CPGE Omar Ibn Abdelaziz-Oujda 2-TSI1
Devoir surveillé de Sciences Physiques n◦ 3
Vendredi 1 décembre 2023
On veillera à une présentation et une rédaction claires et soignées des copies. Le sujet est
consacré à l’étude des propriétés des champs électrique et magnétique en régime stationnaire.
Les différentes parties sont largement indépendantes.
Partie 1 : Distribution volumique de charges en régime permanent
On considère une distribution volumique uniforme de
charges électrique, de densité volumique ρ0 constante,
dans une couche cylindrique limitée par les rayons interne
R1 et externe R2 et de hauteur d (figure 1).
Figure 1
1. Relations de Maxwell
1.1. Rappeler les équations locales de Maxwell valides pour cette distribution statique de
charges.
1.2. Une de ces équations permet d’aboutir au théorème de Gauss.
1.2.1. Énoncer complètement et précisément le théorème de Gauss.
1.2.2. Indiquer comment on passe de cette équation locale au théorème de Gauss.
ZZ ZZZ
On rappelle le théorème d’OSTROGRADSKI ⊂⊃ A.d ~ S~= ~ .
div Adτ
S V /S
−
→
2. Champ électrostatique E
On s’intéresse au champ électrique créé par le cylindre chargé, en un point M de l’espace
repéré par ses coordonnées cylindriques r, θ, z ; l’axe Oz est l’axe de symétrie de révolution
du cylindre.
2.1. Sur un schéma, faire apparaître les coordonées r, θ, z et les vecteurs unitaires asso-
ciés.
2.2. Dans toute la suite, on envisage que le module du champ électrostatique E(M ~ ) et le
potentiel V (M ) ne sont fonction que de r. Quelles sont les hypothèses permettant de
~
valider cette approximation ? Quelle est la direction du champ E(M )?
2.3. Exprimer la charge totale Q de cette distribution en fonction de ρ0 , d, R1 et R2 .
2.4. À partir du théorème de Gauss, déterminer le module E(r) du champ électrostatique
en tout point M de l’espace. On distinguera les trois cas r ≤ R1 , R1 ≤ r ≤ R2 et r ≥ R2 .
2.5. Justifier et vérifier la continuité de la fonction E(r) en r = R1 et en r = R2 .
3. Potentiel électrique V
Devoir surveillé 1/3 [Link]
CPGE Omar Ibn Abdelaziz-Oujda 2-TSI1
→
−
3.1. À partir d’une relation liant E et V , donner l’expression du potentiel V (r) en tout point
de la couche (R1 ≤ r ≤ R2 ). on posera V (R2 ) = Va , Va étant un potentiel de référence
donné.
3.2. On envisage le cas particulier où R1 = 0 et ρ0 > 0.
3.2.1. Exprimer V (r) dans ce cas.
3.2.2. Donner l’expression littérale de V (r = 0).
3.2.3. Représenter graphiquement V en fonction de r.
Partie 2 : Mesure de la composante horizontale locale du champ
magnétique terrestre
L’existence du champ magnétique terrestre est lié à la structure interne de la terre. Cette
dernière peut être modélisée par la superposition de différentes couches concentriques : en
son cœur, un noyau interne solide auquel vient se superposer un noyau externe formé de fer
liquide, puis le manteau terrestre solide et enfin la croûte terrestre.
Le problème propose une méthode de mesure de la composante horizontale du champ ma-
gnétique terrestre à l’aide d’une aiguille aimantée et d’un fil parcouru par un courant constant.
1. Étude préliminaire : champ magnétique créé par un fil
Soit un fil rectiligne infiniment long d’axe (Oz) parcouru par un courant d’intensité I. On
souhaite déterminer le champ magnétique créé par ce fil.
1.1. Choisir un système de coordonnées adaptées et étudier les invariances et les symé-
tries du problème.
1.2. Énoncer et appliquer le théorème d’Ampère. En déduire l’expression du champ ma-
gnétique créé par le fil en un point M de l’espace.
1.3. On suppose que le fil est parcouru par un courant d’intensité I = 1 A. On rappelle la
valeur de la perméabilité du vide µ0 = 4π.10−7 H.m−1 . Quelle est la valeur du champ
magnétique à une distance r = 2 cm du fil ?
2. Expérience
→
−
Dans un laboratoire situé à Paris, on souhaite déterminer la norme k B h k de la composante
→
−
horizontale locale B h du champ magnétique terrestre dont le sens et la direction sont
donnés sur la figure 2 suivante :
Figure 2
Devoir surveillé 2/3 [Link]
CPGE Omar Ibn Abdelaziz-Oujda 2-TSI1
On dispose du matériel suivant :
• une aiguille aimantée libre de pivoter sans frottement sur son axe fixé à un socle
transparent et un fil de cuivre (suffisamment long pour être considéré comme infini)
relié à 2 bornes de sécurité de courant admissible 5 A fixé au même socle transparent
(voir la figure 3) ;
Figure 3
• un rapporteur ;
• des fils électriques ;
• un interrupteur ;
• une alimentation stabilisée 0 − 30 V / 5 A ;
• un ampèremétre ;
• un teslamètre à sonde à effet Hall bi-axiale pouvant mesurer des champs de 0, 1 mT à
100 mT .
On souhaite établir un protocole permettant de mesurer la composante horizontale locale
du champ magnétique terrestre à Paris en faisant appel au principe de superposition des
champs magnétostatiques et à l’étude préliminaire.
On précise que l’axe de la boussole est perpendiculaire à la direction du fil parcouru par
le courant, et que cet axe est juste en dessous du fil.
On indique également que la norme du champ magnétique terrestre est de l’ordre de
5 × 10−5 T .
2.1. Pour quelles raisons ne peut-on pas se servir directement du teslamètre pour effectuer
la mesure du champ magnétique terrestre.
2.2. On place le dispositif de sorte à ce que, à courant nul, la boussole et le fil soient
alignés et pointent donc dans la direction du champ magnétique terrestre.
On impose ensuite un courant I > 0 dans le fil. Faire un schéma sur lequel apparaît la
boussole, le fil, la direction du champ magnétique terrestre, et la direction du champ
magnétique produit par le fil à l’endroit de la boussole.
2.3. Schématiser l’expérience.
2.4. Préciser les mesures à réaliser.
2.5. Donner un ordre de grandeur des grandeurs physiques à employer pour réaliser l’ex-
périence.
Devoir surveillé 3/3 [Link]