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Types et Dimensionnement des Goupilles

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INTRODUCTION

Les éléments d’assemblage à emboitement, la transmission des


efforts et de mouvements s’effectue par la forme particulière de l’élément
monte habituellement dans une ou plusieurs pièces de machine la sécurité
de l’assemblage dépend non seulement de l’élément pris isolément , mais
aussi des pièces adjacentes l’assemblage d’un arbre ou axe avec noyau
forme une famille de solutions classées dans cette catégorie cette
emboitement des éléments peut se subdivise en cinq classes selon les
composants et le genre de transmission des efforts d’où nous citons :

a) Assemblage à emboitement

Sans éléments d’intermédiaire, donc qui se fait seulement par la


forme extérieure de l’arbre et de la forme intérieure du noyau

b) Assemblage à emboitement

Avec élément intermédiaire qui se fait seulement avec l’arbre et le


noyau étant le plus souvent de forme cylindrique

c) Assemblage à frottement tangentiel

Qui se fait sans élément intermédiaire, l’arbre et le noyau ayant le


plus la même forme de révolution ; cylindrique ou conique

d) Assemblage à frottement tangentiel

Avec élément intermédiaire, cet élément transmettant les efforts


par frottement entre l’arbre et le noyau

e) Assemblage à frottement combine

La transmission des efforts s’effectue par un élément intermédiaire


chasse entre l’arbre et le moyeu

CHAPITRE : 1 LES GOUPILLES


I. Généralités

Les goupilles servent à centrer deux ou plusieurs pièces , à fixer


des parties des machines les uns par rapport aux autres , à transmettre des
efforts ou à limiter ces efforts par cisaillement de la section résistante de la
goupille ;le contrôle de ces éléments est toujours très sommaire il part
d’hypothèse simplificatrices et généralement très primitives .les dimensions
transversales sont comprise entre 1 et 12 mm , éventuellement jusqu’à
20mm il en résulte une limitation dans l’emploi aux pièces assemblées de
dimensions modestes .

Les contrôles se limitent à la détermination de la pression entre la


goupille et les pièces adjacentes, des contraintes de cisaillement ou de
flexion. La pression admissible entre la goupille et les pièces à assemblées
dépend d’une part de la fonction à remplir par l’assemblage, d’autre part des
caractéristiques mécanique de la goupille et des adjacente

II. Description Des Goupilles


a. GOUPILLES CYLINDRIQUES

Les goupilles cylindriques sont utilisées pour centrer deux pièces


l’une par rapport à l’autre. La goupille est généralement chassée dans la
pièce massive et existant sont cités-ci après avec indication de la norme et
gamme pratique des diamètres selon le catalogue de la norme de dessin
technique

b. Goupille Cylindrique En Acier De Décollage

Nuance 9S M28K non trempée, norme VSM 1277A, champ de


tolérance h8, diamètre de 1à10mm. Les écarts des dimensions diamètre
ne permettent pas un montage sous retouche et ces goupilles doivent être
préférées aux précédentes.

c. Goupille Cylindrique Rectifié En Acier

Décolletage : nuance 9S Mn28K non trempé, norme :VSM 12771A,champ de


tolérance M6, diamètre de 1à10mm. Les écarts de dimension diamétrale
permettent un montage sans retouche et ces goupilles doivent être préférés
que précédents etc…

d. Goupille Coniques

Les goupilles coniques sont fabriquées avec une conicité de 1,50


grandeur diamétrale de 1mm pour 50mmde longueur. Elle existe en
plusieurs exécutions et variantes, la dimension nominale de la goupille
est définie sur le petit diamètre tronc de cône.

Les modelés existants sont cités ci-après avec l’indication de la


norme et des diamètres selon les catalogues du dessin technique.

e. Goupille Conique En Acier De Décolletage

Norme VSM 12770B, champ de tolérance h10, diamètre 1à[Link] norme


VSM 12770A prévoit la classification des goupilles conique réctifiéeS en
acier trempée, HRC.

f. Goupille Conique Non Trempée

A teston filet et longueur constante de la partie conique, norme


DIN 258, champ tolérance h10, diamètre 5à20mm, filetage extérieur de M5
à M16 ; la partie filetée norme DIN7977, en acier de décolletage champ de
tolérance h10, diamètre 5 à 30mm filetage M5 à M24. Les goupilles
coniques, munies des trous taraudés ou de téton fileté, se démontent
facilement au moyen d’une vis ou d’un écrou. Elles s’emploient lorsque les
logements des pièces sont borgnes, les goupilles cylindriques et conique
exigent un usinage onéreux, en particulier les goupilles coniques sont à
éviter dans la construction usuelle.

Dessin
g. Goupilles Fendues

Les goupilles fendues, en acier à surface jinguée bleu, servent la


sécurité sur axes ou des tourillons sollicités. Les diamètres sont compris
entre 1 et 8mm, norme DIN 94 ou ISO 1234, la section transversale étant
demi cylindre. Les goupilles simples ou doubles à ressort sont constituées
d’un fil d’acier cylindrique centré. Diamètre 1à8mm et servent de sécurité
dans des mécanismes très peu sollicité.

h. Goupille Elastique

Ces goupilles permettent un montage simplifié dans l’assemblage


par un simple pesage, la pression exercée par la goupille suffit dans des
assemblages modérément sollicité, si l’assemblage exige un
positionnement précis des ou des efforts sont importants et variable,
seules les goupilles à section pleine peuvent donner satisfaction, les
modèles le plus courant sont ; des goupilles élastiques en spirale, à fente
axiale, et à fente dentées.

i. Goupilles Et Clous Congelés

Cette catégorie de goupilles est caractérisées par une section


transversale circulaire pleine et cannelure longitudinales, la position et la
forme des lèvres varient avec la fonction exigée. Les lèvres sont
comprimées par l’alésage de la pièce solidaire de la goupille. Les pièces
mobiles se déplacent sur un guidage cylindrique non entaillé. Les
tolérances d’exécution du trou dans les pièces dépendent du diamètre :h9
pour 2 d 3mm, H11 pour d 3mm, la fixation de plaquettes ou de très petit
éléments sur les machines s’effectue très souvent ou moyen de clous
cannelées. Les goupilles cannelées ont été développées initialement par la
maison Kerpin, d’où la désignation du modèle par KS ou Kerbstift et sont
classé ou repartie par :

 La goupille cannelées d’ajustage avec gorge


 La goupille cannelée cylindrique
 La goupilles cannelées conique
 Les goupillées bombées etc.

Dessin

j. Goupilles En Acier Inoxydable

Afin d’éviter la destruction des assemblages par l’attaque de la


rouille, les fournisseurs d’élément d’assemblage offrent une gamme de
goupilles en acier inoxydable.

III. Contrôle Elémentaire Des Goupilles

La plupart des goupilles sont sollicitées par des pressions


radiales provenant des pièces à assembler et des efforts extérieurs, il en
résulte principalement un cisaillement transversal accompagné de flexion.
Le contrôle élémentaire de ces types de montage se résume à calculer la
contrainte maximale de cisaillement par :

Avec :
 T ; contrainte maximale de cisaillement
 F ; la force qui lui est appliquée
 S ; la surface transversale de la goupille
a. Goupille Transversale

La goupille transversale s’utilise principalement aux extrémités


des axes ou des arbres lors du montage de petits éléments comme des
leviers, des bagues d’arrêt, des volants à mains, d’où :
b. Goupille Encastrée En Porte-A-Faux

La goupille encastrée est utilisée pour supporter des charges


transversales appliquées à l’extérieur de l’encastrement. La répartition de
la pression, avant et après l’application de la charge, reste inconnue
caractérisé par ;

 La pression de montage entre la goupille et l’encastrement est


négligée.
 La charge extérieure est une force concentré F
 La pression entre la goupille et l’encastrement, après application de
la charge est repartie linéairement
 L’effort d’entaille ou droit de l’encastrement est négligée.
Dessin
En utilisant la relation générale de la pression et compte tenu de
l’encastrement, la pression maximale de l’encastrement et la
pression minimale à l’extrémité de la goupille
o P max = F/S
o P min = F/Si
c. Principe de fonctionnement

Une goupille est cylindrée métallique destiné à être sollicité en


cisaillement pour des efforts relativement faible. La permanence de la
liaison est due à l’adhérence entre la goupille peut avoir plusieurs
fonctions ;

 Immobiliser une pièce par rapport à une autre


 Positionner une pièce par rapport à une autre
 Servir l’axe
 Servir des pièces de sécurité ; cisaillement en cas de surcharge.

DESSIN
IV. DIMENSIONNEMENT D’UNE GOUPILLE

On considère que la goupille est un élément sollicité au


cisaillement, ceci est vérifié lorsqu’elle est sans jeu. Plusieurs sections
peuvent être sollicitées au cisaillement

a. Les Différents Types De Goupilles

Il existe un grand nombre de goupilles suivants l’application


recherchée. Elles varient en forme, fonction, condition de montage… il
faut percer deux pièces à assemble pour venir ensuite loger la goupille

Dessin

b. Dimensionnement

L’objectif du dimensionnement est de déterminer le diamètre


minimal de la goupille en fonction des sollicitations encaissées et de ses
caractéristiques

La liaisons pièce / goupille transmet soit un couple C ou un effort


axial F. le matériau de la goupille à une résistance R e et nous avons vu
que sa résistance au glissement R g= 0,5Re matériau ductile. Une goupille
est cisaillée en un ou plusieurs sections ; n et un coefficient de sécurité
souvent appliquée S.

c. Calculs pour un couple Cs

Effort tranchant T dans chaque section

c
 N.T= D
2
c
 Donc : T= n . d
2

Cet effort tranchant provoque une contrainte tangentielle moyenne

T
τ=
S

Avec : S ; la section cisaillée de la goupille

Les contraintes d’utilisation de la goupille permettent de définir la résistance


pratique au cisaillement

Rg
Rpg=
S

D’où pour une goupille cylindre, son diamètre d est donner par :

d¿
√ 4T
πRpg

On choisit ensuite parmi les dimensions normalisées une goupille dont le


diamètre d >¿ à celui qui a été calculé.

5.2.2 calcul pour un effort axial

Démarche identique et formule identique avec :

 Effort tranchant tel que : NT=F donc

F
T=
n
CONCLUSION GENERALE
En conclusion, les goupilles sont des éléments de fixation simples mais
essentiels dans de nombreuses applications. Elles offrent un moyen rapide
et fiable de relier des pièces tout en permettant un démontage facile si
nécessaire. Leur faible coût, leur facilité d’utilisation et leur grande
durabilité en font un choix populaire dans une grande variété d’industries,
de l’automobile à l’électronique en passant par la construction.

Bien que leur conception de base n’ait pas fondamentalement changé au fil
des années, les goupilles ont continué à évoluer pour s’adapter aux besoins
changeants des consommateurs et des fabricants. Des matériaux plus
résistants, des géométries optimisées et des méthodes de pose plus rapides
ont permis d’étendre leur champ d’application.

En fin de compte, les goupilles restent un élément incontournable de la


boîte à outils de l’ingénieur et du bricoleur. Grâce à leurs nombreux
avantages, elles continueront à jouer un rôle essentiel dans la conception et
la fabrication de nombreux produits dans les années à venir.
INTRODUCTION

Les segments d'arrêt ou circlips sont des éléments de machines utilisés


couramment dans les assemblages de pièces cylindriques sollicitées par des
charges constantes ou peu variables. Ils permettent de retenir axialement les
parties mobiles, de supporter des charges axiales et d'occuper très peu de
place. Le but du segment d'arrêt, qu'il soit monté dans un alésage ou sur un
axe, est de former un épaulement frontal qui bloque les pièces appuyées
contre lui. Le segment d'arrêt est une pièce ouverte afin de faciliter son
montage. La section transversale, habituellement rectangulaire, est variable
afin d'obtenir une déformation constante sur toute la surface de contact du
segment dans la gorge de montage. Les segments d'arrêt sont normalement
fabriqués en acier à ressort dans diverses nuances. Ils sont de plus protégés
contre la corrosion pour le transport et le stockage par phosphatage et
couche d'huile. Dans des applications spécialement délicates, ces segments
peuvent subir un traitement par galvanoplastie.

1. Segments d'arrêt type V

Ces segments présentent une hauteur radiale de montage


inférieure à celle des segments d'arrêt selon DIN et forment un
épaulement concentrique à l'axe de l'arbre ou de l'alésage. Ces segments
peuvent transmettre des efforts axiaux et servir d'épaulement radial. Ils
sont utilisés dans les cas d'espace radial réduit.

2. Segments d'arrêt type K

Ces segments possèdent plusieurs expansions uniformément


réparties sur leur périphérie et assurent ainsi une meilleure fixation que
les segments DIN 471 / 472 lorsque les pièces de machines possèdent
des chanfreins, arrondis ou écartements importants. Ces segments de
type K conviennent spécialement au montage à emboîtement et
s'introduisent dans le montage des roulements à rouleaux à écartement
d’arête important.
3. Segments d'arrêt renforcés

L'épaisseur, et dans les petites dimensions, la largeur radiale sont


supérieures à celle des segments normés selon feuille 1. Ils absorbent des
efforts axiaux plus importants, la capacité de charge étant
proportionnelle au carré de l'épaisseur. Ces segments sont utilisés
principalement sur des arbres cannelés ou dans des alésages cannelés.
CHAPITRE 2 : LES SEGMENTS D’ARRET

2. GENERALITES
Les anneaux élastiques sont des composant d’assemblage mécanique
généralement montées dans des gorges réaliser sur des portées cylindriques
extérieur (arbre ; axes…) ou dans des alésages. Ils permettent de réaliser des
arrêts axiaux, des rattrapages de jet destiné à réduire les bruits de
fonctionnement des mécanismes, etc. les applications sont très nombreuses en
mécanique et dans très nombreux secteur industrielle : automobile,
électroménagère, machine de bureau, etc.

2.1 DESCRIPTION DES SEGMENTS D’ARRET

2.1.1 SEGMENTS D’ARRÊT À VERROUILLAGE AUTONOME

Les segments d'arrêt à verrouillage autonome sont montés sur des arbres
ou dans des alésages lisses dépourvus de gorge. Les valeurs indiquées dans
les tables pour les charges axiales admissibles peuvent varier dans des
proportions importantes. Il faut tenir compte des chocs et des vibrations
diminuant la portance de ces éléments. Il est recommandé de vérifier par
essais si leur emploi s'avère judicieux.
Collier d'étranglement, type G.
Ces colliers sont utilisés sur des arbres lisses sans gorge,
diamètres 1,5 à 30 mm. En raison de leur largeur et épaisseur, ils sont
capables de transmettre des efforts axiaux relativement grands. Les
éléments à fixer peuvent se verrouiller sans jeu. Emploi : appareillage et
machines de bureau.
1. Triangles de blocage pour arbre.
Ils sont bombés et sont poussés dans un sens sur les arbres
lisses, diamètres 1,5 à 12 mm, Les 3 languettes renforcées exercent un
effet de ressort. La charge, de sens opposée, bloque les triangles sur
l'arbre, ce qui rend le démontage impossible sans endommager les
pièces. Emploi : construction d'appareils électriques.
2. Triangles - frein d'écrou pour filetage métrique.
Ils présentent une surface triangulaire bombée découpée en son
milieu en forme de pas de vis. Pour des efforts faibles, ils peuvent
remplacer l'écrou et le frein d'écrou, dimensions M3 à M10.
3. Anneaux dentelés pour arbre et alésage.
Leur fonction et application correspondent à celles des triangles
de blocage. Ils possèdent toutefois un profil concentrique et une hauteur
radiale de montage plus faible. La matière des arbres ou alésage doit être
de dureté inférieure à celle des anneaux. Diamètres : extérieur de 1,5 à
45 mm, intérieur de 8 à 50 mm

2.1.2 SEGMENTS D’ARRÊT À MONTAGE RADIAL

A part la possibilité du montage radial, les avantages de ces segments


sont : la profondeur de gorge n'est pas limitée par l'élasticité du segment,
mais peut être choisie à volonté, aucune pince n'est nécessaire au montage
ou démontage ce qui facilite le montage automatique.
1. Cavaliers type St pour arbres.
Ils sont fabriqués pour de petits diamètres, d = 3 à 10 mm. Grâce
à leur largeur importante, ils portent dans la gorge avec une force élevée.
2. Colliers d'épaulement DIN 6799 pour arbres.
Ils sont utilisés en grande série dans la fabrication de machines
de bureau et d'appareillage en raison des facilités de montage à l'aide
d'un distributeur, diamètres d = 1,2 à 24 mm.

Figure Segments d'arrêt à montage radial

3. Croissants type H pour arbre.


Ce sont les seuls segments d'arrêt à montage radial conçus selon
le principe Seeger. La hauteur d'épaulement n'est pas aussi grande que
celle des types St ou DIN 6799. Les diamètres sont compris entre 3 et 55
mm. Utilisation : fixation intérieure des cages à aiguilles de cardans.
4. Anneaux en 2 pièces, type S pour arbres.

Ils se composent de deux parties identiques se recouvrant et sont


donc équilibrés. Ce sont les segments qui résistent le mieux à la force
centrifuge. Avant d'utiliser ces anneaux, il faut examiner si leur montage
est possible.

2.1.3 SEGMENTS D’ARRÊT COMPENSANT LE JEU AXIAL

Le montage sans jeu axial d'une pièce de machine ne peut être obtenu
uniquement au moyen des segments d'arrêt standards à face plane. Les
écarts cumulés d'usinage de la gorge, de la pièce à monter et du ou des
segments entraînent inévitablement un jeu axial. Les segments d'arrêt de ce
groupe sont en mesure de compenser élastiquement un tel jeu.
1. Segments d'arrêt type L pour arbres et alésages
La forme correspond à celle des segments d'arrêt type K. Ils ont
toutefois des expansions du type rondelle à ressort qui leur permettent de
compenser élastiquement un jeu axial de faible importance. Diamètres :
pour arbres type AL : 16 mm à 100 mm; pour alésages type JL : 16 mm à
100 mm.
2. Segments d'arrêt type W pour arbres et alésages.
Ils ont une fonction semblable à celle des segments type L, mais
peuvent cependant compenser des jeux sensiblement plus importants
tout en exerçant un efforts plus faible. Diamètres : pour arbre type AW :
40 mm à 150 mm ; pour alésages type JW : 40 mm à 150 mm ; exécution
seulement sur commande.

Figure Segments d'arrêt compensant le jeu axial

3. Rondelles de sûreté type SL pour arbres.

Elles sont à montage radial et compensent le jeu axial grâce à leur


forme. Il faut aplatir ces rondelles pour le montage ou le démontage
jusqu'à ce que les bossages permettent un engagement latéral dans la
gorge. Ces rondelles épousent intégralement la forme de la gorge et sont
utilisables sur des arbres tournant à des vitesses élevées.

2.1.4 CAPACITÉ DE CHARGE DU SEGMENT


Le contrôle et le calcul du segment se base sur le fait que le segment,
sous l'effet de la poussée axiale de la pièce de machine, subit un moment
fléchissant engendré par le décalage des lignes d'action des poussées. Le
bras de levier réel est désigné par le symbole h. Il dépend de la déformation
des pièces et de la forme de l'arête de la contre - pièce. La capacité de charge
du segment dépend de sa résistance au déversement, de l'angle maximal de
déformation admissible et du bras de levier. La force axiale admissible sur le
segment s'exprime par la relation générale :

Fa adm = y K / h S,

Avec :
y angle de gauchissement limite, exprimé en radian, donné en fonction du
diamètre nominal d1 du segment,
Scoefficient de sécurité,
K constante d'élasticité du segment donnée dans les tables ou calculable par
l'expression :

K = (p E s3 /6). ln (1 + 2 bm/y),

Avec :
Bm = b - e largeur moyenne du segment,
E = 0,25b excentricité moyenne pour les segments d'arbre,
E = 0,30b excentricité moyenne pour les segments
d'alésage,
Y = d2 pour les segments d'arbre,
Y = d2 - 2 bm pour les segments d'alésage,
H = 0,3 + 0,002 d1 appui à angle droit,
H = 0,6 constant appui à angle droit pour d1 ≥ 150 mm,
G= chanfrein ou rayon selon dimension du catalogue.
Les valeurs du catalogue sont applicables pour des segments d'arrêt avec
un module d'élasticité : E = 21 .104 N/mm2. Si les conditions de montage ne
correspondent pas au cas fondamental, il faut apporter les corrections
suivantes :
1. Utilisation d'un matériau à module d'élasticité E' :

Fa'adm = Fa adm . E' / E.

2. Montage du segment avec chanfrein ou arrondi g' différent de celui de la


dimension du catalogue :

Fa'adm = Fa adm . g / g'.

Pour un appui à diamètre réduit sur l'arbre, il faut également contrôler le


cas de charge le plus défavorable dans le gauchissement du segment.

Figure Angle de gauchissement admissible pour les segments d'arrêt


Appui avec chanfrein et équilibre du segment avec frottement (selon [1.38])

Sous l'effet de la charge axiale, la pièce venant s'appuyer sur le segment


se déplace proportionnellement à la poussée. Ce déplacement peut se
trouver à partir des caractéristiques du segment par l'expression simplifiée :

f = F h2 / K + f0.

Le déplacement initial du segment f0 varie entre 0,02 et 0,05 mm et


représente la résultante de tous les déplacements produits dans
l'assemblage jusqu'à ce que les surfaces portantes soient vraiment en
contact. Rappel : le bras de levier h vaut :

h = 0,3 + 0,002 d1

Pour des appuis à angle droit, h = 0,05 +g pour des


appuis avec chanfrein ou rayon.
Si sous l'effet de la charge, le déplacement de la pièce est supérieur à la
valeur calculée, il faut soit améliorer le contact en diminuant la dimension
du bras de levier h, soit choisir un segment d'arrêt plus épais.

2.2 DIMENSIONNELENT DES SEGMENTS D’ARRET

Notations : Ftbande (ou force) tangentielle du segment N


ps pression spécifique N/mm2
es épaisseur radiale mm hs hauteur axiale mm
O ouverture de coupe mm

Un segment est soumis à une pression radiale répartie. Nous pouvons remplacer cette pression
uniforme par une force de traction tangentielle appliquée au bec du segment. Cette force est
appelée bande tangentielle Ft.

EOH
2
1. valeur de la bande tangentielle Ft : Ft= D
9π −1
e

La pression spécifique ps du segment sur la paroi du cylindre est importante du point de vue
étanchéité. Des valeurs trop faibles de ps ne suffiraient pas à assurer une étanchéité suffisante, des
valeurs trop grandes entraîneraient des pertes par frottement ainsi qu’une usure inadmissible.

2 Ft
s
2. valeur de la pression spécifique d’appui ps : hD
s

La pression de contact des segments d’étanchéité ps résultant de leur élasticité propre, est
généralement, pour les segments normalisés, de :

ps = 012. à 020. N mm2 moteur Diesel (moteurs “lents”)

ps = 015. à 025. N mm2 moteur Otto (moteurs “rapides”)

La pression de contact augmente considérablement par l’introduction des gaz derrière le

segment. Il est à remarquer que la pression spécifique ps est indépendante de la hauteur hs

du segment.
Cette formule s’avère en réalité inexacte puisqu’elle postule que ps est constant tout au long de la
périphérie du segment. En fait, pour les segments de section constante et de structure homogène, la
pression spécifique s’avère être naturellement plus élevée de part et d’autre de l’ouverture de
coupe. Néanmoins la formule (éq. P4.2.) est généralement admise en pratique.

La contrainte existante dans une section quelconque du segment, due à l’effort Ft situé au milieu de
la section, est la somme des contraintes de flexion et des contraintes de compression (poutre à
faible courbure). Le maximum de contraintes se situant à l’opposé de la coupe.

3. valeur des contraintes maximales :

1) fibre externe en traction :

σmax = 6 Ft ¿ ¿

2. fibre interne en compression :

6 Ft ¿ ¿
19

En pratique, F h est négligeable devant le premier terme, de même que es devant D et l’on admet
que la contrainte critique devient :

6 Ft (D−e) 6 Ft D
σt max= =
h e2 h e2

contrainte de traction sur la fibre externe à l’opposé de la coupe.

Nous pourrions aussi exprimer la valeur de la contrainte maximum en fonction de la pression


moyenne spécifique. Pour ce faire remplaçons Ft de l’équation ci-dessus par Ft fonction de ps de
l’équation de la valeur de la bande tangentielle Et, en négligeant es devant D, nous obtenons
:

D
σt max=3 Ps
e

1.4.2. Contraintes lors de la mise en place du segment


Le segment doit être ouvert au moment de la pose pour permettre son glissement jusque dans sa
gorge.

La contrainte maximum de pose se situera, sur la fibre interne, à l’opposé de la coupe et prendra
comme valeur (théorie des pièces courbes, en prenant comme hypothèse que l’épaisseur radiale e
est faible par rapport au diamètre D) :

Ee 1 1
σt max= −
2 ρo ρ

Notations : ρo courbure lorsque le segment est à l’état libre (courbure initiale)


ρ* courbure lors de la mise en place du segment

Cette contrainte σmax pose est responsable de la majorité des classiques ruptures qui se produisent, en
service, à l’opposé de la coupe. Lors de la mise en place du segment, on a provoqué une fissure dans
la fibre interne du segment, fissure qui, sous l’effet des charges alternées rencontrées en utilisation,
se développe jusqu’à la rupture de segment.

Toute la difficulté consiste à déterminer la valeur de cette courbure ρ* lors de la mise en place du
segment dans sa gorge.

Les normes DIN allemandes nous proposent une formule pratique afin de calculer cette contrainte
maximale de pose, étant donné que la solution exacte ne se laisse pas calculer :

et nous vérifierons que celle-ci reste inférieure à la contrainte maximale de flexion permise.
20

σt max=
Ee
D−e
1.26
D+e
D−e (
−1 −1.84 )2 0
3 π D−e (
+0.025 )
1.4.3. Dimensionnement et vérification des contraintes
Démarche à suivre :

Au moyen des tableaux de la {Réf. 13.}, pour la hauteur hs considérée, (la plus proche de la valeur pré
dimensionnée), nous pouvons calculer, la contrainte maximale existante dans le segment; la force
tangentielle Ft étant donnée directement dans le tableau en fonction de la hauteur du segment. Une
remarque cependant : cette force tangentielle est calculée pour de la fonte grise (Matière STD).

Nous vérifierons ainsi que la contrainte maximale ainsi calculée est bien inférieure à la contrainte
admissible pour la fonte grise

Si ce n’est pas le cas, il faut changer de matériau constitutif du segment et, moyennant adaptation de
la force tangentielle donnée dans le tableau, revérifier le non-dépassement de la contrainte
admissible du matériau choisi.

Ensuite nous vérifierons que l’on ne dépasse pas la contrainte admissible de pose. Pour ce faire, il
s’agira de retrouver la valeur de l’ouverture de coupe O au moyen de la formule.

Enfin, nous calculerons la valeur de la pression spécifique afin de vérifier que celle-ci se situe bien
dans l’intervalle acceptable.

1.4.4. Jeu minimum de dilatation


Pour une raison évidente d’étanchéité, la fente subsistant après placement doit être aussi faible que
possible, mais il doit subsister un minimum, dans le cas des moteurs à combustion interne, pour
permettre la dilatation thermique, car la température des segments, dont la dilatation périphérique
n’est pratiquement pas entravée, est plus élevée que celle du cylindre.

Valeur du jeu minimum jf (jeu à la coupe) :

Jf≥ πD ¿

Notations : jf jeu lorsque le segment est fermé m


αs coefficient de dilatation du segment m
αc coefficient de dilatation du cylindre K-1
K-1
ΔTs Variation de température du segment entre la pose (20 K
°C et la température de fonctionnement (. 250 EC)
ΔTc variation de température du cylindre entre “à froid” et K
“à chaud” (. 120 EC)
Le jeu minimum est donné aussi par :

j f = 0.2...0.8mm {Réf. 25}

j f ≈ 0.006 D Segment chromé coupe feu {Réf. 26} j f ≈ 0.004


D Autres segments {Réf. 26}
21

Nous pourrions comparer celui-ci avec celui donné à la référence {Réf. 13.}.

1.4.5. Dilatation d’étranglement


A la température de fonctionnement du moteur, la gorge du segment risque de bloquer celui-ci de
par sa dilatation. Il faudra donc prévoir un jeu minimum de dilatation (Voir figure fig. P4.1.).

Valeur du jeu minimum gorge - segment je :

( ) (éq. P4.16.)
{Réf. 12}
je ≥ΔTs hs αs + hgorge αgorge

Notations : je jeu gorge - segment


mm
ΔTs variation de température du segment K
αs coefficient de dilatation du segment K-1
hs hauteur du segment mm
hgorge hauteur de la gorge mm

fig. P4.1. - Jeux.

En général, la hauteur de gorge hgorge est de l’ordre de (jeu de battement) :


hgorge ≈ +hs (0.0003...0.0008) D
{Réf. 25}
(Racleur)

hgorge ≈ +hs (0.0005...0.0012) D (Feu et étanchéité (gros Diesel)) {Réf. 1}

hgorge ≈ +hs (0.15...0.20)mm (Feu et étanchéité (Diesel))


{Réf. 26}

hgorge = +hs (0.03à 0.05)mm (Feu et étanchéité)


{Réf. 25}

Tandis que la profondeur de gorge egorge est de l’ordre de (jeu radial) :


egorge = +es (0.3à 0.4)mm
{Réf. 25}
(Racleur)

egorge ≈ +es (0.0025...0.0060) D


{Réf. 1}
(Gros Diesel)

egorge = +es (0.2 à 0.3)mm


{Réf. 25}
(Feu et étanchéité)
C’est-à-dire que le jeu radial est 5 à 10 fois supérieur au jeu axial (de battement).
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