Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
Pr. G. CHOUAY
■ Qu'est-ce que la macroéconomie?
La macroéconomie est la partie de l'économie qui
se charge d'étudier le fonctionnement
économique en général, ainsi que les politiques
économiques qui sont mises en œuvre.
■ Qu'est-ce que la microéconomie?
La microéconomie est la partie qui étudie le
comportement de chaque agent économique de
manière individuelle, par exemple, les ménages,
les entreprises...
Elle permet d'analyser de manière exhaustive des
lois, telles que l'offre et la demande, entre les
consommateurs et les offrants, le niveau des
prix, ou l'élasticité des prix de chaque produit
Différences entre macroéconomie et
microéconomie
Macroéconomie Microéconomie
-La macro cherche une perspective -la micro une perspective individuelle.
générale;
-elle étudie les acteurs économiques -elle étudie les acteurs économiques
globaux, comme un pays. concrets, comme le consommateur.
-Les variables utilisées sont très -le PIB observe la quantité produite par
différentes. Par exemple, dans la une seule entreprise.
macroéconomie, le PIB observe la
production totale d'un pays.
-Certaines situations affectent la -Un nouveau modèle de voiture très bon
macroéconomie et pas la microéconomie, marché affectera les variables
et vice versa. microéconomiques mais pas les
macroéconomiques.
Pourquoi étudier la macro éco ?
■ Les problèmes économiques (chômage,
inflation, récession, etc.) sont d’ordre
macroéconomique, mais ils résultent de
décisions et comportements individuels :
consommateurs, chefs d’entreprises, ouvriers,
ministre, représentant syndical, …etc.
■ Ainsi, pour analyser ces problèmes, il faut
prendre en considération les millions de
décisions individuelles. Ce qui parait impossible.
Pour résoudre cette difficulté, la
macroéconomie s’est développée en essayant
d’élaborer une présentation simplifiée de
l’économie par agrégation :
■ -des agents économiques (groupes homogènes
appelés secteurs institutionnels : 5 groupes :
ménages, entreprises, administrations,
institutions financières et reste du monde).
■ -et des opérations qu’ils réalisent : 3 types
d’opérations : opérations sur Biens et Services ;
opérations de répartition de revenu, opérations
financières.
Les principaux courants de pensée en
macroéconomie
■ D’une manière générale, on peut distinguer
deux grandes approches:
■ • L’approche néoclassique qui fait confiance
aux mécanismes du marché (flexibilité des prix)
pour réaliser l’équilibre automatique (simple
confrontation de l’offre et la demande : toute
offre crée sa propre demande).
■ • L’approche keynésienne (rigidité des prix),
c’est la Demande qui détermine l’offre.
L’intervention de l’Etat est nécessaire pour
rétablir l’équilibre.
Les acteurs de l’activité économique
■ Définition de l’agent économique :
■ Un groupe homogène de décideurs réalisant des
opérations économiques identiques et ayant des
caractéristiques communes. Ce groupe peut
être d’une ou plusieurs personnes physiques
(individus) ou morales (entreprises). Il s’agit
d’un centre de décision autonome.
Classification des agents économiques :
secteurs institutionnels
■ Deux critères : Fonction économique principale de l’agent et origine
principale des ressources. Un secteur institutionnel regroupe donc un
ensemble d’agents économiques ayant un comportement analogue
(même fonction économique et même type de ressources principales)
On distingue cinq catégories d’agents (secteurs institutionnels).
■ 1. Les ménages
■ 2. Les sociétés et quasi-sociétés non financières
■ 3. Les administrations publiques et privées
■ 4. Les institutions financières
■ 5. Le reste du monde
1- Les ménages
■ Tous les individus qui vivent ensemble sous le même toit qu’ils aient ou
non des liens de parenté et ayant une consommation commune : une
famille, un célibataire, ensemble des internes, etc.
■ -Fonction principale : la consommation des Biens et Services.
-Origine des ressources principales : offre de travail
-Les ménages pour l’essentiel, fournissent du travail et achètent des Biens
et Services aux entreprises
*Catégories socio professionnelles : Il est d’usage courant de classer les
ménages selon des catégories socioprofessionnelles présentant chacune
une certaine homogénéité sociale:
• Exploitants agricoles
• Ouvriers agricoles
• Les cadres supérieurs/ Administration / ..
• Cadres moyens Administration/ Techniciens.
• Commerçant, employeurs non agricoles ou indépendant
• Employés de service/ de bureau.
• Ouvriers non agricole.
• Inactifs et autres cas.
2- Les entreprises
■ Toutes les entreprises non financières.
■ Leur activité principale est la production de Biens et
Services non financiers marchands.
■ L’activité des entreprises peut être classée en 3
secteurs :
1. Secteur primaire (agriculture, élevage, pèche, et
extraction des minerais).
2. Secteur Secondaire (industrie).
3. Secteur Tertiaire (transport, commerce, tourisme,
artisanat, services, etc).
■ Origine des ressources : ventes de biens et services
produits.
3- Les Administrations
■ Elles regroupent toutes les organisations dont l’activité principale est de
produire des services non marchands.
■ Dans cette catégorie, on distingue deux types d’administrations :
Administrations publiques (Etat, Collectivités locales, Sécurités sociales,
etc.) dont la fonction principale consiste d’une part à produire des services
non marchands destinés à l’ensemble des citoyens et d’autre part, à
assurer une certaine redistribution du revenu (allocations familiales,
prestations de services publics). Administrations privées ou ISBLSM
(Institution sans but lucratif au service des ménages: partis politiques,
syndicats, associations, etc) dont la fonction principale est la fourniture de
services non marchands à leurs adhérents.
■ Puisque les administrations ne vendent pas leurs services, leur revenu est
constitué par les prélèvements fiscaux (impôts et cotisations sociales) pour
l’Etat et par les cotisations et les subventions pour les administrations
privées.
4- Les Banques
■ Les institutions financières : établissements
dont la fonction principale est le financement
de l’économie (collecter l’épargne et l’utiliser
pour donner des crédits).
■ Il s’agit principalement des banques, et des
compagnies d’assurance. L’activité principale
de ces dernières est la transformation de
risques individuels en risques collectifs
5- Le « reste du monde »
■ Le reste du monde regroupe tous les agents
économiques à l'étranger :
■ La principale fonction du reste du monde est
d'échanger avec les agents économiques
nationaux.
■ Les principales ressources du reste du monde
sont les recettes de nos importations.
■ Les principales dépenses du reste du monde
sont les paiements de nos exportations.
Les marchés
■ A- Qu’est ce qu’un marché?
Le marché est un lieu réel ou fictif ou s’effectuent les
échanges entre les offreurs et les demandeurs.
■ B- Les types de marché
Trois types de marché peuvent être distingués:
* Marché des Biens et Services
* Marché du travail
* Marché des capitaux
1. Marché des Biens et Services:
■ - Offre globale: somme des offres individuelles des
divers agents producteurs
■ - La demande globale est composite: demande des
ménages (consommation), demande des autres
entreprises (investissement), Etat (dépenses publiques)
et Reste du monde (exportations) : Dg = C+I+G+X
2. Marché du travail :
■ Le bien échangé est le travail
Offre du travail: Ménages (objectif: obtenir le salaire le
plus élevé possible).
Demande du travail: Entreprises et Etat (objectif: recruter
la personne dont on a besoin à un prix satisfaisant).
Le salaire est le prix du bien force de travail.
3. Marché des capitaux
■ Bien échangé (Le marché monétaire; Le marché
financier): capitaux.
■ Offre : ménages, entreprises et institutions
financières (objectif: obtenir la meilleure
rémunération).
■ Demande: Tous les agents économiques (objectif:
obtenir les capitaux au moindre coût).
■ Le prix: taux d’intérêt.
Opérations macroéconomiques
■ En comptabilité nationale, on distingue trois grandes catégories
d’opérations macroéconomiques:
■ A. Opérations sur biens et services :
Les opérations sur biens et services retracent l’origine des biens ou services
disponibles dans l’économie nationale (ressources) et l’utilisation de ces biens
ou services (emplois) pendant l’année considérée.
■ Pour un produit donné, l’origine peut être une production nationale ou une
importation.
■ Ressources = Production + Importations
Et un produit peut avoir trois utilisations principales : consommation,
investissement et exportation.
■ Emplois = Consommation + investissement + exportations.
■ Les opérations sur B et S concernent donc :
1. La production :
La production est l’activité de création de biens et services nécessaires à la
satisfaction des besoins humains (se nourrir, s’habiller, se déplacer, se
divertir,…). On distingue deux types de production:
• La production marchande: création de biens et services qui s’échangent
sur le marché à un prix qui couvre au moins la totalité des coûts de
production. Elle est évaluée au prix du marché et hors taxes.
• La production non marchande: création de services obtenus à partir des
facteurs de production s’échangeant sur le marché; il s’agit des services
non marchands fournis par les administrations publiques (exemple :
éclairage des rues, sécurité, défense, éducation, santé, services rendus
par les associations…) à l’ensemble de la collectivité à titre quasi-gratuit.
2. la consommation :
D’une manière générale, la consommation se définit comme la
disparition de biens et services.
On distingue trois types de consommation :
- La consommation intermédiaire: est la transformation de biens ou
services dans le but de produire d’autres biens ou services. Par
exemple, le boulanger utilise la farine pour fabriquer du pain.
- La consommation du capital fixe (amortissement économique): ils
peuvent servir dans la production de plusieurs biens finals. Ce sont les
biens d’équipement (ou biens de capital fixe).
- La consommation finale : est l’utilisation définitive d’un bien ou
service sans que cela donne lieu à une production quelconque.
Consommation finale totale = Consommation finale des ménages +
Consommation finale des administrations
3. l’investissement
L’investissement est l’acquisition de biens durables pour en produire
d’autres. En comptabilité nationale, deux types d’investissement sont
retenus :
a- La formation brute du capital fixe désigne en comptabilité nationale,
l’investissement matériel de l’ensemble des agents économiques.
C’est - à - dire l’ensemble des dépenses consacrées à l’acquisition de
biens de production durables (durée de vie supérieure à un an).
b- La variation des stocks se rapporte aux biens non durables
conservés pour une utilisation ou une vente ultérieure. Il s’agit de
l’augmentation ou de la diminution de tous les biens en stocks :
matières premières, produits semi-finis ou produits finis.
4. le commerce extérieur (M et X)
Cette opération porte sur les exportations et les importations de biens et de
services entre les agents résidents et les agents non résidents.
■ Les importations : valeur des biens et services produits par des agents
économiques étrangers et achetés par des agents économiques
nationaux.
■ Les exportations : valeur des biens et services produits par des agents
économiques nationaux et vendus à des agents économiques étrangers.
Pour mesurer les relations avec le reste du monde, la balance des paiements
enregistre toutes les opérations d’échange (biens, services, revenus,
capitaux, ….) qui interviennent entre les agents résidents d’une économie et
les non résidents.
La valeur ajoutée
■ La valeur ajoutée brute: est la différence entre la valeur de la production
et la valeur de la consommation intermédiaire correspondante.
Valeur ajoutée brute = Production – Consommation intermédiaire
▪ La valeur ajoutée nette: est la différence entre la valeur ajoutée
brute et la consommation du capital fixe.
Valeur ajoutée nette = Valeur ajoutée brute – Consommation de
capital fixe
Ressources Emplois
- Production - Consommation finale
- Importations - Consommation intermédiaire
- Formation brute du capital fixe
(FBCF)
- Variation des stocks
- Exportations
■ L’équilibre des opérations sur biens et services est résumé
par l’égalité macroéconomique suivante :
Donc: P + M = CI + CF + FBCF + ΔS + X
Donc: P = CI + CF + FBCF + ΔS + (X-M)
où (X – M) représente le solde commercial de la nation.
Cette égalité signifie que chaque produit possède forcément
une origine (c’est un produit de l’économie nationale ou une
importation) et une destination (consommation,
investissement, stockage ou exportation).
■ B- Les opérations de répartition
Les opérations de répartition décrivent la manière dont sont
distribuées et redistribuées les revenus entre les différents
agents ayant participé à leur formation (Entreprises,
Ménages et État).
Deux grandes catégories de répartition peuvent être
distinguées : La répartition primaire et la répartition
secondaire (redistribution).
1- La répartition primaire :
■ La répartition primaire est directement liée à la
production. Elle porte sur les revenus versés aux
apporteurs des facteurs de production, essentiellement le
travail et le capital, en contre partie de leur participation à
la production. Il s’agit :
• des revenus de travail,
• des revenus de capital ou de propriété,
• et des impôts liés à la production.
a- Revenus du travail : salaires et traitements
En contre partie du travail fourni, les ménages reçoivent des salaires des
entreprises et des traitements des administrations. C’est ce qu’on appelle le
revenu primaire des ménages (salaire brut). Le revenu primaire n’est pas le
revenu effectivement mis à la disposition des ménages.
Pour trouver le revenu disponible des ménages (salaire net), il faut tenir
compte des prélèvements obligatoires et des prestations reçues.
Revenu disponible = Revenu primaire – Prélèvements obligatoires +
Prestations sociales
Les prélèvements obligatoires sont constitués d’une part par l’impôt sur le
revenu (IR) prélevé par l’entrepreneur pour le compte de l’État et d’autre part,
par les cotisations sociales et de l’assurance maladie, qui sont généralement
groupées dans la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
■ Les prestations sociales regroupent tous les versements effectués par
l’État vers les ménages autres que la rémunération du travail et capital
(indemnités, allocations familiales, …etc.). Ce revenu disponible brut des
ménages est utilisé pour financer la consommation finale.
■ La partie non consommée du revenu constitue l’épargne:
Epargne = Revenu disponible – Consommation
b- Impôts liés à la production et à l’importation :
Ces impôts portent sur tous les prélèvements effectués à l’occasion de la
production (TVA) ou de l’importation (Droit de douane).
c- Revenus du capital ou de la propriété : loyer, rente, intérêt et
profit
Loyer : revenu perçu en contrepartie de la location d’un bien (maison,
immeuble,…) .
Rente : revenu reçu en contre partie de la location d’un terrain cultivable.
Intérêt: prix de location de l’argent.
Profit: revenu qui reste à l’entrepreneur capitaliste après avoir rémunéré les
facteurs de production.
2- La répartition secondaire ou la redistribution
■ La répartition secondaire ou la redistribution des revenus est assurée
par les administrations publiques (État et organismes de sécurité
sociale) qui prélèvent des impôts, des taxes et des cotisations pour
ensuite les répartir sous forme de transferts sociaux afin de corriger
l’inégalité des revenus résultant de la répartition primaire.
■ L’objectif principal de la redistribution est de corriger les inégalités
sociales en augmentant les revenus des ménages défavorisés et en
mettant des services collectifs (santé, éducation, sûreté…) à la
disposition de tous. (Les subventions versées aux entreprises, les
prestations versées aux ménages sont des exemples d’opérations de
redistribution).
■ 3- Les opérations financières
Ces opérations montrent comment les agents qui n’ont pas
dépensé la totalité de leurs revenus ont utilisé l’excédent, et
montrent également comment les agents qui ont dépensé
plus que leurs revenus ont financé le déficit.
Les opérations financières portent donc sur les créances et
les dettes des différents agents économiques.
Le circuit économique et équilibre
économique
Le circuit économique est une représentation schématique de
l’activité économique d’un pays sous forme de flux de richesse
entre les différents agents économiques. L’activité économique
des agents se déroule dans le cadre d’un espace géographique
bien délimité, qui est le territoire national d’un pays. Mais, au
delà des frontières de cet espace, l’activité économique
nationale s’effectue avec les agents économiques du reste du
monde dans le cadre des relations économiques extérieures.
Le circuit économique décrit donc les relations entre les
différents agents économiques.
■ Les échanges entre les agents sont matérialisés par des flux.
Les flux :
■ Deux types de flux peuvent être distingués: flux réel et flux monétaire.
■ Dualité ou réciprocité des flux: à chaque mouvement de biens ou
service (flux réel), correspond un mouvement de la monnaie (flux
monétaire).
■ Cependant : Certains flux sont unilatéraux et n’ont pas de contre
partie: il s’agit par exemple du service gratuit fourni par une
administration (flux réel sans contre partie monétaire) ou encore du
don effectué par un ménage à une association (flux monétaire sans
contre partie réelle).
Circuit économique en économie
fermée
■ 1. Le circuit simplifié à deux catégories d’agents économiques :
■ 2 . Introduction des administrations : la redistribution :
3 . Introduction des institutions financières : collecte de l’épargne et
financement de l’économie
Les comptes emplois – ressources des SI
-Les ménages :
- Les Sociétés non financières:
- Les Administrations publiques:
La mesure de l’activité
économique nationale
La mesure de la production d’un pays se fait de différentes
manières:
Au niveau d’une entreprise, on utilise la valeur ajoutée (VA)
pour obtenir la richesse créée par celle-ci.
A l’échelle nationale, on utilise des agrégats de la
comptabilité nationale: PIB, PNB, RN, …
Les agrégats de la comptabilité nationale
■ Un agrégat est une grandeur globale synthétique qui mesure le
résultat de l’activité économique d’un pays au cours d’une période
donnée, généralement une année.
Le Produit Intérieur Brut (PIB)
Le PIB est une mesure de la richesse créée sur le territoire
national pendant une période déterminée (généralement
une année) par tous les agents économiques résidents
(entreprises marocaines et étrangères, administrations).
Le PIB inclut tous les biens et services qui sont produits
pendant la période courante.
PIB = Production marchande + production non marchande
Qu’est ce qui n’est pas inclus dans le PIB?
■ Les B et S produits dans le passé et échangés
aujourd’hui ne sont pas pris en considération (une
voiture d’occasion)
■ Les B et S autoconsommés, sans passer par le marché,
ne sont pas inclus
■ Les B et S produits et vendus d’une manière illicite (ex
drogue,….) ne sont pas pris en considération
Méthodes de calcul du PIB
Le PIB peut être mesuré par la production, les revenus ou les dépenses.
Trois grandes approches:
Calcul
du PIB
Production Dépense
Revenu
Les méthodes de calcul du PIB :
■ 1- ➔Optique production :
■ PIB = Somme des valeurs ajoutées
+ TVA
+ Droits de douanes
– Subventions aux importations
■ PIN = PIB – Amortissements en capital fixe
Les méthodes de calcul du PIB :
2- ➔Optique dépense :
■ PIB = Consommation finale des ménages
+ Consommations finale des administrations
+ Formation brute de capital fixe
+ Variation des stocks
+ Exportations - Importations
Les méthodes de calcul du PIB :
3- ➔ Optique revenu :
PIB = Rémunérations des salariés
+ Impôts liés à la production et à l’importation
+ Excédent bruts d’exploitation
– Subventions d’exploitation reçues des
administrations
■ Le PIB nominal et le PIB réel :
• Le PIB augmente en général, année après année
• Ces augmentations peuvent être causées par :
– Des augmentations dans les quantités produites
– Des augmentations dans les prix
• PIB nominal : valeur en prix courants de la production
• PIB réel : valeur en prix constants de la production, il ne varie
que si les quantités produites changent.
• Déflateur (indice implicite des prix du PIB): mesure du niveau
général des prix de toute la production
Exercice:
■ En choisissant 2003 comme année de base,
calculer le PIB nominal, réel et le déflateur :
Pour le calcul du PIB nominal, on doit prendre les prix de l’année courante fois les
quantités de l’année courante.
PIBnominal 2003 = 1dh x 100 + 2dh x 50 = 200 dh
PIBnominal 2004 = 2dh x 150 + 3dh x 100 = 600 dh
PIBnominal 2005 = 3dh x 200 + 4dh x 150 = 1200 dh
Pour le calcul du PIB réel, on doit prendre les prix de l’année de base (ou de
référence), ici c’est 2003, fois les quantités de l’année courante.
PIBréel 2003 = 1dh x 100 + 2dh x 50 = 200 dh
PIBréel 2004 = 1dh x 150 + 2dh x100 = 350 dh
PIBréel 2005 = 1dh x 200 + 2dh x 150 = 500 dh
Le déflateur ou l’IIPPIB (l’Indice implicite des prix du PIB)
déflateur 2003 = (PIBnominal 2003 / PIBréel 2003) x 100
= (200 / 200) x 100 = 100
déflateur 2004 = (PIBnominal 2004 / PIBréel 2004) x 100
= (600 / 350) x 100 = 171
déflateur 2005 = (PIBnominal 2005 / PIBréel 2005) x 100
= (1200 / 500) x 100 = 240
Le taux de croissance économique
• Le taux de croissance (TC) mesure l’évolution de la
production dans le temps
• Il permet de mesurer le pourcentage d’augmentation du P.I.B
entre deux dates différentes
Le T.C est normalement, calculé sur un an
Exemple de calcul du taux de croissance : Taux de croissance au X pour 2005
• On compare le PIB réel de l’année 2005, à celui de la période précédente,
soit 2004.
• PIB 2004 = 1 280 000
• PIB 2005 = 1 150 000
((1150000-1280000)/1280000) x 100 = -10,56%
• En 2005, une décroissance de -10.56 %
Les autres agrégats
■ Le Produit National Brut (PNB)
Le PNB est la valeur totale de la production finale de biens et de services des
acteurs économiques d'un pays donné au cours d'une année donnée.
■ • À la différence du PIB, le PNB inclut les revenus nets provenant de
l'étranger, c'est-à-dire le rendement sur les investissements faits à
l'étranger moins le rendement sur les investissements étrangers faits
dans le pays.
PNB = PIB
+ Revenus de travail et de propriété reçus du
reste du monde
- Revenus de travail et de propriété versés au
reste du monde.
Revenu National (RN)
RN = PIB
+ revenus et transferts reçus du reste du
monde
- revenus et transferts versés au reste du
monde.
L’inflation
L’inflation est définie comme une hausse soutenue du
niveau moyen des prix des biens et des services. À l’opposé,
la déflation représente une baisse soutenue du niveau des
prix.
Le niveau des prix est mesuré par un indice des prix,
comme l’indice des prix à la consommation (IPC) ou l’indice
implicite des prix du PIB (IPPIB).
Le taux d’inflation est le taux de croissance du niveau
général des prix:
Le coût de la vie
L’indice des prix à la consommation mesure l’évolution du
coût de la vie dans le temps. Lorsque l’IPC augmente, les gens
ont besoin de dépenser plus pour maintenir le même niveau
de consommation. Dans ce cas, le niveau moyen des prix
augmente et il y a inflation.
■ Le calcul d’un IPC :
– Choisir un panier de biens et services représentatif
– Trouver les prix
– Calculer le coût du panier
– Choisir une année de base et calculer l’indice de prix
Exercice du calcul d’un IPC
■ Pour calculer l’IPC, il faut premièrement calculer le coût du panier à l’année
courante que l’on divise par le coût du panier à l’année de base (x100 parce
que c’est un indice)
■ Coût du panier2003 = 1$ x 4 + 2$ x 2 = 8$
■ Coût du panier2004 = 2$ x 4 + 3$ x 2 = 14$
■ Coût du panier2005 = 3$ x 4 + 4$ x 2 = 20$
■ IPC2003 =(Coût du panier2003 / Coût du panier2003) x100 =(8 $ / 8 $) x 100
= 100
■ IPC2004 =(Coût du panier2004 / Coût du panier2003) x100 =(14 $ / 8 $) x
100 = 175
■ IPC2005 =(Coût du panier2005 / Coût du panier2003) x100 =(20 $ / 8 $) x
100 = 250;
■ Pour calculer le taux d’inflation à partir de l’IPC, il faut simplement calculer le
taux de croissance annuel de l’IPC entre deux périodes séparées par 12 mois
■ 2004 = (IPC2004 – IPC2003)/ IPC2003 x 100 = ((175 – 100)/100) x100 =
75%
■ 2005 = (IPC2005 – IPC2004)/ IPC2004 x 100 = ((250 – 175)/175) x100 =
43%
Comparaison Modèle néoclassique/Modèle keynésien
L’analyse néoclassique L’analyse keynésienne
Le raisonnement économique Microéconomique Comptabilité Nationale-Agrégation
Le rôle de la Monnaie Neutre N’est pas neutre :
Théorie de la Demande de Monnaie
Fonctions de la Monnaie Deux fonctions de la Monnaie : Trois fonctions de la Monnaie :
- Transaction -Transaction
- Précaution - Précaution
- Spéculation
Incertitude Absente : certitude Existante : incertitude
Equilibre économique Plein emploi Sous-emploi
Rôle de l’Etat Absent Intervention de l’Etat pour réduire les
mécanismes autorégulateurs déséquilibres
Économie De l’Offre : Loi des Débouchés De la Demande : la demande effective
influe sur l’Offre.
Dichotomie : sphère réelle/sphère Pas de séparation entre les deux.
monétaire
Décision d’investissement Même décision d’investissement : Même décision d’investissement :
elle est basée sur r : elle est basée sur r :
Taux de rentabilité interne Efficacité marginale de capital
Chômage Volontaire Involontaire
Prix Prix flexibles Prix rigides (fixes)
Le modèle néoclassique
Les hypothèses
✓ La rationalité des agents économiques
✓ La flexibilité des prix et des revenus
✓ La concurrence pure et parfaite
✓ Les marchés sont toujours en équilibre
✓ La neutralité de la monnaie
✓ Analyse statique
L’équilibre sur le marché du travail
L’équilibre sur le marché des Biens et Services