement des contrôles et d’améliorer le
niveau des compétences de l’expertise interne par la formation.
a. Objectifs
c. Principaux projets
a. Généralités
Lorsqu’on parle de la richesse de la RDC, on pense directement au cuivre, diamant, or, cobalt, etc. S’il
est vrai que les ressources hydrographiques constituées du fleuve Congo et de ses nombreux
affluents.
Près de 44 %, soit #177 ;44.000 MW, sont concentrés au seul Site d’Inga, où, sur une distance de 15
Km en ligne droite, le fleuve présente une chute naturelle de 102 m. La puissance disponible à Inga
est pratiquement garantie toute l’année en raison du débit important du fleuve Congo (42.000 m3 /s)
et de sa régularité, le bassin versant du fleuve étant situé à cheval sur l’Equateur.
Polluante et renouvelable dont le faible coût de production constitue son véritable atout :
Les premières études d’ensemble pour l’aménagement du Site d’Inga ont été élaborées entre 1937
et 1960. Cet aménagement, dont le principe de base était la réalisation par fractionnement en
fonction des besoins réels d’électricité et compte tenu des coûts d’installation, comportait quatre
étapes regroupées en deux phases dont la première était l’aménagement de la vallée NKOKOLO et la
seconde construction du grand Inga.
Le schéma « VALLEE NKOKOLO » utilise une vallée morte dont l’extrémité aval a été fermée par le
barrage de Shongo, qui permet d’utilise sous une chute de 60 m une fraction du débit d’étiage,
prélevée au fleuve. Ce schéma comporte les trois premières étapes de l’aménagement du Site, à
savoir :
La centrale Inga 1(351 MW) mise en service en 1972 ; o La centrale Inga 2 (1.424 MW) mise
en 1982 ;
La centrale Inga 3 (1.7000 à 3.500 MW) en projet.
Le schéma « GRAND INGA », qui implique le barrage du fleuve, permettra de dériver les eaux vers la
vallée voisine de la Burundi et d’utiliser ainsi la totalité du débit d’étiage. Au stade final de
l’équipement, 39.000 MW seront produits par 52 machines de 750 MW chacune.
Ce point est consacré à la présentation des outils qui nous permettront de calculer la rentabilité de la
SNEL pendant la période sous étude. En principe, les agents économiques oeuvrant dans la
République Démocratique du Congo, présentent quatre tableaux de synthèse (Etat financiers) aux
organes de contrôle de clôture de l’exercice comptable.
En rapport avec ce travail, et les données à notre disposition, nous n’allons présenter que les deux
premiers tableaux (Bilan et Tableau de formation de résultat) comme instrument permettant de
calculer la rentabilité de la SNEL.
Comme nous le savons, le bilan présente à un moment donné, la situation patrimoniale de l’agent
économique. Dans le cas d’espèce, le bilan de la SNEL pour la période allant de 2008 à 2010 se
présente comme suit en milliers de francs congolais courant.
Tableau n° 1 : Actif du Bilan pluriannuel de la [Link] (en franc courant)