TABLE DE MATIÈRES
Partie philo :
Méthodologie ( Dissertation & Commentaire) …………………………….……2-4
La vie en société……………………………………………………….....................5-7
Travail……………………………………………………………………......................8-9
La religion…………………………………………………………………………….….10-11
Valeur de la philosophie………………………………………………..…………..12-15
Progrès et bonheur………………………………………………………….….…….16-17
Sujets de dissertation et commentaire avec leurs corrigés …………...18-53
Partie français :
Méthodologie ( Dissertation & commentaire)………………………………………………..54-57
Résumés de quelques œuvres littéraires……………………………………………………….58-60
Les fonctions de la littérature, leurs arguments et illustrations………………………..60-62
MÉTHODOLOGIE
God ne fait rien au hasard 1 Bonne chance
Dissertation philosophique
La dissertation philosophique est un exercice écrit de réflexion à travers lequel on
dégage le problème que pose le sujet envu de le résoudre par une argumentation
ordonnée. Elle comporte trois (3) principales parties qui sont distincts mais intimement
liées.
1. Introduction
C’est la première partie de la dissertation. Elle est un texte rédigé qui consiste
essentiellement à poser le problème que l’on doit résoudre. Et pour le faire l’on a
besoin de la contextualisation* du sujet ( reformuler le sujet en utilisant les
synonymes des mots du sujets tout en gardant le sens du sujet ), du problème du
sujet et des aspects du sujets sous la forme interrogative.
2. Développement
C’est la seconde partie du devoir. Il est une réflexion personnelle dans laquelle l’élève
ou le candidat une discution, une argumentation progressive pour aboutir à la
résolution du problème. En d’autres termes le développement consiste à faire une
analyse méthodique, ordonner les idées. Toutes ces idées doivent être organisées
autour de grands axes qui sont des thèses ou des positions correspondants aux
différents aspects du problème posé. On comprend alors que l’étape du
développement est l’étape où on cherche les arguments pour justifier les thèses (axes),
démontrer les affirmations en s’appuyant sur les éléments du cours, sur les positions
de l’auteur, sur les exemples et illustrations philosophique. L’analyse de chaque axe
doit se terminer par une idées qui résume l’essentiel de ce qui a été dit dans cette
partie.
N.B : Pour passer de l’analyse d’un axe à l’analyse d’un autre axe, on procède par
une transition à l’aide d’une phrase interrogative.
3. Conclusion
Elle est la dernière étape de la dissertation. La conclusion fait e bilan des idées
débattues dans le développement et donne une réponse précise au problème posé
dans l’introduction.
COMMENTAIRE DE TEXTE PHILOSOPHIQUE
God ne fait rien au hasard 2 Bonne chance
Le commentaire de texte philosophique est un exercice dans lequel l’élève est
invité à réfléchir sur un texte suivant la consigne : dégagez l’intérêt philosophique
de ce texte à partir de son étude oordonné.
Dans cet exercice, il est demandé d’expliciter un fragment de texte et de juger de la
valeur du problème qu’il soulève. Autrement dit, le candidat doit expliquer, rendre clair
le texte pour en dévoiler la signification réelle, puis le critiquer. C’est un exercice qui
nécessite une phase préparatoire et une phase de rédaction.
I. LA PHASE PRÉPARATOIRE
La phase préparatoire consiste à faire la compréhension littérale et à dégager la
problématique.
A. La compréhension littérale du texte
Comprendre littéralement le texte revient après lecture à définir les mots ou
expressions difficiles et/ou essentielles du texte et donner les fonctions des opérateurs
logiques ( connecteurs logiques) qui s’y trouvent.
1) Les mots ou expressions difficiles et/ou essentielles
o Un mot ou une expression difficile est un terme ou groupe de mot qui exige des
efforts de compréhension
o Un mot ou expression essentielle est un terme ou groupe de mots indispensable
à la compréhension d’une idée ou d’une phrase.
2) Les opérateurs logiques ou connecteurs logiques
Ce sont des mots qui permettent d’établir une relation entre deux expressions, deux
idées et qui donnent cohérence et logique à un texte.
B. La problématique du texte
Dans le cadre du commentaire, c’est l’ensemble des items de la grille de lecture
nécessaire à l’élaboration du commentaire de texte philosophique. Ce sont le thème,
le problème, la thèse, la structure logique, l’intention, l’enjeu, et la
démarche argumentatif.
II. PHASE DE RÉDACTION
Le commentaire de texte philosophique est constitué de trois (3) parties que sont :
l’introduction, le développement et la conclusion.
1. L’introduction
L’introduction du commentaire de texte philosophique se construit à partir d’un
agencement cohérent et logique du thème, le problème de la thèse et de la
structure logique qui est facultative.
2. Le développement
God ne fait rien au hasard 3 Bonne chance
Le développement du commentaire de texte philosophique est constitué de l’étude
ordonnée et l’intérêt philosophique.
a) L’étude ordonnée
C’est l’explication de chaque mouvement en partant de l’idée principale pour aboutir
ou ressortir les arguments, les exemples, les concepts, les Illusions …
En claire, il faut clarifier les concepts essentiels, développer les idées du texte dans
l’ordre des mouvements .
b) L’intérêt philosophique
C’est le lieu de faire la critique du texte, c’est-à-dire d’évaluer dans son fond et sa
forme. Il comprend deux (2) parties : la critique interne et la critique externe
❖ La critique interne
Elle consiste à mettre en rapport l’intention et la démarche argumentatif de l’auteur
d’une part, et d’autre part, apprécier la validité formelle du texte. Autrement dit, elle
permet de montrer l’adéquation et l’inadéquation entre le type de raisonnement utilisé
par l’auteur et son intention, montrer la cohérence et l’incohérence des arguments les
uns par rapport aux autres , montrer la force et la faiblesse des différents arguments
utilisés par l’auteur.
❖ La critique externe
Dans la critique externe, on fait une appréciation de la thèse de l’auteur dans son
rapport avec d’autres auteurs.
On apprécie l’enjeu du texte par rapport à la pratique ou au vécu. Cela se fait aussi
bien de façon positive que négative.
3. La conclusion
Elle termine l’exercice du commentaire. La conclusion consiste à faire le bilan de
l’analyse du texte en occurrence la critique externe. Elle donne la réponse claire au
problème posé par le texte ou le sujet. On peut aussi donner son point de vue
personnel.
LA VIE EN SOCIETE
God ne fait rien au hasard 4 Bonne chance
Liberté : Autonomie, capacité d'agir selon sa propre volonté,
Loi :Ensemble de principes ou règles qui régit la vie en société
Autrui : L'alter-ergo, cet autre moi, mon semblable
LIBERTE ET LOI
❖ La nécessité de la loi sur la liberté
Argument 1 : La liberté politique se réalise grâce aux lois
Explication : En effet, l'Etat en tant qu'instrument pour maîtriser la barbarie naturelle,
il est aussi un moyen qui permet de dépasser ou de neutraliser l'injustice. L'Etat vise
aussi à faire respecter la loi qui est source de liberté.
Citation : Montesquieu dans L'Esprit des lois affirme que : << La liberté est le
droit de faire tout ce que lois permettent>>. ( C'est-à-dire que la véritable liberté ne
consiste qu'à obéir aux lois dans un gouvernement modéré.)
Argument 2 : La loi ou le droit est un principe, une règle qui organise des rapports
entre individus dans la société
Explication : dans la mesure où c'est elle qui canalise les initiatives des individus et
assure leurs protections contre toutes sortes d'abus.
Citation : Rousseau affirme << L'Etat est une forme d'association qui défend et
protège de toute la forme commune la personne et les biens de chaque associé >>.
Ainsi dans la mesure où l'Etat est l'émanation de tous les individus,il est une réalité
démocratique. Dans un tel état l'homme peut être libre car chaque individu en
s'unissant aux autres c'est-à-dire à la collectivité, il peut s'épanouir et vivre en paix.
Ainsi l'homme est libre selon la loi qu'il respecte car il est auteur de cette loi.
Argument 3 : sur le plan religieux et moral, l'épanouissement de l'individu et de son
salut résident dans le respect des prescriptions divines qui se présente souvent comme
des contraintes.
Explication : en effet,dans le domaine religieux, ses règles sont recommandées par
des règle divins et autres principes de la vie spirituelle. En conservant, le croyant
demeure avant tout libre. C'est pourquoi on peut considérer la religion comme une
liberté dans la servitude (la soumission ).
❖ L'impact négatif de la loi sur la liberté
God ne fait rien au hasard 5 Bonne chance
Argument 1 : la loi relève de l'arbitraire et de l'injustice.
Explication : en effet, dans la perspective annarchiste, la loi a pour but de supprimer
les libertés inaliénables des individus.
Explication : Bakounine affirme : <<L'Etat est un immense cimetière où vienne
d'enterrer toutes les manifestations de la vie individuelle . De ce poiut de vue L'Etat et
ses lois aliè[Link] la loi est injustice.C'est pourquoi dans leur slogans ‘’ni Dieu, ni
maître>> il peut avoir une partialité , une objectivité.
Argument 2 : la loi défend les intérêts de la classe dominante.
Explication : dans la mesure où, selon karl Mars, la loi est une expression d'une
ideologie dominante. En d'autre terme la loi a pour but de protéger, de dominer,
d'exploiter la classe prolétarienne. De telles lois sont aliénantes et injustes.
Citation : karl Mars affirme : <<L'Etat est un instrument au service et à la
domination d'une autre>>
Argument 3 : la loi comme obstacle à la liberté.
Explication : en effet, les diverses contraintes ou détermination biologiques,
psychologiques, sociales s'opposent à la liberté de l'homme. C'est en cela que
calliclès a souligné que la loi est une œuvre des faibles dans leur lutte contre les plus
forts.
AUTRUI
• Autrui, une entrave à la liberté
Argument 1 : La présence d'autrui est gênante et encombrante.
Explication : dans la mesure où en face des autres, nous sommes limités. Le regard
critique d'autrui nous met mal à l'aise.
Citation : Jean-Paul SARTRE dans L'Être et le Néant écrit que <<Tout en me
chosifiant, le regard d’autrui me photographie, me fige et aliène mes possibilités.>>
( Autrement dit, autrui nous empêche de nous exprimer librement. Leurs jugements
suscitent en nous la honte et affecte notre dignité.)
Argument 2 : Les systèmes sociaux nous tranforment.
Explication : En effet, par l’éducation, les lois, les coutumes, la société formate notre
nature pour donner une personnalité selon ses objectifs. Ce changement de nature
que la société nous impose, constitue en réalité un frein à notre liberté, car nous
perdons notre moi naturel au profit d'un autre.
Argument 3 : Autrui apparaît comme un danger pour moi.
God ne fait rien au hasard 6 Bonne chance
Explication : Dans les sociétés actuelles, nous le remarquons. Pour des biens
matériels autrui est capable de nuire à l'existence de son prochain.
Citation : Thomas Hobbes déclare dans Léviathan que << L'homme est un loup
pour l'homme>> ( Ici l'auteur utilise le terme '’ loup'' qui est un animal très dangereux
pour montrer le caractère dangereux d’autrui.)
• La nécessité d'autrui
Argument 1 : Autrui constitue une aide et une consolation
Explication : En effet, dans les moments difficiles, nous trouvons aide et réconfort
auprès des autres.
Citation ¹ : La BIBLE, Genèse 2 verset 18, il est écrit qu’<<Il n'est pas bon que
l'homme soit seul>> ( Ceci pour traduire l'importance de l'autre dans notre vie.)
Citation ² : Michel Tournier affirme que autrui est <<Le rempart le plus sûr>>,
Vendredi ou les limbes du Pacifique.
Argument 2 : Il est source de notre existence, de notre humanisation.
Explication : En fait, l'on naît dans la société, grandit et vit au sein de la. L’éducation
que nous recevons nous permettent d’agir en tant que Hommes être humain.
Citation : Seydou BADIAN dans Sous l'orage écrit que << L'homme n'est rien
sans les hommes. Il vient dans leurs mains et s'enva dans leurs mains.>> ( En claire,
c'est autrui qui nous permet de passer de l'animalité à l’humanité, de la sauvagerie à
la civilisation.)
Argument 3 : Autrui est l'auxiliaire à travers lequel nous pouvons mieux nous
connaître et vivre heureux.
Explication : Cela revient à dire que la vie communautaire facilite la réalisation de
l'homme. Elle développe notre capacité intellectuelle, physique et critique nos défauts
ce qui fait de nous des êtres humains au sens propre du terme.
Citation : Jean-Paul SARTRE affirme que <<Autrui est le médiateur indispensable
entre moi et moi-même>>, L'Etre et le Néant. ( Autrement dit, grâce à notre
prochaine, nous savons qui nous sommes, nous prenons véritablement conscience de
notre existence.)
LE TRAVAIL
God ne fait rien au hasard 7 Bonne chance
Travail : c'est l'activité physique, intellectuelle et morale destinée à produire un
résuultat utile
➢ l'importance du travail dans la vie de l'homme
Argument 1 : Le travail réalise le bonheur de l'homme.
Eplication : Il humanise et socialise l'homme à travers le développement de sa
conscience morale,psychologique et ses aptitudes physique et le travail place au
dessus des autres animaux et facilite les relations intersubjectives.
Citation : Emile DUKHEIM dans son œuvre De la division du travail social
affirme que <<le travail assure l'intégration sociale et l'unité >>. ( Cela revient à dire
que c'est le travail qui consolide les liens entres les membres de la société )
Argument 2 : Il est source d'autonomisatiion et de libération.
Explication : En effet, il est un moyen par lequel l'homme peut satisfaire tous les
besoins qui relèvent aussi bien de sa nature que la vie en société.
Citation : Bernard Binlin Dadié dans son œuvre Climbié écrit que << Le travail
et après le travail l’indépendance mon enfant, n’être à la charge de personne , t-elle
doit être la devise de votre génération>> ( Selon l'auteur, le travail garantie
l’indépendance et la liberté)
Argument 3 : le travail comme condition fondamentalement de la condition humaine.
Explication : dans la mesure où loin d'être une contrainte que nous devons regretter,
le travail réèle la bonté de la nature à notre égard. Le travail nous permet de nous
rendres dignes par nos propres efforts.
Citation : VOLTAIRE dans l'ouvrage candide affirme : <<le travail éloigne de nous
trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin.>> ( Le travail est une aactivité
libératrice et non aliénante.)
➢ L'impact du travail dans la vie de l'homme
Argument 1: Le travail déshumanise ll'homme
Eplication : En effet, le travail est souvent associé à la peine, à la souffrance et à la
misère.
Citation : Simone WEIL, dans l'ouvrage la condition ouvrière , affirme que :
<<l'ouvrier dépense parfois jusqu'à l'extrême limite ce qu'il a de meilleur en lui , sa
faculté de penser, de sentir, de se mournvoir>>. (Pour elle le travail aliène, dépossède
l'homme en l'infantilisant.)
Argument 2 : Le travail est une source d'exploitation et d'aliénation
God ne fait rien au hasard 8 Bonne chance
Explication : Il est une occasion d'exploitation et de domination de l'homme par
l'homme dans le système capitaliste, car dans ce système, le mode de production
aliène psychologiquement et physique l'ouvrier.
Citation : karl mars affirme dans son ouvrage Ebauche d'une économie
politique et manuscrits de 1844 que dans son travail << l'ouvrier ne s'affirme pas
mais se nie. Il ne s'y sent satisfaire mais malheureux. Il n'y déploie pas une libre
énergie physique et intellectuelle mais mortifie son corps et ruine son esprit>> ( Cela
se vérifie dans les industries où l'ouvrier est assujetti à la machine, il est obligé de
suivre la cadence des machines, ce qui le transforme en sorte d'automate.)
Argument 3 : le travail est un effort qui ruine l'homme.
Explication : et de dans la mesure où le travail est au sens étymologique une
souffrance, source de douleur. Par le travail, l'homme est aliéné et soumis à son
prochain.
Citation : La saint bible dans l'ouvrage Genèse chapitre 3, affirme : << le sol sera
maudit à cause de toi. c'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les
jours de toi.>>( Selon la bible, le travail n'engendre pas le repos mais au contraire les
accroît. )
LA RELIGION
God ne fait rien au hasard 9 Bonne chance
Réligion : C'est la relation de l'homme à Dieu ou au aux sacrés, ensemble
de croyances et de rites reliant les homme au sacré et régissant les
rapports entre les hommes.
o L'importation de la réligion dans la vie de l'homme et dans
la société
Argument 1 : La religion est dource de liberté.
Explication : En effet, en se soumettant aix lois et aux commandements divins, lui
montre le bon chemin à suivre
Citation : La Bible dans l'ouvrage Mathieu 11verset 28 affirme : << venez à moi
vous tous qui êtes fatigués, je vous donnerai du repos>> ( elle libère l'homme de la
souffrance )
Argument 2 : Elle consolide les liens sociaux.
Explication : Elle polit, ennoblit l'âme afin d'inciter l'homme à commettre le bien, à
respecter les autorités et les lois. ( La morale religieuse invite le croyant à être un bon
citoyen respectueux des lois, des institutions et des autorités de la république)
Citation : Henri BERGSON : << La réligion renforce et discipline>> , Les deux
sources de la morale et de la réligion (A travers la religion l'homme devient
respectueux )
Argument 3 : La religion apparait comme un rempart entre l'homme et le mal
Explication : En effet, face au vicissitudes de la vie la religion aide à surmonter ces
difficultés
Citation : Sigmund FREUD affirme << l'angoisse humaine en face des dangers de
la vie s'apaise à la pensée du règne bienveillant de la providence divine >>, L'avenir
d'une illusion ( Ceci dit, Dieu est au centre de la religion et qui fait objet d'adoration,
apporte son soutien à l'homme dans toute les circonstances, car les épreuves difficiles
comme heureuses émane de sa volonté.)
o L’impact négatif de la réligion
Argument 1 : La religion est dogmatique
Explication : En effet, fondée essentiellement sur la foi et la croyance, la religion est
dogmatique. C'est-à-dire qu'elle admet pour vrai des doctrines ou opinions sans
preuve, sans esprit critique.
Citation : Dans son œuvre Éthique, Baruch SPINOZA affirme << La religion est
l'asile de l'ignorance >> ( Cela revient à dire que la religion s'oppose dans une certaine
mesure au développement de la pensée rationnelle )
God ne fait rien au hasard 10 Bonne chance
Argument 2 : Elle est source de conflit et de crime
Explication : Le fanatisme religieux qui est l'amour démesuré de sa religion au mépris
des autres fais objet de critique et de conflit dans le monde religieux
Citation : François Jacob dans Le jeu des possibles, essai sur la diversité du
vivant affirme que <<Tous les crimes de l'histoire sont des conséquences de quelques
[Link] les massacres ont été accomplis au nom du combat contre la vérité
de l’autre du combat contre santa.>> ( Cela implique que la religion est instigatrice de
conflit.)
Exemple : Le cas des terroristes arabes qui soutiennent que l'Islam est la vraie religion
et que tout le monde doit y adhérer.
Argument 3 : La religion est un moyen d'expédition.
Explication : En effet, l’éducation qu'elle enseigne est faite à dessein*
(Intention d’exécuter quelque chose, projet.) de soumettre l'homme à l'exploitation.
Selon les marxistes, la classe bourgeoise utiliserait la religion comme moyen pour
endormir la conscience des prolétaires afin de mieux les exploiter.
Citation : Karl Marx écrit dans La contribution à la critique de la philosophie
du droit de Hegel que << La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme
d'un monde sans cœur (…), elle est l’opium de peuple>> ( Cela revient à dire que la
religion est née des misères économiques et sociales dans lesquels vivent les hommes.)
VALEUR DE LA PHILOSOPHIE
God ne fait rien au hasard 11 Bonne chance
La philosophie : La quête perpétuelle du savoir, la recherche permanente de la
vérité
Mythe : Récit fabuleux
Raison : Faculté propre à l’homme lui permettant de distinguer le bien du mal, le
vrai d'avec le faux.
1. LA PHILOSOPHIE
✓ L'importance de la philosophie
Argument 1 : Elle est le fondement réfléchi
Explication : La nécessité de la philosophie peut s’appréhender*(se comprendre, se
saisir) à partie de l'existence humaine.
Citation ¹ : Emil Chrétien LOUIS JOSEPH, affirme dans Le Québec
philosophique que << La philosophie est discours rationnel et critique portant
principalement sur les problèmes humains, fondementaux sur la société sur le savoir.
Cela afin de mieux orienter l'action individuelle et collective.>>( Cela revient à dire
que la philosophie est une activité intellectuelle dans laquelle la pensée rentre en
contacte avec le monde réel afin de lui donner un sens.)
Citation ² : Baruch SPINOZA dit qu'elle est << une médiation de la vie>>
Argument 2 : Elle fonde toutes les autres sciences
Explication : En effet, étant une connaissance rationnel, la philosophie est le
fondement de tous les autres sciences d'une part et d'autre part elle se charge de
répondre aux préoccupations métaphysiques*( partie de la philosophie qui traite des
premiers principesde nos connaissances et de nos idées universelles) qui dépasse la
science et la technique et qui intéressent l'homme. Par exemple, l’idée de Dieu, le sens
de l'existence humaine, la mort…
Citation : René DESCARTES écrit que : << La philosophie est la mère de toutes les
sciences.>>, Méditations métaphysiques.( Ceci pour dire qu'il n'existe pas de
science qui ne soit encrée*( charger, enduire d'encre) dans la philosophie.)
Argument 3 : La philosophie est source de connaissance et de libération.
Explication : En tant que recherche permanente de la connaissance m, la philosophie
nous permet de percevoir la vérité ainsi nous libère du dogmatisme et de l'ignorance.
Citation : Bertrand Russell dans Problème de philosophie écrit ceci : << La
philosophie élargie notre conception du monde, enrichie notre imagination
intellectuelle et diminue l'assurance dogmatique qui ferme l'esprit à toute
spéculation.>> ( En d'autres termes, à travers le questionnement sans cesse, la
God ne fait rien au hasard 12 Bonne chance
philosophie renouvele, améliore notre intelligence et nous met au-dessus des préjugés
du sens commun.)
✓ L’inefficacité de la philosophie
Argument 1 : Elle est instable et incertaine.
Explication : La philosophie est incapable de fournir des réponses concrètes aux
nombreuses questions qu'elle soulève, de ce fait, elle empêche la possession de la
vérité. La multitude des positions et de remise en cause permanente des réponses
données en sont des défauts.
Citation : Bertrand Russell dit qu'elle << ne donne pas avec certitude la réponse
au doute qu'elle soulève.>> ( En d'autres termes, la philosophie ne peut résoudre les
préoccupations de l'homme.)
Argument 2 : La philosophie est une connaissance théorique.
Explication : Autrement dit, elle se contente de donner une explication abstraite,
théorique des évènements, ce qui fait qu'elle est limitée face aux problèmes physiques
que rencontrent les hommes et ne peut apporter de solutions pratiques dans le sens
de l’amélioration des conditions de vie de l'homme.
Citation : Dans XI e thèse sur Feuerbach que :<< Les philosophes n'ont fait
qu'interprèter le monde de différentes manières, ce qui compte c'est de le
transformer.>> ( Pour lui, la philosophie doit revenir au fait réels afin de résoudre les
problèmes existentiels comme le font la science et la technique.)
Argument 3 : Elle a un aspect spéculatif*( pensée abstraite)
Explication : La spéculation philosophique éloigne les philosophes des réalités
sociales au point qu’ils paraissent comme des étrangers dans leur propre société.
Exemple : La chute de Thalès dans un puit alors qu’il meditait.
2. MYTHE ET RAISON
▪ De l'opposition entre mythe et raison
Argument 1 : Ils sont opposés du point de vue de leurs caractéristiques et principes
Explication : En effet, le mythe et la raison sont en parfaite contradiction dans leur
approche de l'histoire de l’humanité. Le mythe utilise des faits imaginaires,
extraordinaires et insolites, alors que la raison s'appuie sur des faits réels, concretes.
Citation : Dans Discours de la méthode, René DESCARTES écrit : << La raison
est la règle souveraine par laquelle l'homme peut et doit acquérir la connaissance de
God ne fait rien au hasard 13 Bonne chance
toute vérité.>> ( Selon lui, seule la raison est à mesure de nous dir avec certitude
l'histoire de l'humanité.)
Argument 2 : Le mythe et la raison sont différents dans leurs démarches ou
méthodes utilisées.
Explication : Le mythe et la raison empruntent des voies très différentes qui semblent
mettre en évidence leurs propositions. Tandis que le mythe se fait une approche
dogmatique, figée, définitive et non révisable des phénomènes, la raison emprunte la
voie de l'esprit critique caractérisée par des tâtonnements*( questionnements), des
remises en cause, en un mot le doute parce qu’elle est consciente de ses limites dans
l'approche de l'homme et de l'humanité.
Argument 3 : Ils sont aussi opposés dans l'explication de l'homme et de l’humanité
Explication : En effet, là où la raison expose une vision objective de l'univers en
cherchant à mettre en évidence les lois régissant les phénomènes naturels, le discours
mythique véhicule u.e vision poétique, pittoresque*( Ce qui fait de l'effet) et
merveilleuse de l'univers dépourvu de toute obobjectivit
Citation : Nietzsche dans La naissance de la tragédie affirme ceci :<<Le sort de
tout mythe est de se dégrader au dimension d'une prétendue réalité et d’être traité à
une époque plus tardive comme un fait qui s'est produit.>> ( Autrement dit,
l'explication mythique des phénomènes est non de donner une explication rationnelle
mais aussi elle semble limiter dépourvu de valeur.)
▪ La complémentarité entre mythe et raison
Argument 1 : Ils remplissent le rôle
Explication : Pour la compréhension des phénomènes de vie, mythe et raison se
rejoignent.
Citation : François Jacob écrit dans Le jeu des possibles que <<Mythe et science
remplissent les mêmes fonctions ; ils fournissent tous les deux à l'esprit humain une
représentation du monde et les forces qui l'anime.>> ( Cela revient à dire que le mythe
et la raison se complètent pour donner une explication globale de l'univers.)
Argument 2 : Dans la connaissance philosophique, les deux réalités se rejoignent.
Explication : Quand on analyse bien la connaissance philosophique, on se rend
compte que la raison et le mythe se retrouve, car la philosophie a autant besoin de la
raison que du mythe pour accomplir sa tâche. Lorsque la raison s’avère inefficace, la
philosophie fait recours au mythe.
Citation : Dans Introduction à la métaphysique, Martin Heidegger écrit
que :<< La philosophie du préjugé qui lui fait croire qu'elle est une réflexion purement
rationnelle.>> ( En critiquant la philosophie, l'auteur veut montrer que la philosophie
God ne fait rien au hasard 14 Bonne chance
fait toujours recours au mythe pour rendre compte des phénomènes qui dépassent les
compétences de la raison.)
PROGRES ET BONHEUR
God ne fait rien au hasard 15 Bonne chance
Le progrès : une marche en avant ; un passage graduel du bien au
mieux ; passage d'une étape inférieure à une étape supérieure.
Bonheur : état de pleine satisfaction
La technique : ensemble de procédés permettant de réaliser quelque
chose, le savoir-faire de l'homme.
1. Le progrès technique/ scientifique comme source de
bonheur
Argument 1 : Il permet à l’homme de d’être supérieur aux autres êtres
Explication : En effet, le progrès technique a permis à l'homme de se doter
d'instruments sophistiqués pour contrôler la force hostile de la nature.
Citation : René DESCARTES affirme dans la ve partie du discours de la méthode
que :<< Par la science et la technique, l'homme s'est rendu comme maître et
possesseur de la nature.>> ( Ceci pour dire que le progrès techno-scientifique a permis
à l'homme de prendre le pouvoir sur la nature.)
Exemple : L'invention des machines telles que les grumiers ont permis à l’homme de
transformer et de dominer la nature en vu d'en tirer des avantages pour son bien-
être.
Argument 2 : le progrès technique est source de connaissance.
Explication :il a augmenté la capacité cognitive ou intellectuelle de l'homme en
élargissant son champ d'investigation* ( espace de connaissance, de recherche). Grâce
aux satellites,aux navettes spatiales, l’homme peut explorer l'espace et les lieux
extrêmement difficile d'accès.
Citation : Félix le Dante écrit dans La grande revue que :<<je crois à l'avenir de
la science : je crois que la science et la science seule résoudra toute les questions.>>
( Selon l'auteur, seul le progrès technique est capable de résoudre les problèmes
existentiels de l'humanité.)
Argument 3 : Il a amélioré le cadre de vie humain.
Explication : Cela se vérifie dans le quotidien des hommes. Les maladies qui ne
pouvaient pas être guéries dans le passé ont trouvé leurs remèdes.
Citation : Dans Physique et microphysique, De BROGLIE écrit que :<< La
chimie fournit à la pharmacie des remèdes bienfaits.>> ( Cela revient à dire que grâce
au progrès techno-scientifique l'homme arrive à guérir certaines maladies qu'il ne
pouvait pas autrefois.)
God ne fait rien au hasard 16 Bonne chance
2. Les limites du progrès technique
Argument 1 : Le progrès technique est source de détérioration des conditions de
l'existence humaine.
Explication : A cause des désirs effrénés des hommes eux-mêmes, ils ont finis par
dégrader son environnement à cause de l'ation abusive des produits chimiques et de
l'exploitation irrationnelle de la mère nature.
Citation : Martin Heidegger écrit dans Essais et conférences que << La
technique est l'organisation de la pénurie de l’être.>> ( Ceci pour dire que par la
technique l'homme court vers sa d’échéanceet sa perdition.)
Argument 2 : Il est un moyen de guerre et de meurtre.
Explication : En effet, la prolifération des armes qui sont des inventions techniques
présentent un danger pour l'humanité.
Citation : Dans son livre Correspondance, Albert Einstein affirme ceci : << Tout
notre progrès technologique (…) est comme une hache dans la main d'un criminel.>>
( Le progrès technique est une menace de la disparition de la terre et ses occupants.)
Argument 3 : Le progrès techno-scientifique est une source d’aliénation.
Explication :C'est le cas du travail industriel qui occupe l'ouvrier tout le temps et où
l'ouvrier consacre toute sa vie au produit et est obligé de suivre la cadence des
machines.
Citation ¹ : Critique de l’économie politique, Karl Marx écrit que :<< Dans son
travail, l'ouvrier ne s'affirme pas, mais se nie. Le travail aliéné, le travail dans lequel
l’homme se dépossède, est sacrifice de soi, mortification.>>
Citation ² : Karl Marx affirme dans Manuscrit de 1844 que : << L'ouvrier met sa
vie vie dans l'objet. Mais alors, celle-ci ne lui appartient plus, elle appartient à
l'objet.>>
N.B : L'auteur a combiné ses deux (2) citation pour donner la citation suivante. Lors
d'un devoir vous pouvez utiliser l'une de ces trois citation.
Citation : Dans Ébauche d'une économie politique et Manuscrit de 1844, Karl
Marx écrit que :<< L'ouvrier ne s'affirme pas, mais se nie. Il ne s'y sent pas satisfaire,
mais malheureux. Il n'y déploie pas une libre énergie physique et intellectuelle mais
mortifie son corps et ruine son esprit.>> ( Ceci pour dire que dans l’industrie, l'ouvrier
est assujetti à la machine, il est obligé de suivre la cadence des machines.)
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DES SUJETS DE PHILOSOPHIE CORRIGES
Voici des épreuves de philosophie + corrections
God ne fait rien au hasard 17 Bonne chance
Dissertations
SUJET 1: La conscience nous exclut-elle de l’animalité ?
SUJET 2 : Peut-on considérer l’inconscient comme une nature ou une histoire ?
SUJET 3 : L’État est-il un mal nécessaire ?
SUJET 4 : Le pouvoir d’État est-il nécessairement violent ?
SUJET 5 : « L’enfer c’est l’absence des autres ». Qu’en pensez-vous ?
SUJET 6 : Suffit-il d'appliquer le droit pour que règne la justice ?
SUJET 7: « La liberté consiste à ne dépendre que des lois. » Qu’en pensez-vous ?
SUJET 8: La nation relève-t-elle de l’utopie ?
SUJET 9 : L’athéisme est-il une illusion ?
SUJET 10: Le regain de la foi religieuse dans un monde gagné par la rationalité
scientifique est-il un phénomène insolite ?
SUJET 11: La pratique religieuse est-elle une activité caduque ?
Commentaires
Sujet 1
God ne fait rien au hasard 18 Bonne chance
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« Comment n’être pas frappé du fait que l’homme est capable d’apprendre n’importe
quel exercice, de fabriquer n’importe quel objet, enfin d’acquérir n’importe quelle
habitude motrice, alors que la faculté de combiner des mouvements nouveaux est
strictement limitée chez l’animale le mieux doué, même chez le singe ? La
caractéristique cérébrale de l’homme est là. Le cerveau humain est fait, comme tout
cerveau, pour monter des mécanismes moteurs et pour nous laisser choisir parmi eux,
à un instant quelconque, celui que nous mettrons en mouvement par un jeu de déclic.
Mais il diffère des autres cerveaux en ce que le nombre des mécanismes qu’il peut
monter, et par conséquent le nombre des déclics entre lesquels il donne le choix, est
indéfini. Or, du limité à l’illimité il y a toute la distance du fermé à l’ouvert. Ce n’est
pas une différence de degré, mais de nature. RadicaleRadicale aussi, par conséquent,
est la différence entre la conscience de l’animal, même le plus intelligent, et la
conscience humaine. »
Henri BERGSON, L’évolution créatrice.
Sujet 2
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« Les choses de la nature n'existent qu'immédiatement et d'une seule façon, tandis
que l'homme, parce qu'il est esprit, a une double existence ; il existe d'une part au
même titre que les choses de la nature, mais d'autre part, il existe aussi pour soi, il se
contemple, se représente à lui-même, se pense et n'est esprit que par cette activité
qui constitue un être pour soi. Cette conscience de soi, l'homme l’acquiert de deux
manières : primo, théoriquement, parce qu'il doit se pencher sur lui-même pour
prendre conscience de tous les mouvements, replis et penchants du corps humain et
d'une manière générale se contempler, se représenter ce que la pensée peut lui
assigner comme essence, enfin se reconnaître exclusivement aussi bien dans ce qu’il
tire de son propre fond que dans les données qu’il reçoit de l'extérieur. Deuxièmement,
l'homme se constitue pour soi par son activité pratique, parce qu'il est poussé à se
trouver lui- même, à se reconnaitre lui-même, dans ce qui lui est donné
immédiatement, dans ce qui s'offre à lui extérieurement. Il y parvient en changeant
les choses extérieures, qu'il marque du sceau de son intériorité et dans lesquelles il ne
retrouve que ses propres déterminations. L'homme agit ainsi, de par sa liberté de sujet,
pour ôter au monde extérieur son caractère farouchement étranger et pour ne jouir
des choses que parce qu'il y retrouve une forme extérieure de sa propre réalité. Ce
besoin de modifier les choses extérieures est déjà inscrit dans les premiers penchants
de l’enfant ; le petit garçon qui jette des pierres dans le torrent et admire les ronds qui
se forment dans l'eau, admire en fait une œuvre où il bénéficie du spectacle de sa
propre activité. »
HEGEL, Esthétique (1835), Trad. S. JANKELEVITCH, Ed. PUF, PP. 21-22
God ne fait rien au hasard 19 Bonne chance
Sujet 3
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« L'oubli n’est pas seulement une vis inertie (une force d'inertie), comme le croient les
esprits superficiels; c'est bien plutôt un pouvoir actif, une faculté d'enrayement dans
le vrai sens du mot, faculté à quoi il faut attribuer le fait que tout ce qui nous arrive
dans la vie, tout ce que nous absorbons se présent tout aussi peu à notre connaissance
pendant l'état de « digestion » (on pourrait l'appeler une absorption psychique) que le
processus multiple qui se passe dans notre corps pendant que nous « assimilons »
notre nourriture. Fermer de temps en temps les portes et les fenêtres de la conscience
; demeurer insensible au bruit et à la lutte que le monde souterrain des organes à
notre service livre pour s'entraider ou s'entredétruire ; faire silence, un peu, faire table
rase dans notre conscience pour qu'il y ait de nouveau de la place pour des choses
nouvelles, et en particulier pour les fonctions et les fonctionnaires plus nobles, pour
gouverner, pour prévoir, pour pressentir (car notre organisme est une véritable
oligarchie). Voilà, je le répète, le rôle de la faculté active d'oubli, une sorte de
gardienne, de surveillante chargée de maintenir l'ordre psychique, la tranquillité,
l’équité. On en conclura immédiatement que nul bonheur, nulle sérénité, nulle
espérance, nulle fierté, nulle jouissance de l'instant présent ne pourrait exister sans
faculté d'oubli. L'homme chez qui cet appareil d'amortissement est endommagé et ne
peut plus fonctionner est semblable à un dyspeptique (celui qui souffre d'une digestion
difficile). »
NIETZSCHE, Généalogie de la morale
Sujet 4
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« Lorsque je déclare que la liberté à travers chaque circonstance concrète ne peut
avoir d'autre but que de se vouloir elle-même, si une fois l'homme a reconnu qu'il pose
des valeurs dans le délaissement, il ne peut plus vouloir qu'une chose, c'est la liberté
comme fondement de toutes les valeurs. Cela ne signifie pas qu'il la veut dans
l'abstrait, Cela veut dire simplement que les actes des hommes de bonne foi ont
comme ultime signification la recherche de la liberté en tant que telle. Un homme qui
adhère à tel syndicat communiste ou révolutionnaire, veut des buts concrets ; ces buts
impliquent une volonté abstraite de liberté ; mais cette liberté se veut dans le concret.
Nous voulons la liberté pour la liberté, et à travers chaque circonstance particulière. Et
en voulant la liberté, nous découvrons qu'elle dépend entièrement de la liberté des
autres, et que la liberté des autres dépend de la nôtre. Certes, la liberté comme
définition de l'homme, ne dépend pas d'autrui, mais dès qu'il y a engagement, je suis
obligé de vouloir en même temps que ma liberté, la liberté des autres, je ne puis
prendre ma liberté pour but, que si je prends également celle des autres pour but. »
God ne fait rien au hasard 20 Bonne chance
Jean Paul SARTRE, L'Existentialisme est un humanisme.
Sujet 5
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« J’aurais voulu vivre et mourir libre, c’est-à-dire tellement soumis aux lois, que ni moi
ni personne n’eut pût secouer l'honorable joug, ce joug salutaire et doux, que les têtes
les plus fières portent d’autant plus docilement qu’elles sont faites pour n'en porter
aucun autre. J’aurais donc voulu que personne dans l’Etat n’eût pu se dire au-dessus
de la loi, et que personne au dehors n’en pût imposer que l'Etat fût obligé de
reconnaître ; car quelle que puisse être la constitution d'un gouvernement, s’il s’y
trouve un seul homme qui ne soit pas soumis à la loi, tous les autres sont
nécessairement à la discrétion de celui-là ; et s’il y a un chef national et un autre chef
étranger, quelque partage d’autorités qu’ils puissent faire, il est impossible que l’un et
l’autre soient bien obéis et que l’Etat soit bien gouverné. Je n’aurais point voulu habiter
une république de nouvelle institution, quelques bonnes lois qu'elle pût avoir, de peur
que le gouvernement, autrement constitué peut-être qu'il ne faudrait pour le moment,
ne convenant pas aux nouveaux citoyens, ou les citoyens au nouveau gouvernement,
l’Etat ne fût sujet à être ébranlé et détruit presque dès sa naissance ; car il en est de
la liberté comme de ces aliments solides et succulents, ou de ces vins généreux,
propres à nourrir et fortifier les tempéraments robustes qui en ont l’habitude, mais qui
accablent, ruinent et enivrent les faibles et délicats qui n’y sont point faits. »
ROUSSEAU, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes
Sujet 6
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« S'il est vrai que de tous les temps, depuis qu’il y a des hommes, il y a eu aussi des
troupeaux humains (confréries sexuelles, communautés, tribus, nations, Eglises, Etats)
et toujours un grand nombre d'hommes obéissant à un petit nombre de chefs ; si, par
conséquent, l'obéissance est ce qui a été le mieux et le plus longtemps exercé et cultivé
parmi les hommes, on est en droit de présumer que dans la règle chacun de nous
possède en lui le besoin inné d’obéir, comme une sorte de conscience formelle qui
ordonne: «Tu feras ceci, sans discuter; tu t’abstiendras de cela sans discuter »; bref,
c’est un «tu feras». Ce besoin cherche à s'assouvir et à emplir sa forme d’un contenu
; il se taille sa part selon sa force, son impatience et sa tension, sans beaucoup choisir,
en grossier appétit qu’il est, et il accepte tout ce que lui hurle à l’oreille n’importe quelle
voix ayant autorité - parents, maîtres, lois préjugés sociaux, opinion publique. Si
l’évolution humaine est si étroitement bornée, si hésitante, si lente, souvent si
régressive et si piétinante, c’est que l’instinct grégaire de l’obéissance est celui qui
s’hérite le plus aisément et qu'il prospère aux dépens de l'art de commander. Que l’on
God ne fait rien au hasard 21 Bonne chance
imagine cet instinct poussé jusqu'à ses derniers excès : il n'y aurait plus personne pour
commander ni pour vivre indépendant ; ceux qui auraient ces goûts se sentiraient
bourrelés dans leur conscience et auraient besoin de quelque prétexte illusoire pour
pouvoir encore commander. Ils s’imagineraient, par exemple, qu'ils ne font qu’obéir.
Cet état de choses est celui de l’Europe moderne, je l'appelle la tartufferie des
dirigeants. Pour imposer silence à leur conscience, ils font semblant d’être les
exécuteurs de commandements antiques et suprêmes (ceux des ancêtres, de la
Constitution, du droit, des lois ou même de Dieu), ou ils empruntent à la mentalité du
troupeau des formules grégaires et se donnent, par exemple, pour « le premier
serviteur de l’Etat » ou « l’instrument du bien public ».
F. NIETZSCHE, Par delà le bien et le mal
Sujet 7
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« La justice (l’équité) prend sa source parmi des hommes à peu près également
puissants. Comme Thucydide l’a bien compris (…). Là où il n’y a pas de puissance
clairement reconnue pour prédominante et où une lutte n’amènerait que des
dommages réciproques sans résultat, naît l’idée de s’entendre et de traiter au sujet
des prétentions de part et d’autre : le caractère de troc est le caractère initial de la
justice. Chacun donne satisfaction à l’autre, en ce que chacun reçoit ce qu’il met à plus
haut prix que l’autre. On donne à chacun ce qu’il veut avoir, comme étant désormais
sien, et en échange on reçoit l’objet de son désir. La justice est ainsi une compensation
et un troc dans l’hypothèse d’une puissance à peu près égale : c’est ainsi
qu’originairement la vengeance appartient au règne de la justice, elle est un échange.
Voilà pour l’origine de la justice. Parce que les hommes, conformément à leur habitude
intellectuelle, ont oublié le but originel des actes dits justes, équitables, et surtout
parce que durant des siècles les enfants ont été instruits à admirer et à imiter ces
actes, peu à peu est née l’apparence qu’un acte juste serait un acte non égoïste. »
Friedrich NIETZSCHE, Humain, trop humain
Sujet 8
Dégagez l'intérêt philosophique de ce texte à partir de son étude ordonnée
« En vain dirait-on que tous les gouvernements sont, ou devraient être fondés
initialement sur le consentement populaire, dans la mesure où les nécessités des
affaires humaines le permettent. Car cela va entièrement dans mon sens. Je maintiens
en effet que les affaires humaines ne permettront jamais un tel consentement, et
rarement son apparence ; et que c’est la conquête ou l’usurpation – pour parler clair,
la force – qui constitue l’origine de presque tous les nouveaux régimes jamais établis
dans le monde, parce que c’est elle qui a ruiné ceux qui les précédaient. Je maintiens
God ne fait rien au hasard 22 Bonne chance
également que dans les rares cas où un consentement peut paraître avoir joué, ce fut
ordinairement de façon si irrégulière, si limitée ou si fort mêlée de fraude et de
violence, que ce consentement ne peut avoir eu grande autorité.
Mon intention n’est pas ici de nier que le consentement populaire soit une façon
légitime de fonder le gouvernement. Là où il a eu lieu, il est sûrement le fondement le
meilleur et le plus sacré de tous. Je prétends seulement qu’il n’a que fort rarement eu
lieu, même sous une forme partielle, et presque jamais dans sa pleine extension ; et
qu’il faut bien, par conséquent, reconnaître quelque autre fondement du
gouvernement. »
David HUME, Essais politiques, 21è essai : du contrat originel in Quatre essais
politiques, éd. T.E.R bilingues, 1982, p.9.
CORRIGES
Dissertations
SUJET 1: La conscience nous exclut-elle de l’animalité ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
La conscience : faculté permettant de connaître, de distinguer le bien du mal et le vrai
du faux.
Exclut-elle: met à l’abri, met totalement hors, préserve-t-elle, distingue de.
L’animalité: ensemble des caractères propres à l’animal (exemple : instincts, violence,
immoralité etc.).
II – REFORMULATION
La conscience en tant que faculté de connaître et de juger éloigne- t-elle l’homme de
l’instinct animal ?
III –PROBLEME
Quel est l’impact de la conscience sur le comportement de l’homme ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
God ne fait rien au hasard 23 Bonne chance
Axe 1 : Malgré la conscience, l’homme demeure un animal
- Les guerres dans le monde, la perversion de la société moderne etc. constituent une
preuve de la présence de l’animalité en l’homme.
THOMAS HOBBES, Léviathan : « l’homme est un loup pour l’homme. »
- Il existe chez l’homme un inconscient psychique qui détermine sa vie consciente et
le pousse à agir de manière instinctive ou irrationnelle comme les autres animaux.
Sigmund FREUD, Malaise dans la civilisation (1929) : « l'homme n'est point cet
être débonnaire, au cœur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on
l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données
instinctives une bonne somme d'agressivité. »
- La conscience est gouvernée par l’inconscient qui le rend faible et impuissant à faire
le bien.
Paul VALERY : « La conscience règne mais ne gouverne pas. »
Axe 2 : La conscience distingue l’homme de l’animal
- La connaissance définit l’homme et le distingue de tous les autres êtres.
DESCARTES, Discours de la Méthode : Je suis « une substance dont toute
l'essence ou la nature n'est que de penser. »
Blaise PASCAL, Pensées : « L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature;
mais c'est un roseau pensant. »
- La conscience confère, à l’homme, l’exclusivité des actions morales.
ROUSSEAU, Émile, ou De l'éducation, IV : « Conscience ! Conscience ! Instinct
divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais
intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à
Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi
je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes. »
- La conscience est le signe de la dignité et de la grandeur de l’homme.
KANT, Anthropologie d'un point de vue pragmatique : « Posséder le Je dans sa
représentation : ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de toutes les autres
créatures. »
God ne fait rien au hasard 24 Bonne chance
- L’homme est, grâce à la conscience, le seul être capable de se projeter dans l’avenir
et de penser le passé.
HEIDEGGER dans son cours Les Concepts fondamentaux de la Métaphysique
: l’homme un « être des lointains. »
Réponse : bien que l’inconscient l’influence, la conscience demeure la maîtresse de
l’homme.
SUJET 2 : Peut-on considérer l’inconscient comme une nature ou une histoire ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
- L’inconscient : Instance psychique où sont emmagasinés les instincts, les pulsions,
les désirs refoulés, ensemble de la vie psychique qui échappe à la conscience.
- Nature : C’est le donné, c’est l’ensemble des dispositions innées chez un sujet.
- Histoire : Ensemble d’aptitudes, d’attitudes, d’expériences et d’évènements acquis au
cours de l’existence d’un individu.
II – REFORMULATION
L’inconscient en tant que l’ensemble des pulsions, représentations et désirs refoulés
chez un sujet donné est-il inné ou acquis ?
III –PROBLEME
Quelle est la nature de l’inconscient ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : L’inconscient comme instance psychique innée
- L’inconscient est un phénomène universel car il se manifeste chez tout être humain
sans distinction de race, de culture, de région, de religion….
FREUD, Métapsychologie : « Aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, il
se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent
d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. »
God ne fait rien au hasard 25 Bonne chance
- Les phénomènes inconscients (désirs, passions, etc.) sont indissociables de la
définition de l’homme qui est d’abord un animal.
Blaise PASCAL, Pensées: « L'homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que
qui veut faire l'ange fait la bête. »
- Le comportement de l’homme à savoir ses réflexes et réactions (y compris conscients
et inconscients) relèvent plutôt des gènes transmis par les parents ou de l’instinct.
Cf. Les travaux du psychologue Jean PIAGET qui reconnaît l'existence d'un «
inconscient intellectuel » présent dès la naissance qui prédispose à apprendre. (In Le
temps et le développement intellectuel de l'enfant, 1962.)
Axe 2 : L’inconscient comme instance psychique acquise
- La nature de l’inconscient est déterminée par l’impact de l’éducation, des évènements
et des influences de l’histoire de l’individu.
William WORDSWORTH (1770-1850) : « L’enfant est le père de l’homme. »
(Figure dans un poème intitulé The Rainbow).
Cf. FREUD, dans Cinq leçons sur la psychanalyse, a mis en évidence l’importance
des expériences sociales vécues par le sujet dans la formation de son inconscient.
- Certains de nos comportements résultent de l’héritage spirituel de l’humanité.
Cf. Karl. G. JUNG à travers sa notion d’ ‘‘inconscient collectif’’ comme représentant
l’héritage spirituel de l’humanité.
Réponse : L’inconscient est à la fois naturel et culturel.
SUJET 3 : L’État est-il un mal nécessaire ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
L’État : C’est la société organisée en tant que personne morale autonome dotée de
pouvoirs politiques, administratifs et juridiques qui s’exercent sur un territoire donné.
Forme d’organisation sociale caractérisée par la communauté de territoire, de lois et
de gouvernement.
Mal nécessaire : pis-aller, ce dont on doit se contenter faute de mieux, dommage
indispensable.
II – REFORMULATION
God ne fait rien au hasard 26 Bonne chance
L’Etat en tant que forme d’organisation sociale caractérisée par la communauté de
territoire, de lois et de gouvernement, constitue-t-il un dommage indispensable ?
III –PROBLEME
Comment conçoit-on l’Etat ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : Conception négative de l’État
- L’État apparait comme un appareil de répression systématique à travers les forces de
l’ordre qui imposent sa volonté.
Louis ALTHUSSER, dans Idéologies et appareils idéologiques d'Etat, relève les
ARE ou Appareils Répressifs d’Etat (la police, la gendarmerie, l’armée) et les AIE ou
Appareils Idéologiques d'Etat (la presse, l'école,...)
- L’Etat, en imposant des règles contraires à ou indépendantes de notre volonté
apparait comme un organisme qui enchaine ses membres dans des contraintes.
BAKOUNINE : « l’Etat est un vaste cimetière où viennent s’enterrer toutes les
manifestations de la vie individuelle. »
- L’État, en instaurant des lois arbitraires et partisanes est un instrument de domination
et d’exploitation du peuple par les gouvernants.
ROUSSEAU, Du Contrat social : « Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent
et nuisibles à ceux qui n'ont rien. »
K. MARX, L’Idéologie allemande : « Toute classe qui aspire à la domination doit
conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre
comme étant l'intérêt général. »
Axe 2 : De la nécessité de L’État
- L’État est une forme d’organisation sociale qui met fin à l’atmosphère de violence
systématique des sociétés humaines.
T. HOBBES, Le Léviathan : L’état de nature est une « guerre de chacun contre
chacun. »
God ne fait rien au hasard 27 Bonne chance
- L’État réconcilie les intérêts particuliers des citoyens et sa vocation universelle en
prenant en compte les besoins de tous et de chacun.
Cf. HEGEL, Principes de la philosophie du droit : l’Etat réalise la réconciliation du
subjectif et de l'objectif.
- L’État est source de liberté et de sécurité pour les citoyens.
SPINOZA, Traité théologico-politique : « La fin de l’État, c’est la sécurité, la liberté
et non la domination. »
J.J. ROUSSEAU, Du Contrat social : « L'obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est
liberté.»
Réponse : l’Etat est un mal nécessaire.
SUJET 4 : Le pouvoir d'Etat est-il nécessairement violent ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
Le pouvoir d’Etat : Pouvoir politique, autorité politique.
Nécessairement : Absolument, inévitablement.
Violent : Brutal, agressif, abus de la force.
II – REFORMULATION
L'usage de la force brutale est-il indispensable à l'exercice du pouvoir politique ?
III –PROBLEME
Quelle place la violence occupe-t-elle dans l’exercice du pouvoir d'Etat ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : La violence est omniprésente dans l’exercice du pouvoir d’Etat
- Dans la pratique quotidienne, l’Etat use de violence physique et psychologique pour
imposer son autorité et sa volonté.
Louis ALTHUSSER, dans Idéologies et appareils idéologiques d'Etat, les deux
axes de violences de l'Etat, relève les ARE ou Appareils Répressifs d’Etat (la police, la
gendarmerie, l’armée) et les AIE ou Appareils Idéologiques d'Etat (la presse, l'école...).
God ne fait rien au hasard 28 Bonne chance
- Les actions de L’Etat visent toutes à domestiquer, aliéner, dépouiller l’individu de
toute personnalité, l’Etat décidant à sa place et le réduisant ainsi au rang d’animal.
SCHOPENHAUER, Pensées et fragments : « l'Etat n'est que la muselière dont le
but est de rendre inoffensive cette bête carnassière, l’homme et de faire en sorte qu'il
ait l'aspect d'un herbivore. »
- La violence de l’Etat ne se justifie pas à partir du moment les hommes naturellement
bons peuvent cohabiter pacifiquement sans atteintes à leur dignité et leur intégrité
pourvu qu’on sache les convaincre.
Georges GUSDORF, La Vertu de force : toute action de violence résulte d'un acte
de désespoir, elle est une « énergie de désespoir. » Seuls ceux qui échouent à
triompher par la raison ou le bon sens, c'est-à-dire par des arguments rationnellement
convaincants, s’abaissent à nuire et à s'imposer aux autres par la violence.
Axe 2 : La violence est nécessaire pour l’exercice bénéfique du pouvoir d’Etat
- Les hommes sont si naturellement violents qu’il faut un pouvoir fort pour les amener
à vivre pacifiquement.
HOBBES, Le Léviathan : « Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir
commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme
guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun. »
- L’absence de violence d’Etat entraine l’anarchie dans laquelle la condition des
hommes est pire en raison d’une violence plus scandaleuse et préjudiciable à tous.
GOETHE : « Je préfère l’injustice au désordre. »
- Le droit et la force doivent soutenir mutuellement l'action politique pour que l’Etat
atteigne ses objectifs régaliens.
Blaise PASCAL, Pensées : « la justice sans la force est impuissante et la force sans
la justice est tyrannique »
Paul VALERY, Regards sur le monde actuel : « Si l'Etat est fort il nous écrase, s'il
est faible, nous périssons. »
Réponse : la violence s’impose comme une nécessité dans l'exercice du pouvoir d'Etat
dans le strict respect des droits du citoyen.
God ne fait rien au hasard 29 Bonne chance
SUJET 5 : « L’enfer c’est l’absence des autres ». Qu’en pensez-vous ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
L’enfer : état et/ou lieu de détresse, de souffrance, de tourment, de malheur, de
supplice.
L’absence des autres : la solitude, la négation d’autrui, l’inexistence de la société.
II – REFORMULATION
- La solitude est source de détresse pour l’homme.
III –PROBLEME
- La vie solitaire est-elle un supplice ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : L’absence des autres comme source de détresse
- L’homme est un être naturellement porté à vivre en société.
ARISTOTE, Politique : « L’homme est un animal politique. »
- Le prochain est indispensable à mon humanisation et à ma réalisation car coupé du
milieu social, l’enfant reste un simple animal.
Lucien MALSON, Les enfants sauvages : « Il faudrait admettre que les hommes
ne sont pas des hommes hors de l'ambiance sociale. »
Lucien MALSON y fait la description détaillée de ces enfants dérobés très jeunes à leurs
parents ou perdus, qui deviennent enfants-loups, enfants-léopards, enfants-gazelles,
enfants-sangliers, ...- dont les cas célèbres du “Sauvage de l’Aveyron”, de Gaspard
Hauser, etc.
- Autrui est une source d’enrichissement et d’aide pour moi car il m’apporte ce que je
n’ai pas.
SAINT-EXUPERY, Terre des hommes : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de
me léser, tu m'enrichis. »
God ne fait rien au hasard 30 Bonne chance
Axe 2 : L’enfer, c’est la présence des autres
- Autrui est source gène et d’angoisse qui par sa présence, son regard, ses actes etc.,
m’oblige à renoncer à mes désirs et envies et me dépouille de mes capacités.
SARTRE, L'être et le néant : « Je saisis le regard de l'autre au sein même de mon
acte, comme solidification et aliénation de mes propres possibilités. »
Jean Paul SARTRE, Huis-clos : « L’enfer, c’est les autres ».
- Autrui est un être égoïste qui vise à m’instrumentaliser, me nuire voire me détruire
au profit de ses intérêts.
Sigmund FREUD, Malaise dans la civilisation (1929) : « l'homme n'est point cet
être débonnaire, au cœur assoiffé d'amour, dont on dit qu'il se défend quand on
l'attaque, mais un être, au contraire, qui doit porter au compte de ses données
instinctives une bonne somme d'agressivité. »
Réponse : l’enfer est vraiment l’absence des autres.
SUJET 6 : Suffit-il d'appliquer le droit pour que règne la justice ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
God ne fait rien au hasard 31 Bonne chance
Suffit-il : Faut-il seulement, uniquement, avoir juste la quantité, la qualité, la force
nécessaire. Faut-il se contenter
Appliquer : Mettre en pratique, respecter, observer.
Droit : Ensemble des lois, des normes et des règles régissant une communauté
humaine, Le droit positif.
Régner : Avoir court, exister.
Justice : Impartialité, équité.
II – REFORMULATION
Le respect scrupuleux des lois est-il suffisant à l'établissement de l'équité dans la
société ?
III –PROBLEME
La mise en pratique du droit implique-t-il nécessairement la justice ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : Le respect du droit comme condition nécessaire pour l’existence de la justice
- Par définition, la justice émane du droit dont elle est l’application.
SPINOZA, Traité théologico-politique : « le droit est l’essence de la justice. »
- Même injustes, les lois sont plus profitables que le désordre auquel elles cèderaient
inévitablement la place.
HOBBES, Le Léviathan : l'absence de lois conduit inexorablement à un « état de
guerre généralisé de tous contre tous. »
- Dans le principe, le droit, émanation de la volonté générale, crée une égalité de fait
entre les hommes ce qui favorise l’égale dignité des citoyens.
ROUSSEAU, Du contrat social : « Il n'y a donc pas de liberté sans lois, ni où
quelqu'un est au-dessus des lois.»
Axe 2 : Le droit est une arme de domination et partant d’injustice
God ne fait rien au hasard 32 Bonne chance
- Les lois peuvent créer l’injustice ou un sentiment d’injustice.
Ex. de la condamnation de Socrate. Cf. PLATON, L'Apologie de Socrate
- Le droit, sous le prétexte de garantir l’intérêt général sert en réalité des intérêts
particuliers.
MARX : la loi est un « instrument d’exploitation de l'homme par l’homme » et l’Etat,
«une police au service de la classe dominante. »
- La loi a pour seule fin de supprimer nos libertés naturelles et apparait comme un
instrument d’oppression.
BAKOUNINE : « l’Etat est un immense cimetière où viennent s’enterrer toutes les
manifestations de la liberté » Socialisme autoritaire et libertaire.
- Le droit assure l’harmonie sociale et protège contre les abus, les comportements
arbitraires d’autrui en définissant des limites précises pour tous.
KANT : « Le droit est l'ensemble des conditions qui permettent à la liberté de chacun
de s'accorder avec la liberté de tous. »
Réponse : la loi reste la condition nécessaire mais non suffisante d'instauration de la
justice. Il faut donc la parfaire en prenant en compte les intérêts du peuple
SUJET 7: « La liberté consiste à ne dépendre que des lois. » Qu’en pensez-vous ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
God ne fait rien au hasard 33 Bonne chance
Liberté : état de l’être qui n’obéit qu’a sa volonté indépendamment de toute contrainte
extérieure.
Dépendre de: être soumis à, être tributaire de
Loi: Ensemble précis de règles censés régir l’activité dans une société ou un groupe
donné.
II – REFORMULATION
La liberté relève exclusivement de la soumission aux normes qui régissent la vie
sociale.
III –PROBLEME
Quel est le rapport entre la loi et la liberté ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : explication de la citation : La liberté comme obéissance à la loi
- La loi, en tant que l’émanation de la conscience et l’intelligence d’une société,
exprime la volonté du peuple.
MONTESQUIEU, De l’esprit des lois : « La liberté consiste à ne dépendre que des
lois. »
ROUSSEAU, Du contrat social : « L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est
liberté. »
- La loi prend en compte les intérêts de tous les citoyens et rend compossibles
(possibles simultanément) la liberté de tous.
Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, article 4 : « La
liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des
droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres
Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. »
- La liberté résultant de la loi est sécurisée tandis que son alternative, le droit du plus
fort, crée un état de non-droit et met constamment en danger la liberté naturelle de
chacun.
ROUSSEAU, Lettres écrites de la montagne : « Il n’y a point de liberté sans lois.
»
God ne fait rien au hasard 34 Bonne chance
Axe 2 : La loi comme obstacle à la liberté
- D’un point de vue étymologique, la liberté, en tant qu’absence de détermination, est
absolument niée par la loi qui est détermination.
- Le rejet de toute forme d’État et de toute forme d’autorité est nécessaire pour être
libre. BAKOUNINE, Fédéralisme, socialisme et antithéologisme (1867) : «
C'est l'Etat, c'est l'autel de la religion politique sur lequel la société naturelle est
toujours immolée : une universalité dévorante, vivant de sacrifices humains, comme
l'Église. »
- La loi défend les intérêts de la classe dominante.
Karl MARX, L'Idéologie allemande : l'Etat est un « instrument d'exploitation de
l'homme par l'homme »
Selon Calliclès, la loi est une conspiration contre nature des faibles dans leur lutte
contre les plus forts. Cf. PLATON, Gorgias.
Réponse : une liberté sans loi est préjudiciable à chacun et à tous.
SUJET 8: La nation relève-t-elle de l’utopie ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
Nation : communauté humaine caractérisé par la conscience de son identité historique
par l’unité linguistique, la communauté d’intérêts et la poursuite d’un idéal commun.
Relever de : être considéré comme, regardé comme …
Utopie: chimère, vue de l’esprit, illusion, ce qui ne peut pas être réalisé.
II – REFORMULATION
La nation en tant que communauté humaine éprouvant le désir de vivre ensemble,
est-elle impossible à réaliser ?
III – PROBLEME A ANALYSER
La nation est-elle réalisable ?
God ne fait rien au hasard 35 Bonne chance
IV – AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : La nation comme idéal
- La nation n’est pas une réalité matérielle mais un mot, un simple concept.
RENAN, Qu’est-ce qu’une nation ? « Une nation est une âme, un principe spirituel.
»
- La nation apparait comme un slogan politique qui réussit à fédérer, pendant un
certain temps, toutes les énergies et mentalités d’un pays autour d’un projet politique.
G. BURDEAU, Traité de la science politique : une nation, c’est un rêve d’avenir
partagé. »
- L’expérience montre que la nation, même quand il semble exister, est fragile et
susceptible à tout moment de s’effondrer.
E. RENAN, Qu’est-ce qu’une nation ? : « L’existence d’une nation est un plébiscite
de tous les jours. »
Axe 2 : La nation comme un projet réalisable
- L’expérience nous montre à travers les exemples d’Etats qui sont devenus des nations
à la suite de siècles de communauté d’histoire, de guerre ou de religion que la
construction de la nation est juste une question de temps et de volonté.
MAUSS (Marcel), La Nation : « Nous entendons par nation une société
matériellement et moralement intégrée, à pouvoir central stable, permanent, à
frontières déterminées, à relative unité morale, mentale et culturelle des habitants qui
adhèrent consciemment à l’État et à ses lois. »
Ex. : les Etats d’Europe occidentale comme la France, l’Allemagne, l’Italie, ….
- Il existe objectivement des ingrédients naturels sur lesquels la nation peut se fonder
à savoir les liens matériels ou ethniques des citoyens tels que la race, la langue, la
religion.
- Qu’on le veuille ou non, la nation est l’aboutissement naturel d’un Etat en raison des
relations que la vie sociale favorise et qui font disparaitre les clivages et différences.
Henri LEFEBVRE, De l’État : « la nation précède l’État ; elle est son berceau, elle
fournit le territoire sur lequel s’exerce la souveraineté […] elle est le cadre naturel de
la communauté politique.»
God ne fait rien au hasard 36 Bonne chance
Réponse : La nation est un projet réalisable qu’il faut cependant continuellement
protéger car il peut s’effondrer.
SUJET 9 : L’athéisme est-il une illusion ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
Athéisme : Doctrine ou attitude qui nie l’existence de Dieu, qui ne croit pas en Dieu et
par voie de conséquence, en la religion.
Illusion: Apparence trompeuse dénuée de la réalité, croyance fausse mais séduisante
pour l’esprit.
II – REFORMULATION
La négation de l’existence de Dieu est-elle une apparence trompeuse ?
III –PROBLEME
L’athéisme est-il fondé ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : L’athéisme comme réalité fondée
- On n’a aucune preuve matérielle de Dieu
LA BIBLE, Jean 1 :18 : « Personne n'a jamais vu Dieu » (version Louis Segond 1910)
- Les témoignages de philosophes ou de religieux au sujet de Dieu sont divers et
contradictoires
XENOPHANE : « Les Ethiopiens font leurs Dieux noirs et avec le nez camus, les
Thraces disent que les leurs ont les yeux bleus et cheveux rouges. »
Charles de Secondat, baron de la Brède et de MONTESQUIEU, Lettres
Persanes (1721) : « Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés.
»
Ex. des différentes conceptions : théisme, déisme, panthéisme, ….
- L’existence malgré tout d’un Dieu personnel résulte plutôt de la déformation de la
réalité pour nourrir l’impuissance voire la paresse de l’homme face aux réalités de la
vie ou satisfaire des ambitions politiques.
God ne fait rien au hasard 37 Bonne chance
FREUD, Malaise dans la civilisation: « Des êtres humains s'efforcent ensemble et
en grand nombre de s'assurer bonheur et protection contre la souffrance au moyen
d'une déformation chimérique de la réalité. » ([Link]. PUF, 1979)
- La persistance du mal remet en cause la conception traditionnelle d’un Dieu bon et
juste.
VOLTAIRE : « Dieu a fait l'homme à son image, mais l'homme le lui a bien rendu. »
In Guy de Maupassant, Contes et nouvelles, La Horla.
Axe 2 : L’athéisme est une apparence trompeuse
- L’idée de Dieu est partagée universellement tant dans le temps que dans l’espace
par des peuples qui étaient pourtant séparés.
- Il existe nécessairement un créateur extraordinairement intelligent et parfaitement
savant pour créer un monde aussi bien ordonné et scientifiquement étudiable.
Sully PRUDHOMME : « J’en arrive à me définir Dieu simplement : ce qui me manque
pour comprendre ce que je ne comprends pas. »
- Dieu est l’idée du parfait que j’ai en moi, dont je suis l’image affaiblie et qui existe
nécessairement du fait que l’existence est comprise dans la perfection.
Cf. DESCARTES, Discours de la méthode, ‘‘l’argument ontologique.’’
- Dieu est une nécessité morale sans lequel l’homme glisse vers l’immoralité et
l’animalité.
DOSTOÏEVSKI, Crime et châtiment : « Si Dieu n’existait pas, tout serait permis. »
Francis BACON : « Il est vrai qu'un peu de philosophie incline l'esprit de l'homme à
l'athéisme, mais une philosophie profonde amène les esprits des hommes à la religion.
» Essais, sur l'Athéisme.
Réponse : L’athéisme est une illusion.
Vous pouvez soutenir le point de vue contraire en toute liberté.
SUJET 10: Le regain de la foi religieuse dans un monde gagné par la rationalité
scientifique est-il un phénomène insolite ?
God ne fait rien au hasard 38 Bonne chance
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
Le regain de la foi religieuse : La recrudescence de la croyance en Dieu.
Rationalité scientifique : rigueur de la démarche scientifique.
Phénomène insolite : phénomène surprenant, inattendu.
II – REFORMULATION
La recrudescence du phénomène religieux dans une société profondément portée vers
les sciences est-elle surprenante ?
III –PROBLEME
La religion a-t-elle sa place dans un monde scientifique ?
IV – AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : La religion semble être de trop dans une société scientifique
- En termes de démarche, science et religion s’opposent car la première privilégie la
démonstration et/ou l’expérience alors que la seconde repose sur la foi.
Charles DARWIN : « La science et le Christ n'ont rien à voir l'un avec l'autre, sinon
dans la mesure où l'habitude de la recherche scientifique enseigne la prudence au
moment d'accepter une preuve quelle qu'elle soit. »
- La science apparait comme une déconstruction voire une abolition des vérités et
fondements de la religion.
Cf. La loi des 3 états de l’esprit d’Auguste COMTE
BACHELARD, La psychanalyse du feu : « il n’y a pas de vérités premières mais
des erreurs premières. »
- Avec les prouesses de la techno-science qui comblent les aspirations de l’homme,
Dieu semble être réduit au chômage par la science.
Axe 2 : Face aux limites de la science, la religion s’offre à nous comme une panacée
- Sur le plan de la connaissance, il apparait évident que malgré l’effort de la science,
certains phénomènes sont restés inexplicables.
God ne fait rien au hasard 39 Bonne chance
KANT, Critique de la raison pure « J’ai dû limiter le savoir pour lui substituer la
croyance »
- Science et technique permettent de combler les besoins matériels de l’homme mais
elles ne peuvent satisfaire la soif spirituelle et religieuse de ce dernier.
Francis BACON, Essais de morale et de politique (1597) : « Les troubles et
l'adversité ramènent à la religion. »
- La religion apparait comme le remède aux clivages et angoisses nées dans nos
sociétés du fait du développement désordonné et inhumain des sciences.
BERGSON, Les deux sources de la morale et de la religion : « Qu’on interprète la
religion d’une manière ou d’une autre, qu’elle soit sociale par essence ou par accident,
un point est toujours certain, c’est qu’elle a toujours joué un rôle social. »
- Science et religion sont complémentaires.
Albert EINSTEIN : « La science sans religion est boiteuse, la religion sans science
est aveugle. »
Louis PASTEUR : « Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y
ramène. » (Ici, il pastiche BACON.)
Réponse : La résurgence de la religion dans un monde de rationalité scientifique
s’inscrit dans l’ordre des choses.
SUJET 11: La pratique religieuse est-elle une activité caduque ?
I – DEFINITION DES EXPRESSIONS ET TERMES ESSENTIELS
Pratique religieuse : Respect et application (stricte) des règles et dogmes relatifs au
sacré ou à la puissance divine par une communauté.
Activité caduque: Pratique dépassée, rétrograde, inactuelle, révolue, périmée.
II – REFORMULATION
La religion est-elle dépassée ?
III –PROBLEME
God ne fait rien au hasard 40 Bonne chance
La religion a-t-elle de l’intérêt aujourd’hui ?
IV– AXES D’ANALYSE ET REFERENCES POSSIBLES
Axe 1 : La pratique religieuse, une activité dépassée
- La croyance religieuse correspond à l’enfance de l’esprit dans le processus de
connaissance.
Cf. Auguste COMTE et la loi des trois états dans Cours de philosophie positive.
- la religion va à contre-courant des lumières de la raison visant à démythifier et
démystifier la nature.
Arthur SCHOPENHAUER, Parerga : « Les religions sont comme les vers luisants :
pour briller, il leur faut de l'obscurité. »
- La religion étant pure illusion et fuite de responsabilité, la pratique religieuse est vide
de sens.
FREUD, L'avenir d'une illusion : « Je suis en contradiction avec vous lorsque,
poursuivant vos déductions, vous dites que L'homme ne saurait absolument pas se
passer de la consolation que lui apporte l'illusion religieuse. »
Jean-Paul SARTRE : « La religion, c'est l'échappatoire de ceux qui sont trop lâches
pour se reconnaître responsables de leurs propres destinées. »
- Il est nécessaire d’abandonner la pratique religieuse pour cultiver les sciences et la
technique, seules valeurs contemporaines nécessaires à notre émancipation
économique et matérielle.
MARX, Critique de la philosophie du droit de Hegel : « L'abolition de la religion
en tant que bonheur illusoire du peuple est l'exigence que formule son bonheur réel.
»
Axe 2 : La pratique religieuse, une nécessité
- L’homme, en tant qu’être de conscience et de réflexion, ne peut qu’être religieux
quand il se pose certaines questions sur l’origine de l’univers auxquelles il ne trouve
aucune réponse.
Francis BACON, Essais, sur l'Athéisme : « Il est vrai qu'un peu de philosophie
incline l'esprit de l'homme à l'athéisme, mais une philosophie profonde amène les
esprits des hommes à la religion. »
God ne fait rien au hasard 41 Bonne chance
- La civilisation technicienne censée répondre aux préoccupations sociales ne peut
combler la multidimensionnalité de l’homme l’abandonnant notamment face à ses
craintes et angoisses.
FREUD, Nouvelles conférences sur la psychanalyse : « La science en effet ne
peut rivaliser avec elle [la religion], quand il s’agit d’apaiser la crainte de l’homme
devant les dangers et les hasards de la vie ou de lui apporter quelque consolation dans
les épreuves. »
- La religion apparait comme le remède aux problèmes de moralité et de cohésion dans
nos sociétés modernes.
BERGSON, Les deux sources de la morale et de la religion : « Qu’on interprète
la religion d’une manière ou d’une autre, (…), un point est toujours certain, c’est qu’elle
a toujours joué un rôle social. »
Réponse : la religion a encore de l’importance aujourd’hui.
Commentaires
Sujet 1
I/ Eléments de l’introduction
Thème : Conscience animale et conscience humaine.
Problème : Peut-on assimiler la conscience animale à la conscience humaine ?
God ne fait rien au hasard 42 Bonne chance
Thèse : La conscience humaine diffère de la conscience animale en ce que,
contrairement au cerveau animal, le cerveau humain a des capacités illimitées.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : (L1 – L10) « Comment n’être……de nature. » : Caractéristiques des
cerveaux animal et humain.
2emouvement : (L11 - L12) « Radicale aussi…… conscience humaine. » : Différence
de nature entre la conscience humaine et la conscience animale.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles.
Critique interne
Intention : Montrer la spécificité de la conscience humaine.
L’auteur commence par montrer les caractéristiques distinctives des différents
cerveaux, animal et humain, pour mettre en exergue la différence de nature entre la
conscience animale et la conscience humaine. Cette démarche démonstrative est en
adéquation avec son intention. Toutefois, l’emploi de l’expression « conscience de
l’animal, même le plus intelligent » pourrait susciter un débat.
Critique externe
Enjeu : La valeur de l’homme.
Enjeu problématisé : La conscience fonde-t-elle réellement la valeur de l’homme ?
Références possibles
- Selon la philosophie classique, la conscience est l’essence de l’homme et fait sa
dignité.
Descartes, discours de la méthode : « Je pense donc je suis. »
Pascal, Pensées (1670) : « L’homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature;
mais c'est un roseau pensant. »
- La conscience n’est qu’un organe mal développé et secondaire.
Nietzsche, La volonté de puissance, livre troisième : Les données de la
conscience « sont des phénomènes secondaires. »
God ne fait rien au hasard 43 Bonne chance
- Avec la découverte de l’inconscient, la conscience perd sa place privilégiée.
Freud, Une difficulté de la psychanalyse, Essais de psychanalyse appliquée : « le moi
n'est maître dans sa propre maison. » (Trad. Marie Bonaparte et Mme E. Marty.)
Sujet 2
I/ Eléments de l’introduction
Thème : L'existence de l'homme et des choses de la nature.
Problème : L'homme existe-t-il de la même manière que les choses de la nature ?
Thèse : Tandis que les choses de la nature n’existent qu'immédiatement, l'homme lui
a une double existence.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : « Les choses ... un être pour soi.» : La différence entre l'existence
des choses de la nature et celle de l'homme.
2è mouvement : « Cette conscience de soi ... sa propre activité. » Les deux modes
d'acquisition de la conscience de soi.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles
Critique interne
Intention : Montrer la supériorité de l'homme sur les choses de la nature.
Critique externe
Enjeu : La connaissance de l'homme.
Enjeu problématisé : la connaissance de l'homme se réduit-elle à la conscience de
soi?
Références possibles
- Parce qu’il est capable d’affirmer son autonomie ou sa singularité existentielle en
disant "je", l'homme reste de loin supérieur aux autres êtres de la nature.
God ne fait rien au hasard 44 Bonne chance
KANT, Anthropologie du point de vue pragmatique : « Posséder le “JE” dans sa
représentation … élève infiniment l’homme au-dessus de tous les autres êtres vivants.
»
- La conscience permet à l’homme de prendre conscience de lui comme d’un être
distinct et supérieur.
PASCAL, Pensées : « Penser fait la grandeur de l'homme. »
- L’homme est aussi sauvage et barbare que les autres animaux comme en témoignent
ses rapports avec autrui (crimes, guerres, etc.)
FREUD, Malaise dans la Civilisation : « L'homme ... est un être qui compte au nombre
de ses données instinctives, une bonne somme d'agressivité. »
- Le phénomène de la conscience est accessoire par rapport aux mécanismes
biologiques du corps qui représente sa vraie nature.
NIETZSCHE soutient que la conscience n’est qu'un « épiphénomène ». C'est un
organe qui s'est mal développé. Pour lui, les penseurs qui font prévaloir la 'conscience
de soi au détriment de l'instinct et des désirs, en un mot au détriment de la « Volonté
de Puissance », sont en réalité les faibles et les vaincus de la vie. Cf. NIETZSCHE, La
volonté de puissance.
Sujet 3
I/ Eléments de l’introduction
Thème : La fonction de l’oubli.
Problème : Quelle est la fonction de l’oubli ?
Thèse : L’oubli est un pouvoir actif qui permet de maintenir l’ordre psychique.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : (L1 – L14) « L’oubli n’est pas………… L’étiquette. » : La fonction
positive de l’oubli.
2e mouvement : (L14 - L17) « On en conclura……… à un dyspeptique. » : L’oubli
comme condition du bonheur.
God ne fait rien au hasard 45 Bonne chance
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles
Critique Interne
Intention : Montrer la valeur de l’oubli.
Critique externe
Enjeu : Le bonheur de l’homme.
Enjeu problématisé : L’oubli est-il toujours la condition du bonheur ?
Références possibles
- L’oubli conditionne le bonheur.
- L'homme est naturellement enclin à oublier ou à fuir les souvenirs traumatisants qui
lui causent du déplaisir faisant de l’oubli, une sorte de ‘‘ thérapie naturelle ’’ de l'esprit
pour échapper aux éventuelles affections mentales (névroses, psychoses, hystéries)
que pourraient causer ces événements.
FREUD, Psychopathologie de la vie quotidienne : « Un nom est oublié soit parce qu'il
rappelle lui-même une chose désagréable, soit parce qu'il se rattache à un autre nom,
susceptible de provoquer un sentiment désagréable. »
- L'oubli a fonction régulatrice de nos actions.
BERGSON insiste sur l’oubli qui nous est nécessaire pour rester au contact de l'action
présente et oublier momentanément les "informations inutiles” à l'action présente.
« Si, comme nous le disions, la conscience retient le passé et anticipe l'avenir, c'est
précisément, sans doute, parce qu'elle est appelée à effectuer un choix.»
[Link], L’énergie spirituelle, Paris, PUF, 1959, p.12
- L’oubli comme défaillance de la mémoire.
PLATON présente l’oubli comme une sorte de déchéance ou d'échec qui consacre la
chute de l'âme dans le corps après le choix de notre destinée et qui nous prive des
vérités en contact avec lesquelles nous étions avant notre venue sur terre. Cf. La
République. Livre X
Sujet 4
I/ Eléments de l’introduction
Thème : Le sens de la liberté.
God ne fait rien au hasard 46 Bonne chance
Problème : La liberté réside-t-elle dans l'abstrait ?
Thèse : Si la liberté implique une volonté abstraite, elle se réalise dans le concret.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : « Lorsque ... le concret. » La liberté comme fondement de toutes les
valeurs est une réalité.
2è mouvement : « Nous voulons ... pour but » La liberté individuelle est tributaire de
celle des autres.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique
Critique interne
Intention : Montrer que la liberté n'est pas abstraite, mais elle est concrète.
Critique externe
Enjeu : Le bonheur.
Enjeu problématisé : la liberté concrète qui implique nécessairement autrui est-elle la
condition du bonheur ?
Références possibles
- L’homme ne s’épanouit qu’en vivant avec les autres
AR1STOTE, Le politique : « l’homme est un animal politique. »
- L’autre, loin de nous rendre heureux, constitue une barrière à notre affirmation.
Thomas HOBBES, Le Léviathan : « l'homme est un loup pour l’homme. »
FREUD, Malaise dans la civilisation : « l'homme n’est point cet être débonnaire au
cœur assoiffé d’amour...mais un être qui compte au nombre de ses données
instinctives une bonne somme d’agressivité. »
God ne fait rien au hasard 47 Bonne chance
Sujet 5
I/ Eléments de l’introduction
Thème : Liberté et lois.
Problème : A quelle condition la liberté de l'homme et la souveraineté de l’Etat peuvent
être garanties ?
Thèse : Seule la soumission aux mêmes lois garantit la liberté de l’homme et la
souveraineté de l'Etat.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
- 1er mouvement : « J’aurais voulu vivre ... que l’Etat soit bien gouverné » : Nécessité
de la soumission à la loi pour le citoyen et l’Etat.
- 2è mouvement : « Je n’aurais point voulu ...n’y sont point faits » : Nécessité de la
conservation des lois établies.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles.
Critique interne
Intention : Montrer que seule la loi sert de socle à une société organisée.
Critique externe
- Enjeu : La liberté civile
- Enjeu problématisé: Qu’est-ce qui fonde la liberté civile ?
Références possibles
- La loi constitue le fondement de la liberté civile.
MONTESQUIEU, De l'Esprit des lois : « La liberté est le droit de faire tout ce que
les lois permettent »
- Les lois de l’Etat sont le moyen privilégié des gouvernants pour dominer les masses.
Karl MARX, L'Idéologie allemande : l'Etat est un « instrument d'exploitation de
l'homme par l'homme ».
God ne fait rien au hasard 48 Bonne chance
- La loi dépouille l’homme de toute forme de liberté.
Mikhaïl BAK0UNINE, Fédéralisme, socialisme et antithéologisme : « C'est
l'État, c'est l'autel de la religion politique sur lequel la société naturelle est toujours
immolée : une universalité dévorante, vivant de sacrifices humains. »
Sujet 6
I/ Eléments de l’introduction
Thème : L’instinct d'obéissance
Problème : L'instinct d'obéissance favorise-t-il le plein épanouissement de l'être humain
en société?
Thèse : L'instinct d'obéissance poussé à l'extrême transforme les hommes en «
troupeaux humains » et conduit ceux qui commandent à se réfugier derrière ces
artifices.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement :- « S'il est vrai ... opinion publique » : L'instinct d'obéissance
conditionne l'homme dans tous ses actes.
2è mouvement : « Si l'évolution ... bien public » : Les méfaits de l'instinct d'obéissance.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles.
Critique interne
Intention : Dénoncer les méfaits de l'instinct d'obéissance dans l'épanouissement du
genre humain.
Critique externe
- Enjeu : La liberté
- Enjeu problématisé : l'instinct d'obéissance est-il incompatible avec l'idée de liberté?
Références possibles
- Toute obéissance du peuple (les faibles) à la loi qui est l’émanation des gouvernants
(hommes forts) est vécue comme une aliénation.
BAKOUNINE : « l’Etat est un vaste cimetière où viennent s’enterrer toutes les
manifestations de la vie individuelle. »
God ne fait rien au hasard 49 Bonne chance
- C’est la loi qui rend possible la liberté
J.J. ROUSSEAU, Du Contrat social : « L'obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est
liberté»
MONTESQUIEU, De l’esprit des lois : « La liberté consiste à ne dépendre que des
lois. »
- Sur le plan psychologique, la liberté s’impose comme obéissance au « Bon Sens » et
non à celle du corps qui relève plutôt des passions et des « esprits animaux ». Cf.
DESCARTES, Traité des passions
- Au plan religieux, obéir libère le croyant de toutes les pressions et angoisses et
constitue une source de "cohésion sociale” et d’élan humanitaire pour le corps social.
Cf. Henri BERGSON, Les deux sources de la morale et de la religion.
Sujet 7
I/ Eléments de l’introduction
Thème : L’origine de la justice
Problème : Quelle est la véritable origine de la justice?
Thèse : La justice a pour véritable origine le troc et la compensation.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : (L1 – L11) « La justice (l’équité)………… L’origine de la justice. » : Le
troc et la compensation comme fondement véritable de la justice.
2e mouvement : (L11 - L14) « Parce que les hommes……… un actes non égoïste. » :
Remise en cause de la vision commune de la justice.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles.
Critique interne
Intention : Critiquer la conception commune de la justice selon laquelle la justice est
altruiste.
God ne fait rien au hasard 50 Bonne chance
Nietzsche à travers une démarche démonstrative explique ce qui selon lui est la
véritable origine de la justice. Une telle démarche est en adéquation avec son intention.
Toutefois, on peut noter que l’emploi de certaines expressions mercantiles (troc,
échange, compensation) enlève à la justice son caractère éthique.
Critique externe
Enjeu : La morale
Enjeu problématisé : La morale doit-elle fonder la justice ?
Références possibles
- Les motivations égoïstes sont à la base d’actes justes.
Aristote, Ethique à Nicomaque : il arrive que par égoïsme, « un homme …
s’applique constamment à accomplir plus que tout autre des actes de justice, de
tempérance, ou de toute autre vertu » IX, 8, 1168-1169b
David Hume, Traité de la nature humaine : « C’est uniquement de l’égoïsme de
l’homme et de sa générosité limitée, en liaison avec la parcimonie avec laquelle la
nature a pourvu à la satisfaction de ses besoins, que la justice tire son origine.» Trad.
A. Leroy, Ed, Aubier-Montaigne, 1973, pp. 612-613.
- Selon les philosophes du contrat, c’est par un acte d’auto-conservation donc égoïste
que naît la société. Cf. Hobbes, Léviathan
- Le véritable fondement de la justice est la morale.
ROUSSEAU, Emile ou de L’Education : » Ce serait une trop abominable philosophie
que celle où l’on serait embarrassé des actions vertueuses ; où l’on ne pourrait se tirer
d’affaire qu’en leur controuvant des intentions basses et des motifs sans vertu. » Livre
IV, Profession de foi du vicaire savoyard
- La justice doit reposer sur la moralité et non sur les circonstances occasionnelles.
Cf. La thèse de l’impératif catégorique de Kant : « Agis de façon telle que tu
traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même
temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. » Fondation de la
métaphysique des mœurs in Métaphysique des mœurs, I, Fondation, Introduction,
trad. Alain Renaud, p. 108.
God ne fait rien au hasard 51 Bonne chance
Sujet 8
I/ Eléments de l’introduction
Thème : Le fondement du gouvernement.
Problème : Le consentement est-il le fondement du gouvernement ?
Thèse : Ce n’est pas le consentement qui fonde le gouvernement mais plutôt la force.
II/ Eléments de l’étude ordonnée
Structure logique
1er mouvement : (L1 – L8) « En vain……grande autorité. » : La force comme
fondement du gouvernement.
2emouvement : (L9 - L12) « Mon intention…… fondement du gouvernement. » : Le
consentement ne peut être le fondement du gouvernement.
III/ Eléments de l’intérêt philosophique et références possibles.
Critique interne
Intention : Critiquer le consentement populaire comme fondement du gouvernement.
On peut reprocher à l’auteur le peu de rigueur dont il fait preuve dans l’argumentation.
Il affirme qu’en vain on pourrait soutenir que tous les gouvernements sont ou devraient
être fondés sur le consentement populaire. Et il ajoute avec insistance que les affaires
humaines ne permettent pas un tel consentement. Mais, paradoxalement, il révèle qu’il
n’a que fort rarement eu lieu et mieux, que là où il a eu lieu, il est sûrement le
fondement le meilleur et le plus sacré de tous.
Critique externe
Enjeu : Le pouvoir politique.
Enjeu problématisé : Le pouvoir politique repose-t-il sur la force ?
Références possibles
- C’est la force qui contraint les hommes à vivre ensemble. La divergence de leurs
jeintérêts rend illusoire le consentement populaire comme fondement de la société.
Hobbes, Léviathan : « Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir
commun qui les tienne tous en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme
guerre, et cette guerre est guerre de chacun contre chacun. »
God ne fait rien au hasard 52 Bonne chance
- Les hommes étant méchants, l’usage de la force est indispensable pour le maintien
du souverain au pouvoir. Cf. Machiavel, Le Prince.
- Tout pouvoir établi sur la seule force physique risque d'être renversé par une force
supérieure. Aussi, le droit seul doit fonder le pouvoir politique pour un pouvoir stable.
Rousseau, Du contrat social : « Le plus fort n'est jamais assez fort pour être
toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir. »
[1] L'impératif catégorique (ou apodictique) correspond à ce qui doit être fait
inconditionnellement. Seules des actions dont la maxime sera conforme à ce principe
seront morales. Il n'y a pas ici de fin instrumentale, l'impératif catégorique s'impose
de lui-même sans autre justification.
philosophique de ce texte à partir de son étude ordonné.
God ne fait rien au hasard 53 Bonne chance
MÉTHODOLOGIE
ESSAI LITTÉRAIRE / DISSERTATION LITTÉRAIRE
L’essai littéraire ou la dissertation littéraire est le troisième sujet de l’épreuve
de français au baccalauréat.
Cet exercice est composé de trois grandes partie :
I. L’INTRODUCTION
Elle comprend quatre parties :
1. Une perspective générale ou généralité
Il s’agit d’amener le sujet ou le situer dans un contexte général en s’appuyant sur le
thème du sujet. Cette étape peut se faire de la manière suivante :
• Par analogie à l’aide d’une idée voisine à celle du sujet
• Par contraste à l’aide d’une idée ou d’une opinion directement opposée
• Par une définition qui n’est pas celle du dictionnaire ; dans la perspective de la
pensée à étudier.
2. L’énoncé du sujet
La citation doit être reproduite textuellement si elle est courte. Dans le cas contraire,
si la citation est longue, le candidat doit procéder à sa reformulation en conservant les
expressions clés.
3. La problématique
Elle est l’ensemble des problèmes soulevés par le sujet. La problématique consiste
à reprendre sous forme de question les problèmes que pose le sujet et constitue les
grands axes de la réflexion du devoir auxquels le candidat doit répondre dans le
développement. Elle peut donc constituer l’annonce du plan.
4. L’annonce du plan
C’est la démarche à suivre dans le développement. C’est pourquoi, elle doit exclure
toute expression laborieuse.
II. DÉVELOPPEMENT
Le développement a pour rôle d’apporter des éléments justificatifs, des réponses
concrètes emisent dans la problématique. Pour le réussir, il faut avancer des
arguments avec des phrases claires, des styles simples en utilisant des connecteurs
logiques pour mieux agencer le sujet. Tout ceci doit être illustré par des exemples
precis, expliqués et tirés des œuvres littéraires.
Sa typologie dépend des différents types de plan suggéré par la consigne.
1. La structure du développement
Elle est constituée de :
God ne fait rien au hasard 54 Bonne chance
➢ D’une phrase introduction énonçant l’idée directrice de la première partie ( la
thèse)
➢ Premier paragraphe argumentatif = 1er argument+ explication+un (1) ou
deux (2) exemples
➢ Deuxième paragraphe argumentatif = 2e argument+ explication+un (1)
ou deux (2) exemples
➢ Troisième paragraphe argumentatif = 3e argument+ explication+un (1) ou
deux (2) exemples
Une phrase conclusive et transitionnelle établissant un bilan partiel et introduisant la
deuxième partie c’est la transition.
REMARQUE : La même structure liée à la thèse est valable pour l’antithèse .
III. CONCLUSION
Elle doit être logique à la problématique posée et au développement. Elle constitue la
fin du devoir et se fait généralement en trois étapes.
1. Le bilan
C’est la synthèse ou le résumé de tout ce qui à été dit dans le développement.
2. Le jugement personnel
Il fait apparaître votre jugement ou avis personnel du problème et permet de répondre
clairement à la préoccupation formuler dans l’introduction.
Le commentaire composé
Définition
Le commentaire composé est un exercice proposer à l’examen du baccalauréat et
qui porte sur un texte choisir pour sa pertinence littéraire. Pour cela , il faut faire
appel au fond ( les idées) et à la forme (les procédés grammaticaux, les
figures de styles , etc)
Pour comprendre ce type d’exercice , il faut se poser les questions suivantes :
— Que dit l’auteur de ce texte ?
— Comment le dit-il ?
— Quel effet cela produit ?
I. INTRODUCTION
L’introduction comprend trois (3) étapes liées les unes aux autres. Elle est rédigée en
un paragraphe.
Pour faire une introduction , il faut :
God ne fait rien au hasard 55 Bonne chance
1. Le contexte général ou la mise en contexte
A ce niveau, l’on pourrait partir :
• D’une approche thématique ( le thème abordé dans le texte ) au cas où l’on
n’a pas la maîtrise du texte ni de l’auteur
• D’une situation. C’est-à-dire présenter le texte en donnant des informations sur
l’auteur ( son nom, sa nationalité, son époque, sa date de naissance )
sur son œuvre ( le titre de l’œuvre , le genre littéraire, la date de
parution, la maison d’édition … )
2. La présentation du texte
La présentation se fait en donnant le titre du texte, l’idée générale.
3. L’annonce du plan ( les centres d’intérêt )
C’est l’étape d’exposition du libellé qui se décline en deux centres
II. DÉVELOPPEMENT
Il consiste à développer les deux centres d’intérêt.
Le centre d’intérêt
C'est un thème à exploiter en faisant ressortir les indices textuels pertinents du texte.
La rédaction du centre d’intérêt débuté toujours par une phrase introductive annonçant
le centre d’intérêt et respecte une certaine logique. Il faut alors faire appel à des outils
appropriés tout comme les mots de liaison ou phrase de liaison ( les connecteurs
logiques, les organisateurs textuels ) entre les paragraphes.
Un centre d’intérêt est composé de plusieurs paragraphes.
Paragraphe argumentatif
a. Définition
Un paragraphe argumentatif est un paragraphe où l’on développe un idée précise.
b. Les composantes d’un paragraphe argumentatif
Un paragraphe argumentatif comporte :
1) Une idée directrice ( sous thème)
Cette idée constitue un argument que l’on expose pour démontrer la validité du centre
d’intérêt. Cet argument est développé à travers un seul paragraphe. Alors tout
changement d’idée fait appel à un changement de paragraphe, avec alinéa.
2) Explication de sous thème
L’objectif dans tout argumentation étant de convaincre, l’on a le devoir d’expliquer
l’idée qu’il défend , de dire ce qu’elle signifie exactement.
God ne fait rien au hasard 56 Bonne chance
3) L’illustration du sous thème
C’est là qu’il faut relever un (1) ou deux (2) indices textuels.
Le commentaire composé s’appuie sur des exemples tirés du texte.
4) Condition du sous thème et annonce du sous thème suivant
La conclusion reprend sous une autre forme l’idée développée dans un paragraphe pus
établie un lien avec l’idée qui sera développée dans le paragraphe suivant.
N.B : Cela est valable pour le centre d’intérêt suivant.
III. CONCLUSION
Elle comprend deux (2) étapes :
✓ Le bilan
C’est le résumé des deux (2) centres d’intérêt exploités dans le développement
✓ L’ouverture
Il s’agit de rapprocher le texte commenter avec un autre texte ayant abordé le
même thème.
RESUME DE QUELQUES ŒUVRES LITTÉRAIRES
God ne fait rien au hasard 57 Bonne chance
❖ ŒUVRE ROMANESQUES
o Les soleils des indépendances :Ahmadou kourouma jetant un regard
lucide et désabusé sur l'Afrique des indépendances, dénonce les nouveaux
bourgeois, ‘’les charognards ‘’, corrompus ; la violence, la misère et le
despotisme sombre.
o L'aventure ambigüe : Cheik Amidou kane attire l'attention du lecteur à
travers le personnage de Samba Diallo sur la question de la quête de l'identité
culturelle. Ce dernier, revenu d'Europe sera un monstre hybride dans le
pathétique affrontement qui oppose les tenants de la tradition aux partisans des
valeurs occidentales.
o Sous l'orage : Seydou Badian à travers le mariage de Kany avec Famagan
exploite le thème du conflit entre tradition et modernisme. Nous voyons ici la
confrontation entre parents et enfants quant au choix des époux de leurs fils ou
filles. Mais ceux – ci se heurtent à la réprobation des jeunes qui veulent choisir
eux-mêmes leurs partenaires. (Roman)
o Smarra : Charles Nodier crée un monde fantastique, peuplé d'être
imaginaire, des démons évoluant dans une atmosphère funèbre et macabre. Le
jeune héros est la proie de ses cauchemars où règne le monstre Smarra.
L'auteur trouve là un moyen d'echapper à la triste réalité du monde moderne
pour se réfugier dans un univers onirique et imaginaire. (Conte imaginaire )
o Planète des singes : Pierre Boulle nous transporte dans un autre monde,
celui de la fiction. En effet, il présente au lecteur une planète gouvernée par
des singes qui sont maîtres de cet univers et utilisent les hommes comme
cobayes. ( Roman de fiction)
❖ ŒUVRE THÉÂTRALES
• Trois prétendants, un mari : Mbia Oyono dénonce la coutume selon
laquelle la jeune fille doit se conformer au bon vouloir de ses parents quant au
choix de son époux. A travers le personnage de Juliette, l'auteur s'élève contre
la chosification de la femme qui est donnée au plus offrant telle une
marchandise aux enchères sans son avis. ( Théâtre)
• Jazz et vin de palme : Emmanuel Dongala porte un regard empreint de
réalisme et d'humour sur une société africaine qui se construit parmi
d'inextricable* (Dont on ne peut se tirer, qui ne peut être démêlé) difficultés
économique et politique. ( Nouvelle)
God ne fait rien au hasard 58 Bonne chance
• Mr ThôgôGnini : Bernard Binlin Dadié à travers le personnage de
ThôgôGnini fait le portrait du parfait opportuniste de la nouvelle société. Une
société de parvenus sans scrupule qui n'hésite pas à escroquer le peuple pour
s'enrichir, pour cette nouvelle classe de riches, la manière importe peu il faut
être craint. Tant mieux si l'on vous hait.(Théâtres )
• Le président : Maxime N'Débeka explique les difficultés et surtout l'échec
des pays africains dans leurs processus de développement. Cet échec est dû à
la mégalomanie à laquelle s'adonnent les présidents africains. (Théâtres )
• Les mains vides : Etienne Goyémidé peint avec le réalisme empreint
d'humour, l'ingratitude de certaines personnes notamment les hommes qui
Après avoir abusé des femmes les abandonnent, les laissent livrées a elles-
mêmes. (Théâtres )
❖ ŒUVRES POÉTIQUES
➢ Pigments de Léopold sédar Senghor, c'est un recueil de poèmes qui
exprime la nostalgie d'un passé irrémédiablement perdu avant de calmer sans
ambages sa révolte d'assimilé et de blanchi.
➢ CahierCahierCahierCahier d'un retour au pays natal de Aimé Césaire,
après la prise de conscience du poète face à la colonisation. Il a pour désir
désormais de valoriser l'homme noir qui aura sa dignité et les valeurs de son
patrimoine culturel.
➢ ÉléphantÉléphant de M'Bissel de Léopold sédar Senghor, ici, le poète
dénonce les structures économiques établies par les colons en Afrique au
détriment des valeurs socioculturelles de l'Afrique.
➢ «Rama Kam» extrait de Coups de pilon de David Diop au travers de ce
poème, l'auteur chante la beauté de la femme qui la découvrir dans toute sa
splendeur.
➢ PigmentsPigments de Léon Gontran Damas à travers cette œuvre montre
son indignation qui va de la nausée du spasme du désespoir, à l'injure et à la
menace (Hoquets, Limbes….) . Dans Hoquets*( Secousse, choc, heurt.) l'auteur
dénonce de manière vigoureuse l'aliénation culturelle subie par des générations
d'hommes et de femmes noires.
God ne fait rien au hasard 59 Bonne chance
LES FONCTIONS DE LA LITTÉRATURE, LEURS ARGUMENTS
ET ILLUSTRATIONS
La littérature a plusieurs fonctions dont la fonction engagée ( dénonciatrice,
didactique, émouvante, satirique…), la fonction imaginaire ( beauté,
évasion,…)
I. LA FONCTION ENGAGÉE DE LA LITTÉRATURE
On parle de la fonction engagée lorsque l’écrivain se base sur les faits réels de la
société pour écrire.
Argument 1 : Elle critique la mauvaise gouvernance
Explication : Par la littérature, l’écrivain fait la satire des caractères des nouveaux
dirigeants africains qui ont pris la place des colons.
Illustration ¹ : Les soleils des indépendances d'Ahmadou Kourouma ( Roman)
Illustration ² : Dans Mr ThôgôGnini , à travers le personnage de ThôgôGnini,
Bernard Binlin Dadié fait le portrait du parfait opportuniste de la nouvelle société.
Une société de parvenus sans scrupule qui n'hésite pas à escroquer le peuple pour
s'enrichir, pour cette nouvelle classe de riches, la manière importe peu il faut être
craint. Tant mieux si l'on vous hait.(Théâtres )
Argument 2 : La littérature permet de dénoncer et de lutter contre les mauvaises
traditions.
Explication : Les sociétés humaines en particulier celles de l'Afrique, sont constituées
de traditions qui sont aussi bonnes que mauvaises. Par l’écrit, les écrivains mettent en
lumière celles qui ne sont pas bonnes.
Illustration ¹ : Seydou Badian dans Sous l'orage critique le mariage forcé. A
travers le mariage de Kany avec Famagan exploite le thème du conflit entre tradition
et modernisme. Nous voyons ici la confrontation entre parents et enfants quant au
choix des époux de leurs fils ou filles. Mais ceux – ci se heurtent à la réprobation des
jeunes qui veulent choisir eux-mêmes leurs partenaires. (Roman)
Illustration ² : Trois prétendants, un mari : Mbia Oyono dénonce la coutume
selon laquelle la jeune fille doit se conformer au bon vouloir de ses parents quant au
choix de son époux. A travers le personnage de Juliette, l'auteur s'élève contre la
chosification de la femme qui est donnée au plus offrant telle une marchandise aux
enchères sans son avis. ( Théâtre)
Argument 3 : Elle est source de connaissance.
Explication : A travers la lecture d'un ouvrage littéraire, nous acquerissons de
nouvelles informations sur les autres peuples.
God ne fait rien au hasard 60 Bonne chance
Illustration : Dans Le monde s'effondre de Chinua Achébé nous donne des
informations sur la tradition du peuple Ibo du Nigeria actuel qui était basée sur le rituel
des ancêtres avant le bouleversement de la colonisation britannique.
Citation : En ce sens, Wole Soyinka écrit que << La plume ne doit plus seulement
servir à écrire de belles phrases, mais aussi à faire connaître un peuple, un continent
avec leur passé, leur présent et leur avenir.>>
• Ces arguments et illustrations peuvent vous permettre de varier votre devoir
pour montrer à l'examinateur votre culture littéraire.
N.B : Un devoir d'essai littéraire ou dissertation littéraire ne peut contenir que trois (3)
arguments pas plus.
Argument : La littérature permet d'exprimer ses sentiments.
Illustration : Les contemplations de Victor Hugo. Il se sert de l’écriture pour
exprimer ses sentiments après la perte de sa fille
Argument : Elle montre les défauts des Hommes.
Illustration : Les mains vides, Etienne Goyémidé peint avec le réalisme empreint
d'humour, l'ingratitude de certaines personnes notamment les hommes qui Après avoir
abusé des femmes les abandonnent, les laissent livrées a elles-mêmes. (Théâtres )
Argument : La littérature critique la colonisation.
Illustration : Coup de pilon de David Diop fait la satire de la souffrance qu'ont fait
les colons aux colonisés.
Argument : Elle enseigne des leçons de moralité.
Illustration : Fables, Jean de la Fontaine donne la leçon suivante : <<Rien ne sert de
courir, il faut partir à point.>>, après la victoire de la tortue face au lièvre à la course.
II. LA FONCTION IMAGINAIRE DE LA LITTÉRATURE
Cette fonction se base sur l'imagination pour sa production.
Argument 1 : La littérature est fascinante.
Explication : Dans les productions écrites, le l’écrivain exprime la beauté en donnant
forme à sa production.
Illustration : Calligrammes de Guillaume Apollinaire qui désigne la Tour Eiffel
de paris par l’écriture.
Argument 2 : Elle est source de divertissement.
God ne fait rien au hasard 61 Bonne chance
Explication : A travers le récit d'aventures passionnante inventé par l'auteur, il nous
évader du monde réel pour vivre une vie imaginaire.
Illustration ¹ : Pierre Boulle dans La planète des singes, nous transporte dans
un monde où les singes dominent les Hommes.
Illustration ² : Dans Smarra, Charles Nodier crée un monde fantastique, peuplé
d'être imaginaire, des démons évoluant dans une atmosphère funèbre et macabre.
L'auteur trouve là un moyen d'echapper à la triste réalité du monde moderne pour se
réfugier dans un univers onirique*( Qui a rapport aux rêves.) et imaginaire. (Conte
imaginaire )
God ne fait rien au hasard 62 Bonne chance