Description physique :
Le lion est un mammifère carnivore très imposant. Après le tigre, c'est le
deuxième plus grand félin. L’animal possède une musculature très développée : il
pèse en moyenne 175 kg et mesure entre 136 à 198 cm selon les zones
géographiques.
Le lion possède un pelage de couleur sable ou ocre foncé. Les petits lionceaux
disposent de taches sombres qui tendent à disparaître après leur première année.
Le mâle se distingue de la femelle par sa superbe crinière.
Son lieu de vie :
On rencontre principalement le lion en Afrique, en Inde, ainsi qu’au Proche-
Orient. Il est important de noter que cette race de félidé se trouvait aussi localisé
dans les Balkans et le Sud de l’Europe il y a très longtemps, lors de l’Antiquité.
Son alimentation :
Le lion se nourrit essentiellement de bovidés comme les élands (avec un "d"),
les oryx ou les gnous, et de mammifères comme les zèbres et les phacochères.
Bien que l’animal consomme en moyenne 7 kg de viande par jour, le lion ne passe
pas son temps à chasser. En effet, le prédateur demeure inactif pendant plus de 21
heures par jour. Ce grand félin ne chasse qu’une fois sa réserve de nourriture
épuisée.
Sa reproduction :
Une fois qu’ils atteignent l’âge de 3 ou 4 ans, les lions adultes peuvent se
reproduire. Pour s’accoupler, le mâle doit avant tout obtenir le consentement de la
lionne. Cela est d’autant plus valable pour les mâles qui sont au sommet de la
hiérarchie.
La lionne connaît en moyenne une période de gestation de 4 mois durant laquelle
elle se tient isolée du groupe. La femelle peut mettre bas jusqu’à 4 lionceaux.
Son espérance de vie :
Le lion vit environ 15 ans en pleine nature et jusqu'à 30 ans en captivité.
Son cri :
Les lions ont plusieurs manières de communiquer entre eux. Ce félin émet des
rugissements ou des grognements. En tant qu’animal social, il dispose aussi du
langage corporel pour faire passer un message.
Signes particuliers :
Contrairement aux autres prédateurs, le lion préfère chasser dans l’obscurité ou
très tôt le matin. Il est d’ailleurs connu comme étant le roi des animaux grâce à sa
grande force.
Sous-espèces :
Les sous-espèces du lion d’Afrique se différencient principalement par la taille du
corps et de la crinière. Ainsi, le lion du Sénégal (ou le lion d’Afrique de l’Ouest) est
considéré comme le plus petit des lions africains (peuplant uniquement l’Afrique
subsaharienne). Sa crinière est aussi plus petite. Il se distingue par la forme du crâne
qui diffère de celle des autres sous-espèces de lion.
Le lion des Massaïs est moins massif que d’autres lions d’Afrique. Son dos est
moins courbé, et ses jambes sont plus longues. Il a une crinière moins touffue que
celle des autres sous-espèces de lion. Les articulations du genou du mâle sont
couvertes de petites touffes de poils. Le mâle pèse en moyenne 175 kg. Il mesure de
2,5 à 3 m de long (avec queue) et environ 1 m de [Link] femelle est plus petite.
Le lion du Transvaal (ou le lion d'Afrique du Sud-est) a une taille plus imposante,
le mâle mesurant de 2,60 à 3,20 m de long, queue comprise, et entre 0,92 et 1,23 m
de haut. Celui-ci pèse entre 150 et 250 kg et porte une crinière noire longue et
touffue.
Le lion du Katanga (nommé aussi le lion d'Afrique du Sud-ouest) se caractérise
par sa crinière très épaisse et plus claire. Il mesure de 1,70 à 1,90 m de long, et entre
0,90 et 1 m de haut pour un poids allant de 140 à 242 kg (pour les mâles). Il possède
une queue d’1 m environ.
Le lion du Congo atteint une longueur de 2,70 m environ et pèse
approximativement 190 kg.
Pour ce qui est du lion d’Asie, il est plus petit que le lion d’Afrique (de 10 à
20 %). Sa crinière est moins touffue, sa tête est plus petite et son pelage est plus
épais. Il est caractérisé par le gousset (poche de peau) situé sous le ventre et
s’étendant jusqu'aux pattes arrière (contrairement au lion d'Afrique qui,
généralement, ne possède pas de gousset). Chez cette sous-espèce de lion, le pinceau
de la queue est plus long que chez le lion africain. Le mâle atteint une longueur
d’environ 1,9 m et peut peser de 160 à 190 kg. Sa queue mesure en moyenne
0,80 m.
Perte de l'habitat naturel et conflits :
La principale cause du déclin de nombreuses populations est la destruction de
l'habitat naturel. Les lions ont été chassés de 92% de leur territoire d'origine,
l'homme s'accaparant de plus en plus de terres pour accroître sa production agricole.
Il n'est pas rare que les éleveurs de bestiaux abattent ou empoisonnent des lions
lorsque ces derniers s'attaquent à leurs troupeaux (en raison d'un accès facile). Les
détenteurs d'animaux tuent également les lions par crainte pour leur vie.
Un manque de proies :
La perte de l'habitat naturel causée par l'homme concerne les lions, mais aussi ses
proies: les populations de buffles, gazelles, et zèbres se raréfient. La consommation
croissante de viande de brousse et le braconnage de proies accentuent également le
problème. Le braconnage menace directement les lions: ils meurent dans d'atroces
souffrances dans les fils métalliques et les pièges à mâchoires posés par les
braconniers pour attraper des ongulés.
Braconnage, trophées et médecine asiatique
Le lion reste l'un des trophées de chasse les plus convoités d'Afrique. La chasse
réglementée peut générer d'importants revenus pour la conservation de la nature.
Mais ces derniers doivent profiter à la population locale et permettre d'assurer une
gestion professionnelle des zones protégées. Les quotas de chasse sont souvent trop
élevés, mettant en péril les effectifs de lions. En outre, le respect des quotas n'est
généralement pas assez contrôlé, de sorte que le nombre de lions abattus dépasse le
contingent autorisé.
Une nouvelle menace est le commerce d'os et d'autres parties de l'anatomie du
lion, utilisés dans la médecine asiatique pour remplacer des produits issus du tigre.
L'abattage d'un seul lion peut avoir de lourdes conséquences. La chasse au trophée
visant les mâles, leur disparition entraîne souvent un changement à la tête de la
troupe. Le nouveau mâle dominant tuant tous les jeunes lions lorsqu'il prend le
pouvoir, l'abattage d'un lion mâle peut conduire à d'autres décès de lions.
Maladies
Les maladies introduites continuent d'avoir des conséquences dramatiques pour les
lions. En 1994, l'agent pathogène de la maladie de Carré a décimé près d'un tiers des
lions du Serengeti. Depuis 1995, il est prouvé que les lions d'Afrique du Sud
meurent de la tuberculose, transmise par des bovins domestiques infectés aux
buffles, puis aux lions. Le VIF, un virus au mode opératoire similaire à celui du
VIH, constitue une autre menace pour les grands félins sauvages.