Outils Mathématiques et Logiciels 2021-2022
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COURS
OUTILS MATHÉMATIQUES et
LOGICIELS
SEMESTRE 1
B.U.T. 1
3 LIMITES DE FONCTIONS 19
I Rappel sur les limites à droite et à gauche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
II Limites des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
III Théorèmes généraux sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.1 Limite d’une somme de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.2 Limite d’un produit de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.3 Limite de l’inverse d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.4 Limite d’un quotient de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
III.5 Limite de la composée de deux fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
IV Equivalents . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
V Théorèmes de comparaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
VI Comportement asymptotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
VII Croissances comparées des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4 DÉRIVATION ET CONTINUITÉ 25
I Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
I.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
I.2 Dérivéees des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3
4 TABLE DES MATIÈRES
5 IMPÉDANCES COMPLEXES 31
I Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II Impédance complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II.1 Cas d’une résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
II.2 Cas d’une bobine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
II.3 Cas d’un condensateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6 CALCUL INTÉGRAL 33
I Intégrale de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
II Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
III Lien Intégration-Primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
IV Primitives (Rappels) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
V Intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
V.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
V.2 Utilisation de l’intégrale en GEII : Valeurs moyenne et efficace . . . . . . . . . . . . . . 37
7 FONCTIONS RECIPROQUES 39
I Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
II Fonction réciproque en lien avec la fonction tan : arctan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Chapitre 1
I Trigonométrie
I.1 Mesure principale d’un angle
Définition 1 :
On appelle mesure principale d’un angle l’unique mesure de cet angle appartenant à l’intervalle ] − π; π].
47π
Par exemple, pour obtenir la mesure principale de , on commence par déterminer l’entier pair le plus proche
3
47
de .
3
47π π
Ainsi, la mesure principale d’un angle de mesure est − .
3 3
Définition 2 :
On appelle cercle trigonométrique le cercle de centre O, de rayon 1, orienté dans le sens direct.
−−→
Soit M un point sur ce cercle tel que (−
→u ; OM ) = x .
cos(x) correspond à l’abscisse de M et sin(x) correspond à l’ordonnée de M .
1
2 CHAPITRE 1. GENERALITES SUR LES FONCTIONS
Propriété 1 :
• ∀x ∈ R, on a : −1 6 cos(x) 6 1 et −1 6 sin(x) 6 1.
• ∀x ∈ R, on a : cos2 (x) + sin2 (x) = 1.
• Les fonctions sin et cos sont définies sur R, à valeurs dans [−1; 1].
• Les fonctions sin et cos sont 2π-périodiques.
• sin est impaire et cos est paire car, pour tout x réel, on a :
cos(−x) = · · · · · · et sin(−x) = · · · · · · .
La formule cos(x) = sin x + π2 montre que la courbe d’équation y = cos(x) se déduit de la courbe d’équation
−
→
y = sin(x) par la translation de vecteur − π2 i .
cos(3x) = 0, 5
II Périodicité
2π
Exercice 1.2 Montrer que la fonction f : t 7→ cos(ωt) est périodique de période T = ω où ω > 0.
Remarque 1 :
• T = 2π
ω induit que ωT = 2π et ω = T .
2π
Remarque 2 :
• Les intervalles de R sont des sous-ensembles particuliers de R.
• Dans le cas où la fonction n’est connue que par la donnée de son expression f (x), on convient que le
domaine de définition est l’ensemble de tous les réels x tels que f (x) existe.
3
Exercice 1.3 Déterminer l’ensemble de définition de la fonction f : x 7→ √ .
x2 −4
sin x
Exercice 1.4 Montrer que la fonction f : x 7→ est paire.
x
Remarque 4 : Dans un repère orthogonal, la courbe représentative d’une fonction paire est symétrique par
rapport à l’axe des ordonnées.
Remarque 5 :
• La courbe représentative d’une fonction impaire est symétrique par rapport à l’origine O du repère.
• Si f est une fonction impaire définie en 0 alors f (0) = 0.
En effet :
• Pour étudier une fonction paire ou impaire, on peut restreindre l’intervalle d’étude (en considérant, par
exemple, R+ au lieu de R).
IV. FONCTION COMPOSÉE ET APPLICATIONS GRAPHIQUES 7
(v ◦ u)(x) = v(u(x))
u v
Remarque 6 : On a : v ◦ u : x 7→ u(x) 7→ v(u(x))
Exercice 1.5 On considère les fonctions u et v définies sur R par u(x) = x2 et v(x) = cos(x).
Déterminer v ◦ u et u ◦ v.
Exercice 1.6 On considère la fonction f dont le graphe est donné ci-dessous, définie par
f (x) = x3 − 3x2
V Fonctions usuelles
V.1 Fonctions puissances et racines n-ième
Propriété 8 : On appelle fonction puissance d’exposant α ∈ R l’application définie sur ]0; +∞[ par
x 7→ xα
• ∀p ∈ R, ln(ap ) = p ln(a).
V. FONCTIONS USUELLES 9
Conséquences :
• ∀x ∈ R, on a : ln(ex ) = x.
• ∀y > 0, on a : eln y = y.
I Forme algébrique
I.1 Généralités
Définition 1 : On définit le nombre imaginaire j tel que
j 2 = −1
a + jb est appelée forme algébrique du nombre complexe z = a + jb. Cet ensemble est muni des lois “ + ”
et “ × ” telles que celles-ci prolongent les lois de R.
À tout point M de coordonnées (a; b) dans le repère orthonormal (O; ~u, ~v ), on associe le nombre complexe
a + jb.
Remarque 1 : Tout réel x peut s’écrire x = x + 0j ce qui induit que tout nombre réel est un nombre complexe.
On note : R ⊂ C.
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5
11
12 CHAPITRE 2. GENERALITES SUR LES NOMBRES COMPLEXES
Remarque 2 :
• Les parties réelles et imaginaires d’un nombre complexe sont des nombres réels.
• Si Im(z) = 0 alors z ∈ R.
Exercice 2.3 Déterminer les parties réelle et imaginaire de D = 4, E = 2j, F = 1 + j et G = (1 − j)(2 + 2j).
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5
I. FORME ALGÉBRIQUE 13
1 2+j
Exercice 2.4 Déterminer les parties réelle et imaginaire de Z = et Z ′ = .
a + jb 3−j
Propriété 14 :
Pour tous nombres complexes z et z’, n étant un entier, on a :
• (z + z ′ ) = z + z ′ ; (z × z ′ ) = z × z ′ ; z n = z n et z̄¯ = z.
• z ∈ R ⇔ z = z̄.
• si z 6= 0alors z1 = z1 ; zz = zz .
′ ′
z + z̄ = 2Re(z)
• On a : .
z − z̄ = 2jIm(z)
Démonstration des relations ci-dessus :
14 CHAPITRE 2. GENERALITES SUR LES NOMBRES COMPLEXES
|z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ |
Démonstration :
III. FORME TRIGONOMÉTRIQUE 15
√
Exercice 2.5 Déterminer le module et un argument de A = 2, B = 3j, C = 1 + j et D = −1 + 3j.
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
−1
−2
−3
−4
−5
16 CHAPITRE 2. GENERALITES SUR LES NOMBRES COMPLEXES
IV Forme exponentielle
IV.1 Généralités
Définition 7 : Pour tout réel θ, on note
Exercice 2.6 Écrire 2j et −3 sous forme exponentielle et en déduire la forme exponentielle de −6j.
A retenir :
π π
• e2jkπ = 1 (k ∈ Z) ; ej 2 = j ; e−j 2 = −j.
jθ n jnθ
• Pour tout entier n, on a : e =e .
• z z̄ = |z|2 .
• z ∈ R ⇔ z n = z n ⇔ z =0 ou arg(z) = 0[π].
• z est imaginaire pur si et seulement si arg(z) = π2 [π].
Commentaires :
" 2 #
2 b ∆
Propriété 21 : az + bz + c = a z + − 2 où ∆ = b2 − 4ac.
2a 4a
b 2 ∆
Résoudre l’équation az 2 + bz + c = 0 revient donc à résoudre z +
2a = 4a2 .
Ainsi, en considérant δ une racine carrée de ∆, on a :
On a ainsi : √ √
— Si ∆ > 0 alors l’équation az 2 + bz + c = 0 admet deux solutions : z1 = −b−2a
∆
et z2 = −b+ 2a
∆
.
2 −b
— Si ∆ = 0 alors l’équation az + bz + c = 0 admet une unique solution : z0 = 2a .
2
— Si ∆ < 0 alors
√
l’équation az√ + bz + c = 0 admet deux solutions (complexes conjuguées) :
−b−j −∆ −b+j −∆
z1 = 2a et z 2 = 2a .
z2 + z + 1 = 0
LIMITES DE FONCTIONS
Remarque 1 : Une fonction f admet une limite en a si, et seulement si, elle admet des limites à droite et
gauche et que celles-ci sont égales.
On a alors : lim+ f (x) = lim− f (x) = lim f (x).
x→a x→a x→a
En effet :
19
20 CHAPITRE 3. LIMITES DE FONCTIONS
Exercice 3.1 Déterminer les limites suivantes : lim 3x2 + 5x − 2 et lim 3x3 + 5x − 2.
x→+∞ x→−∞
3x2 −5x+1
Exercice 3.2 Déterminer : lim x−3 .
x→+∞
x3 −2x+3
Ainsi, considérons la fonction f définie sur ]1; +∞[ par f (x) = −x2 +x .
Pour la limite en +∞, on peut écrire l’enchaı̂nement suivant :
x3
lim f = lim −x 2 = lim −x = −∞.
+∞ x→+∞ x→+∞
x
Exercice 3.3 Déterminer : lim e x2 +1 .
x→+∞
IV Equivalents
Définition 2 :
Soient f et g deux fonctions définies sur un voisinage V de a pouvant être un réel, +∞ ou −∞.
On dit que f est équivalente à g en a, et on note f ∼ g, s’il existe une fonction ε définie sur V telle que :
a
∀x ∈ V, f (x) = [1 + ε(x)] g(x) avec lim ε(x) = 0.
x→0
Théorème 6 :
Soient f et g deux fonctions définies sur un voisinage V de a pouvant être un réel, +∞ ou −∞.
Si g est non nulle au voisinage de a, on a :
f (x)
f ∼ g si et seulement si lim = 1.
a x→a g(x)
Remarque 2 : En l’infini, un polynôme est équivalent à son terme de plus haut degré.
Propriété 25 :
• Si f ∼ g et g ∼ h alors f ∼ h.
a a a
f1 g1
• Si f1 ∼ g1 et f2 ∼ g2 alors f1 f2 ∼ g1 g2 et ∼ .
a a a f2 a g2
Remarque 3 : Les équivalents sont conservés par produit et quotient d’après ce qui précède mais ils ne le sont
ni par sommation, ni par composition.
En effet, considérons ex+1 et ex :
2x2 − 4x + 2
Exercice 3.4 Déterminer un équivalent, en 0 et +∞, de f : x 7→ .
2x3 + x2 − 1
22 CHAPITRE 3. LIMITES DE FONCTIONS
V Théorèmes de comparaisons
3x+sin(x)
Exercice 3.5 Déterminer lim x+2 .
x→+∞
VI Comportement asymptotique
Théorème 9 :
• Si lim f (x) = ±∞, alors la courbe représentative de f admet une asymptote d’équation x = a.
x→a
• Si lim f (x) = b, alors la courbe représentative de f admet une asymptote d’équation y = b.
x→±∞
• Si lim [f (x) − (ax + b)] = 0 alors la droite d’équation y = ax + b est asymptote à la courbe
x→+∞
représentative de f .
Exercice 3.6 Démontrer l’existence d’asymptotes aux courbes représentatives des fonctions f et g définies
(x+1)2
sur ]0; +∞[ par : f (x) = 3x+1
x+1 et g(x) = x .
VII. CROISSANCES COMPARÉES DES FONCTIONS USUELLES 23
Exercice 3.7 Montrer que la droite d’équation y = −3x + 2 est asymptote, au voisinage de +∞, à la courbe
2
représentative de la fonction f : x 7→ −3x +2x+5
x
ln x
.
24 CHAPITRE 3. LIMITES DE FONCTIONS
1 1
Exercice 3.8 Déterminer les limites suivantes : lim x x et lim x x .
x→+∞ x→0+
1
Figure 3.3 – Représentation graphique de la fonction x 7→ x x
.
DÉRIVATION ET CONTINUITÉ
I Fonction dérivée
I.1 Généralités
Définition 1 : Soit f une fonction définie sur un intervalle I contenant x0 .
• On dit que f est dérivable en x0 si lim f (x0 +h)−f
h
(x0 )
existe et est finie.
h→0
• Si f est dérivable en tout point de I, on peut définir sur I la fonction f ′ : x 7→ f ′ (x) appelée
fonction dérivée de f .
Remarque 2 : Le nombre dérivé d’une fonction en x0 , s’il existe, correspond à la pente de la tangente à la
courbe représentative de la fonction au point d’abscisse x0 .
Une équation de cette tangente est
y = f ′ (x0 )(x − x0 ) + f (x0 )
Illustration graphique :
25
26 CHAPITRE 4. DÉRIVATION ET CONTINUITÉ
Théorème 1 : Soit f une fonction dérivable en 0 telle que f ′ (0) est non nul. On a
Corollaire 4 : sin x ∼ x ; ln (1 + x) ∼ x ; ex − 1 ∼ x.
x→0
2
ex − 1
Exercice 4.1 Déterminer la limite en 0 de .
2x2
Corollaire 5 :
Soit u une fonction définie sur un intervalle I.
• Pour tout n ∈ N, un est dérivable sur I (avec la condition u(x) 6= 0 pour n < 0) et on a :
′
(un ) = nu′ un−1 .
′
• eu est dérivable sur I et on a : (eu√) = u′ eu .
• Si u > 0 sur I alors les fonctions u et ln u sont dérivables sur I et on a :
√ ′ ′ ′ ′
( u) = 2u√u et (ln u) = uu .
1
′ u ′
Remarque 3 : Soit n un entier naturel non nul. On a : un = −n un+1 .
En effet :
II Applications de la dérivation
II.1 Sens de variations d’une fonction
Théorème 4 : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I.
• f est constante sur I si et seulement si f ′ est nulle sur I.
• Si f ′ < 0 sur I (sauf en un nombre fini de points) alors f est strictement décroissante sur I.
• Si f ′ > 0 sur I (sauf en un nombre fini de points) alors f est strictement croissante sur I.
Remarque 5 : Dans ce cas, Cf admet une tangente horizontale en M0 (x0 ; f (x0 )).
28 CHAPITRE 4. DÉRIVATION ET CONTINUITÉ
Exercice 4.4 Soit f la fonction x 7→ x + sin2 x et Cf sa courbe représentative dans un repère orthonormal.
1. Déterminer les limites de f aux bornes de son domaine de définition.
Montrer que, pour tout réel x, on a : f (x + π) = f (x) + π.
2. Etablir le tableau de variations de f sur [0; π]. Déterminer les points d’intersection de Cf avec les
droites d’équation y = x et y = x + 1 . Préciser les tangentes en ces points.
3. Etudier, sur 0; π2 , la position de Cf par rapport à sa tangente au point d’abscisse π4 .
III Continuité
III.1 Continuité en un point
Définition 2 : Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R et a ∈ I.
On dit que f est continue en a si lim f (x) = f (a).
x→a
Théorème 6 :
Les fonctions polynômes, rationnelles, exponentielles, puissances, logarithmes, trigonométriques sont
continues sur leur ensemble de définition.
IV. THÉORÈME DES VALEURS INTERMÉDIAIRES 29
III.3 Propriétés
Théorème 7 : (Continuité et opérations)
Soient f et g deux fonctions continues , k étant un réel.
Les fonctions suivantes sont aussi continues en a :
f
f + g ; f × g ; kf et (en supposant g (a) 6= 0).
g
sin x
Exercice 4.6 Considérons la fonction sinus cardinal définie par f (x) = .
x
Exercice 4.7 Montrer que l’équation 2x + 3x = 13 admet une unique solution sur R.
IMPÉDANCES COMPLEXES
I Généralités
Définition 1 : (Vecteurs de Fresnel)
−−→
A la grandeur x(t) = Xm cos (ωt +ϕ), on associe, dans le repère (O; ~u, ~v ), le vecteur (dit de Fresnel) OM
−−→ −−→
tel que : OM = Xm et ~u; OM = ωt + ϕ.
−−→ −−−→
Remarque 1 : si y(t) = Xm cos (ωt + ϕ′ ), l’angle ϕy/x = OM ; OM ′ = ϕ′ − ϕ est appelé déphasage de y
par rapport à x.
X = Xm ej(ωt+ϕ)
II Impédance complexe
On considère un dipôle passif aux bornes duquel on applique la tension sinusoı̈dale v(t) = Vm cos (ωt), et soit
i(t) = Im cos(ωt + ϕ) le courant sinusoı̈dal traversant ce dipôle en régime permanent.
Associons à v(t) et i(t) respectivement les complexes v = Vm ejωt et i = Im ej(ωt+ϕ) .
v
Définition 3 : On appelle impédance complexe le nombre Z = .
i
31
32 CHAPITRE 5. IMPÉDANCES COMPLEXES
Théorème 2 : L’impédance associée à une bobine d’inductance L est donnée par : Z = jLω.
1
Théorème 3 : L’impédance associée à un condensateur de capacité C est donnée par : Z = .
jCω
Et de terminer ce chapitre en citant Gérard Couturier, ancien Professeur d’Electronique du Département GEII
de Bordeaux :
”La réalité est parfois compliquée mais jamais complexe”.
Chapitre 6
CALCUL INTÉGRAL
I Intégrale de Riemann
Introduction
La notion d’intégration est essentielle en physique.
Dans cette partie, nous nous contenterons de rappeler (ou préciser) certaines notions indispensables à la bonne
compréhension de notions abordées très rapidement dans d’autres disciplines. En mathématiques, ces notions
seront approfondies ultérieurement.
II Généralités
Définition 1 : On appelle subdivision de l’intervalle [a; b] une famille finie σ = {x0 ; x1 ; x2 . . . ; xn } telle
que : x0 = a < x1 < x2 < . . . < xn = b.
Exemple 2
• σ1 = {0 ; 0, 5 ; 1} et σ2 = {0 ; 0, 2 ; 0, 4 ; 0, 6 ; 0, 8 ; 1} sont des subdivisions de [0; 1].
• σ = a; a + b−a b−a
n ; a + 2 n ; ...; b est une subdivision de [a; b].
Remarque 1 : Ces sommes de Riemann sont utilisées dans la méthode des rectangles pour le calcul approché
des intégrales.
Théorème-Définition 2 : On dit qu’une fonction f est intégrable (au sens de Riemann) sur [a; b] si
lim Sn (f ) existe et est finie.
n→+∞
Z b
Toute fonction f continue sur [a; b] est intégrable et son intégrale, notée f (x) dx, est définie par :
Z b a
f (x) dx = lim Sn (f ).
a n→+∞
33
34 CHAPITRE 6. CALCUL INTÉGRAL
Z
De façon plus générale, une primitive de f se note parfois : f (x) dx.
df (x) df
De même, la dérivée de f peut être définie ainsi : f ′ (x) = voire f ′ = .
dx dx
Pour une fonction f de la variable x, on a donc : df = f ′ dx.
IV Primitives (Rappels)
Définition 3 : Soit f une fonction définie et dérivable sur I.
F est une primitive de f sur un intervalle I si F ′ = f sur I.
Propriété 26 : Si f admet une primitive F sur I alors elle admet une infinité de primitives G sur I et
les primitives de f seront de la forme G = F + k où k est une constante réelle.
Théorème 2 : Toute fonction continue sur un intervalle I admet une primitive sur I.
Remarque 4 :
• Certaines fonctions non continues admettent des primitives comme cela a été vu en début d’année avec
la définition de l’intégrale de Riemann.
C’est le cas, par exemple, des fonctions en escalier, des fonctions continues par morceaux ainsi que des
fonctions bornées ayant un nombre fini (éventuellement nul) de points de discontinuité.
2x sin x1 − cos x1 si x 6= 0
De ce fait, la fonction f définie par : f (x) = admet des primitives.
0 si x = 0
Cette fonction
2 n’est pas continue en 0 cependant elle admet pour primitive la fonction F définie par :
x sin x1 si x 6= 0
F (x) = .
0 si x = 0
• Certaines fonctions usuelles comme t 7→ e−t , t 7→ sin(t)
2 −t
V Intégrales
V.1 Généralités
Zb
On rappelle que, F étant une primitive de f sur un intervalle [a; b], on a : f (t)dt = [F (t)]ba = F (b) − F (a).
a
Za Zb Za
Remarque 5 : f (t) dt = 0 et f (t) dt = − f (t) dt.
a a b
Remarque 6 : Si f est définie sur les intervalles ]a0 ; a1 [, ]a1 ; a2 [, · · · , ]an−1 ; an [ avec a0 = a et an = b alors :
Zb ai+1
n−1
X Z
f (t)dt = f (t)dt.
a i=0 a
i
1 si − 2 < x ≤ 0 Z4
Exercice 6.4 Soit f la fonction définie par f (x) = −x + 1 si 0 < x < 3 . Calculer f (x)dx.
x2 si 3 ≤ x ≤ 4
−2
Démonstration :
Démonstration :
Zb
1
< f >= f (x) dx
b−a
a
ZT
1
< f >= f (x) dx
T
0
Propriété 28 : Soit f une fonction continue sur R, T -périodique. Pour tout réel a, on a
ZT a+T
Z
f (x) dx = f (x) dx
0 a
Démonstration :
38 CHAPITRE 6. CALCUL INTÉGRAL
Définition 5 : La valeur efficace d’une fonction T -périodique f , notée fef f , est définie par
ZT
2 2 1
fef f =< f >= f 2 (x) dx
T
0
FONCTIONS RECIPROQUES
I Généralités
y = f −1 (x)
x = f (y)
On a : ⇔ .
x∈J y∈I
Remarque 1 :
∀x ∈ I, on a : f −1 ◦ f (x) = x ∀y ∈ J, on a : f ◦ f −1 (y) = y.
et
Remarque 2 :
Si f est une fonction définie, continue et strictement monotone sur un intervalle I alors f (I) = J est un intervalle
et f réalise une bijection de I dans J. Elle admet donc une fonction réciproque f −1 .
Exercice 7.1 Montrer que la fonction f : x 7→ x2 définie sur R+ admet une fonction réciproque que l’on
précisera.
Explications :
39
40 CHAPITRE 7. FONCTIONS RECIPROQUES
Remarque 3 :
′ 1
• Si f −1 est dérivable en x0 alors f −1 (x0 ) = .
f′ (f −1 (x0 ))
• Quelques explications sur la formule de la dérivée :
On rappelle que : (u ◦ v)′ (x) = v ′ (x).u′ (v(x)) et (f ◦ f −1 )(x) = x. En dérivant la seconde relation, il vient :
−π
; π2
Figure 7.3 – Représentation graphique de tan sur 2
Théorème-Définition 3 :
La restriction de la fonction x 7→ tan x à l’intervalle −π π
2 ; 2 admet une fonction réciproque, notée arctan,
définie sur R.
−π
; π2 .
Remarque 4 : On a : arctan : R → 2
tan y = x
Le nombre y = arctan (x) est défini par les deux conditions −π π .
2 < y < 2