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Champs électromagnétiques et thermiques

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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE D'ORAN


(Mohamed BOUDIAF)
FACULTE DE GENIE ELECTRIQUE
Département d'Électrotechnique

-0 O 0-
SOUTENANCE DE THESE DE DOCTORAT ES SCIENCES
Spécialité: Électrotechnique- Calcul du Champ
Option: ELECTROTHERMIE
-0 O 0-

Présentée par:

Mr. MEROUANE Boudjemaâ

TITRE
Distribution des champs électromagnétique et
thermique dans une billette placée dans
un four à induction

-0 O 0-

Président [Link] Professeur USTO(M.B)

Rapporteur [Link] Professeur [Link]

Examinateur [Link] Professeur USTO(M.B)

Examinateur [Link] Professeur ENSET-ORAN

Examinateur [Link] Professeur ENSET-ORAN


REMERCIEMENTS

Je remercie les différents membres du Jury pour avoir accepté de consacrer du temps à la

lecture et à l'examen minutieux de ce travail:

• Professeur Mostefa RAHLI, qui a accepté de présider le Jury

• Professeur Ahmed Hafid BELBACHIR, examinateur

• Professeur Abdelkader CHAKER, examinateur

• Professeur Abdelkader BELAIDI, examinateur

Je souhaite remercier particulièrement le Professeur Mohammed SEBBANI, directeur de

thèse, pour ses conseils éclairés et son soutien.

Aux miens.
Table des matières 1

TABLE DE MATIERES

INTRODUCTION
CHAPITRE I INTRODUCTION A L'ELECTROTHERMIE
1.1. Introduction à l'électrothermie I-2
1.2. Les avantages du chauffage par induction I-3
1.3. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction I-5
1.4. Recherche et installations de chauffage par induction I-6

CHAPITRE II FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS DU CHAMP ELECTROMAGNETIQUE


2.1. Introduction II-2
2.2. Les équations de Maxwell et les lois du milieu II-3
r r II-5
2.3. Équation du champ électrique E et de la densité de courant J
2.4. Équation du champ magnétique II-6
r II-8
2.5. Équation du potentiel vecteur A
2.6. Équation du potentiel scalaire V II-8
2.7. Vecteur de POYNTING et puissance transmise II-9
2.8. Hypothèse de quasi-stationnarité II-10
2.9. Conditions aux limites II-12
2.9.1. Les conditions aux limites de DIRICHLET II-13
2.9.2. Les conditions aux limites de NEUMANN II-14
2.9.3. Les conditions aux limites de ROBIN II-17

CHAPITRE III FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS DU CHAMP THERMIQUE.


3.1. Modes de transfert de la chaleur III-2
3.1.1. Conduction III-2
3.1.2. Convection III-3
3.1.3. Rayonnement III-5
[Link]. Loi de Planck III-5
Table des matières 2

[Link]. Loi de Stefan-Boltzmann III-6


[Link]. Échange d’énergie entre 2 surfaces grises III-7
3.2. Équation de la chaleur III-10
3.3. Conditions aux limites III-13

CHAPITRE IV MODELISATION DES PARAMETRES ELECTROMAGNETIQUES


4.1. Introduction IV - 2
4.1.1. Modélisation par un tronçon de parabole IV - 2
4.1.2. Modélisation par la fonction arctangente IV - 3
4.1.3. Modélisation par une fraction rationnelle IV - 3
4.1.4. Modélisation par la méthode de Frohlin-Kenelly IV - 6
r IV -8
4.2. Modélisation de l'aimantation M , étude détaillée du fer pur
4.2.1. Introduction IV - 8
4.2.2. Équations de Maxwell IV - 9
4.2.3. Modélisation IV - 10

[Link]. Fonction de Brillouin BJ ( x ) IV - 10

[Link]. Loi de Curie IV - 13


[Link]. Ferromagnétisme et loi de Curie Weiss IV - 14
[Link]. Variation de l'aimantation de saturation avec la température IV - 15
4.3. Application au cas simple du Nickel IV - 22
4.4. Modélisation de la conductivité électrique σ IV - 24
4.4.1. Modélisation de la conductivité électrique de l'aluminium IV -24
4.4.2. Modélisation de la conductivité électrique du cuivre IV - 24
4.4.3. Modélisation de la conductivité électrique du fer pur IV – 25

CHAPITRE V MODELISATION DES PARAMETRES THERMIQUES.


5.1. Modélisation de la capacité calorifique à volume constant par les V-2
fonctions de Brillouin et de Debye
5.1.2. Modèle de DEBYE de la capacité calorifique à volume V-2
constant C v(T / θ D)
5.1.3. Modélisation analytique de C v (T / θ D ) V-5
5.1.4. Applications V-7
[Link]. Valeur moyenne de C v (T / θ D ) sur un intervalle [T0, T] V-7
Table des matières 3

[Link]. Calcul de l’énergie interne E sous forme analytique dans [T0, T] V-9
[Link]. Application à une tige Cu-Fe V-11
5.2. Modélisation de la conductivité thermique k des métaux V-14
5.2.1. Conductivité thermique k de l'Aluminium V-14
5.2.2. Conductivité thermique k du Cuivre V-15
5.2.3. Conductivité thermique k du fer pur V-16
5.3. Propriétés physiques de l'air V-18

CHAPITRE VI APPLICATIONS A UN MATERIAU AMAGNETIQUE


6.1. Introduction VI-2
6.2. Étude d'un dispositif constitué d'une seule spire filiforme VI-3
6.2.1. Solution numérique VI-3
6.2.2. Solution analytique VI-15
[Link]. Étude de l'effet pelliculaire dans l'inducteur VI-15
[Link]. Potentiel vecteur créé par une spire inductrice VI-19
[Link].1. Aperçu sur les intégrales elliptiques VI-21
[Link].2. Calcul du vecteur de Poynting le long de l'arête de la billette VI-23
6.3. Étude électromagnétique et thermique d'un dispositif constitué VI-29
de 11 spires
6.3.1. Étude électromagnétique VI-29
6.3.2. Étude thermique VI-32

CHAPITRE VII. APPLICATIONS A UN MATERIAU MAGNETIQUE


7.1. Introduction VII-2
7.2. Étude de la billette à T=298K VII-4
7.3. Étude de la billette à T= 573K VII-10
7.4. Étude de la billette à T= 933K VII-15
7.5. Étude de la billette à T =1042,95K VII-21
7.6. Étude de la billette à T>TC VII-27
7.7. Récapitulatif VII-33
7.8. Conclusion VII-36
Résumé

Mots clé:
Chauffage par induction , équations de Maxwell, équation de la chaleur, modélisation,
aimantation, capacité calorifique, éléments finis, Fer, Aluminium, Cuivre, analyse numérique et
analytique, puissance spécifique, puissance volumique, Poynting, Maple, MATLAB, FlexPDE.

Les dispositifs électromagnétiques engendrent toujours des échauffements. Ceux-ci


peuvent être bénéfiques, comme dans le cas du chauffage par induction, ou néfastes, comme
dans les machines électriques. La durée de vie de ces dispositifs dépend beaucoup de la
température atteinte en régime permanent. Dans le chauffage par induction, on cherche
toujours à obtenir des températures élevées, localisées ou à cœur, et avec des rendements
élevés.
Ces dernières années, les systèmes électromagnétiques deviennent à la fois plus
complexes et plus performants. Cela est dû à une analyse thermique et électromagnétique de
plus en plus précise. On doit ces progrès à divers facteurs. Les plus en vue sont la puissance de
calcul des ordinateurs, mais aussi au développement de codes de calculs dont la méthode des
éléments finis est le plus connu.
L'analyse thermo-électromagnétique est réalisée à partir de la résolution des équations
aux dérivées partielles qui régissent les phénomènes thermo-électromagnétiques. Il s'agit de
l'équation de la chaleur pour le champ de température et des équations de Maxwell pour le
champ électromagnétique. Ces dernières se trouvent largement simplifiées si on profite de la
symétrie géométrique du dispositif étudié. Le choix de la grandeur électromagnétique d'étude en
découle. Dans notre cas, le dispositif à étudier présentant une symétrie axisymétrique, la
grandeur naturelle à choisir est le potentiel vecteur magnétique.
Les équations du champ thermo-électromagnétique sont fortement couplées. Les
caractéristiques physiques, perméabilité, conductibilité électrique et conductibilité thermique
dépendent de la température. Le niveau de température atteint dépend du courant injecté ou
du champ magnétique appliqué. Il existe aujourd'hui des codes de calcul par la méthode des
éléments finis qui peuvent résoudre des équations électromagnétothermiques couplées. C'est le
cas de FlexPDE, utilisé dans ce travail.
L'objectif de notre travail est d'étudier les comportements électromagnétothermiques des
dispositifs de chauffage par induction couplés, linéaires et non-linéaires.
Introduction 1

INTRODUCTION

Les dispositifs électromagnétiques engendrent toujours des phénomènes d'échauffement.


Ceux-ci peuvent être bénéfiques, comme dans le cas du chauffage par induction, ou néfastes,
comme dans les machines électriques. La durée de vie de ces dispositifs dépend beaucoup de la
température atteinte en régime permanent. Dans le chauffage par induction, on cherche
toujours à obtenir des températures élevées, localisées ou à cœur, et avec des rendements
élevés.
Ces dernières années, les systèmes électromagnétiques deviennent à la fois plus
complexes et plus performants. Cela est dû à une analyse thermique et électromagnétique de
plus en plus précise. On doit ces progrès à divers facteurs. Les plus en vue sont la puissance de
calcul des ordinateurs, mais aussi au développement de codes de calculs dont la méthode des
éléments finis est le plus connu.
L'analyse thermo- électromagnétique est réalisée à partir de la résolution des équations
aux dérivées partielles qui régissent les phénomènes thermo-électromagnétiques. Il s'agit de
l'équation de la chaleur pour le champ de température et des équations de Maxwell pour le
champ électromagnétique. Les équations de Maxwell se trouvent largement simplifiées si on
profite de la symétrie géométrique du dispositif étudié. Le choix de la grandeur
électromagnétique en découle. Dans notre cas, le dispositif à étudier présentant une symétrie
axisymétrique, la grandeur naturelle à choisir est le potentiel vecteur magnétique.
Les équations du champ thermo-électromagnétique sont fortement couplées. Les
caractéristiques physiques, perméabilité, conductibilité électrique et conductibilité thermique
dépendent de la température. Le niveau de température atteint dépend du courant injecté ou
du champ magnétique appliqué. Il existe aujourd'hui des codes de calcul par la méthode des
éléments finis qui peuvent résoudre des équations électromagnétothermiques couplées. C'est le
cas de FlexPDE, utilisé dans ce travail.
L'objectif de notre travail est d'étudier les comportements électromagnétothermiques des
dispositifs de chauffage par induction couplés, linéaires et non-linéaires.
Introduction 2

Notre travail est composé de sept chapitres.


Le premier chapitre est consacré à la définition de l'électrothermie, en particulier le
chauffage par induction et ses diverses applications. Quelques performances industrielles
réalisées en matière de puissance installée et de fréquences utilisées sont citées. Le schéma-bloc
d'une installation de chauffage par induction par onduleur à résonance série est donné.
Dans le deuxième chapitre, on introduit les équations de Maxwell desquelles découle la
formulation générale des équations du champ électromagnétique. Ainsi sont établies les
équations différentielles aux dérivées partielles qui régissent le champ électrique, la densité de
courant, le champ magnétique, le potentiel vecteur magnétique et le potentiel scalaire. Le
vecteur de Poynting, essentiel pour le calcul de la puissance spécifique est défini. Les conditions
aux limites électromagnétiques de Dirichlet, Neumann et robin sont décrites.
Le troisième chapitre est dédié aux trois modes de transfert de la chaleur: conduction,
convection, rayonnement. La loi de Planck et Stefan-Boltzmann sont citées pour les pertes par
radiation. L'équation de la chaleur et les conditions aux limites thermiques sont établies.
Le quatrième chapitre consiste en la modélisation des paramètres électromagnétiques
par différentes méthodes. Il introduit la fonction de Brillouin qui permet de modéliser la
magnétisation (ou la perméabilité) du fer aussi bien en fonction du champ magnétique appliqué
que de la température. La variation de l'aimantation de saturation propre au fer est établie. Ce
chapitre se termine par la modélisation en fonction de la température des conductivités
électriques de l'aluminium, du cuivre et du fer.
Le cinquième chapitre consiste en la modélisation des paramètres thermiques. La
capacité calorifique est modélisée en fonction de la température par une fonction analytique
basée sur la fonction de Brillouin mais aussi sur la fonction et la température de Debye. De cette
modélisation résulte celle, analytique aussi, de l'énergie interne. Il faut rappeler que ces deux
grandeurs n'étaient données que par des intégrales qu'on ne sait résoudre que numériquement.
Les conductivités thermiques de l'Aluminium, du cuivre et du fer ont été également modélisées
en fonction de la température.
Dans le sixième chapitre, le côté pratique est abordé. Il s'agit de l'étude
électromagnétique d'un premier dispositif constitué de la billette et d'une seule spire inductrice.
La solution numérique à l'aide de FlexPDE a permis de calculer les courants réel et imaginaire
dans la spire, mais aussi le courant, la densité de courant, le potentiel vecteur magnétique, la
Introduction 3

puissance spécifique et la puissance volumique dans la billette. Ces calculs ont permis la
validation des résultats car la courbe donnant la puissance spécifique calculée par nous et celle
établie dans [52] coïncident parfaitement. La solution analytique de ce même dispositif a été
établie par nous-mêmes et corrobore la solution numérique.
L'étude numérique électromagnétique et thermique d'un deuxième dispositif constitué de
la billette et d'un inducteur de 11 spires a été entreprise. Là aussi, la puissance spécifique
calculée par nous-mêmes et celles trouvées dans [52] et [38] sont en accord.
L'étude numérique thermique consiste en la distribution du champ de température dans
la billette.
Le septième chapitre aborde l'étude numérique des grandeurs électromagnétiques
(courants, densités de courants, puissances spécifique et volumique) principalement dans la
billette en fonction de la variation de la perméabilité relative avec la température. Ainsi, quatre
températures d'étude judicieusement réparties sur la courbe donnant l'aimantation de
saturation réduite en fonction de la température, ont permis de suivre les grandeurs
électromagnétiques du fer en phase magnétique. Une cinquième température, supérieure à la
température de Curie du fer, a permis de calculer les mêmes grandeurs en phase amagnétique
du fer.
Pour tous les calculs numérique pour la distribution du champ, et analytique pour les
diverses modélisations les logiciels MAPLE, MATLAB et FlexPDE ont été utilisés.
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 1

CHAPITRE I

INTRODUCTION A L'ELECTROTHERMIE

1.1. Introduction à l'électrothermie page I-2

1.2. Les avantages du chauffage par induction page I-3

1.3. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction page I-5

1.4. Recherche et installations de chauffage par induction page I-6


Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 2

1.1. Introduction à l'électrothermie


L'Union Internationale d'Électrothermie a défini l'électrothermie comme étant:" la partie
de la science et de la technologie traitant des transformations de l'énergie électrique en chaleur à
des fins utiles".
Le champ des applications de l'électrothermie est très vaste. Très vite, une classification
s'est imposée. le critère retenu est le mode de transformation de l'énergie électrique en chaleur.
On distingue alors:
• Le chauffage par résistance, où la chaleur est dissipée par effet Joule dans des résis-
tances connectées directement à la source d'énergie. On distingue le chauffage par ré-
sistance direct ou indirect selon que la pièce à chauffer est traversée ou non par le cou-
rant électrique.
• Le chauffage par arc:
La chaleur est produite par un arc électrique qui est la manifestation du passage du
courant entre deux électrodes. Il permet de mettre en œuvre de grandes puissances
et d'atteindre des températures très élevées, qui peuvent être de l'ordre de 300 °C.
• Le chauffage par rayonnement infra-rouge:
Ce mode de chauffage utilise un rayonnement infra-rouge pour le transfert de
l'énergie à un corps susceptible d'absorber tout ou partie des radiations émises par
des sources dont les longueurs d'onde sont comprises entre les limites du spectre
visible et celles des ondes hertziennes. Il est utilisé dans les traitements à basse
température: séchage de vernis et peintures par exemple.
• le chauffage par hystérésis diélectrique:
La chaleur est principalement engendrée par les déplacements des charges élec-
triques à l'échelle atomique ou moléculaire sous l'action d'un champ électrique de
fréquence élevée.
• le chauffage par bombardement électronique:
La chaleur nécessaire est fournie par un faisceau d'électrons à grande énergie.
Ceux-ci sont accélérés par un champ électrique de forte intensité, puis focalisés par
des champs magnétiques ou électriques avant d'être projetés sur la charge à fondre
sous forme d'un faisceau concentré. Leur énergie cinétique est transformée en cha-
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 3

leur pratiquement sans pertes. La puissance spécifique peut être réglée à volonté
en jouant sur la concentration des électrons. Elle peut atteindre 8 MW/cm2.
• Le chauffage par plasma:
Les procédés de chauffage par plasma ont fourni à l'industrie des possibilités nou-
velles grâce aux températures atteintes qui peuvent dépasser 10000 °K. Les pro-
duits les plus réfractaires peuvent alors être fondus. Sous l'influence d'une énergie
extérieure, les atomes peuvent être ionisés. Lorsque l'ionisation atteint un pourcen-
tage important d'atomes, la matière est dans un état différent de son état initial.
Cet état est désigné sous le nom de plasma qui est considéré comme le quatrième
des états de la matière. Dans un plasma gazeux, les particules sont soumises à une
agitation thermique intense. A la pression atmosphérique, les chocs entre ions,
atomes et électrons libres qui en résultent sont suffisamment nombreux pour que
la transformation en chaleur de leur énergie cinétique entraine une élévation con-
sidérable de température.
• le chauffage par induction électromagnétique:
Les courants de chauffage par effet Joule sont créés à l'intérieur même de la pièce à
chauffer ou à fondre par induction électromagnétique. Il s'agit de courant de Fou-
cault. Ce type de chauffage nécessite l'utilisation d'un convertisseur (élévateur) de
fréquence. Dans ce type de chauffage, la fréquence joue un rôle primordial car elle
conditionne le rendement, la puissance transmise à la charge et l'épaisseur de
chauffage.

1.2. Les avantages du chauffage par induction:


Il est certain que le chauffage par induction présente des avantages qu'on ne trouverait pas
ou peu dans les autres types classiques de chauffage. Ces avantages sont:
• la souplesse: les installations de chauffage par induction permettent l'utilisation d'un
large éventail de matières premières économiquement et écologiquement intéres-
santes (ferrailles de récupération de toute nature), dans la production de nuances mé-
tallurgiques diverses. On peut également admettre des métaux différents dans la
même installation. La régulation des temps de production et la programmation des
débits de métal liquide sont rendues plus faciles par l'utilisation possible d'une chaine
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 4

d'automatisation, car les constantes de temps sont plus faibles, surtout quand il s'agit
d'installations dotées de convertisseurs de fréquence à semi-conducteurs.
• La régularité. Elle caractérise essentiellement la reproductibilité des opérations de fu-
sion ou de traitement de surface qui sont répétées fidèlement tant au point de vue mé-
tallurgique que du point de vue consommation d'énergie.
• La précision. Elle conduit à travers tous les contrôles possibles (puissance, courant, ten-
sion, fréquence), en cours de marche, à des analyses en temps réel et à des tempéra-
tures à la demande.
• La propreté. La fusion électrique et en particulier par le chauffage par induction est cer-
tainement la moins salissante et la moins polluante. Ceci est dû à l'absence de flammes,
de cendres, de fumées caractéristiques des combustibles fossiles liquides, solides ou
gazeux.
• Dans le chauffage par induction, l'énergie est créée directement à l'intérieur de la
masse de la charge, d'où un meilleur rendement entre autres.
• Le chauffage par induction réalise dans les fours à induction un brassage électromagné-
tique des métaux fondus. Ce brassage est caractérisé par un soulèvement du métal
fondu qui s'écoule du centre vers la périphérie, la dénivellation pouvant atteindre
quelques centimètres [BM2]. Le brassage électromagnétique permet d'homogénéiser
le métal ou les alliages fondus, et favorise ainsi leur affinage, en permettant le renou-
vellement rapide des surfaces de contact avec le laitier qui prend naissance au-dessus

du bain. La hauteur de la dénivellation est proportionnelle à la puissance spécifique PS


qui est une grandeur fondamentale dans le calcul des installations de chauffage par in-
duction. Elle sera systématiquement calculée dans les chapitres VI et VII à travers le
vecteur de Poynting. La puissance spécifique est la puissance par unité de surface de la
charge que la source d'énergie peut fournir. Voici quelques puissances spécifiques pour
fixer les idées [BM1]:
 chalumeau oxyacéthylénique: 1kW/cm2 et la température peut atteindre
3500°C.
 chauffage par induction: 20 kW/cm2
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 5

 chauffage par bombardement électronique: 500 MW/cm2. Le diamètre du


faisceau est inférieur au millimètre.
 chauffage par laser: 2.1013 kW/cm2; le fonctionnement se faisant par impul-
sions.

1.3. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction


Le chauffage par induction électromagnétique nécessite l'utilisation de courants alternatifs
de fréquence élevée. Il existe néanmoins des installations qui fonctionnent à 50 ou 60 Hz. La pro-
duction de la moyenne et haute fréquence obtenue jadis par des groupes convertisseurs tournants
(générateurs synchrones) est obtenue aujourd'hui par des convertisseurs statiques (onduleurs) à
base d'électronique de puissance (thyristors et transistors).
Le convertisseur statique de fréquence à thyristors destiné à une installation de chauffage
par induction électromagnétique est décrit [BM1], figure 1.1. Il s'agit d'un onduleur à résonance
série car l'inductance L et la résistance R modélisant la charge sont en série. Dans le cas d'une
installation de chauffage par induction électrostatique, L et R sont mises en parallèle: l'onduleur
est à résonance parallèle.
Une installation de chauffage par induction électromagnétique avec onduleur à résonance
série comprend:
 un transformateur destiné à abaisser la tension
 un redresseur de courant du type pont de Graetz à thyristors ou simplement à diodes.
 une inductance de lissage destinée à filtrer le courant redressé fourni. La tension continue
de sortie, fonction de la tension secondaire du transformateur, peut être réglée par action
sur l'électronique de commande du pont de thyristors. Mais, ce dispositif a un mauvais fac-
teur de puissance dû à l'angle de retard à l'amorçage des thyristors, contrairement au pont
à diodes qui est à amorçage naturel.
 un onduleur à thyristors monophasé destiné à transformer le courant continu qui le tra-
verse en courant alternatif de fréquence calculée par le concepteur en fonction de la na-
ture de la charge et obtenue par une batterie de condensateurs C de manière à obtenir la

résonance: LCω 2 = 1.
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 6

Une installation de chauffage par induction électromagnétique comprend en plus:


• le circuit de charge formé par l'inducteur du four qui contient lui-même la charge mé-
tallique à chauffer ou à fondre. Ce circuit est modélisé par un dipôle L−R dont L
et R ont été préalablement calculées [BM1].
• une batterie de condensateurs pour l'obtention de la résonance.
• des circuits annexes qui peuvent être :
- des circuits de refroidissement des thyristors
- les circuits de la commande électronique des gâchettes des thyristors.
- des circuits destinés à permettre l'automatisation des séquences de travail et la
régulation, en particulier l'action sur la puissance du four.

Le circuit de charge modélisé sous forme de dipôle L − R , avec l'inducteur et la batterie


de condensateurs forment un circuit oscillant L− R−C série qui tend spontanément à osciller
à sa fréquence de résonance.

1.4. Recherche et installations de chauffage par induction


C'est la crise pétrolière de 1973 qui a donné un nouvel essor au chauffage par induction
électromagnétique [54]. Les pays occidentaux, voulant se dégager de la dépendance des pays pro-
ducteurs de pétrole, ont cherché à développer l'énergie nucléaire. A titre d'exemple, en 1984, le
"nucléaire a représenté 59% de la production française de l'énergie électrique. Les énergies fos-
siles classiques (pétrole, gaz), devenues rares ou coûteuses, ou épuisées (charbon) et de toute
manière non renouvelables, la sidérurgie et la métallurgie devaient connaître une mutation pro-
fonde dans les processus même de production. Jusqu'alors, les problèmes de chauffage par induc-
tion ont été résolus de manière empirique, sauf quelques cas simples. Aussi, d'énormes progrès
restaient à faire. Ainsi, des équipes de recherche rassemblant des industriels, des constructeurs,
des utilisateurs, des producteurs d'électricité et des chercheurs universitaires se sont constituées.
Ces compétences, mises en commun, avaient pour objectif la "modélisation et le calcul des sys-
tèmes magnétoélectrothermiques". Trois points essentiels résumaient la démarche de ces
équipes:
• définition et évaluation des paramètres de la magnétoélectrothermie,
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 7

• définition et résolution, à partir des équations générales et des conditions aux limites, des
modèles mathématiques étudiés. ce travail a été grandement facilité par le développement
de codes de calcul très puissants, comme par exemple, l'analyse numérique par la méthode
des éléments finis.
• validation expérimentale de ces modèles.

Les applications du chauffage par induction sont de plus en plus nombreuses et des puissances
installées de plus en plus importantes. Ainsi, un réchauffeur de brames de 37 MW a été installé en
Suède, et un réchauffeur de rives d'ébauche de 4 MW installé au Japon. Toutes applications con-
fondues, la puissance installée serait largement supérieure à 4000 MW aux U.S.A. et à 1000 MW
en Suède [55].
Comme réalisations industrielles à thyristors, on peut citer une installation de 1 MW, 1500-
2000 Hz, 3 tonnes/heure. Une autre installation est de 2 MW, 1000-1500 Hz, - tonnes/heure.
Parmi les applications du chauffage par induction, on peut citer:
• soudage par induction des rails de chemin de fer,
• assemblage de métaux par magnétoformage,
• préparation de silicium de haute pureté par plasma inductif haute fréquence
• utilisation de la lévitation électromagnétique pour la préparation de métaux ou d'al-
liages strictement définis.

Les performances rendement- fréquence- puissance des onduleurs convertisseurs de fré-


quence sont résumés dans le tableau suivant.

Convertisseurs de fréquence avec


thyristors transistors Tubes à vide
rendement 90-97% 75-90% 55-70%
Gamme de fréquence 100 Hz à 10 kHz ≈ 500 kHz ≈ 3000 kHZ
Gamme de puissance ≈ 10 MW ≈500 kW ≈ 1200 kW
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 8

Figure 1.1. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction par onduleur à réso-
nance série. [BM1]
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 9

La figure 1.2 représente le principe du chauffage par induction électromagnétique.

Figure 1.2. Principe du chauffage par induction électromagnétique


Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 1

CHAPITRE II

FORMULATION GENERALE DES

EQUATIONS DU CHAMP

ELECTROMAGNETIQUE

2.1. Introduction II - 2

2.2. Les équations de Maxwell et les lois du milieu II - 3


r r
2.3. Équation du champ électrique E et de la densité de courant J II - 5

2.4. Équation du champ magnétique II - 6


r
2.5. Équation du potentiel vecteur A II - 8

2.6. Équation du potentiel scalaire V II - 8

2.7. Vecteur de POYNTING et puissance transmise II - 9

2.8. Hypothèse de quasi-stationnarité II - 10

2.9. Conditions aux limites II - 12

2.9.1. Les conditions aux limites de DIRICHLET II - 13

2.9.2. Les conditions aux limites de NEUMANN II - 14

2.9.3. Les conditions aux limites de ROBIN II - 17


Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 2

CHAPITRE II

FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS


DU CHAMP ELECTROMAGNETIQUE.

2.1. Introduction :
Les équations de Maxwell définissent la distribution spatio-temporelle du
champ électromagnétique dans un repère immobile en fonction des sources de ce champ.
Ces sources sont les charges électriques immobiles et / ou mobiles. Elles traduisent, sous
forme mathématique, une somme de recherches expérimentales qui mettent en jeu
r r r r r r
quatre vecteurs : H, B E , D . H et B sont respectivement le champ et
et
r r
l'induction magnétiques. E et D sont respectivement le champ et l'induction
électriques.
Les équations de Maxwell résultent de l'action d'un scalaire ρ appelé
r
"densité totale volumique et / ou superficielle de charges électriques", et d'un vecteur J
dit "densité totale volumique et / ou superficielle de courant électrique".
La résolution directe de ces équations est impossible dans le cas général.
C'est la raison pour laquelle on cherche des méthodes de calcul indirectes basées sur la
substitution aux grandeurs de champ la notion du / des potentiels électromagnétiques.
Le raisonnement de cette substitution est le suivant : les sources du champ
r
étant représentées par ρ et J, cherchons un champ , de vecteur unique , appelé
"potentiel-vecteur ", et un champ scalaire unique dit " potentiel scalaire " ,exprimons ces
r
deux potentiels à l'aide de ρ et J et peut-être , pourrions-nous calculer plus aisément les
r r r r r
grandeurs [ H , B , E , D ] aux moyens de ces potentiels , plutôt que par ρ et J .
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 3

Deux couples de potentiels électromagnétiques s'imposent par leur aspect


pratique :
r
• un potentiel-vecteur magnétique A associé à un potentiel scalaire V ;
r
• un potentiel-vecteur T associé à un potentiel scalaire magnétique Ψ.
r
Dans la suite, nous n'introduirons que le couple ( A ,V ) , car de loin le plus
r
utilisé. Nous rappelons d'abord l'introduction des potentiels A et V ainsi que les
problèmes généraux liés à leur formulation. Nous développerons ensuite le cas des
problèmes bidimensionnels, objets principaux de notre travail.

2.2. Les équations de Maxwell et les lois du milieu :


Les équations de Maxwell qui gouvernent l'ensemble des phénomènes
électromagnétiques, peuvent s'écrire sous la forme différentielle suivante
r
divD = ρ (2.1 )
r
r ∂B
rotE = − (2 .2 )
∂t
r
divB = 0 (2.3 )
r
r r ∂D
rotH = J + (2.4 )
∂t

r r
où : E est le champ électrique, D le déplacement ou bien l'induction électrique,
r
ρ est la densité totale de charges électriques volumiques et superficielles, B est
r r
l'induction magnétique, H est le champ magnétique et J est la densité totale de
r
∂D
courant de conduction. La quantité est la densité de courant de déplacement.
∂t
r
D'autre part, nous savons que l'induction B est à flux conservatif, c'est-à-dire que
r
divB = 0 . Alors, nous pouvons écrire :
r rr
B = rotA (2.5 )
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 4

r
où A est le potentiel-vecteur. La relation (2.2) devient alors:
r
rr ∂ r  ∂A 
rotE = − ( rotA ) = rot  − 
r r
(2.6 )
∂t  ∂t 
r
r ∂A
Nous constatons que E et − ont le même rotationnel et ne diffèrent donc que par
∂t
un gradient, d'après les règles du calcul vectoriel. Nous écrirons donc:
r
r r ∂A
E = − gradV − (2.7)
∂t
où V est le potentiel scalaire.

Les lois du milieu nécessaires à la résolution des équations de Maxwell sont :

r r
D =ε E (2. 8)
r r
B = µH (2. 9)
r r
J =σE (2. 10)

où ε = ε 0 .ε r est la permittivité diélectrique absolue ; ε 0 la permittivité du vide ;

εr la permittivité relative.

µ = µ0 .µ r est la perméabilité magnétique absolue ; µ0 = 4π .10−7 H / m , la

perméabilité du vide et µr la perméabilité relative. σ est la conductibilité électrique.


r r
Dans un milieu magnétique, la relation B = µ . H peut également se mettre sous
la forme :
r r
B = µ0 ( H 0 + M ) (2. 11)
r
où H0 est le champ magnétique appliqué comme si le milieu magnétique était remplacé
r
par le vide. Le vecteur M est la densité ou intensité d'aimantation. Il sera étudié en
détail dans le chapitre relatif à la modélisation des paramètres physiques.
Si l'on pose:
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 5

r r
M = χ ( H 0 ).H 0 (2.12),

la relation (2.8) devient :


r r r
B = µ0 [1 + χ ( H 0 )].H 0 = µ0 .µ r ( H 0 ).H 0 (2.13)

avec : µ r ( H 0 ) =1 + χ ( H 0 ) (2.14)
r
et où χ ( H0 ) est la susceptibilité magnétique.
r r
De même, pour les diélectriques, la relation D =ε E peut s'écrire :
r r r
D =ε E+P (2.15)
r
où P est le vecteur polarisation. Si l'on pose :
r r r
P = ε 0 χ ( E ) .E (2.16)

alors la relation (2.12) devient :


r r
D = ε 0 1 + χ ( E )  .E (2.17)

où, dans ce cas: ε r =1 + χ ( E ) (2.18)

et où χ ( E ) est la susceptibilité diélectrique.


Les matériaux que nous serons amenés à considérer seront linéaires, homogènes et
isotropes (l.h.i.). Mais, ils peuvent être non-linéaires, homogènes et isotropes. De ce fait,
dans les relations qui caractérisent ces milieux, les paramètres physiques µ, ε , σ , M ,
χ ne s'expriment pas par des tenseurs comme dans le cas de l'anisotropie, mais par des

scalaires.

r r
2.3. Équation du champ électrique E et de la densité de courant J :
Si nous prenons le rotationnel des deux membres de l'équation (2.2), nous pouvons
écrire:
r
r rr r ∂B ∂ rr
rot ( rotE ) = −rot = − ( rotB ) (2.19)
∂t ∂t
Or, nous savons que d'après une règle bien connue du calcul vectoriel:
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 6

r rr r r r
rot ( rotE ) = grad ( divE ) − ∆E (2.20)

Il s'ensuit que :
r r r ∂ rr
grad ( divE ) − ∆E + ( rotB ) = 0 (2.21)
∂t
Si nous supposons que la matière est idéale, et compte tenu des relations (2.1) et (2.4),
r r r r
ainsi que de B = µH et D = ε E , alors, il vient:
r
r 1 r r ∂ r ∂E 
grad  divD  − ∆E +  µ J + µε  =0 (2.22)
ε  ∂t  ∂t 
r r
r ∂J ∂E
2
r ρ 
D'où: ∆E − µ − µε 2 − grad   = 0 (2.23)
∂t ∂t ε 
r r
Compte tenu de la relation J = σ E , (2.23) devient:
r r
r ∂E ∂E2
r ρ 
∆E − µσ − µε 2 − grad   = 0 (2.24)
∂t ∂t ε 
L'équation (2.24) constitue l'équation différentielle aux dérivées partielles (EDDP)
r r
régissant aussi bien le champ électrique E que le vecteur densité de courant J car ils
r r
sont reliés par l'équation J =σE.
Deux formes utiles de l'équation (2.24) sont relatives :
r r
• d'une part, à un matériau conducteur tel que J = σ E et ρ = 0 :
r r
r ∂E ∂2 E
∆E − µσ − µε 2 = 0 (2.25)
∂t ∂t
qui est une équation différentielle aux dérivées partielles de diffusion.
r
• d'autre part, à un milieu non conducteur J = 0 et ρ = 0 :
r
r ∂2 E
∆E − µε 2 = 0 (2.26)
∂t
qui est une équation différentielle aux dérivées partielles de propagation.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 7

2.4. Équation du champ magnétique:


r
r r ∂D
Si nous prenons le rotationnel des deux membres de l'équation rotH = J + ,
∂t
nous pouvons écrire:

r rr r r ∂ rr
rot ( rotH ) = rot ( J ) + ( rotD ) (2.27)
∂t
r r r r r ∂ rr
ou bien: grad ( divH ) − ∆H = rot ( J ) + ( rotD ) (2.28)
∂t
r r r r
Si la matière est idéale et compte tenu de B = µ H et D = ε E , il vient:

r r r ∂ rr r 1 r
∆H + rot ( J ) + ε ( rotE ) − grad  divB  = 0 (2.29)
∂t µ 
r
r ∂B r
Les relations rotE = − et divB = 0 permettent d'écrire:
∂t
r
r r r ∂2 H
∆H + rot ( J ) − µε 2 = 0 (2.30)
∂t
r r
• Pour un conducteur défini par J = σ E , cette équation devient:
r r
r ∂H ∂2 H
∆H − µσ − µε 2 = 0 (2.31)
∂t ∂t
Il s'agit d'une équation différentielle aux dérivées partielles de diffusion à cause du terme
r
∂H
µσ
∂t
r
• Pour un corps isolant, J = 0 , elle devient:
r
r ∂2 H
∆H − µε 2 = 0 (2.32)
∂t
Il s'agit d'une équation différentielle aux dérivées partielles de propagation.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 8

r
2.5. Équation du potentiel vecteur A :
r rr
En prenant le rotationnel de B = rotA , nous obtenons:
rr r rr r r r
rotB = rot ( rotA ) = grad ( divA ) − ∆A (2.33)
r
r r ∂D
Si la matière est idéale et compte tenu de l'équation rotH = J + et des relations
∂t
r r r r
B = µ H et D = ε E , on obtient:
r
r r ∂E r r
∆A + µ J + µε − grad ( divA ) = 0 (2.34)
∂t
r
r r r ∂A
Remplaçant E par la relation E = − gradV − , il vient:
∂t
r
r r ∂ r ∂A  r r
∆A + µ J + µε  − gradV −  − grad ( divA ) = 0 (2.35),
∂t  ∂t 
r
r ∂2 A r r r ∂V 
soit: ∆A − µε 2 + µ J − grad  divA + µε =0 (2.36)
∂t  ∂t 
Cette équation se simplifie si on tient compte de la jauge de LORENTZ:
r ∂V
divA + µε =0 (2.37)
∂t
D'où l'équation déterminant le potentiel-vecteur:
r
r ∂2 A r
∆A − µε 2 + µ J = 0 (2.38)
∂t

2.6. Équation du potentiel scalaire V:


r
r r
Si nous prenons la divergence de l'équation E = − gradV −
∂A ,
∂t
r
r  r ∂A  ∂ r
nous obtenons: divE = div  − gradV −  = −∆V − divA (2.39)
 ∂t  ∂t
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 9

r r
Si la matière est idéale et compte tenu de D = ε E , nous obtenons:
1 r ∂ r
divD + ∆V + divA = 0 (2.40)
ε ∂t
Cette expression peut être écrite sous la forme suivante si on fait apparaître la condition
de LORENTZ:

 
∂ 2V ρ ∂  r ∂V 
∆V − µε 2 + + divA + µε =0 (2.41)
∂t ε ∂t  14 4244 ∂t
3

 =0 
∂ 2V ρ
D'où l'équation régissant le potentiel scalaire: ∆V − µε + =0 (2.42)
∂t 2 ε

2.7. Vecteur de POYNTING et puissance transmise:


r
Le vecteur de Poynting Pg est défini par la relation :
r r r
Pg = E ∧ H . [2.43]

Il joue un rôle très important dans la prévision des échanges d'énergie. Calculons la
divergence du vecteur de Poynting:
r r r r rr r r r
divPg = div ( E ∧ H ) = H .rotE − [Link] [2.44] ,

d'après une relation bien connue du calcul vectoriel.


r r
Nous savons que: rotE rr ∂B et r r r ∂D . Si nous remplaçons dans
=− rotH = J +
∂t ∂t
l'expression [2.44 ], il vient:
r r
r r  ∂B  r  r ∂D 
divPg = H  −  − E. J +
∂t 
[2.45].
 ∂t  
Le flux du vecteur de Poynting à travers une surface Σ (τ ) délimitant un volume τ est:
r r
r r r r  r ∂B r ∂D r r 
Φ ( Pg ) = ∫∫ Σ(τ ) Pg .n.d Σ = ∫∫∫τ div ( Pg ) dτ = − ∫∫∫τ  H . + E + E.J dτ [2.46 ]
 ∂t ∂t 
Cette relation peut s'écrire:
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 10

r ∂ 1 r r 1 r r r r
Φ ( Pg ) = − ∫∫∫τ  H .B + E.D  dτ − ∫∫∫ E.J dτ [2.47 ]
∂t 1442443
2 2 
∂Wem
∂τ

La densité volumique d'énergie électromagnétique ∂Wem en W/m est:


3

∂τ
∂Wem 1 r r 1 r r
= H .B + E .D [2.48 ]
∂τ 2 2

r ∂  ∂W  r r
Φ ( Pg ) = − ∫∫∫τ  em  dτ − ∫∫∫ E.J dτ [2.49 ]
∂t  ∂τ 
Les relations [2.46] et [2.49] donnent:

r ∂  ∂Wem  r r
divPg = −   − E. J [2.50 ]
∂t  ∂τ 
La relation [2.50] peut également s'écrire:
r ∂  ∂W  r r ∂ r r
divPg = −  em  − E.J = − ( Sem ) − E.J [2.51]
∂τ  ∂t  ∂τ

Si Sem est la puissance apparente, P la puissance active, Q la puissance réactive, nous

avons:

Sem = Pem + jQem [2.52]

Finalement:
r ∂Pem ∂Qem r r
divPg = − −j − E .J [2.53]
∂τ ∂τ

2.8. Hypothèse de quasi-stationnarité:


L'approximation des états quasi-stationnaires est basée sur le rapport des
r
r r ∂D
amplitudes des deux termes du second membre de l'équation rotH = J + . Elle est en
∂t
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 11

particulier liée à la rapidité des variations des phénomènes électromagnétiques en fonction


du temps et donc de la fréquence. Ainsi, on est en mesure de négliger le courant de
r
∂D
déplacement ,dû au caractère diélectrique plus ou moins affirmé du matériau étudié
∂t
r r
, devant le courant de conduction J =σ E et inversement . Si les phénomènes varient

sinusoïdalement dans le temps à une pulsation ω , nous pouvons écrire :


r
∂D r
= jωε E (2.54)
∂t
où j est tel que j 2 = −1 .
Et si nous souhaitons, par exemple, savoir si le matériau à étudier se comporte à la
fréquence de travail plutôt comme un bon conducteur, il faut vérifier la relation:
r
r r ∂D r
J = σ E >> = jωε E (2.55)
∂t

Ce qui se traduit en module par :


σ >> ωε (2.56)

Pour certains auteurs,[82], un bon conducteur ou mauvais diélectrique est défini


par :

ωε 1
< (2.57),
σ 10

alors qu'un bon diélectrique ou mauvais conducteur est caractérisé par :

ωε 1
> (2.58)
σ 10
Le tableau suivant contient ,en particulier, le cas d'un très bon conducteur ( le
cuivre) et celui d'un très bon diélectrique (l'eau de mer, [5],[BM1],[BM10],[BM13] ).Il
indique la fréquence maximale au-dessous de laquelle le courant de déplacement est

ωε 1
négligeable devant le courant de conduction et qui vérifie la relation : < :
σ 100
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 12

σ Ω .m εr
-1 -1
f<
7
eau de mer 5 80 10 Hz
5 12
graphite 10 1 18.10 Hz
8 16
cuivre 0,6.10 1 10 Hz

Ainsi, pour les métaux , l'approximation des états quasi-stationnaires est justifiée
dans le domaine des fréquences radioélectriques (f < 1012 Hz ) , et , à plus forte raison dans
le domaine des fréquences usuellement utilisées dans les machines électriques (50 ou 60
Hz et leurs harmoniques ) , mais aussi dans le domaine du chauffage par induction où les
fréquences varient entre 50 ou 60 Hz et 20.000 Hz dans la plupart des applications .Mais
elles peuvent avoir les valeurs de 50 kHz,100 kHz, 200 kHz,500 kHz et même 1 MHz, en
particulier dans les traitements de surface.
En conclusion, cette hypothèse est largement justifiée dans la suite de notre travail
car on ne considérera que des métaux plutôt bons conducteurs. La relation
r
r r ∂D
rotH = J + sera donc utilisée sans le terme correspondant au courant de
∂t
déplacement. En fait, cette hypothèse exclut la présence d'un terme de propagation en

∂ 2 / ∂t 2 et ne garde que le terme de diffusion en ∂ / ∂t dans les équations aux dérivées


r r r r r
partielles qui régissent le comportement des champs H , B , E , J , et A

2.9. Conditions aux limites:

Physiquement, l’amplitude des champs électromagnétiques décroît comme


l’inverse de la distance à la source de courant. Ces champs doivent s'annuler à l’infini.
Dans une analyse par la méthode des éléments finis, le domaine d’étude doit être fermé
par une frontière artificielle choisie assez loin des sources produisant ces champs pour ne
pas nuire à la précision envisagée. Pour [38], quand la distance de la source (billette) est
égale à 5 fois la hauteur de la billette, la puissance dissipée dans la billette est connue avec
une précision inférieure à 2%. L’imposition de conditions aux limites pour les champs
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 13

électromagnétiques sur la frontière extérieure est exigée par les techniques


mathématiques de résolution d'équation différentielles. Dans les problèmes qui traitent
des régimes transitoires, ce sont les conditions initiales qui sont imposées. Les conditions
aux limites doivent être bien adaptées, sinon elles risquent d'influencer le calcul et
déformer la solution.
Intuitivement, les conditions aux limites règlent le flux de l'énergie
électromagnétique et thermique sur les frontières qui constituent les différentes régions
qui délimitent le domaine d'étude. Elles imposent les formules mathématiques qui
traduisent ces échanges d'énergie.
Les conditions aux limites nécessaires pour la résolution des équations de la
physique mathématique sont de trois types:
• les conditions aux limites de Dirichlet
• les conditions aux limites de Neumann,
• Les conditions aux limites mixtes ou de Robin.

2.9.1. Les conditions aux limites de DIRICHLET:


Le champ électromagnétique est imposé sur les frontières. Il peut être égal à une
constante nulle ou non nulle, comme il peut être égal à une expression mathématique qui
gère les flux d'énergie dans un sens ou un autre. Le dispositif physique étudié dans le cadre
de ce travail présente une symétrie axiale. Le champ électromagnétique le plus approprié
est le potentiel vecteur magnétique. Les conditions aux limites de Dirichlet dans ce cas
s'écrivent:

 A frontière
= A0 ou

 A frontière
= exp ression mathématique
Lorsque le problème possède une géométrie symétrique, et les courants sont disposés de
manière antisymétrique, nous devons avoir une condition de Dirichlet nulle sur l'axe de

symétrie: A frontière
= 0 . C'est le cas sur l'axe de la billette.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 14

Figure 1: Condition aux limites nulle de Dirichlet pour les problèmes ayant
une symétrie géométrique et une excitation antisymétrique.

2.9.2. Les conditions aux limites de NEUMANN:


La dérivée du champ électromagnétique par rapport à la normale extérieure est
imposée sur les frontières. Elle peut être nulle ou non nulle. Elle peut aussi être égale à
une expression mathématique traduisant le phénomène physique qui traduit les échanges
d'énergie entre les deux domaines adjacents. Dans notre cas, les conditions aux limites de
Neumann s'écrivent:

 ∂A
 ∂n frontière
= A0 ou

 ∂A = exp ression mathématique
 ∂n frontière

Cette condition est utilisée dans le cas de problèmes possédant une symétrie aussi bien de

∂A
géométrie que de courant: =0
∂n
frontière
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 15

Figure 2: Condition aux limites nulle de Neumann pour les problèmes ayant
une symétrie géométrique et une symétrie d'excitation.

On peut également utiliser cette condition pour une interface avec un matériau de
perméabilité infinie, c'est-à-dire ayant une réluctance nulle et de ce fait constitue un
conducteur de flux parfait. Dans la pratique, c'est le cas entre l'air (µr =1) et des matériaux
ferromagnétiques (µr = quelques centaines ou quelques milliers).
Condition de périodicité ou d'anti-périodicité:

On doit fixer alors: A s


= k . As + S
• S est la période spatiale
• et k un paramètre qui prend la valeur 1 quand il s'agit de périodicité et -1
quand il s'agit d'antipériodicité.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 16

Figure 3: Condition de périodicité pour les problèmes ayant


une structure et une excitation répétitives.

Dans le cas de coordonnées cylindriques axisymétriques, les conditions aux limites


de Dirichlet et de Newmann sont résumées sur la figure 4.

Figure 4: Conditions aux limites de type Dirichlet ou de type Neumann.


Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 17

[Link] conditions aux limites de ROBIN:


Les conditions aux limites de type Robin sont des conditions aux limites mixtes. Elles
allient à la fois les conditions aux limites de type Dirichlet et les conditions aux limites de
type Neumann.

Figure 5 : Conditions aux limites de type Robin


Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 1

CHAPITRE III

FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS

DU CHAMP THERMIQUE.

3.1. Modes de transfert de la chaleur III - 2

3.1.1. Conduction III - 2

3.1.2. Convection III - 3

3.1.3. Rayonnement III - 5

[Link]. Loi de Planck III - 5

[Link]. Loi de Stefan-Boltzmann III - 6

[Link]. Échange d’énergie entre 2 surfaces grises III - 7

3.2. Équation de la chaleur III - 10

3.3. Conditions aux limites III - 13


Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 2

CHAPITRE III

FORMULATION GENERALE DES EQUATIONS


DU CHAMP THERMIQUE.

3.1. Modes de transfert de la chaleur :


Le transfert de chaleur ou thermocinétique est la science dont l'objet est l'étude des
échanges thermiques .La thermocinétique doit permettre :
• le calcul du flux thermique pour le favoriser au maximum dans la conception des
échangeurs et réacteurs, ou le restreindre au maximum dans la conception des
isolations thermiques.
• le calcul de la distribution des températures pour s'assurer que le champ de
températures des dispositifs étudiés reste dans des limites raisonnables compte tenu
des propriétés physiques des matériaux qui les constituent. Il s'agit ici d'une opération
d'analyse.
• le calcul des dimensions et des formes géométriques requises des surfaces d'échange
pour satisfaire un cahier des charges. Il s'agit là d'une opération de synthèse.

Les différents modes de transfert de la chaleur sont : la conduction thermique, la


convection thermique, et le rayonnement thermique .Dans la pratique, on a en général une
combinaison de ces trois modes, mais lorsque l'un des modes est dominant, on néglige les
deux autres.

3.1.1. Conduction :
De même que la conduction électrique est le transfert de charges électriques sous
l'influence d'un gradient de potentiel, la conduction thermique correspond au transfert de
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 3

la chaleur d'un point à un autre sous l'influence d'un gradient de température, sans
déplacement appréciable de particules dans les corps solides. De ce fait, l'analogue
électrique d'une différence de température est une différence de potentiel.

Le flux thermique Q est la quantité de chaleur échangée par unité de temps et

correspond donc à la dérivée par rapport au temps de la quantité de chaleur Q :



∂Q
Q= (3.1 )
∂t

De ce fait, son analogue électrique est le courant électrique I. Q s'exprime en Watt.

La densité de flux thermique q est un vecteur dirigé dans le sens du flux thermique

et dont le module est la quantité de chaleur échangée par unité de temps et de surface

normale Sn à la direction du flux. On a alors :




∂Q ∂  ∂Q 
q= =   (3.2 )
∂S n ∂S n  ∂t 
• •
2
q s'éxprime en Watt/m . L'analogue électrique de q est la densité de courant électrique J.

La loi fondamentale de la conduction thermique est due à Fourier (1822) : la



densité de flux thermique q est proportionnelle au gradient de la température .Le

coefficient de proportionnalité k est la conductivité thermique :


r r
q& = − k ⋅ ∇T Watt/m2 (3.3).
r
Le vecteur ∇T au point M(x, y, z) est orienté dans la direction pour laquelle la variation
de la température par unité de longueur est la plus forte, c'est–à-dire normal à la surface
r r ∂T
isotherme passant par M(x, y, z) : ∇T = n ⋅ .
∂n

3.1.2. Convection :
On distingue deux types de convection : la convection naturelle et la convection
forcée. La convection naturelle, qui nous intéresse dans ce travail, est le transfert d'énergie
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 4

dû à des mouvements macroscopiques du fluide (air) vers le haut. Ce transfert est dû à un


gradient de densité dû lui-même à un gradient de température. Les particules de fluide en
contact avec un corps chaud deviennent plus légères et montent en cédant leur place à
d'autres particules qui ne sont pas encore chaudes. Ces dernières, à leur tour s'échauffent,
montent et le cycle recommence .La formulation générale du problème de la convection
r
exige le calcul de la vitesse v avec ses trois composantes, la pression p, ainsi que la

température T en fonction des coordonnées spatiales et du temps, la densité du fluide


étant fixé par l'équation d'état. Le flux de chaleur qconv évacué à partir de la surface d'un

solide vers un fluide est exprimé par la loi de Newton :



qconv = hc ⋅ (Ts − T0 ) (3.4).

• hc (W/(m2 .°C ) est le coefficient de transfert convectif ;

• T0 est la température de l'air ambiant ;

• Ts est la température de la surface du solide à chauffer.

Le coefficient de transfert hc est fonction des caractéristiques géométriques du

corps, de sa rugosité, des caractéristiques du fluide (densité, capacité calorifique, viscosité,


etc.), de la nature de l'écoulement (régime laminaire ou turbulent), et de la vitesse
caractéristique.

L'ordre de grandeur de hc , exprimé en W.m-2.K-1 , est de 2 à 50 pour l'air .


La convection forcée est due à un gradient de pression imposée par une action
mécanique externe telle :
• un pompage dans les échangeurs industriels ou dans un chauffage central ;
• une ventilation (moteurs électriques, radiateurs de véhicules, sèche-cheveux) ;
• ou une agitation mécanique dans les réactions chimiques.
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 5

3.1.3. Rayonnement :
Le rayonnement est un mode d’échange de chaleur par émission et absorption de
radiations électromagnétiques. Les longueurs d’onde thermiques vont en gros de 1 à 100
µm. On définit alors :
 Un facteur d’absorption (absorptivité) a. Si a=1 : on a un corps noir

 Un facteur de réflexion (réflectivité) r. Si r=1 : on a un corps blanc

 Un facteur de transmission (transmittivité) t. Si t= 0 : on a un corps opaque.


Il est évident que :
a + r + t =1 (3.5)

[Link]. Loi de Planck :

L’émittance monochromatique M λ ,cn , en Watt/m3 , relative à la longueur d’onde

λ , d’un corps noir émetteur vers un corps récepteur s’écrit [7]:

 C1 1
 M = ⋅ W / m 3
λ
λ e λ⋅T −1
, cn 5 C 2



C1 = 3,741 ⋅ 10 W ⋅ m
−16 2
(3. 6)
C = 0,014388 m ⋅ K
 2


T en K, λ en m. La figure3.1 représente cette fonction avec pour paramètres les


températures 600 K, 800 K, 900 K, 1000 K, 1100 K, 1200 K, 1500 K.
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 6

C1 1
Figure3.1: M λ , cn = ⋅ en fonction de λ en µm
λ e λ⋅T −1
5 C2

La loi de Wien donne la longueur d’onde λm pour laquelle M λ , est maximale.

Après dérivation de M λ ,cn , par rapport à λ et annulation de cette dérivée, les calculs

donnent :

λm ⋅ T = 2896 ⋅10−6 m ⋅ K (3.7)

[Link]. Loi de Stefan-Boltzmann:


Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 7

Cette loi donne pour un corps noir, l’émittance pour toutes les longueurs d’onde :
λ =∞
M = M ⋅ d λ = σ ⋅ T 4
 cn λ∫=0 λ , cn
 (3.8)
σ = 5,76 ⋅ 10 _ 8 2W 4
 m ⋅K
σ : constante de Stefan-Boltzmann

Pour un corps gris, on a :

M cg = ε (T ) ⋅ σ ⋅ T 4 = ε (T ) ⋅ M cn (3.9 )

où ε (T ) est le facteur d’émission ou émissivité.

[Link]. Échange d’énergie rayonnante entre 2 surfaces grises :

Pour les corps noirs (corps absorbants idéaux), l' absorptivité a=[Link] les corps

gris, ε (T ) dépend de la surface rayonnante et de la température. Les émissivités

ε (T ) de l’Aluminium, du Cuivre, et du fer sont données par les tableaux ci-après [38] :

Température en °C Émissivité ε (T )
Aluminium
Pur poli 204 à 592 0,038 à 0,06

Fortement oxydé 93 à 538 0,2 à 0,33

Oxydé 227 0,11

Non oxydé rugueux 27 0,05 à 0,07

Tableau 1. Émissivité de l'Aluminium


Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 8

Cuivre Température en °C Émissivité ε (T )


poli 38 à 260 0,04 à 0,05

oxydé 38 0,78

Tableau 2. Émissivité du Cuivre

Fer Température en °C Émissivité ε (T )


Poli 426 à 483 0,14

Fonte tournée 38 0,44

Fonte rugueuse très 38 à 260 0,06 à 0,08


oxydée

Tableau 3. Émissivité du Fer

Quand 2 surfaces grises S1 et S2 maintenues à des températures uniformes T1 et T2


rayonnent l’une vers l’autre (figure 3.2), la quantité de chaleur échangée par rayonnement
est :

σ ⋅ F12
Q= ⋅ (T1 4 − T24 ) (3.10)
1 − ε1 1− ε2
1+ ⋅ F12 + ⋅ F21
ε1 ε2
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 9

où ε1 et ε 2 sont les émissivités respectives des surfaces S1 et S2. F12 et F21 sont les
‘’facteurs d’angle’’ respectifs de S1 vers S2 et de S2 vers S1.

Le facteur d’angle d’une surface Si vers une surface Sj est donné par [8]:

1 cos ϕi ⋅ cos ϕ j
Fij = ⋅ ∫ ∫ ⋅ dSi dS j (3.11)
Si S S i π r2
j

figure 3.2

Fij est un nombre sans dimension qui représente la fraction du flux total

hémisphérique de Si qui atteint Sj.


Il existe des catalogues complets des relations analytiques, [8], [38], donnant les
facteurs d’angle. A titre d’exemple, la figure 3.4 représente le facteur d’angle entre 2
cylindres concentriques de longueur finie.
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 10

Figure 3.4


Ainsi, le flux rayonnant de chaleur qray évacué à partir de la surface d'un solide

vers un fluide est exprimé par la loi :



qray = σ ⋅ε ⋅ (Ts 4 − T04 ) W / m 2 (3.12) .

L'échange de flux total de chaleur en Watt/m2 , d'un corps solide à partir de sa


surface externe vers le milieu ambiant est la somme du flux convectif et du flux rayonnant:

q = hc ⋅ (Ts − T0 ) + σ ⋅ε ⋅ (Ts 4 − T04 ) W / m 2 (3.13)

3.2. Équation de la chaleur:

On considère un matériau solide de masse volumique ρ ( x, y, z ) , de capacité


calorifique à volume constant Cv ( x, y, z , T ) , fonction des coordonnées x, y, z et de la
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 11

température T, ainsi que de conductivité thermique k ( x, y, z ) . Si T ( x, y, z , t0 ) est

la température à l'instant initial t = t0 , nous nous proposons d'établir l'équation

différentielle qui permet de connaître T pour t > t0 .

Soit donc v un domaine de V, figure 3.5. Selon la loi de Newton, la quantité de

chaleur q1 reçue dans le temps (t , t )


1 2
avec t0 ≤ t1 ≤ t2 , dans v à travers la surface de
séparation Σ entre v et V est :
t2
∂T
q1 = ∫ dt ⋅ ∫∫ k ( x, y, z ) dΣ (3.14)
t1 Σ ∂n
r
où n est la normale extérieure à Σ.

r
Figure 3.5 : définition de V , v, Σ, n

Si V contient des sources chauffantes de densité volumique f(x, y, z, t), la quantité

de chaleur q2 générée dans v durant (t , t )


1 2
est :

t2

q2 = ∫ dt ⋅ ∫∫∫ f ( x, y, z , t )dxdydz (3.15)


t1 v

La variation de l'énergie interne q 3 dans v, durant ( t , t ) est :


1 2
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 12

q3 = ∫∫∫ Cv ( x, y, z , T ) ⋅ ρ ( x, y , z ) ⋅ T ( x, y, z , t2 ) − T ( x, y, z , t1 ) dxdydz


v

(3.16).
Mais, nous savons que :
t2
∂T
T ( x, y, z , t2 ) − T ( x, y, z , t1 ) = ∫ dt (3.17).
t1 ∂n
D'après OSTROGRADSKY :

∂T r
∫∫Σ k ( x, y, z ) ⋅ = ∫∫∫v div[k ( x, y, z ) ⋅ ∇T ]dxdydz (3.18).
∂n

Pour le volume v, pendant ( t , t ) , nous avons le bilan énergétique suivant :


1 2

Énergie q1 reçue dans v + Énergie q2 générée dans v = variation d'énergie interne q3 de

v. En tenant compte de (3.14), (3.15),(3.16),(3.17),(3.18), nous avons:


∂T r
Cv ( x , y , z , T ) ρ ( x , y , z ) ⋅ − div[k ( x, y, z ) ⋅ ∇T ] = f ( x, y, z , t ) (3.19).
∂n
avec t>t0 .

La relation (3.19) est l'équation différentielle aux dérivées partielles qui régit la
propagation de la chaleur.
Dans le cas des phénomènes électriques, le module de la source chauffante de
densité volumique f(x, y, z, t) s'écrit:
2
J
f ( x, y , z , t ) = (3.20),
σ
où |J| est le module de la densité de courant et sigma σ la conductivité électrique.

Si Cv , ρ et k sont des grandeurs indépendantes des coordonnées, l'équation

(3.19) devient:

∂T
2
J
ρ ⋅ Cv (T ) ⋅ − k ∆T = (3.19).
∂n σ
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 13

C'est Cv ( T ) que nous modéliserons par une fonction analytique formellement

semblable à la fonction de Brillouin au chapitre V.

3.3. Conditions aux limites :


Les conditions initiales temporelles et les conditions aux limites spatiales
complètent la description du problème électromagnétothermique. On peut citer :

 condition initiale : la température T0 à l’instant t0 est donnée par une relation

connue :

T ( x, y, z , t0 ) = T0 ( x, y, z ) (3.20)

 conditions aux limites spatiales :


1. Condition de Dirichlet :
La température est imposée sur la surface de séparation de 2 milieux (condition
d’isothermie) :

Ts = f ( xs , ys , zs , t ) (3.21)

où f ( xs , ys , zs ) est une fonction donnée et connue sur la surface de séparation.

2. Condition de Neumann :
Cette condition est appelée en thermique la condition de Fourier, où la loi d'échange

thermique est connue sur la surface de séparation. La densité de flux q est alors imposée

sur la surface de séparation :



 ∂T 
q = −k   = g ( xs , ys , zs , t ) (3.22)
 ∂n  surface
où g ( xs , ys , zs , t ) est une fonction donnée sur la surface de séparation. Si un corps est

thermiquement isolé, le flux thermique est nul en tout point de sa surface (surface
adiabatique) :
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 14


 ∂T 
q = −k   =0 (3.23)
 ∂n  surface
Le transfert de chaleur vers le milieu ambiant se fait alors selon 3 cas:
• transfert par convection:

∂T
−k ⋅ = h ⋅ (T − Ta ) (3.24)
∂n
où h en W/m2 .°C, est le coefficient de transfert convectif et Ta la température

ambiante.

• transfert par rayonnement:

∂T
−k ⋅ = ε ⋅ σ ⋅ (T 4 − Ta4 ) (3.25)
∂n
où ε est l'émissivité et σ est la constante de Stefan-Boltzmann.
Les émissivités des matériaux métalliques sont disponibles dans [8] et [38]. Le tableau
suivant fournit ces émissivités selon [38].
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 15

Tableau 4. Émissivités de certains métaux et alliages

• transfert par convection et rayonnement:

∂T
−k ⋅ = h ⋅ (T − Ta ) + ε ⋅ σ ⋅ (T 4 − Ta4 ) . (3.26)
∂n
La condition de transfert par convection et rayonnement peut être considérée
comme une condition générale de transfert de la chaleur vers le milieu ambiant. Si ε tend

vers 0, elle approche la condition (3.24) relative à la convection. Si h tend vers 0, elle
approche la condition (3.25) relative au rayonnement.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 1

CHAPITRE IV

MODELISATION DES PARAMETRES

ELECTROMAGNETIQUES

4.1. Introduction IV - 2
4.1.1. Modélisation par un tronçon de parabole IV - 2
4.1.2. Modélisation par la fonction arctangente IV - 3
4.1.3. Modélisation par une fraction rationnelle IV - 3
4.1.4. Modélisation par la méthode de Frohlin-Kenelly IV - 6
r
4.2. Modélisation de l'aimantation M , étude détaillée du fer pur IV -8
4.2.1. Introduction IV - 8
4.2.2. Equations de Maxwell IV - 9
4.2.3. Modélisation IV - 10

[Link]. Fonction de Brillouin BJ ( x ) IV - 10

[Link]. Loi de Curie IV - 13


[Link]. Ferromagnétisme et loi de Curie Weiss IV - 14
[Link]. Variation de l'aimantation de saturation avec la température IV - 15
4.3. Application au cas simple du Nickel IV - 22
4.4. Modélisation de la conductivité électrique σ IV - 24
4.4.1. Modélisation de la conductivité électrique de l'aluminium IV -24
4.4.2. Modélisation de la conductivité électrique du cuivre IV - 24
4.4.3. Modélisation de la conductivité électrique du fer pur IV - 25
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 2

CHAPITRE IV

MODELISATION DES PARAMETRES

ELECTROMAGNETIQUES

4.1. Introduction :
La modélisation de la courbe de première aimantation B=B(H) , dans le cas non-linéaire a
fait l'objet de plusieurs travaux . Nous citons dans ce qui suit quelques cas. Ils en existent d'autres,
par exemple, l'approximation par les fonctions splines. Il est bon de rappeler que B=B(H) ne
représente que l'induction moyenne, le trajet réel étant le cycle d'hystérésis car les matériaux
ferromagnétiques ont une "mémoire".

4.1.1. Modélisation par un tronçon de parabole:


Ce modèle représente la caractéristique magnétique B=B(H) dans un plan (OH, OB) par une
parabole de la forme :

(B − B ) = 4a ( H − H 0 )
2

0
(4.1).

où (H0 , B0) sont les coordonnées du point par lequel passe la tangente verticale parallèle à

l'axe OB; et a est la distance de ce point au foyer de la parabole.

Ce modèle ne peut être précis que sur une partie restreinte de la courbe B = B( H ) .
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 3

4.1.2. Modélisation par la fonction arctangente:


Le comportement non-linéaire de la loi B = B( H ) est donné par le modèle analytique :
 2
 B ( H ) = B ⋅ arctan g ( C µ0 H ) + µ0 H
 π s
 (4.2),
C = π  1 − 1
 2 Bs  ν ini 
où : Bs est l'induction de saturation et ν ini la réluctivité initiale.

4.1.3. Modélisation par une fraction rationnelle:


Dans ce cas, la réluctivité est donnée par la formule [40 ], [41] :

 
ν = ν 0 ν ri + (ν rf _ν ri ) 2α
B
 = ν 0ν r (4.3)
 B + r 
où:

 ν ri correspond à la réluctivité relative initiale ;

 ν rf correspond à la réluctivité relative finale .

 α règle la courbure de la caractéristique B = B( H ) ;


 r détermine la position du coude de saturation ;

Ainsi, pour l'approximation d'une courbe donnée, ν ri et ν rf sont déterminées directement.

Mais α et r peuvent être connus par une technique de minimisation de l'erreur, la méthode
des moindres carrés par exemple.
A titre d'exemples, pour le fer ARMC0 : νri =1/1600, νrf = 1, α = 4, et r = 12000.
Pour un acier doux [41], ces mêmes valeurs sont les suivantes :
νri =0.00105, νrf = 1, α = 4, et r = 16330.
Les figures 4.1. , 4.2. , 4.3, ci-après représentent respectivement les fonctions
ν = ν(B), µr = µr(H) , B=B(H) pour l'acier doux.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 4

Cette modélisation est très performante, mais elle ne tient pas compte de la température. Or,
ce facteur est très important. Par exemple, quand les machines électriques tombent en panne, ce
sont les isolants (diélectriques) qui "cèdent" généralement les premiers par vieillissement
thermique; mais ce sont les conducteurs (courants de conduction) et les circuits magnétiques en
tôles (courants de Foucault et hystérésis) qui sont les sièges de dégagement de chaleur.

7000

6000

5000

4000

3000

2000

1000

0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8

Figure 4.1. Acier doux, ν = f ( B ) selon formule (4.3)

1000

900

800

700

600

500

400

300

200

100
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8

Figure 4.2. Acier doux, µr = f ( B )


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 5

1.8

1.6

1.4

1.2

0.8

0.6

0.4

0.2

0
0 2000 4000 6000 8000 10000 12000

Figure 4.3. Acier doux, B = f (H )

Selon [80], la perméabilité d'un acier est :

5000
µ ( B) = + 200 (4.4)
1 + 0.05 B 2

5200

5000

4800

4600

4400

4200

4000
0 0.5 1 1.5 2 2.5

5000
Figure 4.4. µ ( B) = + 200
1 + 0.05 B 2
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 6

Selon [80], la perméabilité de l'alliage Cobalt-Nickel-Cuivre est:


( B −0.63)13
 1 − 0.19
B

µ ( B ) = 8265. e

1 − e  + 265
0.02
(4.5)
 24 
10000

9000

8000

7000

6000

5000

4000

3000

2000

1000

0
0 0.5 1 1.5

( B −0.63)13
 1 − 0.19
B

µ ( B ) = 8265. e

1 − e  + 265
0.02
Figure 4.5.
 24 
4.1.4. Modélisation par la méthode de Frohlin-Kenelly

la courbe de première aimantation B = f (H ) d'un matériau ferromagnétique est

fournie par le fabricant du matériau. Elle comporte 3 parties:


• une première partie linéaire et commençant à l'origine. Elle est utilisée dans les appareils
de mesure où la linéarité est requise.
• une deuxième partie, de grande pente, forme le coude. Elle est utilisée pour la conception
de circuits magnétiques (moteurs, transformateurs, etc.) de moindre réluctance car la
perméabilité y est plus grande.

• une troisième partie, de faible pente presque égale à µ0 = 4π ⋅10−7 H / m , forme la


partie saturation.
les deux dernières parties sont généralement modélisées par la relation de Frohlich-Kenelly
[81]:
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 7

 α 
B =  µ0 + H (4.6)
 β +H 
où α et β sont des constantes obtenues par ajustement en utilisant les techniques de l'Analyse

Numérique.
Labbé dans [81] utilise deux définitions de la perméabilité µ:
B
• µ=
H
∂B
• µ= .
∂H
Labbé affirme, en citant des références, que des auteurs ont utilisé l'une ou l'autre
définition et que chacune est mieux adaptée à un type particulier de problèmes.
La définition µ = ∂B donne la relation:
∂H

 1 H 
µ ( H ) = µ0 + α  − 2  (4.7)
 β + H ( β + H ) 
D'autre part, la perméabilité est aussi fonction de la température T . Pour tenir compte
de ce fait, α et β ne sont plus des constantes, mais deviennent des fonctions de la température.

mais, une meilleure formulation consiste à séparer la dépendance de µ du champ magnétique

H et sa dépendance de la température T . La formulation générale est alors:

 1 H 
µ ( H , T ) = µ0 + α  − 2  ⋅ f (T ) (4.8)
 β + H ( β + H ) 
Beaucoup de formulations existent pour f (T ) [81]. L'une d'elles est:
γ
T 
f (T ) = 1 −   (4.9)
 TC 
où TC est la température de Curie et γ est le paramètre de sensibilité de la température.

Pour l'acier 21NiCrMo5, nous avons: α = 2,31695 et β = 5769,55 . La figure 4.6 montre
la courbe B = f ( H ) pour ces 2 valeurs.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 8

2.5

1.5

0.5

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
4
x 10

Figure 4.6. B = f (H )

4.2. Modélisation de l'aimantation M, étude détaillée du fer pur:


4.2.1. Introduction
On est souvent amené à résoudre, en particulier dans le domaine du chauffage par induction,
le système d'équations couplées :

*Equations de Maxwell
 + conditions aux limites et initiales électromagnétiques

* Equation de la Chaleur
 + conditions aux limites et initiales thermiques



Les grandeurs physiques thermiques (capacité calorifique et conductivité thermique ,..) et


électromagnétiques (perméabilité ,susceptibilité ,réluctivité, permittivité, conductivité électrique )
dépendent de la température pour les premières , de la température et du champ magnétique ou
électrique pour les secondes. La modélisation de la perméabilité en fonction du champ appliqué
seul abonde dans la littérature scientifique. Par contre, sa modélisation en fonction et du champ
appliqué et de la température est rare.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 9

Le but de ce travail est donc d'établir cette modélisation. Pour ce faire, on introduit les
équations de Maxwell et la fonction de Brillouin, base de cette modélisation.
La modélisation des paramètres physiques d'un matériau dans la plage de variation des
grandeurs telles que le champ magnétique, la température, la fréquence, les conductivités
électrique et thermique, etc., est nécessaire aux calculs ultérieurs qui ont pour but la
détermination de grandeurs pertinentes. Celles-ci font partie intégrante du cahier des charges
pour la conception puis la réalisation des produits envisagés.
Dans ce paragraphe, on se propose de modéliser les paramètres électromagnétiques en
fonction des variables adéquates, en particulier en fonction du champ magnétique appliqué et de
la température. Ces paramètres peuvent être:
 l'aimantation M ;

 la perméabilité relative µr ou la susceptibilité magnétique χ ;

 la réluctivité relative νr ;

 la conductivité électrique σ
r
Un matériau ferromagnétique de volume τ , plongé dans un champ magnétique H0 acquiert
r
un moment magnétique ℑ . On définit alors pour un élément de volume dτ un vecteur densité
r
d'aimantation M ou simplement aimantation par :
r
r ∂ℑ
M= (4.10).
∂τ
Cette aimantation sera modélisée dans ce travail par la fonction de Brillouin BJ ( x ) .

4.2.2. Equations de Maxwell


Pour une matière homogène et isotrope la permittivité ε , la perméabilité µ , la

conductivité σ ne s’expriment par des constantes que dans le cas où la matière est linéaire. En
particulier, la perméabilité µ est une fonction non-linéaire du champ appliqué H et de la

température T . Les équations de Maxwell s’écrivent alors:


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 10

r
rr ∂B
rotE = − (4.11)
∂t
r
r r r ∂D
rotH = J + (4.12)
∂t
r
divB = 0 (4.13)
r
divD = ρ (4.14)
r r
D =εE (4.15)
r r
J =σE (4.16)
r r r r r
 B = µ ( H 0 , T ) ⋅ H 0 = µ0 µ r ( H 0 , T ) ⋅ H 0 = µ0  H 0 + M ( H 0 , T ) 
r r (4.17)
 M ( H 0 , T ) = χ ( H 0 , T ) ⋅ H 0

De la dernière relation ci-dessus, on tire :

µr ( H 0 , T ) = 1 + χ ( H 0 ,T ) (4.18)
r r
Où E est le champ électrique, J la densité totale de courant , σ la conductivité électrique,
r r
D l’induction électrique , ρ densité de charge volumique et superficielle , ε la permittivité. B
r r r
l’induction magnétique , H le champ magnétique H0 le champ magnétique appliqué, M la

densité d'aimantation , µ et µr perméabilités absolue et relative ; χ susceptibilité


r
magnétique. C'est à travers la densité d'aimantation M , donnée par la fonction de Brillouin

BJ ( x ) , que nous allons modéliser la courbe B = f ( H ,T )


r
et donc l'aimantation M , la perméabilité, la susceptibilité, etc.

4.2.3. Modélisation:

[Link]. Fonction de Brillouin BJ ( x )


La théorie quantique du paramagnétisme conduit à une expression de l'aimantation M
donnée par la fonction de Brillouin BJ ( x ) :
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 11

M = N .J .g .µ B .BJ ( x ) (4.19),

où:
♦ N est le nombre d'atomes par unité de volume,
♦ J est le nombre quantique magnétique. Le moment cinétique total s'exprime alors par

h.J , avec h = h / 2π où h = 6,62620.10−34 Joule.s est la constante de Planck.

♦ g est le facteur de décomposition spectrale. Pour un spin électronique, g = 2,0023 .


Pour un atome libre, ayant un moment cinétique orbital L , le facteur g est donné par

l'équation de Landé :

J ( J + 1) + S ( S + 1) − L ( L + 1)
g = 1+ (4.20).
2 J ( J + 1)
* L est le nombre quantique azimutal ou secondaire. Le moment cinétique orbital
total est alors hL .
∗ S est le nombre quantique de spin. le moment cinétique de spin est alors hS .
µ B = O,927410.10−23 Joule / Tesla est le magnéton de BOHR défini par :

e.h
µB = (4.21),
2m
où e = 1,60219.10 −19 Coulomb et m = 9,10956.10−31 kg sont la charge et la

masse de l'électron.

♦ BJ ( x ) est la fonction de Brillouin. Son calcul est basé sur la théorie statistique de

Boltzmann, [1], [2], [5]. Elle vaut :

2J + 1 2J + 1 1 x
BJ ( x ) = .coth x− coth (4.22)
2J 2J 2J 2J
µ B B0
avec: x = J .g . (4.23),
k BT
B0 = µ0 H 0 (4.24),

où : B0 est l'induction appliquée ; kB =1,38062.10−23 Joule / deg ré Kelvin est


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 12

la constante de Boltzmann, T est la température absolue. La fonction BJ ( x ) est tracée,

figure 4.7, pour les valeurs de J = ½, 3/2, 7/2 et 15/2.

J =1 5 /2
J = 3 /2
0 .8 J = 1 /2
J = 7 /2

Fonction de B rillouin
0 .6

0 .4

0 .2

0
0 1 2 3 4 5 6
x

Figure 4.7. Fonction de BRILLOUIN

On remarque que BJ ( x ) admet une asymptote horizontale égale à 1 quand x est

suffisamment grand. Pour donner un ordre de grandeur, il faut noter que

coth(π ) = 1,003742 . D'autre part, un développement limité au premier ordre de BJ ( x )


pour x suffisamment petit (B 0
/ T < 0,5 ) donne :
1 J +1
BJ ( x ) ≅ x, x << 1 (4.25)
3 J
Un "mapage " de BJ ( x ) pour J variant de 1 à 10, H variant entre 0 et 80.103 A/m et T

variant entre 0 et 1200° K, figure 4.8, illustre la variation en 3 D de la fonction de Brillouin.


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 13

0.8
F o n ctio n d e Brillo u in

0.6

0.4

0.2

0
0

1000
6 8
te mpérature T 2 4
2000 0 4
champ magnétique H0 x 10

Figure 4.8. Mapage de BJ ( x )

[Link]. Loi de Curie

Partant du développement en série de BJ ( x ) , l'aimantation M s'écrit, tout calcul fait:

g 2 µ B2 µ0 H 0
M = N ⋅ J ( J + 1) ⋅ = χ (T ) ⋅ H 0 (4.26).
3k B T
L'expression précédente donne pour la susceptibilité magnétique χ (T ) :

M g 2 µ B2 µ0 1 µ0CJ
χ (T ) = = N ⋅ J ( J + 1) ⋅ = (4.27),
H0 3k B T T
g 2 µ B2
où : C J = N ⋅ J ( J + 1) (4.28),
3k B
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 14

est la constante de Curie. La susceptibilité magnétique χ (T ) varie donc en 1/T pour les petites
valeurs de x : soit H0 faible ou T grand.

[Link]. Ferromagnétisme et loi de Curie-Weiss:


Un corps ferromagnétique possède un moment magnétique spontané, c'est-à-dire même en
l'absence de champ magnétique extérieur. Il a ainsi une aimantation M qui peut être très
grande, même si le champ appliqué est faible. Le moment magnétique spontané, appelé
également moment de saturation, suggère que les spins électroniques et les moments
magnétiques sont arrangés de façon régulière. Pour le fer, une induction extérieure de l'ordre de
800 T serait nécessaire à la température ambiante pour arriver au voisinage de la saturation si le
fer obéissait à la seule loi du paramagnétisme selon Brillouin. Mais, l'expérience montre q'une
induction de 0,001 T suffit dans certaines conditions. Tout se passe comme si à l'intérieur du fer,
ou les ferromagnétiques en général, existait une induction magnétique très intense qui oriente
fortement les moments intrinsèques des atomes.
En 1907, Pierre Weiss émit l'hypothèse du champ moléculaire ou champ d'échange ou champ
moyen Hm . Il a supposé que chaque atome subissait de la part des atomes voisins un champ

magnétique uniforme Hm proportionnel à l'aimantation moyenne M du matériau et de même


r
direction que celle-ci: Hm = λM où λ est une constante indépendante de la

température mais dépendant du matériau ferromagnétique. Pour le fer pur, λ = 5000 . Dans
ces conditions, chaque atome d'une substance magnétique s'aimante non seulement sous l'action

d'une induction extérieure B0 = µ0 H 0 , mais aussi sous l'action d'une induction µ0 λ M , due

au champ moléculaire Hm . Au total, chaque atome subit ( B + µ λM ) .


0 0

µ B B0 µ B ( B0 + µ0 λ M )
Ainsi x = Jg devient: xw = Jg (4.29).
k BT k BT

Compte tenu du champ moléculaire, l'aimantation M s'écrit donc :

M = N ⋅ J ⋅ g ⋅ µ B ⋅ BJ ( xw ) (4.30).

Un développement limité de l'expression de M ci-dessus donne:


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 15

µ0 H 0 + µ0 λ M µ0 H 0 + µ0 λ M
M = NJ ( J + 1) ⋅ g 2 ⋅ µ B2 ⋅ = CJ ⋅ (4.31)
3k BT T
La résolution par rapport à M de l'équation ci-dessus, puis l'application de la formule

M = χ H0 donne la loi de Curie-Weiss pour la susceptibilité χ :

M µC
χ= = 0 J (4.32),
H 0 T − Tc
avec : Tc = µ0 λCJ (4.33),

où Tc est la température de Curie. Pour le fer pur : Tc =1043° K . La température de Curie


est la température au-dessus de laquelle l'aimantation spontanée disparaît. Elle sépare donc la

phase amagnétique désordonnée pour T > TC et la phase ferromagnétique pour

laquelle T < Tc .

[Link]. Variation de l'aimantation de saturation avec la température :

Pour étudier la variation de l'aimantation M et donc de la susceptibilité χ (ou bien µr , ou

bien ν r , selon la formulation pratique des équations du champ électromagnétique) en fonction

de la température, nous utiliserons la théorie de Weiss au-dessous de la température de Curie.

L'aimantation de saturation Ms est l'aimantation spontanée, c'est-à-dire en champ

magnétique extérieur H0 nul et à la température zéro absolu. Nous établissons d'abord la

relation en champ nul, puis nous en étudierons la variation en fonction de la température, en


particulier en faisant tendre celle-ci vers 0° K.

En champ nul donc, l'expression de Ms , obtenue en faisant B0 = 0 dans l'expression de

xw et en utilisant l'expression (4.19) est :

 Jg µ B µ0 λ M s 
M s = NJg µ B ⋅ BJ   (4.34).
 k BT 
Ms
L'aimantation de saturation réduite est : ms = (4.35).
N µB
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 16

Compte tenu de la relation donnant Tc , et tout calcul fait , nous obtenons la relation suivante

de ms :

2J + 1  2J + 1 3TC m  g  1 3TC m 
ms = ⋅ g ⋅ coth  ⋅ ⋅ s  − ⋅ coth  ⋅ ⋅ s
2  2 J ( J + 1) g T  2  2 J ( J + 1) g T 
(4.36).

Cette équation transcendante a une solution en ms pour une température donnée et

détermine la variation de l'aimantation spontanée ms en fonction de la température T .

Le nombre effectif de magnétons de Bohr paramagnétiques p du fer défini par

p = g J ( J + 1) devrait être théoriquement égal, à saturation absolue, à 4µ B , en

respectant les règles de Hund et le principe d'exclusion [1] et [44] . Le nombre effectif de

magnétons nB d'un corps ferromagnétique est défini par :


M s (T = 0 ) = nB ⋅ N ⋅ µ B (4.37).

Les données magnétothermiques concernant le fer, utiles à notre travail sont :

1. n B ( T = 0° K ) = 2, 22 selon [1].

2. La température de Curie est TC = 1043° K , [1] et [44] .

3. Le champ coercitif valant HC = 4 A / m . Ce champ est suffisamment faible pour

justifier le fait que l'hystérésis sera négligée.

4. A T = 286, 4° K , l'aimantation spontanée est M s = 1,718.106 A / m . [44].


5. Le champ magnétique de saturation technique est : H st = 79580 A / m , [44].
La saturation technique est la valeur de l'induction pour laquelle une augmentation de champ
magnétique ne produit qu'une très faible augmentation de l'induction. L'induction à saturation

Bs a pour valeur alors :


Bs = 4π .10−7 ( 79580 + 1,718.106 ) = 2,26 Tesla (4.38).

A cette même température, la perméabilité maximale relative vaut :

µ rm = 2.105 (4.39) .
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 17

6. A T = 4, 21°K (température de l'Hélium liquide), l'aimantation spontanée est

M s = 1,7456.106 A / m . [44], ce qui équivaut à une induction de saturation :


Bs = 4π .10−7 ( 79580 + 1,7456.106 ) = 2, 29 T (4.40).

Avec les données numériques ci-dessus, l'équation transcendante (4.36) devient:

 m   m 
ms = 3, 221150 ⋅ coth 1075, 262377 s  − 1, 001150 ⋅ coth  334,197081 s 
 T   T 
(4.41).

Elle a été résolue pour T ∈ [ 0,TC ] à l'aide du logiciel Maple et la figure 4.9 montre la

variation de ms en fonction de la température T.

2 .5
Aiman tation d e saturatio n rédu ite ms e n mu b

1 .5

0 .5

0
0 200 400 600 800 1000 1200
T em p ératu re T en °K

Figure 4.9. Fer pur, formule (4.41): ms = m s ( T ) .


Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 18

2 .5
T=0 °K

2 T= 800°K
T= 600°K
T= 400°K
T= 200°K

1 .5
y1 ; y2

T= 1043°K = Tc

0 .5

0
0 0 .5 1 1 .5 2 2 .5
m s =M s /N .m u b

Figure 4.10. y1 = ms et y2 = y2 (ms)

La résolution graphique de l'équation (4.36) permet de distinguer la phase ferromagnétique

(T < Tc ) de la phase amagnétique ( T ≥ Tc ).

Sur la figure 4.10, sont tracées la courbe (bissectrice) :

y1 = m s (4.42),

et la courbe :

 m   m 
y2 = 3, 221150 ⋅ coth 1075, 262377 s  − 1, 001150 ⋅ coth  334,197081 s 
 T   T 
(4.43)

pour les températures T = 0, 200, 400, 600, 800, 1043 °K . Les courbes y1 et y2
pour T = 0, 200, 400, 600, 800 °K ont un point d'intersection : le matériau est dans sa

phase ferromagnétique. Par contre, pour T = TC =1043 °K , y2 est tangente à y1 et marque


ainsi le début de la phase amagnétique pour T ≥ Tc .
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 19

Compte tenu des formules précédentes, en particulier les formules (4.17), (4.19), (4.36), les

grandeurs M=M ( H ,T ) , B = B ( H ,T ) ) et χ = χ ( H ,T ) sont tracées figure


0 0 0

(4.11), figure (4.12), et figure (4.13) , pour différentes températures. Les valeurs ainsi obtenues
pour M , B et χ sont en parfaite concordance avec les valeurs connues dans [1] et [44]. Ainsi :

M s ( T = 4,21K ) = 1,7456.106 A / m [1], [44]

et M s ( T = 4,21K ) = 1,749.106 A / m selon figure (4.11).

M s ( T = 286, 4 K ) = 1,718.106 A / m . [44]

et M s ( T = 286, 4 K ) = 1,725.106 A / m selon figure (4.11).

Bs ( T = 4, 21K ) = 2, 29 T [44]

et Bs ( T = 4, 21K ) = 2,30 T selon figure (4.12).

Bs ( T = 286, 4 K ) = 2, 26 T [44]

et Bs ( T = 286, 4 K ) = 2.265 T selon figure (4.12).

µ rm ( T = 286, 4 K ) = 2.105 [1], [44]

et µ rm = 1 + χ ( T = 286,4 K ) = 1 + 2.105 selon figure (4.13).


Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 20

Figure 4.11. M=M ( H ,T )


0

1. T = 4, 21° K ; m s = 2.22000


 2. T = 286,4° K ; m s = 2.20845

3. T = 573 ° K ; m s = 2.01144
 4. T = 933 ° K ; m s = 1.12229

5. T = 1043° K ; m s = 0.02399
Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 21

Figure 4.12 B=B ( H ,T )


0

1. T = 4, 21° K ; m s = 2.22000


 2. T = 286,4° K ; m s = 2.20845

3. T = 573 ° K ; m s = 2.01144
 4. T = 933 ° K ; m s = 1.12229

5. T = 1043° K ; m s = 0.02399
Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 22

Figure 4.13. χ = χ ( H 0 ,T )
1. T = 286, 4°K; m s = 2.20845
 2. T = 573°K; m s = 2.01144


3. T = 933°K; m s = 1.12229
 4. T = 1043°K ; ms = 0

4. 3. Application au cas simple du Nickel :


Pour le Nickel, pour lequel J=1/2, [1], [2], l'aimantation M et l'aimantation de

saturation réduite ms se réduisent à:


Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 23

 µ ⋅µ ⋅H 
M = N ⋅ µ B ⋅ th  B 0 0  (4.44),
 k BT 
 T 
et mS = th  mS ⋅ C  (4.45),
 T 
où TC est la température de Curie qui vaut pour le Nickel TC = 631° K, [44].

 T 
L'équation mS = th  mS ⋅ C  peut être résolue par rapport à T :
 T 
TC 1 + mS
mS ⋅ = Argth ( mS ) = Ln (4.46)
T 1 − mS
2mS
soit : T= ⋅T (4.47).
1 + mS C
Ln
1 − mS
La figure 4 représente la courbe mS = mS (T ) à partir de la formule (4.47)

0.7
aimantation de satu ratio n rédu ite ms e n mu b

0.6

0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0
0 100 200 300 400 500 600 700
température T en°K

Figure 4. 14. Nickel: mS = mS (T ) .


Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 24

4.4. Modélisation de la conductivité électrique σ :


4.4.1. Modélisation de la conductivité électrique de l'Aluminium :
La conductivité électrique σ ( Ohm-1.m-1) de l'Aluminium en fonction de la

3,3 ⋅107
température T est donnée par[38] : σ (T ) = (4.48)
1 + 0, 01 ⋅ T
Elle est représentée figure 4. 15.

7 Aluminium:gamma=gamma(T)
x 10
3.5
C onductivité électrique en 1/(Ohm.m)

2.5

1.5

0.5

0
200 300 400 500 600 700 800 900
Température en °K

3,3 ⋅ 107
Figure 4. 15. Aluminium: σ (T ) =
1 + 0, 01 ⋅ T

4.4.2. Modélisation de la conductivité électrique du Cuivre :


La conductivité électrique σ ( Ohm-1.m-1) du Cuivre en fonction de la température T

6, 4 ⋅ 107
en °K est donnée par [38] : σ (T ) = (4.49).
1 + 0, 004 ⋅ T
Elle est représentée figure 4. 16 :
Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 25

x 10
7 C u iv re : g a m m a (T )
7

C onductivité électrique en 1/(Ohm.m)


6

1
200 300 400 500 600 700 800 900
T e m p é ra tu re T e n °K

6, 4 ⋅ 107
Figure 4.16. Cuivre: σ (T ) =
1 + 0, 004 ⋅ T
4.4.3. Modélisation de la conductivité électrique du Fer pur :
La conductivité électrique σ (Ohm-1.m-1) du fer pur en fonction de la
température T en °K est donnée par [38], [BM1] :

95, 24 ⋅ 106
σ (T ) = (4.50).
1 + 0, 0045 ⋅ T
Elle est représentée figure 4.17 :
x 10
7 F e r : g a m m a (T )
10
C onductivité électrique en 1/(Ohm.m)

2
200 300 400 500 600 700 800 900
T e m p é r a tu r e e n °K

Figure 4. 17. Fer pur: σ (T ) = 95, 24 ⋅ 10


6

1 + 0, 0045 ⋅ T
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 1

CHAPITRE V

MODELISATION DES PARAMETRES


THERMIQUES.

5.1 Modélisation de la capacité calorifique à volume constant


par les fonctions de Brillouin et de Debye V-2
5.1.2. Modèle de DEBYE de la capacité calorifique à
volume constant C v (T / θD ) V-2
5.1. 3. Modélisation analytique de C v (T / θ D ) V-5
5.1. 4. Applications V-7

[Link]. Valeur moyenne de C v (T / θ D ) sur un intervalle [T0, T] V-7

5.1. 4.2. Calcul de l’énergie interne E sous forme analytique dans [T0, T] V-9
[Link]. Application à une tige Cu-Fe V-11

5.2. Modélisation de la conductivité thermique k des métaux V-14


5.2.1. Conductivité thermique k de l’Aluminium V-14
5.2.2. Conductivité thermique k du Cuivre V-15
5.2.3. Conductivité thermique k du fer pur V-16

5.3. Propriétés physiques de l'air V-18


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 2

5.1. Modélisation de la capacité calorifique à volume constant par les fonctions de Brillouin et
de Debye :

Dans le chauffage par induction, dans le calcul des pertes des machines électriques, dans la
construction mécanique, dans le calcul de la distribution du champ thermique, l’équation de la

chaleur est requise. Celle-ci fait intervenir la capacité calorifique à volume constant Cv (T / θ D )
qui dépend fortement de la température T et de la température de Debyeθ D , qui est une
constante pour chaque métal. La Physique de l’État Solide, à travers l’étude des propriétés

acoustiques et thermiques des métaux, établit une formule donnant Cv (T / θ D ) par une

intégrale qu’on ne peut calculer que numériquement. Cela est dû à la forme même de la fonction de
distribution de Debye.

Nous allons proposer une formulation analytique de Cv (T / θ D ) par analogie avec la fonction

de Brillouin largement utilisée en ferromagnétisme .Cette formulation a l’avantage de mettre à la


disposition de l’Ingénieur des concepts propres au Physicien. Un autre avantage est la facilité de ‘’
saisir’’ cette nouvelle formulation par des fonctions qui relèvent du domaine de l’Analyse
Numérique, type spline ou autre. Cette même formulation permettra aussi de trouver une

formulation analytique de l’énergie interne E (T / θ )D , alors qu’elle était donnée par une

intégrale qu’on ne peut calculer que numériquement.

5.1.2. Modèle de DEBYE de la capacité calorifique à volume constant Cv(T / θ D) :

Pour l’étude des propriétés thermiques des solides, on définit la capacité calorifique à
volume constant par , [1],[2] :

∂ E 
Cv =   (5.1)
 ∂ T v
où E est l’énergie interne et T la température.
Le calcul mathématique, ou théorie de DEBYE, de l’énergie totale des phonons en fonction de la

température donne la capacité calorifique Cv (T / θ D ) d’un solide :


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 3

3
T  θ T xe
D/ 4 x

Cv (T / θ D ) = 9 R   ∫ x dx (5.2).
 θ D  0 (e − 1)
2


θ =
m
D est la température de Debye, h est la constante de Planck et k B celle de
k B

Boltzmann. ν m est la fréquence de l’onde de plus courte longueur d’onde des phonons.
R= kB N est la constante des gaz parfaits, où N est le nombre d’Avogadro.
La température de Debye θ D est déterminée pour chaque métal en faisant coïncider la courbe

T 
théorique Cv = f   , fonction de T /θD et les points expérimentaux. Le Tableau I
 θD 
montre les températures de Debye de certains solides [2].

Solide temp. de Debye en ° K Solide temp. de Debye en °K


Argent 215 Germanium 290
Aluminium 390 Potassium 100
Or 170 Sodium 150
Béryllium 1100 Nickel 370
C(Diamant) 1860 Plomb 88
Cuivre 315 Silicium 620
Fer 420

Tableau I: températures de Debye de certains solides [2].

La fonction Cv (T / θ D ) donnée par la relation (5.2) est tracée point par point, figure 1, après
calcul de l’intégrale pour différentes valeurs de T / θ D à l'aide du logiciel MAPLE.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 4

figure 1: C = f  T  selon l'expression (5.2)


 
 θD 
v

Quand la température est suffisamment faible, Cv peut être modélisée par une loi

en T3 : Cv = AT + BT 3 (5.3).

Pour certains auteurs [1], à partir de T ≥ 0.1θ D , on n’est plus dans la zone de

variation en T 3.
Quand la borne supérieure d’intégration de (5.2) est suffisamment grande (infinie), Cv tend vers,
[1], [7]:
Cv = 3R = 24.9435 J/(mole.K) . (5.4).
On retrouve ainsi la loi de Dulong et Petit.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 5

D’autre part, si T0 est la température ambiante, prise ici égale à 15°C (288 °K), le rapport
T0 / θ D , selon le Tableau I , est toujours supérieur à 0.4 sauf pour le Béryllium (0.26) et le Diamant

(0.1548).
La plupart des phénomènes thermiques de la nature se passant à une température supérieure à

T0 et la ressemblance de Cv = Cv (T / θ D ) , figure 1, avec la fonction de Brillouin

BJ ( x ) = f ( x ) , dejà étudiée au chapitre IV , incitent à modéliser formellement Cv (T / θ D ) de


la même manière que BJ ( x ) .

5.1. 3. Modélisation analytique de Cv (T / θ D ) :

Cette modélisation analytique est basée sur une formalisation mathématique identique à

celle de BJ ( x ) , c’est-à-dire par l’utilisation de 2 fonctions cotangente hyperbolique. A cet effet, un


programme informatique a été réalisé à l'aide du logiciel MATLAB. Il donne :

T T
Cv (T / θ D ) = 26,[Link](9, 4151. ) − 1,[Link](0.6725. )
θ D θ D

T
avec ≥ 0, 4 (5.5).
θD
Cette courbe est tracée, figure 2, en même temps que la courbe selon l’expression (5.2) de la figure

T
1 , mais seulement pour ≥ 0, 4 .
θD
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 6

figure 2. ****: expression (5.2)


en continu: expression (5.5)

La valeur absolue de l’erreur relative entre les valeurs données par (5.2) et les valeurs
données par (5.5) est inférieure ou égale à 5%, ou même inférieure à 1% dès que

T / θ D ≥ 0.45 comme le montre la figure 3. L’erreur relative absolue est représentée sous

forme d’histogramme.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 7

Figure 3: Valeur absolue de l'erreur relative sur Cv


5.1. 4. Applications:

Plusieurs applications peuvent découler de cette nouvelle formulation de Cv (T / θ ) .


D En

voici quelques unes.

[Link]. Valeur moyenne de Cv (T / θ ) sur un intervalle [T0 , T ] :


D

∂T
Le terme Cv (T ) ρ figurant dans l’équation de la chaleur peut être simplifié sous
∂t
certaines contraintes de précision que l’utilisateur s’impose. A cet effet, il peut utiliser par exemple

la valeur moyenne de Cv (T / θ ) pour


D avoir un coefficient constant pour ce même terme. La

valeur moyenne, donc, de Cv (T / θ ) entre


D T0 et T est:
T

T T  1 θD
T  T 
Cvm  , 0  = ∫C  v
d   (5.6)
θ θ  T − T
D D 0 T0
θD
 D   θD 
θ
θ D θ D

En remplaçant Cv (T / θ ) par son expression analytique (5.5), et en


D effectuant les
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 8

calculs, il vient:

  T   T 
 sinh  9,4151  sinh  0,6725 
Cvm =
1
 2,852785 Ln  θ D  − 2.852788 Ln  θ D   (5.7)
T T0 
−  T 0   T 
sinh  9,4151  sinh  0,6725 0 
θ θ 
D D
 θ D   θ D  

T0
L’expression (5.7) est représentée figure 4, pour θ D = 420°K (fer) et pour = 0,30 .
θD

25

24

23

22

21

20

19

18
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5

Cvm en fonction de T
Figure 4: , expression (5.7)
θD
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 9

5.1. 4.2. Calcul de l’énergie interne E sous forme analytique dans [T ,T ] :


0

La formule (5.1) nous permet d’écrire:

T  T T 
E   = ∫ Cv   dT
 θD  T  θD 
(5.8).
0

En utilisant la formule (5.5) et après calculs faits, il vient:


 

T  sinh ( 9,4151T / θ D ) sinh ( 0,67251T / θ )


 
 

E   = θ D . 2,852758 Ln − 2,852788 Ln
 D 
 
 

 θD  sinh ( 9,4151T0 / θ D ) sinh ( 0,67251T0 / θ )


 
 
 
 D 
 

(5.9).
D’autre part, l’on sait que [1], [2] :
4 θD
T   T  T x3
E   = 9.R. θ D .   . ∫ x dx
 θD   θD  0 e −1
(5.10).

1 T 
La figure 5 représente E  aussi bien sous sa forme analytique (5.4) que sous sa forme
θD  θD 
intégrale (5.5). L’erreur est pratiquement nulle.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 10

1 T  T
Figure 5. E  en fonction de
θD  θD  θD

Conclusion :

La modélisation analytique de Cv (T / θ D ) et de E (T / θ D ) par des fonctions analytiques

simples, valables pour les températures les plus courantes dans le domaine des sciences physiques
a été établie. Cette modélisation est encore plus précise dans le domaine du chauffage par induction
où les températures sont élevées. Elle a l’avantage de mettre à la disposition de l’Ingénieur des
concepts propres au Physicien. Cette formulation est facilement manipulable par des fonctions
relevant de l’Analyse Numérique.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 11

[Link]. Application pratique à une tige Cu-Fe


Pour illustrer l'application pratique de la modélisation de Cv (T ) , nous avons choisi de résoudre

l'équation de la chaleur dans une tige composée de cuivre et de fer dans les cas linéaire et non
linéaire. Cette tige rectangulaire est représenté figure 6.

Cas linéaire
Les capacités calorifiques du cuivre et du fer sont constantes et valent: Cv ( Cu ) = 385 J / kg et

Cv ( Fe ) = 449 J / kg [7]. Les conductivités thermiques sont constantes

aussi: k ( Cu ) = 400W / m°C et k ( Fe ) = 82W / m°C


La densité du cuivre est ρ Cu = 8960kg / m 3 ; celle du fer est ρ Fe = 7870kg / m3 . La

température T = 400 K est imposée sur la face gauche de la tige.


L'équation différentielle linéaire à résoudre est:

∂T r r
ρC v + ∇ ⋅ ( − k ∇T ) = 0
∂t (5.11)

Les résultats sont illustrés dans les figures 6 ,7 et 8.

Figure 6: géomètriede la tige et maillage ( 569 noeuds)


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 12

Figure 7 : Distribution de la température dans l'axe de la tige

Figure 8. Température en fonction du temps en a (0.1, 0.05), b (0.2, 0.05), c (0.3, 0.05),
d (0.4, 0.05)
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 13

Cas non linéaire:


Dans ce cas la capacité calorifique Cv (T ) dépend de la température pour les deux métaux et est

donnée par la formule (5.5) respectivement pour les deux températures de Debye correspondantes
du tableau I. Cette formule donne Cv (T ) en Joule/mole °C. Pour obtenir Cv (T ) en Joule /kg, il faut

diviser Cv (T ) en Joule/mole°C par la masse atomique exprimée en kg. L'équation différentielle

non linéaire à résoudre est:

∂T r r
ρ C v (T ) + ∇ ⋅ ( − k ∇T ) = 0 (5.12)
∂t
Les résultats sont résumés dans les figures 9 et 10.

Figure 9. Temperature = f(x) dans l'axe de la tige de 1 à 2


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 14

Figure 10: Temperature=f(temps) en a (0.1, 0.05), b (0.2, 0.05), c (0.3, 0.05),

d (0.4, 0.05)

Conclusion
Dans le cas linéaire, (figure 8, courbe a), la température croît de 300 K à 400 K en 8 ⋅ 103 secondes.
Dans le cas non linéaire, (figure 10, courbe a), la température croît de 300 K à seulement 350 K
dans la même durée.

5.2. Modélisation de la conductivité thermique k(T) des métaux :


5.2.1. Conductivité thermique k de l’Aluminium :
La conductivité thermique k en W/(m.°C) de l'Aluminium en fonction de la température T en °C

est donnée par le tableau 2 suivant [8]:

T °C 0 20 100 200 300 400 500 600


k W/(m.°C) 202 204 206 229 272 319 371 422

Tableau 2. conductivité thermique de l'Aluminium.


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 15

figure 11. Conductivité thermique de l'Aluminium en fonction de la température.

Cette courbe est bien approximée par la parabole :

k =0,00048.T2 +0,096.T+ 200 (5.13)

5.2.2. Conductivité thermique k du Cuivre :


La conductivité thermique k en W/(m.°C) du Cuivre en fonction de la température T en °C est
donnée par le tableau suivant [7], [8]:

T °C 0 100 200 300 400 500 600


k W/(m.°C) 393 385 378 371 365 359 354

Tableau 3. Conductivité thermique du Cuivre.


Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 16

C onductivité thermique du cuivre


395

390

385

380
k en W/(m.°C)

375

370

365

360

355

350
0 100 200 300 400 500 600
Température en °C

figure 12. Conductivité thermique du Cuivre en fonction de la température.

Cette courbe est bien approximée par la droite :


k =−0,065.T+ 390 (5.14)

5.2.3. Conductivité thermique k du fer pur :


La conductivité thermique k en W/(m.°C) du fer pur en fonction de la température T en °C est
donnée par le tableau suivant [38]:

T °C 20 100 200 300 400 600 800 1000


k W/(m.°C) 73 67 62 55 48 40 36 35

Tableau 4
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 17

C onductivité thermique du fer pur


80

75

70

65
k en W /(m.°C )

60

55

50

45

40

35

30
0 200 400 600 800 1000
Temp érature en °C

figure 13. Conductivité thermique du fer pur en fonction de la température.

Cette courbe est bien approximée par la parabole :

k =4,2726.10−5.T2 −0,08334.T+75,34 (5.15)

Le logiciel MATLAB contient énormément de possibilités pour approximer une fonction


quelconque connue seulement par des valeurs discrètes. En particulier, à travers l'instruction cftool
(Curve Fitting Tool). Voici un exemple pour le fer pur.
2 2
 T −b1   T −b2 
− −
k (T ) = a1 e
 
 c1 
+ a2 e  c2 
(5.16)

Avec les coefficients (with 95% confidence bounds):


a1 = 51.04 b1 = -216.3 c1 = 598.7
a2 = 3.107e+13 b2 = 3.251e+5 c2 = 6.177e+4
R-square: 0.9987
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 18

2 2
 T −b1   T −b2 
− −
k (T ) = a1 e
 
Figure 14 : fer pur : en trait plein:
 c1 
+ a2 e  c2 

. . . . Valeurs selon tableau

5.3. Propriétés physiques de l'air:


Le milieu qui entoure le dispositif étudié est constitué par l'air. Aussi, le tableau 5 résume les
propriétés physiques de celui-ci.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 19

Tableau 5 : propriétés physiques de l'air [8]

Ce tableau montre:
1. que la densité de l'air (2ième colonne) chute de 1,293 kg/m3 pour 0°C à 0,524 kg/m3 pour
400°C.
2. que la capacité calorifique à pression constante Cp en kJ/(kg.°C) augmente de 1,005 pour 0°C à
1,068 pour 400°C.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 20

3. que la conductivité thermique ( 3ième colonne ) augmente de 2,44.10-2 W/(m.°C) pour 0°C à
5,21.10-2 pour 400°C.
Le dispositif à étudier est constitué de la billette à chauffer, de l'inducteur et de l'air compris dans
le domaine d'étude. Le champ thermique ne sera pas calculé dans l'air car cela nécessite la
résolution simultanée de l'équation de la chaleur et de l'équation de transfert de la matière (air).
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 1

Chapitre VI

APPLICATIONS A UN MATERIAU AMAGNETIQUE

6.1. Introduction VI-2

6.2. Etude d'un dispositif constitué d'une seule spire filiforme VI-3
6.2.1. Solution numérique VI-3
6.2.2. Solution analytique VI-15
[Link]. Etude de l'effet pelliculaire dans l'inducteur VI-15
[Link]. Potentiel vecteur créé par une spire inductrice VI-19
[Link].1. Aperçu sur les intégrales elliptiques VI-21
[Link].2. Calcul du vecteur de Poynting le long de l'arête de la billette VI-23

6.3. Etude électromagnétique et thermique d'un dispositif constitué de 11 spires VI-29


6.3.1. Etude électromagnétique VI-29
6.3.2. Etude thermique VI-32
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 2

6.1. Introduction:
Dans ce chapitre on se propose de calculer le champ électromagnétique et le champ thermique
dans deux configurations du dispositif à étudier.
Le premier dispositif consiste en l'étude numérique puis analytique du dispositif représenté par
la figure 6.1. Cette étude a déjà été menée par une méthode nouvelle due aux auteurs [52] et vali-
dée expérimentalement par eux même au laboratoire.L'étude sera menée exactement dans les
mêmes conditions géométriques et physiques que celles dans [52]. Elle permettra de valider nos
calculs, en particulier, la vérification de la courbe donnant la densité surfacique de puissance
(W/m2) le long de l'arête de la billette comme le montre la figure 6.1.

Figure 6.1. Dispositif et densité de puissance surfacique étudiés par [52].

Le deuxième dispositif consiste en l'étude numérique seulement du dispositif représenté par la


figure 6.2. Cette étude a déjà été faite dans les mêmes conditions théoriques et expérimentales et
par les mêmes auteurs [52].Elle a été reprise dans [38] dans le but de valider les travaux réalisés
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 3

par l'auteur. Notre étude sera menée exactement dans les mêmes conditions géométriques et
physiques que celles dans [52] et [38]. Elle permettra de valider nos calculs, en particulier, la véri-
fication de la courbe donnant la densité surfacique de puissance (W/m2) le long de l'arête de la
billette comme le montre la figure 6.2.

Figure 6.2. Dispositif et densité de puissance surfacique étudiés par [52].

6.2. Etude d'un dispositif constitué d'une seule spire filiforme


Le disositif étudié est celui de la figure 6.1.
6.2.1. Solution numérique
• Logiciel utilisé:
Le logiciel utilisé pour l'analyse numérique par la méthode des éléments finis est le logiciel
flexPDE de la société PDESolutions. Il est souple et convivial. Il détecte et prend en charge les non-
linéarités des grandeurs physiques qui figurent dans les équations différentielles aux dérivées par-
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 4

tielles du champ électromagnétique et du champ thermique. Il prend en charge également ces


mêmes équations couplées.

• Analyse numérique:
Nous considérons une billette en Aluminium dont les dimensions sont (figure 6.1):

• hauteur : hb= 170+6+170 = 346 en mm hb = 340 mm


• diamètre : d b = 50,8 × 2 mm
3,3 ⋅107
• conductivité : σ =
1 + 0,01 ⋅ T

• σ = 2,75 ⋅107 Ω−1 ⋅ m −1 à 20°C

Elle est chauffée par une spire inductrice en cuivre (figure 6.1):

• di= diamètre du conducteur : d i = 6mm


• rayon de la spire : rho = (50,8*2+30+30+6)/2= 83,8 en mm
• courant dans la spire: 600 A, 60 Hz

• σ = 5 ⋅ 107 Ω −1 ⋅ m −1
Le dispositif à étudier présente une symétrie axisymétrique, et de ce fait, les coordonées cylin-
driques s'imposent. Il présente également un axe de symétrie à mi-hauteur de la billette et alors,
seul un quart du dispositif sera étudié. Les frontières (arc de cercle) "à l'infini" du domaine d'étude
ont été prises égales à 5 fois la hauteur de la billette.

Un script a été réalisé avec FlexPDE. Il résoud dans le domaine d'étude les équations de la figure
6.3. Les grandeurs A_re et A_im sont les parties réelle et imaginaire du potentiel vecteur A. Js_re
et Js_im sont les parties réelle et imaginaire de la densité de courant dans l'inducteur. Jb_re et
Jb_im sont les mêmes grandeurs dans la billette.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 5

Figure 6.3. Les équations différentielles et intégrales à résoudre (capture du programme).

La figure 6.4 montre le quart du domaine étudié et le maillage et la figure 6.5 montre le quart
du domaine étudié avec les condtions aux limites ''air''.

Figure 6.4 : Le quart du dispositif étudié et maillage; 23 738 nœuds et 11 749 triangles
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 6

Figure 6.5 : Le quart du dispositif étudié sans maillage et


conditions aux limites électromagnétiques "air"

Figure 6. 6: Détails sur la billette et conditions aux limites électromagnétiques


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 7

Figure 6. 7: Détails sur la spire inductrice et conditions aux limites électromagnétiques

Les résultats obtenus sont consignés dans les figures 6.8 à 6.21.

Figure 6.8. Isovaleurs du potentiel vecteur magnétique zoomées


autour de l'inducteur et la billette
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 8

Figure 6.9. Localisation des points A,B,C,D importants pour l'étude.

Figure 6.10. Variation des potentiels vecteurs réel A_re ( bleu) et


imaginaire A_im (jaune) entre les points A et B
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 9

Figure 6.11. Potentiel vecteur magnétique en fonction de r et z.

Figure 6.12. Variation du module du potentiel vecteur entre A (1)et B (2).


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 10

Figure 6.13. Variation de l'amplitude du potentiel vecteur entre les points 1 et 2.

Figure 6.14. Variation de la densité de puissance spécifique entre les points A (288,42 W/m2)
et le point B.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 11

La puissance spécifique en A de valeur 288,42 W/m2 est en totale conformité avec les résultats
obtenus par [52] qui trouve une valeur égale à 300 W/m2 (figure 6.1).

Figure [Link] de la densité de puissance spécifique entre les points C (3,74 W/m2)
et le point D.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 12

Figure 6.16. Variation de l'amplitude de la densité de courant dans la billette entre les points
A et B

Figure 6.17. Induction magnétique dans l'inducteur


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 13

Figure 6.18. Induction magnétique dans la charge.

Figure 6.19. Isovaleurs de la densité de courant dans l'inducteur.


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 14

Figure 6.20. Isovaleurs de la densité de courant dans la billette (charge)

Figure 6.21. Valeurs des courants dans l'inducteur (Itot_re, Itot_im et Itot) et valeurs des den-
sités de courants (Jb_re, Jb_im) et des courants (Itotb_re, Itotb_im, Itotb) dans la billette.

La figure 6.21 montre la valeur de la puissance spécifique (288,4197W/m2) en conformité avec


la figure 6.1.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 15

6.2.2. Solution analytique


Cette étude analytique a été entreprise pour valider l'analyse numérique précédente, mais
surtout à cause de sa portée générale. En effet, la connaissance du potentiel vecteur magnétique
créé par une spire inductrice peut être étendue, grâce au théorème de superposition, à un
nombre quelconque de spires constituant une bobine inductrice de forme étudiée pour épouser la
forme géométrique de la charge à chauffer. Ceci a une grande importance car cela permet de di-
minuer le gap (entrefer) entre l'inducteur et l'induit (charge),le rendement s'en trouvant augmen-
té. Cela permet également d'envoyer le maximum de l'énergie électromagnétique sur les parties
de la charge à traiter thermiquement qui sont sélectionnées par le concepteur.

[Link]. Etude de l'effet pelliculaire dans l'inducteur

L'inducteur est constitué par une seule spire cylindrique de diamètre d i = 6mm parcou-

rue par un courant sinusoidal de fréquence f = 60 Hz et d'intensité imposée I 0 = 600 A .


Considérons un conducteur cylindrique en cuivre, figure 6.22, ayant les caractéristiques
suivantes :

 a = d i / 2 = 3 mm , rayon, très petit devant la longueur du cylindre,

 µ = µ0 , perméabilité magnétique du cuivre


 σ = 5.107 Ω−1 .m −1 conductivité électrique du cuivre

 ω : pulsation du courant I parcourant ce conducteur dans le sens longitudinal

Figure 6. 22. Coupe transversale de la spire inductrice.


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 16

Dans ce paragraphe, nous étudions la répartition de la densité de courant J et partant celle du


courant électrique I .
On se placera dans l’hypothèse des courants quasi-stationnaires. A partir des équations de
Maxwell, l’équation différentielle aux dérivées partielles qui régit la distribution de la densité de
courant dans un conducteur cylindrique de perméabilité magnétique µ et de conductivité élec-
trique σ est:

∂2 J 1 ∂J ∂J
+ − µσ =0 (6.1 )
∂r 2
r ∂r ∂t

jω t
Si, de plus, le courant I = Im .e parcourant le conducteur est sinusoïdal, de pulsation ω, la

densité de courant J est également sinusoïdale et s’écrira :

J ( r ) = J ( r ) .e j ω t (6.2 )

∂J ( r )
où J ( r ) est la densité de courant complexe et: = j ω J ( r ) . L’équation différentielle
∂t
ci-dessus devient :

∂2 J ( r ) 1 ∂J ( r )
+ − j µ ω σ J (r) = 0 (6.3)
∂r 2 r ∂r
π
j
où j = −1 = e 2
(6.4).

 2 2
 δ =
µ σω
Posons :  (6.5)
 k 2 = µ σω = 2
 δ2
2
Deux solutions sont possibles pour k : k =± (6.6)
δ
Nous rejetons la valeur négative de k car nous n’avons pas d’ondes réfléchies. Nous retenons
seulement la valeur positive. L’équation différentielle ( 6.3 ) devient :
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 17

∂2 J ( r ) 1 ∂J ( r )
+ − j ⋅k2 J ( r ) = 0 (6.7)
∂r 2
r ∂r
L’équation ci-dessus est une équation différentielle de Bessel d’ordre zéro. La forme générale de
l’équation différentielle de Bessel d’ordre ν est :

∂ 2 y 1 ∂y  ν 2 
+ +  1−  y = 0 (6.8)
∂z 2 z ∂z  z 2 

Si on fait ν = 0 et le changement de variable z = k ⋅ r , on retrouve l’équation ( 6.7 ) . La solu-


tion générale de cette équation est la somme des deux fonctions de Bessel d’ordre zéro de pre-

mière espèce J 0 ( k r ) et de seconde espèce Y0 ( k r ) . Soit en notation complexe :

J ( r ) = A J 0 ( k r ) + B Y0 ( k r ) (6.9)

2
avec : k=+ (6.10)
δ
La détermination des constantes d’intégration A et B se fait à travers les conditions aux li-
mites :

 Les fonctions de Bessel de seconde espèce Y0 ( k r ) tendent vers moins l’infini quand leur

argument tend vers zéro. De ce fait B = 0 pour conserver la nature finie des phéno-

mènes physiques au voisinage de r = 0 .

 La constante A est égale à la densité du courant J axe sur l'axe du cylindre. Mais, en géné-
ral, c'est le courant total I 0 à travers la section du conducteur qui est imposé. Cela nous
permettra de calculer la valeur complexe J axe par rapport à I0 .
La densité de courant s’écrit finalement :

(
J ( r ) = Jaxe .J 0 kr − j ) (6.11)

r
Faisons le changement de variable : k⋅r = 2 = r0 (6.12)
δ
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 18

La densité de courant s’écrit :

(
J ( r0 ) = Jaxe . J 0 r0 − j ) (6.13)

Avec les données numériques déjà indiquées, nous traçons, figure 6.22, le module de la densité de
courant réduite donné par la formule:

J ( r0 )
Jaxe
(
= J 0 r0 − j ) (6.14)

Cette figure montre le refoulement du courant vers la périphérie de la spire.


1.07

1.06

1.05

1.04

1.03

1.02

1.01

1
-0.5 -0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5

J ( r0 )
Figure 6.23. Densité de courant dans la spire inductrice selon formule
Jaxe
(
= J 0 r0 − j )
Calcul du courant I:

Le courant complexe I0 est donnée par l'intégrale:


2π ka 2π J axe ka
( )
a

I 0 = ∫ J ( r ) ⋅ 2π rdr = ∫ ( 0) 0 0
J r ⋅ r dr = ∫ J 0 r0 − j ⋅ r0 dr0 (6.15)
0 k2 0 k2 0
Tout calcul fait: I0 = Jaxxe ⋅ ( 28, 2676 − j 0,753423) ⋅ 10−6 (6.16 )

Ce qui permet de calculer le module de J axe , sachant que le module de I0 est imposé et vaut
I 0 = 600 A . J axe = 21, 2181 ⋅106 A / m 2
Le déphasage de J axe par rapport à I 0 est : 26.6469 ⋅ 10−3 .
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 19

Ce qui donne pour J axe : Jaxe = ( 21.2106 + j0,565.3307 ) ⋅ 106 (6. 17)

et pour I0 : I0 = 599.1481 + j31.9611 (6.18 )

 I 0 _ re = 599,1481

Ainsi, le calcul analytique donne:  I 0 _ im = 31,9611 (6.19),
 I = 600 A
 0

 I 0 _ re = 599,9052

alors que le calcul numérique a donné:  I 0 _ im = −0.035031 (6.20).
 I = 599,905201 A
 0

Les deux résultats sont très concordants, bien que les valeurs imaginaires ne soient pas égales.

• Calcul de la valeur moyenne de J ( r0 ) :

La valeur moyenne de J ( r0 ) est donnée par:

J moy =2
J axe ka
ka 0
( )
⋅ ∫ J 0 r0 − j ⋅ dr0 (6.21),

dont le module est: Jmoy = ( 42.3946 + j1.8841) ⋅ 106 (6.22)

Cette valeur est en accord avec celle donnée par flexPDE, figure 6.

[Link]. Potentiel vecteur créé par une spire inductrice


Considérons la figure suivante:
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 20

Figure 6.24: spire filiforme

La spire filiforme est parcourue par un courant sinusoidal I = I 0 e jωt de pulsation ω . Le

potentiel vecteur produit par cette spire au point M ( r , z ) ne dépend que de r et z et est donné
par la formule [50], [70]:

Aϕ = A0 e jωt g (r , z , ρ , z0 )


 A = A _ re + jA _ im = µ0 ( I _ re + jI _ im )
 0 0 0

0 0


 I 0 _ re = 599,7872306
avec: (6.23),
 I 0 _ im = −15,9774168

 g ( r , z , ρ , z ) = ρ ( 2 − m ) K ( m ) − 2 E ( m ) 
 mr  
0

 4ρ r
m =
( r + ρ ) + ( z − z0 )
2 2


où K (m) et E ( m ) sont les intégrales elliptiques complètes de première et de seconde es-

pèce respectivement.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 21

[Link].1. Aperçu sur les intégrales elliptiques:


L'intégrale elliptique complète de première espèce est définie [12], [16], [70], par:
π

π  2 1
m ∈ [ 0,1] , K ( m) = F  , m  = ∫ dϕ (6.24)
 2  0 1 − m *sin 2 ϕ
Mais aussi par:

π 1 1  π  1 1 
K ( m) = F  , ,1, m  = ⋅ hypergeom   ,  , [1] , m  (6.25),
2 2 2  2  2 2 
où F (α , β , γ , z ) est une fonction hypergéométrique.
L'intégrale elliptique complète de seconde espèce est définie par:
π

π  2
E ( m ) = E  , m  = ∫ 1 − m *sin 2 ϕ dϕ (6. 26).
2  0
Mais aussi par:

π 1 1  π  1 1 
E (m) = F  , − ,1,m  = ⋅ hypergeom   , −  , [1] ,m  (627).
2 2 2  2  2 2 
Les dérivées de K ( m ) et E ( m ) par rapport à m sont respectivement:
dK ( m ) π
= ⋅ hypergeom ([3 / 2, 3 / 2] , [ 2] , m ) (6.28),
dm 8
dE ( m ) π
= − ⋅ hypergeom ([1 / 2, 3 / 2] , [ 2] , m ) (6.29).
dm 8

• Représentation graphique de K ( m ) et de E ( m ) :
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 22

4.5

3.5

2.5

1.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Figure 6. 25 : K ( m) = f ( m)

1.7

1.6

1.5

1.4

1.3

1.2

1.1

1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1

Figure 6.26 : E (m) = f ( m)


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 23

Variation de g avec r et z:

Figure 6.27. Variation de g avec r et z.

[Link].2. Calcul du vecteur de Poynting le long de l'arête AB de la billette


Les données géométriques et physiques sont les mêmes que dans l'étude numérique du
paragraphe 6.2.1

La configuration géométrique du dispositif à étudier incite à l'utilisation des coordon-


nées cylindriques: r = Om , ϕ = ( Ox, Om ) , z = mM
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 24

r rr
L'induction magnétique étant calculée à partir de la relation B = rotA , il est nécessaire de
r
préciser les composantes de A :

 rr 1 ∂Az ∂Aϕ
A
 r = ( rot A ) r
=
r ∂ϕ ∂z


 rr ∂A ∂A
 ϕ (
A = rot A )ϕ = r − z (630)
 ∂z ∂r
 rr 1 ∂ 1 ∂Ar
A
 z = ( rot A ) z
=
r ∂r
( rAϕ ) −
r ∂ϕ

Le potentiel vecteur a pour composantes :


r
A = ( Ar Aϕ Az ) = ( 0 Aϕ 0 ) = ( 0 A 0 ) (6.31).
r
On en déduit les composantes de B:
 ∂A
 Br = −
 ∂z
(6.32).
 Bϕ = 0

 Bz = 1 ∂ ( rA ) =  A + ∂A 
 r ∂r  r ∂r 

Les composantes du vecteur champ électrique E et partant, celles du vecteur densité de courant

J sont alors:
 1  1 ∂Bz ∂Bϕ 
 r
J = σ E =  r ∂ϕ − ∂z 

r
µ 0  
r r 1 r r  1  ∂B ∂B 
J = σ E = ∇ ∧ B ⇒  J ϕ = σ Eϕ =  r − z  (6.33).
µ0  µ0  ∂z ∂r 
 1 1 ∂ 1 ∂Br 
 J z = σ Ez = 
µ0  r ∂r
( rBϕ ) −
r ∂ϕ 

Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 25

r r
Finalement, les composantes de J et partant de E sont :

 J r = σ Er = 0
r  1  ∂ 2 A 1 ∂A A ∂ 2 A 
J =  J ϕ = σ Eϕ = −  2 + − 2+ 2 (6.34).
 µ 0  ∂r r ∂r r ∂z 
 J z = σ Ez = 0

Calcul du vecteur de Poynting:

La densité surfacique de puissance ou puissance spécifique en W / m2 se calcule à travers le


vecteur de Poynting qui est défini par la relation:
r r
r r r J B
P=E∧H = ∧ (6.35).
σ µ0
r
Le champ électrique E est défini aussi par la jauge de Lorentz :
r
r ∂A r
E= − − ∇ { V (6.36).
∂t
{ du à l 'inducteur
Courant source
Courant induit
dans labillette

Dans la charge (billette), seul le courant induit existe:


r r
r ∂A r J
E= − = − jω A = (6.37).
{ ∂t σ
Courant induit
dansla billette

D'où on déduit:
r r
 J = − jσω A = − jσω ( 0, A,0 ) = ( 0, − jσω ⋅ A,0 )
 (6.38).
 A = Are + jAim
r
Par ailleurs, l'induction magnétique B est donnée par:
r  ∂A A ∂A 
B =  − ,0, +  (6.39).
 ∂z r ∂r 
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 26

Finalement le vecteur de poynting est calculé avec MATLAB à partir de la formule:


r r
r r r J B
P=E∧H = ∧ (6.40)
σ µ0

• Calcul des dérivées:


r ∂A ∂A
Le calcul de P nécessite le calcul des dérivées suivantes: et et donc des dérivées
∂r ∂z
∂g ( r , z , ρ , z0 ) ∂g ( r , z , ρ , z0 )
et . Ce calcul passe par le calcul des dérivées qui vont suivre.
∂r ∂z
Dans le but de simplifier les écritures, nous réécrivons g ( r , z, ρ , z0 ) sous la forme:

 ρ 
g ( r , z , ρ , z0 ) = ⋅  2 ( K ( m ) − E ( m )) − m ⋅ K ( m ) 
1m ⋅ r  144444244444 3 (6.41).
23
MR
 U 
 ∂A ∂g ( r , z , ρ , z0 )
 ∂z = A ⋅
∂z
0


 ∂A ∂g ( r , z , ρ , z0 )
 = A0 ⋅ (6.42).
 ∂r ∂r
 µ0 I 0
 A =

0

Les dérivées à calculer sont alors:
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 27


U = 2 ( K ( m ) − E ( m ) ) − m ⋅ K ( m )

 ∂U ∂K ( m ) ∂E ( m )
 = ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2 (6.43)
 ∂m ∂m ∂ m
 ∂U ∂m  ∂K ( m ) ∂E ( m ) 
 =  ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2 
 ∂ r ∂ r  ∂ m ∂m 

∂U ∂m  ∂K ( m ) ∂E ( m ) 
=  ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2  (6.44).
∂z ∂z  ∂m ∂m 
∂m ∂m
, (6.45)
∂r ∂z
∂K ( m ) ∂E ( m )
, (6.46)
∂m ∂m
∂ ( MR ) ∂MR ∂m
= ⋅ (6.47).
∂z ∂m ∂z
∂MR MR
=− (6.48).
∂m 2m

∂g ∂ ( MR ) ∂U
= ⋅ U + MR ⋅ (6.49).
∂z ∂z ∂z

∂g ∂m  ∂ ( MR ) ∂U 
= ⋅ ⋅ U + MR ⋅  (6. 50).
∂r ∂r  ∂m ∂m 

Toutes ces dérivées ont été calculées symboliquement (Symbolic Math Toolbox) puis nu-
mériquement avec MATLAB et avec les mêmes données géométriques et physiques que celles uti-
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 28

lisées dans l'étude numérique du paragraphe 6.2.2. La puissace spécifique obtenue au point A vaut
310 W/m2 et est en parfaite accord avec celle obtenue dan l'étude numérique (point A de la figure
6.14).
Conclusion:
L'étude numérique puis analytique du dispositif constitué d'une billette et d'un inducteur
formé d'une seule spire a été entreprise et validée par les deux méthodes. Ce cas de portée géné-
rale peut être appliquée à des configurations géométriques compliquées à la seule condition
qu'elles soient de symétrie axisymétrique.

Figure 6.28. Puissance spécifique active et réactive le long du segment AB de la billette.


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 29

6.3. Etude électromagnétique et thermique d'un dispositif constitué de 11 spires


Nous considérons le même dispositif que dans le paragraphe 6.2.1. Mais l'inducteur est
constitué maintenant par 11 spires identiques à la spire de ce même paragraphe. Il est parcouru
par un courant de 11 × 600 = 6600 A . Ces onze spires sont assimilées à une seule spire de lar-

geur 6 mm et de hauteur 77 mm [38]. Le but de ce paragraphe est de retrouver la même puis-


sance spécifique au point A comme indiquées sur la figure 6.30 selon [52] et la figure 6.31 selon
[38].

6.3.1. Etude électromagnétique:


Les conditions aux limites électromagnétiques sur la billette sont les mêmes que dans le para-
graphe 6.2.1. Celles relatives à l'inducteur sont indiquées dans la figure 6.29.

Figure 6.29. Détails de l'inducteur et conditions aux limites électromagnétiques.


Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 30

Figure 6.30. Puissance spécifique selon [52].

Figure 6.31. Puissance spécifique selon [38] pour le même dispositif que [52].
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 31

Figure 6 .32. Courants dans l'inducteur et courants, densités de courants,


puissances dans la billette

Figure 6.33. Variation de la densité de puissance spécifique entre


le point A (12800,21 W/m2) et le point B.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 32

Figure 6.34. Variation de la densité de puissance spécifique entre


le point D (210 W/m2) et le point C qui se trouvent sur l'axe vertical de la billette.

Conclusion
Les résultats concernant la détermination de la puissance spécifique dans notre dispositif con-
cordent avec les résultats trouvés par [52] et [38].

6.3.2. Etude thermique:


Cette étude se propose de trouver la distribution du champ thermique dans la billette d'Alumi-
nium quand le courant dans l'inducteur vaut 600A. Les conditions aux limites thermiques sont
celles introduites dans le chapitre III, avec les paramètres suivants [38]:
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 33

 hc = 30 W / m ⋅ °C
2


σ = 5.76 ⋅10 _ 8 2W 4
 m ⋅K (6.51)
ε = 0.3

 hr = ε ⋅ σ = 1.7 ⋅ 10
−8

où ε est l'émissivité, σ est la constante de Stefan-Boltzmann, hc le coefficient convectif et hr le

coefficient radiatif.
Avec un courant total dans la billette de 254,9011 A (figure 6.35), il s'établit un champ de tem-
pérature en régime permanent presque uniforme dans la billette (figure 6.36). Les températures
sont données en °C et varient entre un maximum de 188,626 °C et un minimum de 188,411 °C.

Figure 6.35. Courants dans l'inducteur, courants et densités de courants dans la billette.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 34

Figure 6.36. Isothermes dans la billette.

Conclusion
Dans ce chapitre, une première étude numérique puis analytique concernant un premier dispo-
sitif constitué d'une billette et d'une spire unique a été entreprise. Elle a permis de vérifier la vali-
dité des résultats obtenus. L'étude analytique a une grande importance car elle est généralisable
au cas de plusieurs spires et à une forme géométrique de charge pourvu que le système présente
une configuration axisymétrique.
Une deuxième étude numérique a concerné la même billette et un inducteur constitué de 11
spires. Les résultats obtenus corroborent ceux obtenus par ailleurs [52], [38].
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-1

CHAPITRE VII

APPLICATIONS A UN MATERIAU

MAGNETIQUE

7.1. Introduction VII-2

7.2. Étude de la billette à T=298K, VII-4

7.3. Étude de la billette à T= 573K, VII-10

7.4. Étude de la billette à T= 933K, VII-15

7.5. Étude de la billette à T =1042,95K VII-21

7.6. Étude de la billette à T>TC VII-27

7.7. Récapitulatif VII-33

7.8. Conclusion VII-36


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-2

7.1. Introduction
Dans ce chapitre nous allons étudier l'influence de la température sur la perméabilité rela-
tive du fer pur en nous basant sur les modélisations introduites au chapitre IV. Cette influence se
traduit par des variations importantes sur les performances du dispositif étudié, en particulier la
puissance spécifique en W/m2 et la densité de puissance volumique en W/m3. Pour cela, nous
avons choisi 4 températures d'étude comme le montre la figure 7.1. Mais, à ces 4 températures
s'ajoute une étude comparative faite à une température supérieure à la température de Curie du
fer pour laquelle la perméabilité relative vaut 1.
• La première température vaut 298 K et correspond à la température ambiante de 25°C. A
cette température correspond une aimantation de saturation ré-

duite mS = 2,206165410 .
• La deuxième température est de 573 K (300°C) et se trouve au milieu de la courbe (figure
7.1) donnant l'aimantation de saturation réduite en fonction de la température. Il lui cor-
respond une aimantation de saturation réduite mS = 2.011442321 .

• La troisième température est de 933 K ( 660°C) et se trouve aussi au milieu de la courbe


(figure 7.1) . Il lui correspond une aimantation de saturation réduite

mS =1,122290936 .
• La quatrième température d'étude vaut 1042,95 K (769,95 °C) et est très voisine de la
température de Curie du fer pur qui vaut 1043 K (770°C). Il lui correspond une aimanta-
tion de saturation réduite mS = 2.399170308 ⋅ 10 −2 .
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-3

Figure 7.1. Les quatre températures d'étude sur la courbe mS = f (T ) .

Le dispositif a la même géométrie qu'au chapitre VI. Le courant dans l'inducteur vaut
6600 Ampères et sa fréquence est 60 Hz. La billette est maintenant constituée de fer et la figure
7.2 montre les points A, B, C, D importants pour l'analyse numérique à effectuer.

Figure 7.2. Billette en fer


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-4

Tous les calculs sont menés avec le potentiel vecteur magnétique, les autres grandeurs
physiques en découlent par les équations de passage établies aux chapitres II et VI.
Les équations différentielles couplées régissant les parties réel A _ re et imagi-

naire A _ im du potentiel vecteur sont:

  1 
 A _ re : div µ ⋅ µ ⋅ grad ( A _ re )  + ωσ ⋅ A _ im + n ⋅ Js _ re = 0
  0 r 
 (7. 1)
 A _ im : div  1 ⋅ grad A _ im  + ωσ ⋅ A _ re + n ⋅ Js _ im = 0
 µ ⋅ µ ( )
  0 r 
n est un paramètre qui vaut 1 dans l'inducteur et 0 dans la billette. Il dénote la présence (n=1)

du courant source ou son absence (n=0).


Js _ re et Js _ im sont respectivement les parties réelle et imaginaire de la densité de cou-

rant source dans l'inducteur.

µr est la perméabilité relative qui prendra successivement les valeurs µ r 298 , µ r 573 , µ r 933 ,
µ r 104295 calculées pour les températures 298K (25°C), 573K (300°C), 933K (660°C), 1042,95K

(769,95°C)

7.2. Étude de la billette à T=298K, mS = 2,206165410


La perméabilité relative est approximée en fonction de l'induction magnétique B à l'aide
de MATLAB (Curve Fitting Tool, cftool) par une somme de fonctions sinus avec un coefficient de

corrélation R 2 = 1 (Goodness of fit: R-square: 1).

µr 298 = a1sin ( b1 ⋅ B + c1 ) + a 2sin ( b 2 ⋅ B + c2 ) + a 3sin ( b3 ⋅ B + c3 )


a1 = 1,965.105 b1 = 22,7 c1 = 0,5779 (7.2)
a 2 = 1,145.105 b2 = 43,98 c2 = 2,058
a 3 = 2,66.104 b3 = 62,64 c3 = 3,835

Cette perméabilité est représentée figure 7.3.


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-5

Figure 7.3. µ r 298 = f ( B ) . En continu: formule (7.2).

Les calculs ont été faits sur un microordinateur personnel Intel Core 2 Duo CPU T5450
@1.66 Ghz, 2 GB RAM. Les résultats sont donnés pour chaque température d'étude à travers 3
tableaux qui indiquent les paramètres du maillage, certaines données physiques de l'inducteur et
de la billette qui constitue la charge.

Figure 7.4. Résumé des grandeurs physiques de l'inducteur et de la charge.

Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
1h 48 mn 31s 11 154600 77245 309204
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-6

Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1844,997 A 3642,495 A 4083,11 A

Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Puissance Puis-
réel imagi- total de cou- de cou- spécifique spécifique sance
Itotb_re naire Itotb rant rant ima- En A En B volu-
A Itotb_im A réelle gnaire W/m2 W/m2 mique
A Jb_re Jb_im en A
A/m2 A/m2 W/m3
-33,71 122,77A 127,3148 -4001,27 14572,19 3598,883 90,69 21,5.407

Figure 7.5. Distribution du potentiel vecteur dans l'inducteur et la billette (Zoom)


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-7

Figure 7.6. Amplitude du potentiel vecteur le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7.7. Amplitude du potentiel vecteur le long de la périphérie de la billette


(1
2
3
4
1).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-8

Figure 7.8. Amplitude de la densité de courant le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7.9. Amplitude de la densité de courant le long de la périphérie de la billette


(1
2
3
4
1).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-9

Figure 7. 10. Puissance spécifique le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7. 11. Puissance volumique le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-10

7.3. Étude de la billette à T= 573 K, mS = 2.011442321


La perméabilité relative est approximée en fonction de l'induction magnétique B à l'aide
de MATLAB (Curve Fitting Tool, cftool) par une représentation Fourier ( General model Fourier2)

avec un coefficient de corrélation R


2
= 1(Goodness of fit: R-square: 1).
µr 573 = a 0 + a1 ⋅ cos (ω.B ) + b1 ⋅ sin (ω.B ) + a 2 ⋅ cos ( 2ω.B ) + b 2 ⋅ sin ( 2ω.B )
(7.3)
a 0 = 6,155.104 a 1 = 2,313.104 b1 = 3660
a2 = 1958 b2 = −1722 ω = 23,54

Elle est représentée figure 7.12.


4
x 10

8.5

7.5

mur vs. B0
7 fit 1

6.5

5.5

0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1

Figure 7.12. µ r 573 = f ( B ) . En continu: formule (7.3 ).

CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns


1h 48 mn 31s 11 154600 77245 309204

Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1853,858 A 3674,966 A 4116,086 A
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-11

Billette
Courant Courant Courant Densité de Densité de Puissance Densité
réel imaginaire total courant courant spécifique d'énergie en A
Itotb_re Itotb_im Itotb réelle imagnaire En A
A A A Jb_re Jb_im W/m2 W/m3
A/m2 A/m2
-40,348 151,5748 156,8531 -4789,11 17991,08 4477,045 21,75.107

Figure 7.13. Valeurs et distribution du potentiel vecteur dans le dispositif entier.


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-12

Figure 7.14. Zoom de la précédente figure

Figure 7.15. Amplitude du potentiel vecteur le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-13

Figure 7.16. Amplitude du potentiel vecteur le long de la


périphérie de la billette (1
2
3
4
1).

Figure 7.17. Amplitude de la densité de courant le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-14

Figure 7. 18. Puissance spécifique le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7.19. Puissance volumique le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-15

7.4. Étude de la billette à T=933 K, mS = 1,122290936


La perméabilité relative est approximée en fonction de l'induction magnétique B à l'aide
de MATLAB (Curve Fitting Tool, cftool) par une représentation Fourier ( General model Fourier1)

avec un coefficient de corrélation R


2
= 1(Goodness of fit: R-square: 1).

µr 933 = a 0 + a 1 ⋅ cos (ω.B ) + b1 ⋅ sin (ω.B )


a 0 = 1,925.104 a1 = 3870 (7. 4)

b1 = −28,87 ω = 14,89
Elle est représentée figure 7.20.

Figure 7.20. µ r 933 = f ( B ) . En continu: formule (7.4).


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-16

Figure 7.21. Courants et densité de courant dans l'inducteur et la billette

Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
2h 49mn 34s 8 236554 118195 473112

Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1888,404 A 3807,069 A 4249,688 A

Billette
Courant Courant Courant Densité de Densité de Puissance Densité
réel imaginaire total courant courant spécifique d'énergie
Itotb_re Itotb_im Itotb réelle Jb_re imagnaire En A en A
A A A A/m2 Jb_im W/m2
A/m2 W/m3
-60,58 273,1389 279,7761 -7190,375 32420,05 8168,706 21,8.107
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-17

Figure 7. 22. Maillage pour T=933 K, 236554 nœuds, 118195 triangles.

Figure 7.23. Isovaleurs et valeurs du potentiel vecteur dans le dispositif (zoom).


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-18

Figure 7.24. Amplitude du potentiel vecteur le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7.25. Amplitude du potentiel vecteur le long de la


périphérie de la billette (1
2
3
4
1).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-19

Figure 7. 26. Amplitude de la densité de courant le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7. 27. Amplitude de la densité de courant le long de la périphérie de la billette


(1
2
3
4
1).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-20

Figure 7. 28. Puissance spécifique le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7. 29. Puissance volumique le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-21

7.5. Étude de la billette à T= 1042,95 K, mS = 2.399170308 ⋅ 10−2


La perméabilité relative est approximée en fonction de l'induction magnétique B à l'aide
de MATLAB (Curve Fitting Tool, cftool) par une représentation polynomiale ( Linear model Po-

ly3) avec un coefficient de corrélation R


2
= 1(Goodness of fit: R-square: 1).
µr 104295 = p1 ⋅ B 3 + p2 ⋅ B 2 + p3 ⋅ B + p4
p1 = 1915 p2 = −1759 (7.5 )

p3 = 3,191 p4 = 287,6
Elle est représentée figure 7.30.

Figure 7. 30 µ r 104295 = f ( B ) . En continu: formule (7. 5).

Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
12mn51s 6 33906 16885 67816

Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
3054,608 A 4931,171 5800,61
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-22

Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Densité
réel imaginaire total de cou- de cou- spécifique de puis-
Itotb_re Itotb_im Itotb rant rant ima- En A sance en
A A A réelle gnaire W/m2 A
Jb_re Jb_im
A/m2 A/m2 W/m3
399,4337 1578,356 1628,114 47410,53 187342 37461,06 11,80.107

Figure 7.31. Valeurs et distribution du potentiel vecteur (zoom).


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-23

Figure 7. 32. Amplitude du potentiel vecteur le long


du segment AB de la billette (1
2).

Figure 7. 33. Amplitude du potentiel vecteur le long de la


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-24

périphérie de la billette (1


2
3
4
1).

Figure 7. 34. Amplitude de la densité de courant le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7.35. Amplitude de la densité de courant le long de la


périphérie de la billette (1
2
3
4
1).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-25

Figure 7. 36. Variation de la densité de courant J_mag le long du segment ED entre les
points E(db/4; 0,98*hb/2) et D (db/4,hb/2).

Figure 7. 37. le courant tend à être refoulé vers la périphérie de la billette.

Les deux figures précédentes montrent le refoulement du courant vers la périphérie de la


billette.
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-26

Figure 7. 38. Puissance spécifique le long du segment AB de la billette (1


2).

Figure 7. 39. Puissance volumique le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-27

Figure 7. 40. Puissance volumique en fonction de R et de Z

7.6. Etude de la billette pour T > TC = 1043 K , µr = 1

Pour T > TC = 1043 K , la billette devient amagnétique.

Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
14 s 3 6048 2969 12100
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-28

Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
5111,653 A 4360,170 A 6718,637 A

Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Densité de
réel imaginaire total de cou- de cou- spécifique puissance en
Itotb_re Itotb_im Itotb rant rant ima- En A A
A A A réelle gnaire W/m2
Jb_re Jb_im W/m3
A/m2 A/m2
2070,463 1811,828 2751,279 245752,2 215053,7 11227,16 21.105

Figure 7. 41. Valeurs et distribution du potentiel vecteur (zoom).


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-29

Cette figure montre une plus grande pénétration des lignes de champ dans la billette
contrairement aux cas où la température était inférieure à TC et donc la billette magnétique.

Figure 7. 42. Amplitude du potentiel vecteur le long


du segment AB de la billette (1
2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-30

Figure 7.43. Amplitude du potentiel vecteur le long de la


périphérie de la billette (1
2
3
4
1).

Figure 7. 44. Amplitude de la densité de courant le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-31

Figure 7. 45. Amplitude de la densité de courant le long de la


périphérie de la billette (1
2
3
4
1).

Figure 7. 46. Valeurs et lignes de champ de la densité de courant


dans la billette amagnétique.
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-32

On remarque sur cette figure une plus grande occupation du courant de l'espace dans la
billette amagnétique que dans la billette magnétique.

Figure 7. 47. Puissance spécifique le long du segment AB de la billette (1


2).
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-33

Figure 7. 48. Puissance volumique le long du segment AB de la billette (1


2).

7.7. Récapitulatif
Les tableaux et les courbes ci-après récapitulent les variations en fonction de la température
• des courants réel, imaginaire et total dans l'inducteur
• des courants réel, imaginaire, total dans la billette
• des puissances spécifique et volumique dans la billette.
Pour les courbes concernant la billette, la température supérieure à TC= 1042 K a été prise
égale à 1070 K.

Inducteur
T en K 298 573 933 1042,95 T>TC=1043
Itot_re 1844,997 1853,858 1888,404 3054,608 5111,653
Itot_im 3642,495 3674,966 3807,069 4931,171 4360,170
Itot 4083,11 4116,086 4249,688 5800,61 6718,637
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-34

Billette
T en K 298 573 933 1042,95 T>TC=1043
Itotb_re -33,71 -40,348 - 60,58 399,4337 2070,463
Itotb_im 122,77 151,5748 273,1389 1578,356 1811,828
Itotb 127,3148 156,8531 279,7761 1628,114 2751,279
Jb_re -4001,27 -4789,11 -7190,375 47410,53 24575,2
Jb_im 14572,19 17991,08 32420,05 187342 215053,7
Puissance 3598,883 4477,045 8168,706 37461,06 11227,16
spécifique
W/m2
Puissance 21,5.107 21,75.107 21,80.107 11,80.107 21.105
volumique
W/m3

Figure 7.49. Inducteur: Variation des courants réel, imaginaire et total dans l'inducteur
en fonction de la température
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-35

Figure 7.50. Billette: Variation des courants réel, imaginaire et total dans la billette
en fonction de la température

Figure 7. 51. Billette: variation de la puissance spécifique en fonction de la température


Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-36

Figure 7.52. Billette: variation de la puissance volumique en fonction de la température

7.8. Conclusion
Les courants et les densités de courant dans l'inducteur et la billette augmentent lente-
ment entre 298K et 933K puis rapidement au-delà.
La puissance spécifique dans la billette augmente lentement entre 298K et 933K, puis très
vite entre 933K et la température de Curie 1043K. Pour les températures supérieures à 1043K,
elle chute brusquement.
La puissance volumique croît lentement entre 298K et 933K puis décroît jusqu'à la tempé-
rature de Curie pour décroître encore plus rapidement au-delà.
Conclusion 1

CONCLUSION

La conception et l'optimisation des dispositifs électrotechniques en général, et des

dispositifs de chauffage par induction en particulier, nécessitent une analyse d'abord thermique

et ensuite électromagnétique.

Nous avons pu modéliser les paramètres physiques qui figurent dans les équations de

Maxwell et l'équation de la chaleur qui sont par nature couplées.

La modélisation a porté essentiellement sur la perméabilité relative en fonction du

champ magnétique appliqué et de la température avec comme exemple d'application le Fer pur

et le Nickel. La modélisation de la capacité calorifique à volume constant des métaux purs a été

établie.

Malgré le couplage naturel entre le problème thermique et le problème

électromagnétique, il est possible de les traiter séparément. Cela est dû à la particularité des

constantes de temps des deux phénomènes. Les constantes de temps thermiques sont

nettement supérieures aux constantes de temps électriques.

Nous avons testé, avec succès, les méthodes d'analyse analytique et numérique sur un

premier dispositif constitué d'une seule spire inductrice et d'une billette dont la solution

numérique était disponible et dont la solution analytique a été établie par nous-mêmes.
Conclusion 2

Un deuxième dispositif a été étudié. Il consiste en une spire inductrice de grande hauteur

et de la même billette. La solution numérique déjà disponible chez deux auteurs a été retrouvée

et validée par nous-mêmes.

Les grandeurs les plus significatives calculées dans les applications de chauffage par

induction sont le potentiel vecteur magnétique et la densité de courant aussi bien dans
2
l'inducteur que dans la charge elle-même. Mais, c'est la puissance spécifique entrante (W/m ),

calculée par le vecteur de Poynting qui est la plus utile. Elle conditionne, avec la fréquence,

l'action à entreprendre: fusion à cœur ou seulement traitement de surface.

La suite logique de ce travail pourrait être la modélisation numérique de l'ensemble

inducteur-charge vu entre les bornes d'entrée du courant dans l'inducteur par un dipôle R-L

auquel s'ajoute en série la capacité de résonance. Ce circuit RLC série parcouru par un courant

sinusoïdal imposé par la puissance à transmettre à la charge et de fréquence imposée par la

nature physique de la charge et le rendement prévu, permet le dimensionnement de l'onduleur

à résonance série requis.


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