Champs électromagnétiques et thermiques
Champs électromagnétiques et thermiques
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
-0 O 0-
SOUTENANCE DE THESE DE DOCTORAT ES SCIENCES
Spécialité: Électrotechnique- Calcul du Champ
Option: ELECTROTHERMIE
-0 O 0-
Présentée par:
TITRE
Distribution des champs électromagnétique et
thermique dans une billette placée dans
un four à induction
-0 O 0-
Je remercie les différents membres du Jury pour avoir accepté de consacrer du temps à la
Aux miens.
Table des matières 1
TABLE DE MATIERES
INTRODUCTION
CHAPITRE I INTRODUCTION A L'ELECTROTHERMIE
1.1. Introduction à l'électrothermie I-2
1.2. Les avantages du chauffage par induction I-3
1.3. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction I-5
1.4. Recherche et installations de chauffage par induction I-6
[Link]. Calcul de l’énergie interne E sous forme analytique dans [T0, T] V-9
[Link]. Application à une tige Cu-Fe V-11
5.2. Modélisation de la conductivité thermique k des métaux V-14
5.2.1. Conductivité thermique k de l'Aluminium V-14
5.2.2. Conductivité thermique k du Cuivre V-15
5.2.3. Conductivité thermique k du fer pur V-16
5.3. Propriétés physiques de l'air V-18
Mots clé:
Chauffage par induction , équations de Maxwell, équation de la chaleur, modélisation,
aimantation, capacité calorifique, éléments finis, Fer, Aluminium, Cuivre, analyse numérique et
analytique, puissance spécifique, puissance volumique, Poynting, Maple, MATLAB, FlexPDE.
INTRODUCTION
puissance spécifique et la puissance volumique dans la billette. Ces calculs ont permis la
validation des résultats car la courbe donnant la puissance spécifique calculée par nous et celle
établie dans [52] coïncident parfaitement. La solution analytique de ce même dispositif a été
établie par nous-mêmes et corrobore la solution numérique.
L'étude numérique électromagnétique et thermique d'un deuxième dispositif constitué de
la billette et d'un inducteur de 11 spires a été entreprise. Là aussi, la puissance spécifique
calculée par nous-mêmes et celles trouvées dans [52] et [38] sont en accord.
L'étude numérique thermique consiste en la distribution du champ de température dans
la billette.
Le septième chapitre aborde l'étude numérique des grandeurs électromagnétiques
(courants, densités de courants, puissances spécifique et volumique) principalement dans la
billette en fonction de la variation de la perméabilité relative avec la température. Ainsi, quatre
températures d'étude judicieusement réparties sur la courbe donnant l'aimantation de
saturation réduite en fonction de la température, ont permis de suivre les grandeurs
électromagnétiques du fer en phase magnétique. Une cinquième température, supérieure à la
température de Curie du fer, a permis de calculer les mêmes grandeurs en phase amagnétique
du fer.
Pour tous les calculs numérique pour la distribution du champ, et analytique pour les
diverses modélisations les logiciels MAPLE, MATLAB et FlexPDE ont été utilisés.
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 1
CHAPITRE I
INTRODUCTION A L'ELECTROTHERMIE
1.3. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction page I-5
leur pratiquement sans pertes. La puissance spécifique peut être réglée à volonté
en jouant sur la concentration des électrons. Elle peut atteindre 8 MW/cm2.
• Le chauffage par plasma:
Les procédés de chauffage par plasma ont fourni à l'industrie des possibilités nou-
velles grâce aux températures atteintes qui peuvent dépasser 10000 °K. Les pro-
duits les plus réfractaires peuvent alors être fondus. Sous l'influence d'une énergie
extérieure, les atomes peuvent être ionisés. Lorsque l'ionisation atteint un pourcen-
tage important d'atomes, la matière est dans un état différent de son état initial.
Cet état est désigné sous le nom de plasma qui est considéré comme le quatrième
des états de la matière. Dans un plasma gazeux, les particules sont soumises à une
agitation thermique intense. A la pression atmosphérique, les chocs entre ions,
atomes et électrons libres qui en résultent sont suffisamment nombreux pour que
la transformation en chaleur de leur énergie cinétique entraine une élévation con-
sidérable de température.
• le chauffage par induction électromagnétique:
Les courants de chauffage par effet Joule sont créés à l'intérieur même de la pièce à
chauffer ou à fondre par induction électromagnétique. Il s'agit de courant de Fou-
cault. Ce type de chauffage nécessite l'utilisation d'un convertisseur (élévateur) de
fréquence. Dans ce type de chauffage, la fréquence joue un rôle primordial car elle
conditionne le rendement, la puissance transmise à la charge et l'épaisseur de
chauffage.
d'automatisation, car les constantes de temps sont plus faibles, surtout quand il s'agit
d'installations dotées de convertisseurs de fréquence à semi-conducteurs.
• La régularité. Elle caractérise essentiellement la reproductibilité des opérations de fu-
sion ou de traitement de surface qui sont répétées fidèlement tant au point de vue mé-
tallurgique que du point de vue consommation d'énergie.
• La précision. Elle conduit à travers tous les contrôles possibles (puissance, courant, ten-
sion, fréquence), en cours de marche, à des analyses en temps réel et à des tempéra-
tures à la demande.
• La propreté. La fusion électrique et en particulier par le chauffage par induction est cer-
tainement la moins salissante et la moins polluante. Ceci est dû à l'absence de flammes,
de cendres, de fumées caractéristiques des combustibles fossiles liquides, solides ou
gazeux.
• Dans le chauffage par induction, l'énergie est créée directement à l'intérieur de la
masse de la charge, d'où un meilleur rendement entre autres.
• Le chauffage par induction réalise dans les fours à induction un brassage électromagné-
tique des métaux fondus. Ce brassage est caractérisé par un soulèvement du métal
fondu qui s'écoule du centre vers la périphérie, la dénivellation pouvant atteindre
quelques centimètres [BM2]. Le brassage électromagnétique permet d'homogénéiser
le métal ou les alliages fondus, et favorise ainsi leur affinage, en permettant le renou-
vellement rapide des surfaces de contact avec le laitier qui prend naissance au-dessus
résonance: LCω 2 = 1.
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 6
• définition et résolution, à partir des équations générales et des conditions aux limites, des
modèles mathématiques étudiés. ce travail a été grandement facilité par le développement
de codes de calcul très puissants, comme par exemple, l'analyse numérique par la méthode
des éléments finis.
• validation expérimentale de ces modèles.
Les applications du chauffage par induction sont de plus en plus nombreuses et des puissances
installées de plus en plus importantes. Ainsi, un réchauffeur de brames de 37 MW a été installé en
Suède, et un réchauffeur de rives d'ébauche de 4 MW installé au Japon. Toutes applications con-
fondues, la puissance installée serait largement supérieure à 4000 MW aux U.S.A. et à 1000 MW
en Suède [55].
Comme réalisations industrielles à thyristors, on peut citer une installation de 1 MW, 1500-
2000 Hz, 3 tonnes/heure. Une autre installation est de 2 MW, 1000-1500 Hz, - tonnes/heure.
Parmi les applications du chauffage par induction, on peut citer:
• soudage par induction des rails de chemin de fer,
• assemblage de métaux par magnétoformage,
• préparation de silicium de haute pureté par plasma inductif haute fréquence
• utilisation de la lévitation électromagnétique pour la préparation de métaux ou d'al-
liages strictement définis.
Figure 1.1. Schéma de principe d'une installation de chauffage par induction par onduleur à réso-
nance série. [BM1]
Chapitre I Introduction à l'Électrothermie I- 9
CHAPITRE II
EQUATIONS DU CHAMP
ELECTROMAGNETIQUE
2.1. Introduction II - 2
CHAPITRE II
2.1. Introduction :
Les équations de Maxwell définissent la distribution spatio-temporelle du
champ électromagnétique dans un repère immobile en fonction des sources de ce champ.
Ces sources sont les charges électriques immobiles et / ou mobiles. Elles traduisent, sous
forme mathématique, une somme de recherches expérimentales qui mettent en jeu
r r r r r r
quatre vecteurs : H, B E , D . H et B sont respectivement le champ et
et
r r
l'induction magnétiques. E et D sont respectivement le champ et l'induction
électriques.
Les équations de Maxwell résultent de l'action d'un scalaire ρ appelé
r
"densité totale volumique et / ou superficielle de charges électriques", et d'un vecteur J
dit "densité totale volumique et / ou superficielle de courant électrique".
La résolution directe de ces équations est impossible dans le cas général.
C'est la raison pour laquelle on cherche des méthodes de calcul indirectes basées sur la
substitution aux grandeurs de champ la notion du / des potentiels électromagnétiques.
Le raisonnement de cette substitution est le suivant : les sources du champ
r
étant représentées par ρ et J, cherchons un champ , de vecteur unique , appelé
"potentiel-vecteur ", et un champ scalaire unique dit " potentiel scalaire " ,exprimons ces
r
deux potentiels à l'aide de ρ et J et peut-être , pourrions-nous calculer plus aisément les
r r r r r
grandeurs [ H , B , E , D ] aux moyens de ces potentiels , plutôt que par ρ et J .
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 3
r r
où : E est le champ électrique, D le déplacement ou bien l'induction électrique,
r
ρ est la densité totale de charges électriques volumiques et superficielles, B est
r r
l'induction magnétique, H est le champ magnétique et J est la densité totale de
r
∂D
courant de conduction. La quantité est la densité de courant de déplacement.
∂t
r
D'autre part, nous savons que l'induction B est à flux conservatif, c'est-à-dire que
r
divB = 0 . Alors, nous pouvons écrire :
r rr
B = rotA (2.5 )
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 4
r
où A est le potentiel-vecteur. La relation (2.2) devient alors:
r
rr ∂ r ∂A
rotE = − ( rotA ) = rot −
r r
(2.6 )
∂t ∂t
r
r ∂A
Nous constatons que E et − ont le même rotationnel et ne diffèrent donc que par
∂t
un gradient, d'après les règles du calcul vectoriel. Nous écrirons donc:
r
r r ∂A
E = − gradV − (2.7)
∂t
où V est le potentiel scalaire.
r r
D =ε E (2. 8)
r r
B = µH (2. 9)
r r
J =σE (2. 10)
εr la permittivité relative.
r r
M = χ ( H 0 ).H 0 (2.12),
avec : µ r ( H 0 ) =1 + χ ( H 0 ) (2.14)
r
et où χ ( H0 ) est la susceptibilité magnétique.
r r
De même, pour les diélectriques, la relation D =ε E peut s'écrire :
r r r
D =ε E+P (2.15)
r
où P est le vecteur polarisation. Si l'on pose :
r r r
P = ε 0 χ ( E ) .E (2.16)
scalaires.
r r
2.3. Équation du champ électrique E et de la densité de courant J :
Si nous prenons le rotationnel des deux membres de l'équation (2.2), nous pouvons
écrire:
r
r rr r ∂B ∂ rr
rot ( rotE ) = −rot = − ( rotB ) (2.19)
∂t ∂t
Or, nous savons que d'après une règle bien connue du calcul vectoriel:
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 6
r rr r r r
rot ( rotE ) = grad ( divE ) − ∆E (2.20)
Il s'ensuit que :
r r r ∂ rr
grad ( divE ) − ∆E + ( rotB ) = 0 (2.21)
∂t
Si nous supposons que la matière est idéale, et compte tenu des relations (2.1) et (2.4),
r r r r
ainsi que de B = µH et D = ε E , alors, il vient:
r
r 1 r r ∂ r ∂E
grad divD − ∆E + µ J + µε =0 (2.22)
ε ∂t ∂t
r r
r ∂J ∂E
2
r ρ
D'où: ∆E − µ − µε 2 − grad = 0 (2.23)
∂t ∂t ε
r r
Compte tenu de la relation J = σ E , (2.23) devient:
r r
r ∂E ∂E2
r ρ
∆E − µσ − µε 2 − grad = 0 (2.24)
∂t ∂t ε
L'équation (2.24) constitue l'équation différentielle aux dérivées partielles (EDDP)
r r
régissant aussi bien le champ électrique E que le vecteur densité de courant J car ils
r r
sont reliés par l'équation J =σE.
Deux formes utiles de l'équation (2.24) sont relatives :
r r
• d'une part, à un matériau conducteur tel que J = σ E et ρ = 0 :
r r
r ∂E ∂2 E
∆E − µσ − µε 2 = 0 (2.25)
∂t ∂t
qui est une équation différentielle aux dérivées partielles de diffusion.
r
• d'autre part, à un milieu non conducteur J = 0 et ρ = 0 :
r
r ∂2 E
∆E − µε 2 = 0 (2.26)
∂t
qui est une équation différentielle aux dérivées partielles de propagation.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 7
r rr r r ∂ rr
rot ( rotH ) = rot ( J ) + ( rotD ) (2.27)
∂t
r r r r r ∂ rr
ou bien: grad ( divH ) − ∆H = rot ( J ) + ( rotD ) (2.28)
∂t
r r r r
Si la matière est idéale et compte tenu de B = µ H et D = ε E , il vient:
r r r ∂ rr r 1 r
∆H + rot ( J ) + ε ( rotE ) − grad divB = 0 (2.29)
∂t µ
r
r ∂B r
Les relations rotE = − et divB = 0 permettent d'écrire:
∂t
r
r r r ∂2 H
∆H + rot ( J ) − µε 2 = 0 (2.30)
∂t
r r
• Pour un conducteur défini par J = σ E , cette équation devient:
r r
r ∂H ∂2 H
∆H − µσ − µε 2 = 0 (2.31)
∂t ∂t
Il s'agit d'une équation différentielle aux dérivées partielles de diffusion à cause du terme
r
∂H
µσ
∂t
r
• Pour un corps isolant, J = 0 , elle devient:
r
r ∂2 H
∆H − µε 2 = 0 (2.32)
∂t
Il s'agit d'une équation différentielle aux dérivées partielles de propagation.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 8
r
2.5. Équation du potentiel vecteur A :
r rr
En prenant le rotationnel de B = rotA , nous obtenons:
rr r rr r r r
rotB = rot ( rotA ) = grad ( divA ) − ∆A (2.33)
r
r r ∂D
Si la matière est idéale et compte tenu de l'équation rotH = J + et des relations
∂t
r r r r
B = µ H et D = ε E , on obtient:
r
r r ∂E r r
∆A + µ J + µε − grad ( divA ) = 0 (2.34)
∂t
r
r r r ∂A
Remplaçant E par la relation E = − gradV − , il vient:
∂t
r
r r ∂ r ∂A r r
∆A + µ J + µε − gradV − − grad ( divA ) = 0 (2.35),
∂t ∂t
r
r ∂2 A r r r ∂V
soit: ∆A − µε 2 + µ J − grad divA + µε =0 (2.36)
∂t ∂t
Cette équation se simplifie si on tient compte de la jauge de LORENTZ:
r ∂V
divA + µε =0 (2.37)
∂t
D'où l'équation déterminant le potentiel-vecteur:
r
r ∂2 A r
∆A − µε 2 + µ J = 0 (2.38)
∂t
r r
Si la matière est idéale et compte tenu de D = ε E , nous obtenons:
1 r ∂ r
divD + ∆V + divA = 0 (2.40)
ε ∂t
Cette expression peut être écrite sous la forme suivante si on fait apparaître la condition
de LORENTZ:
∂ 2V ρ ∂ r ∂V
∆V − µε 2 + + divA + µε =0 (2.41)
∂t ε ∂t 14 4244 ∂t
3
=0
∂ 2V ρ
D'où l'équation régissant le potentiel scalaire: ∆V − µε + =0 (2.42)
∂t 2 ε
Il joue un rôle très important dans la prévision des échanges d'énergie. Calculons la
divergence du vecteur de Poynting:
r r r r rr r r r
divPg = div ( E ∧ H ) = H .rotE − [Link] [2.44] ,
r ∂ 1 r r 1 r r r r
Φ ( Pg ) = − ∫∫∫τ H .B + E.D dτ − ∫∫∫ E.J dτ [2.47 ]
∂t 1442443
2 2
∂Wem
∂τ
∂τ
∂Wem 1 r r 1 r r
= H .B + E .D [2.48 ]
∂τ 2 2
r ∂ ∂W r r
Φ ( Pg ) = − ∫∫∫τ em dτ − ∫∫∫ E.J dτ [2.49 ]
∂t ∂τ
Les relations [2.46] et [2.49] donnent:
r ∂ ∂Wem r r
divPg = − − E. J [2.50 ]
∂t ∂τ
La relation [2.50] peut également s'écrire:
r ∂ ∂W r r ∂ r r
divPg = − em − E.J = − ( Sem ) − E.J [2.51]
∂τ ∂t ∂τ
avons:
Finalement:
r ∂Pem ∂Qem r r
divPg = − −j − E .J [2.53]
∂τ ∂τ
ωε 1
< (2.57),
σ 10
ωε 1
> (2.58)
σ 10
Le tableau suivant contient ,en particulier, le cas d'un très bon conducteur ( le
cuivre) et celui d'un très bon diélectrique (l'eau de mer, [5],[BM1],[BM10],[BM13] ).Il
indique la fréquence maximale au-dessous de laquelle le courant de déplacement est
ωε 1
négligeable devant le courant de conduction et qui vérifie la relation : < :
σ 100
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 12
σ Ω .m εr
-1 -1
f<
7
eau de mer 5 80 10 Hz
5 12
graphite 10 1 18.10 Hz
8 16
cuivre 0,6.10 1 10 Hz
Ainsi, pour les métaux , l'approximation des états quasi-stationnaires est justifiée
dans le domaine des fréquences radioélectriques (f < 1012 Hz ) , et , à plus forte raison dans
le domaine des fréquences usuellement utilisées dans les machines électriques (50 ou 60
Hz et leurs harmoniques ) , mais aussi dans le domaine du chauffage par induction où les
fréquences varient entre 50 ou 60 Hz et 20.000 Hz dans la plupart des applications .Mais
elles peuvent avoir les valeurs de 50 kHz,100 kHz, 200 kHz,500 kHz et même 1 MHz, en
particulier dans les traitements de surface.
En conclusion, cette hypothèse est largement justifiée dans la suite de notre travail
car on ne considérera que des métaux plutôt bons conducteurs. La relation
r
r r ∂D
rotH = J + sera donc utilisée sans le terme correspondant au courant de
∂t
déplacement. En fait, cette hypothèse exclut la présence d'un terme de propagation en
A frontière
= A0 ou
A frontière
= exp ression mathématique
Lorsque le problème possède une géométrie symétrique, et les courants sont disposés de
manière antisymétrique, nous devons avoir une condition de Dirichlet nulle sur l'axe de
symétrie: A frontière
= 0 . C'est le cas sur l'axe de la billette.
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 14
Figure 1: Condition aux limites nulle de Dirichlet pour les problèmes ayant
une symétrie géométrique et une excitation antisymétrique.
∂A
∂n frontière
= A0 ou
∂A = exp ression mathématique
∂n frontière
Cette condition est utilisée dans le cas de problèmes possédant une symétrie aussi bien de
∂A
géométrie que de courant: =0
∂n
frontière
Chapitre II: Formulation générale des équations du champ électromagnétique II - 15
Figure 2: Condition aux limites nulle de Neumann pour les problèmes ayant
une symétrie géométrique et une symétrie d'excitation.
On peut également utiliser cette condition pour une interface avec un matériau de
perméabilité infinie, c'est-à-dire ayant une réluctance nulle et de ce fait constitue un
conducteur de flux parfait. Dans la pratique, c'est le cas entre l'air (µr =1) et des matériaux
ferromagnétiques (µr = quelques centaines ou quelques milliers).
Condition de périodicité ou d'anti-périodicité:
CHAPITRE III
DU CHAMP THERMIQUE.
CHAPITRE III
3.1.1. Conduction :
De même que la conduction électrique est le transfert de charges électriques sous
l'influence d'un gradient de potentiel, la conduction thermique correspond au transfert de
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 3
la chaleur d'un point à un autre sous l'influence d'un gradient de température, sans
déplacement appréciable de particules dans les corps solides. De ce fait, l'analogue
électrique d'une différence de température est une différence de potentiel.
•
Le flux thermique Q est la quantité de chaleur échangée par unité de temps et
La densité de flux thermique q est un vecteur dirigé dans le sens du flux thermique
et dont le module est la quantité de chaleur échangée par unité de temps et de surface
3.1.2. Convection :
On distingue deux types de convection : la convection naturelle et la convection
forcée. La convection naturelle, qui nous intéresse dans ce travail, est le transfert d'énergie
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 4
étant fixé par l'équation d'état. Le flux de chaleur qconv évacué à partir de la surface d'un
3.1.3. Rayonnement :
Le rayonnement est un mode d’échange de chaleur par émission et absorption de
radiations électromagnétiques. Les longueurs d’onde thermiques vont en gros de 1 à 100
µm. On définit alors :
Un facteur d’absorption (absorptivité) a. Si a=1 : on a un corps noir
C1 1
M = ⋅ W / m 3
λ
λ e λ⋅T −1
, cn 5 C 2
C1 = 3,741 ⋅ 10 W ⋅ m
−16 2
(3. 6)
C = 0,014388 m ⋅ K
2
C1 1
Figure3.1: M λ , cn = ⋅ en fonction de λ en µm
λ e λ⋅T −1
5 C2
Après dérivation de M λ ,cn , par rapport à λ et annulation de cette dérivée, les calculs
donnent :
Cette loi donne pour un corps noir, l’émittance pour toutes les longueurs d’onde :
λ =∞
M = M ⋅ d λ = σ ⋅ T 4
cn λ∫=0 λ , cn
(3.8)
σ = 5,76 ⋅ 10 _ 8 2W 4
m ⋅K
σ : constante de Stefan-Boltzmann
M cg = ε (T ) ⋅ σ ⋅ T 4 = ε (T ) ⋅ M cn (3.9 )
Pour les corps noirs (corps absorbants idéaux), l' absorptivité a=[Link] les corps
ε (T ) de l’Aluminium, du Cuivre, et du fer sont données par les tableaux ci-après [38] :
Température en °C Émissivité ε (T )
Aluminium
Pur poli 204 à 592 0,038 à 0,06
oxydé 38 0,78
σ ⋅ F12
Q= ⋅ (T1 4 − T24 ) (3.10)
1 − ε1 1− ε2
1+ ⋅ F12 + ⋅ F21
ε1 ε2
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 9
où ε1 et ε 2 sont les émissivités respectives des surfaces S1 et S2. F12 et F21 sont les
‘’facteurs d’angle’’ respectifs de S1 vers S2 et de S2 vers S1.
Le facteur d’angle d’une surface Si vers une surface Sj est donné par [8]:
1 cos ϕi ⋅ cos ϕ j
Fij = ⋅ ∫ ∫ ⋅ dSi dS j (3.11)
Si S S i π r2
j
figure 3.2
Fij est un nombre sans dimension qui représente la fraction du flux total
Figure 3.4
•
Ainsi, le flux rayonnant de chaleur qray évacué à partir de la surface d'un solide
r
Figure 3.5 : définition de V , v, Σ, n
t2
(3.16).
Mais, nous savons que :
t2
∂T
T ( x, y, z , t2 ) − T ( x, y, z , t1 ) = ∫ dt (3.17).
t1 ∂n
D'après OSTROGRADSKY :
∂T r
∫∫Σ k ( x, y, z ) ⋅ = ∫∫∫v div[k ( x, y, z ) ⋅ ∇T ]dxdydz (3.18).
∂n
La relation (3.19) est l'équation différentielle aux dérivées partielles qui régit la
propagation de la chaleur.
Dans le cas des phénomènes électriques, le module de la source chauffante de
densité volumique f(x, y, z, t) s'écrit:
2
J
f ( x, y , z , t ) = (3.20),
σ
où |J| est le module de la densité de courant et sigma σ la conductivité électrique.
(3.19) devient:
∂T
2
J
ρ ⋅ Cv (T ) ⋅ − k ∆T = (3.19).
∂n σ
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 13
connue :
T ( x, y, z , t0 ) = T0 ( x, y, z ) (3.20)
Ts = f ( xs , ys , zs , t ) (3.21)
2. Condition de Neumann :
Cette condition est appelée en thermique la condition de Fourier, où la loi d'échange
•
thermique est connue sur la surface de séparation. La densité de flux q est alors imposée
thermiquement isolé, le flux thermique est nul en tout point de sa surface (surface
adiabatique) :
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 14
•
∂T
q = −k =0 (3.23)
∂n surface
Le transfert de chaleur vers le milieu ambiant se fait alors selon 3 cas:
• transfert par convection:
∂T
−k ⋅ = h ⋅ (T − Ta ) (3.24)
∂n
où h en W/m2 .°C, est le coefficient de transfert convectif et Ta la température
ambiante.
∂T
−k ⋅ = ε ⋅ σ ⋅ (T 4 − Ta4 ) (3.25)
∂n
où ε est l'émissivité et σ est la constante de Stefan-Boltzmann.
Les émissivités des matériaux métalliques sont disponibles dans [8] et [38]. Le tableau
suivant fournit ces émissivités selon [38].
Chapitre III Formulation générale des équations du champ thermique III- 15
∂T
−k ⋅ = h ⋅ (T − Ta ) + ε ⋅ σ ⋅ (T 4 − Ta4 ) . (3.26)
∂n
La condition de transfert par convection et rayonnement peut être considérée
comme une condition générale de transfert de la chaleur vers le milieu ambiant. Si ε tend
vers 0, elle approche la condition (3.24) relative à la convection. Si h tend vers 0, elle
approche la condition (3.25) relative au rayonnement.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 1
CHAPITRE IV
ELECTROMAGNETIQUES
4.1. Introduction IV - 2
4.1.1. Modélisation par un tronçon de parabole IV - 2
4.1.2. Modélisation par la fonction arctangente IV - 3
4.1.3. Modélisation par une fraction rationnelle IV - 3
4.1.4. Modélisation par la méthode de Frohlin-Kenelly IV - 6
r
4.2. Modélisation de l'aimantation M , étude détaillée du fer pur IV -8
4.2.1. Introduction IV - 8
4.2.2. Equations de Maxwell IV - 9
4.2.3. Modélisation IV - 10
CHAPITRE IV
ELECTROMAGNETIQUES
4.1. Introduction :
La modélisation de la courbe de première aimantation B=B(H) , dans le cas non-linéaire a
fait l'objet de plusieurs travaux . Nous citons dans ce qui suit quelques cas. Ils en existent d'autres,
par exemple, l'approximation par les fonctions splines. Il est bon de rappeler que B=B(H) ne
représente que l'induction moyenne, le trajet réel étant le cycle d'hystérésis car les matériaux
ferromagnétiques ont une "mémoire".
(B − B ) = 4a ( H − H 0 )
2
0
(4.1).
où (H0 , B0) sont les coordonnées du point par lequel passe la tangente verticale parallèle à
Ce modèle ne peut être précis que sur une partie restreinte de la courbe B = B( H ) .
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 3
Mais α et r peuvent être connus par une technique de minimisation de l'erreur, la méthode
des moindres carrés par exemple.
A titre d'exemples, pour le fer ARMC0 : νri =1/1600, νrf = 1, α = 4, et r = 12000.
Pour un acier doux [41], ces mêmes valeurs sont les suivantes :
νri =0.00105, νrf = 1, α = 4, et r = 16330.
Les figures 4.1. , 4.2. , 4.3, ci-après représentent respectivement les fonctions
ν = ν(B), µr = µr(H) , B=B(H) pour l'acier doux.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 4
Cette modélisation est très performante, mais elle ne tient pas compte de la température. Or,
ce facteur est très important. Par exemple, quand les machines électriques tombent en panne, ce
sont les isolants (diélectriques) qui "cèdent" généralement les premiers par vieillissement
thermique; mais ce sont les conducteurs (courants de conduction) et les circuits magnétiques en
tôles (courants de Foucault et hystérésis) qui sont les sièges de dégagement de chaleur.
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8
1000
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8
1.8
1.6
1.4
1.2
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 2000 4000 6000 8000 10000 12000
5000
µ ( B) = + 200 (4.4)
1 + 0.05 B 2
5200
5000
4800
4600
4400
4200
4000
0 0.5 1 1.5 2 2.5
5000
Figure 4.4. µ ( B) = + 200
1 + 0.05 B 2
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 6
1 − e + 265
0.02
(4.5)
24
10000
9000
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000
0
0 0.5 1 1.5
( B −0.63)13
1 − 0.19
B
µ ( B ) = 8265. e
−
1 − e + 265
0.02
Figure 4.5.
24
4.1.4. Modélisation par la méthode de Frohlin-Kenelly
α
B = µ0 + H (4.6)
β +H
où α et β sont des constantes obtenues par ajustement en utilisant les techniques de l'Analyse
Numérique.
Labbé dans [81] utilise deux définitions de la perméabilité µ:
B
• µ=
H
∂B
• µ= .
∂H
Labbé affirme, en citant des références, que des auteurs ont utilisé l'une ou l'autre
définition et que chacune est mieux adaptée à un type particulier de problèmes.
La définition µ = ∂B donne la relation:
∂H
1 H
µ ( H ) = µ0 + α − 2 (4.7)
β + H ( β + H )
D'autre part, la perméabilité est aussi fonction de la température T . Pour tenir compte
de ce fait, α et β ne sont plus des constantes, mais deviennent des fonctions de la température.
1 H
µ ( H , T ) = µ0 + α − 2 ⋅ f (T ) (4.8)
β + H ( β + H )
Beaucoup de formulations existent pour f (T ) [81]. L'une d'elles est:
γ
T
f (T ) = 1 − (4.9)
TC
où TC est la température de Curie et γ est le paramètre de sensibilité de la température.
Pour l'acier 21NiCrMo5, nous avons: α = 2,31695 et β = 5769,55 . La figure 4.6 montre
la courbe B = f ( H ) pour ces 2 valeurs.
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 8
2.5
1.5
0.5
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
4
x 10
Figure 4.6. B = f (H )
*Equations de Maxwell
+ conditions aux limites et initiales électromagnétiques
* Equation de la Chaleur
+ conditions aux limites et initiales thermiques
Le but de ce travail est donc d'établir cette modélisation. Pour ce faire, on introduit les
équations de Maxwell et la fonction de Brillouin, base de cette modélisation.
La modélisation des paramètres physiques d'un matériau dans la plage de variation des
grandeurs telles que le champ magnétique, la température, la fréquence, les conductivités
électrique et thermique, etc., est nécessaire aux calculs ultérieurs qui ont pour but la
détermination de grandeurs pertinentes. Celles-ci font partie intégrante du cahier des charges
pour la conception puis la réalisation des produits envisagés.
Dans ce paragraphe, on se propose de modéliser les paramètres électromagnétiques en
fonction des variables adéquates, en particulier en fonction du champ magnétique appliqué et de
la température. Ces paramètres peuvent être:
l'aimantation M ;
la réluctivité relative νr ;
la conductivité électrique σ
r
Un matériau ferromagnétique de volume τ , plongé dans un champ magnétique H0 acquiert
r
un moment magnétique ℑ . On définit alors pour un élément de volume dτ un vecteur densité
r
d'aimantation M ou simplement aimantation par :
r
r ∂ℑ
M= (4.10).
∂τ
Cette aimantation sera modélisée dans ce travail par la fonction de Brillouin BJ ( x ) .
conductivité σ ne s’expriment par des constantes que dans le cas où la matière est linéaire. En
particulier, la perméabilité µ est une fonction non-linéaire du champ appliqué H et de la
r
rr ∂B
rotE = − (4.11)
∂t
r
r r r ∂D
rotH = J + (4.12)
∂t
r
divB = 0 (4.13)
r
divD = ρ (4.14)
r r
D =εE (4.15)
r r
J =σE (4.16)
r r r r r
B = µ ( H 0 , T ) ⋅ H 0 = µ0 µ r ( H 0 , T ) ⋅ H 0 = µ0 H 0 + M ( H 0 , T )
r r (4.17)
M ( H 0 , T ) = χ ( H 0 , T ) ⋅ H 0
µr ( H 0 , T ) = 1 + χ ( H 0 ,T ) (4.18)
r r
Où E est le champ électrique, J la densité totale de courant , σ la conductivité électrique,
r r
D l’induction électrique , ρ densité de charge volumique et superficielle , ε la permittivité. B
r r r
l’induction magnétique , H le champ magnétique H0 le champ magnétique appliqué, M la
4.2.3. Modélisation:
M = N .J .g .µ B .BJ ( x ) (4.19),
où:
♦ N est le nombre d'atomes par unité de volume,
♦ J est le nombre quantique magnétique. Le moment cinétique total s'exprime alors par
l'équation de Landé :
J ( J + 1) + S ( S + 1) − L ( L + 1)
g = 1+ (4.20).
2 J ( J + 1)
* L est le nombre quantique azimutal ou secondaire. Le moment cinétique orbital
total est alors hL .
∗ S est le nombre quantique de spin. le moment cinétique de spin est alors hS .
µ B = O,927410.10−23 Joule / Tesla est le magnéton de BOHR défini par :
e.h
µB = (4.21),
2m
où e = 1,60219.10 −19 Coulomb et m = 9,10956.10−31 kg sont la charge et la
masse de l'électron.
♦ BJ ( x ) est la fonction de Brillouin. Son calcul est basé sur la théorie statistique de
2J + 1 2J + 1 1 x
BJ ( x ) = .coth x− coth (4.22)
2J 2J 2J 2J
µ B B0
avec: x = J .g . (4.23),
k BT
B0 = µ0 H 0 (4.24),
J =1 5 /2
J = 3 /2
0 .8 J = 1 /2
J = 7 /2
Fonction de B rillouin
0 .6
0 .4
0 .2
0
0 1 2 3 4 5 6
x
0.8
F o n ctio n d e Brillo u in
0.6
0.4
0.2
0
0
1000
6 8
te mpérature T 2 4
2000 0 4
champ magnétique H0 x 10
g 2 µ B2 µ0 H 0
M = N ⋅ J ( J + 1) ⋅ = χ (T ) ⋅ H 0 (4.26).
3k B T
L'expression précédente donne pour la susceptibilité magnétique χ (T ) :
M g 2 µ B2 µ0 1 µ0CJ
χ (T ) = = N ⋅ J ( J + 1) ⋅ = (4.27),
H0 3k B T T
g 2 µ B2
où : C J = N ⋅ J ( J + 1) (4.28),
3k B
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 14
est la constante de Curie. La susceptibilité magnétique χ (T ) varie donc en 1/T pour les petites
valeurs de x : soit H0 faible ou T grand.
température mais dépendant du matériau ferromagnétique. Pour le fer pur, λ = 5000 . Dans
ces conditions, chaque atome d'une substance magnétique s'aimante non seulement sous l'action
d'une induction extérieure B0 = µ0 H 0 , mais aussi sous l'action d'une induction µ0 λ M , due
µ B B0 µ B ( B0 + µ0 λ M )
Ainsi x = Jg devient: xw = Jg (4.29).
k BT k BT
M = N ⋅ J ⋅ g ⋅ µ B ⋅ BJ ( xw ) (4.30).
µ0 H 0 + µ0 λ M µ0 H 0 + µ0 λ M
M = NJ ( J + 1) ⋅ g 2 ⋅ µ B2 ⋅ = CJ ⋅ (4.31)
3k BT T
La résolution par rapport à M de l'équation ci-dessus, puis l'application de la formule
M µC
χ= = 0 J (4.32),
H 0 T − Tc
avec : Tc = µ0 λCJ (4.33),
laquelle T < Tc .
Jg µ B µ0 λ M s
M s = NJg µ B ⋅ BJ (4.34).
k BT
Ms
L'aimantation de saturation réduite est : ms = (4.35).
N µB
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 16
Compte tenu de la relation donnant Tc , et tout calcul fait , nous obtenons la relation suivante
de ms :
2J + 1 2J + 1 3TC m g 1 3TC m
ms = ⋅ g ⋅ coth ⋅ ⋅ s − ⋅ coth ⋅ ⋅ s
2 2 J ( J + 1) g T 2 2 J ( J + 1) g T
(4.36).
respectant les règles de Hund et le principe d'exclusion [1] et [44] . Le nombre effectif de
1. n B ( T = 0° K ) = 2, 22 selon [1].
µ rm = 2.105 (4.39) .
Chapitre IV Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 17
m m
ms = 3, 221150 ⋅ coth 1075, 262377 s − 1, 001150 ⋅ coth 334,197081 s
T T
(4.41).
Elle a été résolue pour T ∈ [ 0,TC ] à l'aide du logiciel Maple et la figure 4.9 montre la
2 .5
Aiman tation d e saturatio n rédu ite ms e n mu b
1 .5
0 .5
0
0 200 400 600 800 1000 1200
T em p ératu re T en °K
2 .5
T=0 °K
2 T= 800°K
T= 600°K
T= 400°K
T= 200°K
1 .5
y1 ; y2
T= 1043°K = Tc
0 .5
0
0 0 .5 1 1 .5 2 2 .5
m s =M s /N .m u b
y1 = m s (4.42),
et la courbe :
m m
y2 = 3, 221150 ⋅ coth 1075, 262377 s − 1, 001150 ⋅ coth 334,197081 s
T T
(4.43)
pour les températures T = 0, 200, 400, 600, 800, 1043 °K . Les courbes y1 et y2
pour T = 0, 200, 400, 600, 800 °K ont un point d'intersection : le matériau est dans sa
Compte tenu des formules précédentes, en particulier les formules (4.17), (4.19), (4.36), les
(4.11), figure (4.12), et figure (4.13) , pour différentes températures. Les valeurs ainsi obtenues
pour M , B et χ sont en parfaite concordance avec les valeurs connues dans [1] et [44]. Ainsi :
Bs ( T = 4, 21K ) = 2, 29 T [44]
Bs ( T = 286, 4 K ) = 2, 26 T [44]
Figure 4.13. χ = χ ( H 0 ,T )
1. T = 286, 4°K; m s = 2.20845
2. T = 573°K; m s = 2.01144
3. T = 933°K; m s = 1.12229
4. T = 1043°K ; ms = 0
µ ⋅µ ⋅H
M = N ⋅ µ B ⋅ th B 0 0 (4.44),
k BT
T
et mS = th mS ⋅ C (4.45),
T
où TC est la température de Curie qui vaut pour le Nickel TC = 631° K, [44].
T
L'équation mS = th mS ⋅ C peut être résolue par rapport à T :
T
TC 1 + mS
mS ⋅ = Argth ( mS ) = Ln (4.46)
T 1 − mS
2mS
soit : T= ⋅T (4.47).
1 + mS C
Ln
1 − mS
La figure 4 représente la courbe mS = mS (T ) à partir de la formule (4.47)
0.7
aimantation de satu ratio n rédu ite ms e n mu b
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 100 200 300 400 500 600 700
température T en°K
3,3 ⋅107
température T est donnée par[38] : σ (T ) = (4.48)
1 + 0, 01 ⋅ T
Elle est représentée figure 4. 15.
7 Aluminium:gamma=gamma(T)
x 10
3.5
C onductivité électrique en 1/(Ohm.m)
2.5
1.5
0.5
0
200 300 400 500 600 700 800 900
Température en °K
3,3 ⋅ 107
Figure 4. 15. Aluminium: σ (T ) =
1 + 0, 01 ⋅ T
6, 4 ⋅ 107
en °K est donnée par [38] : σ (T ) = (4.49).
1 + 0, 004 ⋅ T
Elle est représentée figure 4. 16 :
Chapitre IV: Modélisation des paramètres électromagnétiques IV- 25
x 10
7 C u iv re : g a m m a (T )
7
1
200 300 400 500 600 700 800 900
T e m p é ra tu re T e n °K
6, 4 ⋅ 107
Figure 4.16. Cuivre: σ (T ) =
1 + 0, 004 ⋅ T
4.4.3. Modélisation de la conductivité électrique du Fer pur :
La conductivité électrique σ (Ohm-1.m-1) du fer pur en fonction de la
température T en °K est donnée par [38], [BM1] :
95, 24 ⋅ 106
σ (T ) = (4.50).
1 + 0, 0045 ⋅ T
Elle est représentée figure 4.17 :
x 10
7 F e r : g a m m a (T )
10
C onductivité électrique en 1/(Ohm.m)
2
200 300 400 500 600 700 800 900
T e m p é r a tu r e e n °K
1 + 0, 0045 ⋅ T
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 1
CHAPITRE V
5.1. 4.2. Calcul de l’énergie interne E sous forme analytique dans [T0, T] V-9
[Link]. Application à une tige Cu-Fe V-11
5.1. Modélisation de la capacité calorifique à volume constant par les fonctions de Brillouin et
de Debye :
Dans le chauffage par induction, dans le calcul des pertes des machines électriques, dans la
construction mécanique, dans le calcul de la distribution du champ thermique, l’équation de la
chaleur est requise. Celle-ci fait intervenir la capacité calorifique à volume constant Cv (T / θ D )
qui dépend fortement de la température T et de la température de Debyeθ D , qui est une
constante pour chaque métal. La Physique de l’État Solide, à travers l’étude des propriétés
acoustiques et thermiques des métaux, établit une formule donnant Cv (T / θ D ) par une
intégrale qu’on ne peut calculer que numériquement. Cela est dû à la forme même de la fonction de
distribution de Debye.
Nous allons proposer une formulation analytique de Cv (T / θ D ) par analogie avec la fonction
formulation analytique de l’énergie interne E (T / θ )D , alors qu’elle était donnée par une
Pour l’étude des propriétés thermiques des solides, on définit la capacité calorifique à
volume constant par , [1],[2] :
∂ E
Cv = (5.1)
∂ T v
où E est l’énergie interne et T la température.
Le calcul mathématique, ou théorie de DEBYE, de l’énergie totale des phonons en fonction de la
3
T θ T xe
D/ 4 x
Cv (T / θ D ) = 9 R ∫ x dx (5.2).
θ D 0 (e − 1)
2
hν
θ =
m
D est la température de Debye, h est la constante de Planck et k B celle de
k B
Boltzmann. ν m est la fréquence de l’onde de plus courte longueur d’onde des phonons.
R= kB N est la constante des gaz parfaits, où N est le nombre d’Avogadro.
La température de Debye θ D est déterminée pour chaque métal en faisant coïncider la courbe
T
théorique Cv = f , fonction de T /θD et les points expérimentaux. Le Tableau I
θD
montre les températures de Debye de certains solides [2].
La fonction Cv (T / θ D ) donnée par la relation (5.2) est tracée point par point, figure 1, après
calcul de l’intégrale pour différentes valeurs de T / θ D à l'aide du logiciel MAPLE.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 4
Quand la température est suffisamment faible, Cv peut être modélisée par une loi
en T3 : Cv = AT + BT 3 (5.3).
Pour certains auteurs [1], à partir de T ≥ 0.1θ D , on n’est plus dans la zone de
variation en T 3.
Quand la borne supérieure d’intégration de (5.2) est suffisamment grande (infinie), Cv tend vers,
[1], [7]:
Cv = 3R = 24.9435 J/(mole.K) . (5.4).
On retrouve ainsi la loi de Dulong et Petit.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 5
D’autre part, si T0 est la température ambiante, prise ici égale à 15°C (288 °K), le rapport
T0 / θ D , selon le Tableau I , est toujours supérieur à 0.4 sauf pour le Béryllium (0.26) et le Diamant
(0.1548).
La plupart des phénomènes thermiques de la nature se passant à une température supérieure à
Cette modélisation analytique est basée sur une formalisation mathématique identique à
T T
Cv (T / θ D ) = 26,[Link](9, 4151. ) − 1,[Link](0.6725. )
θ D θ D
T
avec ≥ 0, 4 (5.5).
θD
Cette courbe est tracée, figure 2, en même temps que la courbe selon l’expression (5.2) de la figure
T
1 , mais seulement pour ≥ 0, 4 .
θD
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 6
La valeur absolue de l’erreur relative entre les valeurs données par (5.2) et les valeurs
données par (5.5) est inférieure ou égale à 5%, ou même inférieure à 1% dès que
T / θ D ≥ 0.45 comme le montre la figure 3. L’erreur relative absolue est représentée sous
forme d’histogramme.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 7
∂T
Le terme Cv (T ) ρ figurant dans l’équation de la chaleur peut être simplifié sous
∂t
certaines contraintes de précision que l’utilisateur s’impose. A cet effet, il peut utiliser par exemple
T T 1 θD
T T
Cvm , 0 = ∫C v
d (5.6)
θ θ T − T
D D 0 T0
θD
D θD
θ
θ D θ D
calculs, il vient:
T T
sinh 9,4151 sinh 0,6725
Cvm =
1
2,852785 Ln θ D − 2.852788 Ln θ D (5.7)
T T0
− T 0 T
sinh 9,4151 sinh 0,6725 0
θ θ
D D
θ D θ D
T0
L’expression (5.7) est représentée figure 4, pour θ D = 420°K (fer) et pour = 0,30 .
θD
25
24
23
22
21
20
19
18
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 5
Cvm en fonction de T
Figure 4: , expression (5.7)
θD
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 9
T T T
E = ∫ Cv dT
θD T θD
(5.8).
0
E = θ D . 2,852758 Ln − 2,852788 Ln
D
(5.9).
D’autre part, l’on sait que [1], [2] :
4 θD
T T T x3
E = 9.R. θ D . . ∫ x dx
θD θD 0 e −1
(5.10).
1 T
La figure 5 représente E aussi bien sous sa forme analytique (5.4) que sous sa forme
θD θD
intégrale (5.5). L’erreur est pratiquement nulle.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 10
1 T T
Figure 5. E en fonction de
θD θD θD
Conclusion :
simples, valables pour les températures les plus courantes dans le domaine des sciences physiques
a été établie. Cette modélisation est encore plus précise dans le domaine du chauffage par induction
où les températures sont élevées. Elle a l’avantage de mettre à la disposition de l’Ingénieur des
concepts propres au Physicien. Cette formulation est facilement manipulable par des fonctions
relevant de l’Analyse Numérique.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 11
l'équation de la chaleur dans une tige composée de cuivre et de fer dans les cas linéaire et non
linéaire. Cette tige rectangulaire est représenté figure 6.
Cas linéaire
Les capacités calorifiques du cuivre et du fer sont constantes et valent: Cv ( Cu ) = 385 J / kg et
∂T r r
ρC v + ∇ ⋅ ( − k ∇T ) = 0
∂t (5.11)
Figure 8. Température en fonction du temps en a (0.1, 0.05), b (0.2, 0.05), c (0.3, 0.05),
d (0.4, 0.05)
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 13
donnée par la formule (5.5) respectivement pour les deux températures de Debye correspondantes
du tableau I. Cette formule donne Cv (T ) en Joule/mole °C. Pour obtenir Cv (T ) en Joule /kg, il faut
∂T r r
ρ C v (T ) + ∇ ⋅ ( − k ∇T ) = 0 (5.12)
∂t
Les résultats sont résumés dans les figures 9 et 10.
d (0.4, 0.05)
Conclusion
Dans le cas linéaire, (figure 8, courbe a), la température croît de 300 K à 400 K en 8 ⋅ 103 secondes.
Dans le cas non linéaire, (figure 10, courbe a), la température croît de 300 K à seulement 350 K
dans la même durée.
390
385
380
k en W/(m.°C)
375
370
365
360
355
350
0 100 200 300 400 500 600
Température en °C
Tableau 4
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 17
75
70
65
k en W /(m.°C )
60
55
50
45
40
35
30
0 200 400 600 800 1000
Temp érature en °C
2 2
T −b1 T −b2
− −
k (T ) = a1 e
Figure 14 : fer pur : en trait plein:
c1
+ a2 e c2
Ce tableau montre:
1. que la densité de l'air (2ième colonne) chute de 1,293 kg/m3 pour 0°C à 0,524 kg/m3 pour
400°C.
2. que la capacité calorifique à pression constante Cp en kJ/(kg.°C) augmente de 1,005 pour 0°C à
1,068 pour 400°C.
Chapitre V Modélisation des paramètres thermiques V- 20
3. que la conductivité thermique ( 3ième colonne ) augmente de 2,44.10-2 W/(m.°C) pour 0°C à
5,21.10-2 pour 400°C.
Le dispositif à étudier est constitué de la billette à chauffer, de l'inducteur et de l'air compris dans
le domaine d'étude. Le champ thermique ne sera pas calculé dans l'air car cela nécessite la
résolution simultanée de l'équation de la chaleur et de l'équation de transfert de la matière (air).
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 1
Chapitre VI
6.2. Etude d'un dispositif constitué d'une seule spire filiforme VI-3
6.2.1. Solution numérique VI-3
6.2.2. Solution analytique VI-15
[Link]. Etude de l'effet pelliculaire dans l'inducteur VI-15
[Link]. Potentiel vecteur créé par une spire inductrice VI-19
[Link].1. Aperçu sur les intégrales elliptiques VI-21
[Link].2. Calcul du vecteur de Poynting le long de l'arête de la billette VI-23
6.1. Introduction:
Dans ce chapitre on se propose de calculer le champ électromagnétique et le champ thermique
dans deux configurations du dispositif à étudier.
Le premier dispositif consiste en l'étude numérique puis analytique du dispositif représenté par
la figure 6.1. Cette étude a déjà été menée par une méthode nouvelle due aux auteurs [52] et vali-
dée expérimentalement par eux même au laboratoire.L'étude sera menée exactement dans les
mêmes conditions géométriques et physiques que celles dans [52]. Elle permettra de valider nos
calculs, en particulier, la vérification de la courbe donnant la densité surfacique de puissance
(W/m2) le long de l'arête de la billette comme le montre la figure 6.1.
par l'auteur. Notre étude sera menée exactement dans les mêmes conditions géométriques et
physiques que celles dans [52] et [38]. Elle permettra de valider nos calculs, en particulier, la véri-
fication de la courbe donnant la densité surfacique de puissance (W/m2) le long de l'arête de la
billette comme le montre la figure 6.2.
• Analyse numérique:
Nous considérons une billette en Aluminium dont les dimensions sont (figure 6.1):
Elle est chauffée par une spire inductrice en cuivre (figure 6.1):
• σ = 5 ⋅ 107 Ω −1 ⋅ m −1
Le dispositif à étudier présente une symétrie axisymétrique, et de ce fait, les coordonées cylin-
driques s'imposent. Il présente également un axe de symétrie à mi-hauteur de la billette et alors,
seul un quart du dispositif sera étudié. Les frontières (arc de cercle) "à l'infini" du domaine d'étude
ont été prises égales à 5 fois la hauteur de la billette.
Un script a été réalisé avec FlexPDE. Il résoud dans le domaine d'étude les équations de la figure
6.3. Les grandeurs A_re et A_im sont les parties réelle et imaginaire du potentiel vecteur A. Js_re
et Js_im sont les parties réelle et imaginaire de la densité de courant dans l'inducteur. Jb_re et
Jb_im sont les mêmes grandeurs dans la billette.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 5
La figure 6.4 montre le quart du domaine étudié et le maillage et la figure 6.5 montre le quart
du domaine étudié avec les condtions aux limites ''air''.
Figure 6.4 : Le quart du dispositif étudié et maillage; 23 738 nœuds et 11 749 triangles
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 6
Les résultats obtenus sont consignés dans les figures 6.8 à 6.21.
Figure 6.14. Variation de la densité de puissance spécifique entre les points A (288,42 W/m2)
et le point B.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 11
La puissance spécifique en A de valeur 288,42 W/m2 est en totale conformité avec les résultats
obtenus par [52] qui trouve une valeur égale à 300 W/m2 (figure 6.1).
Figure [Link] de la densité de puissance spécifique entre les points C (3,74 W/m2)
et le point D.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 12
Figure 6.16. Variation de l'amplitude de la densité de courant dans la billette entre les points
A et B
Figure 6.21. Valeurs des courants dans l'inducteur (Itot_re, Itot_im et Itot) et valeurs des den-
sités de courants (Jb_re, Jb_im) et des courants (Itotb_re, Itotb_im, Itotb) dans la billette.
L'inducteur est constitué par une seule spire cylindrique de diamètre d i = 6mm parcou-
∂2 J 1 ∂J ∂J
+ − µσ =0 (6.1 )
∂r 2
r ∂r ∂t
jω t
Si, de plus, le courant I = Im .e parcourant le conducteur est sinusoïdal, de pulsation ω, la
J ( r ) = J ( r ) .e j ω t (6.2 )
∂J ( r )
où J ( r ) est la densité de courant complexe et: = j ω J ( r ) . L’équation différentielle
∂t
ci-dessus devient :
∂2 J ( r ) 1 ∂J ( r )
+ − j µ ω σ J (r) = 0 (6.3)
∂r 2 r ∂r
π
j
où j = −1 = e 2
(6.4).
2 2
δ =
µ σω
Posons : (6.5)
k 2 = µ σω = 2
δ2
2
Deux solutions sont possibles pour k : k =± (6.6)
δ
Nous rejetons la valeur négative de k car nous n’avons pas d’ondes réfléchies. Nous retenons
seulement la valeur positive. L’équation différentielle ( 6.3 ) devient :
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 17
∂2 J ( r ) 1 ∂J ( r )
+ − j ⋅k2 J ( r ) = 0 (6.7)
∂r 2
r ∂r
L’équation ci-dessus est une équation différentielle de Bessel d’ordre zéro. La forme générale de
l’équation différentielle de Bessel d’ordre ν est :
∂ 2 y 1 ∂y ν 2
+ + 1− y = 0 (6.8)
∂z 2 z ∂z z 2
J ( r ) = A J 0 ( k r ) + B Y0 ( k r ) (6.9)
2
avec : k=+ (6.10)
δ
La détermination des constantes d’intégration A et B se fait à travers les conditions aux li-
mites :
Les fonctions de Bessel de seconde espèce Y0 ( k r ) tendent vers moins l’infini quand leur
argument tend vers zéro. De ce fait B = 0 pour conserver la nature finie des phéno-
La constante A est égale à la densité du courant J axe sur l'axe du cylindre. Mais, en géné-
ral, c'est le courant total I 0 à travers la section du conducteur qui est imposé. Cela nous
permettra de calculer la valeur complexe J axe par rapport à I0 .
La densité de courant s’écrit finalement :
(
J ( r ) = Jaxe .J 0 kr − j ) (6.11)
r
Faisons le changement de variable : k⋅r = 2 = r0 (6.12)
δ
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 18
(
J ( r0 ) = Jaxe . J 0 r0 − j ) (6.13)
Avec les données numériques déjà indiquées, nous traçons, figure 6.22, le module de la densité de
courant réduite donné par la formule:
J ( r0 )
Jaxe
(
= J 0 r0 − j ) (6.14)
1.06
1.05
1.04
1.03
1.02
1.01
1
-0.5 -0.4 -0.3 -0.2 -0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
J ( r0 )
Figure 6.23. Densité de courant dans la spire inductrice selon formule
Jaxe
(
= J 0 r0 − j )
Calcul du courant I:
I 0 = ∫ J ( r ) ⋅ 2π rdr = ∫ ( 0) 0 0
J r ⋅ r dr = ∫ J 0 r0 − j ⋅ r0 dr0 (6.15)
0 k2 0 k2 0
Tout calcul fait: I0 = Jaxxe ⋅ ( 28, 2676 − j 0,753423) ⋅ 10−6 (6.16 )
Ce qui permet de calculer le module de J axe , sachant que le module de I0 est imposé et vaut
I 0 = 600 A . J axe = 21, 2181 ⋅106 A / m 2
Le déphasage de J axe par rapport à I 0 est : 26.6469 ⋅ 10−3 .
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 19
Ce qui donne pour J axe : Jaxe = ( 21.2106 + j0,565.3307 ) ⋅ 106 (6. 17)
I 0 _ re = 599,1481
Ainsi, le calcul analytique donne: I 0 _ im = 31,9611 (6.19),
I = 600 A
0
I 0 _ re = 599,9052
alors que le calcul numérique a donné: I 0 _ im = −0.035031 (6.20).
I = 599,905201 A
0
Les deux résultats sont très concordants, bien que les valeurs imaginaires ne soient pas égales.
J moy =2
J axe ka
ka 0
( )
⋅ ∫ J 0 r0 − j ⋅ dr0 (6.21),
Cette valeur est en accord avec celle donnée par flexPDE, figure 6.
potentiel vecteur produit par cette spire au point M ( r , z ) ne dépend que de r et z et est donné
par la formule [50], [70]:
Aϕ = A0 e jωt g (r , z , ρ , z0 )
A = A _ re + jA _ im = µ0 ( I _ re + jI _ im )
0 0 0
2π
0 0
I 0 _ re = 599,7872306
avec: (6.23),
I 0 _ im = −15,9774168
g ( r , z , ρ , z ) = ρ ( 2 − m ) K ( m ) − 2 E ( m )
mr
0
4ρ r
m =
( r + ρ ) + ( z − z0 )
2 2
pèce respectivement.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 21
π 2 1
m ∈ [ 0,1] , K ( m) = F , m = ∫ dϕ (6.24)
2 0 1 − m *sin 2 ϕ
Mais aussi par:
π 1 1 π 1 1
K ( m) = F , ,1, m = ⋅ hypergeom , , [1] , m (6.25),
2 2 2 2 2 2
où F (α , β , γ , z ) est une fonction hypergéométrique.
L'intégrale elliptique complète de seconde espèce est définie par:
π
π 2
E ( m ) = E , m = ∫ 1 − m *sin 2 ϕ dϕ (6. 26).
2 0
Mais aussi par:
π 1 1 π 1 1
E (m) = F , − ,1,m = ⋅ hypergeom , − , [1] ,m (627).
2 2 2 2 2 2
Les dérivées de K ( m ) et E ( m ) par rapport à m sont respectivement:
dK ( m ) π
= ⋅ hypergeom ([3 / 2, 3 / 2] , [ 2] , m ) (6.28),
dm 8
dE ( m ) π
= − ⋅ hypergeom ([1 / 2, 3 / 2] , [ 2] , m ) (6.29).
dm 8
• Représentation graphique de K ( m ) et de E ( m ) :
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 22
4.5
3.5
2.5
1.5
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Figure 6. 25 : K ( m) = f ( m)
1.7
1.6
1.5
1.4
1.3
1.2
1.1
1
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Variation de g avec r et z:
r rr
L'induction magnétique étant calculée à partir de la relation B = rotA , il est nécessaire de
r
préciser les composantes de A :
rr 1 ∂Az ∂Aϕ
A
r = ( rot A ) r
=
r ∂ϕ ∂z
−
rr ∂A ∂A
ϕ (
A = rot A )ϕ = r − z (630)
∂z ∂r
rr 1 ∂ 1 ∂Ar
A
z = ( rot A ) z
=
r ∂r
( rAϕ ) −
r ∂ϕ
Les composantes du vecteur champ électrique E et partant, celles du vecteur densité de courant
J sont alors:
1 1 ∂Bz ∂Bϕ
r
J = σ E = r ∂ϕ − ∂z
r
µ 0
r r 1 r r 1 ∂B ∂B
J = σ E = ∇ ∧ B ⇒ J ϕ = σ Eϕ = r − z (6.33).
µ0 µ0 ∂z ∂r
1 1 ∂ 1 ∂Br
J z = σ Ez =
µ0 r ∂r
( rBϕ ) −
r ∂ϕ
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 25
r r
Finalement, les composantes de J et partant de E sont :
J r = σ Er = 0
r 1 ∂ 2 A 1 ∂A A ∂ 2 A
J = J ϕ = σ Eϕ = − 2 + − 2+ 2 (6.34).
µ 0 ∂r r ∂r r ∂z
J z = σ Ez = 0
D'où on déduit:
r r
J = − jσω A = − jσω ( 0, A,0 ) = ( 0, − jσω ⋅ A,0 )
(6.38).
A = Are + jAim
r
Par ailleurs, l'induction magnétique B est donnée par:
r ∂A A ∂A
B = − ,0, + (6.39).
∂z r ∂r
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 26
ρ
g ( r , z , ρ , z0 ) = ⋅ 2 ( K ( m ) − E ( m )) − m ⋅ K ( m )
1m ⋅ r 144444244444 3 (6.41).
23
MR
U
∂A ∂g ( r , z , ρ , z0 )
∂z = A ⋅
∂z
0
∂A ∂g ( r , z , ρ , z0 )
= A0 ⋅ (6.42).
∂r ∂r
µ0 I 0
A =
2π
0
Les dérivées à calculer sont alors:
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 27
U = 2 ( K ( m ) − E ( m ) ) − m ⋅ K ( m )
∂U ∂K ( m ) ∂E ( m )
= ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2 (6.43)
∂m ∂m ∂ m
∂U ∂m ∂K ( m ) ∂E ( m )
= ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2
∂ r ∂ r ∂ m ∂m
∂U ∂m ∂K ( m ) ∂E ( m )
= ( 2 − m) ⋅ − K ( m) − 2 (6.44).
∂z ∂z ∂m ∂m
∂m ∂m
, (6.45)
∂r ∂z
∂K ( m ) ∂E ( m )
, (6.46)
∂m ∂m
∂ ( MR ) ∂MR ∂m
= ⋅ (6.47).
∂z ∂m ∂z
∂MR MR
=− (6.48).
∂m 2m
∂g ∂ ( MR ) ∂U
= ⋅ U + MR ⋅ (6.49).
∂z ∂z ∂z
∂g ∂m ∂ ( MR ) ∂U
= ⋅ ⋅ U + MR ⋅ (6. 50).
∂r ∂r ∂m ∂m
Toutes ces dérivées ont été calculées symboliquement (Symbolic Math Toolbox) puis nu-
mériquement avec MATLAB et avec les mêmes données géométriques et physiques que celles uti-
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 28
lisées dans l'étude numérique du paragraphe 6.2.2. La puissace spécifique obtenue au point A vaut
310 W/m2 et est en parfaite accord avec celle obtenue dan l'étude numérique (point A de la figure
6.14).
Conclusion:
L'étude numérique puis analytique du dispositif constitué d'une billette et d'un inducteur
formé d'une seule spire a été entreprise et validée par les deux méthodes. Ce cas de portée géné-
rale peut être appliquée à des configurations géométriques compliquées à la seule condition
qu'elles soient de symétrie axisymétrique.
Figure 6.31. Puissance spécifique selon [38] pour le même dispositif que [52].
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 31
Conclusion
Les résultats concernant la détermination de la puissance spécifique dans notre dispositif con-
cordent avec les résultats trouvés par [52] et [38].
hc = 30 W / m ⋅ °C
2
σ = 5.76 ⋅10 _ 8 2W 4
m ⋅K (6.51)
ε = 0.3
hr = ε ⋅ σ = 1.7 ⋅ 10
−8
coefficient radiatif.
Avec un courant total dans la billette de 254,9011 A (figure 6.35), il s'établit un champ de tem-
pérature en régime permanent presque uniforme dans la billette (figure 6.36). Les températures
sont données en °C et varient entre un maximum de 188,626 °C et un minimum de 188,411 °C.
Figure 6.35. Courants dans l'inducteur, courants et densités de courants dans la billette.
Chapitre VI: Applications à un matériau amagnétique VI- 34
Conclusion
Dans ce chapitre, une première étude numérique puis analytique concernant un premier dispo-
sitif constitué d'une billette et d'une spire unique a été entreprise. Elle a permis de vérifier la vali-
dité des résultats obtenus. L'étude analytique a une grande importance car elle est généralisable
au cas de plusieurs spires et à une forme géométrique de charge pourvu que le système présente
une configuration axisymétrique.
Une deuxième étude numérique a concerné la même billette et un inducteur constitué de 11
spires. Les résultats obtenus corroborent ceux obtenus par ailleurs [52], [38].
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-1
CHAPITRE VII
APPLICATIONS A UN MATERIAU
MAGNETIQUE
7.1. Introduction
Dans ce chapitre nous allons étudier l'influence de la température sur la perméabilité rela-
tive du fer pur en nous basant sur les modélisations introduites au chapitre IV. Cette influence se
traduit par des variations importantes sur les performances du dispositif étudié, en particulier la
puissance spécifique en W/m2 et la densité de puissance volumique en W/m3. Pour cela, nous
avons choisi 4 températures d'étude comme le montre la figure 7.1. Mais, à ces 4 températures
s'ajoute une étude comparative faite à une température supérieure à la température de Curie du
fer pour laquelle la perméabilité relative vaut 1.
• La première température vaut 298 K et correspond à la température ambiante de 25°C. A
cette température correspond une aimantation de saturation ré-
duite mS = 2,206165410 .
• La deuxième température est de 573 K (300°C) et se trouve au milieu de la courbe (figure
7.1) donnant l'aimantation de saturation réduite en fonction de la température. Il lui cor-
respond une aimantation de saturation réduite mS = 2.011442321 .
mS =1,122290936 .
• La quatrième température d'étude vaut 1042,95 K (769,95 °C) et est très voisine de la
température de Curie du fer pur qui vaut 1043 K (770°C). Il lui correspond une aimanta-
tion de saturation réduite mS = 2.399170308 ⋅ 10 −2 .
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-3
Le dispositif a la même géométrie qu'au chapitre VI. Le courant dans l'inducteur vaut
6600 Ampères et sa fréquence est 60 Hz. La billette est maintenant constituée de fer et la figure
7.2 montre les points A, B, C, D importants pour l'analyse numérique à effectuer.
Tous les calculs sont menés avec le potentiel vecteur magnétique, les autres grandeurs
physiques en découlent par les équations de passage établies aux chapitres II et VI.
Les équations différentielles couplées régissant les parties réel A _ re et imagi-
1
A _ re : div µ ⋅ µ ⋅ grad ( A _ re ) + ωσ ⋅ A _ im + n ⋅ Js _ re = 0
0 r
(7. 1)
A _ im : div 1 ⋅ grad A _ im + ωσ ⋅ A _ re + n ⋅ Js _ im = 0
µ ⋅ µ ( )
0 r
n est un paramètre qui vaut 1 dans l'inducteur et 0 dans la billette. Il dénote la présence (n=1)
µr est la perméabilité relative qui prendra successivement les valeurs µ r 298 , µ r 573 , µ r 933 ,
µ r 104295 calculées pour les températures 298K (25°C), 573K (300°C), 933K (660°C), 1042,95K
(769,95°C)
Les calculs ont été faits sur un microordinateur personnel Intel Core 2 Duo CPU T5450
@1.66 Ghz, 2 GB RAM. Les résultats sont donnés pour chaque température d'étude à travers 3
tableaux qui indiquent les paramètres du maillage, certaines données physiques de l'inducteur et
de la billette qui constitue la charge.
Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
1h 48 mn 31s 11 154600 77245 309204
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-6
Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1844,997 A 3642,495 A 4083,11 A
Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Puissance Puis-
réel imagi- total de cou- de cou- spécifique spécifique sance
Itotb_re naire Itotb rant rant ima- En A En B volu-
A Itotb_im A réelle gnaire W/m2 W/m2 mique
A Jb_re Jb_im en A
A/m2 A/m2 W/m3
-33,71 122,77A 127,3148 -4001,27 14572,19 3598,883 90,69 21,5.407
8.5
7.5
mur vs. B0
7 fit 1
6.5
5.5
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09 0.1
Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1853,858 A 3674,966 A 4116,086 A
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-11
Billette
Courant Courant Courant Densité de Densité de Puissance Densité
réel imaginaire total courant courant spécifique d'énergie en A
Itotb_re Itotb_im Itotb réelle imagnaire En A
A A A Jb_re Jb_im W/m2 W/m3
A/m2 A/m2
-40,348 151,5748 156,8531 -4789,11 17991,08 4477,045 21,75.107
b1 = −28,87 ω = 14,89
Elle est représentée figure 7.20.
Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
2h 49mn 34s 8 236554 118195 473112
Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
1888,404 A 3807,069 A 4249,688 A
Billette
Courant Courant Courant Densité de Densité de Puissance Densité
réel imaginaire total courant courant spécifique d'énergie
Itotb_re Itotb_im Itotb réelle Jb_re imagnaire En A en A
A A A A/m2 Jb_im W/m2
A/m2 W/m3
-60,58 273,1389 279,7761 -7190,375 32420,05 8168,706 21,8.107
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-17
p3 = 3,191 p4 = 287,6
Elle est représentée figure 7.30.
Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
12mn51s 6 33906 16885 67816
Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
3054,608 A 4931,171 5800,61
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-22
Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Densité
réel imaginaire total de cou- de cou- spécifique de puis-
Itotb_re Itotb_im Itotb rant rant ima- En A sance en
A A A réelle gnaire W/m2 A
Jb_re Jb_im
A/m2 A/m2 W/m3
399,4337 1578,356 1628,114 47410,53 187342 37461,06 11,80.107
Figure 7. 36. Variation de la densité de courant J_mag le long du segment ED entre les
points E(db/4; 0,98*hb/2) et D (db/4,hb/2).
Maillage
CPU Time Grid Nodes Cells Unknowns
14 s 3 6048 2969 12100
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-28
Inducteur
Courant total réel Itot_re Courant total imaginaire Itot_im Courant total Itot
5111,653 A 4360,170 A 6718,637 A
Billette
Courant Courant Courant Densité Densité Puissance Densité de
réel imaginaire total de cou- de cou- spécifique puissance en
Itotb_re Itotb_im Itotb rant rant ima- En A A
A A A réelle gnaire W/m2
Jb_re Jb_im W/m3
A/m2 A/m2
2070,463 1811,828 2751,279 245752,2 215053,7 11227,16 21.105
Cette figure montre une plus grande pénétration des lignes de champ dans la billette
contrairement aux cas où la température était inférieure à TC et donc la billette magnétique.
On remarque sur cette figure une plus grande occupation du courant de l'espace dans la
billette amagnétique que dans la billette magnétique.
7.7. Récapitulatif
Les tableaux et les courbes ci-après récapitulent les variations en fonction de la température
• des courants réel, imaginaire et total dans l'inducteur
• des courants réel, imaginaire, total dans la billette
• des puissances spécifique et volumique dans la billette.
Pour les courbes concernant la billette, la température supérieure à TC= 1042 K a été prise
égale à 1070 K.
Inducteur
T en K 298 573 933 1042,95 T>TC=1043
Itot_re 1844,997 1853,858 1888,404 3054,608 5111,653
Itot_im 3642,495 3674,966 3807,069 4931,171 4360,170
Itot 4083,11 4116,086 4249,688 5800,61 6718,637
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-34
Billette
T en K 298 573 933 1042,95 T>TC=1043
Itotb_re -33,71 -40,348 - 60,58 399,4337 2070,463
Itotb_im 122,77 151,5748 273,1389 1578,356 1811,828
Itotb 127,3148 156,8531 279,7761 1628,114 2751,279
Jb_re -4001,27 -4789,11 -7190,375 47410,53 24575,2
Jb_im 14572,19 17991,08 32420,05 187342 215053,7
Puissance 3598,883 4477,045 8168,706 37461,06 11227,16
spécifique
W/m2
Puissance 21,5.107 21,75.107 21,80.107 11,80.107 21.105
volumique
W/m3
Figure 7.49. Inducteur: Variation des courants réel, imaginaire et total dans l'inducteur
en fonction de la température
Chapitre VII: Application à un matériau magnétique VII-35
Figure 7.50. Billette: Variation des courants réel, imaginaire et total dans la billette
en fonction de la température
7.8. Conclusion
Les courants et les densités de courant dans l'inducteur et la billette augmentent lente-
ment entre 298K et 933K puis rapidement au-delà.
La puissance spécifique dans la billette augmente lentement entre 298K et 933K, puis très
vite entre 933K et la température de Curie 1043K. Pour les températures supérieures à 1043K,
elle chute brusquement.
La puissance volumique croît lentement entre 298K et 933K puis décroît jusqu'à la tempé-
rature de Curie pour décroître encore plus rapidement au-delà.
Conclusion 1
CONCLUSION
dispositifs de chauffage par induction en particulier, nécessitent une analyse d'abord thermique
et ensuite électromagnétique.
Nous avons pu modéliser les paramètres physiques qui figurent dans les équations de
champ magnétique appliqué et de la température avec comme exemple d'application le Fer pur
et le Nickel. La modélisation de la capacité calorifique à volume constant des métaux purs a été
établie.
électromagnétique, il est possible de les traiter séparément. Cela est dû à la particularité des
constantes de temps des deux phénomènes. Les constantes de temps thermiques sont
Nous avons testé, avec succès, les méthodes d'analyse analytique et numérique sur un
premier dispositif constitué d'une seule spire inductrice et d'une billette dont la solution
numérique était disponible et dont la solution analytique a été établie par nous-mêmes.
Conclusion 2
Un deuxième dispositif a été étudié. Il consiste en une spire inductrice de grande hauteur
et de la même billette. La solution numérique déjà disponible chez deux auteurs a été retrouvée
Les grandeurs les plus significatives calculées dans les applications de chauffage par
induction sont le potentiel vecteur magnétique et la densité de courant aussi bien dans
2
l'inducteur que dans la charge elle-même. Mais, c'est la puissance spécifique entrante (W/m ),
calculée par le vecteur de Poynting qui est la plus utile. Elle conditionne, avec la fréquence,
inducteur-charge vu entre les bornes d'entrée du courant dans l'inducteur par un dipôle R-L
auquel s'ajoute en série la capacité de résonance. Ce circuit RLC série parcouru par un courant
BIBLIOGRAPHIE
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