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Solutions d'équations différentielles

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GP

IPGEI Nouakchott
MP* 2023-2024

Équations différentielles
Exercice 1 Déterminer les solutions réelles définies sur R des équations différentielles suivantes :
1. y 0 + y = sin t.
2. (1 + t2 )y 0 = ty + (1 + t2 ).
3. (1 − t2 )y 0 + ty = 0.
4. y” + 2y 0 + y = tet .
5. t2 y” − 2y = 3t2 .

Exercice 2 Solutions DSE puis abaissement de l’ordre


Pour les équations différentielles suivantes :
— Chercher les solutions développables en séries entières
— Résoudre complètement l’équation sur un intervalle bien choisi par la méthode d’abaisse-
ment de l’ordre
— Résoudre l’équation sur R.
1. xy 00 + 2y 0 − xy = 0 2. x(x − 1)y 00 + 3xy 0 + y = 0.

Exercice 3 Sur les zéros des solutions d’une équation différentielle


Soit f : R → R une fonction. On dit qu’un réel a est un zéro isolé de f si f (a) = 0 et s’il
n’existe pas de suite (an ) de zéros distincts de f telle que (an ) converge vers a.
1. Donner un exemple de fonction continue dont 0 est un zéro non-isolé.
2. On suppose que f est dérivable, et que a est un zéro de f non-isolé. Prouver que f 0 (a) = 0.
3. On suppose toujours que f est dérivable et que les zéros de f sont isolés. Soient a et b
deux zéros consécutifs de f . Démontrer que f 0 (a) et f 0 (b) ont des signes opposés.
Dans la suite de l’exercice, on fixe p, q : R → R deux fonctions continues, et on considère
l’équation différentielle (E) :

y 00 + p(t)y 0 + q(t)y = 0.

4. Soit f une solution non-nulle de (E). En utilisant 2., prouver que les zéros de f sont isolés.
5. Soient f et g deux solutions de (E) et t0 , C ∈ R tels que g(t0 ) = Cf (t0 ) et g 0 (t0 ) = Cf 0 (t0 ).
Prouver que g = Cf .
6. On suppose désormais que (f, g) est une base de solutions de (E). On appelle wronskien
de f et g la fonction W définie sur R par

f (t) g(t)
W (t) = .
f 0 (t) g 0 (t)

Déduire de la question précédente que W ne s’annule jamais.


7. Former une équation différentielle du premier ordre vérifiée par W et en déduire l’expres-
sion de W (t) en fonction de W (t0 ).
1
8. Soient a, b deux zéros consécutifs de f . Que vaut W (a), W (b) ? En utilisant les questions
précédentes, en déduire que g s’annule sur [a, b].

Exercice 4 Etude qualitative


Soit f : R+ → R une fonction continue intégrable. On considère l’équation y 00 + f (t)y = 0.
1. Soit y une solution bornée de l’équation. Montrer que y 0 tend vers 0 en +∞.
y1 (t) y2 (t)
2. Soit y1 , y2 deux solutions. Montrer que leur déterminant wronskien W (t) =
y10 (t) y20 (t)
est constant.
3. En déduire que l’équation admet une solution non bornée.

Exercice 5 Système différentiel


Résoudre le système différentiel
 0
 x = 2y + 2z + et .
y 0 = −x + 2y + 2z
 0
z = −x + y + 3z

Exercice 6 EQD d’ordre 4


1. On pose j = e2iπ/3 . Que vaut j 4 + j 2 + 1?

On considère la matrice A de M4 (C) suivante :


 
0 1 0 0
 0 0 1 0 
A=  0 0 0

1 
−1 0 −1 0

2. Proposer une matrice inversible U et une matrice diagonale D de M4,4 (C) telles que
U −1 AU = D.
3. En déduire les solutions X : I → M4,1 (C)(I un intervalle de R) de l’équation différentielle

X 0 = AX (1)

4. Déterminer l’ensemble des solutions y : I → C de l’équation différentielle

y (4) + y ” + y = 0 (2)

et préciser parmi ces solutions celles qui sont à valeurs dans R.


n
X
Exercice 7 Pour tout polynôme complexe P = ai X i et pour toute fonction f : R → C de
i=1
classe C n , on note
n
X
P (D)(f ) = ai f (i) = an f (n) + ... + a1 f 0 + a0 f
i=1

1. Pour tout polynôme P ∈ C[X], on note SP l’espace des solutions de l’équation différentielle
P (D)(y) = 0. Si P1 , ..., Pk ∈ C[X] sont des polynômes premiers entre eux deux à deux,
montrer que SP1 ...Pk = SP1 ⊕ ... ⊕ SPk .
2
2. Si Pn (X) = (X − α)n , déterminer la forme des solutions de l’équation différentielle
Pn (D)(y) = 0.
3. En déduire, pour tout P ∈ C[X](deg(P )≥ 1 ), la forme des solutions de l’équation
différentielle P (D)(y) = 0.
Exercice 8 Soit f : R+ → R une fonction continue intégrable. On considère l’équation y 00 +
f (t)y = 0.
1. Soit y une solution bornée de l’équation. Montrer que y 0 tend vers 0 en +∞.
y1 (t) y2 (t)
2. Soit y1 , y2 deux solutions. Montrer que leur déterminant wronskien W (t) =
y10 (t) y20 (t)
est constant.
3. En déduire que l’équation admet une solution non bornée.
Exercice 9 Soit p : R → ]0, +∞[ une fonction continue.
1. Soit y une solution de l’équation différentielle y 00 + py = 0. Montrer que y s’annule au
moins une fois.
2. Soit z une solution de l’équation différentielle z 00 −pz = 0. Montrer que z est identiquement
nulle, ou que z s’annule au plus une fois.
 
a b
Exercice 10 Soit A = une matrice complexe. Montrer que toutes les solutions du
c d
système X 0 (t) = AX(t) tendent vers 0 en +∞ si et seulement si les valeurs propres de A sont
toutes de partie réelle strictement négative.
Exercice 11 Soient a1 , . . . , an : I → R des fonctions continues. Montrer que toute solution
non-nulle de l’équation y (n) + an−1 (t)y (n−1) + · · · + a0 (t)y = 0 a ses zéros isolés.
Exercice 12 Le but de cet exercice est de donner des indications ”qualitatives” sur le nombre
et la place des zéros de solutions d’équations différentielles linéaires du second ordre. On fixe
p, q : R → R deux fonctions continues.
1. Une seule équation. On considère l’équation différentielle (E)
y 00 + p(t)y 0 + q(t)y = 0.
(a) Soit f une solution non-nulle de (E). Montrer que les zéros de f sont isolés.
(b) Soient f, g deux solutions indépendantes de (E). On appelle wronskien de f et g la
fonction W (t) = f (t)g 0 (t) − f 0 (t)g(t).
 Z t 
i. Montrer que W (t) = W (t0 ) exp − p(u)du .
t0
ii. Montrer que W (t0 ) 6= 0.
iii. En déduire que si α < β sont deux zéros consécutifs de f , alors il existe γ ∈ [α, β]
tel que g(γ) = 0.
2. Deux équations On suppose désormais que l’on a deux équations du second ordre
(E1 ) : y 00 + p(t)y = 0
(E2 ) : y 00 + q(t)y = 0
avec p ≤ q. On considère f (resp. g) une solution non-identiquement nulle de (E1 ) (resp.
de E2 ). Montrer que si α et β sont deux zéros consécutifs de f , alors il existe γ ∈ [α, β]
tel que g(γ) = 0.
3
3. Comparaison à un cas classique Soit l’équation y 00 + q(t)y = 0, et f une solution
non-identiquement nulle de cette équation. Montrer que
— si q(t) ≤ M 2 , alors deux zéros consécutifs de f sont distants d’au moins π/M ;
— si q(t) ≥ M 2 , alors dans tout intervalle I de longueur π/M , f admet au moins un zéro
dans I.
4. Équation de Bessel On considère l’équation différentielle suivante, dite équation de
Bessel :
λ2
 
00 1 0
y + y + 1 − 2 y = 0,
x x
définie sur l’intervalle ]0, +∞[.

(a) Effectuer le changement de fonction inconnue y = v/ x, et ramener cette équation à
une équation de la forme précédente.
(b) Discuter, suivant la valeur de λ, le nombre de zéros d’une solution non-nulle de
l’équation de Bessel dans un intervalle de longueur π.

Problème 1 Sujet X PC 97

Problème 2 Sujet X PC 2012

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